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16 HISTOIRFE NATURELLE

A ceint d'un large bandeau rouge, les pennes des ailes bleues, doublées beau-

de jaune, et le plumage supérieur vert; mais ces couleurs sont R coup plus foibles dans le grand Ara militaire.

Ce dernier Ara, suivant qu'il est tourné au jour, offre, sur la partie verte de son plumage, une légère teinte jaune, ou une teinte olivâtre. V Toutes les plumes qui couvrent ses oreilles, celles qui bordent la partie nue de ses joues, celles méême du dessous de la gorge, sont d'un brun qui approche du violet. Le devant du cou et la poitrine sont d'un gris brun ou d'un vert nuancé, suivant les incidences de la lumière. Les flancs, le ventre et les plumes des jambes présentent 4 b le vert le plus gai. Au bas des jambes, quelques plumes rouges forment

une espèce de jarretière, qui les entoure, mais qui est plus large et plus apparente du côté intérieur. Douze pennes, dont toutes les pointes sont du méême bleu d'azur pale que les grandes plumes de Taile, et qui sont d'un rouge pourpré dans tout le reste de leur longueur, composent la queue de notre Ara. Ses pieds sont d'un brun terreux. La mandibule supérieure du bec est noire à sa base, et d'un brun de b corne vers la pointe; Finférieure est noire, ainsi que les ongles. Tignore la couleur de ses yeux, n'ayant vu que la dépouille de cet oiseau qui fait partie de la collection du Muséum d'histoire naturelle de Paris, et ne sachant pas même de quel canton de lAmérique il a été rapportè. D'après la description que je viens de faire, le lecteur éprouvera Pembarras que j'éprouve moi-méême. II ne saura si le grand Ara mili-

' b taire forme réellement une espèce distincte; mais peut-étre sera-t-il porté à croire avec moi qu'il forme au moins avec'Ara militaire une b variété constante de race, dont l'existence méritoit d'ètre remarquée. En consultant les descriptions que les différens nomenclateurs nous donnent de l'Ara militaire, il est difficile d'assigner auquel de mes deux Aras on doit les rapporter; car elles sont tout à la fois si impar- faites et si obscures, qu'il est aisé de les rapporter non-seulement à

celui des deux que l'on voudra, mais encore à beaucoup dautres b Perroquets. Nous laissons donc à ceux qui voudront en prendre la

peine le soin d'en faire Fapplication.