SEPTIE N# D I VE ES 1 à| NATURE NOMS D D a a des des MARCHÉS| CERTIFICATS[ORDONNANCES et autres de de DÉPENSES. Parties prenantes. autorisations. réception. paiement. »{ 4 4 ne”|| AR TA 3.Nivôse,#2 PRADIERS ee... ee“+ 0e 0.0 je te©,:0"h,"04e eee 0.0 0 9,60::e 0.0 0e à 18 Ventôse..... Se FRAIS DE BUREAU... (} NPOISIN SE A oualt u ce de don©:‘eo 0719: pee, 0 0 7e:e 2.6 dudit... 500 es A R ne Pda Of. de santé). 0, 0| une eos 0 EOIOSE BONNETON, capit he 2 uk is... 0 NIYOSRRRS a- Boscus, chef de b ee,© D 0e©© e 0) eds". 0... eo. 9‘dudit... 2? HOME LE RS/ Bots dm]... fsb tel PIUVIOSS ES BOURGADE har-: — e G D? P ee 0e 00 0 etes. 8e 0. 6e 8 ee 29 dudit. OP O| IRACIEN Le se» sie»} INDEMNIPES:.... Carto, espiaine.|... 8 dudit>... CHALVIDEAU, chef)_ »@iäs'roue© ee 1e«“ve 0 e- 0,‘ee re, ee: 97© ee 2,0 252: Nivôose. 0 de tas CHAMPRADE..+. ee|@6.:0:e‘+: 0'ù:o ee" 0. e©® s+, 9©©. 0©© 6e 29 Pluviôse. DEC PE| CHEVALIER, Red EE CT CA eme CLR bataillons: eat| CHiIOU, capitaine.....+? 0: 0 le, e jets. ee ee+©++ Idem. ee.+ G ee. B>. COUDAIRE. Serpent), memes«lemme.«| 0 OUI ECS US D SR Rai RES ne eee ep ONU ER ee pee M DE MÉCANIQUE : RESATTIS € lement, — À L'AGRICULTURE ET AUX ARTS,: |:: LRTIA Fr a| ÉSDESCGRIETION es "> AGP" ue, DES MACHINES ÉCONOMIQUES‘ A"| à Du C“ PERSON. à AR:|# Ancien Jurisconsulte, membre de l’Institution nationale du Meet uviose.. Lycée des Arts, et de plusieurs Sociétés académiques. Nivose, ue \ t à fudit,:| w“ie 4>) 2 à è à N ne 5 | ÈS. NES DE* ere FARIS. DR LRO Juriste BV ER 7 FES LE BerNanrp, libraire de l'École polytechnique et des Ponts et+ ; Chaussées, quai des Augustins, porte cochère n.° 51, au premier, udit su: a Le DE L'IMPRIMERIE DE CH. Pouycenxs. CL C SL LL LS LL SL ST ST A N X. uviose": Mon nue" nr“eu RON ASNSE PR'O-RP:O SE: Ne row, dans la Préface de ses principes, distingue deux sortes de mécanique, l’une pratique, l'autre ration- nelle ou spéculative, qui procède dans ses opérations par des démonstrations exactes. La mécanique pratique renferme tous les arts manuels. Comme ils ont pour objet le mouvement des corps, on& appliqué le nom de géométrie à la partie qui traite spé- cialement de l'étendue; et le nom de mécanique à celle qui considère le mouvement en général. La mécanique rationelle, dans ce dernier sens, est la science des mouvemens qui résultent de quelque force que ce puisse étre, et des forces nécessaires pour produire quelque mouvement que ce soil. Les anciens n’avoient connu la mécanique que par rap- port à la statique, ARCHIMÉDE en donne la preuve; mais les modernes ont créé une science toute nouvelle; on doit à STExix le principe de la composition des forces, que Varr- Gxox a depuis appliqué à l'équilibre des machines; à Gazirée la théorie de l'accélération; à Huvyenens, WREN et Way, Les lois de la percussion et des forces centrales dans Le cercle; à NewToN, l'extension de ces lois aux autres courbes et au système du monde. Av Les géomètres du 18." siècle ont perfectionné la théorie de la dynamique. Bérinor, BÉZOUT, D'ALEMBERT, LAGRANGE, Marre, ont donné à la mécanique une face nouvelle. Les principes de cette science ont été développés avec la plus grande précision par les C.° ProNx, BOssuT el JANTET; et lon en voit des applications ingénieuses dans les machines de SErvière et de BERTHELOT. Admirateur de leurs talens, animé par l'amour des arts, encouragé par quelques succés, j'ai cru devoir aussi mon tribut à l'utilité publique; et le but de toutes mes recherches en mécanique fut toujours la principale écono- mie, celle des forces du malheureux journalier, soumis par la nécessité aux travaux les plus pénibles, souvent les plus dangereux. Tel est l'avantage que j'ai l'intention d'offrir à mes concitoyens dans les vingt-cinq projets gravés d'après mes dessins, et dont les modèles ont été exposés SUCCESSL- vement au salon du Musée central des arts, depuis 1792(2. SE.). PERSON. OBSÉRVFATION IMPORTANTE. C'est par erreur que les lettres de renvoi, qui se trouvent en majuscules italiques dans le texte, ont été gravées en petit caractère romain sur les Planches. tn mt im mn \ . { Ÿ t ë $ 4 * * Î pre PE ro eg Er mm BEN ES NE nee SAM LL A 6 (4 ; $ A L } î ; £ { : i L'APPLE PLANCHE Lee]W, cHINE à bras pour battre, vanner, cribler le grain, et retourner deux gerbes...... Page Prancue Il. Autre à cabestan faisant le même service et elOUTUANLUTONS LEFOES Me à n+ nié Laiede 5 Prancue III. Addition à la précédente, joignant à ces opé- rations celles de moudre, bluter, monter et des- cendne LESNSAESR LRU mr Doit HE COS S Prancue IV. Machine économique et expéditive pour les des- SÉCRENLENSS CCR ab here 6 dre 2 RO EH 1L PLrancue V. Machine sans rouage pour la trituration des ma- PTE CD SN Re ET AE OT CT DS LU 4 13 MÈme P1aNcue. Moulin qu'un homme fait mouvoir par le PRÉNÉSNMOP ER Due er aime es mile el SES RS 16 Praxcne VI. Méme mobile employé aux carrières pour l'ex- traction des pierres, moëlons, mines...,.. 17 Ibid. Nouvelle construction de brouëttes pour en rendre la charge moins pénible au conducteur.. Ibid, Perfectionnement des brouettes ordinaires pro= dulsant ieMéme BYanLanen Le Me ne++.., 18 Prancue VIT. Brouette servant également à l'arrosage des jar- diris el au transport des MALéTIAUT, Mons Re 19 MèmeE prancne. Catapulle en forme de brouette pour lancer quantité de grenades à-la-fois, sans qu'elle puisse servir à l’ennernren-casde surprises"«4 4"5" 20 Prancue VIII. Brouette mécanique faisant le service de plu STEUTSETLOISSONRILENRSS LE te de ie, 22 Mème PLANCHE. Autre brouette pour-accélérer la moisson.. 23 Prancne IX. Machine avec laquelle un seul homme fait mouvoir deux forts martinets de forge ainsi quete SOUTIEN TEE DER, a RG 24 Prancme X. Pont économique d'une seule arche susceptible d'étie‘Dansporlé: se+ PRE re Moi Se 25 = PET FEREZ re a= RE RTS“ TS«À Praxcue XII. Machine peu dispendieuse, dite parafeu, pour SAUVE LES ANCERAIES 8+ ui hole suce” Mie pLancue. Deuxième parafeu non sujet à la rencontre HS) VATRINES. 0 32 D Pire ii Po br, à à Praxcne XIII. Troisième parafeu, joïgnant à cet avantage celui étre plus ELPÉAIHJ SL en ae|" à Praxcue XIV. Quatrième parafeu pour sauver très-prompte- ment les incendiés et les effets précieux par la mat- SOY, Mt 8€. À af ele e die dela et fr Praxcuz XV. Perfectionnement du cabestan pour accroître SAJOFCEN MANN, Qi NES RES ets Ibid. Perfectionnement du cric produisant le même BPARCURE: MS à 4 Eee Dir MURS. Praxcne XVI. Moulin à bras dont la puissance est considé- rablement'augmentée.++“se+ 2 Prancue XVII. Machine sans rouage faisant agir quatre mar- cinets.de forge et six pilons.+«++++ … Pcancue XVIII. Machine à cabestan qui fait mouvoir douze meules pour aïguiser et polir les armes blanches.. FIN DE LA TABLE, Page 31 52 41 42 ERRAT A. Page 1.re, ligne 14, ballerte; lisez batterie. 6, ligne 3, érenils; lisez treuils, TIdem, ligne 26, petite; lisez pente, 8, ligne 7, construit; lisez construite, 9, ligne 10, forcé; lisez forcée. Idem, ligne 23, souterrains; lisez souterrain. Idem, ligne 31, retenu; lisez retenue. 13, ligne 5, criture; lisez trituration. Idem, ligne 27, puissacne; lisez puissance. 15, ligne 10, pour; lisez par. Idem, ligne 21, engrénent; lisez engrénanéti Jdem, ligne 29, triture; lisez érituration. 26, ligne 14, attachés; lisez attachées. Idem, ligne 17, forment; lisez formant. Idem, ligne 19, BB; lisez D D. Idem, ligne 20, forment; lisez font le service de 95, ligne 7, supérieure; lisez supérieur. PB COCU ET T DE MÉCANIQUE Eh DESCRTPETION DE MACHINES ÉCONOMIQUES Relatives à l'Agriculture et aux Arts. F LISE RP EN EE PL ES LL PELLE LL LL LS LLLT ÉTÉ IITT ES ÉERLAN GH ke PREMIER, PROJET. Machune avec laquelle ur homme bat deux gerbes, vanne et crible le agTaur ent méme- temps. Les gerbes se retournent par le moyen d’une mécanique très-simple, qui les contient sous les battoirs, jusqu’à la plus courte tige. DES CRT PTE ON: see 1. Profil de la machine en activité. Fig. 2. Coupe du côté de la ballerie désarmée de ses bascules. LT MG Coupe intérieure à l'endroit du guindage. Fig. 4. Retournoir avec sa gerbe soumise à l'action des battoïrs. 