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la torture se disait abolie, on ne se gènait pas sur le choix des moyens pour arracher des aveux. Les bruits les plus étranges et les plus horribles circu- laient dans le public sur les peines cruelles qu'on faisait subir aux déteaus afin de leur faire déclarer leurs complices. Les hommes du gouvernement se plaisaient à répandre la nouvelle que tout était dé- couvert; qu'une société s'était formée dans le but d'armer les prolétaires contre les propriétaires, dans le dessein de réformer les bases du syslème social, de détruire toute propriété établie, de mas- sacrer enſin tous les propriétaires. Il pouvait y avoir quelque peu de vrai dedans, mais ces exagérations puériles étaient écoutées avec incrédulité, et le pu- plic paraissait mieux instruit que le gouvernement sur le but de cette conspiralion. On savait générale- ment que ce que les agents du pouvoir croyaient avoir découvert n'était qu'un mince filet du vaste réseau qui couvrait non seulement tout le pays, mais encore presque loute l'Europe, et que ce ſilet méme pouvait encore leur échapper par la constance et la discrétion héroique des détenus. Aussi chacun était-il préparé à tout événement, chacun prenait- ihses mesures en cas de détention, afin de ne com- promettre personne, aſin de ne se compromettre que le moins possible. Si le découragement causé par la non-réussite était profond, une sourde agi- talion régnait pourtant dans toutes les àmes, une plainte amère était dans toutes les bouches, une secrète espérance se cachait dans tous les cœurs. C'est dans de pareilles circonstances qu'André arriva dans Ja capitale; il savait déja ou à peu près les détails des malheurs survenus à la cause qu'il
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