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Manuel du Chrétien vivant dans le monde : avec approbation de son éminence le Cardinal Archevêque de Paris
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ples, car l'esprit est prompt et la chair est faible,» et cette pensée doit toujours préoccu­per nos cœeurs.

Prions done pour demander à Dieu notre salut et la victoire sur nos passions, prions pour la con­version ou la persévérance de nos frères, pour l'Eglise, notre mère à tous, pour le Pape, son chef visible. Prions aussi pour obtenir le secours de Dieu dans les calamités publiques, comme dans nos besoins personnels; mais faisons- le avec foi, avec confiance d'être exaucés, comme l'ont fait tant de patriarches, tant de prophètes de l'Ancien Testament, tant de saints depuis le christianisme, qui ont fléchi par leurs supplications et leur pé­nitence la colère de Dieu. Ne nous disons pas que nous ne sommes pas dignes d'être exaucés, ce qui n'est vrai que si nous considérons notre prière isolée des mérites de Jésus- Christ. Ne nous disons pas que nous avons prié souvent et longtemps sans obtenir. Car Notre- Seigneur a dit lui- même:

Demandez, et vous recevrez; frappez, et il vous sera

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» ouvert."

Mais pour donner à notre prière toute son effi­cacité, nous devons avoir recours à sainte communion et puiser souvent dans cette source de grâces la vie et la force de nos âmes. Si nous avions une foi bien complète et bien vive, la communion devrait faire nos délices les plus chères; la pensée de recevoir Jésus, de converser avec Jésus, de vivre avec Jésus, devrait nous rem­plir et nous transporter de joie: car qu'y a- t- il de plus beau et de plus doux pour le chrétien? Si donc nous communions rarement, c'est que nous avons une foi languissante, incomplète, et peut- être une foi morte. Pensons- y sérieusement.

La communion fréquente est une preuve de foi, en même temps qu'elle en est la garantie: mais de plus elle raffermit le chrétien contre ses pas­