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20 HISTOIRE NAIURELLE
peint fort bien, à son occasion, la manière dont tous les Perroquets en général se servent habituellement de leur bec et de leurs Pattés pour grimper et descendre.
L'Ara maracana est un peu plus grand que le macavouanne. Le male a dix-huit à dix-neuf pouces de longueur totale, et sa queue a Près d'un pied de long. Elle est composée, ainsi que celle de tous les Aras, de douze pennes très-étagées, et les ailes, ployées, s'étendent jusqu'au tiers de sa longueur. Le sommet de la tête est d'un beau bleu, qui, suivant les divers aspects, prend un ton verdatre. Peu à peu ce dernier ton devient plus fort, de telle sorte que le cou de l'oiseau, les sca- pulaires, les couvertures supérieures des ailes, le dos, le croupion et les couvertures supérieures de la queue, sont d'un vert décidé; mais ce vert prend une teinte jaunâtre, fort brillante, ou une teinte de vert bruni, suivant les incidences de la lumière. La poitrine est d'un vert nuancé de bleu, et tout le reste du dessous du corps est du méme vert que le dos. La peau nue qui recouvre les joues est blanche, avec quelques petites rangées de petites plumes noires, peu apparentes. Sur le bas des jambes, quelques plumes forment une jarretière rouge. b
Les treize premières pennes de Taile sont d'un beau bleu d'outre- mer, et présentent à leur pointe et dans leurs barbes intérieures une petite bordure noire: les dernières sont en partie vertes, bleues et noires; mais le vert seul y paroit quand T'aile est ployée. Les deux pennes intermédiaires et les pennes latérales de la queue sont bleues à leur pointe et d'un brun rouge dans le milieu, en suivant la côte dans toute sa longueur, pendant que leurs bords extérieurs sont verts. La doublure des pennes des ailes et de la queue est d'un rouge bruni, qui, suivant les différens aspects, prend une teinte d'un rouge plus ou moins pur. Un rouge de vermillon revét toutes les petites couvertures du dessous de P'aile. Celles qui sont plus près du corps ont une couleur verte. Le bec est d'un noir de corne, ainsi que les ongles, les écailles des doigts et les tarses. L'oœil est d'un jaune d'or.
La femelle est un peu plus petite que le mâle. La bordure rouge du front n'est pas en elle aussi apparente. Elle n'a pas de jarretière rouge, et ses couleurs sont généralement moins vives. Il paroit que c'est d'après un individu femelle que Brisson et Buffon ont décrit cette espèce. Le dernier s'est trompé en donnant à son front une couleur noire. Jai examiné treize individus males et neuf femelles, et aucun d'eux n'avoit un bandeau noir. Il est vrai que ce bandeau


