Jahrgang 
51
Seite
27
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On a vu, S. V, que la pierre qui constitue la montagne de la Salle contenoit de la terre siliceuse, et que les végétaux qui croissent sur son sol en contenoient aussi une petite quantité. Il sagissoit maintenant de reconnoître si les végétaux provenus dun sol absolument dépourvus de cette terre en serolent éga- lement privés. La montagne du Reculey de Thoiry ma offert heureusement, après quelques recherches infructueuses, un sol propre à cette recherche intéressante. J'ai eu à regretter seule- ment que la saison, l'élévation et lannée jai pris sur cette montaoue les plantes dont je m'occupe, ne maient pas permis de constater les autres observations que javois faites sur les végétaux de la Salle, comparativement à ceux du Breven; car on peut présumer que les quantités deau et de charbon que contiennent les végétaux sont subordonnées à ces circonstances,

tandis que la nature des principes terreux de ces mêmes végé-

taux, en est absolument indépendante.

Le Reculey de Thoiry. Analyse de la pierre dont il est

formé.

S. XIX. La montagne du Reculey de Thoiry est située à 5o

60 kilomètres à louest du Breven, dans la ligne occidentale la Frs s D ere à

plus élevée de la chaîne du Jura. Il est formé dune pierre cal-

caire compacte qui prend une couleur dun gris blanchâtre par

le contact de lair, mais souvent dun jaune clair à l'intérieur.

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Sa cassure est ordinairement matte uelquefois un peu scin-

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tillante et inégale. Elle est demi-dure ou un peu plus que demi-

_ dure: on y trouve accidentellement et rarement des géodes et

des concrétions siliceuses, sur-tout dans la partie basse de la montagne. Les végétaux que jy ai recueillis ont été pris à une élévation de 1,400 mètres au-dessus de la mer. La pierre cal- caire dont le Reculey de Thoiry est formé se dissout avec une violente effervescence dans les acides; elle perd dans cette dis- solution la o,#2 partie de son poids, ce qui équivaut à trés-peu- près à la perte que souffre la crême de chaux par cette même dissolution. Lorsqu'on fait dissoudre cette pierre dans un acide muriatique délayé; on sent une odeur très-frappante de pétrole, et il ny a aucun résidu, si lon en excepte quelques flocons bruns qui brûlent comme le pétrole, et qui équivalent au plus à la 0,002 partie du poids de la pierre soumise à lanalyse. Cette dissolution muriatique filtrée laisse précipiter, lorsqu'elle est saturée dammoniac non effervescent, quelques flocons jau- 2