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Histoire De L'Introduction Des Moutons A Laine Fine D'Espagne, Dans Les Divers États De L'Europe, Et Au Cap De Bonne-Espérance : État actuel de ces animaux, leur nombre, les différentes manières dont on les élève, les avantages qu'en retirent l'Agriculture, les Fabriques et le Commerce ; Avec une Planche / Par C. P. Lasteyrie
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elle forme une croix. On place dans cette der- nière fosse, qui est peu profonde, un madrier qui doit servir de point d'appui pour soutenir la tête du bélier, qu'on renverse sur le dos, dans la fosse qui forme l'arbre de la croix. Un homme sétend à plat-ventre sur le bélier; il appuie fortement la tête de l'animal sur le ma- drier, d'une main, tandis que de lautre, il tient empoigné un long et large ciseau, pesant quatre ou cinq livres, qu'il fixe successive- ment sur les cornes, et sur lequel un second homme assène un ou deux coups dun maillet de bois, ce qui suffit pour emporter très-net la partie de la corne qu'on a dessein de retran- cher. L'appareil qu'exige cette méthode, doit lui fait préférer celle de la scie.

C'est à un an que se fait ordinairement cette opération. Il nest pas rare que les cornes, en repoussant, viennent à toucher quelques parties de la tête, quelles génent beaucoup, dans lesquelles mêmes elles finiroient parsenfoncer, si l'on navoit l'attention de faire une seconde amputation.

La queue est, dans le mouton, un fardeau à peu près inutile et incommode; la queue se charge d'ordures quelle dépose en grande partie sur la toison. Les anglais, les espagnols, et généralement tous les peuples qui se sont attachés à l'amélioration des laines, ont grand