5.— * 5 . 7 14 N 2 3 1 . 1 1V 4 4 41 4— 4 3 K ₰— 4 X 2 8— 7 41 6 — 1 —& ——ͤ 48 5 S e————— A— . — RECHERCHES SDR LINYFTVUENVCE * L A LUMIERE SOLAIRE Pour mètamorphoser Pair fixe en air pur par la végétation. Ac des expériences& des consederations propres d faire connottre la nature des sabstances aerlformes. PAR JE AN NE BBR Ministre du Saint-Evangile& Bibliothecaire de 1a République de Genève. 21171 N 4 3 A CCE VE VE, — 2 7„.* 8 Chez BARTNHELEMI CHIR OL, Libraire. * F Ox trouve chez le mème Libraire: Memoires Physico-Chymiques sur J in- ANuence de la lumière solaire pour modisier les Etres des trois rogues de la Nature& siirtout ceux du regne vegetal, en 3 volumes avec fig. dont celui- ci est une continuation. EN N. Page 37 ligne 7 mesures, lise: onces. — 145 20 ᷑labore, Elabora. — 202 22 feuilles, acides. 290 15 if e air nitreux. — 322 8 trois mois, sept mois. r 10 3—— N EER HE. L E s nouvelles recherches que j'a- vois annoncèes dans mes Meémoires Physico- chymiques, imprimés en 1782, ayant un extérieur plus chymi- que que celles qui ont paru, je me vois forcé de faire'apologie de la Chymie, que des Naturalistes celebres voient avec peine s'initier à leurs tra- vaux,& sur-tout à l'ëtude du règne vẽgẽtal. Mon respett pour leur Opinion m' engage à faire connottre les fonde- mens de la mienne,& leur amour pour la vérité me fait espęrer qu'ils se trou- veront heureux d'avoir un nouveau moyen pour la découvrir. Convient- il d employer la Chymie dans l'ëtude de la Physique, de PHis- toire naturelle, des secrets de la veg. tation? Cette question me semble un 2 77 n exorde important à cet ouvrage;& si elle w'est pas approfondie, autant qu'elle mèriteroit de Peètre, elle fixera du moins, pendant quelques momens, les yeux sur des objets intèressans& utiles. Il est evident, que si les loix seules du mouvement pouvoient expliquer tous les phénomeènes de la végétation, il seroit inutile de chercher de nouveaux moyens pour les penëtrer. Mais, si les excellens Philosophes qui ont observè avec tant de dextéritè& de génie les végétaux; si les GRE, les MATPICEH᷑, les DuhAMEELV„, les BONNET ont 4 peine fait connoitre anatomie végé- tale; s'ils ont si peu avancè la physio- logie des plantes, en scrutant leurs fibres, en suivant leurs vaisseaux; s'ils ont à peine connu les fluides qui les animent, on deésespérera d'aller plus loin qu'eux, en employant leurs n 5 moyens, parce qu'ils en ont tirè tout le parti possible. Ce n'est donc qu' avec de nouvelles lunettes qu'on pouvoit raisonnablement espèrer un nouvel ho- rizon,& peut-&tre de nouveaux passa- ges à de nouvelles vèrités. Je crus donc que la Chymie pouvoit me servir pour pënëtrer la physiologie végétale,& je sentis on importance dans cette ètude, par Pheureuse appli- cation de cette science au règne animal & au règne minèral. Ce n'est pas inu- tilement qu'on a analysè le sang, la hile, le suc gastrique, les pierres& les mètaux; ce n'est point inutilement qu'on applique la Chymie à l'art de guèrir. Si donc la nature ne désavoue pas toujours dans ces cas les formules des Chymistes, ne doit-on pas espèrer avec confiance les mèmes succès dans d'autres occasions? Par- tout où il ya des composès, il 4 1¹ 4 ya des composans; les qualités des premiers rèsultent nécessairement des qualitès des seconds qui les forment; mais croit-on qu'il ut possible de con- noitre le composè en ignorant ses com- posans, leur nombre, le moyen de leur union? Pourroit-on acqułrir ces con- noissances, sans sèparer les Elèmens du mixte, sans les réunir ensuite, sans produire les effets du corps qu'on ob- serve dans la combinaison des parties intégrantes qu'on a cru y découvrir?ꝰ Cette voie me semble annoncer la logi- que la plus rigoureuse, mais cette voie est Srseiserent celle qu'une Chymie eclairèe suivra toujours. Pourquoi regarde- t- on communé- ment la Chymie comme une science si Etrangère entre celles qui S occu- pent de la recherche des phénomè- nes naturels? Je n'en vois qu'une rai- son, C'est que le préjugè domine le r 6 Philosophe comme celui qui ne Pest pas; cependant, quand on y fait une sèerieuse attention, on dècouvre bientòt que la Chymie n'est autre chose qu'une branche de la Physique expérimentale, & une de ses branches les plus utiles; pourroit- on mème espérer à prèsent des progrès considèrables dans ce qu'on appelle la Physique& Histoire natu- relle, sans le secours de la Chymie: Mais, comme je n'imagine pas qu'on puisse connoitre une machine, quand on a fait remuer ses læviers, mouvoir ses ressorts, lors mème qu'on a conu le plan genëral de toutes ses parties, dessinè scrupuleusement son ensemble avec ses détails, tant que Lon ignore la nature des matériaux employès à son exècution,& leurs rapports avec les effets quꝰ ils doivent produire; de meème, on sentira l'impossibilitè de se faire une idée juste d'une pierre, après avoir 4 A ( VII) estimè sa duretè, dépeint ses couleurs & sa forme, calculè son poids; à peine pourroit- on alors la faire entrer dans une nomenclature,& l'on seroit bien loin d'en avoir sondè la nature: il faut la mettre à la question par les acides, exposer au feu, la combiner avec mille corps,& seulement alors on peut commencer à croire qu'on en a des no- tices exactes, si Lon peut les avoir: on peut appliquer cet exemple aux métaux, aux animaux, aux plantes; mais si l'on voit ces objets sous c point de vue, pourra-t-On croire encore inu- tiles les essais de ce genre qu'on ten- tera sur les végétaux. f Toute la question que j; ai proposée se reduit donc à celle-ci: La Chymie est- elle un bon moyen pour pënètrer les secrets de la Nature? Mais si l'on entend par la Chymie cette science genèrale & universelle, qui recherche la nature d 7— ——— 7 i des corps par des moyens qui leur soient appropriés, la question sera résolue, car la Chymie de SchEETE, de BERe- MAN, de LAVOITISIER, de PRTESTLE est cette science sublime,& chaque Naturaliste sera charmè de savoir qu'il ya une telle science& de tels Savans. Si Pon ene connoitre les corps e il seroit sans doute 850 facile de les éEtudier à force d'imagination ,, que de 5 analyser par des experien- ces; mais comme le rè d gne de lima 1 gination est passè en Ph sique, il ne 5* f 5 n i reste plus qu'une ètude a approfondie des faits pour sonder les phenomènes cor- porels: aussi, PHistoire naturelle, de quelque manière qu'on Penvisage, ne peut ètre que la connoissance des 185 & la collection des idèes immédiates qqu'ils fournissent. N'en doutöns pas,; f Histoire naturelle est une fois com- 1 plete, on n'aura plus d'hypothèses, 3 mais on verra chaque effet dans sa cause, alors une seule chaine, formèe par la liaison étroite de toutes les causes& de tous les effets agissant& réagissant rèciproquement les uns sur les autres, crèera le rèsultat general qui sera le plus grand de tous les effets; l' UNIVERS. Mais par quels moyens sont produits les effets du monde physique? Je n'en puis voir que deux, les moyens méècha- niques& les moyens chymiques; il paroit mème que ces deux moyens agis- sent toujours de concert dans tous les corps organisès; de sorte que si l'on juge de la fagon de questionner la na- ture par l'ëtat du corps qu'on veut connoitre,& le genre des réponses qu'on veut avoir, il est certain qu'on ne pourra faire dire aux animaux& aux vegetaux tout ce qu'on en veut savoir, que lorsqu'on les aura étudiè sous ces deux points de vue; ces ᷑tres ètant sus- 3 X 2 Nr ceptible de mouvement, ce mouvement tant nècessaire à leur existence, il faut les ètudier comme des machines com posèes pour produire un certain effet, & dont tous les mouvemens sont des causes concourantes pour le faire nai- tre; mais en mème tems, puisqu' on les voit tourner en leur propre subs- tance des corps qui ne sont pas eux, après les avoir extrait d'autres corps destinéès à cet usage,& S'tre dèbar- rasses de tout ce qui ne pouvoit pa s'assimiler à leur substance, on ne sau- roit s empècher de reconnoitre que cela ne peut s opErer autrement que par une decomposition du corps alimentaire& la combinaison de la partie decomposee avec le corps nourri. Tout cela n'est-il pas du ressort immèdiat de la Chymie? ou plutòt cela n'est- il pas une double opëration chymique, soumise à toutes les loix des affinites& des combinai 4 sons? Et si l'on dècouvrè jamais la na- ture de ces compositions, leurs èlèmens, la manière dont ils s'unissent, sera- ce par d'autres voies que par celles que la Chymie présente? Il me sembleroit donc que si les connoissances des Phy- siciens sont encore aussi bornèes, c'est parce qu'ils n'ont point employè la Chymie pour les étendre; il est vrai qu'ils ne connoissent pas ses ressources, parce qu'ils ne connoissent pas ses moyens, qu'ils ne voient dans le Chy- miste que le mẽtallurgiste ou le vulgaire des Pharmaciens, sans réflèchir que le vrai Chymiste, qui peut ètre métallur- giste& pharmacien, est sur- tout cons- tamment bon Physicien, le seul vrai- ment en état d'étudier les opèrations de la Nature, de connoitre les princi- pes des corps, de découvrir les causes de leur union, de déchiffrer les loix de leurs combinaisons,& d'arriver aux RR i effets qui en résultent. C'est ainsi que M. ScukELE analyse Parsenic, sépare son acide, son phlogistique,& repro- duit le demi-métal sous sa forme méè- tallique, en combinant Pacide arsénical qu'il en a retirè avec le phlogistique qu'il prend indiffèremment par-tout. Il est vrai qu'on abandonne ainsi Pobservation pour faire des expèrien- ces,& qu'au lieu de contempler la Nature dans sa simplicité, on b'étudie dans les circonstances où nous la pla- cons; la soliditéè de ses réëponses est sans doute altérèe par ces changemens, la Nature ne parle plus d'elle- mème, elle est forcèe de s expliquer, mais elle parle toujours son langage,& quoi qu'il soit moins net, il n'est pas moins instructif: d'ailleurs, le Chymiste est logicien,& comme il connolt la vio- lence qu'il fait à la Nature, il distingue aussi les modifications qu'elle doit intro- G duire dans ses rèponses; de sorte qu'en deduisant ce qui dèpend des moyens employès, il retrouve à- peu- près la veéritè qu'il cherchoit. Il sait, par exem- ple, que le feu, en dècomposant les corps, crèe de nouvcaux ᷑tres par une nouvelle combinaison de leurs ele- mens désunis,& il congoit bien que cette nouvelle composition lui te la composition immèdiate des corps élè- mentaires qui forment les nouveaux composès; mais, comme les expèrien- ces chymiques sont calculèes sur des principes assez surs, on voit bientöt ce qui concourt à leur succès, ce qui peut le croiser, ou plutòt tout ce qui s'est passè pour obtenir le résultat de expë- rience qu'on a faite. Enfin, on remarquera toujours que toutes les recherches qu'on peut faire dans les objets particuliers de la Ph ysique & de I' Histoire naturelle, aboutissent à rr . fetude chymique de objet qui occupe Observateur, si l'on veut en avoir des connoissances approfondies& compleè- tes. Je sens très- bien,& je crois que tout le monde le sentira comme moi, que j aurois des facilitès bien plus gran- des pour suivre la matière qui m'oc- cupe, si l'analyse végètale étoit plus avancèe,& je serois portè quelquefois A fentreprendre, suivant mes vues, fi je ne sentois pas la grandeur de Pen- treprise& la foiblesse de mes forces. On ne peut s empècher à preésent de voir, qu'il Etoit impossible de pous- ser aussi loin mes expèriences, sans sui- vre la route que j'ai suivie: je serai sec, fastidieux, mais je ferai voir des faits curieux& neufs; je raconterai des ex- pèriences suivies avec soin& rappor- tees avec exactitude: on me demandera peut- tre encore beaucoup de choses que je n'ai pas dites; mais je suis bien r eloignè de croire avoir épuisè ce sujet: je sens toujours plus son ᷑tendue; sem- blable à cet homme qui sort d'un golfe profond, qui s'elargit devant lui mesure qu'il avance, jusqu'à ce qu'il ait gagnè la haute mer; chaque pas que je fais men indique une foule d'autres que J aurois à faire,& me fait regretter un tems où ma santè m'auroit permis de plus grands travaux. Ce volume renferme quatre Meèmoi- res très- diffèrens en apparence, si on les considère dans leurs objets, mais qui semblent tenir au mème quand on les considère dans leurs rapports. Dans le premier Meémoire, je fais voir l influence de la lumière solaire pour métamorphoser l'air fixe en air pur, par l'action des feuilles des plantes qui y sont exposces sous Peau; y montre comment les acides versés dans eau commune deèveloppent l'air fixe de la terre 3 Tell. on terre calcaire qui y est dissoute,& le donnent à élaborer aux feuilles;;'y annonce la grande possibilité de la dé- composition de la plupart des sels neu- tres, de ceux à hase terreuse& à base métallique, par'augmentation de la quantité d'air pur qu'ils font produire aux feuilles exposèes aux soleil dans des eaux mèlèes avec eux. Le second Meémoire offre plusieurs expériences nouvelles, propres à faire voir que Pair pur, rendu par les feuilles exposees au soleil dans beau commune, est un air&laborè dans la feuille; que Pair fixe, dissous dans l'eau de atmos- phéère, est un air qui y est produit,& qui ne s' trouve pas ordinairement en grande quantité. On trouvera dans le troisieme Meé- moire des expëriences nouvelles, qui pourront découvrir action de diffé- rens corps sur les airs,& leur influen- 7 e ce reciproque les uns sur les autres. Enfin, le quatrième présentera des considèrations sur la nature de ce qu'on appelle les airs; elles pourront répan- dre quelque jour sur leur théorie. Je me proposois de donner quelques explications à quelques personnes qui ont eu la bontè de me fournir des ob- servations sur mes Mémoires; mais les singularitès météorologiques de la sai- son, la vapeur extraordinaire qui nous a interceptè plus ou moins les rayons du soleil,& qui m'a empèchè de faire des expériences, m'empèche aussi de leur donner les rèponses que j'aurois demandées à la Nature. Je serai plus heureux peut- Etre pendant la fin de cette annèe,& j'espère de me satis- faire moi meme en leur fournissant les Eclaircissemens qu elles paroissent sou- haiter. A 1 . An 1e Allreg Atera des 2 7 de* U on Nr Tepm. 1 Ollie. quelques r AN Recherches sur influence de la lumière solaire pour mètamorphoser Pair fixe en air pur par 1 le moyen de la vegétation. I. 1 de ce travait. Page 1 II. Noureaur moyens emploqyes pour faire mes erpertences. 4 19. Des rècipiens plus grands. 4 20. Des récipiens privès de la communication avec Pair extérieur. 5 III. Resultats de mes eæpériences precedentes. 6 IV. Repetitions& variations 355 propres faire voir que Lair r par les fe 8 3 eaposces sous Leau au soleil, est soutirè de Peau O elles plongent,& 9 ef i 1 elles„8 Les expériences faites 1. avec des re scipiens por grands dans l'eau commune& eau saturèe fixe, 254d. 29. En ẽpuisant Pair fixe hors de eau commune, 11 En employant Peau bouillie& Peau distillèe l & en combinant avec elles eau saturèe d'air fixe 7 17 5 4 1 j 4. En dècomposant Lair fixe de l'eau, page 21 5. En éprouvant eau qui avoit servi aux expé- riences. 25 V. Aclion des acides méles avec Leau sur les feuilles 9 plonge& qu'on eæpose au solei!, 26 Quantitès des acides nécessaires pour faire produire aux feuilles Ia plus grande quantitè d'air, 27 VI. Phienomenes particuliers offerts par les feuilles plongèes dans les eauæ acidulées& exposees aue soleil, N 29 Dans les eaux acidulèes les feuilles se couvrent de taches jaunes, 30 VII. Fariétès introduites dans ces experiences par le moqen de lea distillèe& de Leau bouillie, 33 19. Les feuilles plongèes dans Peau distillèe, mé- lee avec les acides minèraux& exposèes au soleil, 34 2. La quantitè de acide est diminuèe, 36 3. Les feuilles plongèes dans l'eau bouillie, mèlèe avec les acides minèraux& exposèes au so- leil, 39 4. Les feuilles plongèes dans Peau saturèe d'air fixe, mèlèe avec les acides minèraux& exposees au soleil. 41 55. Les feuilles plongèes dans des méèlanges d' eau commine aerèe, d'eau distillee, d' eau bouillie & d' eau commune, 42 65. Consèquences, 43 VIII. L'action de la lumière solaire est la cause de A production de Lair fourni par les feuilles eæ- hposees sous les eau acidulèes d son action, 48 n „ hlge 5 1. Action de 5 lumière solgire 5 1 feuilles qui z y sont exposees dans des 5 8„page 49 fle 29. Les feuilles ne dennen point 5 5 les 8 F, 16 5 quand elles sont exposèes à l'obscu- le produlre 1 8 eg. 8 . 3. Les feuilles ne donnent point d'air par action 5 5 7 de la lumière du jour, quand elles sont exposèes 7. à la chaleur d'un fourneau, 85 dhe ar 4. Les eaux acidulèes seules ne donnent presque 7 point d'air au soleil, 83 rent de 5. Les eaux acidulèes seules ne donnent presque 3 point d'air quand elles sont exposèes à une forte c, gan chaleur,& cet air est“air fixe, 94 , 35 IX. L'acide dissous dans Vea des experiences pre- „ e. cèdentes fait produire de Lair auæ feuilles qui es n sont exposes au soleil. 57 34 1. Tableau d' expériences sur des feuilles exposèes V au soleil en diffèrentes espèces d' eau, 58 e, melee 2. L'eau seule acidulèe ne donne point d'air au du so- soleil sans les feuilles, 60 39 30. L'eau acidulèe; qui n'a point rendu d'air au de dar soleil quand elle ètoit seule, en rend aussi- tôt ewwolees qu'on y fait passer une feuille, 61 a. 4. Les acides n'agissent point dans Peau de ces ges G elu expériences, en raison de la quantitè de P'acide au boule reel qu'on y verse, 62 42 5%. En diminuant ou en augmentant la quantitè des 45 acides qu'on dissout dans Peau, on change le sause de produit de Pair rendu par les feuilles qu'on y sulles er- expose au soleil, 6 aa, 1 an 65. Les eaux acidulèes fournissent beaucoup dair le premier jour,& très-peu dans les suivans 5 page 64 7%. Les feuilles placèes dans les eaux acidulèes ren- dent le lendemain une partie de Pair qu'on ne leur a pas laissè rendre la veille, 6 8. On imite les phènomènes des eaux aciduléèes, 75. 99. Quoique eau acidulée ne fasse plus fournir d'air aux feuilles qu'on y expose au soleil, elle est toujours acide, mais elle contient moins d'a- cide, 69 X. Les acides se mètamorphosentæils en aii pur dans Jes feuilles eæposées au soleil dans les ear ai. dulèes par eur? 76 10. Examen de Peau de mes expëriences, 78 20. La terre calcaire dissoute dans eau,& privèe de son air par Pacide qu'on M verse, donne nais- sance à Pair fixe que les feuilles plongées dans cette eau y èlaborent quand elles sont exposèes au soleil, f 257. 30. Confirmation de cette vèritè par plusieurs expé- riences dèja racontées. 90 45. Difficultès prévenues. 96 XI. Nouvelles siites derpertences sur la quantitæ & la qualitè des airs prodilits par Jes feuilles eꝓposees au soleil dans les eau acidulèes, 101 XII. L'air prodilit par les feuilles, eæposèes au soleit dans des eauæ acidulées, est un air perma- nent, 102 XIII. Cualitès de lair fourni par les feuilles eæpo- sees au soleil dans des eauæ acidulees 5 103 AI dcop dax b fahans, page 64 en alees ten. T duenne 7 00 79 llkes, 70. fournir ins da- 9 2 7 225 2 A Ac pripke e Mul- s expolces 1070. s expe- 90 90 guantite 9 feuille sulées, Löt 1 lil. 5 e e 1. Expèriences sur la quantitè de Pair produit par les feuilles exposèes au soleil dans les eaux aci- dulées par les acides minéraux, page 103 20. Consèequences de ces expèriences sur P action des aides pour modifier l'air fixe, 106 XIV. Action des trois acides minèrauæ dulcisiès sur Jes feulilles vegétantes exposèes au soleit! dans eau acidulèe par eu, log 1. Première tentative avec les acides dulcifiés, 757. 2. Seconde tentative avec les acides dulcifiès, la dose étant proportionnèe à T'intensrtè de leur action, 110 3. Troisieme tentative avec de nouvelles doses plus proportionnèes à l'intensitè de J'action des acides dulcifiès, 111 4. Quatrième tentative avec les acides dulcifiés exposès long- tems à Pair, 12 XV. Oualitès de Lair produit par les feuilles vegé- rantes eæposèes au soleil dans Vea commune acidulèe avec les acides dulcisiès, 116 XVI. Action de differens actdes vitrioligues, mélès avec eau commune sur les feuilles uon eæpose au soleil, 117 XVII. Acdlion de Peau regale mélèe avec eau com- mune sur les feulilles qu on q ep He a soleil, 119 XVIII. Adlion de“'acide sulphureuæ mélè avec Feat commune sur les feuilles eæposèes au soleil dans ce mélange, 1272 XIX. Exposetion des feuilles végètantes au soleid dans Peau commune ot Pon mis une partie de la dissolution du tartre vitrioléè, 126 6 1 8 XX. Action du sel de Glauber mélè dans Teait com- mune sur les feuilles qu'on eꝝpose au so- leib, page 131 XXI. Acbion du nitre mélè dans l'eau commune ur les. feulilles quon ꝙ expose au soleid 5 133 XXII. Ackion du nitre quadrangulaire méleè dans eau commune sur les feuilles 970 eaοννꝰ g e 136 XXIII. Addion du sel febrifiige de& Yvius mélé dans Jeau commune sur les feuilles 9 ε eæpose au soleil, 138 XXIV. Action du sel marin m'lè avec beau com- nume sur les feuilles gu bon expase au so- teil, 140 XXV. Action du borat mélè avec lau commune uur les feuilles qubon ꝙ eæpose au soleid, 141 XXVI. Action du sel sedatif mel“ dans beau com- mume sur les feullles qui y sont eæposees au soleil“, 142 XXVII. Acdion du nitre ammoniacal mel dans beau commune sur les feuilles qu'on eæpose au soleil, 145 XXVIII. Acbion du sel ammoniac mel dans Pedlt commune sur les feulilles gu'on ꝙ eæpose au soleid, 146 XXIX. Reflexions genèrales ur les effets produits par les sels neutres dont je ens de donner JHlstoire, 148 19. Comparaison de la quantité d'air produit par les feuilles exposèes au soleil dans beau commune o Ton a dissous quelques sels neutres, 1b¹d. 8 ec. 600%. % al so⸗ ge 131 mine fü 5 22 25 3 500% al. CN. 0 Ledi pose au 145 n Leal. rpose au 140 produit de onnef 148 ppc par commune 8 20. La dècomposition des sels neutres faits avec les acides& les alkalis volatils est plus facile que celle des sels neutres faits avec les mèëmes acides & les alkalis fixes, page 154 XXX. Action du sel q Epsom mélè avec eau commu- ne sur les feuilles qu'on ꝙ eæpose au soleil, 185 XXXI. Aclion de la magnese du sel d' Epsom mélèe dais l'eau commune sur les feuilles qu'on eæpose au soleil, 157 XXXII. Aclion de Lalun dissous dans Peau com- mune sur les feuilles qu'on eæpose au soleil, 158 XXXIII. Action du foie de sousfte mélè dans Leau commune sui les feuilles qui y sont eæposèes ale soleil, 160 XXXIV. Action de la chauæ de Larsenic mélèe avec eau commune sur les feuilles qui. sont eæpo- sees aul soleil, 161 XXXV. Action du vitrio de zinc dissous dans l'eau commune sur les feuilles gubon/ expase au soleidl, 167 XXXVI. Aclion du sublimè corrosif dissous dans eau commune sur les feuilles qu'on y eæpose au soleil, 170 XXXVII. Action du vitriol de Mars dissous dans eau commune sur les feuilles qu'on ꝙ eæposè ail solei!, 173 XXXVIII. Action du vitriol de cutvre dissous dans eau commune sur les feuilles qu'on eæposè aal soleil, 175 XXXIX. Action du sel d oseilla dissous dans Vea (EN commune sur les feuilles qu on ꝙ erpose au soleil, page 181 XL. Action du sucre& de Lacide saccharin dissoꝛs dans l'eau commune sur les feuilles qu'on 7 e⁊pose au soleil, 184 XLI. Action du sel de benjoin dissous dans Peau commune sur les feuilles gubon ꝙ eæpose au soleil, 188 XLII. Action de la creme de tartre isoute dans Veau commune sur les feuilles qu'on expose au soleil, 189 XLIII. Action du sel de Seignette dissous dans Peau commune sur les feuilles qu'on ꝙ eæpose a solell, 190 XLIV. Action du sel vegetal disous dans Heau commune sur les feuilles uon y eæpose aur soleꝛd, 191 XLV. Action de Pacide de tartre dissous dans Peau commune sur les feuilles qu'on ꝙ eæpose all soleid, 192 XLVI. Acbion du tartre metigue dissoulis dans Peate commune sur les feuilles uon/ expo att soleil, 194 XLVII. Action de V'acide du vinaigre étendu dans eau commune sur les feuilles qu'on q eæposè au soleil, 196 XLVIII. Ackion de la terre foliée de tartre dissbute dans l'eau commune sur les feuilles 9 eæpose au soleil, 198 XLIX. Action du sel de Saturne dissous dans edis h page 181 in clsau⸗ uon 3 184 2% Lell oe al 180 te dans expose 189 16 Ledll e all 190 Leal se al 101 b Leau 0 al. 102 eau e au 194 u dans erpas 106 e dlsule ub 108 e Leal (uV) commune sur les feuilles quon ꝙ expose au solell, page 199 L. Aclion des acides végétauær en liqueur dissous dans l'eau commune sur les feuilles qu'on eæpose au soleil, 200 LI. Aclion du sucre de lait dissous dans Vea com- mune sur les feuilles qu'on ꝙ eæpose au so- eil, 204 LII. Action de L'acide cébacé dissous dans Veau commune sur les feuilles quon ꝙ eæxpose au soleil, 205 LIII. Action de Lacide du miel dissous dans Veau commune sur les feuilles qu'on erpose au soleil, 206 LIV. Aclion de Vacide phosphorigue dissous dans eau commune sur les feuilles qubon. eæpose a soleil, 207 LV. Con sidérations sur ces eæpèriences, 208 15. Action des acides sur la terre calcaire de l'eau, 209 2. Les sels neutres se dècomposent, 75d. 3%. Preuves de cette docomposition, 219 2* 1* 7— 8 F. ( XXVII. Nouvelles expériences& observations pour prouver influence de l'air fixe dissous dans eau de atmosphère,& pompè par les feuilles pour nourrir les plantes. I. IVTRODUc TTV, page 226 II. Ohservations sur des felilles eæxposees sous Lean au soleil, tendant d montrer que Lair se forme dans la feuille, 227 III. Action immediate du soleil sur les feuilles, 229 1. Expèriences sur des feuilles qui avoient étè au soleil& à ombre,& qui furent exposèes au soleil dans l'eau commune, 76¹d. 20. Expèriences semblables répétées dans Peau aerèe, 230 IV. L'air fire gui se forme dans Vatmosphiore se dis sout dans l'eau gui y est, 8 19. L'air fixe n'est pas essentiel à air atmosphé- rique 7b¹¹d. 20. II n'a point d'affinitès avec l'air commun, 236 3. II y a peu d'air fixe dans Pair commun, 25¹d. V. Plenomène particulier de la production de Hair par les feuilles eæposèes sous eau au soleil, 240 VI. Sur Labsorption des bulles gui parolssent le soir 4 la surface des feuilles plongees dans Pen& e⁊posëes au soleil, 241 VII. Lair. sort au soleil hors de Tecorce des bois ²¹ et exposèe sous Peau, 243 — Us pour 5 1 0 Jous dans 0 e cl 232 olphe- ibid. 5 336 ibid. de Lair leil, 20 f% eit 10 1 ö (XXIX.) Consèquences de ce fait, page 244 VIII. Osservations sier la végétation, propres d confirmer ma thisorie, 247 1. Les plantes qui croissent dans eau, sur les rocs, dans Pair, 248 20. Les plantes qui ont peu ou point de racines, 250 30. Comparaison de la vègetation sur les montagnes avec celle de la plaine,. 252 45. Les plantes sucent Phumiditè de Pair 3 257 5%. La partie verte des plantes ne donne que a- cide, 207d. 6. La lumière pourroit agir sur Pair phlogisti- qué, 258 IX. Decouvertes de M. Abbe FovTANA sur ces matiè res avec les reflexions elles m'ont fait naltre, 261 X. Observations relatives à viof Opin¹õνn sur la cou- leur des feuilles, 269 Pie nomenes offerts par la resine de gayac eæpo- see au soleil& d Faction des corps phlogisti- guans, XI. 272 8 Expériences sur diffèrentes espèces d'air, faites dans la vue de pènètrer l'influence de la lumière solaire sur les feuilles qui y sont exposeèes dans les eaux communes ou aci— dulèes. I. IVTRODVUcTTONVN, page 275 II. Action des acides sur l'air fire, 278 III. Action de la dissolution de manganòse sur Lair fixe, 281 IV. Action des allalis sur Lair fixe, 283 1. Expèriences faites avec des flacons bouchès& renversès dans Peau, 284 25. Ces expériences rèpëtèes pendant un tems plus long, 286 3. Ces expèriences varièes en fermant les flacons avec leur bouchon& de la cire, bid. 4. Expèriences faites avec différentes quantités d'alkali, Bid. V. Action des alslalis sur Pair nitreur, 289 VI. Action des allalis sur Lair inammable, 291 15. Expèrience avec les alkalis, Pair eprouvè par l'air nitreux, 7d. 20. L'air inflammable éprouvé par J'inflamma- tion, 292 9 r uf ble conservè sur P'e d. 355 nHammable conservè sur eau pendant quatre ans, examinè, 293 VII. Acdion des alsalis sur l'air commun, 295 r — VIII. Experiences nouvelles propres d faire voir ö ine ractitude,& peut étre Vinutilitè des Bu- , faites diometres qui eæigent lusage de Lair nitreuæ i ce de l page 297 1) lan. Expeériences sur Pair fixe, Pair inffammable& Pair f nitreux exposès sur l'eau, 298 Ol àcl.- Expèriences sur Pair nitreux combinè avec une me- sure des trois autres exposès sur Peau, 300 Expeèriences sur Pair inflammable combinè avec les 0 175 autres airs en parties égales,& exposès sur . Peau, 303 4 lar Expèriences sur ces airs combinés trois à trois, 306 2017 Experiences sur ces airs combinès quatre à quatre, 28 ibid. ches& Expèriences sur ces airs mélés en différentes 284 doses, 307 5 plus L'air inflammable se diminue dans eau, 32 150 Lair commun se diminue dans Peau, 57 d Mons Erreurs des expèriences eudiométriques, 312 2 Observations sur le tems de la dissolution des airs unte; dans l'eau, 315 ili. 2809 e, 1. rome par. ibid. Vinum 19 ell fenden . (rr Considèrations sur les expériences rappoxtèes dans les essais prècédens. I. CONSITIDERATTIONV generales sur mes dees, page 323 II. Rapports genèrauæ de mes eæpértences avec quel- ques autres faits de ce genre, 325 III. Moyens détablir cette opinion, 330 IV. Des dissolutions mëtalligues considéerèes en gené- ral rélativement au mèetauær, 331 V. Des dissolutions mëtalligues considérèes en ge- néral relativement aux acides qui les opò- rent, 333 VI. Des acides considerès quand ils sont combinès avec les metauæ, 336 VII. De Lair inflammable, 344 VIII. De air nitreur, 354 IX. Des dissolutions des autres corps par les aci- des, 361 X. De Lair fire, 365 XI. De Lair dephilogistigué, 373 XII. Conjectures sur la formation des acides, 380 XIII. Reflextons relatives d la vegéetation tirées de tout ce que j'ai dit jusgu'd present. 382 Fin de la Table. RECHERC HES 95 — potter Ar pet Page 323 dec quel. 325 30 en gene. 331 e ge. les che- 333 mbines FacHb5 .— 05 RECHERCHE S Sun P'influence de la lumière solaire, pour mètamorphoser Pair fixe en air pur par le moyen de la végétation. Histoire de ce travail. 1 je publiai en 1782 mes Mémoires Physico-chymiques sur L'influence de la lumière solaire, pour modisier les Etres des trois règnes de la Nature& surtout ceuæ du règne végeétal, j'insinuai plus d'une fois que mon travail n'avot point encore atteint le but que je me propo- sais, qu'il me restoit une foule de problèmes à rèsoudre,& de sujets à approfondir; ma curiositè ètoit trop irritèe par les découvertes que j'avois eu le bonheur de faire, pour rester oisive,& mes espèrances ètoient trop grandes pour reésister à leurs promesses: j'entrepris de nouveaux travaux;& j'en offre ici la fidelle 4 8 peinture. On verra bientòt que j ai marchè au milieu des prècipices, que je me suis trainè au travers des erreurs,& que je crois cepen- dant avoir enfin trouvè la vérité. Les expériences que j'avois faites ne me permettoient pas de douter de action des feuilles végéètantes pour mètamorphoser Fair fixe en air pur, quand elles sont exposèes au soleil dans une eau saturèe d'air fixe; je re- connus dans cette action des feuilles, un des moyens employés par la sage Providence pour purifier Lair que nous respirons. La théorie de la végètation que j élevois sur ce principe me parut propre à expliquer un grand nombre de phèénomènes; mais ce principe, si fècond en consèquences, Etoit-il assez solidement dé- montrè? Pouvoit-on en faire la base d'un édi- ice immense, sans Fexposer à une destruction entière? La nature T'avoueroit- elle comme une de ses formules? Je repris examen de ce sujet, je le tourmentai par une multitude dexpèriences varièes en mille manières, rëpè- tèes un très-· grand nombre de fois, pesèes avec le plus grand soin, comparèes avec toute Hat. tention dont je suis capable;&, après avoir entrevu souvent la véritè, je puis assurer 11 0 — — Ache au 5 Haine ne me ion des er lair les au pe le· un des e pour eolie fincipe Umbre 1Kecond ent d. n Ed ction comme n de& ohtwude tes p lihe⸗ hebe de tolle lat les wol 1 alte 5 aujourd'hui, bien mieux qu'auparavant, la meétamorphose de air fixe en air pur ou en air deèphlogistiquè. Je me suis proposè de traiter cette matière capitale comme si je n'avois encore rien fait; il me suffira d'avoir donnè ces éclaircissemens, pour excuser une ou deux inexactitudes invo- lontaires qui m'éëtoient éèchappèes dans mes Memoires,& que je me häte de corriger aussi- tôt que la Nature me les à dèvoilèes; la route qui mène à la vèrité est souvent couverte de brouillards, qui ne laissent passer qu'une lumière incertaine,& qui ne permettent de voir les objets qu'à demi; on est heureux si fon peut faire ses observations dans le moment où la vapeur se dissipe,& où le jour pènètre les profondeurs qu'on so pe à sonder: j'ai eu cette satisfaction sur cette matière importante; & j'ai le plaisir den publier les curieux rësultats. 288 220 88* a 2 F. T. Nouveaux moyens employès pour faire mes expèriences. IE me suis servi des récipiens tubulés que — j'ai deécrit dans mon premier volume; mais ceux que j'ai employès dans ces expèriences ont étè toujours environ cind fois plus grands; à moins que je ne dètermine plus particuliè- rement leurs capacitès. Quand je n'ai rien dit de eau qui m'a servi, c'est toujours celle que j'ai dècrite dans le pre- mier volume de mes Mèémoires,& sa quantité a toujours ètè environ de vingt-cinq onces. Pour fixer la quantitè d'acide ou d'autres liqueurs que j; ai mèlèes avec feau, je me suis servi de la petite mesure, dépeinte dans le premier volume de mes Mémoires(1); elle contient dix huit grains& demi d' eau, de sorte que quand je dis que j'ai versè dans vingt-cinq onces d' eau un quart de cette mesure d'une liqueur, C est comme si je disois que j'y verse la liqueur contenue dans un espace qui seroit Tom Fp 8. nee 3 rempli par quatre grains& cinq huitièmes d'eau. fin d'intercepter action de Fair extérieur sur les eaux mises en expériences, sans ter le soleil aux rècipiens qui en ètoient remplis, plomb, dont le diamètre étoit plus grand que j'ai fait faire une rondelle assez pesante de celui de mes soucoupes, mais qui avoit dans le milieu une ouverture propre à recevoir une partie de la base conique de mes récipiens, & a tenir collès fortement autour d'elle une rondelle de peau de Bufle un peu plus grande que celle de plomb; par ce moyen, les deux rondelles étant fortement appuyèes sur les bords de la soucoupe uses à T'émeéril, il ne restoit aucune communication facile entre Pair & feau enfermés dans la soucoupe,& Tair extérieur, quoique le soleil put toujours faci- lement agir sur les feuilles placèes dans le récipient. Toutes les feuilles que j'ai employèes ont eté coupèes sur la plante avec leur pedicule, au moment meme od je les ai mises en expè- rience. Pai toujours obfervéè quwelles fussent parfaitement saines,& qu'elles eussent acquis out leur développement. A 3 5 EI. Resultats de mes expériences pré- cedentes. Jai fait voir(1) dans le premier volume de mes Mémoires, que l'eau commune, l'eau sa- turèe d'air fixe, l'eau distillèe& eau bouillie ne fournissoient point d'air, quand elles ètoient exposèes sans feuilles au soleil,& qu'elles n'en laissoient point échapper, quand on y avoit mis des feuilles, si elles étoient à l'abri de lac- tion immèdiate de la lumière solaire: j'ai prouvè ensuite par quelques expèriences, que les feuil- les fournissoient de air au soleil, en raison de la quantitè d'air contenu dans l'eau od elles plongeoient. Enfin, ai montré que l'air fixe, dissous dans eau, ètoit la source de air pur que le soleil soutire hors des feuilles exposèes sous eau à son action, puisque les eaux dis- tillèes ou bouillies ne deviennent favorables à Temission de Fair pur hors des feuilles, lors- qu'on les y expose au soleil, que quand elles ont été imprégnées d'air fixe,& qu'elles fa- (1) 5. V& XXII. N evorisent d'autant plus cette èmission, qu'elles en sont plus chargèes, ou qu'elles en dissol- vent une plus grande quantité. Jen ètois re stẽ f. u; mais'on sent déja que j'avois plusieurs autres moyens pour établir cette véritè im- me de portante,& un grand nombre de questions 41 40 capitales à examiner. gte On a vu encore dans le& XXII les tentatives 19 que j'avois faites pour decouvrir si les acides 90 0 minèeraux auroient la mème influence què Pa- f 101 eide de Pair fixe,& si, en les combinant avec 10 Peau, ils favoriseroient emission de Pair pur 100 hors des feuilles qu'on y exposeroit au soleil; 1 yy apprenois ce qui miavoit conduit à cette re- 10 cherche, les moyens que; avois employès, 5 les rèsultats que j avois eu: mais tout cela ètoit 5 5 plus propre à exciter la curiositè qu' à la satis- 5 faire,& je faisois plutöt entrevoir une appa- 0 rence de lumière, que je nëtois parvenu à en 5 donner. Voici les points d'où je suis à prèsent ate ö parti; voici la route que j'ai parcourue. les d „ pot 2 85 0 ales 125 65a — 4 4 11 Repetitions& variations d'expèriences propres d faire voir que Pair fourni Par les feuilles, exposèes sous Peali au soleil, est soutiræ de Peau ol elles plongent,& qu'il est élabore par elles. AVANT des récipiens tubulés plus grands què ceux avec lesquels j'avois fait les expè- riences prècédentes, dont j'ai rendu compte dans le premier Volume de mes Mémoires, il me vint dans l'esprit de rèpèter avec eux ces expériences,& d'en comparer les rèsultats, Parce que sil étoit vrai, comme je ai dit 6 que les feuilles, exposèes sous Peau au soleil 5 soutirassent Pair fixe de beau contenue dans le récipient, il étoit certain que les feuilles, plon- gees dans une plus grande masse d eau„ devoient donner plus d'air, puisqu' elles devoient en extraire une quantitè d'air fixe plus considé- rable,& puisqu'elles avoient alors une plus grande quantitè de matièere à combiner. J. 19. Je tentai pour cela cette expèrience? flenceh uuf Leal +I 00 007. granch expe⸗ mpte 8 X ces s) 1 dt, soleil, ans le plon⸗ Volent ent ell coblice⸗ Une 1 15 CI. lence! 62 je placai une feuille de grande joubarbe dans eau commune, sous un grand rècipient; j'en plagai une semblable dans eau commune, sous un rècipient qui n'en contenoit qu'un cinquième du prècèdent; je les exposai au soleil, de ma- nière qu'ils fussent à côtè l'un de autre; au bout de quatre heures, la feuille placèe sous le grand recipient avoit donnè quatre mesures 5 trois quarts d'air, tandis que la feuille pla- sous le petit recipient nen avoit fourni que 135 me 8 g Il est vrai que la quantitè de Pair, rendu par les feuilles plongèes dans Peau du récipient le plus grand& exposées ainsi au soleil, n'est pas Proportionnelle à la quantitè de l'eau qu'il con- tenoit relativement à l'autre; mais il est vrai aussi qu'il est très-difficile de se procurer des feuilles, parfaitement égales dans leur largeur, leur longueur& leur èpaisseur; qu'il est souvent impossible de juger le degré de leur vigueur; enfin, il faut remarquer que le soleil agit avec plus d' energie, lorsqu'il traverse une moindre quantitè d' eau, que 9 80 ie ses rayons arrivent à la 1 1 après avoir été long- tems baignés. Je répétai ces expériences en remplis- 125 mes rècipiens avec une eau saturèe C air 8 4 0 fixe,& je les exposai de cette manière au soleil avec des feuilles de grande joubarbe. La feuille placèe dans le grand recipient me donna sept mesures d'air;& celle qui étoit dans le petit n'en produisit que trois mesures. Ce qui confirme encore mon opinion,& ce qui cadre encore avec lexpèrience prècèdente. Mais, comme on pourroit avoir quelques scrupules sur l'explication que j'ai donnèe du rapport observè entre les masses d' eau& Pair produit par les feuilles qu'elles baignoĩent; j ob- serve que les rèsultats de plusieurs expériences de ce genre ont toujours variè,& que dans leurs variations, ils ont toujours confirmè la pro- position générale que j'ai voulu établir; la quantitè de l'air produit par les feuilles, expo- sèes sous l'eau au soleil, a toujours étè plus grande, quand la quantitè d' eau où elles plon- geoient a étè plus considèrable,& en général elle a ètè toujours plus abondante quand Pair fixe, contenu dans eau où les feuilles ètoient exposèes au soleil, a étè plus abondant. Dans un de mes grands rècipiens tubulès, plein d eau commune, une feuille de grande jouparbe me fournit au soleil sixæ mesures& un quart d'air,& dans un petit rècipient j'en eus e— fee Hübe. ent me aul edit mellles, K ce dente. belques nee du 1 seulement deux mesures par les mèmes moyens. Dans un de mes grands récipiens tubulés, plein d' eau saturèe d'air fixe, une feuille de grande joubarbe me donna au soleil huit me- sures d'air,& une feuille semblable, placèe dans un petit rècipient plein de la meme eau, wen produisit que trois mesures& demi. II. Mais pour etablir plus solidement encore que les feuilles soutirent air fixe hors de beau, dans laquelle elles sont exposées au soleil, il falloit chercher à épuiser Pair fixe contenu dans beau commune ou dans eau aërèe. Javois en partie rempli ce but, lorsque j a- vois observè que les feuilles, placèes dans eau bouillie ou dans Peau distillée, ne fournissoient qu'une quantitè d'air très- petite, en compa- raison de celle qu'elles donnent dans l'eau commune,& sur- tout dans eau saturèe d'air fĩe, comme on peut le voir dans les expé- riences que j'ai racontèes dans le premier vo- lume de mèés Mémoires, 9. XX. Mais on pour- roit soupgonner que Peau distillèe absorbe elle- mẽme cet air à mesure qu'il s echappe hors des feuilles,& que cette absorption est d' autant plus grande& d autant plus promte que eau est plus privèe d'air; j'ai donc voulu lever ces dou- 4. tes„ quoique celui: ci soit peu fondè, parce que eau n'est fort avide que d'air fixe,& parce que Tair produit par les feuilles est un air dèphlo- gistiqué, qui s'unit à la véritè avec l'eau, sui- vant les observations de IAbbè FoN TAN A, mais qui ne contracte cette union que lentement& en petite quantitè. Cependant, quoique le rai- sonnement put rassurer suffisamment ceux qui auroient eu ce scrupule, ils pourront s'en delivrer complètement par les expériences suivantes. Des feuilles exposèes sous eau commune; ou saturèe d'air fixe au soleil, épuiseroient- elles l'air fixe dissous dans cette eau? La solu- tion de ce problème donnera celle de la diffi- cultè proposèe. Pour y parvenir, il falloit empècher que air fixe, qui se forme conti- nuellement dans l'atmosphère, ne s'introduisit dans eau de Jexperlence, parce qu' en se re- nouvellant sans cesse, il seroit devenu inépui— sable; il falloit encore prèvenir l'evaporation de celui qui est contenu dans l'eau, afin qu'il püt passer dans la feuille; il ètoit à souhaiter que fopëration s abréègeat, autant qu'il seroit possible, pour èviter que l'eau, en se char- geant des parties extractives des feuilles qu'on Dalce ue face que epo edu, l- VA, Malz ment& e le ra- eux qui pt Len Ellences mune; roient⸗ 2 soll- N Uf Il alot e conti- roduieit i se le- nepü⸗ Doratlon bin dul 91 chal- les un 6 30 y feroit entrer, ne prit des dispositions à la fermentation, ce qui auroit encore absolument troublè Texpèrience. Enfin, il importoit de conserver à eau& à la feuille toute influence de la lumière. Pour réaliser ces vues, je remplis quelques rècipiens tubulès d' eau saturèe d'air fixe,& je couvris les uns de la manière que j'ai indi- quèe pour couper la communication de Pair & de l'eau, contenue dans une soucoupe ou ces rècipiens étoient placès avec Pair extérieur, tandis que d'autres étoient entièrement expo- ses 4 Tair extérieur; je mis dans chacun deux des feuilles de grande joubarbe,& je trouvai que le rècipient, sans communication avec Pair extérieur, avoit fourni sous l'eau au soleil qua- torze mesures d'air,& que celui qui ètoit dè- couvert en avoit donnè huit. Je répètai cette expèrience de la mème manière avec Peau commune,& je vis que, dans le récipient ou il n'y avoit aucune communication avec Pair extérieur, la feuille de grande joubarbe avoit produit sous l'eau au soleil huit mesures d'air, & je nen trouvai que six dans le recipient ex- posè à air. II rèsulte de ces expériences, premièrement, . que la chaleur du soleil, en èchauffant eau; fait E vaporer une partie de Fair fixe qu'elle contient; cet air fixe é&vaporè ne peut plus etre soutiréè par la feuille, se combiner avec elle, étre élaboréè dans son parenchyme,& en ressortir air dèphlogistiquè. Secondement,; on apprend que la quantité de Fair fixe qui se prècipite hors de l'atmos- phère dans l'eau qui reste découverte, pendant un petit espace de tems, est très- petite rela- tivement à la quantitè qui sen èchappe; puis- que dans le rècipient où la communication avec l'air extérieur est fermèe, la quantitè d'air produit par la feuille est beaucoup plus consideèrable, que dans le récipient où cette communication est parfaitement libre. Enfin, l'on voit que Pacide de air fixe est dissous dans l'eau, comme tous les autres aci- des,& que lorsque les feuilles le soutirent de eau contenue dans le récipient, cette eau se tient au degré d' aciditè de eau contenue dans le vase sur lequel repose le rècipient. Reprenons cette expèrience, pour suivre; pendant quelques jours, ce qui se passe dans le recipient plein d eau saturèe d'air fixe, mais dont la communication avec Pair extérieur t nt eau, belt plus binet dle Yyme,& quantite latmos- pendant ite fela- e pull cation kuantite p plus u Celle fe est fes acl- irent de e eau se que dan it fle; fal dans fle, mas extetleur („ etoit interceptèe,& dont l'eau resta toujours la méme. Le 12 Juin j'obtins d'une feuille de joubarbe 14 mesures d'air. Le 15 Juin j'obtins d'une feuille de joubarbe 2 mesures d'air. Le 16 Juin j'obtins d'une feuille de joubarbe 2 mesures d'air. Je répeètai cette expèrience dans un réci- pient plein deau commune, dont la commu- nication avec l'air extèrieur éètoit rompue,& dont l'eau ne fut pas changèe. Le 12 Juin j'obtins d'une feuille de joubarbe 8 mesures d air. Le 14 Juin j'obtins d'une feuille de joubarbe 3 z mesures d'air. Le 15 Juin Jobtins d'une feuille de joubarbe 2 mesures d'air. Le 16 Juin j'obtins d'une feuille de joubarbe 3 mesures d'air. On voit clairement par ces expèriences, que les feuilles exposèes sous eau au soleil, soutirent hors de eau l'air fixe qu'elle contient, puisque des feuilles fraiches, exposèes de nouveau au soleil dans une eau où il y en a deja eu, pen- dant que la lumière du soleil agissoit sur elles, „ fournissent beaucoup moins d'air que les pre- mières. Il est vrai que je n'ai pu voir les euilles, em- ployèes à dessein dans cette expérience, plon- geées dans cette eau pour la quatrième fois; sans donner de l'air; mais cela seroit impossible, parce que les feuilles sont toujours forcèes à rendre Fair qu'elles renferment;& comme ¹ observè dans le premier volume de mes Me- moires, que les feuilles&paisses donnoient de air quand elles ètoient exposeèes au soleil dans l'eau distillee& eau bouillie, il est très-natu- rel qu'elles en rendent aussi la méme quantité quand elles sont exposèes au soleil, dans une eau dont d'autres feuilles ont prècèdemment soutirè Tair fixe qui y ëtoit contenu. Mais pour- quoi choisir ces feuilles èpaisses? Un Obser- vateur aura déja vu que je voulois employer les feuilles qui devoient abréger lopëration, en combinant le plus d'air dans un tems donné; l'expéërience m'avoit appris, comme je Lai déja dit, que ces feuilles, dont le pa- renchyme étoit épais, étoient celles qui éla- boroient le plus d'air fixe. On pourroit parvenir à connoitre la quantité de air contenu dans les diffèrentes feuilles& dans b ple⸗ 1 em⸗ Ceylon ge lob, Hossible, scbes 4 me j ai es Me- ent de U dans - Natu- Uantite 18 Une e 4 pour Ober- ployer Nation; nu tems comme at le pa. 08 0(h- 1 umi eule& da E dans chaque feuille en ses diffͤtentes circons- tances, si on les plongeoit dans une eau privéèe de son air fixe,& si on les e e ainsi au 1 On seroit sur que Fair qui s chap; peroit ors de la feuille lui 5 0 uniquement, 5 ne lui auroit pas ëtè communiquè par Teau. III. Quand on croit tenir la véritèé, on ne craint aucune peine pour s'en assurer la pos- session;& quand il s'agit d'idèes nouvelles, on n'a jamais trop de preuves. Je rèsolus donc de faire une autre suite d' expériences dans ce gen Je remplis le 22 Juillet un de mes récipiens re avec mes grands récipiens tubulès. avec de l'eau longuement& fortement bouil- lie, que j'avois laissè refroidir dans un vase bien fermè pour lui ôter toute communication avec Tair extérieur; j introduisis sous ce récipient une grande feuille de pècher despalier; j'ex- posai Pappareil au soleil,& quoique les cir- constances fussent très: favorables pour la pro- duction de Pair, cette feuille n'en fournit que deux ou trois bulles. Dans un récipient plein d'eau distillèe, j expo- sai en mème tems une feuille de pëcher au mé- me soleil,& elle me donna quelques bulles air. Dans un rècipient plein d'eau commune, j'ex- 95 1 E posai au mème soleil une feuille de pècher qui produisit les trois quarts d'une mesure d'air dans ce jour-la; mais dans le jour suivant, une autre feuille nen laissa èchapper qu'une demi mesure. Dans un reécipient plein d'une eau saturée d'air fixe, je plagai le 22 Juillet une feuille de. pècher qui me fournit au soleil quarante me- sures d'air, le 23 une nouvelle feuille me donna dans cette eau onze mesures,& le 24 une troisieme feuille semblable ne me donna qu'un quart de mesure. Ma curiositè ne fut pas satisfaite: je mèlai le méme jour une certaine quantitè de eau bouillie dont j'ai parlè, avec la mème quantitè de eau saturèe d'air fixe dont je viens de rapporter les effets; je remplis un récipient avec ce mélange, j'y fis passer une feuille de peècher, je Pexposai au soleil,& j obtins treize mesures& un quart d'air, mais le lendemain, avec cette mème eau où j'introduisis une nou- velle feuille de pècher, je n'obtins que les trois quarts dune mesure. Enfin, en mèlant une égale quantité d'eau commune avec eau saturèe d'air fixe, j; obtins je 22 Juillet, par le moyen d'une feuille de pècher mise dans un rècipient, rempli par ce cher fl dal ans u autre ni med. ah Haute felllle de. nte me- ne donna 24 lle na quun e mèlai ge eau suantie deus& recpent eule de ins treize Aemaia, une Ou 8 due 5 itt deal e bulle de gg ce oll E nelange& exposs au soleil, vingt-cinq mesu- mélange& exposs au soleil, vingt- cinq mesu res d'air; le 23 une autre feuille, substituèe 4 première, donna seulement demi mesure d'air, mais le 24 une nouvelle feuille— dans ce mélange une mesure& cin huitièmes d'air. Ces rèsultats sont bien Meter„bien con- sidèrables, je n'avois jamais observè dans au- 2 5 2 11 55 5 cun cas autant d'air produit; ce qui déèmontre 5 25. 