(2) d'années avant qu'on cherchât à réaliser une idée, qui d’abord avoit semblé chimérique.
Ilea paru enfin des hommes également recommandables par leur patriotisme et par leurs lumières, qui ont travaillé avec zèle et persévérance à éclairer leurs concitoyens, en leur prouvent par des faits, que la nature loin de s'opposer à la conservation des bêtes à laine fine dans certains climats, sembloit au contraire se prêter avec complaisance aux ten- tatives de l’industrie.
On peut citer au nombre de ces hommes qui ont bien mérité de leur patrie, les Als- troemer en Suède, les Koenig en Saxe, les Fink en Prusse, les Magnis en Silésie, les d'Aubenton et les Gilbert en France, les Twent en Hollande; enfin, les Nelson en Danemark.
Il s’est écoulé prés d’un siècle depuis que les Suédois ont introduit dans leur pays, et acclimaté sous un ciel rigoureux les bêtes à Jaine fine d'Espagne. Les Norwégiens et d'autres _peuples du Nord de l'Europe, ont eu le même succès, il y a environ 60 ans; époque à laquelle nous donnions à ces peuples le nom de Zarbare. Les Francais entrainés alors vers le luxe et les plaisirs, par une Cour corrompue et dissi- patrice, et se laissant éblouir par le vain ap- parat d'une fausse grandeur, négligeoient les


