Teil eines Werkes 
1/2 (1805)
Seite
127
Einzelbild herunterladen

DES PERROOUETS 127

Su-üBüÖB 2NAi MOMMnun õ

LA PERRUCHE ARIMANON.

PLANCHE LXV.

Taille petite et svelte; queue plus courte que le corps, étagée et terminée en pointe; gorge, bas des joues, devant du cou et poitrine, blancs; tout le reste du plumage d'un bleu foncé; bec et pieds rougedtres.

LArimanon; BuFr. pl. enlum. n. 455, fig. 2, sous le nom de petite Perruche de L'ile d' Otaiti.

Ox distingue cette jolie Perruche à la petitesse et à la légèreté de sa taille; ce qu'elle a encore de particulier, c'est que sa langue est terminée par un faisceau de petites fibres cartilagineuses, que Buffon nomme poils, et qui lui servent à tirer le suc des fruits dont elle fait sa nourri- ture. Le même auteur qui nous a donné de cette espèce une descrip- tion et une figure exactes, nous apprend, d'après Commerson, qu'elle se tient habituellement sur les cocotiers dans l'ile d'Otaiti, elle est très-commune; qu'elle vole par troupes; qu'elle est très-piaillarde; qu'elle mange des bananes, et, enfin, qu'elle est difficile à élever dans e'état de domesticité. Le nom que les naturels d'Otaiti donnent à l'Ari- manon, signifie, aussi d'après Commerson, oiseau de coco. L'Arimanon a le dessus de la téte, le derrière du cou, le manteau, les ailes, la queue et tout le dessous du corps, depuis la poitrine, y compris les couvertures du revers de la queue, d'un beau bleu foncé. La gorge, la partie des joues au-dessous des yeux, le devant du cou et le haut de la poitrine, sont plancs. Le bec et les pieds sont rougedtres. Cette Perruche fait partie du Muséum d'histoire naturelle à Paris: on y a vu même deux de ses individus, dont un m'a été donné en échange pour d'autres oiseaux qui y manquaient. J'en ai vu aussi un troisième chez labbé Aubry, un quatrième chez Mauduit, et, enfin, MM. Temminck et Raye de Breukelervaert en possèdent chacun un dans leurs belles collections à Amsterdam. Je n'ai remarqué aucune différence entre tous ces oiseaux, ce qui me fait penser qu'il m'y en a aucune entre les males et les femelles; car il est probable que, dans les six individus de l'espèce que j'ai vus et bien examinés, il s'y en trouvait de l'un et de Pautre sexe. Celui que j'ai fait peindre sur mes

planches, est de grandeur naturelle.