1 ee—_ ps (2) A. Grande roue que fait mouvoir un homme, moyennant Îes chevilles qui divisent sa circonférence. A l'arbre de cette roue sont adaptés le rouet B, et le volant X, qui facilite et entretient le mouvement. C. Treuil dont le pignon, mené par les dents du rouet B, fait trois révolutions pour une, de la roue motrice.4.... Les douze cames ou chevilles, distribuées le long de ce treuil, faisant baisser deux par deux, le petit bras des six bascules D, produisent 36 coups de battoir, à chaque tour de ladite roue 4. ÆE. Cylindre tendu par quatre cordes à son centre, et dont les six cordons T', guidant les bascules, leur donnent une force élastique, lorsqu'elles échappent à la pression des cames du treuil C. (Fig. 1. et3.°). L'effet de ce guindage est d'imiter l'impulsion nerveuse des bras d’un batteur; autrementil auroit fallu donner aux battoirs une pesanteur équivalente à la force du coup nécessaire pour expulser le grain, ce qui eût immanquablement écrasé et mutilé la paille; au lieu que les masses et leurs bascules sont d'une construction la plus légère possible, proportionnellement à l'effort qu'elles doivent supporter. Le treuil C, porte une grande poulie, dont la corde sans fin, produit ving-quatre révolutions du volant Z, dont les aîles, agitant l'air avec vélocité, repoussent au-dehors les pailles-folles et la poussière du grain qui tombe du crible. K. Est ce crible, en forme d'ange fendue et grillée par le bas; il pose librement sur deux traverses du bâtis; et son bras, qui est une verge de fer, levé fréquemment par les fuseaux d’une lan- terne G, adaptée à l'axe du volant 7, donne, en retombant, les secousses nécessaires pour faire échapper le grain, qui tombe vanné et criblé dans la caisse inclinée Z, dont on ouvre le volet pour l'en retirer. Lorsque les gerbes sont battues d'un côté, il faut les retourner; ce qui ne se peut faire en la manière accoutumée, car les épis se trouveroient du sens contraire aux battoirs.... Voici le retournoir TT ca ae Drm que j'ai imaginé(une femme, un adolescent, un vieillard peuvent aisément en faire le service.} BR OU RENOTE, FEGDRE 4. M. Boite chargée d'une gerbe dans sa position naturelle. N N. Bandes de fer, ou bras de la boite M.... O, traverse portant à ses extrémités les deux petits montansisolés P P, dans lesquels passe une cheville qui sert de charnièreaux bras N....1N Cette traverse O, percée au milieu, tourne librement sur un pivot fixé à un carré long qui coule dans la mortaise d'une pièce de bois Q, enfoncée en terre.( La partie inférieure de cette mortaise, ainsi que la base du carré long étant plus large, celui-ci est retenu, quoique mobile, pour avancer et reculer à volonté la boîte M.) Pour charger cette boite, c'est-à-dire y mettre la gerbe que l'on veut battre, il faut lever un de ses bras N, que l'on accroche à celui des montans P, qui lui correspond. Alors elle se tient debout, présentant son ouverture plus large que le fond, afin de recevoir plus facilement la gerbe; et une sangle bouclée à la partie supérieure des bras, y contient flexiblement( pour ne pas les casser} toutes les tiges étalées dans sa longueur. En décrochant ce bras N, la boite M retombe avec la gerbe sous l'action des battoirs. Quand les longues tiges sont battues, on pousse la traverse O le long de la mortaise; ce qui avance la boite pour battre les plus courtes tiges.(En serrant l'écrou qui retient la traverse sur son pivot, elle se fixe au degré que l’on désire}. Pour retourner les gerbes, après avoir relevé la boite M comme il est dit ci-dessus, on lui fait décrire un demi-cercle, de sorte qu'étant rabaiïssée, elle présente à l'extérieur le côté qui touchoit la terre.( Avant cette opération, il faut suspendre les battoirs avec une tringle, que l'on pousse dans deux pitons tenant aux deux montans Z * L EE rm pe le ES nantes (49 du bâtis, entre leur traverse supérieure et le petit bras des bas- cules qui, en levant, s'appuient successivement sur cette tringle, tandis que la machine continue de se mouvoir; et les bascules restent ainsi levées et immobiles, n'étant plus soumises à l'échap- pement). Nota. Ce retournoir est plus amplement détaillé dans toutes ses parties. Fig. 2 de la Planche Il.me TS (es Le, PLANCHE Ilr DEUXIÈME PROJET. Autre machine qui bat trois gerbes, en vannant et tri- blant, moyennant un cabestan mu par deux hommes. Une femme, même un enfant, peut retourner les gerbes, DESCRIPTION, Fieure 1." Elévation de la machine. Fig. 2. Plan géométral, où l'on voit sa distribution en 4 cases, dont la dernière contient le van et le crible. k Æ. Roue que font mouvoir aisément deux hommes marchant sur la plate-forme B. L'arbre de cette roue forme un cabestan, dont le bras a trois fois la longueur de son rayon; mais comme la perpendiculaire des dents coupe la première partie de ce bras, sa puissance ne doit s’estimer que double, produisant, pour chaque homme, 50 livres au lieu de 25(évaluation de la force moyenne). On sait que le cabestan est le plus puissant des leviers, parce qu il ne cesse d'agir en angle droit; ce qui n'occasionne ni diminu- tion de force, ni perte de temps... Or, suivant le principe connu qu'un homme poussant des reins, peut faire équilibre à huit autres qui n emploient que l’action des bras, je dois obtenir une force de 5o livres, multipliée par 8, égale à 400. Total pour mes deux moteurs, 800 livres; mais, par modération, je ne compte que moitié,de Ceite) puissance, CL... me AGO UÏIMEES La résistance peut,S évaluer, au plus, à...... 50e Reste une force surabondante de.:,...:.... 100 —. (6) Ii en résulte pour chaque homme une économie du quart de ses forces, qui réduit son effort à 18 livres; au lieu de 25 livres. CCC. Sont trois petits trenils, dont le pignon multiplie les révolutions à quatre pour une de la roue 4. Chacun est lardé de six cames ou chevilles qui, faisant baïsser successivement le petit bras des neuf bascules D D D, produisent 72 coups de battoirs en quinze secondes, temps suffisant pour la circonférence que par- courent les deux moteurs. Ainsi, les trois gerbes reçoivent 288 COUPS par minute, conséquemment par heure 17260. D D D. Les trois bascules à chaque case faisant neuf, dont le grand bras estarmé d'une petite masse arrondie en tous sens, pour battre le grain, sans l'écorcher ni mutiler la paille, ni enlever les tiges en se relevant. EE£. Pateaux guindés par deux cordes tendues horizontale- ment, moyennantun cric placé à l'un des montans de chaque case. Les trois cordons qui les attachent aux bascules, donnent à leur échappement une force élastique.(Moyen plus simple que le cylindre employé dans la machine précédente, et produisant le méme effet avec plus d'économie, méme plus de précision.) FVimes CG NS: Servant à vanner et cribler. F, Rouet à gorge,(avec sa corde sans fin qui méne le volant 1) faisant quatre tours pour un de la roue 4.... L'extrémité de son axe porte un autre petit rouet G, qui engrène avec celui H, du crible Z, cage conique, en fil de fer, posée diagonalement, pour que sa petite entraine le grain vers l'ouverture de son sommet ren- versé, par laquelle il tombe dans la caisse inclinée K, qui le rejette en avant, lorsque le volet est ouvert. Ce crible fait huit révolutions pour une de la roue À; et le volant Jen faittrente-six, par l’action du rouet F, ce‘qui repousse les pailles foles et la poussière, tandis que les graines étrangères, les petites (6.2 pierres, ou le sable, où la terre, tombent du crible sur la planche inclinée, M.