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n. 3.* part.

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DES PERROOUETS. 33

On voit à Amsterdam, dans la collection de M. J. Temminck, un très-bel individu de l'espèce de l'Ara noir, à trompe. Il y en a un autre, semblable, dans le Muséum d'histoire naturelle de Paris. Quant au gris, nous ne l'avons vu encore dans aucun cabinet, et aucun auteur n'en a fait mention jusqu'à présent.

LAra noir à trompe a été décrit, à ce que nous croyons, par Edwards, dans ses Glanures, sous le nom de grand Kakatou noir. A la vérité ce naturaliste ne fait aucune mention des principaux caractères de cet oiseau, et la figure qu'il en donne, planche 316, est défectueuse, quant à la forme de la huppe, dont les plumes sont mal à propos recourbées en l'air; mais Edwards n'avoit pas vu l'oiseau en nature, et sa description n'a été faite que daprès un mauvais dessin qui lui fut envoyé de Ceylan, pays où les artistes ne regardent pas de fort près aux caractères génériques. b

Buffon en a aussi fait mention d'après Edwards, et la, comme lui, nommé Kakatoès noir, sans lui assigner dautre caractère que celui d'avoir les joues nues. Il nous semble que ce caractère-laà mèême auroit ddâ déterminer Buffon à ranger cet oiseau parmi les Aras. En effet, il ne tient au Kakatoès que par la huppe, caractère fort équi- voque, puisqu'il n'y a pas de genres connus qui n'offrent des espèces huppées et d'autres qui ne le sont pas; dans plusieurs espèces méême des individus naissent huppés, et d'autres sans huppe.

Nous avons déjà exposé notre opinion relativement à la place qu'on doit assigner aux oiseaux que nous décrivons en ce moment. Ce ne sont précisément ni des Aras ni des Kakatoès: ils forment un genre intermédiaire, et parfaitement distinct des deux autres, quant aux formes. Ils doivent aussi avoir des mœurs et des habitudes entièrement différentes.

Nous avons donné, planche XIII, la téte de grandeur naturelle d'un de ces Perroquets. On peut y remarquer la forme et la position de la trompe dans les momens de repos, et saisir tous les caractères et la forme du bec. On verra, dans la même planche, un des pieds de cet oiseau, ouù se distingue un caractère essentiel, la nudité d'une partie des jambes. Nous ne serions pas étonnés que quelque métho- diste ne se déterminât, d'après ce dernier caractère, à placer ces

Perroquets parmi les échassiers.