8 5 4— d'abord l'influence des grands récipiens,& 1 8—— par conséquent que les feuilles ne sont que des Ebore tens„dans lesquels il se pré tant plus d'air pur, qu'elles sont placèes dans des milieux, od Fair fixe qu'elles doivent Ela- borer est plus abondant. Ces expèriences apprennent ensuite que eau bouillie absorbe plus d'air fixe que Peau com- mune, ce qui doit arriver, puisque la pre- Mière en contient très: peu,& que Tautre en tient davantage en dissolution; mais ce qu'il y a de frappant, c'est que Peau Bouftis; mèlèe avec 3 eau saturèe d'air fice, en a fourni beaucoup 1 moins à la feuille qu'on y a plongè que eau com- mune mélèe avec cette eau saturéèe d'air fixe comme on en a pu juger par air que ces feuilles ont donnè, quand elles ont ètè esposces au soleil dans ces mélanges; car la feuille plongèe dans B 2 8 le mélange deau bouillie& d'eau saturèe d'air fixe„ na fourni de Lair au soleil, rèlativement à Teau saturèe d'air fixe, que comme 13: 40, tandis que la feuille plongèe dans le mélange d' eau commune& d'eau saturèe d'air fixe a fourni de fair quand elle a étè exposeèe au soleil dans le rapport de 25: 40, elle a prècisé- ment donnè l'air qu'elle doit fournir, c'est-à- dire les 20 mesures que eau aërèe a pu lui offrir pour èlaborer, avec celles qui auront pu étre contenues dans l'eau commune,& entrainèes avec air fixe de l'eau aërèe. Au reste, eau que j'emploie nen contient ja- mais plus d'un trentieme de son volume,& pour Fordinaire un soixantième; mais la feuille plongèe dans l'eau commune toute seule, na- voit donnè que les trois quarts d'une mesure d'air. D'où vient donc cette singulière diffé- rence? Pourquoi Lair fixe, contenu dans l'eau qui en est saturèe, ne passe- t- il pas aussi abon- damment dans la feuille, lorsque cette eau est mélèe avec eau bouillie, comme lorsqu'elle est unie avec eau commune? Ce problème se prèsentera de nouveau, lorsque j examine- rai action des acides combinès avec l'eau sur les feuilles qu'on y plonge,& il se prèsentera tülke dat hement 2 15 40 f le Mehange air fe 2 e au f0lei precise- Cest- a a pu lui u auront une,& re. Au tient ja- me,& qa Keule le, na- nesale e dile- us Leau u Son- e edu e orlqu ele probleme „ sous la mème forme, puisque Pair fixe peut, à certains ègards,&tre regardè comme un acide particulier. Il ne faut pas s'ëtonner, si, dans la dernière expèrience, la feuille fournit un peu plus air que dans la précèdente; ceci justifie ce que j'avois déja annoncè, c'est que cet air provient de la feuille,& que toutes les feuilles n'en contiennent pas la mème quantitè. On aura remarquè combien est grande la quantitè d'air fixe qu'une feuille peut éèlaborer, & on auroit sans doute pensè qu'elle en auroit peut- etre èlaborè davantage, si le rècipient avoit contenu une plus grande quantitè d' eau saturèe d'air fixe. Il est bien singulier qu'une feuille de pècher, qui est si mince, ait pu éla- borer autant d'air,& que cette élaboration se soit exècutéèe dans l'espace de quatre ou cinꝗ heures, pendant lesquelles la feuille a été exposèe au soleil dans cette eau. Quelle èéner- gie ne doit-il pas y avoir dans les vaisseaux de la plante? Quelle action la lumière du soleil ne doit-elle pas avoir sur cet air fixe& les fluides de la plante où il roule? Quelles affi- nitès entre ces corps? Pour sen faire une idée, il faut se rappeler que action du feu, pendant 8 2 12 7 (622 plasieurs mois, ne sauroit dénaturer Pair fixe qu on y expose seul dans des vases hermëtique- ment ferméès, comme M. PRIESTLET Papprend dans ses curieuses recherches. Enfin, ces expériences me déterminèrent à employer les feuilles de pècher préèfèrablement à toutes les autres; premièrement, parce qu'el- les peuvent élaborer une très- grande quantité d'air pur, comme je ai dit: secondement, parce que ces feuilles sont assez dures,& qu'elles sont ainsi en ètat de mieux rèsister que d'autres à Faction de l'eau sur elles, sur- tout à l'im- pression des eaux chargèes d'acide. Enfin, parce que cette feuille contient peu d'air dans son état naturel, de sorte que Pair qu'elle pro- duit, quand on l'expose en diffèrentes eaux au soleil, est véritablement Pair qui a été élaboré pendant le tems de l'expèrience. IV. Toutes les voies pour établir Pinfluence de Fair fixe sur les feuilles qu'on plonge dans les eaux qui en étoient saturèes,& qu'on y expose au soleil, netoient pas épuisèes; il falloit voir encore, si, en tant à Feau son air fixe, on lui oteroit les moyens de faire produire de l'air aux feuilles qu'on y expose au soleil en les y plongeant; mais je l'ai dèja prouvè en l La fxe rmeigue⸗ 1 prend minérent 3 rablement fce quel. uantite Wement, quelle autres t à lim- Enfn, ar dans de xo S eaux an é CHbore influence age dans quon) les; All 00 at de suclite au soleil en drohe en 1 montrant que les eaux bouillies& distillèes perdoient la facultè de faire produire de Tair aux feuilles. restoit donc à examiner enfin, si, en dé- naturant Pair fixe contenu dans eau, on lui oteroit les moyens de fournir aux feuilles de Pair à Elaborer; je'ai encore fait voir, quand ;tai montrè que les feuilles plongèes dans une eau, dont Fair fixe avoit été saturè par un alkali, ne donnoit plus d'air au soleil. Mais comme tout ceci est capital, je voulus essayer encore une autre route: comme je sarois, par les expériences de M. SchEELE, que la manganèse dissoute déphlogistiquoit Fair fixe, j'essayai de mettre de la manganèse pilèe dans Peau saturèe d'air fixe. Je pris pour cela deux flacons bien bouchès avec des bouchons uses A Peémeril, j'en couvris le fond avec la manganese pilèe, je les remplis avec eau sa- turèe air fixe; j'exposai un de ces flacons bien bouchéè à la lumière du soleil,& je tins autre dans Pobscurité; je les gardai de cette manière pendant environ trois semaines, j avois soin de remuer les flacons pour favoriser la dissolution,& par consèquent Faction de la manganèseisur l'air fixe; au bout de ce tems B 4 1 12 remplis deux récipiens dVEC chacune des eaux acidulèes qui avoient dissous sensiblement la manganeèse; j'introduisis une feuille de pe- cher sous les rècipiens, je les exposai ainsi au soleil comme les autres; la feuille de pécher placèe dans l'eau aërée, qui avoit dissous la Manganèse au soleil, fournit deux mesures d'air,& la feuille qui avoit été dans l'eau aërẽe, conservèe avec la manganèse dans Pobf. curitè, n'en donna qu'un tiers de mesure 8 cependant, cette eau paroissoit à la vue avoir autant dissous de manganèse que la prècẽdente 8 si on peut en juger par la couleur. Ces expëriences sont remarquables„ Lair fixe, dissous dans eau, ne fait plus produire ici aux feuilles de pècher cette prodigieuse quantitè q air qu il peut leur faire donner; sans doute Pair fixe aura été dècomposé; dans cet etat de dècomposition, il n'aura pu agir sur la feuille comme auparavant; mais ce qui mè- 5 rite d etre observè, c'est que èes deux cas ne sont pas naturels, puisque dans le premier ja trouvè une mesure& un quart de plus qu'avec Jeau commune; sans doute parce que tout J'air qu'elle contenoit n'avoit pas été altèrè„& dans le second j en ai eu beaucoup moins vraisem- E aal qu de pechet disous mesures s Leau W Lobs⸗ neue; he avoir dente, „ Lait oduire ele er; fals aus cet git sar l me- cas ne mier j al aer tout lat „4 dans allem 5 blablement parce que Pair fixe qui restoit dans cette eau, y étoit en moindre quantitè que dans eau commune. Enfin, il me restoit encore un moyen pour finir cette recherche; il falloit opèrer sur leau qui avoit servi aux experiences,& y chercher Lair fixe dont elle avoit été saturèe. Voici quelle fut ma pierre de touche: on sait qu' en versant de eau de chaux sur eau saturèe d'air fixe, cette eau se trouble,& laisse déeposer une poudre blanche, qui est la terre de la chaux qu'elle avoit dissoute; eh bien, pour faire expèrience d'une manière plus süre, j'avois préparéè dans trpis vases les eaux sur le 0 jelles je voulois faire mon essai; C'ètoiĩent dans lun une eau saturèe d'air fixe, dans l'autre 55 l'eau commune, dans le troi- sième une eau saturèe d'air fixe, mais dont Lair fixe avoit ètè épuisè par les feuilles que y avois exposèes plusieurs fois au soleil sous mes récipiens,& dont les dernières ne four- Oient plus que l'air qu'elles contenoient dans parenchyme. Qu'arriva-t- il? Peau 8 d'air fixe, l'eau commune se trouble èrent par al- 3 1 leur melange avec eau de chaux 7 il v eut un ipitè terreux, proportionnel à la quantité „ d'air fixe contenu dans ces deux eaux 5 mais dans le vase qui contenoit l'eau épuisèe d'air fixe par les feuilles, on vit cette eau se trou- bler en se mèlant avec eau de chaux,& pré- cipiter un mucilage qui annongoit la présence hun corps gommeux, dissous pendant le sèjour que les feuilles avoient fait dans cette eau,& dont j ai parlè dans le troisieme volume de mes Mémoires(1). V. Aclion des acides mélès avec Peau commune sur les feuilles qu'on* plonge& qu'on y expose au soleil. Jal dèja racontè les tentatives que j'ai faites, pour savoir si les autres acides mélés avec Teau produiroient sur les feuilles qu'on y expo- seroit au soleil, les mèmes effets que l'eau saturèe d'air fixe; je mai rien dècouvert qui pùt me le faire soupœonner, on fa vu dans le Premier volume de mes Meémoires(2). Mais 5 Parce qu'on ma pas reèussi dans divers essais, il ne faut pas en conclure qu'on ne rèussira C). Page 48.(2) F. NXII. m % mais lte dar Ale tou. 0 Kptk⸗ prelence E sejour edu,& de mes ec expo elt qu dans le . Mats; Is edis, e fealsna — . jamais. Cette recherche me paroissoit de la plus haute importance, elle demandoit que je fisse tous mes efforts pour tàcher d'en venir à bout: changer en air déphlogistiquè un acide matériel, que le feu seul ne peut facilement volatiliser, opèrer ce changement par le moyen d'une feuille verte exposèe au soleil dans une eau imprègnèe de cet acide, eũt èëtè une trans- mutation aussi importante pour lavancement de nos connoissances,& aussi curieuse aux yeux de la raison que celle dun corps quelconque en or ou en argent. Frappè de ces idées, je pris le parti de recommencer ces expèriences, de les varier,& de les varier de manière à ne laisser aucun doute sur leur rèsultat. Après une foule d' essais qu'il seroit inutile de rapporter, je dirai seulement que le quart d'une de mes petites mesures en acide vitriolique, pour vingt-cinq onces d' eau commune, a été la quantitè qui m'a paru la plus propre pour faire ndre aux feuilles de pècher, qu'on y plonge & qu'on y expose au soleil, la plus grande quantitè d'air; tandis qu'une feuille de pècher ne fournit qu'une demi ou les deux tiers d'une mesure d'air, ce qui est à-peu-près le terme moyen de sa production dans eau commune; 0 5 8 0 ö cette petite quantitè d'acide vitriolique qu'on y méle en fait fournir à cette feuille huit ou neuf mesures. Un tiers de mesure d'acide nitreux„ versè dans vingt- cinꝗ onces deau commune„ est la quantitè qui agit le plus ènergiquement fur la feuille de pecher, exposée dans ce mélange à Taction du soleil, pour lui faire produire de Tair, elle en donne alors dix ou douze mesures. Enfin, deux mesures d acide marin, combi- nèes avec vingt-cinq onces qeau commune„ ont forcè les feuilles de pècher, qui y ètoient plongèes& qui y ont été exposees au soleil g comme les autres sous mes rècipiens, à fournir chacune vingt mesures d air. I m'ꝭa semblè qu'une quantitè plus ou moins grande dacide, que celle que je viens d'indi- quer, diminuoit toujours la quantité de Lair produit par les feuilles, exposces au soleil dans eau unie avec les acides dont j'ai parlè. Ce- pendant, les feuilles de pècher, placèes dans ce mélange& exposces au soleil, mont tou- jours paru jaunies, lorsqu'elles passoient la nuit dans cette eau acidulèe; mais je les ai toujours vu saines, ou presque saines, quand je les observols le soir avant la nuit. e, esth 7 combi mune, u mons indi- e lait f 0 il dans . Ce- es dans t Uu . Jobserverai encore, que lorsque la feuille jaunissoit pendant qu'elle étoit exposèe au so- leil dans eau acidulèe, soit parce que la feuille étoit plus tendre, soit parce que la quantité d'acide étoit plus considèrable; alors la quan- titè d'air produit ëtoit toujours moins grande; mais cela ne doit pas étonner, la feuille ᷑toit detruite, son organisation dèrangèe, son reste 8 de vie perdu; elle ne végètoit plus, la disso- lution qu'elle Eprouvoit anéantissoit ses orga- nes; elle ne pouvoit plus combiner avec elle eau acidulèe où elle nageoit,& former ainsi Tair pur qui devoit resulter de'cette combinat- son, source unique de sa production. 5 Ne. Pliénomènes particuliers, offerts par les feuilles plongèes dans les eaux acidulees& exposëes au soleil. LA formation des Bulles d'air sur les feuilles dans les eaux aciduléèes, les circonstances de leur émission, leurs places sur la feuille, tout cela est parfaitement conforme à tout ce que Jen ai dècrit dans le premier volume de mes 1 Meémoires(1), pour les feuilles exposèes au a soleil dans l'eau commune ou saturèe d'air fixe, avec cette diffèrence cependant, que tout le recipient est couvert d'une beaucoup plus grande quantitè de bulles adhérentes à ses parois ou à son fond, lorsqu'on emploie les eaux acidulèes. Il se forme outre cela, sur les seuilles pla- cèes dans les eaux acidulèes, des taches jau- nes ou plutòt de la couleur du fer rouillé; ces taches sont d' abord tres petites,& elles parois- sent rarement avant sept ou huit heures sur les feuilles, quand la quantitéè de'acide mélé adec eau est celle que j'ai prescrite; au moins il m'a toujours paru qu'elles augmentoient con- sidèrablement pendant la nuit,& qu'elles nais- soient toujours alors quand je ne les àvois pas appergues pendant le jour. Quelle est la cause de ces taches? II est d'abord certain que les feuilles ne jaunissent jamais ainsi, ni dans l'eau commune, ni dans eau bouillie, ni dans Peau distillèe, ni dans Teau saturèe d air fixe, quand elles n'y sejour- nent que pendant vingt- quatre heures: mais elles jaunissent toujours, quand ces eaux sont 1) 8. VII. VIII. 5 N Polkez* Cürhe, le but le las Naaude Parols Ol Aide, les 2 2 ches 5 fülle; = 2 5 — kes patoil les far ide mel au moins fent con- 0 8 hal- unistent l dans m dans Y behour⸗ tes: Nas ea ont — „ mèlèes avec des acides minéraux,& les feuilles jaunissent alors, soit qu'elles y aient été expo- sees à la lumière, soit qu'elles aient été gar- dees dans la plus profonde obscurité. ai toujours observè que le quart de ma mesure d'acide vitriolique, mèlè avec vingt- cinq onces 855 eau commune, jaunissoit les feuil- er qu'on y plongeoit, ou les cou- vroit 0 8 au bout de neuf ou dix heu- res; qu'un tiers de cette mesure d'air nitreux, mele avec 15 méme quantitè d' eau que dans P'expérience prècèdente, jaunissoit beaucoup moins une feuille de pëècher qui y étoit plon- gée, au bout du mèéme tems,& que deux mesures d'acide marin, versè dans la mème masse d' eau, opèroit cette dècoloration encore plus lentement sur la feuille qu'on y plagoit. Cependant l'action de ces acides„ unis dans les mèmes proportions avec eau distillèe& bouillie, est beaucoup plus grande sur les feuil- les qu'on y plonge, que lorsque ces mèmes acides sont noyès dans la méme quantitè deau commune. IH y a plus, je ne mis dans vingt-cindq onces d'eau distillee que la moitié des acides, un huitieme de ma mesure d'acide vitriolique, un 7 3 sixlème d' acide nitreux, une seule mesure d a- cide marin; cependant la feuille de pècher, plongèe dans chacun de ces mélanges, fut encore jaunie plutòt que celle qui ètoit plon- gée dans l'eau commune avec une quantitè double d' acide- La feuille de pècher fut jaunie dans l'eau distillèe avec lacide vitriolique, quel- ques heures après qu'elle y fut plongèe; les taches ne parurent que le lendemain sur la feuille plongèe dans eau distillèe avec Tacide nitreux,& ce ne fut que deux jours ensuite que la feuille commença de jaunir dans l'eau distillee, mèlèe avec lacide marin. Enfin, dans ces prèparations, la mem de pècher fut tout-à- fait jaune dans le mélan; avec Tacide vitriolique, celle qui ètoit dans 0 — D mélange avec lacide nitre ux conservoit encore quelques traits de verdure,& celle qui étoit dans le mélange avec facide marin étoit pres- que verte. Dans eau commune, mèlèe avec la quantité de ces acides que j'ai dècrite, les changemens furent beaucoup moins grands pendant le mème tems; mais, par un sèjour plus long des feuilles dans ces eaux acidulèes, elles èprouvèrent peu- a- peu les méèmes modifications. Les „ a Les feuilles placèes dans Peau saturèe d'air xe ne jaunissent pas plus que dans. l'eau com- mune, à moins qu'on y ajoute quelques por- tions des autres acides. Ne puis- je donc pas conclure à présent, comme je l'ai déja fait, que Tacide mèlè dan; eau augmente action dissolvante de l'eau sur la feuille,& qu'il tend à la détruire quand il ne sert plus à la faire végéter. I Variètès introduites dans mes expë riences par le moyen de eau distillèe & de Peau bhᷣouillie. ApRis avoir vu que l'eau distillèe ne favo- risoit pas l'émission de l'air hors des feuilles qu'on y plongeoit,& qu'on y exposoit ainsi au soleil; sachant que action des acides mélès avec eau distillèẽe toit beaucoup plus grande sur les feuilles qu'on y tenoit baignèes, que dans l'eau commune,& qu'ils les gãtoient considèrablement plus; il me vint dans Jesprit de chercher si l'eau distillè'e, mélée avec les acides, n'introduiroit aucune diffèrence dans la production de Fair que les feuilles fourni- 0 6340 rolent quand on les y plongeroit,& qu'on le: exposeroit ainsi au soleil. pour faire ces expèriences avec exactitude & d'une manière instructive; je crus qu'il fal- joit, dans le méme tems, faire ces expèriences dans eau commune. Je pris donc des feuilles de pẽcher, que je plongeai dans un mèlange de vingt· cinq onces deau commune ou distillèee; auxquelles je joignis un quart de mesure d'acide vitriolique, ou un tiers de mesure dacide ni- treux, ou deux mesures d acide marin. I. 12. L'eau distillèe avec Tacide vitriolique lit donner à la feuille de pècher, plongèe dans le mélange& exposee ainsi au soleil, une me- sure& un quart d'air, tandis que la feuille plongèe dans eau commune& Tacide vitrio- lique en fournit, pendant le mème tems, dix mesures; le lendemain une nouvelle feuille donna dans la première eau au soleil les trois huitièmes d'une mesure,& dans la seconde une demi-mesure. 20. L'eau distillee avec Pacide nitreux sou- tira c une feuille de pècher; qui y èétoit expo- fee au soleil, une mesure& trois quarts d'air; reau commune avec le mème acide soutira q une feuille semblable sept mesures& un tiers On les nude b fel. Hencez bells nge de lee, adde ide fl. U que 0 dans me- dle 15% d Jleuille trois Zone . d'air; mais le lendemain une feuille de pècher; exposée au soleil dans la première eau, ne fournit que les trois quarts dune mesure d'air; & dans la seconde les deux tiers d'une mesure. 30. L'eau distillee avec l'acide marin fit donner à une feuille de pècher qui y fut expo- see au soleil une mesure& demie d'air, mais avec eau commune& une quantitè semblable d'acide, la feuille qu'on y plongea donna cinꝗ mesures d'air; le lendemain, avec une feuille semblable, dans la première eau, j obtins une mesure& un quart d'air,& preécisèment la mème quantité dans la seconde. 4%. Une feuille de pècher, exposèe au soleil dans Peau distillee, ne fournit qu'un huitième de mesure d'air. 5%. Une feuille de pècher; exposéèe au so- jeil dans eau commune, donna un tiers de mesure d'air. Cette suite d' expériences montre d'abord la variètè que la nature des feuilles peut intro- duire dans les expériences; jamais les deux mesures d'acide marin, mèlèes avec vingt- cinq onces d'eau, ne m'avoient fourni une quantit& d'air si petite;& Ion observe bien aussi que la feuille n'avoit pas soutiréè tout l'air fixe qu'elle 8 4 pouvoit avoir, puisque le lendemain j obtins, avec une nouvelle feuille, beaucoup plus d'air que des autres acides mèlès avec les mèmes eaux. II paroit ensuite que chacun de ces acides avoit agi également sur l'eau distillée, puisque leur produit en air est à- peu- près le mème; & l'on remarque pour les mèlanges avec les acides vitrioliques& nitreux, que les feuilles qui y furent plongèes& exposées au soleil, en tirèrent la première fois tout ce qu'elles pou- voient en obtenir, puisque la seconde fois on ne put en avoir que la portion qui est à- peu- près toujours contenue dans la feuille: cette observation est ègalement vraie pour les feuilles plongèes dans les mélanges faits avec eau commune. II. Mais comme ces acides unis avec l'eau distillee agissoient avec plus de force sur les feuilles qu'on y plongeoit pour les dissoudre, que sur celles qu'on plongeoit dans un mélange fait avec eau commune; je pensai qu'il con- viendroit de diminuer b'action des acides en diminuant leurs doses de la moitié. 19. Je mis donc un huitième d' acide vitrio- ligue dans vingt- cinq onces d'eau distillèe; la Viins, chair mes Dacldes Lulu dme; o les Alles b ll en Iepou- 98 on Mel Mette les 7 Jeau Mbeau 9 les lülte; 1 lange D col. sen ittio- 10 l E feuille de pècher, qui y fut alors exposèe au soleil, donna un tiers de mesure d air: dans eau commune, avec cette quantité d'acide, une feuille me fournit deux mesures& sept huitièmes. 20. Le quart d'une mesure dacide nitreux dans vingt- cinq mesures d eau distillèe, fit don- ner à une feuille de pècher qui y fut exposèe au soleil les sept huitiemes dune mesure air: la méme feuille dans l'eau commune, avec un quart d'acide nitreux, en laissa èchapper une mesure& sept huitièmes. 30. Une mesure d acide marin, versèe dans vingt · cin onces d'eau distillée, fit rendre à une feuille de pécher, qui y fut exposèe au soleil, un tiers de mesure d'air: une semblable feuille dans eau commune, avec la mëme quantitè d'acide marin, en donna au soleil trois mesures& demie. 4. Une feuille de pècher avoit fourni dans Teau distillee un quart de mesure d'air. 55. Dans eau commune, une feuille de pècher me donna une demi-mesure d'air. II faut observer ici que les feuilles, plongèes dans eau distillèe acidulè, furent conssdèra- blement plus gatèes que dans l'eau commune G3 4 38 acidulèe,& que cela sopra beaucoup plu- tot; ce qui montre toujours que le dèrange- ment de Forganisation de la feuille influe sur la diminution dans la production de air. II faut que cette action de'acide sur la feuille dans Feau distillèe soit bien forte, puisque, malgréè la diminution de la moitiè de l'acide dans le mélange, son impression est toujours très- grande: cependant, comme il y a tou- jours un moment o la feuille saine peut agir sur cet acide qui la tue, il se trouve aufsi que la diminution de Tacide dans Peau en oc- casionne une très- grande dans le produit de Lair. Produit de Veæxpèr. precèdente. De celleci. Acide vitriolique 1 * 2 8 Nitreux 1 2 1 2 n 99 marin 1 On voit ici que la proportion est la mème pour Pacide nitreux, parce qu'au lieu d'avoir employè dans l'expèrience un sixième d'acide, en ai employè un quart. Je n'ai pas augmentè la quantitè de lacide, parcs que j aurois otè sur le champ à la feuille toute sa vie,& par consèquent tout moyen mir lea 11 188 1SUIne 8 eXPefrlence à 1a — 17 1 1* 1 — r 2 481— 288 12 ECE IT 2 1—* 1E Gals QA leer von 14 1 Iced nes 1 5 4 S 2 17* 1 10 1a, hes n 1811 1— * ant rdhien lle ell teetee 99 0 Tece dent„Connie eue„ 88 5 2—— 18 oe onrtrerzi 0c an 1 n de Iaci de,& je monster 2 1 1 1 2 ISmen 1DL I Ce— 1 CT OIL 1e 8 inne er ern— H 22 8 8 5—.—— diminue lalr plodult FH S M On — 2 1 4 I-— 1— nillie—„8221 Irsane Dulles 88 nes 1011428 n 1 1 1 er le FHerrometre dans 5 1 427 Drer le merllonleile dans 1a 42 1 222— bor etre de EA XU ICI— 22—* * 1 1 1 n 12 r 27 1A ee ua, N 15 12 1—— 1— Sn inee err—— 1TC an Hees 1OU IL es Cn ei D* 5 2— 181— 4 Mee en 2 e 8 OI uc J eiiier 2 ZSC ICL 6400 d'une mesure d'air. L'eau distillèe aërée me fournit deux mesures& un huitieme d'air, par le moyen d'une feuille de joubarbe que j'y ex- posai au soleil. 2%. Une feuille de joubarbe„ exposèe au soleil dans eau bouillie, me donna le quart d'une mesure d'air. En joignant deux mesures d'acide marin, j'obtins les sept vingt- quatriè- mes d'une mesure. Ce qui apprend qu'à tous égards, les feuilles fournissent encore moins air quand on les expose au soleil dans l'eau bouillie que dans Peau distillée. Jai dèja remarquè dans le paragraphe troi- sieme, que facide de Pair fixe en se combi- nant avec eau bouillie, y perdoit presque la moitiè de son énergie sur les feuilles exposèes au soleil; de sorte qu'il est dans le cas des au- tres acides unis avec l'eau distillèe,& cette expèrience m'a fourni des rapports proportion nels quand je Tai rèpétée. je faisois des expëriences sur les feuilles avec le vinaigre radical rectifiè: je versai dans vingt- cinq onces d' eau commune le tiers dune de mes mesures de ce vinaigre; j'en obtins„ par le moyen d'une feuille de pècher que j'y ex- posai au soleil quatre mesures& demie d'air; te me dab, per e U 8 Wolde zu Le quant mesares qutrie- a wis be moins 5%. dh J cal He trol- combi que N ewolees les Mec ns Ungt. Cube de us pat 1 ex. le dal; Can mais en faisant le mélange de la mème quantitè de vinaigre radical avec vingt- cinq onces d' eau pouillie, la feuille que j'y exposal au soleil ne m'en fournit que deux mesures& demie. IV. Enfin, comme je ne trouvois d'autres differences entre l'eau distillee& l'eau com- mune que Pair fixe contenu dans la dernière, & qui avoit étè chassè de la première par la distillation, je résolus de chercher quel seroit effet produit par l'eau saturèe d'air fixe sur les feuilles qu'on y exposeroit au soleil, en lui joignant la quantitè d'acide que j'ai coutume de mèler avec beau commune. Je fis donc dans ce 1 les expèriences suivantes. Une feuille de pécher, 9 85 au so- leil dans unè eau saturèe d'air fixe, me donna vingt mesures d'air. Une feuille semblable, exposcèe au soleil dans la méme eau saturèe d'air fixe, mais m- lèe avec un quart de ma mesure d'acide vitrio- lique, fournit trente mesures d'air. Une feuille semblable, exposèe au so- leil dans la mème eau saturèe d'air fixe, mais unie avec le tiers d'une mesure d' acide nitreux, me procura trente-cinq mesures d'air. Une feuille semblable, exposèe au so- 42.) leil dans la mème eau saturèe d'air fixe, mais dans laquelle je versai deux mesures d'acide marin, me sit trouver vingt mesures d'air. Il ne faut pas oublier de dire que les feuilles furent extrèmement jaunies, beaucoup plus que dans l'eau commune mèlèe avec les mèmes doses d acide,& que les feuilles avoient èlaborè A-peu-près tout ce qu'elles avoient pu, puisque le lendemain les mémes feuilles, placèes dans les mèmes eaux, ne fournirent qu' environ une mesure d'air. V. Je ne m'en suis pas tenu à ceci, j'ai voulu comparer P'influence de eau distillèe aërèe sur les feuilles avec celle de Peau commune aërèe, & j'ai trouvè que les feuilles fournissoient un peu plus d'air quand elles ètoient exposèes au soleil sous Peau distillèe aërèe, que sous eau commune aèrèe; il est vrai qu'il me parut seu- lement que fair fixe s'en séparoit plus facile- ment: je diminuai la quantitè de Fair produit par les feuilles dans eau aërée, en faisant des meèlanges de cette eau avec Peau distillèe pure, avec l'eau commune, avec eau commune bouillie& avec Peau distillee asrée mais cette diminution fut toujours en raison de la quantitè d'air fixe contenue dans Peau mélèe avec Tean 2 1 Mais s Cacide 1 le keüllez coup plz s meémeʒ t elabore puisque dees dals ton une al Tou ele ful dere, dle un posees an u Jeau rut seu· facle- procl ant des ee pule; commune as cette J unit ec fel 43 0 aerée; le mélange fait avec eau distillèe pure diminua le plus la quantitè de l'air produit, la diminution fut moindre dans Feau bouillie; mais elle fut la plus petite lorsque je mëlai l'eau commune avec eau aërèe. Tous ces phénomènes sont bien propres à Etonner& à instruire, puisque les feuilles fournissent plus d'air, quand elles sont exposèes au soleil dans une eau saturèe d'air fixe, que lorsqubelles regoivent Faction de cet astre dans eau commune; il est clair que la grande quantitéè de Tair fixe, contenu dans cette eau qui en etoit saturèe, en est la seule cause: en effet, dans l'eau commune qui contient un peu d'air fixe, les feuilles fournissent plus d'air lorsqu' elles y sont exposèes au soleil, que dans eau bouillie ou distillèe qui en sont privèes, comme je J'ai fait voir mille fois. Ne semble- roit-il pas que faction des acides mélés dans les eaux, pour donner aux feuilles ia faculté de fournir de Pair pur quand elles y sont expo- sees, est augmentèe ou par leur influence ré- ciproque sur Teau, ou sur Pair fixe, ou sur les deux ensemble au soleil? Une analyse de tous ces phèẽnomènes pourra jetter quelque lu- mière sur ce que nous avons observè,& nqus 440 conduire à une explication solide du phéèno- mène. Jamais il n'y a moins d'air produit par les feuilles, que lorsqu'elles sont exposèes au so- leil dans des eaux privéèes d'air fixe„& jamais ces feuilles n'en fournissent davantage, que dans ces eaux saturèes d'air fixe& aiguisées Par un acide; mais ce qui frappera davantage, c est la gradation qu'on obserye dans les diffe- rentes expèriences que j'ai faites. L'eau com- mune, qui ne contient que très- peu d'air fixe, augmente un peu l'émission de Pair hors des feuilles qu'on y plonge au soleil; ensuite eau privèe d'air fixe, mais unie avec une petite quantitè dacide, rend cette emission un peu plus abondante; elle le devient beaucoup plus encore, si l'eau est saturèe d'air fixe„ mais elle le sera, autant qu'il est possible quand cette eau saturèe d'air fixe sera combinèe avec un acide; il paroit donc que Facide seul, sans son union avec Pair fixe, n'a qu'une petite influence pour faire produire de Pair aux feuilles qu'on y tient plongèes au soleil; que celle de Fair fixe dissous dans eau est très- grande mais comme elle n'est pas la plus grande, il est èvident que ceadui faugmentera en aura aussi une particu- E lière,& c'est ce qui arrive aux portions d'acide qu'on lui joint; mais comme l'acide seul dans eau distillèe n'agit que foiblement,& que Pair fixe a une influence toujours très- grande; il me sembleroit que, dans ce cas, 1 modifie peut. ẽtre l'air fixe ou l'eau pour produire cet effet. Aussi ce qui mérite d'etre observè, c'est 290 la feuille de pècher, exposèe au 1 dleil dans eau saturèe d'air fixe,& aiguisèe avee un quart de mesure d' acide vitriolique, a prèciseè- ment fourni autant d'air que la feuille de pècher exposèe au soleil dans l'eau saturèe d'air fixe, en y ajoutant Fair fourni par la feuille, expo- see au soleil dans le mélange d' eau commune avec un quart de ma mesure d'acide vitrioli— que. Dans le premier cas, j'ai obtenu trente mesures d'air, dans le second j'en ai trouvè vingt,& dans le troisieme dix, ainsi 30 me- sures ègalent 20 + 10. Les rapports sont bien diffèrens pour Facide nitreux, car la feuille de pècher, exposèe au soleil dans Peau acidulèe par Pacide nitreux, ne fournit que sept mesures& un tiers,& la feuille, exposèe au soleil dans Peau acidulée avec Pair fixe, en donna vingt, ce qui fait en somme vingt. sept mesures, tandis que la feuille 5 6 460 plongèe dans la méme eau saturèe dlair fice) avec la mëme quantitè d' acide nitreux qui ètoit dans eau commune, a fourni au soleil trente- cinq mesures, C'est- d- dire huit mesures de plus que les deux autres ensemble; cependant, cette expèrience que j'ai rapportèe, pour ètre plus exact, est une anomalie qui doit ètre corrigèe par les autres de ce genre, qui m' ont constam- ment fourni, avec une feuille de pècher, au moins dix mesures d air. Enfin, union de acide marin à l'eau satu- rèe d'air fixe na pas changè le produit de l'eau seule saturèe d'air fixe, de sorte que cet acide a étè un étre passif dans ce mélange. Ne sembleroit-il pas, que, dans les expèrien. ces faites avec le mélange d'acide vitriolique& d' eau saturéèe d'air fixe, ou d'acide nitreux& de la mème eau, Fair fixe a soussert quelque altèration par son union avec ces deux acides? Tous les deux sont très- avides de phlogistique; tous les deux pourroient bien en avoir enlevé dans le mélange,& facilitè à la feuille Pèlabora tion du reste; il est au moins certain, comme je le dirai, que fair fixe s'amèliore quand on le secoue dans l'acide vitriolique,& sur- tout dans Facide nitreux; peut- ètre que, lorsque l kente⸗ e de s aul, cel ere pls cornigee oultam⸗ 1 Het; du au fitu- de Teau et aide eeßen 0 gue& reux& suelque aeides? laue; eller Telabor⸗ comme fe l on k ir- tot ö ute a je mélange de l'acide se fait dans l'eau saturés d'air fixe en petite quantitè, avec le concours de la lumière, la dècomposition de l'air fixe se prèpare mieux,& que les feuilles ont alors que très- peu de peine pour lachever; on com- prend par-la comment les feuilles sont plus ga- tèes, puisque acide agit sur elles avec toute son energie. On voit encore pourquoi les eaux acidu- lèes sans air fixe gàtent plus les feuilles que lors- qu'elles sont plongèes dans l'eau commune; Fa- cide n'y est pas adouci par le phlogistique qu'il enlève à Pair fixe. Enfin, l'on dècouvre une des raisons pour laquelle les eaux, distillèẽes& mè- lèes avec les acides minèraux ou vègëtaux, fa. vorisent moins Temission de l'air hors des feuilles qu'on y plonge: Fair fixe à demi dècomposè par les acides minèraux ou végètaux, n'offre plus aux feuilles plongèes dans l'eau les maté riaux qu'elles doivent changer en air. Jai donnè cette éèbauche dlexplication, en attendant que je la complète par une nouvelle analyse de cette matière curieuse,& par la demonstration de action des acides sur la terre calcaire de l'eau; mais il importoit de faire voir d'abord que ces acides pouvoĩent ètre modifiés par Lair fixe,& qu'ils pouvoient le modifier leur tour. (148 V III. Laction de la lumière du soleil est la cause de la production de Lair fourni par les feuilles exposées sous Peau d son action. LA lumieère du soleil est-elle la cause de l'air qui s chappe hors des feuilles qui sont expo- sces à son action, quand elles sont plongèes dans les eaux acidulèes,& favorise-t- elle l'influence de cet acide pour la production de Pair? Ces deux problèmes étoient bien importans,& leur solution aussi curieuse qu'elle est difficile. Quoique je n'aie laissè aucun doute sur la nẽcessitè de action solaire pour combiner Fair fixe de eau commune dans la feuille qu'on y plonge,& pour le changer en air pur, dans le premier volume de mes Mémoires(1), j'ai cru devoir renouveller toutes mes expëriences, & faire voir d'une manière aussi èvidente, que la lumière du soleil agit également sur les feuil- les plongèes dans les eaux acidulèes avec dif- férens TCT 649 9) Ferens acides,& qu'elle seule peut en extraire Lair pur qu'elles fournissent. I. Pour réussir dans ce dessein, j'examinai d'abord influence de la lumière du soleil sur les feuilles plongées dans les eaux acidulèes pour leur faire produire Pair quand elles sont lee e eXPOISEs d 10h AdtlOn. 1. Je mèlai donc un quart de ma mesure d'acide vitriolique, dans vingt-cinq onces d' eau commune; j'en remplis un rècipient où j'intro- duisis une feuille de pècher; je l'exposai au soleil,& j eus six mesures& deux tiers d air. 29. Je répétai la mèeme expèrience avec un tiers de mesured'acide nitreux, au lieu de Pa- & la feuille de pècher me fournit neuf mesures d'air. 30. Cette expèrience faite avec deux me- sures d'acide marin, à la place des autres aci- des, fit donner à la feuille de pècher vingt me- sures d'air. 7 10 1 4 2 J employai trois mesures dacide sulphu- reux dans la mëme quantitéè d' eau, au lieu des autres acides,& il séchappa hors de la feuille de pècher sept mesures d'air. 59. Enfin, un tiers d'une mesure de vinaigre radical rectifie, mèlè dans la mème quantité D 5 d eau, fit sortir hors de la feuille de pècher, qui y etoit plongèe au soleil; quatorze mesures d'air. Ces expëriences furent faites le mème jour, de méme que les suivantes. Elles nous mon- trent bien é&videmment un effet dont nous ap- prendrons bientôt la cause. II. Je suppose qu'on se rappelle tout ce que vai dit dans le premier volume de mes Meè- moires, pour prouver que, Tair produit par les feuilles exposees au soleil, ètoit un air vèrita- plement élaboré dans le parenchyme de la feuille par Pintermède de la lumière(1), alors les rèsultats des expèriences suivantes seront tranchans,& ne laisseront aucun doute dans Tesprit. En préparant les cinq expériences prècèden- tes, j'en prèparai en mème tems cinq autres parfaitement semblables,& pour le mélange de acide avec eau commune& pour la feuille. Je les placai sur la tablette d'une croisèe, qui touchoit celle od étoient places les récipiens de Pexpèrience que j; ai dècrite, de sorte qua tous égards ils ètoient exactement dans les meèmes circonstances: je nen changeai qu une Gs. 0 lens qu les n eule, je leur tai T'illumination que les autres recevoient du soleil; je le fis par 8 moyen d'un contrevent brisè que je fermai;& comme de soleil donnoit à plomb sur lui, il se rèchauffa au point qu'il communiqua aux rècipiens qui Etolent derrière une chaleur de trente degrés, ce qui approchoit assezʒ de celle des rècipiens exposès à action du soleil lui-méème, ou le thermomeètre s'eleva à trente- six degrés; ils eprouvèrent cette chaleur pendant six heures, & au bout de ce tems-là je n'eus point d'air produit dans aucun des 5 III. Je voulus répèter les expériences que javois faites sur mon fourneau; je les ai ra- contèes comme une ébauche de celles que je me proposois dans le g. XXII. du premier vo- lume de mes Mémoires,& je trouvai qu'elles méritoient quelque confiance: je ne rappelle pas la description de extèrieur de Texpërience, il me suffit dy renvoyer; j; observerai seulement que la chaleur y fut de 16 à 20;& les réci- piens restèrent en expèrience pendant vingt- quatre heures. 10. Un recipient plein q. eau commune four- nit une bulle d'air. 25. Un recipient plein d' eau commune, avec D 2 1 quatre pouces d'une feuille de hyacinthe, donna un seizième d'une de mes mesures d'air. 30. Un reècipient plein d'eau commune aci— dulèe, avec un quart de ma mesure d'acide vitriolique, donna une demi-mesure d'air. 45. Un récipient rempli de ce mélange, avec quatre pouces d'une feuille de hyacinthe; four- nit le quart dune mesure d'air. 5. Un récipient plein d'eau commune aci- duléèe, avec le tiers d'une mesure d'acide ni- treux, fournit un quart de mesure d'air. Un récipient rempli de ce mélange, avec quatre pouces dune feuille d hyacinthe, fournit la seizième partie dune mesure d'air. 70. Un rècipient plein d' eau commune aci- dulèe, avec deux mesures dacide marin, a fourni un tiers de mesure d'air. 8. Un récipient plein de ce mélange, avec quatre pouces de feuilles de hyacinthe; a fourni un quart de mesure dair. Ces expëriences me semblent prouver clai- rement, que Faction du soleil peut seule four- nir aux feuilles la facultè de combiner Tacide de Pair fixe, contenu dans Peau acidulèe avec les sucs du parenchyme,& en extraire Pair pur qu'ils fournissent. 3539 Si les feuilles plongèes dans Peau acidulèe ne donnent point d'air, quand elles sont dans pobscuritè, quoiqu'elles éèprouvent une cha- leur assez forte: si elles en donnent, àu con- traire, beaucoup quand elles sont ainsi expo- sees àu soleil; il est clair que C'est action im- meédiate du soleil& non la chaleur qu'il peut exciter, qui contribue à la production de Pair qui s chappe ainsi hors des feuilles; mais ce qui ne laisse aucun doute la- dessus, C'est que les feuilles qui n'ont point fourni d'air, quand elles ont été exposèes à fobscurité dans ces rècipiens pleins deau acidulèe, en ont fourni aussi· tot quelles ont reęu les rayons immeédiats du soleil. Nous voyons encore dans ces dernières ex- pèriences, que Pair qu'on trouve dans les rè- cipiens est produit par racide, puisque les recipiens, où il n'y a point eu de feuilles, en avoient une plus grande quantitè que ceux ou les feuilles nageoient: doit il faudroit con- clure que la feuille s toit bien approprièe une partie de Tacide de Pair fixe produit; mais qu'elle n'avoit pu ni Telaborer ni le rendre. IV. Mais peut-ëtre que les acides seuls com- pinés avec eau commune produisent cet air, D 3 N que Ion tro dans les rẽcipiens exposẽs au so- leil avec les feuilles qu'on y a plon geèes; lexpè- rience la plus constante prouve le contraire: quelquefois on trouve dans les rècipiens pleins de ces eaux acidulèes& exposces au soleil quel- ques bulles qui y ont ᷑tè produites; mais il n y en a jamais eu une quantitè qui ꝛpprochat i n peu de celle qu on y observe, quand les feuilles y sont plongèes& exposées au soleil. Cependant si bon fait passer des feuilles dans ces rècipiens, qui ont rèsistè àᷣ action solaire pendant une ou deux heures, qui n'ont point alors donné d'air, pen- dant qu'ils ne contenoient que de Feau acidul 2 on voit bientõt Pair y paroitre,& sortir abon- damment hors des feuilles qu'on y place. V. N'y auroit- il point de moyen pour extraire Tair pur hors des mélanges de l'eau commune avec les acides, sans y employer des feuilles? Je Tai tentè jusqu'à-présent sans succès: je ne rapporterai que ces deux expériences qui peu- vent avoir quelques rapports avec tout ce que Jai düt⸗ 19. Jai rempli de petits rècipiens avec de eau commune, mèlèe avec un quart de mesure d'a- eide vitriolique ou avec un tiers de mesure d acide nitreux, ou avec deux mesures dacide marin 5 14 0 dl 10 lexpe- rate del duch l 9 eh peu de y sont 0 Akon 85 an u deux pen- dulee, abon- Firalre nmune ullles? je ne i peu- Ce Ade de leau e de- Cacide uin; 5 plagai tous ces rècipiens dans des tasses, dont cha- cune étoit pleine, avec eau du rècipient qui y reposoit; je mis ces tasses& leurs rècipiens dans un plat de mètal assez profond, dans lequel je versai de eau jusqua- ce quelle atteignit le bord des tasses, je fis bouillir legèrement reau du plat pendant quelques heures; les tasses y contractèrent une chaleur de cin- quante à soixante degrés; il n'y eut cepen- dant que le récipient plein de Peau acidulee par le moyen de racide marin, qui fournit une demi-mesure d'air. 20. Enfin, je crus qu'en augmentant la uantitè de Pacide, mèlè avec eau commune 7 2 — je pourrois obtenir de Pair par le moyen de la chaleur. Je répëtai donc ces expériences de la ma- nière que je viens de deècrire. 1e. Je remplis un rècipient avec de eau commune, qui me donna une mesure d'air, dont une partie fut absorbèe dans eau. 20. Je mélai avec Peau commune huit fois autant d' acide vitriolique que dans Lexpèrience prècèdente,& j eus un tiers de mesure d'air; quand j en eus mis seize fois autant, p'eus seu- lement un huitieme de ma mesure air. D 4 30. Avec six fois autant d acide nitreux mo- Je dans l'eau commune que dans Texpèrience rapportèe plus haut, j'eus un quart de mesure 11e en air,& en doublant la dose de Pacide dans eau, j'en obtins la mème quantité. 