10 Le Mareſchal couurir le cheual& oindre ſouuent la gorge& tout le lieu des eſttanguillons beurre frais,& tenez le che- ualen lieu chaud.
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C H A v. X X.
Des veulles des cheuaux.
Es veulles ſont de petites glandes„qui viennent Lnus le col& la reſte du cheual, leſquelles ſont quelques fois ſi fort augmentées par Tin teruaſion des humeuts ſuperflués de flegmes, que le paſſage du goſier eſt fort eſtraint: ceſt pour quoy ſile cheual n'eſt ſecouru promptement les arteres du goſier le ſerrent & ſoffoquent tellement qu'il eſt contraint de ſe laiſſet tromper, frappant ſi fort de la teſte en terre qu'à peine peut-il ſe releuer: ce mal eſt appellẽ morbillo, aurre- ment veulles:& les ſignes pour le connoiſtte ſont tels, le cheual ſetre continuellement les oreilles,& ne veut aucunement eſtre touché, les glandes apparoiſſent quelques fois à la veut᷑, ils endurent grand ſoif,& ne venlent manger, leſchans tout ce qu'on leur met, ils ſouffcent quelquesfois auſſi de grands tremblemens auec chaleur vniuerſelle.
Rewede dudit mal. Quand les veulles commen- cent à enfler comme vn œuf, plus ou moins„elles doiuent eftre bruſlées auec vn feu ardent uſques à la racine,& icelles extirpées commme le vet,& ce autant d'vn coſté comme d'autte, ſclon que verrez eſtre ex-
edient,& eſtant les veulles arrachées ſoit le cheual ſa gné de la veine du col,& de celle de deſſous la langue, puis ſoit fait emp' aſtte de mauuues iniſes deſ- ſus glus& ſemence de in,& oignés le lieu auec
beurre frais& onguent d'altea, puis quand elles com- menceront


