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resseux; généreux, si vous avez un attachement exagéré aux biens de ce monde? Lorsque vous avez reçu quelque offense, travaillez- vous sur vous- même pour la pardonner, pour rendre le bien pour le mal? Honorez- vous vos parents, leur faisant tous les petits sacrifices auxquels leur position, leur âge leur donnent droit? En un mot, faites- vous chaque jour ou même chaque année un progrès, quelque faible qu'il soit, dans la perfection? S'il n'en est pas ainsi, votre religion est superficielle, et peut- être votre salut est- il en danger. Car ne pas avancer dans la voie du salut, c'est déjà reculer.
Une religion vraie, en second lieu, exige quelques sacrifices et impose la pratique de la pénitence. Jésus, ce Dieu si bon, si miséricordieux, Jésus qui est mort pour nous sur la croix a fait néanmoins à ses disciples une obligation impérieuse de la pénitence. Il a dit:« Si vous ne faites pénitence, vous périrez tous.- Si quelqu'un veut
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» venir après moi, qu'il renonce à soi- même,
qu'il porte sa croix tous les jours et qu'il me suive. Et pour ne rien exiger de nous qu'il n'eût pratiqué lui- même, il a mené une vie pauvre, austère, qui s'est terminée par les flagellations du prétoire et le crucifiement du Golgotha.
Puisque Notre- Seigneur l'a dit, il faut donc faire pénitence; il faut dompter à la fois les passions de notre âme et celles non moins dangereuses de notre corps. Il faut briser notre volonté par l'humilité, par la simplicité, par l'abnégation, et il faut dominer nos sens par la privation, par la douleur volontaire.
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Cette doctrine nous révolte peut- être; nous nous disons qu'elle est surannée; et cependant c'est celle de cet Evangile dont une seule parole ne passera pas, tandis que le ciel et la terre passeront; nous nous disons peut- être que nous som