( Aux alentours est pratiqué un cloisonnage qui em- péche la poussière de pénétrer dans les cases voisines, et d'en obstruer les rouages.) Y. Est l’entonnoir dans lequel on verse le grain qui descend dans le crible, par une ouverture pratiquée au centre, et cernée d’un autre petit entonnoir circulaire pour empécher le grain de s'échapper au-dehors. Cette ouverture est traversée par une bande de fer qui retient l'axe du crible. Les trois retournoirs sont de même construction que les deux détaillés à la première machine. On en voit toutes les parties fig. 2. Dans les temps où l'on ne bat plus, il est facile d'ôter à cette seconde machine tout ce qui peut embarrasser le passage, en la désarmant de ses battoirs et de ses retournoirs, qui ne s’en conservent que mieux, étant serrés dans un endroit ni humide, ni trop chaud. a (8) PLANCHE LTITS Addition à la machine précédente, joignant à ses opéra- ions de battre, vanner, cribler, retourner trois gerbes, celles de moudre, bluter, monter les sacs de grains, et descendre ceux de farine. CL figure représente le premier étage au-dessus du rez-de-chaussée, sur lequel est construit la machine précédente. C’est un moulin, dont la roue de champ D est adaptée à l'arbre prolongé de la roue À( planche IL":). Ses opérations peuvent produire une résistance de 100 à 150 livres au plus, suivant l'expérience des plus forts moulins; je la suppose de 200..... En ajoutant deux hommes aux deux premiers moteurs, l'effort de chacun ne sera que de 16 à 17 livres, au lieu de 25( force moyenne), d'où il résulte un soulagement considérable, D'ailleurs, cette machine est construite de maniére, qu'en cas de pénurie d'hommes, on peut la faire mouvoir, soit par des animaux, Soit par un courant d'eau, ainsi qu’il sera démontré à la fin de ce chapitre. D ES CRAP TION. La roue de champ D, adaptée à la partie supérieure de l'arbre prolongé de la roue 4, engrène dans les cannelures de la lanterne D, qui fait, avec la meule mobile, trente tours par minute, produi- sant une vitesse égale à celle des moulins ordinaires de première force. F, Charpente qui soutient les meules. On y voit le couloir G, qui verse la farine sur le blntoir 7, dont voici la description. I. Caisse renfermant le bluteau ou tamis X, ayant deux fonds inclinés ds."mn id (a) inclinés en sens contraire: le premier, garni d'une gaze claire, laisse passer la farine dans le second, et rejette le son dans la case première de la caisse 1, moyennant l'ouverture pratiquée en L.. Lesecond fond porte une gaze plus serrée à travers laquelle passe la fleur de farine dans la case deuxième, et par une autre ouverture M, la farine Moyenne tombe dans la case troisième. Ce double tamis est soutenu en équilibre par une corde qui l'enveloppe, et dont les extrémités sont attachées aux deux bras du pivot N, tandis que son milieu roule alternativement sur la poulie©. La verge P, considérée comme queue du pivot N, étant forcé par le ressort Q de retomber d'un fuseau à l’autre de la lanterne EF, fait par cet échappement aller et venir les deux bras de ce pivot, lesquels tirant successivement les deux bouts de la corde avec secousses, communiquent au tamis À suspendu, celles qui lui sont nécessaires pour bien bluter. Le cylindre R, adapté au haut de l’arbre des roues 4, D, sert à monter les sacs de grain, et descendre ceux de farine par la trappe$, moyennant la corde qui passe dans les deux poulies, l'une de ren- voi 2’, l'autre L/, placée perpendiculairement au-dessus de ladite trappe. Cette machine est construite de manière qu'il est possible de la faire mouvoir, soit par des animaux, en prolongeant l'arbre com- ‘mun aux roues 4, D, dans un souterrains, moyennantune traverse à laquelle seroit attelé un cheval, un bœufou un âne, soit par un courant d'eau, en adaptant à l'arbre 4 une lanterne dont les fuseaux engreneroient avec le rouet d'une roue à godets.‘ Nota. Quoique le même mobile donne l’action simultanément au moulin du premier étage et à la mécanique du rez-de-chaussée, il est très-facile d'employer l’un ou l’autre séparément. EXEMPLE En plaçant un coin sousla lanterne Æ, qui n'est retenu que par le 2 pe ne en) (10) garré de son arbre commun avec la meule mobile, les fuseaux de cette lanterne se trouvant plus élevés que le rayon de la roue D, l'opération du moulin cesse à l'instant. Au contraire, lorsque les battoirs sont enlevés,(comme il est dit à l'article de la machine précédente) la roue 4 perd sa puissance,€t le moulin agit seul; alors deux hommes suffisent. a D 2 ED ie*— um© pme Pl Grrr}) PL A N°'C HE EM QUATRIÈME PROJET. Machine économique pour les desséchemens, et de même pour l'épuisement nécessaire à la construction des ponts, m10yennant huit pompes, avec leurs conduits et réser- voir contenus dans une méme cage, de sorte que quatre hommes font le travail de seize. D ES CR IPT TION. A. Douze roue dentée alternativement par quart du haut et du bas, faisant tourner à droite et à gauche les quatre pignons CeCCC, dont la révolution s'opère quatre fois pendant celle de ladite roue 4. Le cabestan que forme son arbre, donne(suivant le principe dé- montré précédemment) une puissance de 1800 livres, exercée par les quatre moteurs; mais par modération je la réduis à moitié, CR Pa= de lila ee era eue ose ie 900 livres J'ai vu employer quatre hommes au service d'une seule pompe pour les épuisemens. Leur force réunie produisant 100 livres à raison de 25 par homme,(es- timation commune) je puis supposer que dans la même proportion mes 8 corps de pompe exigeroient HO BHIMACe de. ee+ ee::+ 000 Ilen rcsulteroit une force surabondante de..... 100 (12) Donc, mes quatre moteurs sont plus que suffisans pour le travail ordinaire de 16; et j économise un quart de leur force, la résis- tance se réduisant pour chacun à 18 livres. L'axe des quatres pignons€ porte un autre pignon de fer qui engrène dans les deux rateaux D D, fixés aux pistons dont l'un aspire, tandis que l'autre foule; de sorte que les huït pompes Æ font chacune le service quatre fois pour un tour de roue, dans l'espace de quinze secondes. Îl en résulte, par minute, 128 coups de piston, qui en produisent par heure 8680. FF. Conduits qui communiquent l’eau des pompes aux tuyaux G, lesquels sont de cuir avec des douilles en cuivre, qui en rassemblent les parties à vis. IT. Réservoir carré qui reçoit l'eau de ces huit tuyaux. On y adapte des rigoles pour la conduire au canal destiné à son écoulement. On voit, par le dessin représentant l'élévation de cette machine, qu'elle est posée sur un bateau à quatre roues, pour que l’on puisse la.! retirer aisément de la vase qui se trouve divisée par la forme angu- il laire des rais et des gentes Z J. Ce bateau sert aussi à la transporter| par terre. D'ailleurs il est facile de la démonter par pièce. —— | L L 1 ) ti E. [4 è 4 L l LE| mr mr 00 AD LERRE REn—: ms RE 2-————— SENS RTS (15) PER N GIE Ve FIGURE ve? CINQUIÈME PROJET. Machine portalive et sans rouage, pour la fabrication de la poudre à canon, servant ésalement à la triture de toute autre malière, avec un nouveau moyen de vider et remplir aisément Les mortiers. E MPÈcHER les effets désastreux du feu dans les arsenaux et l'inter- Î À ception de nos convois, est le double motif important du projet que je présente. On pourroit prévenir l'un et l’autre danger, en fabri- quant la poudre dans les endroits les plus proches, maisles plus sûrs. 1. Alors, les magasins remplis des matières premières, et non sujettes à l'explosion, alimenteroient à mesure mon moulin portatif, etsus- ceptible de se multiplier suivant l'urgence. Les principaux avantages sont, 1.° la grande économie dans les frais de construction et d'entretien; 2.