4. Enfin, avec six fois autant d'acide ma- rin, mèlè dans Peau commune, que dans ex- pèrience prècédente, j'obtins un seizieme de mesure d'air,& en doublant cette dose, je ne trouvai qu'une bulle d'air. 6 5%. Un récipient, plein d'eau faturée d'air fixe, fournit une mesure& demie d'air, qui fut extremement diminuse. Il est donc certain que Fair, fourni par les feuilles exposèes au soleil dans les eaux aci- duléèes, n'est point produit par l'eau seule, mè- lee avec lacide; mais qu'il est le rëfultat de l combinaison de cet acide avec beau& de fon action sur la feuille; d'ailleurs„tous ces airs ont étè plus mauvais que Fair commun,& Pair, qui est formé Par les feuilles, celui qu'on en voit sortir, est beaucoup meilleur que Lair que nous respirons. Mais on a ici un fait bien singulier: les eaux meélées avec cette grande quantitè d'a- cide ont fourni moins d'air que l'eau com- . — 1 2 2 C la 1 2 71 e 10n e mune; cela ne viendroittil pas de union de l'air fixe contenu dans eau avec T'acide? il paroit au moins que la quantitè d'air fourni a été, dans cette seconde suite d' expériences, d'autant plus petite que la quantité d'acide a été plus grande; ne pourroit:il pas ètre arrivè que Fair fixe uni avec Tacide a pas etè chassè par la chaleur au sommet du récipient,& que celui qu'on a vu a été sans union avec lui? ce qui me le fait croire, c' est que cet air à été assez diminuè dans eau, où il a sèjournè quelques 5 heures,& que Fépreuve de Tair nitreux J'a fait trouver fort mauvais. IL X. L'acide dissous dans Leas des expe- riences fait produire de Lair aux feuilles qui q sont exposèes au soleil. JAT prouvé que les feuilles placèes dans eau acidulèe donnent de Pair; j'ai fait voir qu'elles n'en donnofent que 18 elles y ᷑tolent exposèes au soleil; il me feste à établir que cet air est un effet produig par Pacide contenu dans feau, qui fournit à la feuille Taliment e 5 1 quelle labore dans son parenchyme. „„ Il est dẽmontrè par mes expériences, que les feuilles plongèes dans eau bouillie& eau distillee ne donnent qu'une quantitè d'air infi- niment petite, quand elles y sont exposèes à Taction du soleil; il est dèmontrè de mème que les feuilles plongèes dans l'eau commune & exposèes ainsi à action du soleil en donnent plus que les prècèdentes, parce qu'elle con- tient de l'air fixe qui n'est pas dans les autres; mais la quantitè en est encore très-petite en comparaison de celle qui est fournie par les feuilles exposèes au soleil dans les eaux aci- dulèes. D'où vient donc cette difference? elle ne peut ètre produite que par Tacide qui est délayè dans l'eau, puisque toutes les autres circonstances sont exactement les mèmes. Ce raisonnement me paroit sans replique,& il me sembleroit concluant, lors mème que je au- rois pas d' experiences pour faire sentir sa force; il est vrai qu'il ne m'instruit pas sur la trans- formation de lacide en air,& sur les moyens employèés pour la produire; mais il me fait connoitre la cause immédiate de ce fait d'une manière à ne me laisser aucun doute sur sa rèalitè. Qu on en juge par ce tableau que je crois 3 Ntres 5. Ce me n All- gce; aus- ens e fit dune i fe C05 4 8 important de remettre sous les yeux: ces rè- sultats sont tirès d' expériences faites de la ma- niere la plus semblable, dans le mème tems: avec des feuilles de pècher. Une feuille de pècher, sous un rècipient 1 bouillie, donna au soleil la huitième partie dune 8 d'air. 20. Dans Peau distillee une feuille sembla- ple fournit au soleil quelques bulles d'air. 30. Dans l'eau commune une de ces feuil- les au soleil me produisit le tiers dune mesure d'air. f 4. Mais quand j'eus mis un quart de ma mesure d'a 9 vitriolique dans vingt-cinq onces d' eau commune, une feuille de pècher donna au soleil huit mesures& trois quarts d'air. Le tiers d'une mesure d'acide nitreux, mélè avec la mème quantitè d'eau commune, fit rendre à une feuille de pècher qui y ᷑toit plongèe,& qui y flit exposèe au soleil, dix me- sures d'air. 60. Enfin, deux mesures d'acide marin, versèes dans la mème masse d' eau commune, firent sortir d'une feuille de pècher que j'y tins exposèe au soleil vingt mesures d'air. La diffèrence entre la quantitè d'air produit 0 par les feuilles exposèes au soleil dans les eaux artificiellement acidulèes,& celles qui ne le sont pas, est trop grande pour exister sans une cause bien énergique,& la eomposition de eau acidulée fait trouver bientét cette cause dans lacide qu'on lui a joint. L'influence de ces acides est la méme sur les eaux saturées d'air fixe, comme je Pai prouvè; ils augmentent encore Pefficace de ces eaux pour faire produire de l'air aux feuil- les qu'on y expose au soleil. Ainsi, puisque Tacide agit en divers cas de la méme manière pour augmenter l'ëmission de Fair que rendent les feuilles plongèes dans les eaux& exposèes au soleil; on ne peut disconvenir que la grande probabilitè de action de l'acide, mélé avec eau pour favoriser cette émission de Pair hors des feuilles qu on y expose au soleil, n'en soit fort augmentée. Jai deja dit que eau seule acidulèe ne don- neroit point cet air sans la feuille, mais je n'ai pas donné les rèsultats particuliers des expè- riences que j'avois faites dans ce but. Jexposai des récipiens semblables aux pre- cedens, remplis avec les mémes mélanges, dans le mème lieu, au soleil, en sorte qu'ils ne e de feull- laue niere dent osbes ande apkc Lots soi r differoient entreux que parce que les uns ren- fermoient des feuilles,& qu'il n'y en avoit point dans les autres. L'eau acidulèe avec'acide vitriolique our- nit une mesure d'air; avec Tacide nitreux un tiers de la mesure d'air,& avec acide marin une mesure: si donc la quantitè d'air, produit par les feuilles exposèes au soleil dans les mèmes meélanges, est si considèrable, en comparaison de celle qui est fournie par les mèlanges seuls; il faut reconnoitre ou que cette eau acidulèe a Eté filtrèe dans tous les filtres du parenchyme de la feuille qui y a été plongèe, ou que Ta- cide lui a fourni des matériaux propres à ètre meétamorphosés en air pur, par Taction du so- leil& Ténergie des organes du végétal. III. L'eau acidulèe de Texpèrience précè- dente, qui n'a presque point donnè d'air quand elle a été exposèe au soleil, n'a point perdu toute sa vertu. Si Ton fait passer des feuilles sous le récipient plein de cette eau, au bout d'une heure ou deux de son exposition stérile au soleil, elle rendra au soleil une assez grande quantitè d'air,& cette quantitè sera propor- tionnelle au séjour de la feuille dans Feau au soleil. E IV. Mais il y a plus, les acides mélès dans Peau n'agissent point sur les feuilles en raison de la quantitè d'acide rèel qu'ils renferment, car un quart de ma mesure dacide vitriolique contient presque autant d'acide rèel que deux mesures d'acide marin, puisque j'avois trouvè que la quantitè d'acide contenu dans ceux que employois, étoit pour'acide vitriolique& marin comme huit à un; cependant, eau com- mune, meèlée avec le premier, fait produire A une feuille de pècher huit mesures& trois quarts d'air, tandis que l'autre en soutire vingt mesures: on en pourroit dire autant de Tacide nitreux, dont les rapports peuvent étre déter- minès par le nombre trols, réëlativement à la- ide vitriolique; mais la feuille donna dix me- sures d'air quand on eut mélè un tiers de ma mesure de cet acide dans la mème masse d' eau; d où il rèsulte clairement qu'il y a une affinité particulière entre ces végètaux& ces acides; qu'ils n'agissent pas sur elles de la mème fagon, qu'ils ne fournissent aux feuilles ni les mémes matériaux, ni la meme quantitè de ces maté- riaux pour ètre changés en air; ou enfin, que chaque parcelle d' acide, qui conserve son Ener- gie, dèrange plus ou moins Porganisation du chte fallon nent, kale deux role que le& com. dire trois . vegètal, suivant quelle est plus ou moins gran- de; ainsi, par exemple, celle de Tacide vitrio- lique, qui est la plus forte, nuit le plutòt au tissu de la plante,& arrète ainsi Tèlaboration des matières qu'il forme pour la production de Pair. Le phlogistique qui enveloppe acide marin adoucit sa causticitè, favorise peut-ètre son union avec le végétal,& le met en état de prèparer à la plante les alimens qui lui con- viennent le mieux pour ètre changès en air. V. Cest un principe reconnu vrai, que si les effets varient quand on varie P'intensitè de la cause, il n'est plus douteux que cette cause ne produise effet qu'on lui attribue. Jai dé- montrè aussi qu'il y avoit une quantitè d'acide déterminèe pour donner à Feau Ténergie la 7 5 grande sur les feuilles qu'on y plonge au soleil, afin qu'elles produisent la plus grande 1 d'air; Texpèrience m'a appris qu'il falloit mèler avec vingt- cinq onces d' eau com- mune un quart de ma mesure d'acide vitrioli- que, un tiers de ma mesure d acide nitreux,& deux mesures d acide marin; il en est de mème pour les autres acides, dont il faut aussi une quantitè dèterminèe; j'ai observè constamment, comme je Pai dit, que si Ton augniente la 1 64 0 quantitè de Facide, la quantitè d'air est dimi- nuèe, autant plus que la destruction de la feuille qu'on y exposeroit au soleil est plus promte;& si l'on diminue la quantitè de Pa- cide, la quantitè de Pair produit diminue dans la mème proportion, parce que la feuille qu'on y expose au soleil, n'y trouve plus une source aussi abondante de matériaux propres à ètre elaborés pour produire Tair pur. Enfin„on a dèja vu que si l'on diminue graduellement la quantitè d'air fixe contenue dans eau qui en a été saturèe, on diminue aussi, dans la mème Proportion, l'air fourni par la feuille qu'on 5 plonge;& dans tous ces cas, si bon neutralise Tacide contenu dans Peau avec un alkali„les feuilles qu'on y exposera alors ne donneront pas plus d'air que ꝰeau bouillie& eau distillèe. VI. L'expérience suivante dèmontre cette véritè: les feuilles exposèes au soleil dans les eaux acidulèes, de la manière que j'ai dècrite, donnent une quantitè déterminèe d'air; si l'on expose au soleil, dans les jours fuivans„des feuilles baignèes par la mème eau qui avoit servi à la première expèrience, la quantitè de Tair fourni par les feuilles devient toujours moindre, ce qui ne peut arriver que par Fune a dimi- f 105 des causes dont je viens de parler, ou par 0 f ps laugmentation de T'acide, ce qui n'est pas vrai- 1e la. semblable, ou par sa 5 qui est èvi- 1 1 dente après tout ce que j'ai déja dit; d'où il 2 rèsulte que lacide agit sut 10 feuille,& qu'il 5 lui fournit les matériaux qui sont Elaborès dans source: ö f 6 10n e e Etre 8 5 2 10. Le quart d'une mesure d' acide vitrioli- On a 1 5 N 5 1 que, mèlè avec vingt-cinꝗ onces d' eau com- ed A 5 85 0 mune, fit donner à une feuille de pëcher, qui lui en 1 2 8 fut exposèe au soleil dans ce mélange, six me- sures& deux tiers d'air; le lendemain, une feuille semblable, exposèe au soleil dans ce tralise 2. 7 8 mélange, 1OUurnit ieulement une deml mesure. 1 K 2.0. Un mélange de vingt- cinq onces d' eau 19 9 commune, avec un tiers de ma mesure d'acide kalle, nitreux, fit donner à une feuille de pècher qui cette y fut exposèe au soleil neuf mesures d'air; le 5 les lendemain, j obtins seulement demi mesure d'air lte; d'une feuille de pècher 5155 au soleil dans 1 Jon le meèelar ge de la veille. dez 33 812 feuille de pècher, exposèe au so- At leil dans vingt-cinꝗ onces d' eau commune mé- lee avec deux mesures d'acide marin, produi- soun sit vingt mesures d'air,& le lendemain une 1 feuille semblable, exposée au soleil dans le 88 g 15 ð E. 5 mèéme mélange, me fournit quelques bulles d'air. VII. Ces expèriences me semblent tranchan- tes, mais j en ai d'autres qui les appuient encore. En diminuant le tems de l'action du soleil sur la feuille plongèe dans l'eau aciduléèe, la feuille ne fournit qu'une partie de Pair qu'elle auroit pu donner, si elle avoit ètè exposèe plus long: tems à la lumière du soleil,& elle n'en donne pas davantage, parce qu'elle n'a pas pu elaborer une plus grande quantitè d'air fixe; mais si on expose le lendemain une nouvelle feuille dans cette eau acidulèe, elle soutirera le reste de l'air que les matèriaux propres à la produire lui fourniront;& qu'elle peut s'approprier; elle donnera mème une partie de air que l'autre feuille n'avoit pas eu le tems de préèparer. Dans ce cas, on voit clairement J'influence de la lumière pour favoriser action des acides sur la terre calcaire de leau,& par consẽquent la production de l'air xe qui se dissout dans eau& qui est soutirè par la feuille. VIII. Mais on imite parfaitement tous ces phénomènes des eaux aciduléèes, si Ion jette dans vingt- cinꝗ onces d'eau distillèe trois grains alkali aëré dissous dans l'eau,& si on y mèle bulle⸗ uchan- t endote. 1 solel ke, l qu elle de plus le Nen pas pu ez mais feuille ie feste roduire topfler; esautte f. Dans de la des sur sequent aut dat W 0 tolls Ces on jette ois gras 1 ele n la petite quantitè d'acide que j'emploie, alors qu'arrive-t-il? Tacide dégage insensiblement Pair fixe de l'alkali qui se dissout dans Peau, la keuille suce cet ait fixe que le soleil Elabore; qu'il mètamorphose en att dephlogistiquè,& qu'il fait rendre à la feuille sous cette forme. Si Ton met de la terre calcaire dans cette eau,& qu'on T'acidule de cette fagon, on obtient également un moyen de faire rendre aux feuilles beaucoup df air pur, parce que lacide dégage beaucoup d'air fixe hors de la terre calcaire. On rend à toutes les eaux le fond d'air dè- phlogistiquè que les feuilles y produisent au soleil, en leur rendant ainsi les Elémens de Pair fixe qu'elles doivent èlaborer. Mais comment alkali qu'on jette dans l'eau commune; cu dans eau aërèe, Lempèches-t-ül de produire de l'air, comme je Pai observéè? c' est qu'il absorbe Lair fixe dont il est fort avide; & que la feuille ne le trouve plus pour Lëla- borer; aussi, si Lon peut avoir un alkali par- faitement saturè d'air fixe, il ne changera que foiblement la quantitéè de l'air produit; il faut remarquer cependant,; que si la quantitè de T'alkali ètoit trop grande; il dèrangeroit lorga- nisation de la feuille. E 2 E Enfin, pourquoi l'alkali diminue- t- il si fort action de facide pour faire produire de Pair aux feuilles plongèes au soleil dans une eau acidulèe? On comprend déja, comme je ai observè dans le premier volume de mes Memoires, que ce phèénomène arrive que lorsqu'on sature Tacide avant de le mèler dans eau, parce qu'on a laissè éèchapper alors tout Pair fixe qui devoit se produire; car si on mèloit Tacide& P'alkali dans eau de experience, on auroit une nouvelle source d'air fixe que l'eau absorberoit,& qui fourniroit par consèquent de Pair dèphlogistiquè à la feuille quon y expo- seroit au soleil. On ne peut pas à la vèritè amener eau aci- dulèe au point d empècher les feuilles de don- ner de Pair, quand elles y sont exposèes au soleil; mais, comme je Tai remarquè, cet air west pas soutirè du milieu où la feuille nage, mais C'est un air qui y ètoit contenu,& quelle est forcèe de rendre quand le soleil le lui arra- che; aussi, il ne sen forme pas du nouveau, & la quantitè d'air qui se produit alors est tou- jours très- petite& presque toujours à-peu-près la mème. IX. Quoique cette eau acidulèe ne favorise —— 1 f e de b une umme e meß e que dans tout Neolt e, on eau suent po- u Ac. e don- 8 al et alt age, elle atra· wedu) lou les ont e plus pémission de Pair hors des feuilles qu“ qt y expose au soleil, il ne faut pas croire que la partie acide en soit absolument soutirèe par les feuilles qu'on y a mises à diverses reprises; cette eau est encore acide, mais elle'est èevi- demment moins qu'auparavant. Ce phénomène offre plusieurs 7 a resoudre: est- il vrai que Tacide conte 5 9 eau soit en moindre quantitè, d 1 euil- les cessent d'y rendre de Pair, lorsqu'elles y 5 exposèes au soleil? Cet effet est- il produit par un changement que la suction de la feuille opère dans Facide en s'appropriant une partie particulière de Lade Ou bien cela auroit-il une autre cause? I. On sait qu'il est difficile d' estimer exacte- ment une petite quantitè d'acide dans un grand volume d' eau, le moyen des rèactifs est pour 1 Pordinaire assez infidèle; cependant, je crois pouvoir assurer que la quantitè de Tacide est vèeritablement diminuèe dans eau acidulèe, où les feuilles ont étè exposèes au soleil,& où elles ont fourni leur air. N 1. Je versai dans vingt- cin onces d' eau commune deux mesures d'acide marin; je rem- plis un recipient de ce mèlange,& y fis passer E ( 0 successivement chaque jour une feuille de pa- cher, jusqu' ce que je fusse bien sür que la feuille avoit extrait de leau toute la partie aci- dulèe avec laquelle elle avoit de Haffinitè, ou qu'elle pouvoit élaborer. Je remplis un réci- pient semblable avec le meme mëlange que le prèceèdent,& je le laissai exposèe à l'air& la lumière autant que le premier. Quand je crus que les feuilles avoient soutirèé hors de l'eau acidulèe toute la partie acide qu'elles pouvoient s'approprier, je pris deux vases de verre sem- blables, dans chacun desquels je mis une quan- titè egale des deux eaux acidulèes, de manière qu'un de ces vases ètoit rempli jusqu'aux deux tiers de sa hauteur avec l'eau du premier rèci- pient,& que Pautre vase étoit rempli de la mèéme manière avec l'eau du second récipient. Alors je versai une égale quantitéè de dissolution c-hargent dans chacun des vases de verre; il se forma dans tous les deux de la lune cornge f mais sa quantitè fut bien moindre dans le vase où étoit Peau dans laquelle j avois mis les feuil- les; jobservai encore que cette eau prit alors une couleur rouge un peu violette, tandis que celle où il n'y avoit point eu de feuilles devint * violette, comme la lune cornée exposèe à la r jumière. La diminution de Tacide marin seroit: elle la cause de cette couleur diffèrente? La june cornèe n'y seroit-elle pas parfaite par le défaut de Tacide marin? Je ne dècide rien; je me contente de raconter le fait. Cette expërience me paroit cependant prou- ver jusqu'à un certain point la diminution de pacide dans eau acidulèe, où les feuilles ont etè exposèes au soleil, car la quantitè de la june cornèe qui se forme dans deux mélanges est proportionnelle à la quantitè d' acide marin qui sy trouve contenu, si la quantitè de la dis- solution d' argent est la méme,& si elle est suffi⸗ sante pour s' approprier tout Tacide marin. 20. Je fis une autre tentative pour arriver au mème but; je pris deux petits flacons de verre, où je mis une quantitè é&gale de limaille de fer; je remplis un de ces flacons avec eau aci- dulèe, ou les feuilles avoient étè exposèes au soleil,& ou elles avoient rendu tout air qu el- les pouvoient soutirer du milieu dans lequel elles Etoient; je remplis autre avec Peau aci- duléèe qui avoit ètè exposèe à Pair& à la lu- mière, j adaptai alors à chacun de ces flacons un tube recourbè uséè à Témeéril, qui les fer- moit exactement;& faisant passer ces tubes E 4 3 sous eau, je plagai sur chacun deux un de mes petits rècipiens tubulès remplis d'eau, j ob- tins de Pair inflammable de tous les deux„mais sa quantitè fut très- petite; cependant eau aci- dulèe où les feuilles avoient été, fournit pres- que la moitiè moins d'air inflammable, que autre. II paroit donc encore que ces expèriences se rapportent avec toutes celles que j'ai deja faites,& indiquent, comme les ein, que les feuilles exposèes au soleil dans des eaux acidulèes en soutirent une partie de acide qu'elles contiennent, ou bien que l'acide a été employè dans la préparation des matériaux elaborès par elles, puisque cet acide y paroit en moindre quantitè, lorsque les feuilles ont en mème tems fourni une beaucoup plus grande quantitè d'air. II. Mais ee les feuilles laissent- elles encore de'acide dans eau acidulèe o on les plonge pour 5 exposer au soleil? Pourquoi ne hen extrayent: elles pas tout pour Telaborer? Je m'ètois deja apperęu de ce fait,& j avois cru en apper cevoir aussi la cause; j'avois insinuè dans le premier volume de mes Mémoires(1) (1)§. XXII. 5 f den Laux darolt es ont lalise on * tiu'il seroit possible que la feuille dẽcomposat Tacide,& n'en soutiràt qu'une certaine partie; on ne trouvera pas mauvais que je prouve mon erreur, d'autant plus que je me suis bien promis de ne combattre jamais directe: ment les erreurs qui ne m'appartiendront pas, & d'établir les vèritès qui m'occupent, com- me elles se présentent à moi, sans m'inquiéter des opinions des autres, que je respecterai tou- jours trop pour en prouver la faussetè à leurs auteurs, mais que j'examinerai toujours avec assez de maturitè, pour les rejetter quand je les croirai mal fondèes. Quant à moi, comme je ne me dois pas ces égards, je dirai franchement que je me suis trompè, en insinuant que les feuilles ne souti- roient hors des eaux acidulèes qu'une des parties composantesde facide; Texpèrience, qui peut seule juger les opinions, dèmontre que les eaux acidulè es, dont les feuilles ont soutirè tout Facide qu'elles pouvoient en extraire, conservent cepen- dant toutes les propriètès des acides, puisqu'elles dissolvent les méèmes corps que ces acides, qu'elles ont toutes leurs affinitès respectives comme auparavant,& que ces acides agissent toujours de la mème manière fur les mètaux, ils „ forment au moins avec eux Lair inflammable& air nitreux; par leur union avec divers sels ou divers autres corps, ils donnent naissance aux composẽès qu'ils produisent ordinairement: nous avons vu la lune cornéèe paroitre dans eau acidulèe avec acide marin où l'on versoit de la dissolution d'argent, quoique les feuilles y eussent sejournè quelque tems au soleil; ainsi ces acides qui ont servi dans mes expériences paroissent aussi semblables aux autres qu'il est possible,& s'ils ont des differences, elles ne sont pas faciles à distinguer. D'où vient donc que les acides qui restent les mémes dans les eaux acidulèes perdent leur influence sur les feuilles qu'on y plonge& qu'on y expose au soleil, quand elles en ont soutiré une certaine quantitè d'air? La cause en est simple, ces eaux ont été privèes de Lair fixe qu'elles contenoient, cet air a étè absorbè& elaborè par les feuilles,& quand il n'y a plus eu d'air fixe dans l'eau, quand la feuille nen peut plus soutirer, quand Pacide nen peut plus produire, les acides restent oisifs dans l'eau on ils sont dissous,& ils agissent avec toute leur energie pour détruire la feuille; mais on peut leur rendre leur activitè, comme on le verra plus bas. gabe& 8 Lehe OU ce aun em: nouz aus Leal ersoit de ulles) ains. etlences qui et elles ne feltent ent leut N quon t loutire en elt air fe be& 2 plus lle Nen eut pls eau ol te Kur ol Pell le ela N 3 Les expèriences que j'ai faites,& celles qui me restent à faire, sont difficiles à exécuter à cause de la grande évaporation qui se fait au soleil, du danger qu'il y auroit d'y mèler de nouvelles eaux qui troubleroient l'expè- rience,& enfin parce qu'il est très- nècessaire d'en avoir une certaine quantitè pour pouvoir faire toutes les manipulations qu'exige cette manière d expèrimenter; d'ailleurs l'eau en s- vaporant abandonne l'acide dans le mélange, ce qui change les proportions de Tacide& de beau. Les difficultès se multiplient dans cette partie obscure de mes recherches, mais je laisse entrevoir la lumière que j espère de rèpandre sur elles. Les découvertes renfermèes dans le para- graphe suivant ne laisseront aucun voile sur tous ces phẽnomènes,& fourniront une ex- plication claire, facile& gènèrale de toutes les expériences que j'ai rapportèes; il y pa- roitra méème clairement que l'air fixe produit dans eau par faction des acides, dans certaines circonstances, est unique cause de l'air pur four ni par les feuilles; quoiqulil me semble que quelques faits tendent peut ᷑tre aussi à faire regarder l'air fixe dans les eaux acielulèes, 7 non- seulement comme le corps que les feuilles soutirent de ces eaux pour élaborer, mais encore comme un moyen de dulcifier les aci- des qu'on y verse, d'arréter les effets de leur causticitè sur elles,& de se combiner alors dans leur parenchyme, de manière à y souffrir quel. que altèration propre à faire paroitre sous la forme d'air pur ces acides, que les belles ex- périences de M. LAVOISIE R font envisager comme un de leurs éléèmens. X. Les acides se mẽtamorphosent- ils en air pur dans les feuilles exposèes au soleil sous les eaux acidulees par E LA plupart de mes Lecteurs croyent dèja la question décidèe, ils sont peut- tre mème etonnès de son énoncé; j'ai pensèe bien long- tems comme eux; j'ai cru long- tems que la métamorphose de tous les acides en air pur par le moyen de la végétation étoit un fait demontrè par mes expériences nombreuses& varièes de tant de manières; je Tai annoncée 1 00 s de leut Aors dans fir que. sous A elles ex. eilager hleules l aullolee N avec confiance à la fin du troisieme volume de mes Meémoires; je suis cependant à présent très- indécis sur tout ce que j'ai penséè, un coup de vent m'a repousse bien loin du port où je croyois ètre sur le point dentrer, des nuages épais ont obscurci la lumière que je croyois tenir: examinons ces doutes, suivons les faits qui les ont produits si je ne dècouvre pas la vèritè que je cherche, j en dèvelopperai autres qui auront leur mérite; au milieu dune route pèrilleuse je pourrai cueillir quel- ques fleurs qui me dèdommageront de mes faux pas& du remversement de mes idèes. Les experiences que j ai faites,& qui me for- cent à deuter de la vèritè de mes soupęœons sur la mètamorphose de tous les acides en air pur, sont de nouvelles dèmonstrations en faveur de toutes mes expèriences sur la mètamorphose de Pair fixe en air dèphlogistiquè,& de nou- veaux appuis pour ma théorie sur Tèlaboration de Pair fixe par le parenchyme des feuilles; de sorte que quand il seroit vrai que les acides que j'ai employè ne subissent pas ce change- ment, Pacide de l'air fixe seroit toujours cer- tainement mètamorphosè en air pur par action de la végétation. G Javois analyséè tous les matériaux de nes xpëriences, j'avois cherchéè de dècouvrir la art que chacun deux pouvoit avoir dans les ers produits; je croyois avoir fait assez ment pour pouvoir ètre sans crainte; il est que la lumière, les acides, les feuilles nes, eau, sont des étres assez simples Four laisser croire qu'on les connoit bien quand ils ne présentent rien d'extraordinaire; je me reposois sur cette idèe,& elle se trou- voit fausse; la comparaison des effets produits par les feuilles exposées au soleil dans eau distillèee& l'eau bouillie acidulèes, avec les effets produits par les feuilles exposées au so- leil dans l'eau commune acidulèe de la mème manière, devoit m'éclairer; c'est aussi au phé- nomènes qu'elles m'ont offert que je dois mes doutes, ces recherches& mes dècou- vertes. L'eau bouillie differe de eau commune; parce qu'elle contient beaucoup moins de terre& point d'air fixe; l'eau distillèe ne con- tient ni Fune ni autre; j'avois dèja remarquè que la privation d'air fige dans ces deux eaux empéchoit les feuilles qu'on y exposoit au so- leil de fournir de fair, parce qu'elles ne pou- de mes court la 1 aug Jeß fit aer fte; let s Helllle g simples it bien rlneire; se trou. produits ius Leal ec les s au so- q meme aus pl. se dois decou⸗ mune; Oins de ne col. felatqte eu eau t au f. he pal 4 voient leur en fournir les matériaux; mais jo n'avois point considèrè la difference que devoit occasionner la privation de terre calcaire aërèe dans l'eau distillée,& sa diminution dans l'eau bouillie, lorsqu'on aciduloit ces eaux. Elle pouvoit ètre considèrable, il falloit donc le chercher. Je m'appliquai aussi d'abord à bien con- noitre la quantité& la qualité de la terre contenue dans les eaux dont je m'ètois servi pour mes expériences; je fis&vaporer deux cent vingt: cinq onces d' eau, qui me fournirent vingt-six grains de résidu; j'y versai de Tacide marin ètendu d' eau jusqu'à saturation; je filtrai la dissolution, qui me fournit deux grains de selenite, de sorte que j'avois vingt- quatre grains de terre calcaire, ce qui me donnoit un grain de cette terre pour neuf onces& un tiers de eau que j'emploie, de manière que dans les vingt-cinq onces d' eau, dont je me sers pour mon expèérience, j'ai environ trois grains de terre calcaire,& comme je trouve que mes rècipiens renferment sept à huit onces d'eau; je puis croire que mes feuil- les sont enveloppèes par un milieu qui en contient environ un grain, 3 I. II s'agissoit à-présent de dècouvrir quelle etoit la quantité d'air fourni par un grain de cette terre caleaire; les expèriences n'ètoient pas faciles à faire; je sentois importance d' employer le mercure, mais je ne pouvois me dissimuler les difficultès qu'il y avoit pour y placer la terre& y faire parvenir Lacide; leur nombre m'effraya, je cherchai à faire mon expèrience dans Peau, de la manière la plus propre à prévenir autant qu'il seroit possi- ble Tabsorption de Pair fixe par Peau- Je pris pour cela un flacon qui contenoit une once& demie d' eau, je le remplis en lalsfant une place suffisante pour lacide que je voulois y verser, j'y mis trois grains de la terre que m'avoit fourni Peau; je la laissai se précipiter au fond du flacon, ensuite j'y ver- sai Tacide vitriolique avec assez d abondance pour occasionner une effervescence promte; je fermai le flacon avec mon pouce avant que Tacide eut touché la terre, je plon- geai mon flacon dans un vase plein d'eau chaude à 50.& je le fis passer sous un réci- pient plein d'huile; j; esperois qu au moyen de la chaleur, il y auroit peu dair fixe d'absorbè dans eau du flacon,& que j aurois dans mon recipient a duelle in grain de J ö Netolent nponance ne pouch apoit pol r lLacide; ai d faite mariete la eroit posst 1 contenoit mplis en ede que aus de la a Nissa se 0 75 Fel- hondance promte; ce Want se Pon. lein dean s in cl ohen. be e dablocde ö 0808 al sechtelt E 8 recipient tout Pair produit par Tacide; j'en ob- tins trois mesures& trois quarts,& j'eus des résultats semblables en rèpètant ces expèriences. Mais quo ique ce rèsultat favorisàt mes idèes, J'eétois bien èloignè d'ëtre content de mon ex- pèrience; Pacide vitriolique avoit formè de la selénite, il avoit peut- tre encroutéè quelques brins de la terre calcaire, la petite quantité d'eau que j'avois employèe pouvoit avoir ab- sorbé malgré mes précautions une grande quantitè d'air fixe; je cherchai les moyens de faire lexpèrience dans le mercure:& voici celui que j'employai. Je pris un petit rècipient, je fis ajuster un tube de verre qui avoit la longueur du reci- pient, de manière que sa partie supèrieure fut evasèe,& put contenir aisèment un grain de la terre calcaire; retirèe de eau que j'ai em- ployèe dans mes expériences; je remplis alors ce petit reservoir avec cette terre, je l'intro- duisis dans le rècipient, je Lappuyois ainsi rem- pli contre la partie supèrieure du récipient; que je remplis alors de mercure dans un vase qui en étoit plein, par ce moyen la terre cal- caire ètoit bien dans la partie supèrieure du ré- cipient; j'y sis passer Lacide marin ètendu d' eau EC 7 3 par le moyen d' u petit morceau de tube de verre fermè par un bout que je remplissois avec mon mélange d'acide& d'eau; je le fermai alors avec le pouce que j'appliquai sur son ou- verture,& je lintroduisois ainsi sous le rècipient plongè dans le mercure; jòtai mon pouce, & le mercure, plus pesant, tendant à entrer dans le tube, chassoit en haut l'acide qu'il con- tenoit; je rèpètai cela jusqu'à ce qu'il y eũt une quantitè d'acide suffisante,& je pouvois tenir facilement dans Tacide le réservoir de la terre calcaire, puisque je pouvois en manier le support à ma volontè: quand toute la terre Etoit dissoute, je retirois le rèservoir, je mar- quois la quantitè de air produit, en marquant le deplacement du mercure& de l'acide qui surnageoit; je retirois le recipient hors du mer- cure, je remplissois d eau l'espace occupè par air,& je le versai dans mes tubes graduès de la manière que j'ai dècrite; alors je dècouvrois exactement la quantitè de Pair produit. Un grain de la terre calcaire, retirè de Peau que jᷣemploie,& mis en expèrience avec cinq mesures d acide marin ètendu avec un peu eau, m'a fourni quatorze mesures& demi air fixe; C'est le terme moyen de plusieurs tube de ois mec e fermat 1 ben o- recipient pouce; entre Lil con- cy elt pouvois ir de Ja manier la terre je mar- worquant acide qu du mer- pe par dus de Oos e de Lead dec cg un pel g& dem pluseus 1 expèriences: pour lever toutes les difficultès qu'on pourroit faire sur leur produit par le mélange de acide avec le mercure, j'ai tenu pendant dix-huit heures la mème quantitè d'a- eide avec le mercure, dans le mème rècipient, & j'ai aà peine obtenu une ou deux petites bul- les; il est vrai qu'il y a toujours l'air fixe absorbè par Pacide etendu d' eau, mais je ne vois aucun moyen pour parer cet inconvënient; jᷣobserve- rai seulement, que comme l'expèrience se fait assez promtement; il n'y a pas un tems suffisant pour une saturation complète de cette eau acidulèe,& je ne crois pas qu'on puisse compter encore pour cela une mesure. Je rèpëtai la mème expètience de la mème manière avec Pacide vitriolique éètendu d'eau, un grain de terre calcaire fournit huit mesures & demie d'air fixe. Avec le vinaigre radical, un grain de terre calcaire me fournit cinqꝗ mesures& un tiers d'air fixe. On comprend bien que je n'ai pas fait ces experiences avec acide nitreux, parce que l'acide nitreux dissout très-vite le mercure,& que j aurois eu non- seulement J'air fixe produit par la dissolution de la terre calcaire, mais F 2 1 encore air nitreux produit par la disto du mercure. II faut observer que la terre calcaire c des eaux contient beaucoup plus d'air qu. marbre ou la craie; elle est sous une espèce de forme saline, C'est presque un genre de shath; aussi bon ne doit pas ètre étonnè si les résultats que j'ai eu sont si diffèrens de ceux qu'on at- tendoit,& si la quantitè d'air produit surpasse si fort celle qu'on pouvoit imaginer: en général la terre calcaire, comme l'observe M. ROME DE L'ILLE dans sa Cxystallographie, Tom. pre- mier, nest point une terre simple, mais une combinaison de la terre absorbante, qui sert de base au gyps, au spath fusible, aux vëgèetaux avec air fixe,& la quantitè de cet air fixe varie suivant les genres des terres calcaires dont il est un des composans. Ces expëriences me firent voir que acide, mis dans l'eau commune que j employois dans mes expèriences, pouvoit bien dissoudre la terre calcaire disseminèe dans eau, former de Lair fixe que eau absorboit à mesure qu'il se for- moit,& fournir ainsi aux feuilles que j'y plon- geois air fixe, qu'elles changeoient par Tac- ion du soleil en air dèphlogistiqué. 10 ece d Heath; Felltagz Ton at- om. pre- fas une qui sert Jepetaux t ar fie calcaltes Lacide; ols Gans eh terte I de lat il se for- 0 70 plon- t Pal. La- . Cette conclusion paroissoit solide, cependant je ne crus pas qu'elle tranchdt la 1 5 8 'entrevis encore d'autres expériences à faire. S'il est vrai que les acides mis dans Peau commune ont dissous 41 terre calcaire qu'elle contenoit, formè Pair fixe que l'eau a absorbé, & que les feuilles qui y plongeoient ont soutirè & changeè en air déphlogistiquè par l'action de la lumière; il est clair que Peau distillèe aci- dulèe, dans laquelle on mettra de la terre calcaire, doit faire alors fournir plus d'air aux feuilles que lorsqu'on n'y aura pas mis cette terre; c est aussi ce que j ai observè, tandis que Peau distillèe pure ne fit donner à une feuille de joubarbe qu'une demi- mesure d'air; lorsque je lans cette eau trois grains de la terre cette eau& deux mesures d'acide marin, elle en a fourni six, quoique Tacide combinè avec 755 distillèe seule n'en ait pu soutirer au soleil, hors d'une feuille sem- blable, que les trois Miigeines d'une mesure: il résulte clairement de cette expèrience que eau distillèe, aiguisèe par un acide, regoit de la terre calcaire qu'on y place la facultè de fournir aux feuilles, qu'on y expose au soleil, les matériaux nëcessaires pour former Lair e. 2 1 phlogistiquè par Paction du soleil sur elles,& ron sait que les acides soutirent hors des terres calcaires aërëes l'air fixe qu'elles contiennent; mais comme il ne se dégage pas tout à la fois, il s'absorbe dans l'eau oùi il se forme à mesure qu'il est dèveloppè,& la feuille le suce à me- sure qu'il se dissout. puisque l'eau distillèe, aiguisèe par un acide, fournissoit plus d'air aux feuilles qu'on y plon- geoit& qu'on y exposoit au soleil, lorsqu'on y méloit trois grains de terre calcaire, je pen- sai que la quantitè d'air, fourni par les feuilles exposèes sous feau commune au soleil, seroit encore plus grande quand cette eau, aiguisèe par un acide, seroit encore unie avec trois grains de terre calcaire. Je mis donc une feuille de joubarbe dans eau commune, je Pexposai au soleil,& j'en obtins une mesure& un sixième d'air; en ai- guisant cette eau avec deux mesures d'acide 1 5 marin, j'eus d'une feuille de joubarbe que j ex- posai au soleil deux mesures& un quart d air; mais en unissant beau commune avec trois grains de la terre calcaire retirèe de eau,& en Tai- guisant avec deux mesures d'acide marin, j'eus sept mesures d'air de la feuille de joubarbe qui y plongeoit. ennent; ah sois, 4 mesüke ce à me. n acide, don lorsquon je pen- feuilles , seroit aguise ec Mols adde que Jex at dat; os grains N en Lal. n eis babe gl n L'eau saturèe d'air fixe me fit observer les mèémes rèsultats: une feuille de joubarbe expo- see au soleil dans cette eau me fournit huit mesures d'air; cette eau, àiguisèe avec deux mesures d'acide marin, soutira d'une feuille qui y plongeoit au soleil dix mesures& demi d'air, & cette mème eau, aiguisèe par Facide marin oi j introduisis trois grains de terre calcaire re- tirèe de eau, forgœa une feuille de joubarbe que j'y plongeai au soleil à rendre douze me- sures& un quart d'air. Il faut observer que toutes ces expëriences ont été faites à la fin d' Avril, que faction du soleil sur mes feuilles plongèes dans ces eaux wa été que de quatre heures,& que le ther- mometre n' est montè dans mes récipiens qu'à vingt- cinq degrés. Je dois ajouter encore que 7 les eaux acidulèes, qui avoient étè privèes de leur air fixe par T'action des feuilles que j'y jue J exposai au oel„ firent fournir un nouvel air à de nouvelles feuilles, aussi-tòt que je leur mélai une nouvelle terre calcaire, qui fut une nouvelle source d'un e air fixe élaboré 7 par les feuilles. Ces en 9905 ences sont toujours es mieux faites avec Tacide marin qu' avec tout acid autre, parce que cet acide ne forme 85 85 de 5 2 (s sels presque indissolubles dans Peau avec la terre preiq calcaire qu'il rencontre, qu'il ne Pencroute pas, & qu'il peut ainsi a. gir sur ses élemens pour en chasser Lair fixe. Jai eu occasion de remarquer que Facide mis dans eau nuit aux feuilles, puisque dans Teau distillee acidulée les feuilles fournissent noins dair que dans Feau distillèe pure. Enfin, je fis des expériences sur les eaux de Selters, 4955 lesquelles les expëriences de M. BERGMAN démontrent seize grains de terre cal- caire arte& de magnèsie abrée pour vingt: sept onces, avec vingt- cinq pouces cubiques d'air. Une feuille de joubarbe, exposeèe au soleil dans cette eau, me e treize mesures d'air,& en eus quinze dans la mème eau„aiguisèe avec deux. d'acide marin; mais il 1 faut pas oublier, que comme eau 79 1 4 la feuille plus air quelle n'en pouvoit èlabo- rer, il y eut aussi une plus grande quantitè d'air absorbèe dans eau de Selter acidulèe,& eva- porèe dans Pair, que dans Peau de Selter com- mune, comme j'en ai pu juger par la quantité de bulles que je voyois se former sous les deux récipiens. Mais ce qu'il ne faut pas perdre de vue C est Aterre te pas, pour en e Jade le dan rnillent griept 5 dar. l dans ar,& aigulsee 5 e Le ante Judd I 0 deux „0 e 60 e que je conservai de eau de Selter, acidulée comme la précëèdente, dans un vase ouvert lemain,& je répétai avec elle Fal en lenc T'expèrience que j'avois faite& que j'ai rap- portée; au lieu de quinze mesures d'air que me fournit la feuille que j'exposai au soleil, dans l'eau de Selter acidulèe sur- le champ 8 ne pus en obtenir que deux avec cette eau aci- dulèe dans le jour prẽcédent. D'où vient cela? Ce n'ëtoit ni eau ni Facide qui avoient changè, puisque c toit une portion de eau employèe dans l'expèrience qui m'avoit donnè les quinze mesures; j eus un très- beau soleil, de sorte que la difference vient uniquement de ce que Lair fixe, contenu dans eau,& e par action de lacide marin sur la terre calcaire, s' toit è&Vaporè,& n'avoit pu par l fournir aux feuilles les èlèmens de Fair pur qu'el- les avoient élaboré, lorsqu'elles les avoient eus: au reste, il en est de mème des acides versè dans 55 commune; un jour avant 1101 sen serve,& exposès à l'air dans un vase bien ou- vert; les feuilles qu'on y expose au soleil four- nissent bien plus d'air que celles qu'on expose dans Peau commune, mais elles n'en fournis- sent pas à beaucoup près autant que lorsqu'elles 1 sont exposeèes sous eau commune au soleil, dans le moment ou elles viennent d'étre aci- dulèes. III. Ces expériences confirment les précé- dentes; mais à leur tour toutes les expériences que j'ai déja racontèes me fournissent d'autres confirxmations de celles- ci. Si eau commune& *— 7„* aërèée, qui ont étè acidulèes, ne font presque plus fournir d'air aux feuilles nouvelles qu'on y plonge,& qu'on y expose au soleil, quand elles ont servi pour une expèrience,& quand elles en ont fait alors fournir abondamment; c'est uniquement parce que toute la terre cal- caire de l'eau a étè privèe de son air fixe par l'acide qu'on lui a joint,& qu'il ne sauroit sen produire davantage, à moins qu'on ne rende à l'eau une nouvelle terre calcaire; tout comme l'eau commune, epuisèe d'air fixe par une feuille exposèe au soleil, fera fournir en- core de l'air aux feuilles si l'on y verse deux me- sures d'acide marin, qui dissoudra la terre cal- caire, formera de l'air fixe,& fournira aux feuilles un nouvel aliment à digèrer,& les matèriaux de Lair pur qu'elles pourront produire. Plus les rècipiens qu'on emploie dans les expériences sont grands, plus ils fournissent salel, lle aci- 5 prece- vellencez dautres nune& resdue 5 quon „quand quand ment; fe cal- Ne par autoit fon ne ; Out e par ur en- ux me- re cdl. dra an 8 les hroclire. dals les hunter „ air aux feuilles qu'on y expose au soleil, parce que, comme ils sont remplis q une plus grande quantitè d eau, ils contiennent plus d'air fixe,& plus de terre calcaire aërèe, propre A augmenter la dose de air fixe par son union avec Tacide qu'on y verse. Si Tacide vitriolique, combinè avec l'eau commune de Pexpèérience, fait fournir moins d'air aux feuilles qu'on y expose au soleil, que les autres acides; cest parce que Jacide vitrioli- que se combine d abord avec la terre calcaire, forme une seélënite,& agit moins efficacèment & moins long- tems que les autres 9 8 sur la terre calcaire de Leau; Cest parce qu ainsi son énergie pqur produire Fair 5& en fournir les laboratoires des feuilles. C'est aussi pour cela 1 dans les expèriences que j'ai faites dans le mercu o acide e avec la terre calcaire a 90 urni moins d'air que racide marin; enfin, Cest pour cela que les feuii- les, exposces au soleil dans des rôcipiens pleins de mercure, ne donnent pas une bulle d'air. Mais pourquoi eau commune acidulèe ne fournit-elle que très-peu d'air, quand elle est ex- posèe fans feuilles au 1 5 Pourquoi les feuilles qu'on y plonge en font- elles sortir une si grande 3 grande quantitè? C'est que Pair fixe produit par action de facide sur la terre calcaire disse- minèe dans l'eau, s'absorbe à mesure qu'il se forme,& reste dissous dans l'eau qui peut en absorber son volume; mais j'ai au moins huit à neuf onces d'eau dans un grand rècipient qui me fournit, par le moyen de Facide, tout au plus quarante- cinq mesures d'air fixe, ce qui ne fait pas le volume d'une once& demi d'eau, & ce qui peut par consẽquent ͤtre facilement absorbè; mais la feuille sait bien trouver cet. air fixe qui s chappe à nos yeux; ses bouches ouvertes Javalent dès qu'elles le touchent 8 ses laboratoires le travaillent des qu'il y est in- troduit; les feuilles en urgent Peau parfai- tement. Mais il y a plus, quand on observe les diffe- rentes eaux acidulèes, exposées au soleil, on voit autour du rècipient, au fond du vase, une foule de perles transparentes qui se forment, qui grossissent,& que eau absorbe: chacune q elles est sans doute produite par action d'une partie de Pacide sur une partie de la terre cal- caire de leau, au moins dans les eaux acidu- lees ou l'on introduit de la terre calcaire; on voit ses bulles s echapper des poussières de la procl ire di. ell se ü penen Olns hut ent g tout au ce qui i deau, llement yer cet 0uches t,& est in. Dara 1 il, on une gent, Nacune n due fre cab vacidu- ile; on de 15 6 93 terre calcaire qui sont au fond du vase;& pendant que ces perles aèriennes tapissent le rècipient& le fond des vases remplis avec eau commune acidulèe, on en voit beaucoup moins dans l'eau bouillie acidulèe,&'on n'en voit aucune dans l'eau distillèe acidulèe. Il est vrai que eau commune& l'eau aërèe en font appercevoir, mais l'air fixe que ces eaux con- tiennent est aussi le dissolvant des terres cal- caires; d'ailleurs air fixe tend à quitter l'eau qui le dissout, quand elle commence à s'e- chauffer. Telle est aussi la cause pour laquelle les eaux acidulèes fournissent une si petite quan- titè d'air, quand on les expose à la chaleur D sans feuilles& sans lumière; mais telle est encore la cause pour laquelle cette quantitéè est alors plus grande que lorsqu'il y a des feuilles; on sent que les feuilles qui plongent dans Peau conservent la facultè qu'elles ont d'absorber une grande quantitè d'air fixe,& que le soleil qui magit pas sur elles ne sauroit ni Tëlaborer, ni le faire sortir. On ne sera plus étonnè si les feuilles four- nissent beaucoup d'air, lorsque le soleil est tres: chaud,& une plus petite quantité lors- 6894 0 que sa chaleur est moindre; premièrement la chaleur rend l'air fixe moins adhèrent à l'eau; secondement elle augmente fénergie de l'acide qui agit comme dissolvant sur la terre calcaire; enfin, elle augmente les puissances vëgètantes de la feuille: c' est aussi pour cela qu'on a vu que mes expériences faites dans le mois d A- vril ont fourni moins d'air que dans le milieu de Juillet. On voit encore pourquoi la diminution de racide fait diminuer la quantitè de Lair fixe; il n'y a plus alors une quantitè suffisante de dissolvant pour dissoudre la terre calcaire con- tenue dans l'eau; mais si l'on augmente l'acide au- delà de certaines bornes, on produit bien peut-Eëtre plus d'air fixe, mais on tue la feuille qui ne peut plus l'ëlaborer. Quand une fois les feuilles ont soutirè de eau acidulèe l'air fixe qu'elle contenoit,& qu'elles ont éèlaborè, elles ne peuvent plus en soutirer davantage, lors mème qu'on renou- velleroit les feuilles& qu'on y introduiroit de 1 5 doses d'acide; la raison en est sim- ple, il n'y a plus de terre calcaire à dissoudre, ni d'air fixe à produire; mais si l'on renouvelle les feuilles,& qu'on place de la terre ca lcaire 7078 dA. e milieu jution de a xe; ante de ire con- e Tacide dan bien tire de bit,& ent plus n reno waüroit de n elt l. wpudte 5a kenomele 17000 5 2 e cabal 5 dans ce vieux mélange, il reprend bientòt ses premières propriètès,& les feuilles qui trouvent de Pair fixe à èlaborer donnent aussi de Fair pur avec abondance, quand elles sont exposèes au soleil. c L'acide diminue dans l'eau où l'on expose les feuilles au soleil, comme je l'ai observé; mais cela doit arriver, parce que Tacide se combine avec la terre calcaire,& perd alors ses propriètès actives, qui sont enchainées par l'union qu'il a contractée. Les eaux aërèes qui contiennent de la terre calcaire doivent fournir plus d'air fixe aux feuil- les qu'on y expose au soleil, quand elles sont acidulèes par un acide nouveau qu'on y verse, que lorsqu' elles ne le sont pas; parce que cet acide agit puissamment pour chasser cet air fixe hors de la terre calcaire qui y est contenue. Enfin, les feuilles doivent se gater davan- tage dans les eaux bouillies& acidulèes que dans eau commune acidulèe, comme je Pai dit, F. VI; parce que l'acide reste en entier dans eau distillèe& dans Peau bouillie, au lieu que, dans eau commune, il se combine en partie avec la terre calcaire,& il n'agit E pas constamment avec toute sa quantitè sur la feuille. Mais pourquoi les feuilles ne donnent- elles plus d'air dans, les eaux aciduléèes qui en ont deja fourni pendant un jour, quoiqu'elles soient toujours acides? c'est parce que la terre cal- caire contenue dans leau a fourni tout l'air fixe qu'elle pouvoit donner; aussi, quand on intro- duit de la terre calcaire aërèe dans cette eau, Tacide reprend son ènergie, il se forme un nouvel air fixe, qui se dissout dans eau, que la feuille pompe,;& qui s'echappe en air pur; en renouvellant ainsi la terre calcaire dans eau, on épuise entièrement'acide de eau; ces feuilles n'y fournissent plus qu'une petite quan- titè d'air au soleil,&, en rapprochant l'eau par le vaporation, on y reconnolt les sels neu- tres à base terreuse qui s'y sont formés. Un fait singulier confirme tout ceci: chacun sait qu'on ranime les eaux de Selters& de Spa, en y versant quelques gouttes d'acide; la raison en est èvidente; Pacide se porte sur la terre calcaire contenue dans ces eaux, il en dègage l'air fixe, que eau absorbe,& elles reprennent le gas& la forme gaseuse qu'elles avoient perdue. On — alte fl elt. elles Jui en oft les soient erre cal. air xe i iutro- due edu; onme un zu, que Ar pur; bs eau, u) Cées te qual. ant Jeau e neu- chacun N de Tacide; holte far eau; il 4& he olbe ) gaselse On N 5 trouve dans le Journal littèraire de Bei lin, T. XIX, une dissertation de M. AcRARD 15 fournit des faits intéressans sur ce sujet- IL y demonntre que fexpulsion de Lair fixe par Vebullition est la cause unique du précipitè ter- reux qui se forme; que TëvVaporation n'y a au- cune part, puisque si Lon remplace avec eau distillee eau qui se dissipe par Tébullition, la terte calcaire se prëcipite la meme chose; cailleurs, eau distillée ne dissout point de terres 8 dans les vases bouchés, mais seulement dans ceux qui sont ouverts; parce qu'ils peuvent se charger d'air fixe. Voilà une suite de faits bien propres à Eta- blir, que air fixe produit dans les eaux que l'on acidule, est Jeffet de la combinaison de Facide avec la terre calcaire de l'eau, mais en mème tems, voici une dèmonstration de la cause qui fait produire tant d air pur aux feuilles exposces au soleil dans l'eau commune acidulèe; Pair 225 produit par union de la terre calcaire avec lacide, est absorbè par l'eau,& les feuilles qui y sont exposèes au soleil le soutirent de eau avec l'eau,& le méëtamorphosent en air pur dans leurs vaisseaux, od il sëlabore& se dé ph logistique- 0 E je suis parvenu à dissoudre, dans un espace de tems moindre que cinq heures, trois grains de terre calcaire dans vingt· cinq onces d eau distillee, ou j avois mèlè deux de mes mesures qacide marin, avec une chaleur de 50 60.3 mais il y eut quatre mesures de Pair produit qui ne fut point absorbè par Peau, Cëtoit sans doute Pair fixe qui s'etoit phlogistiquè. IV. Il reste encore quelques difficultès à examiner. Pourquoi Fair fixe contenu dans l'eau qui en est saturèe ne passe- t- il pas aussi abon- damment dans la feuille, lorsque cet air est meélè avec Peau bouillie& Teau distilleèe, que quand il est dans eau commune Il ne faut pas y penser long tems pour rèsoudre cette diffi- culté; premièrement, Pair fixe est moins adhè- rent à Peau bouillie& A Teau distillèe qua eau commune que j'emploie, parce qu'il y a moins de terre calcaire pour le retenirʒ cet air fixe s& chappe alors plutꝰt dans ratmosphère,& reste moins long- tems dans eau pour fournir à la feuille Paliment qu'elle doit decomposer. Secon- dement, Fair fixe est un des dissolvans de la terre calcaire elle-mème,& un moyen pour faworiser la sortie de celui qu'elle renferme. 