( 35:) EXP RTE NICE:
À l'arrivée des pompiers voiturant ledit parafeu tout préparé, un des incendiés réunis à la fenétre de l'escalier dont les étages inférieurs sont interceptés, n'a qu'à Jeter le bout plombé d'une ficelle enduite du susdit vernis incormbustible. Un pompier d'en bas y attache la corde qui suspend le parafeu 4; l'incendié la retire aussitôt, et passe dans la poulie l'extrémité de cette corde qu'il fait redescendre au méme instant.
Alors, le pompier, aidé d'un autre homme, fait monter le parafeu jusqu'à l'endroit où sont les étres intéressans dont la situation solli- Cite priorité de secours. Malades, infirmes, vieillards, femmes, enfans, sont mis, deux par deux, dans la boite 4, par le plus coura- &eux d'entre eux, qui s'y place le dernier.( La force physique et morale que donne le sentiment d'humanité, n’est pas d’un exemple rare chez les français.) é
Néanmoins à ce défaut, un pompier rempliroit ce service en s’introduisant par le toit voisin, dans cette partie de la maison incendiée.
Dès que les pompiers d'en bas ont fait descendre le parafeu et qu'ils en ont retiré les deux infortunés par le volet B que l’on a eu soin d'accrocher, ils remontent ledit parafeu pour sauver jusques au dernier.
La simplicité de cette machine sans appréts, d'un transport facile, et devenue d'autant plus sûre par son enduit incombustible, rend le secours assez prompt pour éviter les funestes progrès de l'incendie auxquels s'oppose puissamment le service non interrompu des pompes; progrès que d'ailleurs chacun est intéressé à prévenir, en se hâtant de requérir les braves pompiers dès les premiers indices du danger.|


