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PREMIERE VUE. 361 tribuées dans le milieu des terres, arrêtent les vapeurs de l'air, rendent ces sources in- tarissables et toujours nouvelles; des ca- vités immenses, faites pour les recevoir, PAraEPsl les continens: l'étendue de la mer est aussi grande que celle de la terre; ce n'est point un élément froid et stérile, c’est un nouvel empire aussi riche, aussi peuplé
que le premier. Le doigt de Dieu a marqué
leurs confins; si la mer anticipe sur les plages de l'occident, elle laisse à découvert celles de lorient: cette masse immense d’eau, inactive par elle-même, suit les impressions des mouvemens célestes; elle balance par des oscillations régulières de flux et de
reflux; elle s'élève et s’abaisse avec l’astre
de la He; elle s’élève encore plus lorsqu'il concourt avec l’astre du jour, et que tous deux, réunissant leurs forces dans le tems des équinoxes, causent les grandes marées: notre correspondance avec le ciel n’est nulle part mieux marquée. De ces mouvemens constans et généraux résultent des mouve- mens variables et particuliers, des trans- ports de terre, des dépôts qui forment au fond des eaux; des éminences semblables à celles que nous voyons sur la surface de la terre; des courans qui, suivant la direction
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