4 pourquoi les feuilles, plongèes dans les eaux 5 Malates 0 àͥ ö0b., produit toit sans I abon- air est e; que fut pas de dffi- ins adhe- 14 Lean a oil fre s- N reste dt al t. decol⸗ 55 de le en poll ferme. les eil oi acidulees qu'on y expose au soleil,& qu onti fourni beaucoup d'air, en donnent elles quel- quefois plus le lendemain au soleil, que les feuilles exposèes au soleil dans eau commune? „ il est possible que toute la terre calcaire nait pas ëtè dissoute par lLacide,& qu'il y ait du. air fixe à en soutirer; secon- dement Lair fixe dissous dans Peau,& qui n'a pas été absorbè par la feuille, peut ètre resté en partie dans une eau qui ne communique pas toute avec fair exterieur,& fournir ainsi à la feuille nouvelle qu'on y renferme haliment qubel- le doit éElaborer quand le soleil agit sur elle. Si les acides dissolvent la terre calcaire con- tenue dans Jeau commune, pourquoi les eaux acidulèes& exposèes à une forte chaleur don- nent-elles si peu d'air? C'est parc que cet air s absorbe par leau, ou parce qu'il se dis- pe dans l'air, à mesure qu'ilsse forme; aussi leau commune acidulèe ne rend point d'air quand elle est exposèe seule au so- leil, quoiqu'elle en rende aussi- tot qu'on plonge une feuille, pourvu que ce soit pen- dant le tems de action de Pacide sur la terre calcaire, si Fexpèrience se fait dans un vase 0 81 2 1* ouvert; au lieu que la feuille rendra toujours G 1 ja mème quantitè d'air, quoique l'on metteè pacide dans eau commune long-tems avant experience, pourvu que le vase soit scrupu- leusement fermè. Enfin, est- il possible que les sels neutres, comme le sel de Glauber, le nitre, le sel ammoniac, mèlès dans eau commune, four- nissent de Pair fixe aux feuilles qu'on y expose au soleil, puisque ces sels mont aucune action sur la terre calcaire? Mais ces sels se decom- posent dans Teau par Faction de la lumière, comme j aurai occasion de le faire voir; de sorte que leur acide se porte sur la terre cal- eaire de eau,& donne naissance à Fair fixe que la feuille s' approprie. On ne peut donc plus douter que Faction de Pacide sur la terre calcaire de Leau ne soit la cause de Pair pur fourni par les plantes qu on y expose au soleil, puisquelle dèveloppe rair fixe que la feuille&labore; il rèsulte donc de- la, que les eaux acidulèes favoriseront d' au- tant plus Temiffion de Pair hors des feuilles qu'on y expose au soleil, qu'elles contiendront plus de terre calcaire à dissoudre; tout com- me keau commune fournira d autant plus air aux feuilles, qu'elle sera plus chargèe d'air * . fette i dat t Kpu- neutres, „ Je sel fol- erpose e don decom- miere, ir; de te cal. ar fe Lacton e Iolt uon loppe e don N dau- eullles jendtont ut com- t pls ke dal 1 xe, qu'elle aura ètè moins exposèe à la cha- leur,& qu'elle aura etè moins dans les circons tances propres à perdre Pair fixe que les feuil. les doivent purifier. XI. Nouvelles suites expériences sur la qualitè& la quantitè des airs pro- duits par les feuilles exposèes all soleil dans les eaux acidulèesa IAI prouvè que Fair dissous dans eau se change en une substance aëriforme, par le moyen des feuilles vẽgetantes qu'on expose au soleil dans les eaux qui en sont imprégnées. Jai fait voir que cette transmutation avoit lieu quand Pair fixe se produisoit pen-- peu, par le moyen des acides versès dans les eaux qui fer- vojent de milieu à mes expériences,& qui avoient dissoute une certaine quantitè de terre calcaire. Cette découverte est importante, mais elle seroit imparfaite, si on ne connois soit pas la nature,& la quantitè de Hair produit par les feuilles avec ces moyens& action du soleil; si on ne cherchoit pas les modifi 1 25 * 1 eations que ces acides peuvent produire dans cette opèration des feuilles, de mème que les résultats qui naitront de la combinaison des sels avec divers corps,& de leur union avec 7 5 0 3 je me propose de traiter à présent. 8 3 J. L'air produit par les feuilles exposèes au soleil dans des eaux acidulèes 6 1 air permanent. Tov ce que j al dit dans le premier volume de mes Mémoires devroit me dispenser de rap- peler ici, que air fourni par les feuilles vé- gétantes, exposèes au soleil dans l'eau com- mune& les eaux acidulèes, est un air perma- nent, qui ne souffre d'autres changemens que ceux auxquels fair commun peut ètre exposè. Il n'est point dans le cas de ces airs acides, tels que l'air fixe, Lair acide marin, l'air acide vitriolique, Fair acide spathique, sui- vant les dégominations de M. PRIESTLEx ceux- ci sont absorbès très- promtement 7 par l'eau& en très-grande quantité; ils peu- 00 N pOle. 8 aeldes; I pel (12630 vent mème reproduire avec Teau ces acides; mais Pair produit par les feuilles, exposèes au soleil dans les eaux acidulèes, est un air qui sejourne tres- long tems sur feau, qui weéprouve dans les premiers momens qu'une très- petite diminution, bien moindre que celle qu'on observe dans Fair dephlogistiquè fait dans nos laboratoires,& exposè sur l'eau quelques momens après sa fabrication. ä Oualitès de Pair fourni par les feuilles exposces au soleil dans des eaux acidulèes. Ox ne doutera plus de la combinaison de Pair fixe, produit dans eau acidulèe avec la feuille qui y est exposèe au soleil, quand on aura sous les yeux la nature des produits; ils sont peut-èëtre un peu diffèrens de ceux que les feuilles prèsentent quand elles sont exposèes au soleil dans Peau commune, ou dans eau sa- turèe d'air fixe; mais cette difference est due à Faction des acides, qu'il sera facile de re- marquer. 6 4 er Jai fait ces expériences eudiomètriques avec tout le soin possible; j'ai employé Pair nitreux en finissant de le produire, je Pai fabriquè tou- jours avec les mémes ingrédiens,& employs dans les mémes doses; Fair nitreux traversoit toujours une égale quantité d eau; j'observai les rèductions dans le meme tems, d' abord après la fin de experience,& j'avois A. peu- près toujours la meme tempèrature. Je faisois pour terme de comparaison des expériences sur Pair commun,& je trouvois communëment qu'une mesure d'air commun, mèlèe avec trois me- 1 sures d'air nitreux, se rëduifoit à trois mesures; & comme j'ai èetè obligè quelquefois de faire mes expériences, en employant seulement deux mesures d'air nitteux pour une mesure d'air à eprouver, je faisois auffi Pexpërience de cette manière,& j'ai trouvé qu'une mesure d'air commun, melèe avec deux mesures d'air ni- treux, se rèduisoit à deux mesures& un quart. Enfin je dois ajouter, que, quoique je ne donne qubun résultat, j'ai fait cependant plu- sieurs fois la méme expérience, mais je donne celui qui m'a paru le plus propre à faire con- noitre les termes moyens. O +*** I. 19. Jessayai donc l'air fourni par une fes dee teur ige KO 0. 2 * 10 klaren J obserpa d apres u- ples o pour 5 sut Ta b quune ois me- nesutes; de ib ent deux fe dar d de cotte ne dar Jar ni- U Mart. Care con- fare Coll 1 Pal e K feuille de pècher exposèe au soleil dans Feau commune, dont vingt-cind onces avoient étè mélées avec le quart d'une de mes petites mesures ꝙᷣacide vitriolique, qui m'avoit fourni huit mesures& trois quarts d'air,& je trou- vai qu'une mesure& un tiers de cet air, melee avec quatre mesures air nitreux, furent rè- duites à une mesure& trois quarts; sept me- le cet air pour vingt& une mesures d'air nitreux furent réduites à treize. 20. Une feuille de pècher exposèe au soleil dans feau commune, dont vingt- cinq onces avoient été acidulèes par un tiers de ma mes sure d'acide nitreux, me fournit dix mesures d'air, dont une mesure, mélèe avec deux mesures d'air nitreux, fut réduite à demi- mesure; dix 5 e 155 1 mesures de cet air avec vingt mesures d'air S nitreux, furent réduites à cinꝗ mesures& — 5 1 3 N 2 1 D. Une feuille de 1. sée au solell 1 7 dans une eau composèe 18 ingt- cinq onces d'eau commune& de deux mesures d'acide marin, fournit vingt mesures d'air, dont le tiers 1 'une mesure, mélè avec deux mesures d'air 1 1 7 1 19871 11 9 nitreux, fut réduit à une mesure; cinꝗ me- sures de cet air avec trente mesures d'air ni- 1 80 treux, furent réduites à dix-huit mesures& demie. 45. Enfin, une feuille de pècher exposée au soleil dans une eau saturèe d'air fixe fournit trente-trois mesures d'air, dont les deux tiers d'une mesure, mélès avec deux mesures d'air nitreux, furent rèduits à une mesure& un huitième. II. Ces expèriences indiquent que J'eau sa- turèe d'air fixe en contient beaucoup plus que celle oùd l'acide le dèveloppe peu-à-peu par son action sur la terre calcaire qu'elle ren- ferme, puisque la feuille en dècompose une plus grande quantitè quand elle est exposèe au soleil; il paroit ensuite que Tacide marin agit plus efficacèment sur la terre calcaire de eau pour produire de Fair fixe, que Tacide nitreux & Tacide vitriolique; ou bien Tacide marin gate moins vite Porganisation des feuilles que les autres acides. La facilite de la combinaison de Pair fixe dans la feuille& de sa décomposition ou de sa métamorphose en air pur, ne paroit- elle pas une consèequence de la quantitè du phlo- gistique qu'il contient& qu'il y laisse? C'est une régle genèrale, qu'on enlève plus facile- ee& ole au ie urnit Leu la. p plz -d. peu lle ren- e une osee au ain git de eau p Mireux e marin es qe alt fire . ou de arolt-elle du pllo⸗ le Cel 1 fili f G ge ment à un mixte un de ses are e lorsqu'il 1 2 1*** y est en grande quantitéè, que lo rsqu'il y en a fort peu, parce qu'il offre alors plus de prise & fournit plus de ressources pour Tarracher. Il arrive donc que quand la quantitè du phlo- gistigue, qui entre dans la composition de ces 1 5„est bien grande; alors Pair fixe produit en contient davantage, parce que, comme il my a point de dissolution sans dégagement de phlogistique, il y aura d autant moins de phlo- istique enlevè A air fixe dégagè de la terre calcaire, que h'acide de la dissolution en sera charge d'une plus grande abondance. Est-ce un réve que je propose? Il me semble mai que la quantitè d'acide rèel, introduite dans l'eau avec un quart de ma mesure d'acide vitriolique, est plus grande que lorsque j'y mets un tiers de cette mesure d'acide nitreux, ou méme deux mesures dacide marin, puisque les quantitès d' acide rèel, contenues dans ces O trois acides dont je me sers, sont comme . 4 g 5 l 8 nombre vingrun N acide vitriolique, douze pour Tacide nitreux,& deux pour Pacide ma- rin: tandis que 5 volumes de cide unis avec eau commune sont comme un quart pour acid itriolique g e acide MiTIOHque; un ters pour l'acide ni- es treux,& deux pour Tacide marin; C'est· a· dire comme 1: 8 de acide vitriolique à lacide ma- rin; de 1: 6 de lacide nitreux à lLacide marin, & de 2.3; pour Pacide vitriolique& Pacide nitreux. L'on voit clairement que l'air produit west pas en raison de la quantité d'acide, puisque avec Pacide vitriolique j en ai eu neuf mesures; avec l'acide nitreux dix mesures,& avec a- cide marin vingt; mais j'observe aussi que cette quantitè d'air suit plutôt la quantité de phlo- gistique contenue dans chacun d'eux, puisque acide marin en fournit le plus,& que Facide marin est le seul que action du feu change en air sans addition, tandis qu'il faut phlogis- tiquer Lacide vitriolique pour pouvoir faire avec lui la mème mètamorphose, il y a plus, lacide de air fixe, qui paroit de tous les acides le plus phlogistiquè, est aussi celui qui fournit sans comparaison le plus d'air, puisque la feuille plongèe dans l'eau qui en étoit saturéèe en a donnè trente-trois mesures; mais je prouverai par des expériences, que Pair fixe se déèphlo- gistique quand il est agitè dans les acides. 4 o a Ae marin, 8 Aide Odlüit net puisque mesures, (Wes la- j que cette de phlo- plisque ue Lacide u change K phlogil- falle der l, lacide acides le unit sans u feuile ee en! prowwen se echo: aides. 0 109). N Aclion des trois acides minèraux dul- cisies sur les feuilles vegetantes expo- sees au soleil dans V'eau acidulee par eux. ArRES avoiß employé les acides minèraux aussi purs qu'il m'a été possible de me les procurer; je pensois à dècouvrir Peffet que ces acides pourroient produire quand ils seroient saturẽs de phlogistique: j espèrois des resultats propres à me faire juger si le phlogistique des acides jouoient ici le role que j; ai soupçonnèë; je me servis dans ce but des acides qu'on ap- pelle dulcifiè's,& je m'en servis après avoir été faits rècemment. I. 1. Je mis quatre mesures dacide vitrio- lique dulcifiè dans vingt: cind onces d eau com- mune j exposai une feuille de pëcher dans ce mè- lange au soleil, elle me fournit quatre mesures & un tiers d'air&la feuille fut jaunie; le jour suivant je placai dans ce mélange, qui m'avoit servi à Texpèrience précédente, une feuille semblable, qui y fut exposèe au soleil; elle donna les deux tiers d'une mesure. 1 25. Je composai un mélange semblable avec lacide nitreux, les doses furent les mé- mes; la feuille que j'y exposai au soleil me fournit neuf mesures& un quart dair,& le lendemain la feuille que j'y exposai au soleil e laissa èchapper que les deux tiers d'une me- sure d'air; la feuille ne fut point jaunie ni 1 Tune ni dans l'autre de gs expériences. Je rèepètai cette expërience de la mèmèe 119 avec Pacide marin dulcifiè,& j'en obtins quatre mesures& trois quarts d'air; le lendemain, la feuille que je plongeai dans le mélange& que j exposai au soleil donna la huitieme partie d'une mesure; la feuille ne jaunit point. La répetition de ces expèriences, faites le lendemain avec le mme mélange, prouve que la terre calcaire a ètè dissoutè entièrement pen- dant le premier jour,& qu'ellle a fourni tout son air fixe. II. Tentrepris une nouvelle suite d'expé- riences; en changeant seulement les doses de ces 5 dulcifiés. Avec deux mesures d'acide vitriolique, leite dans vingt-cinq onces eau commune, s d'une feuille de pècher que j'introduisis 8 — — aunie ni perlences. & zen Its dalt; al dans le donna la feullle ne Hates le rope que Hehf hen nent pen Urni tout iir dané ce melange,& que j'y exposai au so- leil sous un récipient, sept mesures& demie d'air; la feuille étoit jaunie. Cind mesures d'acide nitreux dulcifiè, meèlèes avec vingt-cinq onces d' eau commune, firent produire à une feuille de pècher, qui y fut exposèe au soleil, huit mesures& trois W d'air; la feuille ne fut pas jaunie. zo. Une feuille de pècher exposèe au soleil dans vingt-cinq onces d' eau commune, melèes avec dix mesures d' acide marin dulcifiè, donna douze mesures& un quart d'air, mais la feuille fut jaunie. III. Enfin, je fis un nouvel essai, je chan- geai encore les doses des acides: on sentira bientôt la nécessitè de ces détails, plus en- nuyeux encore à ëcrire qu'à lire. 5 Dans vingt-cinꝗ onces d' eau commune; mèlèes avec une mesure d'acide vitriolique dul- 7„une feuille de pèc 1 exposèe au soleil fournit neuf 8 d'air,& la fe uille fut peu jaunie. 20. La méme quantitè d'eau, combinée avec six mesures d acide nitreux dulcifiè, fit donner; à une feuille de pècher qui y fut expo- see au soleil, sept mesures& demie d'air,& la feuille ne fut pas jaunie G. 2) 3. Une feuille de pécher, exposèe au so- leil dans huit mesures d'acide marin dulcifiè; combinèes avec vingt- cinq onces d eau; me fournit douze mesures d'air,& la feuille wen fut pas jaunie. 9 ö IV. Enfin, je fus curieux de dèphlogistiquer cet acide dulcifiè, autant que je le pourrois; j exposai dans ce but à l'air, pendant un tems très· chaud, une certaine quantitè d acide nitreux dulcifiè; il y resta dix neuf heures, il avoit plus d'odeur; je mis quatre mesures de cet acide dans ving-cinq onces d' eau commune;& une feuille de pècher, exposée au soleil dans ce mélange, me fournit douze mefures d'air. Je ne puis douter que l'acide wait ëtè altéré, puisqu' avec cette forte dose la feuille fut seu- lement lègèrement jaunie, tandis qu'avec un tiers de me sure d' acide nitreux ordinaire, mèlè dans la mème quantitè d' eau, une feuille de pècher fournit A- peu- près autant d'air,& se trouva un peu jaunie. On remarque bientôt les rapports de fair produit par ces feuilles exposèes au soleil, dans les mèlanges d' eau commune& d'acides dulci- fies, avec l'air produit par les feuilles exposées au soleil dans les mèlanges d'eau commune& des Gan e dis ell e du 0. lee; 0 1 deu; me 1 fel nen 0 gistiguet pourroß; cet acide & une dans ce Tar. ate altere; le fat leu MAee un ire, méle feullle de U N b s de le lobeil, dans cides dolce ö e pole nme& 90 dez 6 es acides rèels; ils semblent toujours propor- tionnels à la quantitè d'acide contenu dans le mélange: j'ai prouvè que la quantité de Pair formè par les feuilles, exposèes au soleil dans l'eau acidulèe, étoit proportionnelle à une cer- taine quantitè de acide contenu dans eau od Plongeoient les feuilles; d'où il résulte que Jacide dulcifiè doit ètre fort altéré, comme je Tai fait voir dans l'usage de P'acide nitreux dulcifiè exposè à fair,& comme on peut sen assurer, puisque l'acide ainsi dulcifiè ne fait presque plus d'effervescence avec Palkali, A moins que l'esprit de vin ne fait abandonnè: cependant ils dissolvent toujours la terre cal- caire, mais en beaucoup plus petite dose que les acides non dulcifiés. Les acides dulcifiès ne sont pas seulement al- +. térés, ils sont encore diminués; quelle quantité ne s'en dissipes t. il pas en air inflammable pen- dant Jopèration? Ces deux raisons peuvent faire comprendre comment l'énergie de l'acide ni- treux est à celle de ce mème acide dulcifié comme 1: 125 rélativement à effet qu'ils pro- duisent dans les eaux que jen ai acidulé, pour dissoudre leur terre calcaire,& fournir aux feuilles Pair fixe qu'elles élaborent au soleil. 1 6 4 Je ne puis m'empècher de remarquer encore, que Taltèration que les acides regoivent par la dulcification n'est pas superficielle, puisqu' une longue exposition au soleil& à Pair ne leur rend pas leur premier état; ils se déphlogisti- quent bien un peu, mais ce mest pas parfaite- ment,& il y a toujours cette immense dis- tance que j'ai observèe dans leur action; cette comparaison est parfaitement juste, puis- que, dans les deux cas, les feuilles qu'on expose au soleil dans le mélange dont ils font partie sont seulement très-lègèerement altèrèes, quand elles y ont sèejournè pendant le mème tems, qui altère celles qui sont dans le mélange avec les acides purs, d'une manieère bien plus sensible. On sait que l'acide marin, qui est le plus Phlogistiquè des acides, a le moins d'ènergie sur les corps; on voit ici qu'il est de tous cęlui qui se méle dans les doses les plus fortes avec eau, ou on expose les feuilles au soleil, sans leur nuire; mais qu'en le déphlogistiquant on lui donne une activité très- grande; ceci expli- que done comment les acides ont perdu leur force par la dulcification; comment les feuilles en ont supportè une très- grande dose dans l'eau, & enfin comment, en diminuant la quantitè du ereacote, ien pet püsqu une Lait de kur deplagft. 28 parfait nense di adion; Jude, pul⸗ on expode ont partie es, quand tems qui e dec les as lenlible. elt le pus s denegie tous celui ortes asec geil, Laus diquent on cecl ey peru kel t ks feulle e dans Le., duni 00 i phlogistique qui leur étoit unie, j'ai rendu à lacide dulcifiè une partie de sa force; on voit de mème comment l'acide marin déphlogisti- què parvient à dissoudre Por, qu'il n'effleuroit pas avant cette opèration. Cependant, comme le phlogistique de facide influe sur T'air fixe produit,& comme il doit s'unir à la plante, il me semble qu'on peut conclure que, dans ces acides, la partie acide ce est fort diminuèe,& que celle qui reste doit etre extrèmement altèrèe. On pourroit presque établir les rapports de la quantitè d'acide contenu dans chacun des acides dulcifiès par leur action sur la feuille;; comme facide seul peut la gater, il en résulte que, lorsqu on trouve le point des deux acides, — qui gãtent les feuilles èẽgalement dans la mème quantitè d'eau, on peut supposer que la quan- titè d' acide alors agissante est la mème,& C'est ce que jᷣ ai cru avoir trouvè dans les proportions 1 que j̃ ai indiquèes: ainsi Pacide vitriolique que j'ai employè est à Tacide vitriolique dulcifiè, comme 1: 43 de sorte que leur énergie reèci- proque seroit dans ce rapport. L'acide nitreux dont je me suis servi seroit au dulcifiè comme I: Iz& l'acide marin seroit à'acide marin dulcifiè comme 1: 5. H 2 1 116 J V. Oualitès de Lair produit par les feuilles vẽgetantes exposèes au soleil sous Vęau commune aciduléèe avec les aci- des dulcistès. Ovol qu les feuilles fournissent beaucoup air dans les mèlanges d' eau commune, quand elles y sont exposeèes au soleil avec les acides dulcifiès, Pair produit est absolument mauvais, air nitreux ne le diminue en aucune manière, & il se diminue très- peu dans eau; c' est une espèce d'air legerement inflammable, ou d'air fixe phlogistiquè qui ne se diminue plus. Cette qualitè est Peffet de la combinaison de. Pair fixe produit par la dissolution de la terre calcaire avec les vapeurs de l'esprit de vin: Jon fait que Pair fixe, phlogistiquè par ce moyen; ou par tout autre, n'est plus susceptible de diminution,& par consèquent d'èlaboration dans le parenchyme des feuilles: mais il est très- posfible que Pair sorte pur hors de la feuille, que les vapeurs de Pesprit de vin le change en air fixe, qui se phlogistique d abord lui- mème 60 fell ell u c leg Aci. beach ine, quand les acides maurais, maniere, Cest une e, duda plus, Maison de le Ia terte in on e moßen, eptible de boratan s llelbtee⸗ le lrfeulle, e change el ö li- mene 4 par les vapeurs de Tesprit de vin contenu dans pacide dulcifiè,& qui devient semblable à cet air fixe exposè aux vapeurs du soufre agissant sur la limaille de fer, ou à celles de J'esprit de vin, qui perd alors sa faculté de se dissoudre dans eau; car on ne peut imaginer, après les expè- riences que j'ai rapportèes dans mon premier volume, que air fixe sorte de la feuille, puisque le parenchyme de la feuille Télabore toujours, & le change en air pur. Vel. Action de differens acides méleès avec eau commune sur les feuilles qu'on exyose au soleil. IL me sembloit que je pouvois encore faire une nouvelle tentative. Lacide vitriolique, sans etre dulcifiè, se trouve souvent plus ou moins phlogistiquè; il ètoit curieux de savoir si ces differences en introduiroient dans la production de Pair hors des feuilles, plongèes dans eau commune meèlée avec eux& exposèes au soleil. Je fis pour cela mes expëriences sur Tacide Ha 16 vitriolique, dont je me suis toujours servi, sur ce méme acide exposè au soleil depuis environ une année,& qui y étoit devenu parfaitement roux, enfin sur Facide vitriolique du commerce qui ètoit presque noir. 19. Je mèlai un quart de ma mesure du pre- mier avec vingt- cinq onces d eau commune, la feuille que j'y exposai au soleil me fournit neuf mesures& un quart d'air. 29. Je mélai de méme un quart de ma me- sure d'acide vitriolique, roussi au soleil avec vingt- cinq onces d'eau commune; la feuille qui y regut l'influence du soleil rendit dx me- sures d'air. 30. Enfin, Facide vitriolique noirci par le phlogistique que je jugeai beaucoup moins con- centrè que celui que j; employai,& dont je mis demi- mesure dans vingt-cinq onces d'eau commune, soutira d'une feuille qui y resta ex- posèe au soleil douze mesures d'air. Je répètai plusieurs fois ces expériences, mais elles se confirmèrent réciproquement,& me prouvèrent toujours mieux que air pur, produit par les feuilles, étoit proportionnel à la quantitè d'air fixe dècomposè dans leur pa- renchyme,& produit par action de b'acide sur la terre calcaire de Peau commune. K 8 ki, fl 7 u enten atitement Cometce e cu pre. mune, lunit neuf de ma me. oel avec Ja feuille t dk me- dei par le voins con- dont je es deau jella ex- lences, ewent,& Lal put; o lonbel! f leur pa- de Lale llt. — E NX VII. Action de eau régale melee avec lea commune sur les feuilles qui Y. sont exyosees au soleil. II. étoit curieux d' examiner enfin, si les aci- des que j'ai employès separèment jusqu'ici dans mes expériences auroient la mme influence sur les feuilles qu'ils baigneroient, après ètre combinès dans eau& exposès avec elle au soleil; je resolus donc d'employer eau régale, qui est union de Tacide nitreux avec Pacide marin; je prèfèrai cette experience à d'autres, parce que action de ces deux acides Fun sur rautre est accompagnèe d'une production d'air, qui annonce une décomposition dans les aci- des, un dégagement du phlogistique de Pacide marin,& parce que les propriétès de ces aci- des sont changèes, puisque leur union leur donne la force de dissoudre Por, ce que ni Tun ni bautre ne pouvoient faire auparavant. Je pris donc deux mesures d'eau régale, je les versal dans vingt-cinq onces d'eau; jᷣy mis une feuille de pécher sous un récipient plein H 4 1 de cette eau,& j en obtins dix mesures d'air très-: bon: une mesure de cet air, mèlèe avec trois mesures d'air nitreux, furent reduites à deux; la feuille étoit jaunie. Jobserve dabord que air, fourni par les feuilles dans ce cas, ne fut pas si pur que Pair fourni par les feuilles plongées dans Peau aci- 8 par lacide nitreux ou f'acide marin. Si la quantité d'air produit dans ce cas fut e Egale à celle qui fut produite Par un tiers de mesure de acide nitreux, versé dans la méme quantitè d' eau, elle fut bien plus grande que celle que; 85 en employant de cette manière une mesure d' acide nitreux,& la feuille fut bien plus gatée dans ce cas que dans le premier. 3. Mais on appergoit aussi bientöt que la quantitè d'air, fournie par Peau régale, est bien moindre que celle qui est fournie par La- cide marin; il est vrai qu'il n'y en a qu'une mesure. 4. Je mai obtenu de cette manière que le tiers de air que j avois eu en employant sepa- rement un tiers de mesure d'acide nitreux qui me fournit dix mesures d'air,& deux mesures ql acide marin qui me procurèrent vingt mesu- res d'air. f dal ie dec kedlites 3 nl pat kö 1 que lat eau aci- Malin. s Ce ci odulte pat * serse bien plus loyant de tteux,& e C8 die ot que 1 ale, est par Ja- a une te que l ant fes: nien qi un meslles ot mesl⸗ gt e 1 II résulte de ces expériences que les deux acicdles sont fort changés; car 1. si l'acide ni- treux n'avoit pas ètè altèrè, il y en avoit dans le mélange une quantitè qui auroit absolument détruit la feuille,& il n'y auroit point eu d'air produit, comme je T'ai observé. 29. Si Tacide marin avoit conservè ses pro- priètès naturelles, il y auroit eu beaucoup plus d'air produit. Cette expèrience me paroit confirmer les idées que Mrs. SchEELE& BEROMAN ont donnè de l'eau régale, qu'ils regardent comme un acide marin dephlogistiquè par Tacide ni- treux,& qui est semblable à celui qu'on dis- tille sur la chaux de la manganèse: ce qu'il y a de vrai, Cest que dans le mélange de facide nitreux& de Facide marin, il se produit de air nitreux, qui est T'acide nitreux volatilisè par le phlogistique surabondant qu'il arrache à bacide marin; de sorte que lacide nitreux dis- paroit en grande partie,& Tacide marin reste dephlogistiquè: mais alors la quantitè d' acide que j'ai employè a étè peut- ëtre trop forte, & la feuille en a etè tròp éëprouvèe; peut-ëtre aussi lacide plus dèphlogistiquè a- t- il moins d'ac- tion sur la terre calcaire, est- il moins propre 133 à en chasser Pair fixe,& à fournir à la feuille Faliment qu'elle doit èlaborer& le phlogistique quelle s approprie? Quoi qu'il en soit, on peut facilement, par ce moyen, expliquer la moin- dre quantitè d'air produit,& son moindre degré de bonté, puisquon y trouve une quan- titè d acide moindre,& une qualitè moins pro- pre pour influer sur Pair fixe qui doit ètre com- binéè avec la feuille. W. Aclion de Vacide sulpfureux mélè avec eau commune sur les feuilles expo- sees au soleil dans ce mélange. LEs idées que mes expériences me faisoient naitre m'engageoient naturellement à faire de nouveaux essais sur Tacide sulphureux volatil; en mèlai trois mesures avec vingt-cinq onces d'eau commune,& la feuille de pècher que y exposai au soleil ne me fournit que trois mesures dair; quatre mesures de cet acide, versées dans la méme quantitèé deau, firent produire à une feuille que j'exposai au soleil sept mesures d'air; mais avec six mesures, une ak kele daga 50 peut er A non n monde une qua. doins pro- etre com ls avee eg eo ige. e Haisoient i file de X volatil; ing ones echet qi b que nt cet zeide; Tedu; rest 50 20 f heslls⸗ 1 E feuille dans la méme masse d'eau en fournit un quart,& la feuille étoit jaunie. JVemployai ensuite le sel sulphureux de Stahl, en mis quatre mefures dans vingt-cinq onces d' eau commune; j'y exposai au soleil une feuille de pècher, mais il n'y eut point d'air produit. Craignant d'avoir employè une dose trop forte de ce sel, j'en mis seulement deux mesures dans la mème quantitè d' eau commune, mais les feuilles qui furent expofèes au soleil ne fournirent pas plus d'air; enfin, je reduisis la quantitè de ce sel à une mesure,& les feuilles plongèes dans l'eau que j'y mèlai ne laissèrent U happer d'air quand elles y furent expo- L point èec sees au soleil. Ces expèriences prouvent la grande altéra- tion que l'acide vitriolique a souffert en passant a L'etat d acide sulphureux volatil, puisque qua- le cet acide ne produisent pas sur tre mesures les feuilles Peffet qu'un quart de mesure d'acide vitriolique produit communément; il est enve- loppè de phlogistique, il est dulecifiè par lui; il n'agit que foiblement sur la terre calcaire; & comme il n'en dissout qu'une très- petite quantitè, il ne peut fournir aussi aux feuilles qu'une très-petite quantitè d'air fixe. 1 Mais ce qu'il faut bien remarquer, C'est que ce mème acide, qui donne f'acide sulphureux quand on le chauffe avec le mercure, fournit Tair dephlogistiquè quand il est combinè avec ce mètal sous la forme saline, lorsqu'il est me- tamorphosè en turbit minèral; car, en exposant le turbit au feu, il passe d'abord de acide sulphureux; mais quand jJe mercure commence à se réduire, alors il fournit une grande abon- dance d'air dephlogistiquè; ces deux airs appar- tiennent pourtant beaucoup à Tacide: Tacide sulphureux est l'acide vitriolique combinè avec le phlogistique du meètal ou du charbon; Fair dephlogistiquè est lacide lui- meme privè de son phlogistique qu'il a laissè dans le mercure: Cꝰest Par un autre moyen que la végetation soutire aussi le phlogistique de fair fixe forméè par la dissolution de la terre calcaire,& le force à s chapper hors de la feuille, après y avoir été elaboré sous la forme d'air dèephlogistiquè. Mais pourquoi Tacide sulphureux de Stahl ne donne-t- il pas aux feuilles des matériaux pour élaborer& pour fournir de Pair pur, comme'acide sulphureux volatil? La raison en est Evidente, Facide sulphureux de Stahl est un sel neutre saturè par un alkali;& jp;ai prouvé bet que ihduel e, Hurt wink dec Hest me. exposant le Lacide mence e don. 1175 par- Llacide ue: Cest n sollilke c par l force a Voit te qué. de Stall Materiau Lair pur, a Halonen fall elt un i ptbu „ dans le premier volume de mes Mémoires, que les acides neutralises par les alkalis ne pouvoient plus donner aux feuilles la facultè de fournir une certaine quantitéè d'air, quand on les exposoit au soleil dans eau avec laquelle ils ètoient alors mélés; mais il y a plus, j'ai trouvè que ce sel ne peut dissoudre la terre calcaire, de sorte qu'il ne peut fournir aux feuilles Paliment qu'elles doivent digerer. Nous verrons encore, en parlant du tartre vitriolè, que ce sel ne ressemble pas plus par ses effets aëriformes au sel sulphureux de Stahl, que par sa crystallisation, sa dissolution dans peau& ses afsinitès; de sorte que si ce sel se change en tartre vitriolè lorsqu'on Pexpose A Tair, cela vient uniquement de Pair fixe qu'il en regoit, XIX. Exposition des feuilles vegetantes au soleil dans Veau commune où Pon a2 mis une partie dune dissolution de tartre vitriolé. Je dois avertir ici pour toujours, que lors- que j ai employè les sels en crystaux, je les ai dissous dans Peau chaude, od je les ai laisse reposer pendant un jour,& j'y avois mis une quantitè de sel suffisante, afin qu'il en restat au fond du vase,& que je pusse ètre bien sür que la saturation éëtoit complete. Tous ces calculs que je vais donner sur la quantitè d'acide, contenue dans chacune des expèriences suivantes, sont fondès sur les expé- riences de M. BERCMAN; on les trouve dans les legons de Chymie de Schk FER, publièes en Suédois par M. BERRGMAN,& traduites en Allemand par M. WEIGEL. 1 a n Lane an 01 Lon allo de que lol je les a 5 al Haile mis une en kestät e hien sut nner fir la gene des U 40 4 Adalte 5 Ell de Elles sont établies sur ces principes, qu'il faut Io parties d alkali minèral pur pour saturer 177 parties d acide vitriolique. 138 ni:reux. 125 marin. 80 d'air fixe. Il faut de mème 100 parties d'alkali vegétal pour saturer 78 parties d'acide vitriolique. 64 nitreux. 5 murin. 47 d'air fixe. Jai toujours pris dix mesures de cette eau saturèe de sel, je les ai versèes dans vingt-cin onces d' eau commune; j'y ai plongè mes feuil- les,& je les ai exposèes ainsi sous mes rèéci- piens au soleil. Je sais bien que, pour rendre ces expèriences plus piquantes, j'aurois du tatonner pour chercher la quantitè de sel qui donnoit le maximum d'air; mais j'avoue que dans la multitude d' expériences que j'avois à faire, avec la longueur du tems nècessaire pour faire chacune d'elles, je travaillois d'une ma- nière plus utile en marchant vers mon but assez lentement, mais sans m'arréter à la rencontre du premier grain de sable. Pai fait mes expèriences sur le tartre vitriolé E de la manière que je viens diindiquer: comme il faut dix-huit parties d' eau pour en dissoudre une de tartre vitriolè, il est clair que, puisque ma mesure tient dixhuit grains& demi d' eau, il devoit y avoir dans dix mesures d'eau saturèe de tartre vitriolè dix grains& un quart de tar- tre vitriolèe;& par consèquent cette quantitè étoit rèpandue dans vingt- cinq onces d'eau commune; mais comme le tartre vitriolè con- tient, sur cent parties, cinquante& une parties & demie d'alkali vegètal, quarante& une par- ties& demie d'acide vitriolique,& huit parties d'eau, il y avoit dans le mélange quatre grains & demi d'acide vitriolique. La feuille de pè- cher que j'y ai exposèe au soleil m'a fourni le quart d'une mesure dair, sans doute Ceëtoit celui qui étoit contenu dans la feuille; mais comme le tartre vitriolè est un sel parfaitement neutre, dans lequel Pacide est saturè par alkali fixe du tartre, je n'avois pas de grandes espé- rances d'obtenir une plus grande quantité d'air par mes feuilles, après les expériences que j'ai rapportèes dans le premier volume de mes Mémoires, à moins qu'il n'y eut une dè- composition de ce sel, qui est le plus difficile à dècomposer. L'air er; comte en ffendte e, ple denü deu, eau Aatilte art de tat- te quant ces deau ode con. une parties K une par- lit parties etre grains e de pè- à urn le ute Cetol lle; mais atement ar Lalcal ades ele e dune exerdencez 1 lune de cut une de pluz ele Lal E Lair fixe de Palkali est chassè par Tacide qui s' unit intimèment avec l'alkali privè de cet air qui lui est étranger,& chacun de ces deux corps se modifie rèciproquement avec tant de force, que, quoiqu' ils soiĩent tous les deux sepa- rement tout- à- fait dissolubles dans eau, ils perdent alors une très-· grande partie de cette dissolubilitè; cependant cette altèration n'est que momentanéèe, car, en dècomposant le tartre vitriolè par le moyen de Fesprit de nitre fumant, on a des crystaux de nitre. Jobserverai ici, comme je Pai dèja fait, que les alkalis mèlès dans l'eau lui ôtent ses pro- priètès de fournir de l'air aux feuilles, parce qu'ils enlèvent à l'eau l'air fixe qu'elle renferme, parce qu'ils retiennent puissamment celui qui leur est propre,& qu'ils ont plus d'affinitè avec Pair fixe que les sucs de la feuille: de sorte qu' avec le secours mème de la lumière, ils ne peuvent le lui arracher,& dans le tartre vitriolè T'alkali est contenu dans une plus grande quantitè que racide. Mais tous les Chymistes reconnoissent que ce sel est un des plus difficiles à dècom- poser; on en vient cependant à bout par les procëdès phlogistiquans, ou avec les deux au- tres acides minèraux; mais la déècomposition 1 a n'est jamais complète; Fair que j ai eu ne peut etre produit que par la sèparation de lacide qui se porte sur la terre calcaire, qui a fourni à la feuille Lair fixe qu'elle èlabore. Je faisois toutes ces réflexions, que je crois importantes jusqu' un certain point, pour faire voir ma marche; lorsque je me dis, mais peut- ᷑ètre la décomposition du tartre vitriolè est trop petite pour produire une quan- titè d acide qui puisse dissoudre la terre calcaire; sil y en avoit dadvantage, j'aurois peut- ètre des rèësultats plus concluans, du moins je me confirmerai dans les idèes od je me trouve; je repris donc ces expëriences au printems, je les repëtai dans des jours où le thermomeètre montoit dans Peau au soleil à 28“.& mème à 300& au lieu de dix mesures de dissolution, en mis dans mes vingt-· cinq onces d eau quatre- vingt mesures, alors j eus trente- quatre grains d'acide;&„ au lieu du quart d'une mesure d'air, j'en eus cinq mesures& un quart, C est- dire vingt fois autant; en rẽpètant expërience avec cent mesures de la dissolution du tartre vitriolè, j;obtins six mesures& un quart d'air; de sorte quayant augmentè la dose de la disso- lution d'un quart, j eus aussi une quantitè d'air produit par la feuille plus grande d'un quart. Vell he belt de acid N i urn 4 que je cis int, pout me ds, n du tattre te une quan- re calcaire; peut- etre oins je me ne troue; plintems, je hetmomette & nene à disolution, eau quake. atte grains ane melure datt; cel expettee ton du fat n guat. dal 0 de 4 l gi cal Handl. 5 N Aclion du sel de Glauber méléè dans eau commune sur les feuilles qu'on expose au soleil. LE sel de Glauber, ou Facide vitriolique sa- turè avec alkali marin, a quelques propriètés diffèrentes du tartre vitriolè; il est composè sur cent parties, de seize parties d'alkali, de vingt- six parties d acide& de cinquante- huit parties d eau: dix mesures d eau saturèe de ce sel,& versèes dans vingt- cinq onces d' eau commune, ont soutirè d'une feuille, qui y étoit exposèe au soleil sous un rècipient, une mesure& un quart dair, meilleur que Pair commun, puis- qu'une mesure de cet air, mèlèe avec trois mesures d'air nitreux, ont été rèduites à deux mesures& cind huitièmes. Iy avoit dans ce mélange, fait comme dans le prècẽdent, quarante-cind grains de, ce sel& environ treize grains d acide] vitriolique, dont une petite partie doit avoir étè decompo- see,& a dissous la terre calcaire, puisqu'il y 4 eu plus d'air produit qu'une feuille wen 1 2 E Fournit dans eau commune. On observera que la dècomposition est plus facile, quand la quan- titè du corps à diviser est plus grande, ou quand il n'est pas enchainè par des chaines plus puis- santes que lui. La lumièere a donc été le moyen de cette decomposition; mais on sait que le phlogisti- que dècompose le sel de Glauber, de sorte que ceci peut former une nouvelle analogie pour montrer que la lumière agit sur le mélange comme un corps phlogistiquant. Le sel de Glau- ber, tiré des fontaines salèes de Suisse, a fait donner à des feuilles la mème quantitè d'air. Cependant, cet air ne ressemble pas à celui qu'on tire par ce moyen de Facide vitriolique, ni par sa qualitè, ni par sa quantitè, quoique la quantitè d'acide vitriolique, contenue dans le mélange, füt sans aucune comparaison bien plus considèrable que celle que j; emploie lors- que je me sers de l'acide seul. Mais cet acide magit que foiblement sur la terre calcaire de Teau, parce qu'il n'y a qu'une très- petite partie de l'acide qui se dèegage. En rèpeètant cette ex- pèrience avec soixante mesures de sel de Glau- ber, j'ai eu une mesure& trois quarts d'air; cette augmentation est bien petite en compa- raison de Paugmentation de sa cause. benen que nd quan- de, quand es plispil. en de cette e phlogisti e Iatte que loge pour le mélange sel de Clau- lle, a fait tte dar. pas A celui ittiolgque, e, quoique tenue dans zalson bien ole blk s cet adde cacalte de dete parte aut cette cx. fel de Chr quatt dal; en CO- 0 1 . . Aclion du nitre mélè dans eau com- mune sur les feuilles qu'on ꝙ exposẽ au soleil. LE nitre formè par union de l'acide nitreux avec Palkali vegètal est composè sur cent par- ties, de quarante parties d'alkali vegètal, de trente· trois parties d acide nitreux,& de dix- huit parties d' eau; il offre les mèmes phèeno- mènes que le sel de Glauber. Une feuille expo- see au soleil sous beau commune, mèlée avec dix mesures d eau saturèe de ce sel; me four- nit une mesure d'air. Cette mesure d'air, mèlèe avec trois mesures d'air nitreux, fut réduite à deux mesures& trois quarts, ce qui annon- coit un air aussi bon que Fair commun,& peut- etre un peu meilleur. Il y avoit bien plus d'acide nitreux dans les vingt- Find onces d' eau de cette expèrience, que lorsque j'emploie cet acide pur; car, dans ce dernier cas, j'en emploie environ dix grains, tandis que dans les dix mesures d'eau saturèe de nitre, il devoit y en avoir cinquante à soi 1 3 6134 xante grains& demi, versès dans vingt · cin onces d' eau,& environ seize grains d'acide; mais il faut avouer aussi qu'il y avoit presque les deux cinquièmes d'alkali de plus pour le retenir. a Ceci montre la grande affinitè qu'il y a entre Tacide nitreux& Falkali du tartre, elle est plus forte que celle de la terre calcaire sur Pacide; dont l'énergie est enchainèe par Talkali. Cependant, si ce nitre soutire un peu d'air hors de la feuille, il faut que la combinaison de la lumière avec le nitre dégage une petite partie d'acide nitreux hors de sa base,& le mette dans le cas d'agir ainsi sur la terre cal- caire de Peau; il seroit possible que, comme cette opèration demande beaucoup de tems, il ne se dècomposãt peut- tre que la quantitè d eau nitreuse qui a d' abord étè aspirèe par la feuille, & que la quantitè d'acide nitreux, contenue dans cette portion dègagèe de sa base par lac- tion de la lumière, fut la seule qui agit sur la terre calcaire de l'eau pour produire T'air fixe qui se changera ensuite en air dans la feuille; & qui produira une partie de l'air pur qui à été rendu par la feuille. Le nitre se dècompose pourtant dans le feu, Mag 0 cg dect N nat helge plus pur le iy a ene elle est pls diu kacide, Auch. un peu dal ombinaison une petite dale,& le terte cal ey comme o de tens i sanlite dean la feulle, contenu le pat Nac. 1 acht dur l ine Lair fi 18 N kellle ar pur die t dans 1 f E 15 i laisse méme échapper Facide nitreux dé- loge, qui paroit alors sous la forme d'air dè- phlogistiquè; le feu, par son activitè, opère en grand ce que la lumière ne peut exècuter quben petit sur Pair fiæe. On voit que les acides combinèes avec les alkalis n'en sont pas facile- ment dèbarasses, que le lien qui les unit est extrẽmement fort, qu'il faut les plus puissans agens pour le rompre; mais que lorsqu'ils en sont dégagés, ils conservent leurs propriètés. Nous verrons que Tunion des acides avec les terres est beaucoup moins étroite,& que la lumière a plus d'efficace pour les en separer. En rèpétant cette experience avec soixante& dix mesures de dissolution de nitre, je n'ai eu dune feuille qui y fut exposèe au soleil que deux mesures& un quart d'air, ce qui n'est pas proportionnè à Taugmentation de la cause. * 8 22 17 v. — e I Acłion du nitre quadrangulaire mla dans eau commune sur les feuilles 2% Y exposè au soleil. LAcbE nitreux, combinè avec Falkali mi- néral, a bien des rapports avec le nitre à base d'alkali vegétal dont je viens de parler; il a cependant aussi des differences remarquables 7 il contient sur cent parties, trente-· deux parties d'alkali, quarante- trois parties d'acide& vingt- cinq parties d' eau. II fournit moins d'air que le nitre„ soit réla- tivement à la quantitè de sel qui se trouve em- ployèe dans Pexpèrience, soit rélativement à la quantité réelle de Pair obtenu. Dix mesures · d' eau saturèe de nitre quadran- gulaire, mélèes avec vingt · cinq onces d'eau commune, n'ont fait produire à une feuille de pècher, qui y fut exposèe au soleil„que les deux tiers dune mesure d'air. Cet air à&tè mé- diocrement bon, puisque les deux tiers de cette mesure, mèlès avec deux mesures d'air nitreux, ent été réduits à une mesure& trois quarts. 0 355 ala mi- dre à bele rler; U a guables, ix parties acide& bolt kla- rome em- syement à suadtau- es deau feuille de lx nitreuq 5 uall ( 1370 peut- tre la saturation de Pacide nitreux est- elle plus complette dans le nitre quadrangulaire que dans le nitre commun; peut-ètre union de cet acide avec Palkali est-elle plus intime dans ce dernier; il faut nècessairement qu'une de ces deux causes ait lieu, car la quantitè du sel dissous dans Peau ᷑toit assez grande, il yen avoit quatre- vingt-douze grains& demi,& environ quarante grains dacide nitreux, il y avoit donc bien plus dacide nitreux que dans le cas précédent; mais il y avoit sans doute aussi une combinaison bien plus étroite; la lumière aura eu bien moins de force pour la detruire; je croirois mème qu'elle nen a point eu,& que Fair produit étoit air contenu dans la feuille ou à-peu- près: il faut observer que ce sel est fort dissoluble dans eau. En repètant cette expèrience avec soixante mesu- res de la dissolution, une feuille qui y fut ex- posee au soleil me fournit deux mesures& deux tiers d'air; ce produit n'est pas proportionnel A Taugmentation de la cause. 