° la commodité de pouvoir l’é- tablir et transporter dans un local quelconque; n'ayant pas besoin de courant d’eau pour le mettre en activité; 3.0 la facilité des moyens employés à la puissacne motrice, en substituant aux rouages des machines ordinaires une mécanique simple dont les effets mé- nagent a-la-fois les forces et le temps. (14) DE SCR1P TION: A. Levier mécanique mu par deux hommes, quoique d'un cffet alternatif, fait toujours tourner dans le même sens l'espèce de lanterne B adaptée au treuil C, dont la circonférence est lardéede six cames où fiches qui lèvent successivement les six pilons D. La lanterne B est également d ivisée par six fuseaux de forme carrée, pour recevoir altexnativement la pulsion et l'attraction successives des deux branches de compas Æ, F, que porte suspendueslibrement à une traverse© le petit bras du levier 4. La seconde branche Fest terminée par un crochet, ÉSPERIENCE A l'instant que l'on tire à soi le grand bras du levier Æ, la première branche£ pressant sur un des fuseaux de la lanterne B, lui fait faire, ainsi qu'au treuil©, un sixième de tour vers le bas; etlorsqu'onre- pousse ce même levier, la seconde branche F'accroche le fuseau du rayon opposé qui relève d'un autre sixième de tour ladite lanterne et ledit treuil dont les cames agissent toujours de bas en haut. Il en ré- sulte l'ascension et l'échappement de deux pilons à chaque oscillation du levier 4, et sans perte de temps, puisqu'il n'éprouve aucune in- terruption dans ses reprises. Nota. La lanterne B est en fonte de cuivre pour éviter le danger des étincelles que pourroit exciter son frottement avec les parties du levier, qui sont en fer. OBS ER PA, TP, L'ONN. Le poids d'un pilon de cette espèce est évalué 6o livres. Pour ca- ver au plus fort, comptons le double ÿ compris les frottemens, ce se- roit 120 livres. > (15) Or, le rayon des cames du treuil© double celui que forment les fu- seaux dela lanterne 2, cequisupposeroitunerésistance de 24olivres; mais le grand bras du levier 4 ayant sept fais la lorigueur du petit, cette méme résistance({ de beaucoupexagérée) se réduit au septième de 240 livres égal à 54 et s°%%, Mettons 35 livres; ce n'est d'effort pour chacun des deux moteurs, que 17 livres 5, au lieu de 25(estimation de la force moyenne.) Dans le cas où six pilons ne suffiroient pas, il ne s’agiroit que d'établir une seconde batterie, parallèle à la prèémière, en formant une seule cage de charpente, pour la jonction de deux traverses... alors on emploieroit quatre hommes, au lieu de deux. . Pour vider et remplir les mortiers, on suspend les pilons; mais leur perpendiculaire gêne beaucoup l'opération, sur-tout quand on retire les matières: c'est ce qui m'a fait imaginer le moyen dont voici la description. II. Bloc ou massif divisé en trois parties, dont J, pièce de bois fixe, etK, L, jumelles mobiles, sont creusées chacune du demi-diamètre des mortiers. Les pièces X, L, qui retiennent les mortiers emboïités, sont à charnières; et les deux quarts de cercle dentés W, IN qui leurservent de bras, engrènent avec les deux crics N N, les conduisent au degré d'inclinaison nécessaire moyennant la manivelle P. La charge ou décharge étant faite, un tour de manivelle en sens contraire, remet les mortiers à leur place, où la pièce de boïs Z, fai- sant massifavec le bloc Æ, les contient sous l'action des pilons. INota. Les deux crics IV IN, ainsi que la lanterne B, sont en fonte de cuivre, à cause de leur frottement avec les quarts de cercle M M, qui sont de fer; mais cette précaution devient inutile, lorsqu'une pareille machine est destinée à la triture des matières inflammables, Fr MEME: PLAN CH E, FIGURE z.m ! SIXIÈME PROJET. Moulin qu'une personne fait mouvoir, par le méme moyen que la machine précédente. A. LE vIER avec ses deux branches Æ, F, qui, levant et repoussant alternativement(ainsi qu'ila été démontré) les deux fuseaux oppôsés de la lanterne B, la font tourner du méme sens... Son axe portant le rouet C, communique le mouvement continu à la lanterne de la meule mobile. Cette puissance motrice est telle, qu'une femme ou un adolescent feroit mouvoir la plus forte meule. Il est inutile de donner la description des autres parties du moulin, on y adapteroit mon blutoir détaillé dans ma troisième machine. Voyez blanche 3.me PLANCHE qq po pp 4 DES à NE) ever D© al (“17) PLANGHE VI= BIGURE 1. SEPTIÈME PROJET. Mobile pareil au précédent, employé aux carrières pour l'extraction des pierres, moëllons, mines, etc. Carre figure n'a pas besoin d'une explication particulière: on ob- servera, 1.° quela traverse O qui porteles branchesÆ, Fdu levier 4, tourne comme la poulie d’un puits. Alors ces deux branches retour- nées, agissant en sens contraire sur la lanterne P', procurent la des- cente de la corde pour une nouvelle charge...; 2.° que pour obtenir plus de célérité, on ajouteroit au treuil C un tambour dont la circon- férence développeroit une plus grande étendue de corde à chacune de ses révolutions. Pareil moyen seroit infiniment utile pour tirer l'eau d'un puits dans deux seaux alternatifs. MEME PLANCHE FIGURES 2m ET 9m HUITIÈME PROJET. Perfectionnement des brouettes de transport pour en rendre la charge moins pénible au conducteur. Fieure II. Nouvelle coupe du caisson À placé de manière que son centre de gravité porte le plus directement possible sur l'essieu for- 5 RE A a TS> (18) mant le point d'appui du levier, qui est le brancard: alors son grand bras se trouvant moins chargé, procure au conducteur un soulage- ment considérable. NEUVIÈME PROJET. Mais je puis, en épargnant les frais de nouvelle construction, rendre les brouettes ordinaires susceptibles de satisfaire à la princi- pale condition de ce problème. Voici l'addition peu dispendieuse que je propose de faire à une brouette d'ancienne construction. Fig. 3.eme Je prolonge en B les deux jumelles au-delà de l'essieu, pour y adapter le massif de plomb C. Alors le brancard devient levier de premier genre; et la charge© de son petit bras, balançant une portion du poids que porte le grand bras, diminue d'autant l'effort du conducteur. A ee A doc ni Pur he. manne nu pére Dé Et» 75= mes PR te dt PS = mé. (49 ÿ PLANCHE VIlr FIGURES 1" gr 2." DÉDURENE ANE E SPIP OLJH.ES Te Brouelte servant ésalement& arroser les jardins el à transporter les fardeaux. 4: Brouerre dont le brancard est levé à la hauteur des bras du conducteur, et portant un baril C rempli d’eau. Les deux premiers montans£ B forment à chaque flanc un vide égal au diamètre de ce baril, ayant à ses denx fonds une douille d'arrosoir, avec un robinet qui reste fermé tandis qu’on le remplit par l'entonnoir D, et que l'on ouvre au moment de l’arrosage. Les dimensions sont telles, que le centre de gravité du baril cou- pant à angle droit, la douzième partie du brancard(considéré comme levier de second genre) le conducteur n’a sur les bras que le on- zième du poids. EUX PRIME NN CE Le jardinier, arrivé au potager, ouvrele robinet, et suivant le sen- tier qui sépare deux plates-bandes, les arrose simultanément, puisque l'eau jaillit des deux douilles opposées. Il continue cette double opé- ration en revenant sur toutes les parallèles; puis il referme le robinet pour empécher l'eau de se répandre inutilement. La fig. 2.°"% représente cette méme brouette ayant terminé le service de l'arrosage. Un gousset£, retenu dans quatre pitons par des clavettes, remplit à chaque flanc le vide qui contenoit le baril©; alors elle devient propre à transporter les matériaux, et son résultat est une double économie de force et de construction. EE< @) (20) MEME PLANCHE. FIGURES me pr 4me ONZIÈME PROJET. Brouette mêcanique servant decatapulte pour lancer quantité de grenades à-la-fois, de manière qu’en cas de surprise, l'ennemi ne puisse en faire le même usage. La fig. 3.me représente la machine prête à faire le service, et sa construction est détaillée fig. 4." A. Caisson contenant les grenades, mèches, étoupilles, etc.