à S. Stanislas Kostka.
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sements les plus innocents, leur dérober tout le temps qu'il pouvait pour le partager entre l'étude et la prière, ne parler dans ses entretiens familiers que des choses divines, et le faire avec la ferveur d'un Séraphin. Tout cela, joint au recueillement profond dans lequel il était plongé toutes les fois qu'il assistait dans l'église à la célébration des saints Mystères( recueillement qui pénétrait de dévotion ceux qui le voyaient); tout cela, dis- je, leur faisait croire avec raison que c'était une âme des plus privilégiées.
Réflexion. Ne nous contentons pas de rendre au Saint le tribut de louanges que mérite une conduite si belle; que cette conduite de Stanislas soit pour chacun de nous comme un miroir qui nous montre et les fautes que nous avons commises par le passé, et les réI avesolutions que nous devons prendre pour nir. Jetons un coup d'oeil sur le passé; rappelons- nous les lieux que nous avons fréquentés, les personnes avec qui nous avons vécu; avons- nous été la bonne odeur de Jésus- Christ? avons- nous été pour le prochain un sujet d'édification ou de scandale? Quelles actions de grâces n'avons- nous pas à rendre au Dieu des miséricordes, qui, par sa grâce, a conduit heureusement nos pas dans les sentiers glissants du monde! Mais aussi, quel malheur, quel juste sujet de crainte, si portant dans les replis de notre cœur cette lumière pénétrante avec laquelle le souverain Juge doit un jour visiter les consciences, nous reconnaissons que