10 e 5 I. Aclion du sel febrifuge de Sylvius, mele dans leau commune, sur les feuilles uon expose au soleil. L sel fébrifuge de Sylvius, ou Facide ma- rin, combinè avec lalkali vègètal, contient sur cent parties, soixante· une parties d alkali, tren- te- une parties d'acide& huit parties d'eau; il fournit les mèmes observations que j'ai deja tant répëtèes sur la petite quantitè d'air pro- duit, sur la soliditè de la combinaison de ses principes, sur son influence dans la production de Pair pur, par les feuilles qu'on y expose au soleil avec leau od le sel est méëlè; mais toutes ces réflexions sont encore plus vraies pour ce sel que pour les autres, puisque l'acide marin fait rendre beaucoup d'air aux feuilles exposeèes au soleil dans une eau acidulèe avec lui,& que le sel febrifuge de Sylvius n'en fait presque point rendre, quoique dix mesures d'eau satu- rèe par ce sel, continssent soixante- un grains de sel,& quinze grains& demi d'acide. Une feuille de pècher, exposèe au soleil dans eau um 1 fell Lacide ma. comient dur alkall, ten. les deau; e j ai deja dar pro- son de ses piodugion expole au nals toutes c pour ce ide marin denposees c M, N falt presan 5 Ceau fil. teeun galt Lacie. Lie 1 8 commune, melée avec ces dix mesures, na donnè qu'une mesure d'air; cette mesure d'air, meélèe avec trois mesures d'air nitreux, ont eté reduites à deux mesures& un tiers, ce qui annonce pourtant que le foleil a agi sur Pacide marin, contenu dans le sel, pour en déloger une partie, puisque Fair est meilleur que celui. fourni par la feuille& Pair commun, mais il ne faut pas ᷑tre ëtonné de la petite quantitè air produit, puisque Talkali y domine si fort; il faut seulement voir ici une preuve tranchante de la dècomposition de ce sel,& de action de Facide sur la terre calcaire de Peau; en ré- pètant cette expèrience avec quarante mesu- res de la dissolution de ce sel; j ai obtenu- une feuille qui y ètoit exposèe au soleil deux mesures& demie d'air pur. „„ . Aclion du sel matin melè avec Peau commune sur les feuilles qu'on expose au soleil. Tous les sels neutres nous montrent la méme influence des alkalis sur Tacide pour empècher leur action sur la terre calcaire de eau,& la métamorphose de Pair fixe en air pur opèrèe par la végétation; le sel marin ou f'acide marin, combiné avec Palkali mi- néral, nous l'apprend encore; il contient sur cent parties, quarante-deux parties d'alkali, cinquante- deux parties d'acide marin,& six parties d'eau. Dix mesures dau saturéèe de sel marin 8 versèes dans vingt- cinꝗ onces d' eau commune 8 ont fait donner à une feuille que jy exposai au soleil une mesure d'air, qui, après son mélange avec trois mesures d'air nitreux, ont etè rèduites à deux mesures& trois huitièmes, ce qui prouve que cet air étoit meilleur que Lair communéëment produit par les feuilles; & par consèquent, que la lumière du soleil . an Nec lege 2 Ontrent Ia aeade pour calcaite de fe en dir sel matin Kali mi- ontient sur 5 Cala, in,& la nat,& mmune, expole apres don feux, olt bültiemes, ellleur que s kellles; e du Jol 6 avoit délogè une petite partie de Pacide marin. II faut observer que cette partie d'acide marin, déècomposèe par la lumière, est bien petite en comparaison de celle qui étoit dans le mélange, puisqu'il y avoit environ soixante grains de sel marin dans eau,& environ vingt- six grains d acide marin dans le mélange, mais on voit aussi que la quantitè de Talkali est con- sidèrable; j'ai réẽpètè Fexpèrience avec cin- quante mesures de la dissolution du sel marin, & j'ai eu d'une feuille qui y étoit exposèe au soleil deux mesures& demie d'air. XV. Adlion du horax mélè avec Peau com- mune sur les feuilles qu'on ꝙ expose au soleil. LE borax, formè par la combinaison du sel sedatif avec Palkali fixe minèral, contient sur cent parties, dix sept parties dalkali minèral, trente-· quatre parties de sel sedatif,& quarante- neuf parties d'eau; il se. dissout dans/ eau com- mune, de manière que douze parties d' eau en (1429 dissolvent une partie; ainsi les dix mesures que jremploie avec vingt-cinq onces d' eau en con- tiennent seulement quinze grains& demi, ou I peut y avoir six grains de se! sedatif. Une feuille de pècher, exposèe au soleil dans cette eau, a fourni les deux tiers d'une mesure d air, qui, étant mèlèes avec deux me- sures d'air nitreux, ont étè réduites à une me- sure& sept huitièẽmes; Fair produit a èté seu- lement celui de la feuille, ou du moins il n'y en a eu qu'une très- petite quantitè qui ait pu 8 joindre; cent mesures de la dissolution du borax n'ont soutirè d'une feuille qui y étoit ex- posèee au soleil que deux mesures d'air pur. e Action du sel sedatif mèle dans Peau commune sur les feuilles qui y sont exposèes au soleil. LE sel sedatif est un sel retirè du borax, par le moyen d'un acide; il est peu dissoluble dans eau; une livre d'eau bouillante nen contient que cent gliatre- vingt· trois grains„mais cette dissolution rougit encore la teinture du tournesol. lues fue ed en dog. K Em ol datl, de au schel tiers dune e c deux me- Aube me- W N ele Ku- noins i qui ait pu lution du etoit ex- dar pur. 270 Leal. 5. ent bordx, pa. soluble denz nen content „ mas geit tonal, ‚ 143 3 Dix mesures de cette dissolution de sel sèe- datif bien lavè, mèlèes dans vingt-cinq onces d' eau commune, enfermèes dans un recipient avec une feuille de pècher, me fournirent les deux tiers d'une mesure d'air, que je mèlai avec deux mesures d'air nitreux; ce mélange fut réduit à une mesure& cinq huitiemes; la lumière du soleil ne dèlogea donc ici qu'une bien petite quantitè d'air fixe: cependant, la bontè de Lair produit me fait croire qu'elle eut quelque part à celui que j'ai fait connoitre, puisqu'il est meilleur que celui qui est fourni par les feuilles exposèes au soleil dans l'eau com- mune: avec cent mesures de la dissolution du sel sedatif, j'ai eu au printems trois mesures d'air pur,; fourni par une feuille qui y Etoit exposèe au soleil. Jemployai ce mème sel, qui nëtoit pas lavé de la méème manière que le précèédent, dans une méme quantité d' eau,& j'obtins de la feuille qui fut exposèe au soleil dans ce mélange une mesure& un quart d'air, que je mélai avec trois mesures d'air nitreux,& qui furent réduites à deux mesures& demie. On voit ici une nouvelle preuve de tout ce que j'ai dit de la métamorphose de Pair fixe; 6 144 produit par Faction des acides sur la terre calcaire, en air pur, par le moyen de la vègé- tation au soleil; le sel sedatif que j'ai employé dans la dernière expèrience neétoit pas lavé, il avoit encore quelques restes de Lacide qui Lavoit extrait du borax; c'est aussi ce reste d'acide moins engagè qui a produit de Pair fixe, par son action sur la terre calcaire de eau, & cet air soutirè par la feuille s est mètamor- phosè en air pur, par le moyen du soleil. Mais on ne doit pas se dissimuler que cette quantité d'acide doit ètre bien petite, puis- qu'un quart de ma mesure d' acide vitriolique, meélé dans vingt-cinq onces d'eau commune, fait produire à la feuille qu'on y expose au soleil huit ou neuf mesures d'air. XXVII. lat a bete U 0 Wage 10 1 ehe. Ju englose it pas le, Lacide qi H ce resie e Lair fxe, e& lea, st meranot- 1 soleil que cette tite, puil⸗ vitriolique, commune; erpole au Ml K N Adlion du nitre ammonliacal mélt dans eau commune sur les feuilles qu'on V expose 2¹ soleil. 5 LE nitre 4 est formè par la com- binaison de l'acide nitreux avec l'alkali volatil. Ce sel se fond très- aisement dans l'eau& en grande 1 les dix mesures d' eau saturée par ce sel, que j'ai versèes dans vingt- cinq onces d' eau, contenoient cent quatre-vingt grains de sel; cependant la feuille exposée au soleil dans ce mèlange n'a donnè qu'une mesure& un tiers d'air, qui,&tant combinè avec quatre mesures d'air nitreux, furent rèduites à deux me- sures& sept huitièmes, ce qui annonceroit que la lumière du soleil agit dune manière plus effi- cace sur ce sel que sur quelques: uns des précé- dens: il y eut sans doute un peu d'acide nitreux deègagè, qui agit sur la terre calcaire de eau,& qui fournit à la feuille Lair fixe qu'elle èlabore; mais on fait que dans les sels neutres, formès par Talkali volatil, Tae de Pacide à T'alkali est moins forte qu' avec les sels neutres compo- E 1 16 es des mèmes acides avec Palkali fixe,& que la terre calcaire en separe l'acide; ce qui confirm e toujours ce que j'ai dit sur J'influen- ce de l'acide pour dissoudre la terre calcaire de eau,& pour fournir à la feuille J'air fixe qu'elle do it mètamorphoser en air pur par Tac- tion de la lumière solaire: en rèpètant cette ex- përience avec soixante mesures de nitre ammo- niacal, j'ai obtenu d'une feuillequi y ètoit expo- see au soleil trois mesures& deux tiers d'air. N VIII Aclion du sel ammoniac mélè dans Peau commune sur les feuilles qu on y ex- pose au soleil. L E sel ammoniac est la combinaison de bacide marin avec'alkali volatil; il est assez dissoluble dans Peau, les dix mesures verseèes dans vingt- cin onces d'eau; contenoient en- viron trente grains de sel ammoniac; une feuille de pècher, plongèe dans ce mélange; a fourni une mesure& demie d'air, que j'ai melèe avec quatre mesures d air nitreux qui ont été réduites à trois. Cinquante mesures fue, N ue ez c N lar lüslen. erte cacite ile Tait nt pur par la it cette ex. ure ammo⸗ eon eo v tiers dal. dans Peau 00 on er binaison de il elt alle ales vellees fenoient el. oblac; ce melange far, de 1 treu dd ante nelle 147. de la dissolution du sel ammoniac dans l'eau commune ont fait donner à une feuille six mesures d'air pur. Cet air, qui est bien meilleur. que Pair naturel & que celui de la feuille exposèe dans l'eau commune au soleil, annonce une décompo- lition de Tacide marin dégagè par la lumière du soleil hors de Talkali volatil,& qui, en dissolvant la terre calcaire de la feuille, lui fournit Pair fixe qu'elle a changè en air pur; ill est vrai que la quantitè de air produit par la feuille est bien moindre que celle qu'elle au- roit fourni, si Pon eut substituè dans le mè- lange lacide marin au sel ammoniac; mais il est vrai qu'il n'y eut qu une bien petite quantitè de l'acide marin qui ait ètè dègagèe; on ob- serve que la terre calcaire, gardèe dans une dissolution de sel ammoniac, laisse appercevoir une legère odeur d'alkali volatil, au bout de quelques jours; ce qui prouve le dégagement de Tacide marin, que faction de la lumière — solaire aura favorisé. AK 148 5 XXI X. Reflexions genérales sur les effets pro- duits par les sels neutres dont je viens de donner PHistoire. IL. est tems de s'arrèter un peu sur cette quantitè d'expëriences que je viens de rappor- ter, soit pour se reposer après une marche aussi longue& aussi aride, soit pour se met- tre en état de la continuer. Je vais donc ras- sembler quelques: unes des réflexions qui me sont échappèes,& en joindre quelques autres que je n'ai pas encore faites. I. La quantité d'air produit par les feuilles exposèes à l'action des sels neutres dans l'eau commune,& qui ont reeu l'influence de la lumière solaire, est infiniment moindre que celle qui est produite par les feuilles exposées au soleil dans un mélange d'eau commune avec la quantitè des acides qui entrent dans la composition des sels neutres; quoique la quan- titè d'acide rèel, contenu dans les mélanges faits avec les sels neutres, soit beaucoup plus enn. e Vent but cette de Lappot. e marche t se met⸗ donc ras- qu me hes autles es feulles dans Jean ce de la adte que exposees commune ent dals l de ln qual. melanges anno pls coup f K 1490 considèrable que la quantitéè de racide con- tenu dans les mélanges où ib est pur. Ayant prouvè dans le premier volume de mes Méemoires qu'une dissolution de P'alkali fixe, versee dans une eau saturèe d'air fixe, ou aci- dulee avec un acide, suspendoit dans les feuil- les Pair que le soleil leur faisoit donner; ayant demontrè constamment que les acides Etoient la cause de Pair qui s chappoit hors des feuil- les exposces dans eau acidulèe, parce qu en dissolvant la terre calcaire de eau, ils la rem- plissoient d'air fixe; chacun voit que cet alkali doit ᷑tre obstacle à la production de air par les feuilles exposèes au soleil, dans Teau on ron a dissous un sel neutre; Tacide y abonde; mais son activitè est arrètèe, elle est dans les chaines de Talkali qui lui est uni,& ces chaines ont une force qu'il n'est pas bien aisè de vain- cre: Paffinitè de ces deux corps est si forte; qu'il y en a peu de plus grande,& celle qui peut avoir lieu dans le parenchyme des feuilles, avec Fintermède de la lumière, n'est pas suffi- sante pour produire une très-grande decom- position; elle est fort lente, comme toutes les opèrations de la nature, mais je veux Mar- reter un peu pour Texaminer. (150 J On voit daabord clairement que si Talkalf que j emploie pour faturer beau saturèe d'air fixe, ou les eaux que je prèpare pour y ex- poser des feuilles au soleil„emp che ces feuil- les de produire de Fair, c'est précisèment par- ce que la quantitè de Jacide contenu dans eau etoit suffisante pour agir sur la feuille quand il étoit libre, mais il ma Plus une énergie suffisante pour produire quelque effet quand il est engagé dans Lalkali; en effet, ce wa sté que lorsque j'ai employè des doses tréès- considèrables de sels neutres que je suis par- venu à en dégager assez d'acide pour dissoudre une partie de la terre calcaire de l'eau, pro- duire assez d'air fixe„& fournir ainsi à la feuille les matériaux de Pair dephlogistiquè qu'elle laisse èchapper. Les feuilles que j; emploie sont très. minces & contiennent peu d'air, mais comme elles sont robustes& végétantes, elles conservent la facultè d'en produire quand elles auront les matériaux nécessaires pour cela comme l'air fixe. Dans les experiences que j'ai faites avec les sels neutres, les feuilles n'ont souffert au- cune altèration sensible; elles ont éëté exposèes de la méme manière au soleil, de sorte que 1 Lat lle quand e dlergie det quand tet, ce ba ,es tes suis par- dissoudre au pro- a A la Hoglague 8 winces me elles nletvent uront les nme Lal juffert au- ehposees Jolle que K je suis forcè de conclure qu'elles n'ont pas eu tous les materiaux dont elles avoient besoin, pour fournir la quantité d'air qu'elles me don- nent avec les acides purs; racide ètoit pour— tant abondant dans ces sels neutres, mals racide combinè avec Falkali, de mème que pair fixe neutralisè par un alkali, perd presque tous ses rapports de combinaison avec la terre calcaire,& ne peut plus pair fixe qu'elles pourroient Elaborer. II. Ily a un fait remarquable; lorsque les sels nt Etè extrème ment disso- fournir aux feuilles que j ai employè o jubles dans Peau,& qu'il y en a eu beaucoup dans le mélange ou etoient les feuilles, je uantité d'air sroportionnelle pro! mai pas eu une dans la première A la quantitè du sel dissous: expèrience; pai eu cinquante grains de nitre dans mon mélange,& quatre · vingt- douze grains& demi de nitre quadrangulaire dans un autre; cependant; dans le premier, une feuille qui y Etoit exposee au soleil a fourni une mesure d a, 8 dans autre seulement les deux tiers; ce qui prouve que les feuil- jes ne tirent pas la matière de Pair pur qu'elles fournissent du sel neutre dissous dans ea; mais de Tacide qui sen dègage pour fournir Pair K 4 1 fixe qu'elles en peuvent soutirer, par la dissolu- tion de la terre calcaire contenue dans beau que Facide opère. L'union de Palkali vẽgetal est plus re arqua- ble avec Facide vitriolique, car dix grains& demi de tartre vitriole n'ont soutiréè aucun air de la feuille, mais trente- six grains de sel de Glauber ou dacide vitriolique avec Palkali ma- rin ont fait produire aux feuilles une mesure d'air. Enfin, les produits qtair, par le moyen de la combinaison de l'ac ide marin avec les deux alkalis, ont été les me emes,& la quantité du sel dissous dans le mélange btoit aussi la meme le sel febrifuge de Sylvius& je fe! 5 marin ont soutiré tous les deux, hors des feuilles qui plon- gedient au foleil dans le me] ange, une mesure d'air,& les mélanges contenoient également environ soixante grains de sel. II résulte donc de a que Falkali aeré ou p aèré n'influe pas pen beaucoup sur la Tair que les feuilles fourniss dissous dans beau de 1 broduction de ent, lorsqu'ils sont expèrience fous la forme de sels neutres 5 Mais il semb! 0 e que les sels, qui sont les plus decomposeés par la lumièrè dans Teau, sont aussi ceux qui favoris⸗ lent le plus 4a 8 sortie de l'air hors des feuilles; ce qui doit arriver, 5 qu'alors il y a plus d'acide dans Peau pour agir sur la terre calcaire de l'eau. III. Ces 6818 710 me prouvent que la lu- mière opère une dècomposition du sel neutre que la feuille a tirè avec l'eau,& qui circule dans son parenchymez cette opèratio nest lente, mais elle se fait peut- ëtre en petit 1 la petite dose 1 1 contenue dans la fe uille; alors, à mesure que la dècomposition s'opère, Tacide deégagè agit sur la terre calcaire de l'eau, produit de Pair 7 fixe,& donne lieu à la production de Pair pur qu'on observe; aussi les bulles s chappent hors 8 de la feuille en deux tems différens, aussi- tôt qu'elles sentent influence de la lumière, alors c'est l'air contenu dans la feuille; enfin, quand la quantitè du sel est très- petite au bout de quelque tems, c'est l'air èlaborè dans la feuille 9 sel + 1 après la déecomposition du sel neutre,& la dissolution qu'il a faite de la terre calcaire. Mais comment puis-je le savoir? par l'expé- rience: tandis que les feuilles ont èpuisè dans un our l'air fixe que l'acide dèveloppè& mèëlè dans * 0 eau a pu leur fournir au soleil,& qu'elles n'en fournissent plus qu'une 8s quantitè dans 8 1 ge melange; elles en fournissent encore long- (1540 tems& a- peu près toujouts la mème quantitẽ dans les mèlanges faits avec les autres sels neu- tres, parce que la dècomposition en est successive. Enfin, ces sels neutres dans l'eau distillèe ne font produire aux feuilles quon y expose au soleil que la petite quantité d'air qu'elles ren- terment, parce que Tacide sy deégageroit en vain, puisqu'il y manqueroit la terre calcaire nécessaire pour produire Fair fixe que la feuille doit èlaborer; peut: etre mème le dègagement de lacide s'y opère- t- il plus difficilement, parce que la terre calcaire est un des moyens pro- pres à le faciliter. Les sels neutres faits avec les acides& les alka- lis fixes me paroissent moins propres pour favo- riser la production de l'air dans les feuilles qu'on expose au soleil dans leur mélange avec l'eau, que lorsque les sels neutres sont composès des acides& des alkalis volatils,& c'est une suite des principes que j'ai ètablis; car les affinitès des acides avec les alkalis volatils sont bien moins fortes que celles qu'ils ont avec les alkalis fixes; de sorte qu'il ètoit tout naturel de prèsumer que ces sels neutres fourniroient plus d'air, parce que action de la lumière seroit plus ènergique pour les dècompaser; mais j'observe aussi que leur mene gui ue fes geg, neh flcessye au dt ne J expole z cu elles re. cgageroit en te calcaire que l Feile ö degagement nent, parce yens po- N les alka- s pour o feulles quo e aec leau, mposes des st une saite affntes des dien moi als fas, oieluner f i patce g eagle pal 1 Kal 8 quantitè dissoute dans l'eau n'est pas proportion- nelle avec la quantitè d'air qu'elle fait produire aux feuilles; les cent: quatre vingt grains de nitre ammoniacal donnent une mesure& un tiers d'air, comme les trente grains de sel ammoniac en fournissent une mesure& demie. 8 Action du sel d Epsom mélè avec l'eau commune sur les feuilles qu'on y ex- pose au soleil. LE sel d' Epsom est la combinaison de l'acide vitriolique avec la magnèsie, de manière que, suivant les expériences de M. BERGMAN, cent parties de sel d'Epsom crystallisè contiennent dix neuf parties de magnesie pure, trente- trois parties d'acide vitriolique,& quarante- huit parties d'eau. Ce sel est si dissoluble dans eau, que mes dix mesures, versèes dans vingt- cinq onces d' eau, devoient en contenir cent& trente- cin grains; cependant, une feuille de pècher que 5 5 au soleil ne me fournit quwune me- sure d'air que je mélai avec trois mesures d'air 1 nitreux, qui furent rèduites à deux mesures& cinq huitièmes. Quarante mesures de la disso- lution du sel d Epsom augmenteèrent peu Tair produit par une feuille exposèe au soleil, dans le mélange de cette dissolution avec eau com- mune; elle fournit une mesure& cinq hui- tiemes d'air. Il est étonnant combien les acides,& sur- tout acide vitriolique, sont enchainès par leurs bases: leur activitè est suspendue; car, tandis qu'un quart de mesure d'acide vitriolique, qui peut peser sept à huit grains, fait produire aux feuilles neuf mesures d'air dans vingt- cinq onces d' eau, quarante- deux grains de cet acide dans le sel d Epsom n'en ont fourni qu'une mesure 1 comme il paroit par la première expèrience. N N J neues& 1 E ald ent pen fal el, daz eau con. cing lu. 8 Nut- es pat leuts car, fands ln, gi duke aux cing onces aaade dans de melute, Wpelience: 1 . Action de la magneste du sel d' Epsom melee dans Peau commune sur les feuilles quon y expose au soleil. LA magnesie du sel d Epsom, cette terre fi singulière, se dissout très- difficilement dans reau. Suivant les curieuses observations de M. BurINI, trente-deux grains contiennent environ treize grains de terre pure, douze grains d'acide & sept grains d eau, il sen dissout environ deux grains par once d eau; de sorte qu'il n'y en a pas eu les trois quarts d'un grain dissous dans mes dix mesures d'eau qui en étoient saturèes, in n'y avoit donc pas un quart de grain d'acide vitriolique dans mes vingt- cinq onces d' eau; cependant, j'ai obtenu d'une feuille une mesure & un tiers d'air, qui, ètant mélèe avec quatre mesures d'air nitreux, ont été rèduites à deux mesures& sept huitiemes, ce qui annonce un air pur. Cinquante mesures de la dissolution de cette terre saline, dans la mème quantitè d'eau, firent fournir à une feuille trois mesu- res air. a Il paroit par cette expërience que T'acide 2 etéè dècomposè, puisqu'il a fourni à la feuille une quantitè d'air fixe suffisante pour produire Lair pur que la feuille a sürement élaborè. XX XII. Aclion de Lalun dissous dans Leau coni- mune sur les feuilles qu'on ꝙ expose au soleil. IL. sera curieux de voir si toutes les bases qu on peut donner à acide vitriolique sont in- diffèrentes pour le produit àërien des feuilles exposèes au soleil dans une eau qui en tient quelques parties dissoutes. L'acide vitriolique produit un grand effet sur les feuilles, quoi- qu'il soit employè dans une dose très- petite; il na produit que des effets très- petits, tant qu'il a etè employè dans des doses assez fortes; lorsqu'il étoit enchainè par une base alkaline, mais il reprend son ènergie dans Palun, on il est combinè avec Fargile; de manière que dans cent parties d alun, suivant les observations de M. BERGMAN, il y a trentes-huit parties d'acide vitriolique, dix-huit parties d'argile,& qua- rante- quatre parties d' eau. lade a eile produit cbt u 015 ape en Vent wüolgle 5, quoi - pellte; ts) tant L tortes; An, Ol e que dez Nations ce s dci ) K a Gi Jen fis dissoudre dans eau,& il y a tou- jours une partie d alun sur quatorze parties q eau, de sorte que mes dix mesures d eau sa- rurée d'alun,& versées dans vingt-cinq onces qeau commune, devoient contenir environ un tiers de grain d'acide vitriolique. Une feuille de pècher, exposèe au soleil dans ce mélange, Fournit cinq mesures d'air; dont une mesure melée avec trois mesures d'air nitreux furent reduites à une mesure& demie. Le soleil& la terre calcaire ont donc dè- gagé avec facilitè Pacide vitriolique de sa base, & ce dégagement fut bientòt sensible, parce que eau se troubla; il y eut un grand dépòôt planchàtre sur la feuille, qui diminua sans doute Fair que la feuille auroit produit, en diminuant faction de la lumière sur elle,& en fermant peut- etre l'entrèe à Fair fixe dans ses pores; racide vitriolique se rapproche ici tout-à- fait de sa manière d'agir quand on remploie seul,& nous voyons que, comme je Pai dit; la pro- duction de Fair par les feuilles, exposces à la jumière dans les sels neutres, est en raison de paffinitè des àacides avec leur base; aussi, com- me cette affinitè de Tacide avec Pargile est bien moins forte dans Falun que celle de Fa- 166% eide avec les alkalis, la quantité d'air produit dans le premier cas est bien plus considèrable, quoique la quantitè d'acide soit ici beaucoup moindre qu'elle ne La éètè communèment dans le second. III. Aclion du foie de soufre mélè dans Peau 5 90 commune sur les feuilles qu'on ꝙ ex- pose au soleil. Sr le phlogistique seul& sans aucun inter- mède pouvoit se combiner heureusement& en grande abondance avec le végétal vivant; sil wavoit pas besoin de air fixe, pour le déposer dans les mailles du parenchy- me, comme je Tai fait voir dans mes Mé- moires Physico-chymiques, le folie de soufte offroit une suite d'expèriences curieuses sur cette matière: mais, quoique je fusse prèvenu de I'inutilitè de ma tentative, je ne voulus pas cependant avoir négligee; je mis quatre me- sures de folie de soufre en liqueur dans vingt- cinq onces d' eau, j'y exposai une feuille de pécher au soleil,& je weus pas une bulle dbair de produit ou plutòt qui restat perma- Hr: Del 1 4 W Act det ile, beuc ment can Lean 01 1(* ment& rant; e) pour parench) Hes Me. e sollfe les sur presenn oulus pas fare me dans Jing. eule 0 Une pale lt pern 9 Hell 7 r nent, car celui qui sechappoit hors de la feuille ou il Etoit contenu, en se mèlant avec les vapeurs phlogistiquèes du foie de soufte, toit bientòt change en air fixe& absorbè par l'eau. r Achion de la chaux de Varsenic melee avec eau commune sur les feuilles 7¹¹ vont exhosèes au soleil. Ap RNS avoir vu influence de la lumière solaire sur les eaux acidulèes, sur celles qui sont mèlèes avec tant de sels neutres, qu'elle paroit decomposer pour fournir à la terre cal- caire de eau le dissolvant qui doit en chasser Pair sixe qu'elle contient, afin de le faire èla- A2 aspirè,& d'où ihr essort 1055 la forme élèmen- borer par le parenchyme des feuilles, ou il est taire d'air 8 dègagé de son phlogistique, je pensai à pousser plus loin mes recherches,& à les étendre sur les sels métalliques. En entreprenant cette nouvelle suite d'ex- pèriences; je me rappelai les nouvelles dècou- vertes de MM. SchEELE& BERCMAN fur Varsenic, qui paroissent avoir rèduit ce demi L 18 meétal à l'etat d'un acide particulier, en le de- pouillant de son phlogistique. Je voulus donc tenter quelques expériences avec ce demi mèétal; mais comme je ne pus me procurer lacide de l'arsenic, j employai sa chaux, que je fis dissoudre dans eau, dont je mis dix mesures de la dissolution dans vingt- cinq onces d' eau commune,& od je fis passer une feuille de pècher sous un récipient plein de ce mélange; j exposai cet appareil au soleil, j'eus une mesure& un tiers d'air, que je mélai avec quatre mesures d'air nitreux, qui furent rèduites à deux mesures& demie. Cette experience qui est bien remarquable fait voir d abord, que par ce procédè les feuilles de pècher ont rendu plus d'air que si elles avoient ètè exposèes au soleil dans eau com- mune, où elles ne donnent guère communé- ment qu'une demi mesure d'air. 2. On voit que Pair est considèrablement meilleur, lorsque la feuille à été exposèe au soleil dans cette eau arsenicale, que lorsqu'elle y a été exposèe dans eau commune. 3. La quantitè d'air produit n'est pas si petite rèlativement à la quantitè d arsenic dis- sous, mélè dans cette eau; car, comme l'eau eule de 7 Ahetlencez nplo pa f dont j Jingt cine daler une len de ce Au soleil, que je ur; qui emie. nalcuable les feulles ue fields eau com- ommune⸗ ablement wosee d orsauele he. pelt pas ö lente 0 nme seal 163 en dissout que A quatre- vingtieme partie de son poids de la chaux d' arsenic, il est clair qu'il n'y a eu que deux grains& demi de cette chaux, dissoute dans les vingt-cinq onces d eau dont la plus grande partie environne le réci- pient, où la feuille est enfermèe, sans s'appli- quer immédiatement sur elle& sans retenir Pair fixe qui se produit. Javoue que lorsque j eus fait cette expè- rience j en croyois à peine mes yeux, je nima- ginois pas comment cette matière homicide, qui dètruit c une manière si horrible les viscères oũ elle penètre, pouvoit fournir impunèment aux feuilles les ᷑lèmens d'un air extrèmement pur; mais tout est éètonnant dans la nature; & ce n'est pas le dernier sujet d ëtonnement que j'ai à peindre. Si Ton fait attention au procèdè qu'on suit pour préparer lacide arsènical, on sera moins surpris du rèsultat de cette expèrience. En privant la chaux darsenic de son phlogistique, soit par sa distillation avec Tacide marin dé- phlogistiquè, soit avec Pacide nitreux, soit avec la manganèse, ou mème en sublimant souvent cette chaux dans un air qui puisse se renouveller& se charger ainsi sans cesse d'un L 2 6 164) nouveau phlogistique, il reste une portion d'arsenic qui ne peut plus ètre séparèe par ces moyens du phlogistique dont elle a besoin, pour paroitre sous la forme d'un corps salin, qu'elle a pris en quittant son extérieur mé- tallique. Qu'est- il arrivè dans ces opèrations, qui se rèduisent toutes à produire le mème effet? Sans doute la chaux d'arsenic à été privèe de son phlogistique par action de'acide ma- rin déphlogistiquè, ou de acide nitreux, ou de Pair commun sur elle; cette chaux ainsi dephlogistiquèe devient Pacide arsenical qui est dèja une partie constituante de la chaux d'ar- senic; c'est ainsi que la manganèse dèphlogisti- que cette chaux; elle lui enlève le phlogisti- que qui dulcifioit Lacide& l'empèchoit de se développer; elle lui rend par- là son ènergie & ses propriéètés. On ne sauroit en douter si on fait attention que le phlogistique dèna- ture tous les acides; en se combinant avec eux, il les rend méconnoissabses dans leurs effets: mais ce sera le sujet d'une suite cu- rieuse d' experiences, que Tobservation de tou- tes les modifications opèrèes sur les acides par Faction du phlogistique sur eux. 0 tion 0 pat dos 8 a del Velo, U fla, leur ne. qui se e ellet? de pihe cide ma. M, ou M ainsi qui est M dar- blog N u avec V leurs lite cu de bol des pal 2 E 1 Quoique ces experiences ne soient pas en- core faites, on en sait assez pour sentir la grande probabilitè de cette idèe; Tacide vi- triolique changè en acide sulfureux par Tad- dition du phlogistique change de nature, il a d'autres propriètès, il ne favorise plus autant bemission de 11 puf hors des feuilles expo- sees au soleil dans eau acidulèe avec lui, parce qu'il a moins d'action sur la terre cal- caire de Peau; il en est de mème de la chaux arsenic, qui a une saveur bien moins forte que lacide arsenical, elle west pas fixe au feu comme lui, elle est peu dissoluble dans Leau, au lieu que Pacide y dissout aisement. Enfin, la chaux d' arsenic est d' autant plus dissoluble dans eau qu'elle est plus déphlogistiquèe: n'y auroit-il pas entre la chaux d arsenic& son acide, les mèmes rapports qu'il y a entre le soufre& Tacide vitriolique? Mes expériences sont une nouvelle preuve * que Farfenic jouit des propriètès des acides, puisqu'il dissout comme eux la terre calcaire de reau, que Pair fixe qu'il produit se dècom- pose de mème dans le parenchyme des feuilles exposées au soleil,& qu'il sy change en air qui paroit ètre un des composans de a L 3 pur; l'air fix 0 2 6 166 Enfin, il semble que l'arsenic nest compose que de son acide combinè avec le phlogistique; on nien doutera plus si Jon fait attention, qu'en le sublimant dans un air qui se renouvelle, le phlogistique s'en sépare pour se combiner avec air commun,& qu'il produit air nitreux, quand on le dissout dans Pacide nitreux. Mais cet acide paroit toujours phlogistique, il me semble méme avoir de grands rapports avec facide phosphorique; il est le plus foible des acides minèraux, il prècipite seulement les prècipitations mètalliques faites par le vi- naigre,& celles du mercure& du plomb par l'acide nitreux& marin; enfin il forme Lair inflammable avec le zinc, suivant les belles expériences de M. SchEELE, qu'il faut lire dans le volume XXXVI des Mémoires de T Académie de Suède; mais le cèlèbre Chymiste Suèédois a mis le sceau à ses dècouvertes, en recomposant P'arsenic lui- mẽme par union de hacide arsenical avec le phlogistique. — Oe. Grpoe dle, unden Holhele, combiber nitreu, *. glhique, nppotts Us folble llement t le i- plomd forme Want Jes quid ut les de ymise es) en on de n e Adlion du vitriol de Zinc dissous dans peau commune sur les feuilles qu'on v expose au soleil. C Es succès me firent penser, que; si j em- ployois d'autres substances mètalliques dissolu- bles dans l'eau, obtiendrois peut: ètre des rè- sultats aussi curieux. je rèsolus donc d entreprendre une suite dtexpèriences sur les sels métalliques, que je tis dissoudre dans eau, jusquà ce quelle en fut parfaitement saturèe; ensuite j'en prenois dix mesures que je versois dans vingt· cinq onces deau,& j exposois dans ce mélange une feuille de pècher au soleil. je suivis cette manière de procèder pour le vitriol de Zinc, je mèlai dix mesures d eau sa- tree avec lui dans vingt- cinq onces d' eau com- mune; p'exposai une feuille au soleil sous un recipient plein de ce mélange: alors j eus trois mesures d'air que je combinai avec six mesures air nitreux; elles furent rèduites à cinꝗ me- sures& un seixième, ce qui annonce un air 14 K 8 très- pur, tres. dephlogistiquè, puisqu'une me- sure d'air commun, mèlèe avec deux mesures d'air nitreux, ont été réduites à deux mesures & un huitième. II seroit sans doute curieux de déterminer la quantitè d'acide vitriolique contenue dans le vitriol de Zinc,& celle du demi-meètal qui lui est jointe. Je n'ai pas fait cette recherche utile, mais il est constant que ce fel mèétallique, dis- sous dans l'eau, force la feuille exposèe au so- leil à donner de air, qu'elle n'auroit pas fourni sans la présence de cette dissolution l'air qu'on obtient est beaucoup plus pur que celui que la feuille plongèe dans l'eau pourroit donner au so- leil,& il est en beaucoup plus grande quantitè. Mais cet air est- il produit par acide com- biné dans le Zinc, dissous par leau avec lui, & qui a chasséè Pair fixe contenu dans la terre calcaire de Peau, lequel a été élaboré dans le parenchyme de la feuille avec le secours de la lumière? ou bien est-ce Tacide seul, separé du Zinc, qui a agi sur la terre calcaire de eau? Cette question ne me paroit pas abso- lument dècidèe. Cependant, comme eau com- mence à se troubler quand la lumière agit sur la feuille; comme il se fait alors un depõt ou Ihe e- 0 nine N mesuez terriket dans le qui lui eule, due, dl e au lo- s foulni Fquon que la du so- Mulite. e com- ec li, J kerle o un precipitè,& qu'on Tobserve en particulier sur les deux surfaces de la feuille, ne paroi- troit- il pas vraisemblable que Tacide agit seul sur la terre calcaire de eau, après s'etre sè- paré du métal auquel il étoit lie? Mais d'un autre cõtè, comme air produit est plus pur que celui qui est tirè par la feuille quand on emploie lacide pur, ne pourroit-on pas soup- conner que le mèétal ne se separe point entiè- rement de l'acide? Voilà une belle suite d'ex- pèriences difficiles& importantes à tenter pour reèsoudre ces questions, ce sera le sujet de quel- ques recherches particulières; mais, quoi qu'il en soit, on sait que les terres calcaires sepa- rent Pacide des vitriols,& qu'en s unissant avec lui elles produisent Pair fixe; on sait de mème que le vitriol de Zinc se décompose très aisé- n N XN N VI. Action du sublimè corrosif dissous dans eau commune sur les feuilles qu'on expose à la lumière solaire. EN TRE les sels métalliques dissolubles dans Teau, le sublimè corrosif est un de ceux qui y dissout le mieux, elle en peut tenir dissoute une dix- neuvieme partie; de sorte que dans mes dix mesures, versèes dans vingt cinq onces d' eau commune, je puis avoir environ dix- sept grains de sublimè corrosif: j'exposai une feuille de pècher au soleil dans ce mélange, j'eus cinq mesures d'air, que je mèlai avec dix mesures d'air nitreux,& qui furent rèduites àᷣ cinꝗ me- sures& sept huitièemes. Que penser de ce phéẽnomène? Voici un des airs les plus dephlogistiquès qu'on puisse avoir, & il est fourni par le plus violent des poisons. Ce sel est composè de parties égales de ni- tre mercuriel dessèechè, de sel marin dècrèpitè, & de vitriol martial calcinè au blanc; on ex- pose ce mélange à un feu violent, f'acide du vitriol dègage l'acide marin qui déècompose le os ca 6 al e. ables dans e ce qu dir diloute que dans inq onces n dx sept une feuille eus cin d mes à ding me: ici un des ile Molt, es polo ales de ö n deckeple; ne; on e Tacide d compoß b E nitre mercuriel,& se combine par la sublima- tion avec le mercure. On ne sauroit douter d'abord qu'il n'y ait une grande quantitè de mercure combinè avec racide marin, il en est au moins singulièrement modifié; sa saveur est tout- à- fait diffèrente, ses effets ne se ressemblent en rien; il ne rougit point les teintures bleues, mais il fait effer- vescence avec les terres calcaires,& sa pesan- teur est considèrablement augmentèe; il pa- roitroit que le mercure y est au moins dans une quantitè triple de l'acide. Tous les corps déphlogistiquans prècipitent la chaux mercurielle; fa tetre pesante, la manganèse produisent cet effet; Tair inflamma- ble& la lumière la noircissent; le soufre la decompose en s emparant du mercure; la terre calcaire attire à elle son acide. Que rèsulte:t. il de ces faits? La terre calcaire avec action du soleil a le pouvoir d'attirer àᷣ elle lacide contenu dans le prècipitè mercuriel, ou du moins Jexcès d' acide qu'il peut y avoir, le mettre en ètat d'agir sur la terre calcaire de leau pour donner aux feuilles Lair fixe qu'elle peut produire; je n'ai pu m'assurer encore si cette chaux mercurielle etoit vraiment rèduite par ce moyen; comme 96 lumière du soleil rẽduit la lune cornèe& quel- ques précipités mercuriels. Cest toujours un phènomène bien étonnant, qu'un corps aussi corrosif que le sublimè ne blesse en aucune manière la feuille qu'on y Plonge,& ne souille pas Pair qu'elle fournit. Mais ce qu'il ne faut pas perdre de vue, C'est que les sels mercuriels donnent tous au feu& au miroir ardent Tair déphlogistique; de sorte que les feuilles vẽgètantes, dans ce cas comme dans tous les autres, regoivent de lui l'air fixe qu'elles dephlogistiquent. Il faut cependant observer que lacide marin, neutralisè par le mercure, west pas dans le cas des acides neutralises par les alkalis; car, quoi qu'il donne toutes les marques extérieures tun sel neutre, il n'agit pas de mème avec les feuilles auxquelles il donne des marques très- certaines de son aciditè par Pair fixe qu'il leur fournit, en le soutirant de la terre calcaire: il ne faut pas setonner si la quantité air pro- quit est si petite, la quantité d'acide marin contenu dans le mélange, est bien infèrieure a celle que j emploie dans mes expèriences; car, comme on estime qu'il y a trois fois au- ta ant de mercure que dacide marin, il est clair fee M ee 4 el en bone, fable g l quon) le fou ue, cef dau feu& 6 de lte cas comme Lair He b dans le s; cat, exterieure; e afec les les trés- sull leur alcate: air pro- de math interieur tienes; ls dl. left chi . que, puisqu'il y a dix- sept grains de sublimè corrosif, il doit y avoir environ cinq à six grains d'acide marin dans le mélange, en sup- posant qu'il ait ètè entièrement sèparè du mer- cure, ce que je ne crois pas. . Action du vitriol martial dissous dans eau commune sur les feuilles qu on J expose au soleil. LE vitriol martial, formè par la dissolution du fer dans Jacide vitriolique,& sa précipita- tion par le refroidissement, est un sel mèétalli- que qui contient, suivant les observations de M. BEROMAN, cinquante- deux parties d' eau 5 seize parties d'acide,& trente- deux 1 de fer en partie privè de son phlogistique; Peau en dissout plus de la moitiè de son poids; de sorte que dans mes dix mesures, versèes dans vingt- cinq onces d'eau commune, od j'ai ex- poseè les feuilles au soleil, j'ai eu au moins seize grains d'acide& trente- deux de fer. Une feuille de pècher m'a fourni par ce moyen trois mesures d air, dont une mesure a melèe avec trois mesures d'air nitreux, ont etè rèduites à deux mesures& un quart. L'acide vitriolique doit ètre ici bien altèré, car sa quantitè a été telle, dans le mélange, que la feuille auroit étè parfaitement détruite; & n auroit point donnè d'air, sil avoit ètè dahs son état naturel. II y eut à la véritè un grand prècipitè ochreux, ce qui annonce qu'une par- tie du fer s est separèe de facide,& que l'acide phlogistiquè agit sur la feuille en lui fournissant de l'air fixe par la dissolution de la terre calcaire contenue dans l'eau; Pair produit n'est pas à la véritè proportionnel à la quantitè de Tacide, mais il n'y en a qu'une partie qui soit dègagèe & mètamorphosèe, comme on s'en assure en répètant l'expèrience avec le méme mélange où J'expèrience a é&rè faite;& cet acide qui est tres- phlogistiquè n'a pas la mème énergie que celui qui est dans toute sa puretè. in, 0 cn, dien Abel, e müalge nt dende, oi es dh un graut une par. qe lacide i Foummlan re calcair t pas d la le Lacide, it degagee en dure er me melange r acide qi me Enengle fe. (a F Adlion du vitriol de cuivre dissous dans Peau commune sur les feuilles qu'on expose au soleil. LE vitriol de cuivre, ou ce sel formè par la dissolution du cuivre dans l'acide vitriolique, se dissout fort bien dans eau: dix mesures de cette dissolution, versèe sur vingt- cinq onces d' eau, ont fait donner à une feuille de pècher exposèe au soleil dans ce mélange six mesures d'air, dont une mesure, mèlèe avec trois me- sures d'air nitreux, ont ètè rèduites à une me- sure& sept huitièmes. Je voulus essayer une mesure de la dissolution elle- méme du cuivre par l'acide vitriolique; je la versai dans vingt-cinq onces d' eau commune, elle fit donner à une feuille de pècher que j'y exposai au soleil cinꝗ mesures& deux tiers d'air: ce mème cuivre, dissous dans Tacide nitreux& employè avec une feuille, comme dans l'expèrience prècèdente, me fournit trois mesures d'air; de sorte qu'une mesure de la dissolution elle- mème du cuivre dans Tacide * * n vitriolique produit le mème effet sur les feuilles que les dix mesures de la dissolution du vitriol de cuivre dans l'eau; il y auroit sans doute la méme quantité d'acide, il y seroit&galement altèrè. 0 Les mèmes reflexions que j'ai faites sur le vitriol martial se prèsentent ici; Facide est altèrè par le cuivre, ou du moins son activitè est suspendue par son union avec lui,& son action sur la terre calcaire est diminuèe; outre cela, il y eut la mème prècipitation dans l'eau expo- see au soleil, l'eau bleue devint transparente, Tacide lacha le cuivre qu'il tenoit pour s'atta- cher à la terre calcaire qu'il trouve dans l'eau; la feuille au moins étoit sur-tout couverte du précipitè pleuàtre: mais opération se fit- elle dans la feuille, ou hors de la feuille par l'action du soleil? Je n'en sais rien, je crois seulement que la lumière la favorisa;& je sais bien qu'il n'y eut presque point de précipitè, quand le: mélange d' eau commune avec les dix me- sures de la dissolutiob du vitriol de cuivre fut tenu à l'obscuritè. XXXIX. 0 b U le üllez pu dl wl a8 0 Colt e i 175 dect alte elt * 0 Ace K lon aan Hütte cela; cal po- Our Satta- dans Teau; olette dl 1 se fl ele bar Laction seulement ais bien be, guad s d& me- cure fl Il 4 Action du sel. Toselille di! sols dans Leau commune sur les feuilles 4 ex- pose a¹ñ. ell. Ourrross le règp minéra! Entröohns 12 18 2 TONS lèe Te Sue mineral z Ellis e ls —. 2 Are 2 55 20e 32 7 1 4 le règne vegètal, voyons si les acides qu'on en — 2* 55 ont les memies propriètès, rèlativement à 5 1 77 jeur action sur les feuilles qu'on y exposè dans 10. 5 eau commune au soleil; cette recherche est nècessaire, parce que les sels végètaux diffè- rent des sels minèraux; les premiers sont plus .. V 74 4 phlogistiquès, ils sont presque toujours enve- loppès d'une matière huileuse; quand ils ne distèreroient qu'à ces ègards, ils deviendroient un sujet curieux d ob 5 vations; mais comme ils appartiennent au règne végèétal, comme il paroissent l'ouvrage de la N cou plu- tot comme Id veègètation en rassemble les Ele- 7 mens& les unit, il ètoit curieux de savoir quelle influence ils pourroient avoir sur la production Wel air fixe dans l'eau où ils sont dissous,& quel seroit Fair pur fourni par les feuilles expo U 17— bees au soleil dans ce mélange? M „ Le sel doseille se dissout très- bien dans eau; dix mesures de sa dissolution, verseèes dans vingt- cinq onces d' eau commune, ont fait produire à une feuille de pècher qui y fut exposèe au soleil huit mesures d'air, dont une mesure, mèlèe avec quatre mesures d'air nitreux, ont eté rèduites à deux mesures& un quart. Cette quantitè d'air est aussi grande que celle qu'on obtient, quand les vingt- cinq onces d' eau sont acidulèes par le quart d'une mesure d'acide vitriolique,& sa qualitè est excellente; mais cette quantitè d'acide d' oseille ègaleroit- elle la quantitè d' acide contenu dans le quart d'une mesure d' acide vitriolique?& faudroit- il cette quantitè de sel d'oseille pour soutirer tout Pair fixe contenu dans la terre calcaire de eau, 0 tandis que le quart d'une de ces mesures d'acide vitriolique produit cet effet,& mème un plus grand? Je ne puis le croire, il doit y avoir cer- tainement plus d' acide dans la dissolution du sel d'oseille, que dans le quart d'une mesure d'acide vitriolique; mais ce sel, comme tous les sels vèegèetaux, est fort enveloppè par une matière huileuse; il est vrai qu'il a avec la terre calcaire une singulière affinitè, qu'il s' porte ec force, qu'il en est entièrement dècom- Cane al; 1 g it pole expolte au e mesur; tex, on att. Cette cele quon deau sont re dacide nte; mais bit-elle la nt dune on- il cette t tout Lal de leau; fes dacide e un plis avoir cer- uon du ne meli mme tod be per in ec la telt ö 9 Dolle nt ccm 0 . posè, qu'il se combine avec elle une partie de ses élèmens; mais cela mèéme prouve qu'il mest pas un acide dépouillè,& que la partie com- binèe avec lui ne sauroit agir sur la terre cal- caire, comme il paroit par les observations suivantes. M. WIEOLIEB a prouvé que le sel d'oseille toit un sel tartareux, un acide particulier uni à l'alkali fixe; en un mot, un sel neutre avec excès d'acide; d'où il resulte que les sels neu- tres du règne minèral, qui ont fait objet de mes prècèdentes expériences, ont leurs élé- mens plus liès dans leur composition; que Padhèrence de T'alkali à T'acide est bien foible dans le sel d'oseille,& que la lumière le de- compose très- vite& en très- grande abon- dance, puisque Jacide dègagè agit presqu'aussi energiquement sur la terre calcaire, que s'il Etoit à nud. 1 X I. Action du sucre& de Hacide saccsiarin dissous dans Vea commune sur les feuilles qu expose au soleil. LE sucre est un sel essentiel qui paroit conte- nir, suivant les expériences de M. BERGMAN 8 un acide particulier, uni avec un peu dalkali & beaucoup de matières grasses: les recher- ches du Chymiste Suèdois sont dignes de lui, mais j avoue que je ne suis pas encore bien convaincu que acide qu'il retire, par le moyen d'une forte dose d'acide nitreux, ne soit pas une combinaison particulière de cet acide, ou que Facide reel du sucre ne soit pas dènaturé par le procèdè. Jai employè dix mesures d'eau saturèe avec le casson ou la cassonade, que je versai dans vingt · cinq onces d' eau commune,& j'obtins de la feuille, exposèe au soleil dans un rècipient plein de ce mélange, une demi- mesure d'air, que je mèlai avec une mesure d'air nitreux, & qui fut réduite aux trois quarts dune me- — 1140 Le sacclun e sr l. scolkil. nolt conte RCM, eu dalkal o fecher- s de lui, Core Dien le moyen ne bot paz acide, on Cenature 8 1 recipient fare dal, F nitreus; 1 10 hne me⸗ lle le prive Pair fixe de la plus grande partie de 5 Jai répètè la mème expèrience de la mème manière avec du sucre blanc,& j'obtins d'une feuille une mesure d'air. sembleroit d'abord que lidèe de M. BERG MAN, qui croit que la chaux enlève au sucre un excès d'acide dans sa prèparation, ne seroit pas fondèe, puisque la feuille avec le sucre blanc a fourni plus d'air qu'avec la cassonade; mais il faut faire attention aussi que la cassonade contient une matière beaucoup plus mielleuse ou plus visqueuse que le sucre blanc,& que cette matière altère la végètation de la feuille & ferme ses pores, comme il arrivoit aux feuil- es que j'enduisois de miel,& qui ne fournis- soient plus d'air. Il me sembleroit que acide du sucre est un air fixe combinè avec le phloęꝑistique,& qu'en le retirant du sucre par Facide niti ceux, on phlogistique; l'on sen appergoit bientôt, fi ron fait attention à la prodigieus- racide saccharin avec les matières calcaires& les alkalis, de mème qu'à la facilitè avec la- 1 quelle il est dèlogè par tous les autres acides des autres corps auxquels il est joint; mais on 7 doutera bien moins, si Pon pense qu'on peut — —— 6 retirer ce sel saccharin hors de toutes les ma- tières vegeètales par le mème moyen, qu'il est plus ou moins développè dans les végeètaux 3 & qu'il se forme toujours suivant les circonf- tances, dans la matièere muqueuse; aussi, je crois bien que ce que je viens de dire ici auroit etè mieux placé à la tète de ce que j'avois 3 dire sur les sels vègẽtaux, mais je n'en aurois pas eu une occasion aussi heureuse. Jai fait des expèriences avec acide saccha- rin sur les feuilles; j'en fis dissoudre dans eau distillee,& j'en mis vingt mesures dans vingt- cinq onces d'eau commune, ou j'introduisis une feuille de pècher que j'exposai au soleil dans ce mélange. Jobserverai que Peau fut d abord troublèe, mais qu'elle reprit peu- peu sa transparence: la feuille me fournit un jour quatorze mesures d'air,& un autre jour une feuille semblable donna treize mesures& demie d'air dans un méème mélange; il y avoit au fond du vase un dépôt blanc, qui ètoit le sel presque insoluble dans eau, formè par union de Jacide saccharin avec la terre calcaire: ceci offre une nouvelle déèmonstration de tout ce que j ai deja tant rẽpëtẽ. Cette grande quantitè hair que j'ai obtenue annonce une grande quan- ö e flag · „übe fee; led cron dàusi ici auroi Jjaois à en durois de fach. ang Jean us singt⸗ wroduiss au del Lean fut pelr peu t un jour jour une & demie aoit au it le sel at T union le: ceci e tout ce 6 gan de gal. r titè d'air fixe qui a étè produite, que eau a dissous, qui a été soutirè& élaboré par la feuille; mais on sait la grande affinitè de Pacide saccharin avec la terre calcaire, on sait qu'ij ne s'unit à la base terreuse qu'on lui prèsente qu'en dégageant Fair fixe qu'elle contient; de sorte que, dans ce cas, nous voyons clairement ce que tous les sels ont opèrè sur la terre cal- caire de eau qui m'a servi dans mes expèrien- ces,& nous en avons la preuve dans eau troublèe, dans sa transparence qu elle reprend, dans la grande quantitè d'air fixe qui a été elaborè,& dans le sel neutre qu'on trouve dé- poséè au fond du vase, qui montre manifeste- ment l'union de Facide saccharin avec la terre calcaire. N.. 2 4 8 . I. Aclion du sel de benjoin dissous dans eau commune fur les feuilles qu ον V exhose d la lumiere L'EAU bouillante extrait du benjoin un sel acide, qu'on retire aussi par la sublimation; ce dissous dans eau,& employè à la dose de dix mesures dans vingt-cinq onces d' eau com- mune, fit donner à une feuille de pëcher que 5 exposai au soleil sous un recipient plein de ette eau les cinq huitièmes d'une mesure d'air 7 que je mèlai avec deux mesures d'air nitreux, & qui furent réduites à une mesure& cinq huitiemes. On ne peut douter qu'un sel ainsi sublimé ne soit extrẽmement phlogistiquè& peu disso- luble; le phlogist ique seul pouvoit sublimer cet acide. L'on ne sera pas surpris si la quantitè de Tair fourni est si petite, d autant plus que j'ai appris depuis qu'une once d'eau dissolvoit à peine un grain de ce sel, qui Sunit e comme les autres avec les alkalis& la ter calcaire, alt 195 observations de M. 11855 TEN STEIN, rapportèes dans la quatrième partie du Journal de Chymie de M. CRELL. p dag 77 0 Juen in un fel Mon; ce a diode de au com- her qe El 0 1 1 ver cet lite de que j al 1 wol 1 sondnt ependant 1 . LIch- a 476 e Pale — . OO W — X LA; 4 Aclion de la créẽme de tartre dissoute dans Peau commune sur les feuilles * 1*— qu'on Y expose d son action. L. E tartre ou la crème de tartre est une espèce de sel essentiel, dont la base est un alkali fixe ordinaire supersaturè d'aci de végétal, il est peu dissoluble dans l'eau; une once d eau en dissout à peine trois grains. Cependant, quoique cet acide soit si peu soluble, quoiqu'il — dit engagé dans un alkali, une feuille de pè- cher exposèe au soleil dans un rècipient, ou il y avoit vingt- cin onces d' eau mèléèes avec dix mesures d'une dissolution de ce sel, me donna une mesure& demie d'air que j'unis à quatre mesures d'air nitreux,& qui furent ré- duites à deux; la quantité de l'air& sa bonté ne me permettent pas de croire que cet air appartint à la feuille lorsqu'elle fut introduite II est e ce sel est un peu moins hui- leux que 185 utres sels végètaux, mais l'ana. 1 U yse dé montre bientõt Jexistence de son huile, e & BugugEr avoit observè que lorsqu' on le fai- soit sejourner dans l'eau, il sen detachoit tou. jours quelque chose qui fermentoit. EI I. Action du sel de seignette dissous dans eau commune sur les feuilles qu'on V expose au soleil. LA créme de tartre, combinèe avec Palkali minéral, forme le sel de seignette, qui est très- dissoluble dans l'eau; cependant, comme il est plus chargè d'alkali, il est moins propre à faire produire de air aux feuilles qu'on y expose au soleil, dans Peau ou Pon en a dissous„ puisque les dix mesures de la dissolution de ce sel, meélèes avec vingt- cinq onces d'eau commune, mont soutirè d'une feuille qui y fut exposèe au soleil que les cinq huitiemes dune mesure d'air, dont le mélange avec une mesure d'air nitreux à été réduit à une mesure. Quatre- vingt me- sures de la dissolution de ce sel„versèes dans la mème quantitè d'eau, firent fournir à une feuille qui y fut exposée au soleil une mesure & sept huitièmes d'air pur. Aon ef. Nacho! Vl . 