Aufsatz 
Plaute imité par Molière et par Shakespeare
Entstehung
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les Ménechmes, dont la première a fourni le sujet pour zl'Avare- de Molière, et l'autre pour la-Comédie des erreurs⸗ de Shakespeare. Notre manière de procéder sera comme voici: d'abord, nous donnerons brièvement l'argument de la pieèce de Plaute, puis nous verrons ce que l'auteur moderne a changé, modifié, ajouté ou retranché.

Commençons par l'Aululaire de Plaute; en voici le précis. La scène est dans une rue d'Athènes, les maisons d'Euclion et de Mégadore sont à droite et à gauche, au fond on voit le bois sacré de la Foi(Ilicric) avec le temple de cette déesse au loin. Lar, le dieu de la maison, nous apprend au prologue que l'ateul d'Euclion a caché au dessous du foyer de la maisson un trésor(thesaurum auri), mais comme cet aieul était un avare(avido ingenio), il ne dit mot de ce trésor à son fils. Lar, le dieu, aurait pu indiquer à celui-ci l'endroit, mais il se sent tellement négligé de cet homme, qu'il garde son secret en revanche; seulement, touché par les soins pieux de la fille du pos- sesseur actuel de la maison, il fait trouver à Euclion le trésor, une marmite pleine d'or; c'est cette marmite qui est le pivot, pour ainsi dire, de toute la comédie. La pièce commence par nous montrer le vieillard Euclion en colère contre la servante Staphyla, qu'il chasse de la maison pour s'assurer de la présence de sa marmite d'or, et dès qu'il a vu celle-ci saine et sauve à sa place, il fait rentrer la vieille servante et lui donne les ordres les plus strictes de ne point laisser entrer personne, quand même ce serait la déesse Fortune elle-même. Partout il voit des voleurs; il lui semble que le premier venu, qui jette un coup d'oeil sur lui en passant, sait son secret; on le salue trop respectueusement depuis quelque temps, on lui adresse la parole, on s'ar- rête pour lui serrer la main, on lui demande de ses nouvelles tout cela apparem- ment pour le sonder; enfin il se croit trahi de tout le monde ¹⁴).

Le second acte nous présente Mégadore et sa soeur Eunomie; celle-ci veut persuader à son frère de se marier, et, ce qui est fort singulier, Mégadore avoue qu'il a eu la même pensée, en disant que son intention est d'épouser Phèdre, la fille d'Euclion. La scène est un peu confuse, car d'abord Mégadore refuse d'épouser qui que ce soit; il n'est plus jeune ¹⁵), dit-il; un rejeton d'un vieillard et d'une matrone serait un post- hume ridicule; aussi ne veut-il pas une femme riche, il. n'aime pas tout ce train et ce vacarme de voitures, de visites, de magnificence; cependant, deux vers apres, il ne consent pas seulement au mariage, mais encore, il veut épouser une fille tout jeune:

¹¹) Omnes videntur scire, et me benignius

Omnes salutant, quam salutabant prius.

Adeunt, consistunt, copulantur dexteras:

Rogitant me, ut valeam, quid agam, quid rerum geram, Aulul. I, 2, 36. ss. ¹5) Post mediam aetatem. Aulul. II, 1, 40.