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Faits et observations concernant la race des merinos d'Espagne à laine superfine, et les croisemens / Charles Pictet
Entstehung
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Dre livres pour les brebis: la toison du belier

a pesé 11 livres et demi(1).

À Rambouillet, il parait que la moyenne du poids des toisons a été, année com-

mune, d'environ une demi-livre plus forte

(x) Les agneaux Espagnols nont point été tondus: mon intention est de leur laisser leur toison dix-huit mois au moins. On a éprouvé à Rambouillet de lais- ser des Merinos trente mois sans les tondre. Les animaux n'ont pas paru en souffrir. La laine nest point tombée; elle a continué à croitre, et on a retrouve, en longueur et en poids, précisément ce que les deux tontes auraient donné si on les avait réunies. Une brebis a fourni 1$ livres de laine. Une telle toi- son vaut beaucoup plus du double dune toison or- dinaire, parce qu'aucune race quelconque ne donne une laine de sept pouces de longueur, comme celle-, et au degré superfin: les laines superfines ont rare- ment jusqu'a trois pouces de long. Cette laine filce à dix-huit mille mètres de longueur pour la livre, comme on file maintenant à l'ile Adam( jusqu'ici on ne filait pour les casimirs quà environ huit mille mètres) pourrait servir à fabriquer des étoffes de schalls plus belles quetout ce qu'on a vu jusqu'ici.