00% Ham fegen ec Jallal l est tres. nme il est ne a faite expole au 5 pulsqu e ce fl; ommune, posce al ite dat, it nitreuz ngt me. les dat mir d un e mesiu ra, Cependant, dans la première expérience il y avoit environ cent grains de sel de seignette dans le mélange,& dans l'expèrience de Parti- cle prècèdent il y a environ le quart d'un grain de crème de tartre; d'où il rèsulte encore que lacide neutralisè par un alkali perd sa facultè d'agir sur la terre calcaire,& de fournir aux feuilles, exposèes au soleil dans l'eau oui il entre, Pair fixe produit par cette action. Lair fourni dans l'expérience prèsente est au moins dans sa plus grande partie le produit de air contenu dans la feuille. XET Action du sel vegetal dissous dans Leau commune sur les feuilles qu'on/ ex- pose au soleil. LE sel végétal, formè par la combinaison de racide du tartre avec Talkali végètal, con- firme absolument tout ce que j'ai observè dans experience prècẽdente; quoique ce sel soit très · soluble dans eau, quoique les dix mesu- res de la dissolution, versèes dans les vingt- cinq onces Od la feuille de pècher fut exposèe au soleil, en contiennent beaucoup; cependant; „ quand appareil a été ainsi expose au solei„ la feuille de pècher n'a fourni que le tiers mesure d 0 une air, qui a été rẽduit avec une mesure qlair nitreux que j'y mẽlai aux trois quarts d'une mesure. Je doute que cet air ait ètè produit par l'ac- tion du sel sur la feuille, il me parostroit 9 5 Lair contenu dans la feuille que le soleil chasse hors du parenchyme. Mais quatre: vingt 8 res de la dissolution de ce sel dans beau„ver- sees dans vingt cinq mesures d eau, firent four- nir à la feuille une mesure& trois quarts d'air pur. E Aclion de Vacide du tartre dissous dans eau commune sur les feuilles u expose au soleil. CE qui confirme tout ce que j'ai dit sur ces sels neutres, C'est que lacide du tartre le plus dépouillè par la distillation,& employè com- me eux lorsquil a èté dégagè de tout ce qu'il pouvoit avoir d'ëtranger, a fourni beaucoup plus d'air qu aucun d'eux. Je mis donc une feuille de pècher dans vingt- cin onces d' eau Col fata fel, dun dab am nel ite N. ile neut ders dne dul par J Wi W Lolel chace igt nell. leau, Vek⸗ frent Hl is quarts us dan 2 000 lt lut ces fte le plö gloyè con. out ce ql bezucoh donc ll 22 75900 „ces dell ( commune où j'avois mèlè six mesures d une eau sati. de ce sel; j exposai k le mélange au so- il me fournit trois mesures& un quart * 5 air mousseux, dont la bontè me parut d'abord très- suspecte; mais comme on ne doit jamais se fier aux apparences, je mèlai ces trois mesures d'air produit avec six mesures dair nitreux, elles furent rèduites à cinꝗ mesures & demie, ce qui annonce que cet air Eétoit très- pur. On voit toujours que toutes les espèces d'a- cides produisent dans tous les cas les mèmes effets, 5 ils sont toujours la source de Fair pur en agissant sur la terre calcaire,& qu'ils en fournissent avec asseʒ d abondance, pourvu qu'ils ne soient pas déja saturès par les sels alkalis. Au reste,“on sait que la terre calcaire a une affinitè bien dècidèe avec le tartre,& qu'elle ne sunit avec lui qu'après avoir perdu ton alr fixe. Miene 0 l Action du tartre Emètique dissous dans eau commune sur les feuilles qu'on expose au soleil. Javols essayè les effets des acides minèraux combinès avec les méëtaux, il étoit important de connoitre ceux des acides véègètaux unis à eux: en Physique, il faut se garder de Pana- logie, il vaut mieux ennuyer par une suite d'expèriences monotones,& trouver des faits qui sont des vérités rèelles, que de faire preuve imagination aux dèpens de son jugement; 'espère aussi qu on me pardonneraà ce nombre considèrable d expèriences dont aucune ne me paroit inutile, puisque celles qui n'apprennent rien de neuf, au milieu de toutes celles que j'ai racontèes, servent au moins à les confir- mer,& à inspirer la confiance qu'on doit avoir pour me lire avec intérét. Ces rèflexions ne sauroient étre trop répè- téèes, elles ne sauroient trop influer dans les recherches des Physiciens; nous avons vu en général que les sels métalliques avojent moins d'ènergie pour faire produire de Pair aux feuil- . on a1 liles fun es minèral t important taux uus J er de Lanz. 7 Une falt er des Kits fire preuve sugement; ce nombr scune ne nr A prenter celles que les confir- 1 doit or trop Ke ger dans ons l el dient mois all Kl 619570 les exposèes au soleil dans eau commune que les sels à nud; les mètaux qui s'unissoient à eux suspendoient une grande partie de leur activitè, mais les experiences que j'ai faites sur le tartre emètique offrent aux Chymistes une exception à cette règle. L'acide du tartre, qui est la combinaison du tartre avec TLantimoine en partie dépouillè de son phlogistique, est de toutes les combinaisons du tartre celle qui fait fournir le plus d'air aux feuilles qu'on y expose au soleil dans une eau qui en est imprégnèe; mais il y a plus, cette préparation en fait donner encore plus que le tartre lui- mème. Ce qui doit ètonner, davantage c'est la petite quantitè de tartre èmètique qu'il doit y avoir dans cette expèrience; une demi- once d' eau en dissout environ cinq grains, d'où il rèsulte que mes dix mesures doivent en contenir environ deux grains& trois quarts, mais ces deux grains& trois quarts contiennent encore une portion d' antimoine; il est vrai que lacide du tartre ne dissout le demi- mètal qu' autant qu'il est dèphlogistiquè; mais quoiqu'il en soit, ces dix mesures d' eau saturèe de tartre è&mètique, versèes dans vingt-cinꝗ onces d' eau& exposées „ au soleil avec une feuille de pècher qui y fut introduite, lui firent donner six mesures d'air, * une mesure, mèélèe avec trois mesures d'air nitreux, fut rèduite àa une mesure& cinq huitièmes. Cette expèrience fortifie mes soupgons sur la revivificatiqn des chaux mètalliques par l'ac- * tion de la lumière sur les feuilles pénétrèes d' eau où Pon avoit dissous les sels métalliques, ou du moins elle annonce une singulière dècom- position du sel combinè avec le métal. Car enfin, il faut necessairement que tout Jacide ait eté separè du mélange pour agir sur la terre cal alre de le dul. X I. VII. Action de Lacide du vanaigre etendu dans Leau commune sus les F eHilles qu Y expose au soleil JI deja fait plusieurs expériences sur lacide du vinaigre,& j'ai toujours employè le vinaigre radical parfaitement rectifiè, dont les vapeurs Etoient inflammables: après plusieurs tätonne- mens, 125 trouvè que le tiers d'une de mes me- sures de ce vinaigre, versè dans vingt-cinq onces 15 d Eat 5 Mbtahhinnge tales, lere decom- ur Uu terte , e ele 8 197 d eau commune, ou plutòt trois grains, faisoient᷑ donner à une feuille de pècher, exposèe au soleil dans ce mélange, quatorze mesures d'air, dont ix mesures, pour douze mesures d'air nitreux; ont été rẽduites à sept mesures& un quart. L'acide du vinaigre fait donc fournir aux feuilles plus d'air que J'acide vitriolique& Ta- ide nitreux employès à la mème dose,& Pair auquel il donne naissance est extrèẽmement bon. Nauroit- il point à cet Egard des rapports avec Pacide marin? Tous les deux agissent for- tement sur la terre calcaire,& en soutirent Pair fe,& peut-ètre un air fixe particulier qui se dècompose mieux& qui fournit plus d'air puf.* II faut observer que le vinaigre rectifiè, traité dans un canon de fusil avec des matières cal- caires, fournit comme les autres acides Pair fixe& fair dephlogistiquè: M. DE LASSONE le fait voir dans les Memoires de Academie des Sciences de Paris pour 1776. Mais le phènomeène que le vinaigre produit ici est bien singulier: sa vapeur est inflammable. cependant il dissout la terre calcaire,& fournit un air fixe que la feuille èlabore fort bien,& change en un air tres pur. 8 ( 108) e Action de la terre folie de tartre dis- soute dans eau sur les feuilles qui on y expose au soleil. La terre folièe de tartre est la combinaison de Tacide du vinaigre avec Palkali fixe végètal. Ce sel est extrèmement dissoluble dans l'eau; dix mesures d' eau saturèe de terre folièe de tartre, versèes dans vingt- cinq onces d eau com- mune od j'exposai une feuille de pècher au soleil sous un récipient, me fournit deux me- sures& cinq huitièmes d'air, dont une mesure & un quart, mèlée avec trois mesures air nitreux, ont été rëduites à une mesure& sept huitiemes. Nous observerons ici encore combien est grande influence de Talkali pour suspendre Pactivitè si grande de Pacide du vinaigre; ce- pendant, elle reparoit encore, puisque dans vingt· trois parties de terre folièe de tartre il doit y avoir seize parties d'alkali& seulement sept cacide. Mais on voit aussi quelle est laction de la lumière pour deloger Facide de ce sel neutre 27078 0. ls gu blnaison e Wegen. aus Jeau; boliee de edu com- dechet au deuꝝ me- me melate esures del ire& feht bien est sulpenate digte; ce Alge den altre l ddt ement fe Ladion d. fel leülle 19900 & fourmir à la feuille Pair fixe qu'elle doit éla- borer; la lumière favorise sans doute P'affinité du tartre avec la terre calcaire; mais en aug- mentant& en diminuant la dose de ce sel, je mai pas vu la quantitè d'air produit par la feuille s'augmenter ni diminuer. LEX. * Aclion du sel de Saturne dissous dans eau commune sur les feuilles qu'on J expose au soleil. Le sel de Saturne est forméè par l'union de Vacide du vinaigre avec la cèruse, qui est elle- mème produite par l'action du vinaigre sur le plomb. Ce sel se dissout fort bien dans eau; je mis dix mesures de cette dissolution dans vingt· cinꝗ onces deau commune,& la feuille plongèe dans cette eau sous un rècipient,& exposèe au soleil, me donna quatre mesures d'air a dont une mesure, mèlée avec trois mesures d'air nitreux, furent 8c à deux, ce qui annonce un air fort bon. On observe un prècipitè blanc qui se forme 2 ( 200 5 sur la feuille pendant qu'elle est exposèe à la lumière,& qui insinue la dècomposition du sel métallique, comme je T'ai dit prècẽdem- ment. ä L. Action des acides vegetaux en liqueur dissous dans Leaàu commune sur les feuilles quon y expose au soleil. ApRIS avoir fait ce nombre assez grand d' ex- pèriences diffèrentes, je ne voulus pas m'en tenir la;&, quoique je ne me propose pas de les&puiser toutes, je souhaite au moins de ne pas négliger les plus essentielles. Je voulus donc voir l'effet que produiroit sur les feuilles Facide des vëgèetaux tirè par la dis- tillation, quand on les y exposeroit au soleil, après les avoir mèlès dans l'eau commune. Je dirai ici ce que j aurois di dire à chaque arti- cle, Cest que je dois à la complaisance de M. TIN Rx toutes les préparations que j ai em- ployèes; je donnerai sürement une idèe bien avantageuse de leur perfection, quand le Pu- blic sera à portée de jouir du fruit de ses tra- vaux sur Panalyse végètale. pole 4 4 Dolton d plececen. N Lueu- e fur les folk. fand dex- das men ole pas de ins de ne odutoit fir par la dil au soleil nune. Je que al- llance de fue Jai em Idee bien ud l P- 4 fes til „ Jai employè ces acides de la mème manière, en mettant six mesures de chacun d' eux dans vingt· cinq onces d eau commune,& en y ex- posant au soleil une feuille de pècher. 10. L'AcIDE DE GAA me donna par ce moyen huit mesures& un quart d air, que je meélai avec seize mesures d'air nitreux,& qui furent rèduites à cinq mesures& un quart; de sorte qu'une mesure de cet air, melèe avec deux mesures d'air nitreux, furent rèduites aux cinq huitièmes d'une mefure, tandis qu'une mesure d'air commun pour deux mesures d'air nitreux se rèduisent à deux mesures& un quart. 2%. L'aAciDbE bo Bois me fournit de la méme manière huit mesures& demie d'air, dont une mesure pour six mesures d air nitreux furent rèduites à trois. 30. L'AcIDpE DES FEUILLELESA DV ROMARIN me donna, en suivant ces procédès, six me- sures d'air que je mélai avec douze mesures air nitreux, qui furent réduites à cind me- sures& un tiers. 4. L'ACIDE DE TL'HUILE PES PHILOSOPHES RECTIFIEE ou DE L'HuILE D'oLIVESs m'a pro- duit huit mesures d'air, dont une mesure mèlèe avec trois mesures air nitreux furent rëduites à une mesure& un tiers. N 3 ( 5. L'Ac IDE DE L'AMi pod me donna six mesures& demie d'air, dont une mesure avec huit mesures d'air nitreux furent réduites à cinq mesures. Il est d' abord très- remarquable que tous ces acides fournissent ainsi la méme quantitè d'air aux feuilles qu'on expose au soleil dans l'eau ou ils sont mélès,& qu'ils contiennent non- seulement la méme quantité d'acide, mais qu'ils agissent avec la meme énergie sur la terre calcaire pour en retirer la mème quantitè d'air fixe: cette observation est fondèe sur les effets produits par les feuilles qui ont éèprouvè'in- fluence de chacun de ces acides; ils ont èté presque les mèmes, de sorte qu'on ne peut 5 empècher de conclure qu'ils ont eu la mème cause. Il en rèsulteroit qu en dernière analyse acide tirè des végèetaux par la distillation, seroit un acide particulier& le mème dans tous. Enfin, il paroitroit que la quantité d'acide reel, contenu dans ces feuilles, n'ëgale pas celle qui est contenue dans le quart d'une me- sure d'acide vitriolique ou le tiers ꝙ une mesure qacide nitreux, puisque ces acides jaunissent les feuilles qu'on plonge dans leur mélange on desate de dasz ue buꝰcz Atte dat dans Tea nent non. dle, wass fur u tene tits dair les efets une Lin- b ont ete n he peut la meéme e lacide seroit un e Cacide eagle paz dune me- zune Mela „ avec eau commune, au lieu que les acides végetaux en liqueur ne les jaunissent pas. Ces acides agissent peut- Etre impunèment᷑ sur 1a feuille, parce que Thuile qui les enve- loppe sert de bouclier contre leur piquant; mais ils ont de grandes analogies avec Fair fide,& sans doute ces acides se dèveloppent quand le vegetal fermente; ils sont sans doute une com- pinaison de Pair fixe avec une partie huileuse, comme tous les acides végètaux; ils agifsent peut- tre aussi sur les feuilles& sur acide de lair fixe dissous dans Peau qui en est saturèe. Quoi qu'il en soit, cet acide, formè dans le végétal par les composans qui le constituent; peut donner à Pair fixe qu'il soutire de la terre calcaire, contenue dans eau de experience, plus d'affinitès avec les feuilles,& plus de moyens pour le combiner dans les filtres Od quelques: uns de ses elemens ont étè préparés. A 204. 3 ET. Aclion du sucre de lait dissous dans Leau sur les feuilles qu'on expo. au soleil. IE nai point encore examinèé les sels tirés du regne animal, il est curieux de voir si 'obtiendrois toujours les mémes rèsultats 5 ja fait des expériences sur ceux que j ai pu avoir, & j'ai commencè par le sucre de lait qui paroit, après les observations de M. HERMBSTADT que j'ai trouvèes dans le Journal de Chymie de M. CnELL,, etre un sel composè de'acide du sucre de terre calcaire& de phlogistique, lies entreux par une matière mucilagineuse. Le sucre de lait est très-dissoluble dans l'eau, il demande deux parties deau pour se dissou- dre complètement; ensorte que mes dix me- sures en contiennent quatre-vingt& dix grains: en les versant dans vingt- cinq onces d'eau, en y introduisant une feuille,& en exposant tout appareil au soleil, j'ai obtenu une mesure air, que j'ai mélée avec trois mesures air nitreux, qui ont été réduites à deux mesu- Tal folg da Jene 5 bet tires de Weir f. alas a pu avoir ul part, 8sTabr, e Cuymie de lacide logisigue, qoineule. Aus lea, 0 disou- dx me- N pralns: 1755** Olant toll e mellle es dat N esa (63205 res& un quart, ce qui est un air meilleur que air commun,& mème que celui qui est fourni naturellement par la plupart des feuilles. On voit clairement que l'acide contenu dans ce sel animal est la source de air qu'il produit; mais, malgrè les grands rapports de ce sel avec le sucre; on voit qu'il fournit plus d'air que le sucre, sans doute son acide est moins engagè, i agit avec plus d' energie sur la terte calcaire de l'eau, il en dissout davantage;& comme il est moins huileux que le sucre, il y a aussi moins d' obstacles à union de ce sel avec 5 terre calcaire,& par consèquent au dègagement de Tair fixe qu'elle contient. 1 Action de Lacide cëbacè dissous dans eau commune sur les feuilles qu on V exposè au soleil. IE mis six mesures de Facide du suif en liqueur dans vingt- cinqꝗ onces d' eau commune; j exposai une feuille de pècher dans ce méè- lange au soleil,& j'obtins sept mesures d'air dont une mesure, mèlèe avet trois mesures 5 1 2 8 8— 1 80 2 d'air Nitreux„ furent reduites à deux mesures. 6 Cet acide, qui a de grands rapports avec acide marin, suivant les observations de M. CRELL,, agit puissamment sur la terre calcaire, fournit aussi beaucoup d'air fixe, fait rendre aux feuilles beaucoup d'air,& il le fournit pur. Il est évident que mes six mesures conte- noient assez peu d'acide rel, puisque cet acide est fort huileux,& qu'il n'a point altéréè les feuilles qu'il a baignées. EI Action de Vacide du miel Hissous dans eau commune sur les feuilles qu'on y expose au soleil. Tal eu acide du miel en liqueur, j'en ai versè six mesures dans vingt- cinq onces d' eau commune, j'y ai exposè une feuille au soleil, dont j'ai obtenu douze mesures d'air; une me- sure de cet air, mèélèe avec trois mesures d'air nitreux, ont ètè rèduites à une mesure& un quart. On ne peut se dissimuler la grande affinitè de ces acides animaux avec la terre calcaire, par la grande quantité d'air fixe qu'ils doivent en dahpug ee Mato. bel cle, 5 fllt buch Cille Punt gesures con. laue cet ci eint dtere de Issous dans uilles quon eur, j er d onces dent le au Poleil, air; une me. mesures dat melure& ade Ani calcalte, fl dolsent el 6 chasser, pour faire produire aux feuilles de ces expèëriences Pair pur qu'elles ont donné; les acides en liqueur ne se diviseroient- ils pas plus dans eau que ceux dont les crystaux Sy dis- solvent? ou bien Thuile dont ils sont envelop- pes, en ménageant le tissu tendre des feuilles, ne favoriseroit-il pas leur pouvoir pour èlabo- rer Pair fixe en conservant les organes qui doi- vent opèrer sa mẽtamorphose en air pur? Je croĩs que ces causes agissent ici de concert pour produire ces effets. IL. RV. Action de Vacide pfospfiorique dissous dans Teau commune sur les feuilles qu'on Y expose au soleil. Jai eu quelques gouttes de Tacide phospho- rique, je Pemployai comme les autres; en meèlai deux mesures avec vingt-cinq onces d' eau commune, mais il me parut agir foiblement sur la terre calcaire de eau. Une feuille de joubarbe, que j exposai au soleil dans ce më- lange, ne fournit pas plus d'air que celle qui avoit ètè mise dans l'eau commune; sans doute E que cet acide est trop foible,& que la dose etoit trop petite pour produire un effet un peu sensible sur la terre calcaire de Peau mais je ne prononce rien sur cet acide& ses effets, jusqu'à ce que j'aie pu men procurer assez pour Pouvoir faire avec lui des expériences suivies 5 varièes& concluantes; je n'en ai eu que la quantitè que jai employèe,& sans doute il toit altẽrè par son sjour dans un flacon pres- que vuide. V. Considerations sur les dernisres experiences. Ct n'est pas tant en considèrant chaque ex- pèrience en détail qu'on peut connostre leur valeur, c'est plutòt en les voyant en masse„& en rassemblant en idées ce qu'elles nous ont fourni en faits; on tire difficilement d'une suite aussi nombreuse d experiences les vèritẽs qu'el- les prèsentent, si on ne les rapproche pas; & Cest en vain quon a été un manœuvre pa- tient, méthodique, exact, si fon n'est pas en méme tems un architecte intelligent pour dis- poser les matériaux qu'on a su faire. ub i eee leu; nö g & fee er aser pu ces fllt, al e que! fals doute in facon pte ersièxes nt chaque i onnoltre eit en masse,& les nous on i dune fi velldes gut proche Je nanculre n Heft peel ant pour 0 05 E 2 Je dois prèvenir d'abord qu'il rèsulte de tout ce que j'ai publiè dans ce volume une vèritéè gèenèrale, qui a autant de preuves que j'ai fait d'expèriences sur ces matières; c' est que Pair fixe est soutirè hors de l'eau par les feuilles qu'on y expose au soleil; cest que les acides qu'on mèle dans cette eau agissent sur la terre calcaire de l'eau que j'ai employèe,& en chassent Fair fixe qu'elle contient; que eau S' empare de cet air fixe& le dissout; que la feuille qu'on y plonge s'approprie cet air fixe, Péèlabore avec le secours de la lumière solaire, & le change en air pur; enfin, que air pro- duit par les feuilles, exposèes au soleil dans un mélange de cette eau avec les sels neutres, les sels à base terreuse& les sels métalliques, est encore produit par faction de lacide de ces sels sur la terre calcaire de leau. Sil y a quel- ques exceptions dans les quarante- cinq sels que j'ai employés, elles doivent ètre expliquèes par ce que nous connoissons, jusqu'à ce que nous ayons sur elles de nouvelles lumières, ou etre rejettè᷑es, comme étant encore des hors- d'cœuvre, dans le systèẽme que nous avons été forcè d'adopter. II. L'expèrience nous apprend que la terre S calcaire est un moyen de décomposer la plu- part des sels à base terreuse& des sels mètal- liques: on sait que les grands lavages produi- sent ces effets sur plusieurs„& qu'il n'y en 4 presqu aucun qui rèsiste à Taction du feu reunie avec celle des terres calcaires. La terre calcaire, mélèe dans une dissolution de sel ammoniac, fait appercevoir une légère odeur d'alkali vo- latil; la terre calcaire enlève au tartre son excès d'acide, elle décompose le sel d'oseille; de sorte que je puis assurer avec fondement que dans toutes mes expériences, les sels com- poses que' j'ai employés ont été plus ou moins dècomposès par action de la terre cal- caire, contenue dans le grand volume d'eau ou je les ai mèlèes, par celle de la chaleur du soleil qu'ils ont èprouvèe au moins à quarante degrés, par le mélange de la lumière avec eux, & peut- etre par l'ënergie de la végètation sür eux; mais, quoi qu'il en soit, il y a eu un acide dèveloppè qui a agi sur la terre calcaire de Jeau pour produire l'air fixe, qui est la source de l'air pur fourni par la feuille exposce au soleil. Quand je rapproche l'air produit t par les feuil- les exposeèes sous Jeau au soleil, avec ces pré- dn fun terre calcit A ammoniat. r bal! 0. itte son excd doselle; nckment gut s sels com- eie plus on eh terre ca. volume den J chalur d ins d duarante ere dec eux, tation füt y a eu terre cada e dul el Ne 7000 feullle espole 7 95 „ ar es fell 1 Pal les len ee C Ile rr parations salines, je vois bientòt que eau sa- turèe d'air fixe est de tous les moyens le plus efficace pour faire rendre de Lair pur aux feuil- les, ensuite les acides purs, minèraux, végè- taux& animaux. Tandis qu'une feuille de pècher, exposée au soleil dans vingt- cinꝗ onces d eau commune, a fourni le tiers d une mesure d'air en faisant ces experiences; tandis que les deux tiers d'une mesure sont le terme moyen de air qu'elle a fourni dans une foule d'expèriences de ce genre, & que cette mëme feuille dans Jeau distillèe nen fournit que la huitième partie de cette mesure; beau aërée en fait produire 33 mesures. acidulèe avec Pacide marin 20 nitreux 10 vitriolique 9 de l'eau regale 10 sulphureux f 7 du vinaigre 14 du sticre 13 g du gayac 8 du bouis 8 de Phuile 8 du romarin 6 de l'amidon 6 du miel 12 du suif 7 E II résulte clairement de-là que tous les acides purs ont eu en gènèral plus d'ënergie que ceux qui etoient unis à une base quelconque; quils ont agi en masse sur la terre calcaire,& qu'ils en ont soutirè une partie de Fair fixe qu'elle con- tenoit; que cet air a été dissous par eau& absorbè par la feuille: mais il faut observer que fi les acides les moins enveloppès, tels que les acides minèraux, produisent sur- le- champ tout Pair fixe qu'ils peuvent produire en dissol- vant la terre calcaire, tellement que le lende- main ils ne peuvent plus fournir à la feuille un nouvel aliment dans Fair fixe, ils pourront reprendre leurs soins nourriciers, si on leur fournit de nouvelles terres calcaires& cela aura lieu, jusqu ce què acide vitriolique soit saturè par elles; mais les acides enveloppès, qui ne dissolvent pas dans la mème expèrience toute la terre calcaire contenue dans l'eau„ ou qui ne se dècomposent pas entièrement d'abord pour agir sur elle, peuvent fournir encore le lendemain aux feuilles une nouvelle quantitè d'air fixe,& faire rendre ainsi une nouvelle portion d'air pur, sans aucun changement au mélange, parce qu'il se developpe alors un nouvel acide produit par la nouvelle dècom— position bs ratz aide dur gz Longe; fl ie Kae e quele q. par Jeau h obsener q. bare en dil. ue 4e lende. lu feulle un i pourront 1 f. On Hen res;& ce sitriolgue fn enreloppes; le ewelience ans Jeau, ol ment d abon dlüt ech elle quatt une rouel angemen el pelle cken. olli 6 6 413. position du sel neutre, qui abandonnè sa base pous se porter sur la terre calcaire de eau. Cest ce qu'on observe en particulier, quand on répète les expériences dans les mélanges pendant deux jours de suite: on à vu que les eaux communes& acidulèes, dans lesquelles on exposoit des feuilles au soleil pour la se- conde fois, ne leur faisoient fournir qu'une portion d'air très-petite; il n'en a pas été de meème pour les eaux mèlèes avec les sels neu- tres: beau of étoit la dissolution du sel de Glauber en a fait donner pendant le second jour 1 mesure. Celle du tartre vitriolè 1 du nitre 2 2 du sel ammoniac 2 1 du nitre quadrangulaire 4 du nitre ammoniacal 3 du sel de seignette. 1 du sel vèegètal 1 Ce qui ne permet pas de douter qu il ne se fasse une dècomposition successive, puisque les eaux purement acidulèes,& qui avoient fourni le plus d'air pendant le premier jour, wen fournissent communément dans le second g 5 N N que des fractions de ma mesure, ou des quan- titès moindres que celles que j̃ indique. On voit ensuite que les sels à base terreuse; les sels mèétalliques dissous dans l'eau, favori- sent le plus lëmission de l'air pur hors des feuil- les qu'on y expose au soleil, parce que ce sont ceux qui favorisent le plus la dissolution de la terre calcaire; par le moyen de'acide abon- dant que cette terre en dégage,& qui par consèquent fournissent aux feuilles qui y plon- gent assez d'air fixe à éèlaborer; il faut obser- ver que cette terre fait effervescence avec la plupart de ces sels, parce qu'ils contiennent un excès d'acide. Falun. le vitriol de zinc. le sublimè corrosif. le vitriol de fer. le vitriol de cuivre. le sel d'oseille. le tartre. le tartre èmètique- le sucre de Saturne. Jobserverai à legard de arsenic& du sucre de lait, que je wai pas épuisé les combinai- sons qui pouvoient me faire voir les bornes de du deggg. ict f bade kr ezu, fro. 7s des fell. que ce lol tion de de zbon- & qm par qui) pn. faut obser- ce Mec l contiennent & dl lic b combi, c home E leur energie pour fournir aux feuilles Lair fixe qu elles doivent èlaborer; mais je ne doute pas quben augmentant leur dose, je ne trouve une quantitè dair produit beaucoup plus grande, parce que ces sels navoient pas altérè les feuilles qui plongeoient dans leur mélange. La quantité d'air produit par les feuilles exposèes au soleil dans eau commune, où j'avois dissous des sels neutres, est beaucoup moindre que celle qui provient des mèlanges dont j'ai parlè; cependant, elle est bien plus grande avec la plupart d'entr'eux que la quan- titè moyenne dair fourni par les feuilles de pécher, exposèes au soleil dans eau com-? mune, qui est environ une demi ou tout au plus les deux tiers d'une mesure. g Le tartre vitriolè, le sel de Glauber, le nitre ammoniacal, le sel ammoniac, la magnèsie du sel d Epsom, la créme de tartre, sont les sels neutres qui ont fourni le plus d'air fixe aux feuilles plongèes dans le mélange où ils en- troient; d'où il résulte qu'il y a eu une plus grande quantitè de Jacide contenu dans chacun deux qui ena étè separè,& qui s'est uni avec la terre calcaire de l'eau pour en chasser Pair fixe. Mais le nitre quadrangulaire, le borax, le sel O 2 3 sedatif, la cassonade, le sel de benjoin, le sel de seignette, le sel végètal sont ceux qui ont le moins favorisè lemission de Pair pur hors des feuilles; je puis mème assurer que les feuilles plongees dans eau o ces sels é&toient dissous, & où elles ont ètè exposèes au soleil, ont seu- lement fourni un peu plus d'air que celui qu'el- les auroient donnè naturellement: tous les au- tres sels que j'ai employès ont fait produire aux feuilles au moins une demi- mesure de plus qu'elles ne devoient en produire naturellement; & comme cette production a éëtè gènèrale& constante lorsque j'ai rèpètè Texpèrience, je Tattribue à une petite déècomposition de ces sels,& à Taction de quelques portions d'acide sur la terre calcaire de l'eau. Quant à la bonté des airs produits, il est certain qu'elle n'est pas la meme,& que ses diffèrences sont assez grandes. Je vois en géné- ral que les mèlanges où il y a eu le plus d'air produit ont été ceux od il a étè le meilleur, tels ont été les mèélanges de Peau commune avec les acides minèraux, Fair fixe, les sels à pase terreuse avec excès d'acide, comme Falun, quelques- uns des sels métalliques, le sel do- seille„la crème de tartre; le tartre; le vinaigre „ foil 0 10 ce qi u put hot dez e les fal jent dilols, il, ont fel. celui quel. tous les au- produlte aux ne de plus element enetele& enence„e non de ces tions dacide luls il el & que f g en gene e plus dat e meilleut; u commune e, Es b mme Lal e fel do B l slhagte 3 & les acides en liqueur; presque tous les autres ont fait fournir un meilleur air aux feuilles que celui qu'elles renferment& qu'elles donnent dans feau commune; je le remarque en particulier pour les mélanges faits avec le sel de Glauber, le nitre, le sel ammoniac,& en général pour ceux-là meme qui ont le moins favorise Pémission de Pair hors des feuilles; de sorte que cet air auroit encore, jusqu'a un cer- tain point, été modifiè par ce mélange, ou plutöt il seroit plus ou moins le rèsultat de Pair fixe produit par la decomposition du sel neutre& Faction de Pacide arrachè à sa base sur la terre calcaire de eau. Mais il y a une très- grande diffèrence entre la puretè des airs produits par les feuilles,& cette difference est sans doute l'effet de action differente des acides plus ou moins purs sur la terre calcaire de Leau; nous savons au moins par les expéèriences de M. AchARD, que les airs fixes, produits par diffèrens procèdes varient de pesanteur spècifique, comme on peut le voir dans les Mémoires de Académie de Berlin pour 1778,& par celles de M. le Comte MoRROZZ o, qui apprend que Pair We partage les qualités de Pacide qui sert à le O 2 1218 0 chasser de la terre calcaire out il est; il demon- tre méme que l'acide nitreux forme de Pair ni treux avec la craie, comme on peut le voir dans une lettre importante sur les airs qu'il a adressee à M. MacuER H mais cette difference de pesanteur& de constitution ne peut provenir que de la différence de leur nature„ d'où il resulte que la différence de Lair pur, elaboré par les feuilles, peut dèpendre de cette variëtè dans la nature constitutive de Pair fixe Elaboré par elles: on sait de mème que air fixe, qui se fait dune manière languissante, west pas& beaucoup près aussi pur que celui qui se fait rapidement,& j'ai éprouvé que Pair fixe 5 obtenu de la manganèse avec Tacide du ci- tron, ètoit sans aucune comparaison beaucoup plus vite absorbé par eau que celui que je retirai de la craie; mais il se produit fi lente- ment, qu'il seroit impossible de employer pour mes expériences: je sais bien que air fixe de l'eau de Selters agit plus efficacẽment sur les feuilles que celui de la craie,& que Tair alors fourni par elles est meilleur; mais comme les eaux de Selters sont chargèes dau- tres principes qui pourroient influer sur Pexpè- rience, je ne presse pas trop la consèquence que j'en ai voulu tirer. 12 2 W mh. e de b pelt k 5 dit abe te dieren ut proper ure, doi pur elgbore Cette vaiete He Cabot He, gui n elt pas a dc se fal e Lair boe; aclde du c. on beaucoig ell que h lt lente employer n que Lair effcacement ade)& die leur; mas ges dal. r lex: onfeglene (2190 Enfin; je ne puis m'empècher de rappelet ci que les experiences faites sur les feuilles mĩ- des dans Peau distillèe acidulèe, par les moyens que jᷣai employes, ont produit de Fair en assez grande quantitè, puisque celle qui ëtoit acidu- lee avec un quatt de ma mesure de Pacide vitriolique fournit une mesure& un quart d'air; avec un tiers de ma mesure de Pacide nitreux peus une mesure& trois quarts d'air,& avec deux mesures de Tacide marin j en obtins une mesure& demie,& je Pai eu plusieurs fois a- peu- pres de mème; il n'y avoit pourtant pas ge terre calcaire dans Jeau, puisqu'elle etoit distillee. Ne seroit-il point possible que cette eau absorbàt avec rapiditè Fair fixe que Pair commun lache? Mais alors on observeroit le meéme phénomène dans leau commune. Ou plutot Tacide en agisfant sur la feuille ne dis- soudroit- il pas quelques portions de la terre calcaire du végẽtal? Ceci me paroit plus vrai- semblable,& Cest aussi opinion que em- brasse à prèsent. III. Comme la décomposition des sels neu- tres, par le moyen de la lumière, dans Peau commune, est une découverte curieuse; il me paroĩt important de rassembler les preuves qui établissent à mes yeux. O 4 N 228 10. On ne peut d'abord expliquer les variè- tẽs qu'on remarque dans la quantité& la qualité des airs produits par les feuilles, exposèes à Taction de ces differens sels„que par les diffè- rences qu'ils doivent eux-méëmes apporter dans la nature de air fixe Elaboré par la feuille, & cette difference ne peut nastre que de P'etat du corps qui le chasse contenue d 20rs de la terre calcaire ans eau, comme je Tai deja ob- servé; mais quelques. uns aucune action sensible su est èvident qu'ils ont de ces sels nayant r la terre calcaire 54 acquise dans leur ex po- lition au soleil 8 qu'ils ont ainsi contribuë à Lexpulsion& à la modification de Lair fixe; ils n'ont cependant pu acquërir cette propriété ue par une addition d'acide qui ess impossible que p 0 N P dans ce cas, ou par une décomposition qui 7 1 dégage celui qui est une partie constituante du sel neutre, soit entiérement, soit en partie. 2%. Il est dèmontrè que les feuilles plongèes dans les eaux mélèes avec la dissolution de divers sels neutres, tels que le tartre vitriolè, le sel ammoniac 28 exposèes ainsi au soleil, donnent beaucoup plus d'air que dans eau ammune; comme une foule de mes expériences Pannoncent. Il est dèmontré que 1er di j epolkez 0 par lep i Pporter dan 2 feule, que de Erg e calcaite cascale, eur ewpo⸗ Orttibüe A 50 ion 10 0 1411 0 Ituante du partie, plongdes Jaun de 5 e Jitriolè, es Alnfl au 1 ue ding 90 6 de mes our due ( dans eau distill᷑e, mèlée avec ces sels neutres: il n'y a point d' autre air produit par la feuille que celui qu'elle contenoit,& que le soleil en à soutirè; il rèsulte donc de-là, que l'air pro- duit par la feuille dans le mélange de eau commune avec les sels neutres, vient d'une qualitè particulière à leau commune: mais quelle est cette qualitè? ce n'est pas! . 1 111 e contenu dans l'eau commune; car première- 2 5 1 25.. ment, sa quantitè seroit trop petite poui 2776000 5 2. fournir Pair pur que la feuille labore; secon- 5„ y en auroit, la feuille n'en dit pas soutirer plus que celle qui est dans e ee 2 8— — — 2 ine: or les sels Ralirrece 5* 1118 ö* mn 7 2 1-19 ICs COM 1 I ee e 55 5* 5 me le sel ammoniac& le tartre vitriolè, n'ont *— 72 7* 5 8 aucune espèce d'affinitè avec l'air fixe; d'où il ue si l'union des sels neutres avec lea au soleil dans ce mélange une grande quantitè d'air pur, c'est parce que le sel neutre prend des qualitès propres à augmenter la quantité de Pair fixe contenu dans l'eau en agissant sur la terre calcaire qu'elle tient dissoute,& en chassant celui qu'elle renferme; mais ce sel neutre ne peut revẽtir cette qualitè que par une dècomposition que la lumière opère avec 6 222) la terre calcaire, en dègageant peu. d. peu une partie de lacide qui forme le sel neutre hors de sa base; cet acide dégagè se porte alors sur la terre calcaire dont il chasse Pair fixe. Mais ce qui dèmontre cette proposition, c'est que si l'on introduit dans cette eau distillèe 5 meélèe avec une partie d'une dissolution de sel neutre; ou de sel ammoniac, ou de tartre vitriolè, ou de sel de Glauber, un peu de terre calcaire, les feuilles quon y expose au soleil fournissent alors de Pair pur,& Lon voit le vase parsemè de petites bulles, qui annoncent la formation de Pair fixe arrachè à la terre calcaire de eau, par action de Facide dégagè hors du sel neutre. Mais il y a plus, la quantité dę P'air produit par les feuilles exposéèes sous Peau au soleil varie suivant les doses du sel neutre qu'on a mis dans l'eau; plus elles sont petites, moins il y a d'air produit; plus elles augmentent,& plus la quantité d'air est grande: on le voit sur-tout dans le tartre vitriolé, qui me fournit une quantitè dair à peine remarquable quand j employai dix mesures de sa dissolution„ qui ma procurè cinq mesures avec quatre · vingt mesures de sa dissolution,& qui soutira dune Keul wel ob sels ne lc com le; 0 cke bebe fel delle le pom al Dasse Jan fü posston, dg eau distile, oluton de! ou de tatt un peu de ten W ose au fc X Ion volt dul annoncent Me à la tet Ladide digg; de Lair pn Jeau àu ff eutre qu on ettes, moi. igmentent, 0 e: on le f ql me fun arquable gu 1 duate- 1 Jg dt 1 feuille six mesures& demie quand je mis cent mesures de ce sel dans l'eau commune: ja observè les mémes phénomeènes pour les autres sels, avec cette diffèrence que les proportions ne sont pas les mèmes. D'où vient donc cela? si ce n'est parce que la lumière du soleil dè- compose une plus grande quantitè du sel neu- tre, quand le sel neutre est plus abondant,& qu'alors il ya une plus grande quantitè d' acide dégagè qui agit sur la terre calcaire de eau. 4. Ces mémes feuilles, exposèes au soleil dans le mélange qui a déja éëtè en expérience, fournit de Pair le lendemain au soleil, si Ton y introduit de nouvelles feuilles;& il en four- nira d' autant plus, qu'il en aura moins donnè le jour auparavant; cependant, les feuilles plongèes dans eau acidulèe avec les acides n'en donnent presque plus, quand elle a été déja en expèrience pendant un jour: la raison en est claire, Pacide a dissoute toute la terre calcaire sur laquelle il pouvoit agir, au lieu qu' avec les sels neutres, tout ce qui pouvoit etre dècomposè ne la pas alors ètè; mais com- me ce sel se dècompose successvement, son acide se dèveloppe peu- a- peu, il n'agit que peu- a- peu sur la terre calcaire de feau,& à me- ( 224 f sure qu'il se degage; aussi,'on en obtiendra une plus grande quantitèẽ,& on l'obtiendra plus long: tems, si fon augmente la quantitè de la terre calcaire contenue dans le mélange de Texpérience. 50. Mais il y a une preuve tranchante de la production de Fair fixe, c'est que air produit par la feuille est un peu diminuè, ce qui war- riveroit point si Pair de la feuille ne Ssunissoit Pas avec Pair fixe qui s ëchappe hors de l'eau sans passer par la feuille; on ne peut douter de la prèsence de cet air fixe produit par l'ac- tion de acide dègagé du sel neutre, si fon fait attention que cet air paroit sous la forme de bulles nombreuses& adhèrentes aux parois du vase, que ces bulles Selèvent jusqu'à la som- mitè du récipient,& que ces bulles“ obser- vent plusieurs jours après que le mélange a ètẽ fait; d'où il resulte que par- tout où se voyent ces bulles, on peut étre sur qu'il y a eu une partie de terre calcaire dont Pair fixe S'est de- gage par action qu'elle a recue de Pacide se- parè du sel neutre,& que, puisqu' on observe encore cela au bout de plusieurs jours que le mélange a étè exposè au soleil, on ne peut douter que cette decomposition n'ait ᷑tè opètrèe par Faction de la lumière solaire. 113 fl bine Lol en dg te Rue! 8 N le Mela g. 0 zanchante dh sue Lair proct de 5 ce qu lle ne sunt e hots de l e peut coul dit par lac. neütre; fu lo. t lous la fun entes aux pit t usau alain bulles dolle Melange a d oll se foyer ya eu ir ue elt ede Lace! quo blen 1s jos 1 il, on nee alt kte ple C 60. Enfin, si l'on prend cette eau oùò le tar- tre vitriolè a étè décomposè,& qui a été epuisée de son ait fixe pat les feuilles qu on y a exposèes successivement au soleil; si on la rapproche par levaporation, elle verdira legè- rement le syrop de violette ètendu deau; ft on y met du sel ammoniac, on sentira bientòt en exposant sur le feu Talkali volatil separè de racide du sel marin, tandis que ce dernier se porte sur P'alkali du tartre vitriolè avec leque il a bien plus d'affinitè; mais cette dècompo- sition est bien plus sensible dans les eaux com- binèes avec le sel ammoniac,& exposèes au soleil avec les feuilles. Au reste, je mai employè dans ces expèrien- ces que du tartre vitriolè& du sel ammoniac faits en fabrique; mais il m'a paru cependant qu'ils ne donnoient aucun signe ni d'aciditè ni dbalkalinitè,& le dernier avoit été Oigneuse- ment purifié. dee 1 226 05— NOUVVE ILIE S 1 E X PERI EN CE AS T. 2 GBS FER ONsS, Propres d prouver Pinfluence de Pair fixe, dissous dans leau de Vatmos 5 plisre,& pompè par les feuilles pour e nourrir les plantes. 55 9 e„ ju 8 Ja J. 50 bl IVYVTRODGVUCTTO y.. Quoicur je me sois beaucoup moins occupè 50 en 1782 des autres objets de mon travail que If de influence des sels dissous dans Peau sur les i feuilles, jai été cependant engagéè à faire des„ 1 expériences propres à éèclaircir& à prouver ce n que j'ai dèja publié; je décris mes observations po . comme je les ai faites, avec le seul but de con- fl 0 0 noitre la vèritè& de la faire connoitre à ceux 31 1100 qui en seroient curieux.. 1 obs 0 v5, ce de Ja. 1 de Lang Felilbo pan ——. —— 101. p Hils och Ion flag us Teau fur! gage d fate Na prolhet nes Oblengul fell but dec banoltre dt ( 227] 11. Observations sur des feuilles exposèes sous eau au soleil, tendant d mon- trer que air se forme dans la feuille, YREXPOSAI le 10 Juillet 1782 des feuilles de grande joubarbe au soleil, dans une eau acidulèe avec une mesure d' acide nitreux, versèe dans vingt· cinqꝗ onces d eau commune; en avois mis une autre dans l'eau commune, toutes deux fournirent leur air, dans les proportions que j'ai tant de fois indiquèes. Je conservai lappareil pour le lendemain,& j observai que la feuille plongeèe dans eau acidulèe donnoit encore de Pair au soleil, tandis que autre n'en donnoit point; aussi, la première surnageoit,& la seconde étoit à fond. Ce phenomène me semble montrer que Hair se forme dans la feuille,& qu'il s'echappe à mesure qu'il s est formè, quand il est remplacẽè par une matière propre à ètre éèlaborèe pour subir cette mètamorphose. La feuille ne tombe à fond que lorsque Jevacuation de Fair contenu dans ses vaisseaux la rend spècifiquement plus 6 pesante que eau où elle plonge,& lorsque cet air est remplacè par une matière plus pe- sante qui la précipite; la feuille plongèe dans eau commune tombe donc, parce que son air qu'elle contenoit s'est èchappè,& qu'il ne peut plus s'en former, parce qu'il dans l'eau de matière à changer en air. La feuille pas, quoiqu'elle ait fourni beaucoup plus dair plongèe dans eau acidulèe ne tombe que la prèécédente, parce qu'elle en élabore encore un peu, que les vësicules du parenchyme en sont toujours gonflèes,& que la feuille est ainsi specifiquement plus lègère que Peau on elle nage. g Lair qui sort de la feuille n'est pas celui qui empeèche la feuille de tomber, c'est Pair qui remplit le parenchyme; aussi, les feuilles mises dans une eau assez acidulèe pour les jaunir d'abord, y restent suspendues pendant quelque tems, parce que les pores de la feuille, resser- res par faction de l'acide, ne laissent plus dissue à Pair qu'elle renferme,& les feuilles n'y tombent que lorsqu' elles ont souffert une espèce de dissolution, qui ouvre à Pair la prison ou il étoit enfermé. n'y a plus 1 1104 elle en Elabot . parenchine N 73 le 1A feullle est e que Teau ol Tell pas cela 1, Cest lat les feuilles n our les jau 11 77 ndant quel keulle, relle ge Lalllent pb g Ie nile N les feullles 779. 