(Son couvercle est revétu de tôle, pour le préserver des accidens du feu.) On voit qu'il est construit et placé de manière à peser le plus directe- ment possible sur la roue dont la largeur des gentes ajonte au soula- ment du conducteur. D'ailleurs, toutes les parties de la mécanique se replient sur le brancard pour la facilité du transport. B B. Sont les deux montans qui portent cette mécanique; leur base est soutenue par deux goussets©, et les crochets de fer D servent de contre-fiches à leur partie supérieure qui se rabat, moyennant deux charnières Æ. Ces montans recoivent, dans une entaille, les tourillons de l’axe#, retenus par deux chevilles qui donnent la facilité de l'enlever au be- soin; cetaxe F porte d’un côtéles deux bras G d’une bande de fer Æ, qui, percée de dix trous, contient autant de grenades posées à demi- diamètre; de l’autre côté est adaptée la petite tringle Z terminée par une boucle recevant le nœud d'une corde X filée en laiton. L'autre bout de cette corde est attaché à l'extrémité d'un ressort spiral M, ayant pour centre une traverse de fer carrée, fixée horizontalement aux deux jumelles du brancard.(Si ce spiral n'’étoit pas assez fort, on emploieroit un ressort à la dalème, ou une arbalète.} Sos— a EEE: mme=— ( er) EXPÉRIENCE Quantité de brouettes pareilles peut former une batterie masquée par une ligne de bataillon rangé. Alors chaque conducteur dresse la mécanique ainsi qu'on la voit fig. 3." et 4."°; etla bascule composée des pièces F, G, FH, se tient horizontalement par le moyen du rochet et son eliquet O.... Puis prenant dans le caisson 4 le nombre néces- saire de grenades, il les place sur les trous de la bande Æ, en couchant la fusée ducôté de la rainure P, le long de laquelle il ne fait que poser une étoupille qui leur communique simultanément le feu. Au même instant il tire le fil de fer Q, tenant à la queue du cliquet O, et la bas- cule s'échappe jusqu’à la ligne ponctuée#, lançantles grenades dont la parabole est suffisamment élevée pour ne pas blesser nos défen- seurs, en allant, par dessus leur tête, porter le désastre parmi les bataillons ennemis. Comme l'effort de la détente doit donner à la brouette une secousse qui pourroit déranger sa direction, j'ai adapté aux extrémités de l’es- sieu, les deux fourchettes de fer À, soutenant les deux côtés du bran- card, et rendant la roue immobile d'autant plus, que son recul est empéché par la pointe que l'on voit sous les deux pieds#. Dans le cas d'une surprise qui forceroit d'abandonner quelques- unes de ces brouettes, on les rendroit incapables de servir à l'ennemi, en Ôtant et emportant avec facilité la bascule 7", G, H. Il est aussi facile de démonter la partie supérieure des montans P, qui ne tient qu'aux fiches des charnières E; alors il ne reste que ls caisson 4 qui peut, dans tous les cas, remplir le service des brouettes ordinaires pour le transport des fardeaux. (22) DEL AN CHE: VII” FO GO RES xt oeTrsne DOUZIÈME ,PROTJE,T: Espèce de brouette mécanique pour la moisson; l'homme qui la conduit faisant le service de plusieurs MOISSONTEUTS. is figure 1.'° représente la brouette 4, supposée en activité. Fig. 2. Plan détaillé de toutes ses parties. B. Angle précurseur, divisant les blés en deux sections qui, se pressant dans les gorges C, tombent sous le tranchant des deux lames D, tandis que deux tringles Æ, considérées comme bras, rassemblent deux autres sections, que tranchent également les deux autres lames obliques FF. Il en résulte quatre javelles à chaque pas du conducteur. G. Petite rampe qui dirige latéralement la chute des javelles, de manière à ne pas se trouver sous les pieds du moissonneur qui, allant et venant le long de son champ, abat autant de blé qu'il s'en rencontre à l'ouverture des deux bras££. Une pareille machine présente des inconvéniens, principalement celui de donner des secousses capables d'égrener les épis trop murs. Le désir du succès m'a fait imaginer la suivante: (28) MEME PLANCHE. ÉGUR ES D EP. TREIZIÈME PROJET, Æutre brouette mécanique pour accélérer la moisson. SA construction plus simple a l'avantage d’être plus expéditive, et de produire, avec moins de résistance, des résultats satisfaisans. DÉMONSTRATION. Æ. Poulie verticale adhérente à l’essieu, avec sa corde sans fin PB, qui fait faire deux tours à la poulie horizontale© moitié plus petite, et dont l'axe est commun au rouet D, armé de huit faucilles Æ Chess mer 2e La bande de fer F", servant de platine supérieure, est représentée rompue(fig. 2.%) pour laisser voir la continuité de direction hori- zontale que donnent à la corde B les petites poulies de renvoi G, H. FCPI EN CF. À mesure que la brouette avance, les deux extrémités angulaires de son brancard rassemblent les tiges de blé qui, saisies et entraïnées par l'action successive des faucilles Æ, contre la partie Z, de la tra- verse À, sont tranchées en huit javelles pour chaque tour de roue; et forcées par l'élévation de cette traverse, de tomber parallèlement au bras droit du brancard, de manière à laisser le passage libre au conducteur qui récidive ses opérations à son retour, comme avec la machine précédente. On voit, fig. 1.**, que le rouet tranchant D, placé au-dessous de la traverse À, fait sa coupe toujours égale à la hauteur que l'on veut laisser au chaume. ( 24) PPELA ON CHE FX QUATORZIÈME PROJET. Machine économique avec laquelle un homme fait agir facilement deux martinets de forge ainsi que le souffler. am à 1.7, Profil de la machine. Fig. 2.% Plan de sa construction. A. Roue que l'homme fait mouvoir moyennant les chevilles qui divisent sa circonférence. La longueur donnée à son rayon pour vaincre la résistance des martinets, formant un angle plus grand que celui de ses deux sup- ports BB, proportionné à l'étendue des bras du moteur, le sole est creusé pour recevoir l'excédent de sa partie inférieure. C.Moyeu portant de chaque côté quatre broches de fer D qui, pressant alternativement le petit bras des martinets Æ, F', leur donnent quatre échappemens à chaque révolution de ladite roue 4. On voit que G G sont les deux tas sur leur billot. DÉMONSTRATION. En supposant de 25 livres la gravité du premier martinet Æ, le petit bras qui n'est que la sixième partie de son levier(afin de lui donner le degré d'ascencion nécessaire} doit produire une résistance de 125 livres; mais le rayon de la roue 4, multipliant cinq fois celui des broches D, rétablit l'équilibre de sa puissance; donc l'effort du moteur se réduit à 25 livres(force moyenne), et l'alternative du se- cond martinet F supposé de 18 livres, lui procure un soulagement qui ménage ses forces. Quant à l'action du soufflet, elle est opérée par une manivelle adaptée à l'une des extrémités de l'axe portant la roue A, PLANCHE (25) PIRE A N:G{H VE, Xe QUINZIÈMEÉE PROJET. Pont économique d'une seule arche susceptible d'être dé- monté et transporté suivant l'exigence. L A construction simple de ce pont en démontre assez les avantages. Ses deux premiers supports B B formant un angle de 45 degrés, ne peuvent fatiguer ni écarter la culée, puisque leur effort agit sur la base... et les deux seconds C C, dont ils appuient plus d'un tiers de | la portée, sont retenus dans l’entaille de la pièce A, servantdeclef, | qui contient en méme-temps horizontalement les deux sections de la traverse D D. Il en résulte une solidité telle, que plus le pont est chargé, plus ses parties tendent à réunir leur force mutuelle. On voit qu'en déplaçant la clef 4, il est facile de démonter les autres pièces de bois assemblées par des chevilles: ainsi l'on peut transporter aisément ce pont, et le rétablir par-tout où son secours est nécessaire. DES ge F3_— a Æ ee er 7e j Lie ETES et ( 26) PE AINCCHE AXILE SÆIZIÈME PROJET Machine simple et peu dispendieuse, pour amener sur la grève les trains de bois par coupon, afin d'épargner aux malheureux déchargeurs la peine rigoureuse de travailler journellement dans l'eau. La figure 1." représenteuntraineau À, qui, par le moyen d'un cabestan placé au haut de la grève, va chercher en pleine eau le premier des coupons dont le train est composé. La fig. 2.