1 3 8½ 5 6 ö 4 4 1 11 1 4 1 ö“ 1 4 3 4 3 “ 1 ¹ 4 1 8 1 1 4 8 † 4 1 1 5 4 1 4 1 5 1 4 4 3 3 1 3 13 “ 4 8 1 4 4 3 4 3 † 34 1 4 1 1* 3 D 8 3 3 1 1 1 4 1 8 3 ö 4 4 4 8 f 1
108 HISTOIRE NATURELLE Mon Perroquet jaune écaillé de rouge a le front et toutes les
grandes pennes alaires d'un gris bleuâtre(les Amazones les ont gros-
bleu); il a du rouge dans le milieu des pennes intermédiaires des ailes et dans les barbes intérieures des pennes de la queue, précisé- ment dans les méêmes endroits que chez PAmazone; et toutes les plumes, à Texception de celles de la gorge et du milieu du zterruann, qui sont d'un jaune uniforme, sont écaillées de rouge sur le même fond jaune, plus foncé cependant sur le dos que partout ailleurs. Le bec et les pieds sont bplafard. Si on prend la peine de comparer la figure de ce Perroquet jaune, écaillé de rouge, à celle que nous avons donnée d'un Amazone devenu entièrement jaune, on verra que ces deux oiseaux ne diffèrent qu'en ce que dans Pun le rouge, ayant abondé, s'est porté sur toutes les plumes du corps, tandis que dans T'autre il s'est au contraire détérioré et changé lui-méême en jaune.
Nous avons sous les yeux une Perruche Ara Pavouanne, devenue entiè- rement jaune, écaillée de rouge, absolument telle que notre Perroquet. Or on sait que la Perruche Ara Pavouanne, dans son état naturel, est verte, et qu'elle a du rouge au bord des ailes et sous les ailes. Cette variation n'a même rien de surprenant; mais elle prouve encore que tous les Perroquets à plumage rouge et vert peuvent devenir des Per- roquets de Cuba, dont on reconnoitroit cependant toujours l'origine dans les formes et les caractères propres des espèces auxquelles ils
appartiendroient comme variétés. Latham a donné, dans un de ses
Supplémens, une charmante Perruche jaune à téte violette, qui n'est absolument que le Perroquet Frichtutah, dont la couleur verte est devenue jaune, mais dont la tête est restée violette. Nous sommes sůrs aujourd'hui que notre Perruche soufre n'est qu'un individu varié de 'espèce de la Perruche à collier couleur de rose, dont le vert s'est aussi changé en jaune. Nous connoissons même un individu de Pespèce de notre grande Perruche à collier et à épaulettes rouges, dont le vert est encore devenu jaune, mais dont le collier et les épaulettes sont restés rouges. Il y a enfin au Muséum d'histoire naturelle à Paris un individu de l'espèce du Lori à collier, dont la moitié des plumes rouges sont devenues jaunes, de sorte qu'il se trouve entièrement bigarré de ces deux couleurs. Toutes ces observations, quelque exactes qu'elles puis- sent être, doivent mettre les naturalistes sur leurs gardes, et les obli- ger à bien examiner un oiseau avant d'en déterminer l'espèce; ce qui demande une grande attention, beaucoup de comparaisons, et
surtout une grande habitude, que la pratique seule peut donner.


