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Heures romaines latines et françaises : a l'usage des Diocèses qui soivent le rit romain, contenant l'office très-complet des dimanches et de toutes les fêtes de l'année, ... ; partie d'hiver
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DU CHEMIN DE LA CROIX.

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les plaies qu'il avait reçues, et qui avaient collé sa robe contre sa chair sacrée, se rouvrirent en ce moment, pour lui faire souffrir à la fois les tourments de la flagellation. Mais ce qui lui fut encore bien plus sensible, c'était de se voir exposé tout nu à la vue d'une foule immense de spectateurs.

O Jésus, divin Agneau, vous voilà donc parvenu au lieu de votre supplice, sans que vous ayez ouvert la bouche pour vous plaindre. Ah! que votre silence est éloquent et énergi­que! Avec quelle force ne nous prêche- t- il pas la nécessité de réprimer nos impatiences et nos murmures! Vous vous lais­sez encore dépouiller de vos vêtements, pour expier le mal­heur que nous avons eu de perdre le don précieux de la grâce. Daignez donc nous le faire recouvrer et nous dépouiller entiè­rement du vieil homme, afin que nous ne vivions plus que se­lon les sentiments de votre cœur adorable.

Pater... Ave... Gloria... Miserere... Fidelium...

Que faites- vous, peuple barbare? Vous allez donc consommer vos forfaits:

nebor

Ce bois est le lit qu'on prépare A Jésus( bis) pour tant de bienfaits.

Sancta mater...

X. Adoramus te...

XI

O sainte mère...

STATION.

IV. Nous vous adorons...

Jésus est attaché à la Croix.

MONSIDÉRONS Jésus- Christ s'offrant à ses bourreaux pour sur

Quels tourments ne dut- il pas endurer, dans le temps que les coups de marteau enfonçaient les clous dans ses pieds et dans ses mains adorables! Alors sa chair se déchire, ses os se frois­sent, ses nerfs se rompent, ses veines se brisent; le sang, cou­lant à grands flots, épuise ses forces, et ajoute à de si horri­bles supplices celui de la soif la plus ardente.

O péché! maudit péché! c'est toi qui fus la cause de cette mer de douleur dans laquelle nous contemplons la victime de notre salut. Ah! chrétiens, quel excès d'amour! quelle im­