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mais ceux qui, toujours affamés d'argent, af- ferment leurs domaines au plus haut prix possible, avec des conditions aussi onéreuses que le prix même; ceux qui se tiennent dans nos grandes villes, et de la ne prennent d'autres soins de leurs biens que celui de donner quittance au bout de l'année, ces hommes sont à mon avis un des plus grands obstacles aux progrès de Pagriculture. I dévorent toujours et n'améliorent jamais.
» Les petites exploitations sont très-avanta- geuses à la société; car il n'est pas douteux que cinquante hectares de terres exploités par quinze ou vingt petits cultivateurs, four- niront la subsistance d'un bien plus grand nombre d'hommes, qu'une pareille étendue de terrain réuni en une seule exploitation, toutes choses d'ailleurs étant égales. Les ex- ploitations d'une certaine étendue ont pour- tant des avantages que les petites ne sauraient remplacer; tels sont les semis d'arbres, les plantations et les essais en tous genres, im- praticables dans un petit terrain; mais enfin il existe de petites exploitations en bien plus grand nombre que les grandes. Enseigner à ceux qui les cultivent les moyens les plus simples et les plus avantageux d'en tirer
tout ce qu'il est possible d'obtenir, est sans


