Jahrgang 
51
Seite
21
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EYT DÉRES T'ON PRE) NAN U RE L LE, 21

Il paroît que les végétaux calcaires considérés dans leur état de verdeur, contiennent plus de charbon que les végétaux gra- nitiques, et que cette substance remplace en partie dans les végétaux calcaires leau que ces derniers contiennent en plus petite quantité. Si le sol, comme plusieurs physiologistes le pensent, fournit aux plantes une grande quantité du carbone quelles contiennent, cet effet nest point difhcile à expliquer, puisque le carbone peut leur être fourni en abondance par les montagnes calcaires qui en contiennent presque le quart de leur poids.

Cendres des végétaux calcaires et granitiques.

$- XIV. Rien nest moins connu encore que le rôle que jouent les cendres dans les différentes combinaisons de carbone doxy- gène, d'hydrogène et dazote qui constituent les substances- gétales. Nous ignorons si ces matières salines et terreuses sont essentielles à ces combinaisons, si elles sont toujours identiques dans les mêmes végétaux, si le sol a quelqu'influence pour en changer la nature. La plupart des auteurs ont cru quelles étoient un produit de la végétation, et ont admis par conséquent que le sol navoit aucune influence sur leurs parties constituantes.

La quantité de cendres obtenue de la combustion des vÉgé- taux varie suivant la manière dont elle sopère. Si elle est étouf- fée, lente et sans flamme apparente, on doit obtenir moins de cendres, parce quil se forme alors des combinaisons vola- tiles et inflammables qui séchappant sans senflammer, sous- trayent une partie des cendres que leur combustion auroit pro- duit. La quantité de cendres doit varier encore suivant le degré de feu elle sopère, en supposant même la combustion com- plette et instantannée, puisquelles peuvent être plus ou moins privées du gaz acide carbonique dont les terres absorbantes et les alkalis se saturent pendant la combustion, et puisque les sels qu'eiles contiennent peuvent être plus ou moins volatilisés.

S- XV. Pour mettre la plus grande uniformité possible dans lincinération des végétaux que j'éprouvois, je les ai jetés après leur dessication à lair libre, dans un grand creuset de fer rougi obscurément; ils se sont enflammés sur-Jle-champ, et quand leurs cendres ont atteint la couleur qui leur étoit propre et quon ny distinguoit plus de charbon, je les ai pesées avant leur refroidisse- ment, et j'ai réduit les quantités obtenues à celles que cent parties des végétaux employés auroient données dans leur état de verdeur.