114 HISTOIRE NATURELLE
fond bleu de celles-làa. La mandibule supérieure du bec est d'un rouge foncé partout, sa pointe exceptée, qui est noire, ainsi que la mandibule inférieure. Les pieds et les ongles sont noirs. Nous ne connoissons Pas la couleur des yeux, qui sont circonscrits dans une peau nuèe, noĩre aussi. Telles sont les couleurs du male de la grande Perruche à collier et croupion bleus.
Sa femelle est plus petite que lui, et en diffèere T'ailleurs tellement qu'on seroit exposé à les donner pour autant d'espèces différentes; car elle a la têete, la face et le derrière du cou d'un vert de pré, et la gorge, les côtés et le devant du cou, ainsi que la poitrine, et de là jusqu'au ventre, d'un vert jaune: ce qui est très-différent des couleurs du male sur ces mémes parties. Cependant la nature, qui n'a pas voulu la déguiser au point de la rendre méconnoissable, lui a conservé le croupion bleu du male, et même le rouge, mais seulement sur les plumes des jambes, le bas-ventre, toute la partie abdominale et les couvertures du dessous de la queue, dont celles de dessus sont vertes chez elle, ainsi que le dos, les scapulaires, toutes les couvertures supérieures des ailes, les ailes elles-méêmes en dessus; mais ce vert est ici moins foncé que chez le male. Les ailes ont leur dessous, et les bords intérieurs des pointes de leurs grandes pennes, noirâtres. Toutes les plumes de la queue sont d'un vert nuancé de bleu, mais plus prononcé sur celles du milieu que sur les latérales. Le bec est partout d'un rouge ple. Les pieds sont d'un noir bru-— näàtre. Nous avons figuré cette femelle n.“ LVI, figure à laquelle nous renvoyons le lecteur.
Les deux individus que nous avons fait figurer et servir aux descrip- tions que nous venons de donner de Pespèce dans ses deux sexes, font encore partie du superbe cabinet de M. Raye de Breukelervaert, à Amsterdam. Nous avons vu en Hollande beaucoup d'autres indi- vidus de la même espèce, absolument pareils à ceux-là, et qui tous provenoient des iles de la mer du Sud.


