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ville transplantés aux champs, s'y réndert bientôt ridicules par l'ignorance des détails; et les cultivateurs de métier, depuis le fer- mier jusqu'à l'ouvfier de térres méprisent toute instruction théorique de celui qui n'a pas pratiqué. Les meilleurs livres sur l'agri- culture ne donnent guères aux gens qui les apprécient et en font leur étude, que des velléités ruineuses, ou des regrets sur ce qu'ils ne peuvent faire. L’exception est très- rare: elle se trouve chez l’agriculteur qui à un esprit juste et éclairé, une volonté forte et persévérante, la connaissance et le goût des détails, l’art de ménager les préventions, et d'employer les hommes. Celui-là lit avec fruit; met en usage les pratiques utiles; est imité de ses voisins, après en avoir été mO- qué; et devient un centre de lumières, du- quel procèdent, mais avec une influence de plus en plus faible, les améliorations dont
il a donné l'exemple.
Lorsqu'il s'agit d'une vaste contrée, qu'est-
ce que l'influence de moyens si limités!
Les hommes capables de reformer par leur
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exemple sont disseminés en petit nombre


