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parce que la présomption, compagne de l’igno- rance, croit savoir d'autant plus qu’elle ignore davantage, paraît au contraire si difficile à ceux qui en font leur unique et constante étude, parce que les doutes naissent toujours en raison directe du savoir de celui qui les éprouve.
D'ailleurs, dans aucune partie peut-être des sciences exactes, la manie de vouloir tout géné- raliser n’est plus nuisible qu’en économie rurale. Les nuances des divers sols, amendemens et en- grais, sont si variées, que lanalogie et la théo- rie peuvent quelquefois induire en erreur le pra- ticien même le plus éclairé. Il n’est pas toujours convenable de conclure d’un cas pour un autre, que l’on présume être semblable; il convient de se prémunir contre les erreurs de l’analogie etles promesses de la théorie; et la prudence conseille d’ailleurs d'essayer d’abord en petit l'application des règles générales, et de les soumettre aïnsi à son Jugement et à sa pratique.
Le succès des entreprises en ce genre. dépend tellement aussi de l'influence atmosphérique, et d’autres circonstancesaccidentelles que l’on ne peut prévoir ni prévenir, que le résultat de deux ex- périences semblables, entreprises à des époques
différentes y peut'à peine être Jamais exactement
D:/, ES le même. Ainsi, une bonne récolte n’annonce


