388 DE LA NATURE. loi générale, et qu’elles n’en paroissoient dif- férentes que parce qu'à une irès-petite d's- tance la figure des atomes qui s’attirent, fait autant et plus que la masse pour l'expression de la loi, cette figure entrant alors pour beaucoup dans l'élément de la distance. C’est cependant à celte théorie que tient la connoissance‘intime de la composition des corps bruts; le fond de toute matière est le même; la masse et le volume, c’est-à-dire, la forme seroit aussi la même, si la figure des parties constituantes étoit semblable. Une substance homogène ne peut différer d’une autre qu'autant que la figure de ses parties primitives est différente; celle dont toutes les molécules sont sphériques, doit être spécifi- quement une fois plus légère qu'une auire dont les molécules seroient cubiques, parce que les premières ne pouvant se toucher que par des poinis, laissent des intervalles égaux à l’espace qu’elles remplissent, tandis que les parties sup posées cubiques peuvent se réunir toutes sans laisser le moindre intervalle, et former par conséquent une matière une fois plus pesante que la première. Et quoique les figures puissent varier à l'infini, il paroît qu’il n’en existe pas autant dans la Nature que l'esprit pourroit en concevoir; car elle
Teil eines Werkes
[1]1, Histoire naturelle des quadrupèdes : 23
Entstehung
Paris VIII [1799/1800]
Seite
388
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