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acides, à leur origine, à leur composition; je wose m' exprimer de cette manière, je crains de donner histoire de mon imagination à la place de Thistoire de la Nature.
Posons des principes, environnons- nous de defiance, employons la méthode la plus ri- goureuse, chaque pas cache un prècipice; chaque phrase peut ètre une erreur.
Il my a point d'air déphlogistiquè produit sans la prèsence d'un acide qui se decompose, & qui lui donne naissance par sa dècompo- sition.
Voici mes preuves. Les expériences de M. LAVOISIER montrent d'abord que Pair dèphlo- gistiquè est une partie constituante des acides: dans les Mémoires de l'Acadèémie des Sciences de Paris pour 1778, il a prouvè qu'une once d'acide nitreux fournissoit cent vingt pouces cubiques d'air nitreux;& autant d'air dephlo- gistiquè; que le poids de Fair nitreux ètoit de quarante-huit grains, celui de Fair dephlogis- tiquè de soixante grains,& qu'en leur joi- gnant l'eau qui sest èchappèe on a lee poids de Pacide; en 1776, ce cèlèbre Chymiste avoit prouvé que le mercure dissous dans Ta- cide nitreux ètoit revivifiè sans addition; qu'il