% est ce même traineau amenant ledit coupon à l'endroit de la grève, où l'on se propose de le décharger à sec. Fig. 5." Plan de sa construction. Le traineau 4 est conduit par deux bras de fer BB, auxquels sont attachés les deux cordes jumelles FF, qui passent dessous le cou- pon, et reviennent en-dessus, s'envelopper sur le cabestan mu par quatre hommes. Ces deux bras B B forment bascule, pour que l'extrémité arrondie € du traineau puisse passer facilement sous le Coupon( fig. 1.) jusques aux deux montans B B, étant forcés de se relever, par l'attraction des cordes jumelles#, forment deux leviers qui, après avoir avancé le coupon sur le traineau, ramènent l'un et l’autre (Hg. 2.%) quoique les moteurs du cabestan continuent de tourner toujours du méme sens. Æ. Est un angle formé de planches, pour écarter le vase qui engorgeroit les quatre rones G, lesquelles sont placées à l'intérieurdu traineau, afin de ne point toucher au Coupon voisin, dont on a détaché celui que l'on met à terre. | (27) . Les deux parties inférieures de cet angle sont à charnitres, pour ñe point faire résistance au traineau lorsqu'il entre dans l'eau. On voit, au contraire( fig. 1.°), qu'elles sont obligées de se relever, par la direction du traineau qui plonge obliquement, pour prendre le dessous du coupon. | ! ee FEES re me 2 al gs = mb CRE Berrr nn A bn=> 53e er EE ee A 5 oo ns ins scan méntsstes É= (28) PH AN CHE XILE? FT CG DOS a ons RMS DIX-SEPTIÈME PROJET. Machine, dite parafeu, pour sauver les incendiés avec leurs effets les plus précieux. Ce EE: fig. 1. représente la coupe d’une maison incendiée, et le profil de la machine parvenue à la croisée supérieure de l'escalier, intercepté par les flammes.(On la voit de face, fig. 2.%°) C'est une boîte 4 que je nomme parafeu, laquelle est formée d'un léger assemblage pour contenir, assis de front, deux individus de l'un ou l'autre sexe.(La construction en est détaillée fig. 3.%*, où l'on distingue le dessous du siége, en forme de coffre, pour renfermer les effets précieux.) Le volet 2 sert d'entrée et forme un pont en se rabattant sur l'appui de la fenêtre, moyennant les charnières C€. D. Anse mobile dans les chapes£ E, fixées aux côtés de la boîte, A qui monte et descend, suspendue à une corde par le moyen de la poulie F placée à la croisée supérieure de l'escalier. 11. Deux roulettes avec leur essieu À, formé d’une bande de fer attachée horizontalement sur le dossier de la boîte dite parafeu. Leur voie ayant plus d'étendue que l'ouverture d'une croisée, voici les di- vers avantages qui en résultent. 1.° D'appuyer solidement le parafeu 4 contre les entre-croisées; 2.9 de maintenir l'à-plomb par le moyen des clous aigus dont elles sont hérissées.( Ces pointes s'agrippant sur le mur, produisent un 3.me avantage, celui de modérer l'effort des hommes qui d'en bas 1” = F ES ARRET TE AR (29) pésent sur la corde pour ne laisser descendre que peu à peu et sans secousse, le parafeu contenant les incendiés;) 4.° de faire couler ledit parafeu sur les saillies, bandeaux, corniches, moulures, etc. L, M. Petites poulies cylindriques pour adoucir les frottemens de la corde maintenue par l'anneau N, perpendiculairement à leur gorge, lequel anneau sert aussi à soulever le parafeu pour aider les roulettes{1 à franchir les parties du mur qui présenteroient trop de saillie. On remarquera que le vide, formé par la voie de ces roulettes, livre passage aux balcons qui, sans cette précaution, accrocheroient le parafeu, soit ascendant, soit descendant. Enfin, un vernis incombustible, dont la boîte 4 et sa corde seront enduites, les préserveront de l'action du feu. Nota. Pour plus grande sureté, cette corde pourroit étre filée en laiton. OBSERVATION IMPORTANTE. Chaque propriétaire de maison seroit invité, au nom de leur propre sureté, à faire sceller à la croisée snpérieure de l'escalier, le bras de fer portant la poulie Æ.(Fig. 1.9) Cette poulie s’y accroche- roit à l'instant, moyennant quelle seroït déposée à quelqu’endroit voisin de cette croisée. Une pareille dépense est bien modique en comparaison des malheurs dont elle seroit le préservatif. Quant au parafeu À, il y en auroiït un dans chaque corps-de-garde de pompiers, ou chez le commissaire du quartier, qui veilleroit à som entretien. La construction n’en seroit pas à charge au gouvernement, moyen- nant un sol additionnel sur les impositions. ( 35:) EXP RTE NICE: À l'arrivée des pompiers voiturant ledit parafeu tout préparé, un des incendiés réunis à la fenétre de l'escalier dont les étages inférieurs sont interceptés, n'a qu'à Jeter le bout plombé d'une ficelle enduite du susdit vernis incormbustible. Un pompier d'en bas y attache la corde qui suspend le parafeu 4; l'incendié la retire aussitôt, et passe dans la poulie l'extrémité de cette corde qu'il fait redescendre au méme instant. Alors, le pompier, aidé d'un autre homme, fait monter le parafeu jusqu'à l'endroit où sont les étres intéressans dont la situation solli- Cite priorité de secours. Malades, infirmes, vieillards, femmes, enfans, sont mis, deux par deux, dans la boite 4, par le plus coura- &eux d'entre eux, qui s'y place le dernier.( La force physique et morale que donne le sentiment d'humanité, n’est pas d’un exemple rare chez les français.) é Néanmoins à ce défaut, un pompier rempliroit ce service en s’introduisant par le toit voisin, dans cette partie de la maison incendiée. Dès que les pompiers d'en bas ont fait descendre le parafeu et qu'ils en ont retiré les deux infortunés par le volet B que l’on a eu soin d'accrocher, ils remontent ledit parafeu pour sauver jusques au dernier. La simplicité de cette machine sans appréts, d'un transport facile, et devenue d'autant plus sûre par son enduit incombustible, rend le secours assez prompt pour éviter les funestes progrès de l'incendie auxquels s'oppose puissamment le service non interrompu des pompes; progrès que d'ailleurs chacun est intéressé à prévenir, en se hâtant de requérir les braves pompiers dès les premiers indices du danger.| (31) MÈME PLANCHE. FIGURES 4me pr 5.me DIX-HUITIÈME PROJET. Deuxième parafeu dont la direction évite la rencontre des flammes. Les fig. 4." et 5." représentent la coupe de la maison incendiée, et de celle qui lui fait face, dans une rue de moyenne largeur. A. Boite plus alongée que la précédente, pour contenir les indi- vidus debout. B. Volet qui leur sert d'entrée et de pont rabaïssé sur l'appui de la croisée. On voit que la direction de ce deuxième parafeu, formant un angle dont la base est égale à la largeur de la rue, les flammes ne peuvent l'atteindre à son passage de la maison incendiée, à celle vis-à vis où l'on retire les individus que l'on a placés dans cette boite, (ainsi qu'ila été démontré, pour le 1. parafeu, à la page précédente.) Quant à ses agrès et à ses manœuvres, on en trouvera la descrip- on détaillée page suivante, qui indique un troisième moyen d'ar- racher à la mort les victimes du feu. DA (32) P L AN:C"HaÆr ox TI T Er D I X-N EU VITE ME PAR OJ ET. Troisième parafeu pour les incendiés, joignant à l'avan- tage du précédent, celui d'accélérer les secours avec commodité et sureté. A4 A. Boirss jumelles contenant chacune deux personnes assises, montent et descendent alternativement, suspendues à la corde 4,- moyennant la poulie B, dont le bras en fer porte une petite traverse terminée par deux petits croissans, fig. 2.