ET D'THI SUUOARR EUN AID REF EL E. 19.
qu'il va retenir, ait quelqu'influence pour modiher les quan- tités d’eau que contiennent les végétaux. Une conséquerice prati- que très-importante qu’on peut tirer de ces observations, est qu'on doit préférer pour les constructions Les bois calcaires aux bois granitiques, puisqu'il est reconnu que les bois qui perdent plus d’eau par le dessèchement, sont plus porreux, plus cassans et de moindre durée que ceux qui en perdent moins. Ces ré- sultats sont d'accord avec ceux de Duhamel qui a remarqué que les bois crus sur un sol sablonneux et stérile avoient les mêmes défauts que ceux qui provenoient d’un sol marécageux, et nous avons observé que le sol granitique paroissoit, toutes choses d’ailleurs égales, moins fertile que le sol calcaire.
3e rechercherai maintenant si les deux sortes de plantes que j'examine contiennent les mêmes quantités de charbon.
Du charbou.
S. XII. Le charbon obtenu par Je résidu des substances végé- tales soumises à l’action du feu sans le concours de l'air, n’in- dique point la quantité absolue de cette substance contenue dans les végétaux antérieurement à cette opération, parce qu'il y est uni à certaine quantité d’eau qu’il décompose au degré de feu nécessaire pour en produire la séparation. L’oxygène et l'hydrogène s’unissent au charbon et forment des composés vo- latils dans lesquels la quantité de charbon est très-difficile et même impossible à apprécier. La séparation du charbon par le feu ne peut servir qu’à estimer, et imparfaitement encore, sa quantité relative dans les végétaux réduits à un état de siccité complette. Les autres procédés que nos moyens actuels d’ana- lyse permettoient d’appliquer à ces recherches sont plus compli- qués sans être plus exacts.
J'ai enveloppé le végétal sec dans du papier; je l’ai placé au fond d’un canon de fer battu fermé d'un côté etouvert de l’autre. Ce canon avoit 8,1 centimètres(3 pouces) de haut, et 4,05 cen- timètres(un pouce et demi) de large. Il étoit rempli par le vé- gétal jusqu’à la moitié de sa hauteur; j’ai appliqué sur le pa- pier une rondelle de fer qui occupoit avec précision le diamètre intérieur du cylindre, La plaque a été lutée dans cette position avec de l’argile, et recouverte, 1°. d’une couche de charbon; 29, d’une autre couche de cendres; le tout a été exposé pendant deux heures à une chaleur rouge. Le papier qui enveloppoit les plantes étoit destiné à empêcher qu’elles n'adhérassent au fer et
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