DU CHEMIN DE LA CROIX.
* 229
les plaies qu'il avait reçues, et qui avaient collé sa robe contre sa chair sacrée, se rouvrirent en ce moment, pour lui faire souffrir à la fois les tourments de la flagellation. Mais ce qui lui fut encore bien plus sensible, c'était de se voir exposé tout nu à la vue d'une foule immense de spectateurs.
O Jésus, divin Agneau, vous voilà donc parvenu au lieu de votre supplice, sans que vous ayez ouvert la bouche pour vous plaindre. Ah! que votre silence est éloquent et énergique! Avec quelle force ne nous prêche- t- il pas la nécessité de réprimer nos impatiences et nos murmures! Vous vous laissez encore dépouiller de vos vêtements, pour expier le malheur que nous avons eu de perdre le don précieux de la grâce. Daignez donc nous le faire recouvrer et nous dépouiller entièrement du vieil homme, afin que nous ne vivions plus que selon les sentiments de votre cœur adorable.
Pater... Ave... Gloria... Miserere... Fidelium...
Que faites- vous, peuple barbare? Vous allez donc consommer vos forfaits:
nebor
Ce bois est le lit qu'on prépare A Jésus( bis) pour tant de bienfaits.
Sancta mater...
X. Adoramus te...
XI
O sainte mère...
STATION.
IV. Nous vous adorons...
Jésus est attaché à la Croix.
MONSIDÉRONS Jésus- Christ s'offrant à ses bourreaux pour sur
Quels tourments ne dut- il pas endurer, dans le temps que les coups de marteau enfonçaient les clous dans ses pieds et dans ses mains adorables! Alors sa chair se déchire, ses os se froissent, ses nerfs se rompent, ses veines se brisent; le sang, coulant à grands flots, épuise ses forces, et ajoute à de si horribles supplices celui de la soif la plus ardente.
O péché! maudit péché! c'est toi qui fus la cause de cette mer de douleur dans laquelle nous contemplons la victime de notre salut. Ah! chrétiens, quel excès d'amour! quelle im


