( 146) nous savons trop bien aussi que l'erreur est un écueilinévitable pour l’espècehumaine; mais nous espérons qu'en payant notre dette comme agricul- teur et comme citoyen, nous éveillerons l’atten- tion des cultivateurs instruits qui, en apportant à cet objet le tribut de leurs lumières, consolideront de plus en plus lédifice auquel nous avons tra- vaillé avec l’ardent désir de faire une chose utile.
Les précieuses données de la pratique ont Jus- qu'à présent manqué trop souvent aux talens qui se sont voués à l’art d'écrire sur les diverses bran- ches de l’économie rurale; tandis que les prati- ciens qui ont le plus faitont ordinairement le moins écrit; et nous espérons aussi qu’un nouvel état de choses sur ce point, en réformant les anciens abus, élevera bientôt l’art et la science au plus haut point de perfection qu’ils puissent atteindre.
Si plus de quarante années d’une pratique très- active dans l’exercice de l’art auquel nous nous plaisons à avouer que nous sommes entièrement redevables de l'honorable considération et de tous les avantages dont nous jouissons, nous donnent quelque droit à la confiance et à l’indulgence de la classe nombreuse des propriétaires ruraux qui commencent à se livrer à l’amélioration de leurs propriétés, et pour lesquels nous avons particu-
Mérement écrit; ce puissant encouragement nous