7 5100 nell Ulle Ape E plübn d A I EI. Adlion immèdiate de la lumière du. soleil sur les feuilles. Couuk je voyois des feuilles toujours expo- sees au soleil dans le jardin qui me fournissoit les sujets de mes expériences,& qu'il y en avoit d'autres qui recevoient seulement les in- fluences de cet astre, quelques heures après le moment ou j'arrangeois mes expériences, & comme il y en avoit aussi qui n'y étoient jamais exposèes, je me dis: si le soleil agit rèellement sur les vaisseaux des feuilles, celles qui auront regu son action, pendant quatre heures avant expèrience, seront plus propres pour Télaboration de Fair fixe contenu dans eau, que celles qui n' en auront été favorisèes que le jour auparavant; de sorte que si les choses se passent comme je le soupgonne, influence de la lumière sur toutes les parties de la plante sera bien mieux assurèe. I. Je pris des feuilles de pècher qui avoient etè exposèes à action immédiate du soleil pendant quatre heures avant Texpérience,& P ( en choisis d autres qui n'avoient é prouvè que Traction de la lumière du jour; j'en fis passer des unes& des autres sous des rèécipiens sem- blables, remplis avec l'eau commune; elles furent toutes exposèes au soleil pendant le mè- me tems. Les feuilles qui avoient recu Faction du soleil me fournirent deux mesures& demie d'air,& les autres les deux tiers: d'une mesure, comme je'avois constamment éprouvè, parce que, pour èviter action du soleil sur moi, je choisissois toujours mes feuilles sur les arbres qui étoient à fombre. II. Quoique mes expèriences ne me laissas- sent aucun doute sur la soliditè de mon rèésul- tat, je voulus répéèter cette expèrience sur les feuilles exposèes au soleil dans Feau saturèe d'air fixe. Je choisis une feuille exposèe au soleil de- puis quatre heures; je l'exposai au soleil dans eau saturéèe d'air fixe, elle me fournit cin- quante mesures d'air, dont une mesure, mèlèe avec trois mesures d'air nitreux, furent rèdui- tes à une mesure& trois quarts. La feuille qui avoit ètè dans lombre ou à la lumière du jour, exposée au soleil dans la mème eau sa- turèe d'air fixe, dans un rècipient semblable, cpo ble Jen f a fechietz en mmune; dle; endant le m eg Ladin les& demie Cune! mesute, promé, pace eil r moi, x 147 Jes arbres ne in Ladlal- t mon 1 ettence für 5 eau fallt au Dell d. u[oleil dans e Houlait ci. melute, mel „ flent tec fte, La fil E mere“ meme eau ft fenblalk; E me donna huit mesures dair, dont une me: sure, pour trois me sures d'air nitreux, furent reduites à une mesure& deux tiers. Le soleil agit donc bien puissamment sur les vaisseaux de la feuille, il leur donne une éner- gie qu'ils n'ont pas sans lui, il prèpare la ma- tiere du parenchyme, de manière à élaborer une bien plus grande quantité dair fixe, car pelaboration dans les deux cas est la mème; les produits ne varient que par la quantitè. On doit donc conseiller pour une habitation les lieux bien découverts, ouù le soleil peut porter sur toutes les feuilles des vegétaux son heureuse influence,& leur faire réèpandre à gots cet air salutaire, qui fera circuler la santé & la vie dans nos poumons& dans nos veines. 2 85 Sed 5 225 8 9 * 0 N 2 N. e 1 1. L'air fixe qui se forme dans Patmos Plisre se dissout dans Peau qui y est. Poux donner une nouvelle force à ma théo- rie sur l'action de Peau saturèe d'air fixe dans la vègètation, il falloit faire voir que cet air se formoit toujours dans Fair, qu'il ny sèjour- noit pas,& qu'il n'en contenoit jamais une quantitè bien considérable. I. Jai prouvè que P'air fixe se formoit par le mélange de Lair pur avec les matières phlo- giltiquèes; jai fait voir dans le premier vo- ljume de mes Meémoires(1) comment cela pouvoit avoir lieu dans Fatmosphère; enfin 7 Jai montrè que cet air, précipitéè par son pro- pre poids, étoit sur-tout dissous dans Peau at- mosphèrique des couches les plus basses de Fair, qu'il fournissoit aux plantes leur ali— ment le plus considèrable, qu'il étoit absorbé par les eaux qui couvroient la terre; mais je mai pas fait voir que cet air n'ëtoit pas essen- (1) s. XXIII.& XI. 0 Lat 5 7 el. e Ama theo. dit fe da; i que cet at y fur ande inne mot par weetes ptlo⸗ premier vo. omment cel re; enn; par son pro- ns Leau at- batses de 5 Kur al. dot Absotde re; mab f it pas ell. — „ tiel à air que nous respirons,& qwil nen Etoit pas une partie constitutive. La raison& FTexpérience contribuent à le prouver: si Pair fixe ëtoit une partie constitu- ve de Pair atmosphérique, on Ty trouveroit toujours; cependant, Fair atmosphèrique di- minue peu quand on le garde sur Peau,&. il west pas sur si sa diminution n'est pas effet de la phlogistication de la partie pure de Fair at- mospherique par l'eau, qui forme alors avec lui de l'air fixe que eau absorbe; il est vrai que eau de chaux, exposèe à Fair libre, laisse toujours appercevoir un prècipitè; mais o est pendroit od fon fait des expériences eudiomèé- triques, qui ne soit pas exposè aux vapeurs phlogistiquèes,& qui ne soit par consequent dans le cas de former de Pair fixe; d'ailleurs, la mofète atmosphérique, ce qui reste de Pair dont on a saturè tout ce qu'il y avoit d'air pur, west point de Fair fixe, mais un air phlogisti- qué. Enfin, ce qu'il ne faut pas perdre de vue, o'est que Pair fixe ne se mèle point aisèment avec Pair commun, il erre au milieu de lui sans s'y unir, il est toujours dans la partie la plus basse; on le porte dans un vase ouvert comme dans une bouteille fermèe lorsqu il est P 3 8 sec, il ne se mèle que très- difficilement avec l'air commun. S'ilss'y trouve quelquefois ré- pandu, cC'est toujours parce qu'il est dissous dans l'eau qui y flotte. Il faut donc conclure de- la, que fair fixe mest pas une partie consti- tutive de Fair atmosphérique, à moins qu'on ne reconnoisse en mème tems qu'il en doit etre toujours sęparè, ce qui seroit absurde. M. FAbbé Fox TANA me fourpit une dèmons- tration de ce fait, par les moyens ingénieux & abondans qui font toujours à sa disposition, & dont il tire un excellent parti. II prouve d'abord, dune manière qui me paroit tran- chante, que la partie de Pair fixe, qui est améliorèe par son agitation dans l'eau, n'y existoit point auparavant dans son état d'amé- lioration, mais qu'elle sy est formès en agi- 1 tant dans l'eau Pair fixe qui a produ lite; après cela, il fait voir clairement ce que j'ai pr 2115 deèja, c'est qu'il y a peu d'air f*œñ dans Pair commun. 1 ales ane 5 fixe étant plus pesant 14 que air commun sleve peu, à moins qu'il ne soit dissous dans l'eau de Patmosphère, puis- u'on rei spire fort bien dans la grotte du chien 8 pleine d'air quand on est debout, tandis qu'on uc conchh artie con. moins don 5 en doit 1 1 ablalde. 2 t une demon 18 igenielk dsposstion, mée en d 05 Me: J0les Cue?* 10 N 150 al prollse N 347 eb ans Lal Ne dds 1 al (235 ne sauroit y respirer couché: il rèpandit dans une chambre 2 00 pouces cubiques d'air fixe, après en avoir fermè les portes& les fenètres: il en agita Pair pour le méèler;& ayant agitè dans heau une quantité de cet air pris à cinq pieds& à demi. pied au- dessus du plancher, il ne fut point diminuè. 2%. Si Pon agite long-tems dans une teinture de tournesol sept à huit cent pouces d'air com- mun, elle ne changera pas de couleur, lors meéme qu'on renouvelleroit souvent cet air; do il rèsulte, suivant M. Abbé FONT ANA, qu'il n'y a pas une millionnième d'air fixe dan rair commun. Je crois 9285 tous les airs com- muns ne se ressemblent pas& quoique je sois persuadè qu'il y à fort peu da air fixe dans Pair commun, cependant j; ai lieu de croire qu'il y en a 55 antage dans celui que ja Eprouvè. II prouve encore, comme moi, que l'air fixe qu'on trouve dans Pair commun 1 pro- duit lorsque nous le trouvons, puisque les airs e qui n'ont jamais etè de Fair fixe ni e pair commun, en fournissent par les procè- 1 phlogistiquans quand ils ont ëtè 8 res- 15 5 ples par Faction de Jeau,& que Pair fixe; ire de fair commun par les mèemes mopens, 4 D 4 92386) & ameliorè par son agitation dans eau„ fournit de mẽme alors de l'air fixe si on le mèle avec le phlogistique. V. Memorie di Mathematica, T. I. II. Ce que j'ai dit me paroit prouver; non- seulement, que Pair fixe mest pas une partie constitutive de Pair commun, mais encore qu'il ny existe point par raison d'affinitè, au contraire, qu'il n'en à point avec lui, tandis qu'il en a de très- fortes avec Peau qui s'y trouve dissoute; il sunit avec elle, il se précipite avec elle, il gagne avec elle la terre ou il se com- bine dans les plantes; ou bien il se noie dans les eaux qu'il trouve, où il forme peut- ᷑tre les sels que nous recueillons. III. II resulte clairement de- la, qu'il doit y avoir dans air commun bien peu d'air fixe 3 car, s'il se prècipite à mesure qu'il se forme, s'il se combine sur la terre à mesure qu'il se précipite, il est sur qu'il ne peut y avoir dans air que Pair fixe qui s'y forme„& à mesure qu'il y est formè: aussi, comme il doit Sen for- mer toujours plus ou moins, suivant les circons tances, il doit y en avoir aussi plus ou moins qui se précipite? Mais ai- je fait un Roman? Je ne doute pas que cela ne paroisse aux yeux de quelques Fhysiciens, cependant je les prie ö Tea g wt Ene are enalca, J. oper M- pq; une pan; erco gl flit, au 0 ü, uud qubsywome pecipte de e com- e hole dans e peut- Lite 5 gil doi/ eu dalt fi, 1e nme, fire qull air dans N àmesare doit en for. les cicoll 5 ou mold un Roman! fe ux vel je ls 1e ö 6 2370 de suspendre encore leur jugement,& d'exa- miner les preuves que j'ai à donner. 1. Les alkalis caustiques ne s'adoucissent, la chaux vive, fraichement faite, ne reprend ses propriétés de terre calcaire, qu après avoir été long- tems exposèe à fair, quoi- qu'ils soient en petite quantité,& qu'ils lui offrent une grande surface, tandis que ces mèémes matières changent d' tat dans très-ꝓeu de tems, si elles sont exposèes dans un atmos- phère d'air fixe un peu humide; ce qui apprend au moins que Pair atmosphèrique fournit peu d'air fixe à la fois,& qu'il ne peut en fournir beaucoup que successivement. 2. Si Pon agite un peu d'alkali caustique en liqueur dans un flacon plein d'air fixe, cet air sera bientòt presque tout absorbé, tandis que si Pon agite de Talkali caustique en liqueur dans un flacon plein d'air commun, il y aura très- peu, ou plutòt il n'y aura point d'air ab- sorbé; aussi, tandis que la petite quantitè d'air du premier flacon est amèliorèe, fair qui est dans le second ne change pas de nature. 3. Je voulus voir influence des vapeurs aqueuses pour absorber Fair fixe: je fis entrer de Fair fixe dans un recipient cylindrique; dont 1128 je laissai un quart plein deau; j; exposai sur le feu le vase où il plongeoit, afin que Peau en schauffant remplit le récipient de vapeurs, qui pussent se combiner avec Fair fixe; mais quel fut mon é&tonnement! Pabsorption de Pair fixe fut très- petite,& elle naugmenta pres- que pas quand l'eau fut refroidie: dans toutes ces expériences, jᷣai tenu compte de influence de la chaleur pour dilater l'eau& Pair fixe. Mais en faisant cette expèrience je ne pensai pas 19. que la chaleur ne favorise pas la disso- lution de Tair fixe: 29. je n'avois pas imaginè que Jagitation de eau èchauffèe put phlogis- tiquer l'air fixe,& lui öter sa dissolubilite dans l'eau. Aussi en é&vitant Tebullition„en laissant peu d' eau sous un rècipient plein d'air fixe& fermè avec le mercure, en exposant appareil à une chaleur de quinze degrés, on verra quelle in- fluence les vapeurs ont pour dissoudre Pair fixe, sur-tout sil est dessèchè dans des vessies avant de Lemployer pour Fexpèrience. 4. Enfin, je pris cin récipiens semblables & égaux, que je plagai pleins d eau dans un mème vase, afin qu' ils fussent tous cinq dans les mèmes circonstances; les rècipiens avoient lar fr nf bsotpton h 0 1 . dans Tolk pte de Paluen eau N Lal ff ce je„e pel 0 ile pas 15 dl is pas imagir ee pin phlog Fd dio en lala ar xe& fn Lappareil du etra quelle! gude Lait fn des Vesses n 1 e dien eme b deau d- 62390 huit pouces de hauteur& deux pouces de meètre. Pen remplis un dair fixe; dans un jour les sept huitièmes du volume de cet air furent absorbès. Je sis entrer dans le second une quantitè egale d'air commun& d'air fixe; dans le troi- sieme, j'eus la méme quantitè d'air commun: mais seulement la moitié d'air fixe; dans le 1 eus toujours la mème quantité d'air commun, mais seulement un quart d air fixe; enfin, dans le cinquième, j eus toujours la méëme quantitè d'air commun avec un hui- tieme dir fixe: au bout de quelques jours, rair fixe à été entierement absorbèé,& Pair mmun est resté aussi volumineux& aussi pur 5 Etoit avant ce mèlange. Je puis donc uche encore que Fair fixe qui se forme dans Pair atmosphèrique, comme celui qu'on y introduit, n'y sejourne pas, qu'il ne s'unit pas avec lui,& quil nen est pas une partie constituante. N 0 V. Pfenomène particulier de la production de l'air par les feuilles exposees sous eau au soleil. Tal observè que plus la lumière du soleil communiquoit de chaleur à l'eau où les feuilles etoient plongèes,& plus elle agissoit sur elles avec intensité, plus aussi les feuilles fournis. soient d'air; Iorsque Pair ètoit chaud, on voyoit velever de for grosles bülles, randis quelle etoient petites lorsque la chaleur Etoit foible: 5 cependant, dans ces deux circonstances, les eaux où plongeoient les feuilles łtoient acidu- lèes de la mème manièere,& de la fagon que Javois trouvèe la plus propre pour faire fournir le plus d'air aux feuilles qui y ètoient exposees au soleil. Cela vient sans doute de influence de la chaleur sur la végètation; car„comme dans les jours d'hiver les feuilles les mieux végetan- tes ne donnent que quelques bulles d'air, quoi- qubelles soient exposèes au soleil le plus vif, parce que le froid de air suspend la vẽgẽtation, be n eule dont pull pon et Euf dl 94 gie Lal fell 0 pd 5 ergsee 0 Unie du f0 Leu ol ks fell e apisdit fich FHellles Hulu Baud, on v0. „ tandis quel leut Etoit file Cconstancg) h illes etoiem alt de Ja fac gt pour fate fin ktolent expol Tnduence 4 a1) comme 5 mieux fg blles dat, heil le ll nde gell 1 2 de mème la chaleur de Pair, quand elle est renfermèe dans de certaines limites, la favorise, donne aux organes du végètal une plus grande puissance pour élaborer air fixe qu'ils ont pompè avec eau,& pour le mètamorphoser avec une plus grande àbondance en air pur. Enfin, on a vu que la chaleur aide à faction dissolvante de eau acidulèe sur la terre calcaire qu'elle renferme,& qu'alors la production de Tair fixe éètant beaucoup plus considèrable, les feuilles ont plus de matériaux à élaborer. WI. Sur Labsorption des bulles qui parolis- sent le soir d la surface des feuilles plongees dans eau& exposees au soleil. Ja! laissè sans solution un problème que je croyois fort intèressant dans le premier volume de mes Mémoires Physico-chymiques(1), sur les bulles qui selèvent le soir à la surface des feuilles,& qui disparoissent pendant la nuit. (1) 5. XXII. GA Mais j'ai trouvè que cet air qu'on observoit alors sur les feuilles à Pentrèe de la nuit„ qui ne s elevoit point au sommet du rècipient, qui restoit collè sur les feuilles,& qui ne paroissoit plus au matin, ni sur les feuilles, ni dans le recipient, ètoit absorbè par l'eau alors privée eson air,& par consèquent plus propre pour en absorber davantage. Jai toujours remarquè dans mes rècipiens; qu'une quantitè de fair produit y ètoit absorbè, & que cette quantitè étoit plus grande quand la surface de l'eau, sur laquelle Pair reposoit, étoit plus grande,& quand la feuille en avoit fourni davantage. Dans mes petits rèécipiens tubulès, le tube du rècipient avoit intèrieure- ment une ligne de diamètre; c'est pour cela que la quantitè d'air absorbèe étoit fort petite, au lieu que la seuille, couverte de quelques bulles, étoit de toutes parts enveloppèe par eau qui la sugoit,& l'on sait que eau est assez avide d'air dèphlogistiquè. Si Lon introduit dans un recipient plein d' eau, qui a fourni son air, une bulle de T'air produit par les feuilles, ou mème de l'air commun; si Ton parvient à la placer sur quelques corps plongeans dans cette eau, on la verra de mème absorbèe par cette eau. all 0 0. cb g We et du kt iwie Et d Lecce elles eulles, ni dz 1 2 1 r Jeàu abr. e v Arg She Alt ekolt able Vas grande qu elle Lair revo 9 Ken e 7 a ande el“ es peuts fec p gp ele 0 U Ob bee 7 0 e ge Teal sät que 0 K quN öl Enfin, si Lon rèussit à faire passer une feuille d' ortie avec ses bulles d'air dans une eau dis- tillèe, ces bulles y disparoitront bien plutòt que dans eau commune, parce que cette eau est bien plus avide d'air. VI I. Lair sort au soleil hors de Lecorce du bois qui Y est exposè sous Leau. J AI bien démontré, que le parenchyme 5 7 de ecorce fournissoit de Lair pur comme le parenchyme des feuilles, dans le premier vo- 1 voir dans cette partie détachèe de l'arbre& deégagèe de son ècorce. Jai voulu completter la déemonstration,& prouver que les tiges avec leur ècorce donnent aussi de Lair quand elles sont exposèes sous l'eau au soleil. Je pris dans ce but des morceaux de bran- ches à bois de raisin de Mars& du bois d'a- bricotier; j'en mastiquai les deux bouts avec de la cire d Espagne, je les fis passer sous l'eau ——kꝛ e 6 2440 dans mes récipiens,& j'observai bien que Fair ne parũt sur ces branches qu'après qu elles eurent regu faction immédiate du soleil; que l'air parut sur- tout près des nœuds, quoi- qu'il n'y eut aucune solution apparente de continuitèé; que les bulles se firent sur- tout ppercevoir sur le cõtè exposè au soleil: enfin, que les branches placèes à T'obscurité ne four- nirent qu'un très- petit nombre de bulles. Je fis passer aussi sous des récipiens semblables des morceaux de branches dont les extrémités n'a- voient pas étè mastiquèes,& je trouvai que l'air sortoit en bulles par ces deux extrémités, quoiqu'elles fussent couvertes par leur ècorce. Enfin, la quantité d'air fourni fut propor- tionnelle à la quantitè d'air fixe contenu dans eau où plongeoient les morceaux de branches & olils farent exposès au soleil. IU résulte de ces expériences plusieurs con- sequences capitales: 19. La végétation sopère dans le parenchyme de l'ecorce comme dans celui des feuilles,& les feuilles ne sont que des organes extrèmement multipliès, pour pourvoir à fentretien de la plante,& pour lui fournir les alimens dont elle a besoin. 29. Lair fixe, dissous dans l'eau, penètre ce tissu . üben unte lat date d ll les nuch fab. n apparent fent fir. Au soleil: enn Obleute ne fol te de bulles. gez o senblables 4 o exttemites it je tou d dex extletwite, par leut ec sournt fit pur stne conten d eaux de bude saleil 5 pluseus ci cgeition sope ce comme dl illes ne solt g multplies, 5. ate,& pol 2 besoin. eau, peer fl 1 2450 tiflu comme l'ëpiderme des feuilles qu'on plon- ge dans Peau commune ou saturèe dair fixe: 3. Cet air fixe se combine dans le paren- chyme de f'écorce comme dans celui de la feuille, puisqu'il en sort air dèphlogistiqué. 4. La lumière agit au travers de cette ecorce, comme sil n'y en avoit pas, elle y penètre, elle y perfectionne louvrage de la vegétation, comme dans la feuille; sur une ecorce brune il y à moins de rayons rèflèchis c perdus pour la combinaison, que sur la feuille verte dont la couleur est plus èclairante: puis donc que la coloration de la feuille est une suite de la combinaison de la lumière avec Pair fixe, il est bien probable que la couleur verte du parenchyme de la feuille a la mème cause Pous l'ecorce. Il est vrai qu'une feuille laminèe de plomb, appliquèe sur une branche, ne dècolore point le parenchyme de fecorce, quoique cette partie ne regoive plus la lumière pendant long: tems; mais il faut avouer aussi que ce parenchyme est alors tout formé, tout eolorè,& qu'il ne seroit jamais verd, si l'on couyroit la branche au moment od elle commence à paroitre; Vabsence de la lumière ne dètruit pas dans ce 2 * (246 cas ce que la lumière a peint, mais cette pein- ture ne paroitra jamais la ou la lumière n' aura pas appuyè son pinceau& étendu ses couleurs; on sait que les plantes vertes ne jaunissent pas dans fobscuritè,& que leurs feuilles y tom- bent sans perdre leur verdure. 55. Enfin, fecorce est une èponge de Thu- miditè de Pair qui est chargèe d'air fixe; elle la fait passer facilement dans le parenchyme qu'elle couvre, qui la tire par une foule de Vaisseaux. Au reste, on n'observe ces phènomènes que dans l'ëcorce des branches qui croissent, car toute cette organisation cesse quand la branche ou la tige cesse de croitre. Rien d'inutile est une des devises de la Nature. Had cee. 1 une m endu fes lk ne full 55 s feulles ju e eponge de l. be dat fue; is le parench 27 lie foule pbenomenes qu iu ctoidtent, c Gand J brit en dinutleelur 47 N Observations sur la vëgétation propres 4 confirmer ma théorie. 4 I. IE ne rappellerai point ici toutes les preu- ves qu'on a donné pour prouver que la sève descend aussi bien qu'elle monte; la lecture des ouvrages de GREW, MALPICHI, DUHAMEL, BONNE ne laisse aucun doute sur ce sujet; mais quoique ce fait soit important pour ᷑tablir la veritè de mes idées, je ne m'y arréterai pas; parce que les observations qu on a faites ne sont ni assez exactes, ni assez deètaillèes pour trancher la question; il est clair que la sève ascendante pourroit redescendre après s tre é&laborèe dans les feuilles ou dans les vaisseaux qui l' ont con- tenue; alors il faudroit savoir quelle est la dif- fèrence de ces liqueurs dans ces deux diffèren- tes espèces de vaisseaux; il faudroit encore re- chercher si la sève descendante est seulement le reste de la sève ascendante, ou s'il ne s' est joint aucune autre espèce de matière; enfin, il faudroit observer si ces deux genres de sève opt pas des sources differentes: voila de quoi ö f 2 2 1 exercer la sagacitè& attention d'un Observa- teur habitant de la campagne, oli il sera en- vironné de sujets d'expèriences, d'objets qui parleront à son esprit,& qui lui montreront, il sait voir, le secret que la Nature met peut- etre sous nos yeux,& que nous n'avons pas encore su discerner. On ne peut voir des plantes qui ne tirent de la terre aucune nourriture, sdns croire qu'elles vivent au dèpens de air qui les baigne. Si donc il ya des plantes de ce genre, si elles végè- tent de cette manière, si elles passent de tat de Tenfance à celui de la vieillesse, si elles se developpent avec force, si elles poussent des tiges, des feuilles, des fleurs, des fruits, des graines, on ne pourra se dissimuler que cette vigueur qu'elles ont acquise, ces matières qu'el- les se sont assimilèes, ne soient le produit de Tair fixe dissous dans eau qu'elles se sont ap- propriè,& l'on y trouvera une nouvelle con- firmation de la théorie que j'ai donnèe pour fournir les fonds nècessaires à la formation des deux cent livres qu ont acquis des chènes semés dans la mousse, qui se sont développés à ce point uniquement dans l'eau. Entre ces diffèrentes plantes, on trouve les ) andün Genz de,, gu fe 5 ces, John 0 ui lu none Nathre mer f. nous nam; tes qul ne tire fas coe gi es Nalgne. J d. e, L elles fe pallent de Let sellee, fl el elles poullem cz ts, des fruit, imer que cr es matieres gt ht le prodlitk les se sont a de nomelle ai del donne ft l brmatöndk des chenes f dete oops! 1 „ on Holle 15 1 249 opuntia& sur: tout celui que LINxNEus appelle cactus mamillaris; les rocs les plus arides sont le sein qui les porte; la plupart se dèeveloppent dans des vases oꝶ la terre est presque sans hu- midité. M. Van MaRu nous apprend dans une Dissertation qu'il a publièe sur le mouvement des fluides des plantes, qu'il a vu à Groningue le cactus hieptagonus de LIN NEUs, suspendu de- puis quatre ans dans la serre du jardin de Bo- tanique de Groningue,& quil étoit aussi vigou- reux que ceux qui étoient dans des vases. II y a plus, la troisieme& la quatrième espèce des cacalia& peut ᷑tre toutes conservent non: seu- lement leur vigueur quand elles sont privèes de leurs racines, mais elles croissent& produisent des fleurs. L'euphorbium caput Medusæ offre le mèeme phènomène. Une branche de cierge triangulaire, oubliéèe sur le tablat d'une serre chaude au jardin du Roi de France, en pro- duisit une autre branche qui avoit plus de deux pieds. Mais ce ne sont pas seulement les plantes etrangères qui jouissent de ce privilege; une racine de bryonne, poseèe sur un tablat; poussa, au bout de plusieurs mois d'hiver, quatre bran- ches, dont deux aoient trois pieds& demi 2 3 (ee de longueur, la troisieme quatorze pouces& la quatrièeme en avoit neuf. Qui est-ce qui n'a pas vu le sedum anacamp- eros de LIxx Rus, que chacun connoit sous le nom de reprise, coupè, suspendu dans les cham- bres, pousser des tiges& fleurir„ comme si ẽtoit toujours attachè aux racines qui le nour- rissoient, ou qui paroissoient le nourrir? Qui est· ce qui n'a pas vu des oignons pousser des tiges très· longues& très- vigoureuses. On sait de mèéme que les oignons de scille fleurissent fort bien, quoiqu'ils ne soient ni dans l'eau ni en terre. Le sedum sempervivum arboreum fleurit sans racine. Dod vient cette vèẽgetation? Dꝰou vient cette matière qui S'assimile à la plante, qui augmente son poids& sa masse? Si elle ne la tire plus de la terre, dio pourroit- elle la soutirer? Il faut pourtaat qu'elle soit abondante, continuelle, solide: il ne reste plus que l'air qui puisse la fournir, il n'y a plus que l'air fixe dissous dans eau de b'at- mosphère qui puisse se combiner avec ces plantes arrachèes à leur mere,& réparer la perte de la nourriture qu'elles nen peuvent plus recevoir. II. Mais il y a une foule de plantes qui ont ö dure 1 * le seun a 1 Nees acun conan; 1 endu daz led feutr, con Lacines qui k ent le nourrn! bppons poulkt ueuses, On f. Ie Heunisenti. dans Leau wet m arboreum fen getan! mile à lf fer, f male! Je 6 Gol Poll ast qu ele“ ide: il ne te four, Mön, ans Teau del. mbiner Aer d e,& kept les fen p e plates 0 3 peu de racines, fi ron peut dire qu'elles en alent, telles que IHhN⁵¹p˙ν]j.. les lichens; ces plantes sont faites aussi pour s' en passer, elles habitent dans des lieux humides& bas, OU rair fixe dissous dans Peau de Tatmosphère se porte avec abondance. Les plantes crustacèes n ont point de racines, elles ont qu'un empattement, qui les fixe sur le roc od elles sont établies. Dira- t- on qu'elles su- cent le rocher qu'elles animent? Elles arrachent donc à Fair la nourriture qui leur donne la vie. Enfin, la Nature nous apprend elle- mème, que le parenchyme des feuilles est non: seule- ment le laboratoire où se prèpare la nourriture de la plante, mais aussi le magasin ou s' amas- sent les matériaux qui doivent la fournir. Les plantes grasses ou succulentes, telles que les salicorus, les salsola, les crassula, les aloẽs, les sedum, les cacti,&c. ont toujours beau- coup moins de racines que les plantes à feuilles sèches; cela ne paroitroit- il pas indiquer que rair fixe que ces plantes regoivent dans leurs feuilles si parenchymateuses„qu'elles èlaborent avec tant d abondance& d'energie, sont pour elles des racines aëriennes qui remplacent celles de la terre? Et comme ces plantes vegeètent 24 3 fortement; produisent des rejettons confidera⸗ bles, se multiplient beaucoup, la nourriture qu'elles auroient tirè de la terre neut été ni assez succulente, ni assez forte pour produire ves grands effets. III. Si ron compare la vëgetation de la plaine avec celle des montagnes, on verra que at- mosphère qui environne les plantes peut con- tribuer à changer leur état» leur forme, leur economie. M. Gosse qui a un très-bel assor- timent de connoissances physiques& chymi- ques,& qui a fait les plus grands progrès dans la Botanique, m'a communiquè plusieurs ob- servations sur la végétation alpine, qui mèri- tent une grande confiance,& qui seront inté- ressantes dans le sujet que je traite„par les consèquences qu'elles me fournissent. II a observé avec dautres Botanistes 8 qu'en s'élevant dans Tatmosphère, on trouve moins de variétè dans les arbres, que les ar- bres qui produisent les sommes s'y trouvent rarement,& qu'au contraire les arbres rësi- neux y sont fort abondans. La nourriture uni- verselle des plantes„ air fixe, devient plus rare dans les montag nes ẽlevëes oli il y a moins dle causes pour eproduite,& parce qu'il se etaton del; Dae on ven quel plantes peilt d. leur ume 5 K Un keshel zl ssues& chm 10s progres cas de phufteuts oh pine, qui nei qu seront n e ttalte, 5 nissent. Botaniltes, ere, on Holm Nes S toupen. e ee les akbres el ourtiture dal * 1 oanf ph „, desient pl 1 prècipite dans les parties basses; de sorte que toutes les plantes, qui ont besoin d'une très- grande quantitè d'air fixe, doivent d'abord nè- cessairement y pèrir sans se multiplier, ou plu- töt elles n'y naitront jamais d'elles-mèmes; les plantes gommeuses, dont le tissu est le plus lache, dans lesquelles lelaboration est la moins Energique, sont dans ce cas; elles ont besoin d'une nourriture plus ample, parce qu'elles ne peuvent pas soutirer toute celle qu'elles pour- roient avoir des alimens qu'elles sucent,& qu'elles rendent sans les avoir épuisès; au lieu que les arbres rèsineux, comme les sapins;, offrent une foule de feuilles toujours vertes, toujours robustes, toujours prètes à recueillir les moindres èmanations d'air fixe qui peuvent S accrocher à elles; ces feuilles dècomposent meéme l'air inflammable pour s'en approprier les ᷑lèmens,& sont ainsi plus propres que les autres pour vegeter dans ces lieux arides& secs. On a pu remarquer dèja, dans le premier vo- lume de mes Meèmoires, que ces plantes don- nent un air plus pur, par consèquent plus, dè- pouillè de son phlogistique& plus Elaboré. 25. Dans analyse chymique, les plantes alpines donnent à quantités égales beaucoup 6 240 plus de résine, d'huiles essentielles& de prin- cipe recteur, que les mèmes plantes quand elles ont ëtè transplantèes dans la plaine; com- me elles y vivent dans Tabondance, elles y peu- vent moins élaborer leur nourriture;& comme elles ont moins de vigueur, elles ont aussi moins d'energie; leur action sur leurs alimens est moins efficace,& le rèsultat de leurs produits, sur leur force,& les sucs qu'ils prèparent doi- vent étre moins caractérisés. 35. Tous les végétaux se rabougrissent à me- sure qu'on s'elève dans les montagnes, soit parce que les alimens diminuent, soit parce que la tempèrature favorise moins la végèta- tion, soit par ces deux raisons rèunies. 4. Il rèsulte nècessairement de- la, qu'il doit y avoir des plantes sur les hautes Alpes qui ne peuvent point s'habituer dans la plaine; toutes celles qui ont besoin d'un air raréfiè, d'une petitè quantitè d'air fixe, d'une nourriture peu considèrable, doivent souffrir dans un atmos- pheère pesant, chargé d'air fixe, exposè à des chaleurs assez vives. 5. Les plantes alpines qu'on expatrie pour les transplanter dans la plaine,& qui peuvent supporter cette transplantation, en changeant de nourriture doivent changer de propriétès: tele Kü es patez ad sa pkele; on ce, elles pe. ture;& comme d ont auf mon cuts zumens e de leurs proc, l preparent ch ugsilent A me ntagnes, ot nt; bolt parce eius N Welz s kKeulles, de, ut tes Apes duk plaihe; ref, du. e nourtiture: dans un am. , capo a0 n epa & dul pet en clue 14 65 1 0 ducpflet 8 C'est aussi ce qui arrive; il yen a, comme le satyrium nigrum de LIxx Rus, qui perdent leur odeur suave; ce qui devoit arriver, puisque nous avons vu que les plantes alpines donnoient plus de principe recteur que les autres. 6. En changeant ainsi de constitutions, elles changent de propriètès; les unes perdent leurs qualitès nuisibles, les autres perdent leurs ver- tus utiles. 70. Les couleurs des fleurs dans ces plantes transplantèes n'ont plus leur vivacitè,& leur saveur diminue d'une manière très-sensible. 8o. Les racines des plantes alpines sont en général peu ètendues, quoiqu'abondantes en fibrilles. Ceci est remarquable, chaque plante destinèe à couvrir la petite portion de terre qui tapisse les rocs, est faite de manière que ses racines ne dépassent pas le petit domai- ne qu'elle peut occuper, mais elle le rem- plit tout par ses fibrilles; d'un autre còôtè, com- me ce n'est point dans les racines que sont placèes toutes les ressources vitales de la plante, elle s accroche par ces petits cables àu roc qui la porte,& elle attend de air qui la baigne le reste de ses alimens: on retrouve par-tout les soins de la sage Providence, pour que tont soit aussi bien qu'il est possible. 5 4 276 9. Les plantes alpines sont presque tou- jours couvertes de poils plus ou moins soyeux ou cotoneux; ces poils sont peut-ëtre autant de sugoirs, par lesquels elles pompent Fair fixe dissous dans l'eau de atmosphère. Les principaux changemens que les plantes alpines, transplantèes dans la plaine, éprou- vent dans leur extérieur, rendent probables mes inductions; chacun d'eux annonce une augmentation de nourriture. 19. Les racines s'ëtendent, elles sucent de toutes parts les alimens qui les environnent. 2. Les tiges, les feuilles, les fleurs pren- nent un plus grand volume, parce qu'elles ont reęu une plus grande quantitè d'alimens. 30. Les poils se perdent peu- à-· peu, comme dans les plantes qu'on ote des chemins pour les cultiver dans les jardins. Le beau filago leontopodium de LIN NEus 5 dont les feuilles& la tige sont si tomenteuses, acquit, au bout de deux ans de culture dans un jardin, une couleur verte qui peignoit ses feuilles& sa tige; de tomenteux il devint velu 5 & ses racines prirent un singulier accroissement. Enfin, le seul moyen de conserver les plantes alpines dans nos jardins, c'est de les arroser due le ping Plaine j pn. dent probe A annonce un elles sacent dt elwixonnent. es feuts pr. ce qu eles ar Calmens. peu, com chemin ar de LIxxxuj U tomenteul⸗ u peo il cntseh, Lacctoilend. er les pla r K a 657 peaucoup pour noyer la partie nourricièrè quel les sucent dans Pair& dans la terre, de les ex- poser au nord,& de les tenir à Fabri du soleil. IV. M. Van Mak prouve encore, dans la mème Dissertation que j'ai citèe, que les plantes exposces à la rosèe y augmentent de poids par eau qu'elles sucent; que cette augmentation varie suivant leur nature, peut-ëtre mème sui- vant leur développement& le besoin qu'elles ont d᷑alimens: enfin, il fait voir que cette hu- meur ahsorbèe descend jusqu' aux racines. Voici son expèrience: il coupa une branche de tilleul, dont il adapta la partie coupèe à un tube ouvert par le bout, où elle fut placèe pendant la nuit; le tube regut une assez grande quantitè d' eau, qui provenoit surement de la bartie absorbèe par la feuille. Enfin, comme l'état des racines correspond parfaitement à celui des branches, à leur vigueur, à leurs fe 0 il e 5 8 par les expériences ne 5 8 que par la nourriture qu'elles recoivent des feuilles. V. Quand on considère la facultéè qu' ont les feuilles de pomper Ihumiditè chargèe d'air fixe, contenue dans Pair; quand on sait com- E bien de tems ce seul moyen peut entretenir leur verdeur, lorsqu'elles sont séparéèes de la plante; quand on voit les pleurs de la vigne s arrèter lorsque les feuilles paroissent; quand on observe que chaque bouton à fruit est accom- pagnè de feuilles; que le fruit tombe quand on lui enlève ces feuilles: enfin, quand on a me- surè la quantitè d'air pur que le soleil soutire des feuilles qu'il èclaire; quand on a remarquè que les arbres ne portent que de mauvais fruits dans les annèes où les feuilles ont&téè gàtées par les Chenilles ou les Tigres: on ne sauroit douter que les feuilles ne soient des organes pour combiner la lymphe, tirèe des racines avec l'air fixe dissous dans eau de Jlatmosphère & la lumière, comme mes expériences se réu- nissent pour le faire voir. Tout ce que je viens de dire s applique èga- lement au parenchyme de l'ecorce, dont j'ai démontrè la ressemblance avec celui des feuil- les, par sa nature comme par ses eslets. VI. Enfin, une observation que M. TIN GRꝝ a faite,& qu'il a dèmontréè rigoureusement dans le bel ouvrage qu'il prèpare sur Panalyse vegétale, Cest que les organes du parenchyme sont les parties des plantes qui fournissent Tal- . 2 elt eren b harz K rs de fn sn N 5 Tolllent; guud fnitest zun. mbe quand And on a me. ie salel ute on Aeg e mauab füt ant te gates on ne fauroit * des og ee des Nacltez de Larnosshi etiences se k. Sapplique ce, dont] cell des fe ö eseetz de Al. Tn fgoureulene i fur Lag iu pareochn ure! (2 kali volatil, tandis que ja matière verte fournit pacide; cette dècouverte est unenouvelle preuve de tout ce que jᷣ ai dit; cette partie devoit four- nir de b'acide& le fournir uniquement, puis- qu'elle est le rèsultat de la combinaison de Pair fixe,& qu'il ne doit jamais sy trouver tout elaborè: notre habile Chymiste fait voir l'er- reur de RouELLE qui croyoit que la matière verte fournissoit Talkali volatil,& il montre ce qui a pu le tromper. Au reste, je ne prétends point exclure l'ac- tion que les feuilles vègéètantes au soleil pour- roient, avoir sur Pair phlogistiquè; en y reflè- chissant bien, je suis très- eonvaincu qu'elles ont sur lui une grande influence, car cet air ne differe de Pair fixe que par une saturation plus complète de phlogistique; au moins est- il sur que Pair fixe est converti en cette espèce d'air qui n'est ni acidulè, ni miscible à eau, ni prècipitant eau de chaux par Fagitation seule dans Leau, de mème que par les procèdès phlogistiquans. II y a plus, les plantes végètent fort bien dans Fair phlogistiquè,& il seroit possible que les feuilles absorbassent d abord cet air& l'ela- borassent comme l'air fixe, sans attendre qu'il 5 passat par l'état d'air fixe, ou qu'il contribuat à le produire; ce qui me fait croire à la possi- bilitè de ce cas qui est le moins commun, C'est la grande absorption de Fair inflammable par les feuilles de saule; mais tout se cancilie, fi l'on imagine que Lair fixe se forme dans le pa- renchyme des plantes, ou qu'elles retrouvent dans ces airs, qui ne different pas si fort en- tr'eux, les éèlèmens nourriciers qu'elles doivent s'assimiler. Enfin, comme cet air phlogistiquè fait une partie de la mofete atmosphèrique, il est plus naturel d imaginer qu'il y a des moyens directs pour l'absorber, que d'avoir recours à des voies détournées; de sorte qu' avec Pair fixe conti- nuel que atmosphère fournit toujours aux plantes pour les nourrir, nous pouvons encore joindre I'air phlogistiquè qui en est une partie constituante. N IX. ful abt dote. 5 commun, C00 flamme 1 t se cpi me dans le les ketrolhen . Des f bolt en- leles den lligus fat un le il est plus opens dkects Oots ü des Wes Lex dhe colt. it wuhputs n pourons aut n est une fat Decouveftes de NM. Abbé Toi fur ces matisres, avec les les ions quelles m'ont fait nattre. MA franchise ne me permet pas de passer Pus silence un morceau curieux, renfermè dans une lettre du mois d' Octobre 178 1,5 de M. Abbé FON T ANA, publièe dans le Me- morie di Matematica e di Phisica della Societa Italiana, T. I. pag. 70g. Cet illustre Physicien, en continuant de don- ner au public P'indice des decouvertes nom- breuses, importantes& extraordinaires qu'il fait tous les jours,& qu'il poursuit sèparèment avec tant d'ardeur, qu'on croiroit qu'il n'est occupè que par une seule d'entr de ses nouvelles observations sur l'air fourni par U elles, parle les plantes,& il en parle d'une manière bien propre à flatter les espèrances du public. Plus de sept cent plantes interrogèes par lui, une infinitè d' expériences varièes en mille manières, & répètèes autant de fois, voilà les titres pré- cieux qui le rendent à cet égard intéressant 4 R a tous ceux qui cultivent I Histoire naturelle,& qui sont la base de la confiance qu'il mérite, comme celle des jugemens qu'il porte sur tous ceux qui se sont occupès de cet objet. Ce Naturaliste, immortalisè par ses dècou- vertes originales, répandues dans le Journal de Physique, par ses recherches sur Tirritabi- lite& air nitreux, enfin par le bel ouvrage qu'il vient de donner sur les poisons, me pa- rost avoir des sens particuliers par leur subtilitè & leur ènergie: aussi, il a eu souvent le bon- heur de voir ce que les autres ont pu dècou- vrir; C est de cette manière qu'il nous apprend qu'en changeant une seule circonstance dans les expèriences faites sur les plantes, exposèes sous eau au soleil, il leur fait rendre un air meurtrier& mèphitique, quoique le change- ment introduit dans Texpèrience lui paroisse approcher davantage les plantes de leur état naturel. De-là il conclut, que tout ce qu'on publiè sur ce sujet est faux dans sa geénèralitè, ou pour mieux dire nest vrai que dans quelques cas particuliers,& mème que ces faits ne sont pas les plus naturels aun plantes. Jaime la vèritè autant que M. Abbé Fox- T ANA quoique je n'aie pas ses ressources pour — q Uke dalle, Ace qull mer. ul pore fr iu et objet par ses dec dans le Jou bes sur linrteb. le dd ourgg poilons, me. par Kur sabi solhent Je ho. ont pu decou b nous appren contance dez plan tes; enn ait rendre u oigue le c. ce Ii pant es de leur e wut ce quq 5 sl gene le dans fac ca fi. * . LAbbe To. essouces fal S la decouvrir; aussi, comme je suis convaincu de avoir cherchèe avec ardeur& trouvèe avec soliditè, je crois devoir la dèefendre avec cou—- rage, mais avec les ègards dus au mérite& aux talens. Je proposerai donc mes doutes avec modestie,& je me garderai bien dimaginer ou de faire croire faux ce qui me paroitra op- posè à mes opinions ou à mes expèriences; je dirai seulement que le moyen que ce grand homme me paroit avoir.„ est au moins aussi sujet à tromper que celui dont je me suis servi avec Mrs. PRIESTLET, IX GENRHO UZ,&c. Au reste, j'attends, comme le public, avec empressement tout ce que M. TAbbè FONTANA nous fait esperer;& comme je prëfère serieu- ement les progrès de la véritè à la gloriette qune découverte ou d'une idèe, je m'engage d'applaudir à ses succès& de travailler sur ses vues, si je suis persuadè de leur justesse. Cependant, la sensatior que M. TPAbbe Fox r ANA fait avec raison sur J'esprit de ceux qui lisent ses ouvrages, m'oblige de compte des raisons qui me font toujours croire que les plantes, exposèes sous eau au soleil, ou mème que les 5 exposèes dans Lair au soleil, rendent de Pair pur: on me pardonnera R 0 264 la place que cet examen occupe, mais je n- connu le Meémoire qui Foccasionne que lors- que ce volume étoit en partie imprimè. Jai fait voir dans le premier volume de mes Meémoires, que Pair produit par les feuilles, . exposces sous Peau au soleil, provenoit origi- nairement de la feuille(1); que la feuille le soutiroit hors de lᷣeau sous la forme d'air fixe 5 & le métamorphosoit en air dephlogistiquè par le moyen de la lumière solaire(2) que les feuilles attachées aux plantes fournissoient cet air comme celles qui en ètoient dètachées 6 qu'elles n'en donnoient abondamment que lorsqu'elles éEtoient fraiches, vertes& parve- nues à leur état de perfection, mais qu'elles cessoient d'en donner en proportion de leur eloignement de ces trois ëtats(4). J'ai demon- trè que les feuilles contenoient cet air pur en le chassant hors d'elles par Texpression,& je Tai fait appercevom dans les mailles du rèseau parenchymateux(5). Enfin, j'ai montré que (1) 5. IV. v. VI.( (2) S. V. XXI. XXII.(4) S. XIV. XXVA XXXIX.& tout(S) S. XVI. XVII. ce volume. XVIII. 1 9 ee onge q Loude ue 0 5 1. 0 Imp fie lm ** 18 1 1 One ch z Dar les Pil. Prorenq Plose lt oa. que n falle epo (2); que. purnisbient ce derachees(3); naamment ge Jenes X pong a mais gut portion 4 40. Jai ur cet air put tesson,& j alles du keen l mon g. — 9 M. 5 In. „ le soleil opèroit sur les feuilles dans l'air ce que nous lui voyons opèrer dans les feuilles exposèes à son action; j'ai prouvè que les feuil- les y donnoient de l'air déphlogistiquè(1). Je puis assurer que c' est seulement sur une suite très- nombreuses d' experiences que j'ai ètabli tous ces rèsultats,& les Physiciens qui m'au- ront lu n'auront pas manquè de sen apperce- voir; il est vrai que j'ai cru suffisant d'en rèsu- mer les produits sans en calculer les numèros. Ajouterai- je ici que Mrs. PRIESTLEY X IN- GENHOUZ ont observéè, comme moi, quel- ques- uns des résultats genéèraux de mes expé- riences,& que M. PRIESTLEx en particulier les a répètèes pour prouver que M. SchEELE se trompoit quand il croyoit que les plantes gatoient fair bien loin de lamèliorer(2). CD III. (2) M. PRIESTLEV apprend que les vegètaux pu- rifient'air phlogistiquè par la combustion, Vol. I. 49; par la putréfaction, I. 87, IV. 305; qu'ils amèliorent Pair inflammable, V. 1; que la lumière est nècessaire pour produire cet effet, V. 18; que la végẽtation pro- duit cet effet, V. 24, 27, 29; que cet air a circulè dans le vegeétal, V. II; qu'on trouve Pair pur dans les vesicules des plantes marines, IV. 313. R 22 (2660 Je ne donnerai point ici une foule de raisong tirèes des circonstances des expèriences& de la nature de la chose, pour ᷑tablir les fonde- mens de ma persèevèrance dans mon opinion; mais j ajouterai seulement que j ai discutè avec soin dans le premier volume de mes Mémoires au g XXIII, les idées de MM. DEIN MANN & Van TROOSTw Ich, publiées il y a trois ans en Hollandois, qui me paroissent avoir M. IN ENHOUZ, dans ses expériences fur les végé, taux établit la plupart des mémes faits. M. TAbbé FoN TA NA lui-mèéme reconnoit d'abord que la umiò re fault sortir hors des plantes qui y sont eæposèes dans leau, un air trèspur, celui qubon appelle dephlogistiguè; ensuite, dans le paragraphe second, qui est numèrotè de manière à le faire parol. tre absolument distinct du premier, ce céëlèbre Abbé s exprime ainsi, sans joindre aucune condition au dé- veloppement de Pair hors des feuilles: 4a lumiere solaire, lors mme qu'elle est privèe de chaleun, c est- A-dire, lorsqulelle agit seulement comme lumièòre, ait sortir hors des plantes le meme air trôs- pur. V. le Mémoire intitulè: Principj generali de corpi, dans les Memorie di Matematica e di Fisica della Socleta Italiana, T. I. p. 105,& dans la page 108 i dit de mème, que la lumière solaire arrache aux plantes sans condition Pair dephlogistique. i ak blen Welencez Etablt z font s mon gon, ja dict e e mes Meno M. Deixöqh R les 15 N trol parole a ces fx les eg ls. keconnon dcbor 5 pluntes qui) f. fu, celui gl duns le para fibre à le fm „ ce celeb he condition illes: 44 lan Ane 4 tres. gere fall ct af, e d Hul & ds l fa ie Anacke 0 7 Ioude giltiaue. 