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dès l’année suivante la nielle reprit le dessus, parce que l’on avait encore coupé trop tôt les blés. Cela ne laissa plus douter que la nielle ne consiste et n’ait sa véritable cause dans l’état des semences, lorsqu'elles sont cueillies avant que d’être mûres, lorsqu'elles ne sont point sèches également, lorsqu'on les serre trop humides, et qu’elles finissent ainsi par s’'échauffer et se moisir.
D'après ces essais décisifs, ces bons agri- culteurs eurent soin de laisser une portion de leurs champs assez considérahle, sans y toucher pendant la moisson ordinaire, afin que le froment, y müûrissant complètement, fût propre à servir de semence. On en eut d'ailleurs très-grand soin; l'effet de ces ar- rangemens fut que la nielle disparut tous les ans par degrés, et devint à la fin très-rare.
Il existe entre ces essais et le système de l’auteur un accord remarquable. IL est facile d’en conclure que la cause de la mielle existe dans VPétat des grains imparfaits ou gâtés qu'on emploie pour semence; et les bons économes profiteront de la lecon, pour donner
plus d'attention à la récolte de leurs blés,:
Ils auront soin d'attendre que leurs grains, du moins ceux qu'ils auront destinés pour
semence, Soient arrivés au point où leur suc


