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cette tendance vers le perfectionnement, de- vient chaque jour plus générale parmi les cultivateurs.
# Je crois avoir démontré dans mon Traité sur Les bétes à laine, que la finesse des laines d'Es- pagne ne dépend ni des voyages, ni dusol, ni du climat, ni des pâturages; mais qu’elle est due à d’autres causes, etqu'il est possible d'a- voir, en France et ailleurs, des laines de même qualité que celles d'Espagne. Mon voyage dans le Nord de l'Europe m'a offert des faitset des
observations qui m'ont de nouveau démontré:
cette vérité. J'ai trouvé dans la majeure partie des troupeaux que j'ai examinés, des laines qui à en juger à l'œil, ou par le tact, égalent en beauté et en finesse les Ségoviennes et les Léo- moises; de sorte qu'à mon avis, on ne peut plus douter qu'il ne soit facile d'obtenir des toisons superfines dans tous les lieux de{Eu rope où l'on trouve des pâturages, et où l'on peut récolter des provisions d'hiver pour la nourriture des moutons. Ces laines donnent des draps aussi fins, aussi soyeux, aussi souples que ceux fabriqués avec des laines Espagnoles, ainsi que le prouvent les essais faits en France et dans d’autres pays. Mais füt-il vrai que les alimens, le climat et d'autres circonstances locales, eussent une certaine influence sur les
qualités intrinsèques des laines; telles quel’é-


