DES GEAIS. 147
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LE COO DE ROCHE DU PEROU.
(X' 54.)
Burrox est le premier qui ait parlé du coq de roche du Pérou; il l'a décrit d'après un individu envoyé de Madrid pour être préparé à Paris; et-est d'après ce même individu que Mauduit a donné dans l'Encyclo- pédie méthodique une description de l'espece plus détaillée que celle de Buffon. Javois vu ce même oiseau avant qu'il ne fât préparé, et je Tai vu depuis encore à Madrid, dans le cabinet du roi d'Espagne, où M. Davila, qui en étoit alors directeur, me permit de le dessiner et de le décrire: ma description s'est trouvée, à quelques détails près, conforme à celle de Mauduit. Buffon ne regarde cet oiseau que comme une variété du coq de roche de la Guyane, que nous avons décrit précédemment; et en cela je ne suis pas entièrement d'accord avec lui, parce que ces deux oiseaux ont des caracteres très-différents l'un de PTautre, et qu'alors ils pour- roient bien former deux especes; mais pour s'en assurer plus positive- ment il faudroit que nous connussions celui-ci comme nous connoissons celui de la Guyane; il faudroit de plus avoir des individus des deux sexes et de tous les àges du coq de roche du Pérou; ce dont nous sommes encore loin, puisque celui dont il est ici question paroit étre le seul que nous ayons encore en Europe. Il y auroit donc de la légéreté à vouloir confondre ces deux oiseaux dans une méême espece, lors sur-tout que tout nous porteroit plutòt à les séparer; car le coq de roche du Pérou a la queue non seulement plus longue que celle du coq de roche de la Guyane; mais cette partie est légèrement étagée chez lui dans ses deux pennes les plus latérales, tandis que toutes les pennes de la queue de Pautre sont égales entre elles. De plus les couvertures du dessus de la queue du coq de roche de la Guyane sont coupées carrément et plus larges au bout; caractere que n'a pas celui du Pérou: la huppe chez ce dernier n'avance pas autant vers le bout du bec que chez T'autre, qui, ainsi qu'on peut le voir sur nos planches, en a cette partie presque entiè- rement couverte. Les plumes de la huppe de ces deux coqs de roche sont aussi différentes dans l'un de ce qu'elles sont dans l'autre, plus souples et mieux fournies de barbes dans celui du Pérou que dans celui de la Guyane. Non seulement enfin la premiere grande penne de Taile se ter-
mine en une pointe déliée chez le coq de roche de la Guyane, rnais elle y
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