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qu'avés au bien et delivrance de nostre commune patrie hors de la tyrannie que desia si longtemps la va oppres- sant, je ne vous useroy de nulle recharge n'estoit que par ceste je vous veux plus tost temoigner l'obligation à vous. Tous gens de bien et amateurs de la patrie vous demeureront obligés, pour les bons offices que faites con- tinuellement à P'effet que dessus, que non pas user d'ex- hortations superflues en vostre endroict. Cependant je ne puis me tenir que je ne vous propose la grande im- portance que pour ce faict gist en l'union des provinces à laquelle je vous prie vouloir par tous moiens possibles travailler, puisque par vostre prudence vous povés asses comprendre combien la désunion serait pernicieuse non seulement à la generalité du pays, mais aussi en parti- culier à la province de Flandres, laquelle comme vous scavéès pour plusieurs divers respects et considerations est autant recommandée en la haine et malveillance de ces ennemis communs et perturbateurs du repos publicq qu'autre province qui soit, puisqu'ilz y osent bien imputer Porigine de tous les maux à icelle. Mais tant plus grande est la haine quilz luy portent, tant plus devés vous aut- res Messers vous evertuer à rompre leurs malheureuses intentions. Et come de vostre part je ne fai doubte qui saurés tres bien mettre en evidence les fruits de la vertu et constance dont vostre bonne renomée a donné ferme esperance à ungchacun, je ne ferai ceste plus longue. Mais le surplns de mon intention entendrez par Monsieur Backere present porteur auquel vous prie adjouster foy comme a moy mesmes. Et sur ce me recommandant bien affectueusement à vostre bonne grace prieray Dieu vous donner Monsieur d'Embyse en parfaite santé vie bonne