%° La corde C, pliée en deux, est tendue obliquement de droite et de gauche, pour que lesdites boites 7 puissent s’écarter de la perpen- diculaire des croisées du milieu, qui sont celles de l'escalier inter- cepté par Les flammes. D. Pince de fer enfoncée entre les pavés. On y voit attaché un bout de la corde€, dont le milieu se trouve retenu dans les petits croissans de le traverse F.... l'autre bout de cette corde vient s’envelopper sur le treuil du cric G, où elle se tend par l’action d'une manivelle, jusqu'au degré nécessaire, et y est maintenue par un cliquet et son rochet, fixé au tourillon du treuil. Avant d'attacher chaque bout de la corde©, on le passe dans les chapes des petites poulies£ Æ, formant deux points d'appui à cha- cune des boîtes 4, qui, sur cette corde tendue, coule librement, soit dans son ascension, soit dans son retour quedirige l'autrecorde H, nouce à un anneau sous le fond de la boite; par ce moyen, un pompier d'en bas, tenant cette corde Z1 de la boite descendante, la contient en avant, pour lui éviter, sur son côté, la rencontre des balcons, auvents ou autres saillies. Pendant ce temps, un autre pompier pèse sur la pareille corde H de bte en Um UN ET RUE TE rt (33) de la boiteascendante, pour modérer la précipitation de sa jumelle, chargée des deux incendiés et de leurs effets précieux renfermés sous leur siége. Lorsque ces deux infortunés sont parvenus à terre, et tandis qu on les retire par le volet 7, on en place deux autres dans la seconde boite 4, qui se trouve montée à la hauteur de la croisée de secours, ensorte qu alternativement, et Sans perte de temps, on peut sauver aisément tous les malheureux que la mort menace au-dessus de l'étage dont l'escalier est embrasé, et sans qu'ils soient incommodés par les tourbillons de flamme ou de fumée.(On remarque, d'ailleurs, que la partie supérieure des boîtes 4, forme deux joues semblables à celles d'un fauteuil, dit bergère, et que l'on peut la couvrir d'une toile enduite du vernis incombustible, mentionné page 28 à l'article de mon premier parafeu.) Il est également inutile de répéter ici l'observation détaillée au même article, relativement à l'obligation des propriétaires, de faire sceller le bras de la poulie B, laquelle s’y accroche au besoin, étant, comme je l'ai dit, déposée à quelqu'endroit commun du dernier étage de l'escalier. EXPÉRIENCE Les pompiers ayant voituré les boites jumelles 4 4, garnies de leurs agrès, au lieu de l'incendie, il ne s'agit que de passer dans la poulie B l’un des bouts de la corde 4, et de poser entre les deux croissans de la traverse F, le milieu de la corde€, dont les extrémités pendantes sont aussitôt attachées par lesdits pompiers, à la pince D, et au cric G. J'ai indiqué, page 28 à l’article de mon premier parafeu, la manière de faire parvenir promptement aux incendiés les cordes qui sont nécessaires à la manœuvre, etc. (54) PEANCGHE NEVE VIN GTIE ME: ER O JET. Quatrième parafeu n'exiseant aucune espéce de frais de la part des propriétaires, pour sauvér avec célérité les individus et les objets précieux, par La maison voisine, SerTVaril également aux(TAavaux extérieurs des pont piers 5 plombiers, maçons, badisgeonneurs, etc. LÉ figure 1. représente une ligne de croisées de la maison dont l'escalier seroit intercepté. La 2. est la maison voisine à laquelle on voit le parafeu disposé pour le secours. Cette espèce de cage 4 s'ouvre à ses deux parties latérales pour former les deux ponts B-B( fi. 2.%, 3." et,4:4), lesquels s'abaissent et se relèvent, moyennant les charnières€€, et les deux cordes D D... Celles-ci sont attachées aux deux petits treuils Ë E, dontelles se développent pour baisser simultanément lesdits ponts, moyennant une ma nivelle commune à ces deux treuiis, mise en action par un pompier. I". Bande de fer portant à ses extrémités deux roulettes G G, pareilles à celles de mon premier parafeu, et dont les divers avantages ont été détaillés page 28.( On remarquera que celles-ci ne tournent pas sur l’essieu, mais dans une chape à pivot, afin de conserver tou- jours la direction perpendiculaire du parafeu, dans le cas où, plus chargé d'un côté, 1l viendroit à quitter la ligne horizontale). Le vide que forme le diamètre des roulettes G, entre le muret le dossier du parafeu 4, lui évite la rencontre des balcons; et l'alèze. 1, fig. 4, adaptée avec charnière à chaque pont, remplit ce même no 25 ph 7 08 DT me — ne. LES (35) vide, pour empècher les incendiés de tomber le long du mur. Pareil accident leur est évité en devant, par une petite rampe qui se relève ets’accroche solidement au-dessus dechaque pont.(Fig. 2. et 4.) EX PRRIENC-E. Deux pompiers montent dans la maison voisine de celle incendiée (fig. 2.%), et ne font que poser contre l'embrasure de la prochaine croisée de l'étage supérieure, une espèce d'échelle©, à laquelle s’agraffe une potence de fer, en patte d'oie, portant sa poulie, dont ils sont munis( fig 2."), ils font redescendre aussitôt la corde 77, à laquelle les hommes qui sont en bas suspendent le parafeu 4, ayant ses deux pont levés, comme à la fig. 3."*, et le montent jusqu à la croisée immédiatement inférieure à celle qui porte la poulie. Les deux-pompiers y sont alors descendus, et l’un d'eux entrant dans ledit parafeu, par son ouverture M, rabat les ponts B B, moyen- nant la manivelle commune aux denx treuils Æ Æ, de sorte que le premier de ces ponts se présente à fleur de la croisée où se trouvent les incendiés, qui s'y mettent successivement, et se trainant, (pour ainsi-dire) à quatre pattes, parviennent bientôt, et sans aucun risque, à l'intérieur du parafeu, d'où les pompiers les retirent par la susdite ouverture M. .. On remarquera qu’à cet endroit il y a un 9.me petit pont à charnières qui se rabat sur la croisée de secours. Le second pont B, dont l'alèze Z et la rampe sont restées phées, sert alors de contrepoids, parle moyen de la corde X, sur laquelle pèsent les hommes d'en bas, pendant le passage des incen: diés. Quant aux paralytiques, infirmes ou enfans, un des pompiers passant sur le pont, va les chercher dans l'intérieur de la maison. Lorsqu il n'y a plus personne à secourir, et que l’on a sauvé tous les effets précieux, un des susdits pompiers relève les ponts; et le parafeu redescend comme il a monté( fig. 3.w), sans pouvoir 5* (36) étre atteint par les flammes.( D'ailleurs il est, ainsi que sesagrés, enduit du vernis incombustible annoncé page 26, article de mon premier parafeu. On remarquera que les deux ponts B varient leur service suivant le côté droit ou gauche le plus prochain de l'incendie. Cette machine simple, très-expéditive et peu dispendieuse, seroit aussi d'une grande utilité pour porter les tuyaux de pompe aux endroits inaccessibles, comme pour démolir des parties exté- rieures.... Les plombiers, par exemple, les maçons, les badi- geonneurs ou autres, y trouveroient beaucoup plus de sureté; et leurs fourneaux, leurs outils seroient réunis sous leur main, à l'endroit le plus élevé d’un bâtiment. (87) PA ONE GER BeurXe Ve E LGU RES. r'é# pr. 2.0 VINGT-UNIÈME PROJET. Perfectionnement du cabestan pour accroître sa force. L: fig. 1.