Puisque vous vous annoncez comme le sauveur de cette(ville) terre, je veux vôus conseiller ce qu'il vous convient de faire. Oedipe. O mes amis, donnez-moi ces conseils, je suis prêét à les suivre. Le Choeur. Commencez par des purifications en l'honneur des Déesses dont vous avez d'abord pénetré la retraite et dont vous foulez le sol. Oedipe. De quelle manière? Etrangers, apprenez-le-moi. . Le Choeur. Allez d'abord d'une main respectueuse puiser à cette fontaine sacrée qui ne tarit jamais, une eau pure pour vos libations. Oedipe. Et comment y pourrais-je recueillir cette onde pure?. Le Choeur. Il y a des coupes, ouvrages d'un artiste habile; couronnez en les bords et les deux auses.
Oedipe. Est-ce avec des feuilles, de la laine, ou de quelque autre manière? Le Choeur. Avec la toison fraiche d'une jeune brebis. Oedipe. Bien, que dois-je faire ensuite? Le Choeur. Répandre des libations, en vous tournant vers l'aurore. Oedipe. Avec les coupes dont vous me parlez? Le Choeur. En faisant trois libations de la première et une seule de la dernière. Oedipe. De quoi remplirai-je celle-ci? achevez de m'instruire. Le Choeur. D'eau de miel, sans y méler de vin. — Oedipe.
Et quand la terre ombragée aura reçu les libations?


