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comble du désespoir et cherche le voleur même parmi les spectateurs ²³). Lyconides survient et en croyant entendre le vieillard se plaignant de la honte de sa flle, il s'avoue auteur de ce malheur.— Euclion n'a d'autre pensée que sa marmite(aula) eêt pense avoir trouvé le voleur en Lyconides, erreur, qui dure pendant quelque temps et, qui donne lieu à des quiproquos délicieux; cette scène est des plus belles de toute la pièce, un vrai chef-d'oeuvre de l'art dramatique.— Enfin on finit par s'entendre; Lyconides avertit son interlocuteur de l'état de sa fille, lui annonce la renonciation de Mégadore et demande Phèdre en mariage. DPendant que le vieillard Euclion rentre, pour voir de ses propres yeux le malheur domestique, Strobile arrive, confesse son vol à Lyconides qui presse son esclave de restituer l'argent.— C'est là que la pièce s'arréte et reste inachevée; il nous reste plusieurs suppléments, mais aucun ne se trouve dans un manuscrit qui soit digne de foi ²4). Probablement l'argent est vendu à Luclion, Lyconides épouse la fille de celui-ci; peut-ètre reçoit-il la marmite d'or en dot.
La comédie dans laquelle Molière a traité le sujet de l'Aulularia, c'est?oare. Cette pièce a été composée en 1667, à une époque ouùs l'auteur avait déjà atteint à l'apogée de sa gloire, où les pièces de la haute comédie«, le Misanthrope, le Tar- tufe etc. avaient déjà paru et obtenu de grands succès. Nous n'avons pas l'intention d'exposer l'argument de cette pièce; elle est assez connue et il nous mènerait trop loin de rendre compte de toute l'intrigue, des finesses d'action et de diction; aussi pouvons-nous supposer que nos lecteurs connaissent plus ou moins la pièce de Molière.
2n) L'apostrophe du public est une réminiscence de la comédie d'Aristophane. La raοσςαανς n'est autre chose qu'une apostrophe du public; dans les comédies d'Aristophane les acteurs s'adressent souvent aux spectateurs au milieu de l'action; p. e.: Ahturias uεν 6 UHoordrou prj OdtOG lναι—ένννον αᷣ νν ꝛν 0u erer. Tqpiffees I, 74. Aaxαιασσοαιςι*) Ma HO⁴ †ρSortzdor, d&νςσ 00 εανμεμν ᷣα⁴. AZäcuns II, 462. Airau döyos: 1 rourovi 700v 06 576, »deννειενονι,ταά τν νονειντιν ou:ovi. Neqt*i, III, 1060. s. Aussi Molidre a-t-il employé ça et là cette manidre d'adresser le public. Beaucoup d'éditions donnent un fragment de 26 vers, qui continuent l'action entre Lyco- nides et Strobile sans arriver à un résultat définitif. Ces vers sont d'une valeur si douteuse, due Bothe les prend tout bonnement pour prose.— D'autres éditions contiennent encore un autre supplément d'un certain Urceus, professeur Bolognais; il n'est que du 15e sidècle. — Un 3we supplément de Paré se trouve dans les éditions françaises; ila au moins l'avan- tage d'être moins long; car Horace dit: Plautus ad exempla Siculi properare Epicharmi etc. Ep. II, 1, 58. Dans une édition d'Anvers se trouve un 4 supplément qui a pour auteur Marlin Dorpius.— Aussi y a-tril plusieurs traducteurs qui se sont payé le plaisir de faire un supplément de leur invention.
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