(28)
Les bergeries, en Saxe, sont en effet, dans ce moment, le produit le plus lucratif du cul. tivateur; Car on retire, outre les bénéfices d’un troupeau ordinaire, des produits considéra-- bles, tant par la vente des animaux de race, que par celle des laines qui ont souvent une valeur triple au-dessus des laines communes.
Les fabricans de draps, trouvant dans le pays la quantité et les qualités de laines nécessaires à l'entretien de leurs manufactures, ne sont plus obligés de les tirer d'Espagne, et n’ont plus à craindre les chances désavantageuses du commerce.
La Saxe, qui nourrit 1,600,000 moutons de toute espèce, possède, dans ce moment, 90,000 individus de races pures ou améliorées. On évalue que Cent animaux donnent, l'un dans l’autre, onze steins de laine lavée, ou deux cens quarante-deux livres, poids de marc. Cette laine est vendue, prix moyen, quatorze
=.
seuls qu’il soit possible de citer en Allemagne. Les princes allemands, plus sages et plus justes que certains grands souvernemens de l’Europe, se font, en général, ur devoir de veiller à l’administration intérieure de leurs Etats; une grande portion des impôts est souvent employée par eux à sa vraie destination, c’est-à-dire aux objets d'instruction
et de prospérité publique. Aussi les arts utiles, et sur-tout l'agriculture:
ont-ils fait de grands progrès depuis quelques annces dans plusieurs parties de l'Allemagne.


