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particulier et non encore observé dans cette espèce, est la mandibule supérieure du bec moins arquée et Finférieure plus renflée sur les côtés que dans les autres Aras.
La téte, le devant et les côtés du cou ainsi que la poitrine, le ventre et les jambes, sont rouges; mais cette couleur est plus vive sur le sommet de la téte et sur le cou que sur les autres parties, ouù elle se confond dans une nuance jaunatre. Tout le derrière du cou est d'un jaune très-pur; le manteau est d'un rouge brun, frangé de jaune. Les scapulaires, ainsi que les petites couvertures des ailes, portent sur le méme fond des bordures vertes. Les flancs sont jaundtres, et les plumes des jambes sont frangées de vert. Les pennes des ailes, ainsi que toutes les grandes couvertures, sont en dessus d'un bleu d'azur violâtre, et en dessous d'un rouge de cuivre. De larges taches d'un brun rouge terni sont imprimées sur les deux dernières plumes de Taile. Le croupion et les couvertures supérieures de la queue sont, comme les ailes, d'un bleu violet. Celles du dessous de la queue sont d'un bleu päle, frangé de vert et de rouge brun. b
La queue est composée de douze pennes très-étagées. Toutes les latérales ont leurs bords extérieurs et leur pointe d'un beau bleu d'utre-mer, et sont intérieurement et à leur revers d'un rouge cramoisi. Les deux du milieu, qui sont les plus longues, sont entiè- rement de cette dernière couleur, jusqu'à trois pouces de leur pointe, où elles commencent à prendre du bleu. Les plus petites couvertures du dessous des ailes sont rouges, les moyennes jaunes, et les grandes d'un léger brun verdaâtre. Enfin, le bec et les ongles sont d'un beau noir, ainsi que les écailles du tarse et des doigts. La peau membra- neuse des joues est blanche, et garnie de trois rangs de petites plumes rouges. Quant à la couleur des yeux, je ne puis la déterminer, n'ayant vu que la dépouille de cet oiseau dans les galeries du Muséum d'his- toire naturelle de Paris.


