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formes primitives; leurs toisons sont tassées, et les filamens de la laine très-rapprochés. Ges laines ne perdent rien de leur finesse, de leur Jonoueur, de leur élasticité; et les produits en sont aussi considérables qu'en Espagne, lorsque l'animal a été convenablement nourri. On a vu des béliers dont les toisons pesoient 13 livres. J'ai remarqué que cette race accli- matée étoit plus grande et plus forte que ne le sont les moutons en Espagne.
J'ai trouvé chez Monsieur Schulzenheim, à Gronsoe, dans la province d Upland, un trou- peau provenant d'individus tirés d'Espagne, il y a 5bans, et dont la laine COPA pAESe à celle des Mérinos nouvellement tirés du même pays, ne lui cédoit ni en beauté, ni en finesse.
M. Schulzenheim a fait venir à six reprises différentes des béliers d'Espagne, dans l'in- tention de donner, s'il étoit possible, un nou- veau degré de perfection aux individus de ses troupeaux. On a reconnu que tous, excepté ceux qui ont fait partie du dernier envoi en
778, avoiënt des laines inférieures en qualité à eee du troupeau primitif, quoiqu'ils eussent été choisis avec intelligence par les soins de M.Gabhn, consul de Suède à Madrid, neveu de M. Schulzenheim.
La méie observation a été faite en France. Les moutons choisis en Espagne par Gilbert,


