4 ——
3 t „
*——
“
—
—.—
26 HISTOIRER NAT UREI. L E
————-—ℳ—. —————— ℳℳ————’öO—O————
LE PEFRROOUET AMAZON. PLANCH E LAXXIP, LA FEMELLE.
LA femelle Amazone diffère du male principalement en ce qu'elle n'a qu'une tache jaune sur la tête, entre le front et le sinciput; elle n'a pas non plus de rouge sur le poignet des ailes, mais elle porte aussi une barre de cette dernière couleur sur leurs pennes intermédiaires. Chez elle le vert du dessus du corps, celui du cou et de la téête, sont relevés par un bleu clair, comme saupoudré. La gorge et le devant du cou sont vert jaunâtre, et tout le dessous du corps, savoir, le ventre, les flancs, les couvertures du dessous de la queue et les plumes des jambes, d'un vert terne, approchant de la couleur d'olive. Le dessus de la queue est d'un gros vert, jaunissant un peu sur les bords et à la pointe. Le dessous en est d'un jaune verdaâtre; on apercoit cependant entre les barbes un peu de rouge foible, mais seulement lorsqu'elle est tout-à- fait étalée. Le bout des grandes pennes alaires est bleu. Le bec est d'un gris blafard, et les pieds sont gris-brun. Telle étoit du moins la femelle Amazone dont la dépouille m'avoit été adressée directement de Cayenne avec le mâle que nous avons figuré n.“ 84. Je dis la femelle, d'après rinspection seule de la dépouille de T'oiseau, parce qu'ayant disséqué moi-méême et reconnu pour femelles trois autres individus de l'espèce, il s'est trouvé qu'il n'y avoit entr'eux et celui-ci que quelques différences purement accidentelles et trop légères pour ne pas les regarder comme appartenant à une même espèce et à un même sexe. En effet, ces dif- férences ne consistoient qu'en ce que le jaune s'étendoit sur la têéte plus chez les uns que chez les autres, et que quelquefois il embrassoit les joues et une partie de la gorge: ainsi il paroit constant que les femelles du Perroquet Amazone n'ont point de rouge au poignet des ailes, ni de bleu au front. Un autre individu femelle de Pespèce, que j'ai vu dans les collections de M. Raye de Breukelervaert, ressembloit absolu- ment à celui dont il est ici question, et que j'ai figuré n.“ 85; il avoit cependant le rouge de la queue mieux prononcé que ce dernier, et une partie des premieères pennes de ses ailes étoient entièrement jaune. Mais cet individu et les trois dont j'ai parlé plus haut, avoient vécu quelque temps en cage. Les différences qu'il y avoit entr'eux tous et celui de cet article, n'étoient donc que des effets de l'état de domesticité ouù ils
avoient vécu; effets ordinaires de cet état sur tous les Perroquets et Perruches à plumage vert.


