Dre livres pour les brebis: la toison du belier
a pesé 11 livres et demi(1).
À Rambouillet, il parait que la moyenne du poids des toisons a été, année com-
mune, d'environ une demi-livre plus forte
(x) Les agneaux Espagnols n’ont point été tondus: mon intention est de leur laisser leur toison dix-huit mois au moins. On a éprouvé à Rambouillet de lais- ser des Merinos trente mois sans les tondre. Les animaux n'ont pas paru en souffrir. La laine n’est point tombée; elle a continué à croitre, et on a retrouve, en longueur et en poids, précisément ce que les deux tontes auraient donné si on les avait réunies. Une brebis a fourni 1$ livres de laine. Une telle toi- son vaut beaucoup plus du double d’une toison or- dinaire, parce qu'aucune race quelconque ne donne une laine de sept pouces de longueur, comme celle-là, et au degré superfin: les laines superfines ont rare- ment jusqu'a trois pouces de long. Cette laine filce à dix-huit mille mètres de longueur pour la livre, comme on file maintenant à l'ile Adam( jusqu'ici on ne filait pour les casimirs qu’à environ huit mille mètres) pourrait servir à fabriquer des étoffes de schalls plus belles quetout ce qu'on a vu jusqu'ici.