%° représente le profil de ce cabestan. La fig. 2." est le plan de sa construction. A. Arbre dont les quatre bras ont douze fois la longueur de son rayon; à sa partie inférieure est adapté le pignon P qui engrène avec Je rouet C. Ce rouet, fixé au treuil D, quadruple la puissance de l'arbre 4 qui, mu par quatre hommes, peut vaincre une résistance de 4400 livres. E E. Sont deux crochets pour cramponner le cabestan en terre. On juge combien ce cabestan acquerroit de puissance par la prolongation de ses bras; il en résulteroit une grande économie en employant beaucoup moins d'hommes pour exercer une force consi- dérable. NM EM FE. PE AN CEE: FIGURES 3m gr 4.me VINGT-DEUXIÈME PROJET. Perfectionnement du Cric. 4, Cric ordinaire adapté à la pièce de bois Z, où il est contenu par +7»=__— ( 58) la contrefiche€.(On en voit le profil fig. 3."°; la 4." en est le plan. La pièce de bois B est traversée de celle D, sur laquelle s'élève un montant£ garni d’une cheville qui, dans son entaille F, sert de point d'appui au levier# dont le grand bras est levé et baissé par le rà- teau G du cric 4(représenté coupé pour en laisser voir l'intérieur), de sorte que le petit bras du levier F double sa puissance sur la pince 1, qui, appuyée sur le boulin 7, forme un second levier dont le grand bras à quatre fois la longueur du petit. Il en résulte pour lever la pierre À, une force six fois plus puis- 2 sante que celle du cric vulgairement usité. L'assemblage des pièces BB, D D, II, et des contrefiches C, M M, détaillées fig. 4."°, donne à cette machine simple toute la solidité qu exige son plus grand effort. Dh* ( 59) PLA NCHE:X.V Er VINGT-TROISIÈME PROJET. Moulin à bras dont la puissance est considérablement augmentée. For 1. élévation de la machine. A. Levier dont les oscillations font tourner consécutivement la roue du moulin, moyennant la fourchette B.' On voit, 1.9 la supériorité proportionnelle de son grand bras. 2.° Le soulagement que donnent le balancier€ et le volant D au moteur de la manivelle Æ, d'où il résulte qu'une femme ou un ado- lescent peut, avec facilité, faire mouvoir le plus fort moulin dont la résistance commune est de 100 livres. OBSERV A4 TION Pour déterminer invariablement le mouvement de rotation, la fourchette À forme un levier dont les bras changent alternativement de longueur sur une cheville F qui leur sert de point d'appui; de sorte que l'extrémité inférieure G, poussée par l'ascencion du levier A contre cette cheville, fait faire un demi-tour à la manivelle de la roue; et l’autre 7, devenue le grand bras, décrit une portion de cercle relative au rayon de cette manivelle, qu'elle force de quitter la perpendiculaire pour descendre du côté opposé, lorsque le levier 4 vient à baisser.| Le petit bras du levier-Z est recourbé, afin de donner à la four- chette# la longueur nécessaire. Autrement, pour conserver à ce levier l'égalité d'action, il eût fallu placer la roue à une hauteur qui seroit devenue plus incommode et plus dispendieuse par l'élévation de la charpente. ( 40) La fig. 2." est le profil des deux jumelles de la partie de cette charpente qui contient lelevier 4, et l'axe coudé du volant D.(Cette partie avancée est représentée coupée; fie 2, Dour laisser voir l'effet de ce premier mobile sur la queue dudit levier.) II, Est la caisse de mon blutoir détaillé page 8 chapitre de mon 3.me projet.: PLANCHE Es" 2 de#2 di "$ tte {ta où 101 HE (41) PLAN EE EAUX VAE" VINGT-QUATRIÈME PROJET. Machine à bras, d’une grande force, faisant agir sans rouage quatre marlinels de forge, et six pilons pour triturer La mine de fer. DHESCITERTE L'OMN A. Bascuze verticale qui, par son mouvement alternatif, donne celui de rotation à la manivelle du volant B. L'axe coudéde ce volant met en action le levier©, dont le petit bras levant et baissant la pièce à deux râteaux É Æ, fait tourner le treuil Æ, garni à ses extrémités de deux grands volans G. Cetreuil Fest lardé de doubles cames ou chevilles 7, qui succéssi- vement baissent d’un côté le petit bras des quatre martinets Z, et lèvent de l’autre les six pilons À. Un pignon L, fixé à ce treuil, n’est denté qu'a sa demi-circon- férence, afin de ne pas contrarier l’action alternative des deux rü- teaux£ E, dont l’un lui fait faire un demi-tour, de bas en haut, et J'autre achève sa révolution de haut en bas.( La première et la dernière dent de ce pignon sont à cliquet, afin de passer librement d'un räteau à l’autre, au moment de leur reprise.) La pièce de fer à double râteau£ Æ, porte du hantet du bas, les queues M M, qui contiennent sa direction perpendiculaire entre les quatre poulies N NN, Hixéesau montant OO, lequel est représenté comme transparent, par des lignes ponctuées, pour laïsser voir la partie essentielle de cette mécanique, placée au-dedans de la cage. On conçoit et la facilité et la continuité de force que procurent la bascule À, etles trois volans BP, G G, au moteur placé en P, qui est la main de ladite bascule 4. ( 42) PL A NC H:EAX VAT Er VINGT-CINQUIÈME PROJET. 4 Machine à cabestan qui met en action douze meules à i aiguiser et polir, pour la fabrication des armes blanches. C ETTE machine, par la construction de sa charpente, figure sur le terrain une croix de St.-André, de sorte que la perspective ne pré- sente que la partie de devant contenant six meules avec leursauges F. A. Est l'arbre des deux roues B, C, lequel passant à travers le plancher, forme cabestan dans un souterrain où, soit des hommes, soit des animaux, font mouvoir la machine. On peut de mème y em- ployer la puissance d'un courant d’eau par le moyen d'une roue à godets,(comme il a été démontré Planche IIT.) B. Roue supérieure qui fait tourner à droite les deux treuils D D, garnis de six meules, dont trois grandes et trois moyennes. C. Roueinférieure qui, prenant en dessous les deux autres treuils E Æ, les fait tourner à gauche, afin que les douze meules,{ quoique opposées, présentent leur action dans le même sens, aux ouvriers placés en G GG. G Cette mécanique est aussi commode qu'expéditive pour aïiguiser et polir les armes blanches que l'on pourroit forger dans le même local, en y joignant la machine précédente, planche XVII. PEN TP TR DER re En RS—== Le rs  rt sn an Es, 11 mac. Je ÉNME SN Ar ot 2 6 M MS ah M nes ae Ver Eee Lerson Tel, PLANCHE ere e ae A LS re CN ns. DURS ape NAN LE ES SE res eme LE Fe- ï= Rep Emme FPT TT ES PPS TRETE TUE SD ARRET AT D d e FR A TDR à LT TOC EST TE ET TPE FRANCE, El A DT LL LL LL 2 CLS WU L NN LAN LÉ 4= sl Ë É __pf ==|| nn:| ne L ! 41 Te 1 Le à E L- = lai d 1] . Le il LL= H 12 —_ EE ES ——_— ne + LE En—— ll =>— = à I |,|(: | Das L | PLANCHE. 0 ro I OO 0 0 ww (ER#4 Le 4 FE J NES Ho ET IN res DE 0 res Person Del. à = HU l ET de Me! h st)} ; : à mm Ta JO j dl it se PLANCHE TT a Person Del. Go Mar pérenne Eco, sis NAS { Jl | |)| J /////) Y W//) V W/) PLANCHE NY, een ——= EEEEEEEEE————_—_—,—s TE NT+ Er LIL Lu Il M DT NN QU (f ml HOTTE EF ANA HA X|| = HE N HE 4 NN | | Il IL / ll EE——|| Al MN TT(ll ALL lil || III |—— a —= Hit—= ={ll=| —[NII==) ——| A=— — Tnt—_———————(ill——= |||||| l|l [III Ill ||||| {||| [ll Ill ||| = Eu|—= dé| [l|| Il | Zerson D) el, PI LA I qi j} Re @ @< 4 DZ L 7: KS SZ L 2 À < < N N NN NN NN = l |&‘à‘ LL. PLANCHE VIL. f SES VA pl—= sa S pl EE————_— aa]———————— D—= ER {LE—|||= Je EEE—— \\ N W AV | 09900000€ RE re CRETE= SRE| YU PLANCIE VII. Vol LE de Lerson Del, PLANCHE IX, Al Ho Di ITTI LL 1108 =- = DZ CZ Le= ml LC EE 5 ME EE{ HR a ln=—|| LR PTT EEE EEEEEE——_—||=== AI =====—\ 1E——\k —_==;=\S Z==\R NN |= NN N NL NN __ÉR_— =_— HE A0 24 Aie=. nn- à N à ==(mn LS| hi = ET L NN N Ÿ NN N NN NX NN N Nù= ——=") — : mn + SR Gp mm a De Lors?7? Do ” k à =" | | PLANC Ù 22 Lg A mu) EN c© = He od QU a__— ==— CT Fe. SKK Im C Zrson Lel PLANCHE XIII. ÿ LE LL LLLL LL, À & SS LAS ZX, EE n SN 2. SK KES RUN RÉ KR Se NS N À \ 7 CL, C4, NS V1 ZE Le CL LL LL PL LL Zryonr Del, Év— nE ne Rés À nn = PLANCHE CE EN 7 À a LÉRTRS R Ë ans AS d #" 3 1 \ ‘ . À Î à Fa PLANCHE XV, Bu NU \\NA ND ÿ| (Ve| fl LUI 4 y) pl Fa 2 27 S'O7È LEA Et h CT CL b * HS Mu IT: pen 6 dm ss Se OO PRE, 2008 5 PLANCHE XVI. Lhrsor el. 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