Aufsatz 
Die geschichtliche Entwicklung der französischen Sprache, 2. Teil. Die germanische Invasion / von Ludwig Ehlers
Entstehung
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kepi. Heliand. v. 341. fr. ban, banal, banir, proclamer, ordonner, défendre, forban, forbanir. Qui fecerit tantas vices bannum solvat. Decr. K. M. Bal. I. 198. Ita bannivimus ut etc. Decretio Childeb. an. 596. B. I, 17. In hostem bannitus C. II, an. 812. B. I, 494. En Saraguze menez vostre host banie Ch. R. v. 211. Res illius in forbanno mittautur. Capit B. I, 254. Si quis hominem qui forbannitus est. Lex Rip. B. I, 52. Heribannus, haribannus, dans des textes lombards arimannia(Les Capitulaires distinguent bannire d'avec mannire) plenum heribannum secundum legem Francorum B. I. 347. ut illi qui heribannum solvere debent. Cap. III, an. 893. B. I, 493. haribannum C. IV. I, 532. Nec pro wacta nec de scara nec de warda nec pro heribergare nec pro alio banno heribannum comes exactare praesumat nisi— Cap. II, an 812. B. I, 493. fr arban et par corruption ou changement de signification arrière-ban Bandon et la locution à bandon, à volonté, à discrétion, d'où abandonner. Tote la terre nos est mis abandon. Adam p. 44. Trestute Espagne iert hoi en lur bandon Ch. R. v. 2703. Sadoines broche vers Charlot a bandon. Enf. Og. v. 2729. Mes cuers vos est a bandon mis. Rom. Past. p. 89.

Bar, homo, lmaâ. baro a côté de barus. Quod si quis hominem regium tabularium tam baronem quam feminam de mundeburde Regis abstulerit. Lex Rip. B. I, 42. Si quis mor- taudit barum aut feminam. Lex Alem. B. I, 73. Si quis baroni viam suam obstaverit. Pactus Leg. sal. B, I, 303. fr. ber au cas-sujet, baron au cas-régime. Par le baron seint Piere. Destr. de Rome. Romania. V. p. 20. Et commandas au baron Abrahant. Amis et Amiles v. 1278. Li tres redotables beirs Libertins. Vir revuerentissimus L. Li Dialoge. p. p. Foerster p. 10, 20. Li queiz R. manes chait en terre, et si ot paor par tant ke il si grand baron osat eschernir. ib. 78, 19. Les faiz des forz barons, fortium uirorum. ib. 121, 2, com granz beirs ce fust; quantus vir esset. ib. 20, 16. Li barons rendet la dette a sa femme. VXori uir debitum xeddat. ib. 149, 12. Gieres manes ke ses barons fut morz. Mox ergo ut ejus maritus de- functus est. ib. 210, 20. Barana, dérivé de bar, a donné baraigne, androgynos, patois messin beraigne, brehaigne, stérile. Isaac proiat lo sanior por sa femme, par tant k'ele astoit brehaigne. ib. p. 33, 9. angl. barren

L'étymologie de ce mot a été vivement débattue. Le latin classique a un adjectif baro qui signifie stolidus, bardus, stultus, hebes. Le scholiaste de Perse dit à propos d'un passage de l'auteur qu'il explique(sat. V. 138), que baro était d'origine gauloise, en ajoutant que, dans la langue des Gaules, baro ou varo avait la signification de servus militum. J'accepte la signifi- cation qu'il attribue à baro d'autant plus volontiers qu' Isidore de Séville(Origines IX, IV) le traduisant par mercenarius, en le faisant toutefois dériver du grec*αe•ρνς, fortis in laboribus, vient confirmer en quelque sorte l'idée que le commentateur y rattache. Quant à l'origine du mot les deux savants anciens se trouvent en contradiction flagrante. Les bévues que commet- tent sur ce chapitre les auteurs anciens, grecs ou romains, palens ou hagiographes, qui ne pressentaient pas même les moyens de critique dont nous disposons aujourd'hui, n'ont rien d'étonnant. La forme et la prononciation des mots celtiques et germaniques devaient, au premier siècle de notre ère, témoigner bien plus hautement de leur origine commune dans la langue parlée aux bords du Gange que daus les formes postérieures qui nous ont été conser- vées. D'autre part, ni les uns ni les autres ne différaient, dans ces temps reculés, assez du grec pour qu'une erreur sur l'origine des mots ait de quoi nous étonner de la part des

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