Teil eines Werkes 
[1]1, Histoire naturelle des quadrupèdes : 23
Entstehung
Paris VIII [1799/1800]
Seite
385
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SECONDE VUE. 985

mêmes que la loi générale par laquelle tous

les corps célestes agissent les uns sur les

autres; elles sexercent également et dans les mêmes rapports de masses et de distances- un globule deau, de sable ou de métal agit sur un autre globule, comme le globe de la

terre agit sur celui de la lune: et si Jusqu'à

ce jour lon a regardé ces lois daffinité comme différentes de celles de la pesanteur!, c'est faute de les avoir bien conçues, bien saisies; Cest faute davoir embrassé cet objet dans toute son éténdue. La figure qui, dans les corps célestes, ne fait rien ou presque rien à la loi de laction des uns sur les autres, parce que la distance est trés-grande, fait au contraire presque tout lorsque la distance est très- petite ou nulle. Si la lune et la terre, au lieu dune figure sphérique, avoient toutes deux celle dun cylindre court, et dun diamètre égal à celui de leurs sphères, la loi de leur action réciproque ne seroit pas sensiblement altérée par cette dif férence de figure, parce que la distance de toutes les parties de la lune à celles de la terre, wauroit que très-peu varié; mais, si ces mêmes globes dévenoiént des cylindres très-étendus et voisins lun de lautre, la loi de Paction réciproque de ces deux corps

Tome XXIII, Bb