1 287 quelque analogie par leurs fondemens avec celles de M. Abbé FON TA NA au moins ces gavans prétendoient- ils que les plantes, sans etre noyèes dans Peau, fournissoient dans Tait au soleil de Pair méphitique ou de Pair fixe, & il m'a paru après cette discussion que je devois perseverer dans mes conclusions, mal- gré leurs expériences qui me paroissent con- firmer les miennes. Enfin, je fais à-présent une suite d' expè- riences qui prouveront directement& par des moyens nouveaux, que les plantes exposèes au soleil dans air commun renfermè,& mème à Tair libre, fournissent de Pair dephlogistiquè; je ne puis les faire entrer dans ce volume parce qu bellesembrassent une trop grande éten- due, mais je les publierai, des que j; aurai dans mes nouvelles recherches sur influence de la lumière de nouveaux matériaux pour faire un volume semblable à celui- ci. je moublierai point d' annoncer unè autre découverte de M. Abbé FONT ANA, il ne voit point une plante dans la conserva cespitosa filis rectis undique divergentibus, qui nait dans les vaisseaux pleins d eau exposés à la lumière, comme je ai vu avec divers Observateurs; R 4 e mais des animaux de deux espèces qu'il decrit- Comme je n'ai pas assez microscopiquement etudiè cet Etre pour Prononcer sur sa nature, je me contenterai de remarquer après mes observations, qu'on trouve dans le second vo- lume de mes Mémoires(1) que si cet Etre est un animal, c'est un animal auss plante qu'il est possible, puisqu'il auroit leur couleur, que sa Partie verte seroit dissoluble dans esprit de vin, qu'il s'etioleroit à Tobscurité comme les vèe- getaux, qu'il reprendroit alors sa couleur verte quand on Fexposeroit au soleil,& qu'il la perdroit en pèrissant; il est vrai que j'ai ob- servéè des animalcules dans cette conferve, mais ils m'ont paru se nourrir à ses dépens, & former des Etres qui lui étoient étrangers; cependant, je suspends mon jugement, sur- tout quand je me rappelle les belles expèriences de M. Abbé CokrI fur la faculte locomotive des Tremelles, qui sont si voisines de cette es- pèece d'Etres dont il s'agit. 11) 6. II. A. — „ due fl cer f Hauff plante ur couleut, 6. aus lechft cet „comme lz A collleur xn l& qull . que jal 0 cette conlerze ir A ges depen folent etrangez jugemer, i. 17„Ame Clllle socom ö ines de cet! 4 8. S V — Observations relatives à mon siyho tliese sur la couleur des feuilles. LEs objets dont je me suis occupè jusqu'à- présent mont empèchè de faire de nouvelles experiences sur la couleur des plantes; je ne crois l'avoir expliquèe que par une hypothèse vraisemblable, comme je Tai dit& répèté nille fois dans le second volume de mes Memoires; cependant, comme cette matière est aussi curieuse qu'elle peut tre utile, je ne tarderai pas à en faire objet de mes études aussi-tot que je le pourrai; en attendant, je donnerai trois faits qui pourront faire penser mes Lecteurs. I. On lit dans les Mèmoires de Academie des Sciences de Paris pour annèe 1772, que M. MoxrET a observè sur Pecorce& les ra- cines du chataigner une espèce de gomme lui- sante, noire, transsudant sous une forme fulde; la gomme dissoute dans eau donne de Fencre; une once& demie de cette gomme fournit un gros d eau, ensuite un gros& dix-huit grains 2769 d'une liqueur acide; enfin un résidu très- noir qui se dissout dans Tacide vitriolique avec effer- vescence; on y trouve un sel terreux qui est une selènite; la liqueur filtrèe avoit une couleur legérement verte. Cette liqueur versèe sur la decoction de Je- corce de grenade forme de Pencre. Cette observation montre clairement que les vẽgẽtaux contiennent du fer, de facide,& une terre absorbante qui tient le fer dissous& sus- pendu dans les liqueurs de la plante comme dans l'encre. II. Dans les Mémoires de la Société Hol- landoise des Sciences de Haerlem, vol. XVI, seconde partie; M. TIE BOL prouve qu'il a trouvè du fer dans eau de neige& de pluie, on peut facilement s'en assurer avec Palkalli phlogistiquè; on en trouve de mème dans la terre calcaire de l'eau. III. M. ScopolI, dans le Journal Allemand de Chymie, partie VIII, apprend, qu' ayant melè au soleil du vinaigre distillè avec de b'al- kali, fixe, le mélange devint d'abord verd, & laissa prècipiter un peu de bleu de Prusse„ quayant filtrè le mèlange& Tayant exposé de nouveau au soleil, il y eut un nouveau pré Fich Wahl ile dec. teneu qu solt wegen codion dl. acte, frement queh i lacide, N disous& fl ante com: ockkte Ho/ u, völ. VI, ptome qui; ge& de pl L Ayec d meme da! dal Alemn 11 nd, que dec de 4 Tabord gelt al de Pl ut ewoset open fl. „ cipitè bleu, mais qu'il n'y en èut pas davan- tage; enfin, il prouve par des expériences sans replique, que ce précipitè pleu ne se forme que lorsque ce mélange est exposè au soleilꝰ & que la chaleur seule ne sauroit le produire; q on il conclut que la lumière est une partie constituante de la couleur des corps. Je winsiste pas sur ces faits à présent, mais le premier me semble montrer qu il y 4 du fer dans les vegetaux,& le second en dècouvre la source. Je pourrois ajouter de nouvelles considèra- tions à celles que j'ai faites,& de nouvelles vraisemblances à celles que j'ai données; mais ce n'en est pas ici la place,& mes recherches sur ce sujet doivent ètre encore, si plait à Dieu, poussèes plus loin. 1 Hfienomènes offerts par la resine de gaqac exposee au soleil. Av Os parlè du phenomeène offert par la rèsine de gayac exposèe au soleil, j'avois ra- contè ce que M. CRELL en avoit dit dans son Journal de Chymie; on trouvera ces deètails dans la quatrieme addition à mon second volume. Je ferai remarquer que j avois déja vu que de bois de gayac exposè au soleil, verdissoit(195 comme j avois prouvè que la résine seule etoit exposèe à ces changemens dans ces circons- tances, je devois naturellement conclure que cette rẽsine separèe du bois devoit verdir de méme, mais celle que j observois alors Etoit une masse transparente, que le soleil jaunit seulement comme je Pai dit; au lieu que celle dont il s'agit ici est une rèsine en poudre dont la couleur est obscurement verte. (1) Memoires Physico- chymiques„ T. II. Mem- VI. 5. VI. a ffiet eil e ort pat! 0 all) Mols a- dit dt dans fn eta ces denn on secoll 5 ea W que Verdi ine lelle en. 5 ces cim. conclun soit perdb“ i Abts elt boleil jau leu que ce poudke dl — J. II. Mia. 8 Je rèpètai les expériences rapportées dans le Journal de Chymie, en les variant suivant mes vues. 1. PTexposai cette rèsine en plein soleil dans un verre de montre, le thermomètre s'y eleva à vingt-neuf degrèés, la résine noircit en passant par la couleur bleue, mais elle fut toute fondue. 2. Cette mème rèsine, exposèe au mème soleil sous une feuille de plomb laminé, se fondit aussi; mais elle y roussit seulement; de sorte que P'action immèédiate de la lumière est bien différente de l'impression de sa chaleur; celle- ci fondit la résine dans les deux cas, mais la lumière noircit cette résine dans le premier. 30. Je cherchai donc à diminuer Tactivité de la lumière solaire; j exposai cette résine à la réflexion de la lumière solaire dans un grand verre de montre couvert par une lame d'étain, à laquelle j'avois fait une grande ou- verture quarrèe dans le milieu; alors je vis la partie découverte de la résine se teindre en bleu au bout de trois quarts d'heure, dans le verre de montre exposè seulement à la lumière xèflechie du soleil,& au bout d'une heure elle R prit une couleur bleue dans le verre de montre qui n'avoit Eprouvè que limpression de la seule lumière du jour. 45. Je fus curieux de répèter l'expèrience qu'on avoit déja faite, en exposant la résine de gayac sous un rècipient fermè par eau avec du foie de soufte, dont le phlogistique auroit Eté degags par un acide,& je trouvai que cette rèsine y hrunissoit, jusques- la qu'elle pre- noit la couleur noire qu'elle a quand elle est exposèe au plein soleil; ce qui montreroit que le soleil produit les mémes effets que le phlogistique abondant; la liqueur fumante de Boyle donne à cette 1 5 une couleur fauve- brune, quand elle en regçoit les impressions de la méme manière que celle du foie de ufre. e Peter Jette; polant l fh 17 10 Dale 5 Macs ie aun 97 No krgspaz e & e Noe 0 EXPERIENCE S Sur dilserentes espòces d air, faites dans ja vue de penetrer Pinfluence de la lumière solaire sur les feuilles qui q sont exposees dans les eaux commu nes oll acidulèes. 8 DE 55 J. LVTRODUCTIOVN. LurvEn, en dépouillant les plantes de leurs feuilles, en motant le soleil qui faisoit toujours la partie intéressante de mes expériences, ne m'a point arrachè à mon sujet; il me faisoit chercher autour de moi les moyens propres pour Tetudier encore,&; ai trouvè foccasion de faire quelques expériences intéressantes E utiles. En considèrant ce qui se passe dans les feuilles exposèes sous eau commune, ou Peau aërèe, ( 0 2 2 J 72.— 3. J ou Jeau acidulèe, en voyant Lair fixe Sy mé- I pb ramorphoser en air pur, j'ai pensè qu'il con- ue viendroit peut- ètre de chercher s'il ne seroit. pas possible dopèrer sur Pair fixe, sans feuilles, ce que le soleil fait sur lui avec des feuilles. Je In Tai tentè;& quoique je n'aie pas eu des succès 1 bien complets, je crois en avoir eu pourtant 8 assez pour donner une nouvelle solidite à mes t dècouvertes& à ma thèorie. 0 Ce Mémoire renfermera des Observations suivies, mais qui ne sont pas encore poufsèes aufsi loin qu'elles pourroient Petre; je n'ai pas voulu ls employer Faction du feu dans ces expériences, parce que je ai voulu m'èloigner de la Nature 5 que le moins qu'il me seroit possible: quand je n'aurai plus d autres ressources j'employerai celle- la. Voici le but que je me suis proposè: tout ce que j ai eu occasion d observer jusqu pre- sent mayant fait croire que air fixe ne four- nissoit de Jair dephlogistiquè au soleil, par le moyen des feuilles, que par une dècomposition de cet acide, j'ai cru qu'il seroit peut- etre 1 possible d'opèrer cette decomposition par des moyens diffèrens. Jai employè dans ce but Pacide qui est le plus L elk pourtan 1 e An 1 Ouleès dll ad pas out perlences; er de an bropose r jusqud on pat 40 5170 15 lle 90 0 ae LI! 3 avide de phlogistique, comme Tacide ni- 2 lu tcreux, mais j'ai cru devoir tenter en mème tems Faction de lacide marin. Ensuite, j'ai pensè que la dissolution de manganèse, qui attire puissamment le phlogis- tique, suivant les belles expériences de M. SchEkLE, pourroit me servir utilement; dau- tant plus que Pair fixe qu on y mèle, y paroit decomposè, puisque la manganèse se précipite alors phlogistiquèe quand on les unit. Apreès cela, ai cherchè P'influence des alka- lis sur ces airs. Les expériences que j'ai faites m'ayant fait ö une cause particulière de Pinexacti- tude des Eudiomètres, qu'il est impossible de dieren al cru devoir la joindre à ce que j ai dit sur cette matière. * — — Aclion des acides sur Lair fixe. JE lis entrer de l'air fixe dans des flacons remplis avec l'acide nitreux& avec l'acide ma- rin; j'agitai cet air dans ces acides, je le laissai sejourner avec eux pendant dix huit heures,& je Teéprouvai alors par le moyen de l'air nitreux. 19. Je fis passer une mesure de l'air fixe, qui avoit ètè battu avec'acide nitreux hors du flacon où ils ètoient, dans un de mes récipiens pleins deau; je le mélai avec trois mesures d'air nitreux,& il fut reduit à trois mesures. 20. Une mesure d'air fixe agitè avec lacide marin, mèlèe dans un de mes récipiens avec trois mesures d'air nitręux, furent réduites 3 deux mesures& sept huitièmes. Une mesure de Fair fixe fraichement fait, mélèe avec trois mesures d'air nitreux, avoient Eté reduites à quatre mesures,& une mesure d'air commun, mèlèe avec trois mesures d'air nitreux, avoient&tè reduites à deux mesures& deux tiers. La rëduction de air commun par Pair nitreux m'a paru dus grande en hiver, E Lair fe reux Bors e mes Rechen c wos welle J ttois melt gte a. ecla b cite att rent Kdits! schement fltreux; a0 & Une m 9 5 mesilreß de Lux meat ir commun 0 en Hel . parce qu'il y a plus d'air sous le mème volume: peut-on croire que Pair soiĩt meilleur? Jai rèpéëté trois fois ces expériences, dans des momens diffèrens,& j'ai trouvè que cet Air fixe ᷑toit meilleur quelques heures après son mélange avec facide que plus tard; j'ai mème observè qu'au bout de quelques jours, cet air devenoit plus mauvais,& mème très-mauvais lorsquꝭon le conservoit avec ces acides dans des Hacons bien bouchés,& renversès encore dans le mercure ou dans eau. II est clair que l'air fixe a été considèrable- ment amèliorè par son mélange avec les aci- des, puisque, dans son état naturel,; il n'est point diminuè par Pair nitreux,& que dans ce cas il a ètè presqu autant diminuè que air commun; je ne doute pas que, si jᷣ'avois eu des acides plus concentréès, je n'eusse rendu Tair fixe meilleur que Lair commun. L'air fixe devient meilleur dans l'acide ma- rin, au moins il a été un peu plus diminuè par Tair nitreux, que celui qui avoit ètè mèlè avec Pacide nitreux. Je n'ai point pu me procurer d'acide marin déphlogistiquè par sa distillation avec la Manganèse, mais je ne doute pas que 8 2 8 288) cet acide n elt aussi singulièrement déphlogisti- què cet air fixe. On comprendra facilement la cause de ce phèenomèene, si l'on fait attention que Pacide nitreux se charge avec aviditè du phlogistique; qu'il rend meilleur T'air nitreux; qu'il fait eau régale en dephlogistiquant l'acide marin, dont i augmente ainsi l'énergie: on peut en dire autant de facide marin, qui produit aussi les mémes effets dans d'autres circonstances; car, puisqu'il dissout les métaux, il ne le fait qu'en se chargeant de leur phlogistique qu'il dègage, & il agit dans ce cas de la mème manieère sur Lair fixe. Mais il y a plus, tous les airs confinés par Teau changent de nature, ils se dépouillent de leur partie acide pour s'unir à l'eau, comme je le prouverai par plusieurs expériences. . e mel de eg t l cite ck tion que lach du Pilote z qull itte iclde marin, 0 on peut nie i produit ae constances; a e E Alt git e dull degage, eme maniere lu, ats confnäpt de depoulrc à Jeau, aum Weéliences III. Aclion de la dissolution de manganèsè fur Pair fir M. SchEELE a fait voir que la manganèse se dissolvoit fort bien par le jus de citron; j'ai trouvè que c'ëtoit le dissolvant qui avoit le plus de prise sur elle;& quoiqu'il la dissolve len- tement, il la dissout cependant le mieux& le plutòt: il avoit encore observè, comme je Tai dit, que Fair fixe, exposè à laction de cette dissolution, dans des vases fermès, sy décom- posoit& prèécipitoit la manganèse sous une forme phlogistiquèe; mais il navoit pas Etudiè retat de Pair fixe, après cette opèration de la dissolution sur lui. 10. Je fis donc passer de Pair fixe dans un flacon plein de cette dissolution,& au bout de quelques jours, je leprouvai par Pair ni- treux; je trouvai qu'une mesure de cet air, melèe avec trois mesures d'air nitreux, furent reduites à deux mesures& cind huitièmes. 2. Je voulus laisser séjourner Pair fixe plus long-tems avec la dissolution de la manganèse, 3 ( 282 mais je trouvai que air, au lieu de s'tre ams. liorè, ètoit devenu moins bon, quoiqu'il fut toujours meilleur que Fair fixe; mais il n'étoit pas tout:- fait aussi bon que Fair commun. Ces expèriences offrent précisèment les mè- mes effets que celles que j'ai faites par le moyen des acides; de sorte que nous n' avons aueune taison de douter de l'existence du phlogistique dans Pair fixe, de la possibilitè de pouvoir Jen priver tout-à-fait,& de le réèduire à état d'air déphlogistiquè. Jajouterai seulement ici, que l'air produit par la dissolution de la manganèse avec acide du citron est un air fixe peu phlogistiquè, qui est extremement dissoluble dans l'eau; il me paroit l'ètre beau coup plus que Fair fixe pro- duit par la craie, dissous avec Facide vitrioli- que; trois mesures de cet air furent réduites à une bulle dans le petit tube d'un de mes petits rècipiens, pendant fespace d'une heure & demie, tandis que deux mesures d'air fixe ordinaire ne furent dissoutes, dans un tube sem- blable, que sept heures après qu'elles eurent etè exposèes sur eau de la mème manieère. ace sene 00 j Ai U e; mag N alt commn. cilement kan tes par le oy pots auch e chte ite de pomot! U 90 dure à lend qe Lait prodi * n ele mec Tac R ae 0 7 pado ges 10 30 5 dans Teau; Ir que Lait fr fn 15 ec Laclde h Ir furent K 0 ͥun r De dun 0 — 5 1 space dure! 1 0 melures dal dans un tue“ 1 elles el es Allele nene malle“ Aclion des alkalis sur Lair xe. QuANp j'entrepris cette suite d' expériences, pen considèrai plus importance que les diffi- cultès;& après Tavoir faite avec soin,& Ta- voir repëtèe plusieurs fois, je donne des rèsul- tats que je crois surs, mais je ne me trouve pas avoir fait un pas proportionnel à la peine qu'il m'a donnèe; quoi qu'il en soit; je racon- terai ce que jᷣai vu;& si je wai pas bien pensẽ sur mes observations, d autres poutront penser mieux que moi. 4 ai apportè dans ces expèriences des atten- tions que je crois indispensables pour faire l'air fixe; j emploie des flacons qui contiennent en- viron deux onces d'eau, j'y verse la craie ré- duite en poudre, que je couvre d'eau commu- ne pour en faire sortir Tair commun; ensuite, sy verse Tacide vitriolique assez ètendu d' eau, jusquà ce que le flacon soit parfaitement plein; pendant la première bouffèe d'air, j'y ajuste un tube de verte recourbè usè à remeril;& quand il est sorti par ce tube une quantitè d'air 8 4 7 28 F suffisante pour croire que Pair contenu dans IE tube a été expulsè, alors je reçois l'air fixe pur dans mes récipiens, ou bien je remplis le tube avec de eau par Vaspiration, en le lais- sant plenger dans Peau& je l'ajuste ainsi cou- lant sur ce flacon; par ce moyen, j'ai un air parfaitement identique,& sans aucun mélange avec Fair atmosphérique. Aprés avoir rempli les flacons d'air fixe, j'y versai les alkalis que je voulois employer, je les fermai avec leurs bouchons use s T'émeril, & je les renversai dans l'eau. Je ne rapporte ici que les résultats d'une seule expèrience, quoi- que j'en aie fait plusieurs, mais elles ont eu toutes à-peu-près des résultats semblables. I. 1e. Lair fixe, mèléè pendant vingt· six heu- res avec Palkali végétal crystallise& dissous dans l'eau, fut absorbè au point qu'il ne restoit qu'un vingtièeme de Pair du flacon:; essayai un partie de cet air restant avec Pair nitreux; une mesure de air du flacon, meélée avec trois mesures d air nitreux, furent réduites à trois mesures& un tiers. Cet air exposè sur Leau ne se diminua pas. 29. L'air fixe, mélè pendant le méme tems avec les crystaux mèmes de P'alkali sans eau 2 2 Catena hz, 1 i Leco Laut, 10 ö len se fen. * Len 0 r e Gel Nah. el. pen, Jen, ab z Saucun meg ug dar He, 5 enploher, ies A nei lle Lapporte! etlence, dul s elles ont e semblables it singt ak alle& dhe e fut réduit à un dixième du flacon ot il ètoit contenu: une mesure& deux tiers, mèlèe avec cinq mesures d air nitreux, furent réduites à quatre mesures& demie. Cet air, exposè sur“eau pendant quarante- huit heures, fut diminuè des deus treiziemes de son volume. 30. L'air fixe, mèlè avec Palkali fixe purifié, fut rèduit à un huitième de son volume, une mesure& un tiers de cet air, mèlèe avec quatre mesures d'air nitreux, furent rëduites à quatre mesures& demie. Cet air ne se diminue pas sur l'eau. L'air fixe, mélè avec Falkali caustique; fut rèduit à un septièeme de son volume, une mesure de cet air, combinèe avec trois mesures d'air nitreux, furent 1 à trois mesures & demie. Cet air ne se diminua presque point sur Peau. Lair fixe conservè dans un flacon fer- ae, Ou il&toit enfermè avec une portion d eau commune, fut réduit à la moitié de son vo- lume; une mesure de cet air, mélèe avec trois mesures d'air nitreux ne souffrit aucune diminution. Deux mesures de cet air, exposces sur Leau, furent réduites au bout de dix- huit heures à un huitième. 4 6. Enfin, une mesure d'air fixe pur, mèlèe avec trois mesures d'air nitreux, souffrit une le- gere diminution; elles furent réduites à trois mesures& trois quarts, ce qui peut ètre arrive pendant le passage dans leau. Deux mesures de cet air, exposèes sur eau„ furent réduites au bout de cinq ou six heures à un seizième d'une mesure. 7. Une mesure d'air commun„ meèlèe avec trois mesures d'air nitreux, furent réduites à trois mesures& un huitième. II. Jai laissé sejourner encore ce méme air fe sur les mèmes sels alkalis pendant dis-huit heures,& je n'ai trouvè aucun changement à aucun égard, j'ai eu presque par- tout les mèmes reèsultats. III. Jai variè cette expérience dans des fia. cons fermès avec une composition de cire pour eviter J'entrèe de l'eau dans les flacons J fait sejourner cet air dans ces flacons pendant vingt-huit jours; ensuite j'ai fait Lexpèrience avec Fair nitreux,& j'ai trouvè que Pair toit moins bon que dans les cas prèécèdens. IV. Enfin j'ai voulu voir, si la quantité de Talkali influeroit sur le changement de Pair fixe mèlè avec lui. ederteße, 1 5 9 287 ren, 10. Je pris donc un flacon qui pouvoit con- ent real. tenir deux onces d eau, 3'y 85 entrer une demi- e gui peut n once alkali minéëral crystallise; Pair fixe se- eau. 1 0 journa avec alel. pendant vingt- quatre heu- eau, fen 5 res, je mèlai une mesure& un tiers de cet f 7 111 rr Hirse Hir nitrenr 115 air avec quatre mesures dar nitreux, elles *„.* A 5 12 furent reduites à quatre mesures& un quart eures à un f conmun, n. Cet air ne se diminua point sur eau au bout 1, fan l de. heures. 10 Je sis la méme expèrience avec un fla i e 8 l huit onces d eau, que 5 remplis a d'air fie,& auquel je 915 demi- once als pendant li 8 1 8 8 5 „ dalkali minèral, une mesure& un huitieme aucun chan de cet air, mélè avec trois mesures 1 ni- tessie pn. reux, furent reduites à trois mel sures& demie. Cet air exposè sur Peau ne so 3 aucune ellence d diminution. on dec je versai un peu de cet alkali minèral dissous s les Hacon dans eau sur une soucoupe, il y forma une sur⸗ es acons p. gace saline qui offroit que des écailles s qui i feit Lexpe roOissoient se recouvrir les unes les autres; mal is que que Lak: celui que je saturai air fixe,& dont je ver- s prcecenz sai quelques gouttes sur une soucoupe, me la Ju fit voir quand eau fut&Vaporèe le sel dispose gement 0 en ramifications, qui ressembloient assez bien — à des fougères. E Cet air fixe exposè à Faction des alkalis est meilleur qu'avant; voila un fait constant appuyè sur une multitude d' expériences, si Talkali avoit seulement attiré Pair fixe dont il étoit avide, le reste auroit łtè de Pair fixe, avec les propriètés de Pair fixe„& qui n'au- roit pas été meilleur que Fair fixe; mais ce reste est plus pur que Fair fixe, il se di- minue avec'air nitreux, il n'est pas aufsi dissoluble dans Peau, il n'a donc pas seulement diminuè dans sa quantité mais il a aussi change dans sa nature; s'il west plus dissoluble dans eau ne seroit- ce point parce qu'il est dècom- posè, parce qu'il est moins acide?& Sil se diminue avec Pair nitreux, n'est- ce pas parce qu'il est moins combinè avec le Phlogistique, & qu'il peut encore en recevoir? Lair fixe agité dans des flacons avec les acides a été un peu meilleur que celui qui avoft éèté enfermè avec les alkalis il est bien singulier que deux corps aussi differens agissent sur Lair fixe de manière à produire les mémes effets. M. le Comte Mokozzo a améliore de mèéme beaucoup Pair fixe, en le plagant sur du mercure exposè à laction du feu, qui le calcina alors beaucoup plutôt, en beaucoup plus grande 105 7 5 al lu ble 0a gui est decom- Hacons dhe que celui r quantitè,& qui offrit un prècipitè mercuriei par Pair fixe; on verra les details de ces expériences difficiles& importantes dans une lettre imprimèe de M. le Comte MoROZO a M. MacukER. V. Aclion des alscalis sur Lair nitreulx. JA I employè pour faire Lair nitreux les mémes moyens que pour faire Fair fixe,& j'ai suivi sles mèmes pr rocèdés que dans les xpèriences précéëdentes, avec les changemens quexigeoit la nature de ces airs; mais je mé- lai Pair nitreux avec fair commun pour voir si cet air joueroit le mème rôle dans cette opèration qu'il a coutume de jouer. Je fis ce mélange des airs avec les alkalis le 20 Janvier& le 24. Pessayai Pair par le moyen 1 de 1 commun. I. 1. Je gardai de Fair nitreux dans un fla- Son; pen 1812 trois mesures avec une me- sure dair commun, le mélange fut rèduit à trois mesures& un tiers. Cet air au bout de quatre jours s'ëtoit di- minuè d'un douxième. „ 29. Je battis de air nitreux avec eau com- mune, trois mesures& demie de cet air avec une mesure d'air commun, furent rèduites à quatre mesures& un quart. Cet air se diminua très-peu sur Peau. 30. L'air nitreux, battu dans Palkali volatil; fut mélè à la dose de trois mesures& un hui- tieme, avec une mesure d'air commun„& ré- duit à trois mesures& demie; cet air nitreux 5 mélè avec air commun, forma dans le mo- ment du mélange un nuage blanc qui occu- poit Tespace dune mesure,& qui dura une minute. Cet air exposè sur l'eau diminua fort peu. 4%. Llair fixe; battu dans P'alkali caustique, offrit les mémes phénomènes; trois mesures N meélèes avec une mesure d'air commun, furent rèduites à trois mesures& un tiers. Cet air se diminua très-peu sur Peau. 5. Enfin, air nitreux, mélè avec P'alkalt fixe végétal, ne changea pas de nature; trois mesures de cet air avec une mesure d'air com- mun, furent rèduites à trois mesures& un quart. Cet air exposè sur eau se diminua peu. II. Je gardai cet air sur les alkalis pendant „„ Hdssc ul Oct N aul dura u dlminna fon pe d Lakelh cat, es; trois nel, commun fler n tiers. u sar Jeau. mele aveC 1 c de nature; mesre daten 15 mesales&. 0 291 9 quatre autres jours,& eus presque à la ri- gueur les mé mes rèsultats. III. Tessayai Pair nitreux gardè sur ces al- kalis avec Hair nitreux ordinaire, mais il n'y. eut aucune diminution. Dod il rèsulte que Fair nitreux n'a presque „oint ᷑tè altèréè par ces mélanges,& que la combinaison des matières qui forme cet air est bien plus étroite que dans l'air fixe. VI. Action des alstalis sur Lair inflammable. IE fis les mèmes expériences de la mème manière sur l'air inflammable, qui séjourna pendant dix jours avec les alkalis dont j'ai parlé & que j'y secouois quelquefois. . 525 mesure d'air inflammable, mèélèe avec trois mesures d'air nitreux, furent réduites à quatre. 29%. Une mesure dair inflammable qui avoit sejournè sur eau, méèlée avec trois mesures d'air nitreux, furent rèduites à trois mesures & sept huitièmes. „ 30. Une mesure d'air inflammable qui avoft sejournè sur Talkali volatil, mèlèe avec quatre mesures d'air nitreux, furent réëduites à cin mesures. 4. Une mesure d'air inflammable qui avoit sejournéè avec P'alkali fixe, mélèe avec trois mesures d'air nitreux, furent réduites à trois mesures& deux tiers. 5. Une mesure d'air inflammable qui avoit sejournè avec Palkali caustique, mèlèe avec trois mesures d'air nitreux, furent réèduites à quatre. D'où il paroit que Pair inflammable est peu dècomposè dans ce mélange,& que ceux qui avoient le plus souffert étoient J'air enfermè avec leau,& celui enfermè avec P'alkali fixe. 8 II. Je voulus éprouver cet air par la dimi- nution qu'il opère dans l'air commun quand il 5 y enflamme, avec l'étincelle électrique, sui- vant les principes de! Eudiomètre de M. VoLTA. Jobserverai que j'employai toujours, dans ces expèriences, la mème quantitè d'air inflam- mable& la méme quantitéè d'air commun, d'est-A-dire, la masse du mélange fut toujours composèe ie an Nes W est de Fendt e dle T ulm Din, Tool male 4k 83 1 7 2 5 2—.— 3 compòsèe d'un tiers d'air inflammable& de deux tiers d'air commun. N e— 19. L'absorption de Fair commun, qui fut presque la plus grande, fut produite par Pair inflammable, nouvellement tiré du fer par Pa- eide vitrioligue; d'où il rèsulte qu'il dèveloppa us de phlogistique. 280 E 1 2 1 beaucoup p uite air inflammable qui avoit sé- journè sur Peau. 30. L'air inflammable, enfermé avec Tal- Kali fice, produisit le méme effet que le second. 4. L'air inflammable, enfermè avec P'alkali caustique, fit observer la mème diminution avee une flamme rouge. Mais aucun ne produisit une diminution aussi considèrable que celui qui avoit ètè confinẽ avec P'alkali volatil: sa flamme fut pleue. Le phlogistique de ces airs inflammables ne fut point 0 par action des alkalis sur lui, & sa cohérence avec Tacide n'en fut point ebranlèe. A cette occasion, je trouvai dans mon labo- ratoire un flacon à moitiè plein d'eau„ mais qui renfermoit avec elle de Pair inflammable depuis environ quatre ans: je fus curieux d'en faire l'essai par le moyen que je vien 2040 ployer; il Senflamma très- bien: j'en mèlai une mesure avec trois mesures d air nitreux, qui furent rèduites à trois mesures& trois quarts. Cet air donc brave les annèes comme action de beau; mais s'il ne se dècompose pas en masse, il se dècompose en parties, car; je trouvai au fond du flacon un sediment qui pou- voit peser neuf deniers,& dont le quart ètoit attirable à Paiman; ce qui prouve que le fer entre comme composant dans Pair inflamma- ble, qu'il est volatilisè par le phlogistique,& que dans la décomposition de cet air, le fer est sans doute réèduit par Pair inflammable. Au reste, M. PRIESTLEYV vient de trouver que air inflammable avoit la proprièetè de réduire les chaux mètalliques, quoiqu'il ne soit pas enflamme,& par Faction seule de la cha- leur qu'on lui fait éEprouver. II faut observer que cet ancien air inflammable avoit été fait avec du fer en limaille& Pacide vitriolique 2 1 etéèndu dea. A An Hirn, 0 14 qu, 1 Lacie 50 pas en Si ca,) aul pon. E Ker u, Al ug eber 10% 47 Hl 7 1 Mane N 2 — — IL me restoit à examiner action des alkalis sur fair commun, j'en enfermai une certai quantitè avec P'alkali caustique& Palkali fixe, mais cela ne changea point sa nature, il fut diminuè de la méme quantitè, dans ces deux cas, par Pair nitreux que celui qui n'avoit point été enfermè. II en résulte deux veritès bien importantes: la première; qu'il n'y a point d'air fixe dans l'air commun, ou du moins quill 21 y en a très- peu, car il en auroit étè privè dans ce mèlange, son état auroit alors ètè change, & je me serois apperęu de ce changement sur Tair lui- mème par l'air nitreux, ou sur l'alkali caustique par son effervescence avec un acide. 1„ r i 18. La seconde verite, e elt qu. dans une POr- 1 2 TTT 11 5 1 tion d'alr donnèee& enfermee il 7 41 peu dal ge: 5 5. g 5 8 ILXe 5 Car leS AlK Alis S'E en sel Olen 1all1s 5 K l'air arm m in br ir 3 Len 7 111 air 45 Ill 1 9 Commun 1ierolt devenu mellleulr 5 Allleurs 7 131! 111 12„4 7 5 Palkali caustique auroit. de sa causticitè. Mais comment cela Pet- i arris ET) Pult ( l'eau de chaux, exposèe à fair commun, 77 32 7 10 2 3 y montre la présence continuelle de Pair fixe; par le précipitè continuel qui s' forme? La solution de cette difficultè est facile, le preci- pitè de Teau de chaux, qui se forme conti- nuellement dans l'air commun, ne montre pas que Pair fixe en soit une partie constituante, mais seulement qu'il sy reproduit sans cesse, & qu'il le quitte toujours; aussi, si Lon confine de Pair commun sous un rëcipient avec de eau de chaux, cet air commun sera bientòt privè de la petite quantitéè d'air fixe qu'il renferme, & une nouvelle eau de chaux, présentèe à cet air, ne s'y troubleroit pas plus que dans une bouteille quelle rempliroit,& où elle seroit bien fermèe. fle, 10 12 e plet. Colli E VI ITI Experiences nouvelles, propres 4 faire vol Pinexactitude& peut-ëtre Linu- tilitè des Eudiométres qui exigent Pusage de Vair nitreux. LE hasard fait faire souvent des observations importantes. Je n'imaginois pas que chaque air separè ou mèlè diminuat considèrablement & long- tems; mais en comparant quelques- uns de ces airs renfermés dans mes rècipiens, ou j'avois fait des mélanges d'air,& dont j'avois notè Pespace qu'ils contenoient, àu moment Od ils avoient ëtè mèlès, avec Tespace contenu par eux au bout d'un certain tems, je ne pus douter de la rèalitè de cette diminution; mais comme il étoit important de connoitre les loix de ces changemens& leur durèe, pour conserver, il etoit possible, quelque so- liditè aux observations eudiométriques; en- 2 trepris plusieurs expèriences, dont je me con- enterai de rappeller cette longue suite, faite dans le mème tems, avec les mèmes soins& A Tobscuritè pour é&viter la production des con- ferves& Fair qwelles donnent à la lumière. 6 298) Je les ai commencòes le 4 Janvier 1783,& Je les ai Olin— E 4 Je 1 1 17 37& continues jusqu'au milieu de Juillet. I. Tessayai d'abord ces airs purs. 1. Je commeng ai par l'air fixe: je fis passer un de mes rècipiens tubulès pleins d'eau, * 1* 7**** à 25. il fut rèduit à 2 mesures; air fixe. 4 f Le 5 9 5 3 une bulle. Les premières diminutions ont été les plus 2. Je fis passer quatre mesures d'air inflam- mable sous un de mes rècipiens tubulés. Janvier 4 à4 fz. 4 mes. air inflammab 1 3 2 5 3 3 3 1 24 10 3 3 26 10 3 3 28 10 3 2 Février 15 10 3 15 28 10 3 Mars 1 10 28 7 10 2 3 22 10 2 8 Mai 10 5 Mai Juin Juillet 23 21 5 9 9 La diminution métoit pas achevèe. 3 passer trois mesures d'air nitreux sous un de mes récipiens tubulès. E mesures àir nitreux. Janvier ** Février 1 Mars Mai 4 — 10 2 9 Cet alr nitreux mun; p arce qu! l 0 5 3 2 2 2 3 4 7 * 4 7 do el e eie eee eee eee diminution nouv. ne diminue plus Pair com- „ Ine fournit p 1 1 1 us de phlogistique 1 O* 5 1 4 1 3589) propre à absorber la partie d'air pur qui est contenue dans fair atmosphérique. 4. Je voulus essayer Lair commun par cette voie; je le croyois à Tabri de toute espèce de variation. Janvier 4 à 12 3 nmies. air commun. 15 72 2 10 10 3 11 2 2 15 3 16 23 3 8 20 3 26 2. 3 5 4 28. Mars 128. 15 2 5 Mai 10 sans autre diminution. Après ces tentatives, il falloit combiner ces airs deux à deux,& voir ce qu'il en rèsulteroit. 5. Je mèlai donc une mesure d'air fixe avec trois mesures d'air nitreux. Janvier 4 à 12... 4mes. air fixe& nitreux. 2 7 4 3* 5 0 55 6 1 8 5 3 2 3 5 l Janvier Février. Mars 60. Je mèlai de méme une mesure d'air in- D — 5 ce oi e N 1 c E* I e en oe e eee eee ee ee eee ee sans autre diminution. flammable avec trois mesures d'air nitreux. 4 1 * 4 11 K. S — 4 mes. air inflammable W 8 8 8 cel of el & air nitreux. B 7———————— 0 N 22 — 8 9 88 2 3 2* 2 2 9 8 „„ 8 2 8 2 2* f 2 5 5 2 5 2 2 8 8 f * II e a 2 i g ü 8 . 0 9 2 I— U 5 i 8 O 1 2 e% 5 8 8 5 1 A 2 2 M Ve FV 8. 8. ———„e 8 2 8 5 5 ——— 1* 1 55 8 2 5 . E 2 10 8 8 12. 2 2 2 1 1 9 5 8 5 8 0 do E 1 n 5 5 8 00 4 N ee, ee eee f i. 0 5 5 5 PIICCCVCVCVVVV 5 8 8 9 8 8 W 5 5 8 — 1 9 i 2 2 8 5 . l N A 8* 5 8 8 5 8 5 8 8 D— 8 4 2 9 5 2 2— 3 b 5 42 W 2— 2 r 2 Janvier 6 2 7 2 8 2 9 2 12 1 15 1 18 1 19 1 20 1 23 1 8 1 3 1 — Février 8 1 15 1 Mars 10 29 Mai 10 37 25 7 sans autre diminution. 80, Je combinai ensuite l'air fixe& Fair in- flammable, deux mesures de Tun avec deux Janvier 4 à4 12. 4 mesures. 3 3 5 9 2 2 1 een ee ee — — 5 3 f 5——— —. 2. 8 2 6 5 5 8 5 3 8 2 8 2 28 8 2 — 8 2 e e 5. 1 5 ie ve 8 2 1 e e. 8 8 F 1 N ü 6 8. 5 e ER. n N. . 5 e I Ne N 5 8 N S e e 1 1 8 8 les. 5 2— 5. + a f 5 8 8 8 5 9 3 9 8 V 5 e 5 8— e ee 8 8 W Q 2 —— 1 5 8——— 5 5 5 2 S 8— 8 2— — a Février 15 2 5 30 2 75 Avril 5 2 i Mai 10 sans autre diminution- 100. Pai mèlè ensuite deux mesures d'air nitreux& deux mesures d'air inflammable. Janvier 4 à 12. 4 mes. air nitreux& 2 3 air inflammable. 4 3* 5 9 3 7 2 5 g 8 2 Ir.. NI 9 2 8 * 11 2 . 13 2 8 elt 15 235 1 1 2 8 3 2 3 Fevrier 58 2 176 15 2 28 2 Mars 1 19 7 1 5 1 1 22 1 3 Mai 10 sans autre diminution. ( 11. Je fus curieux de voir Peffet rècipre- que de ces airs combinès trois à trois. Je mèlai donc une mesure d'air fixe, une mesure d' air commun,& une mesure d'air nitreux après la réduction subite. Janvier 4 à 12. 2; mesures air fixe, air 2 1 f com. air nitreux. 4 8 5 9 1 2 3 1 75 7 1 72 8 1 Mai 10 sans autre diminution. Un phénomeène bien remarquable, c'est qu'il n'y àa eu aucune diminution ultèrieure. 12. Enfin, je les combinai tous quatre,& je mis ensemble deux mesures d'air fixe, d'air commun, d'air nitreux, d'air inflammable qui furent d'abord rëduites à six mesures. Janvier 4 àA 12. 6 mes. air fixe, air com. 2 5 4 air inflam. air nitr. 4 5 5 9 4 6 3 25 9 3 5 14 3 4 Janvier 18 3 5 8 8 25 4 .„„ Mai 10 sans autre diminution. Afin de savoir quels ëtoient les airs qui chan- geoient par leur mèlange sur Peau, je les essayai à diffèrentes doses. I. Une mesure& demie air fixe& une me- sure& demie air nitreux, mèélèes ensemble, en firent trois. Deren, d r 3 mesures. 125 8 1 8 55 5 55 9 1 22 188 23 1 40 52 25 5 27 5 28 5 Deux mesures ꝙ air fixe avoient étè réduites dans quatre heures à une bulle. Une mesure d'air fixe& deux d'air nitreux furent réduites à trois mesures. Décem. 20 lr, 2 mesures. 12 2 0 ö K % le b ie e eee eee e les e»ein TTT Y AA A AA A&„ r Mr n ee O N W= 0 0 0 9 e 05 K— 2 F& 4 —— 0 A T— ee r e A 8 8 2 G A Deux mesures d'air nitreux furent rèduitès Je mèlai une mesure& un tiers d'air fixe Decembre dans ce tems- là aux six huitièmes d'une mesure. Décem. 20 avec trois mesures& demie d'air nitreux, qui formèrent quatre mesures& deux tiers. 309 Je fis la méme suite d' expériences sur Pair commun, mais comme je ne tins pas en expéè- rience air commun aussi long- tems que dans e cas prècèdent, il n'éprouva aucune dimi- nution. Je mélai une mesure d'air commun avec une Fedbite mesure d'air nitreux, elles furent reduites à belle, une mesure& un tiers. mal fle Dec., 2 A mesure. 1% fl 12 1 6 ö 1 8 4 21 9 3 1 W 22 2 5 26 5 Je mèlai ensuite une mesure d'air commun avec deux mesures d'air nitreux, qui furent rèduites d'abord à deux mesures& un quart. Deéc. 20 hr miesutes 12 2 1 0 4 1 2 21 9 1 5 1 Deéc. 22 9 10 4 25 8 26 1 1 Enfin, je mèlai une mesure d air commun avec trois mesures d'air nitreux, qui furent reduites à trois mefuxes. Dee, ꝛ0 à rr. 3 mesüres. 12 2 1 1 2 8 4 2 7 2 1 9 2 1 L'expèrience fut dèrangèe, mais elle peut etre supplète par lexpèrience septième. Enfin, je voulus voir quelle étoit la nature de l'air nitreux de experience du 20 Décem- bre, qui avoit ètè diminuè sur eau d'une quan- titè plus grande que la moitié; je mèlai donc ces six huitièẽmes de mesure avec une mesure d'air commun, le tout fut rèduit à une me- sure& cind huitièemes,& il n'y eut pas de diminution ultèrieure pendant cinq jours: on a déja vu que Pair nitreux, qui a étè diminué par Faction de fleau, ne diminue plus Pair commun. 5 II et sans doute été curieux de répèter toutes ces expériences sur le mercure, mais * A mug 1 fllen Melt 210 Jaht Ocem. Agua. tr con ne- 1 ce ö 5* G J fie „ elles ne sont point si aisèes à exècuter,& elles ne sont pas plus exactes: Tacide, en se déga- geant de Lair nitreux qui se dècompose, forme un nouvel air par sa comhinaison avec le mer- cure qui jette de l'incertitude sur les produits: cependant, je les aurois tentèes, si je n'avois pas craint le froid du mercure sur mes mains, qui ont étè plus ou moins enflèes par des dou- leurs du rhumatisme. Je ne puis m'empècher de remarquer que ces expéëriences sont importantes à plusieurs Sgards. 19 Elles dècident une question qui étoit toujours un sujet de doute: Hair instammable est. il dissoluble dans eau? Je lavois dèja ré- solue par des expériences dont j'ai parlè, mais celles- ci sont bien autrement dècisives, puis- qu'elles montrent les momens de cette dissolu- tion, sa lenteur& sa durèe. 29. Une découverte aussi importante, C'est la diminution de air commun lui-meème, d'une quantitè qui est à la véritè très- petite, mais très- sensible, quoique cet air soit enfermè par une eau pure,& à'abri de toute communi- cation avec fair phlogistiquè: il est vrai que 5 i V2 8 agitation de Pair dans eau, quand elle est trop longue, le gate; mais ici il a toujours etè dans un état de parfaite tranquillitè,& il ne touche air que par une surface très- petite. On ne peut dire que cette diminution soit produite par Tabsorption de l'air fixe, puisqu'il ne com- mence à se diminuer qu'au bout de trois jours. 39. On a fait de fortes objections contre les observations eudiomètriques, on a bien mon- trè leurs grandes incertitudes à divers égards; les efforts immenses de Abbè FON T ANA, pour perfectionner les eudiomètres à air nitreux, n'étoient pas propres pour tranquilliser les Physiciens qui n'auroient pas eu son adresse; tout ce qu'on pourroit mème espérer, C'est que le meme Physicien auroit des résultats semblables avec ces instrumens, tandis que deux Physiciens ne pourroient préètendre au mème avantage, à moins qu'ils n'eussent la méme dextèritè dans Popèration; je dois ajou- ter à prèsent la mème cëlèrité, puisque la di- minution du mélange n'est jamais absolue,& qu'elle se prolonge pendant des mois, 42. Il seroit possible que les tables que j ai donnè, ou que des tables pareilles, faites pour des intervalles de tems plus courts, fussegę (n propres à déterminer les diffèrences que doit introduire dans Pobservation la difference dans le tems du sejour de ce mélange sur Peau. Mais, afin d'y apporter une plus grande pré- cision, il faudroit aussi dèterminer la nature de Fagitation qu'on donne à ce mélange au travers de Peau, parce que, comme on fait toucher au mélange une plus grande surface deau,& qu'on le baigne entièrement à diver- ses reprises, on favorisera ainsi plus ou moins sa dissolution dans Peau ou son absorption& on la rendra plus ou moins grande. Je erois aussi que ces expériences se feront le mieux possble, si elles se font dans des rè- cipiens semblables aux miens, dont le diamètre du tube sera le mème, dans un lieu où la tem- DErature sera semblable, avec un air nitreux * . eterminé, en ayant soin diintroduire Fair ni- treux qu'on veut employer tout à la fois après Pair commun,& Pair pur qu'on veut Eprouver, parce qu'étant plus leger il traverse tout Tair de lexpèrience; enfin, en observant le mélange qu a restè tranquille, ou immè- diatement après le mélange, comme 115 fais toujours, Ou au bout d'un tems dont la durèe sera fixée. 9 63714 0 Après ces observations genérales, il sen pre- sente quelques- unes qui le sont un peu moins. On voit que ces airs mélés sont quelque fois stationnaires,& qulils ne diminuent qu après avoir ètè quelque tems sans subir de diminu- tion, ce qui annonceroit que, lorsqulils ont perdu une partie de leur acide qui se dissout dans heau,& qui se détache dabord facile: ment des ingrédiens auxquels il est mélè, il faut ensuite quelque tems pour operer cette dècomposition, qui se manifeste par une nou- velle diminution. II faudroit faire ces expèrien- ces sur ces mélanges en grandes masses; on obtiendroit peut- tre par-la des connoissances précieuses sur les composans de ces Airs. Mais alors il n'est plus si aisè de le faire avec cette exactitude scrupuleuse que jᷣai voulu apporter dans ces expériences. Au reste, ces vecherches particulières sont peu importantes pour la matière que je traite, & elles deviendront plus intèressantes& indis- Pensables, quand je moccuperai plus seèrieu- sement de la matière des airs, qui est feule- ment un épisode de ces essais. Je veux encore descendre dans de plus gran- on doit pardonner les dé- 10 Aude 5 Ns F cetk 1 eri tails minucreux quand on traite une matière neuve& curieuse.. Jobserve donc d abord que ces airs ou ces substances àëriformes sont plus dissolubles dans eau, quand elles sont seules, que lors- qu'elles sont combinèes; ainsi, par exemple, dans le mélange de Fair nitreux& de Pair fixe, si la dissolution avoit suivi la dissolubilitè de cha- cun de ces airs separément, la réduction eũt eté plus grande que dans la cinquième expë- rience; car, la mesure d'air fixe elit etè rèe- duite à une petite bulle,& les trois mesures d'air nitreux à une demi- mesure; cependant, ce mélange est réduit aux quinze seizièmes d'une mesure. Il paroit aussi que ces airs sont absorbès en raison de leur aciditée, ou plutöt du développement de leur acide; cest ainsi que Pair fixe est le plus absorbé de tous, ensuite Pair nitreux, enfin Pair inflammable: mais ils ne se laissent ainsi absorber que lorsqu'ils sont decomposes,& il leur faut plus ou moins de tems, suivant la force du lien qui lie Tacide dissous aux autres 1 qui les constituent, 7 comme je m'en suis assurè; Pair nitreux, par 5 exemple, ne teint Feau que lorsqu'il se dé- V e compose,; il ne Facidule qu' alors,& C'est aussi seulement alors qu'il Iaisse appercevoir le métal avec lequel il avoit etè fait,& qu'il tenoit vola- tilisè au point de ne troubler en rien sa trans- Parence. Cest auss pour cela que les airs acides, comme l'air acide vitriolique, se dissolvent presqu entlèrement dans feau& dans les acides eux mëmes, parce qu'ils sont presqu'entière- ment composès de'acide lui méme; le phlo- gistique qui la volatilise les quitte faci lement, quand l'eau travaille pol ir le lui arracher. Le mélange de ces airs fournit de nouveaux phénomènes qui méritent attention; mais je dois rappeler q'abord que Pair commun seul a souffert une diminution assez sensible; elle com- menga à se faire appercevoir au bout de trois jours,& ensuite elle augmenta graduellemen, mais c'ẽtoit après des intervalles de tems aslez longs, en comparaison de ceux qu'exigeoit la diminution des autres airs. Quelle est la partie qui se diminue? ce west pas Pair fixe contenu dans Pair, car cette quantité seroit très- petite, & son absorption seroit très- promte, comme je Pai fait voir. Ce sera P'air pur, qui est assez miscible à eau, suivant les obsęrvations de 15 en; % * 775 lle) . me ( Abbé FORT ANA, car la mofete atmosphèri- que est tout à · fait immiscible dans ce fluide. Ne seroit- il pas possible que, par la stagnation sur eau, l'air commun perdit une partie de son air pur, comme il arrive quand on agite trop long- tems l'air dans l'eau,& qu ainsi Pair agité devint plus mauvais? Je ne vois pas qu'on puisse expliquer ce fait d'une autre manière, car alors cette diminution doit ètre très-petite, & dans le cas présent, elle offre précisement je quart de l'air pur, contenu dans le volume d'air confinè par lau que j'ai mis en expè- rience,& c'est prècisement la quantitè d'air pur que les expériences font ohserver dans air sommun. En combinant air commun& Pair nitreux, il reste au bout de deux mois moins du quart du mélange; Hair nitreux& Pair fixe mélés se réduisent; au bout du mème tems, à une f Aus grande que le quart. L'air inflammable& Lair nitreux se réduisent ainsi * A une uantitè un peu plus petite que la moitié: Dans le premier cas du mèlange de Pair com- mun avec Pair nitreux, il faut observer que la quantitè de Lair commun; suivant Pexpèrience 5 S.— 1 quatrieme, devoit ètre rèduite aux trois quarts, 0 318) & les trois mesures de l'air nitreux à demi- 10 mesure, ce qui fait pour le mèlange entier une 1 mesure& un quart,& nous avons ici une me- 8 sure& un tiers. Il est singulier que, dans le 6 mélange de ces deux airs, nous ne trouvions 8 d'absorbè que ce qui s'est absorbè sèparèment 0 d dans chacun;& que pouvoit- il y avoir davan- 1 tage? La partie phlogistiquèe est à l'abri de Faction de eau: il n'y a que la partie acidulée 0 ou Fair pur qui puisse se combiner avec elle; 0 de sorte que, par ce moyen, nous pouvons 0 estimer la quantitè d'air pur précipitèe sous la ie forme d'air fixe dans l'eau,& la quantitè d'a- u cide contenu dans air nitreux. Nous trouvons 0 que l'air commun contient un quart d'air pur, 8 comme toutes les expèriences faites en mille 0 endroits tendent à le prouver,& la quantitè 5 de acide dans l'air nitreux les cinꝗ sixièmes 1 de son volume. 10 Ceci na plus lieu dans le mélange de l'air 7 N ä fixe avec Pair nitreux, car l'air fixe se réduit à une bulle, les trois mesures d'air nitreux à demi- mesure,& tout le mélange donne les six feptiemes d'une mesure, C est- A- dire le quart du mélange dans son origine, au lieu de la sixième partie, suivant experience; d'où il parene cab lde a dieb elk. on Joe. e* mot 1 Len H Ice eres an e Koll ire! e les 389 résulteroit que Pair nitreux n'a pas étè tout-à- fait aussi dẽcomposè que dans le cas prècèdent, & cela doit être, puisque l'air nitreux n'a point eprouvè Faction de l'air pur contenu dans Fair commun, qui auroit occasionnè une déècom- position de cet air par union de son phlogisti- que avec Pair pur de cet air atmosphérique. L'air inflæmmable& l'air nitreux offrent ici des phénomènes diffèrens de ceux qui ont été observés dans le cas précédent: une mesure d'air inflammable devoit se réduire aux deux tiers, les trois mesures d'air nitreux devoient se reduire pareillement à demi- mesure; de sorte que la rẽduction totale devoit etre une mesure & un sixième par le calcul, mais elle a été d'une mesure; don il résulte que la dècomi- pofition a étè plus grande qu'elle ne devoit étre par le calcul,& qu'on ne devoit Fattendre, à cause de l'ëtroite liaison qu'il y a entre les purties constituantes de l'air inflammable; mais la forte action de ces deux airs un sur Pautre leur fait produire ici un effet qu'ils n'auroient pas produit sans cela: Tacide de Pair nitreux, qui est avide de phlogistique, degage peut ètre celui de air inflammable, qui se précipite& * 4 le dissout avec lui dans l'eau. 4 328 9 II résulte de ce rapprochement, que Pair inflammable contient beaucoup plus de phlo- gistique que air nitreux, ou qu'il y est beau- coup plus adhęrent à sa base, car leur rapport seroit au moins comme deux tiers à un sixieme. La combinaison de ces airs en parties ᷑gales offre des résultats presque semblables. Deux mesures d'air inflammable& autant d'air fixe sont réduites aux cinq huitièmes d'une mesure. L'expèrience nous apprend que air fixe est rẽduit à une bulle, Pair inflammable à une mesure& un tiers, ce qui donneroit pour la diminution totale plus de trois mesures& un tiers; par consèquent, toute la quantitè du mélange seroit reduite à un peu plus des deux tiers d'une mesure, ce qui s accorde assez avec le rèsultat. 1 Le mélange de air inflammable& de P'air commun donne un xèsultat un peu différent, il devroit n'y avoir qu'une mesure& un sixième de reste,& il y a deux mesures& un seizième. Mais j'ai dèja donné les raisons de cette diffe- rence: air inflammable se dècompose très- lentement. Enfin, en mèélant l'air nitreux& Pair inflam- mable, je prouvai des differences bien inatten- 1——— 5 0 0e ph. 0 eh f pot 1 ö 1 As egit 5 Alant i(N 0 dude 0 r our M N ale dl Lese Lex de lem e dll 0 fle E dues; les quatre mesures furent réèduites à une mesure& un huitieme; cependant, ces airs séparès n'auroient été reduits qua une mesure & deux tiers; doù il rèsulte que ces quatre mesures devoient étre réduites à deux mesures & un tiers; d'où vient cette anomalie? Il me emble la voir dans action de Pair nitreux sur air inflammable, comme je T'ai déja remar- qué dans les réflexions que j'ai faites fur la combinaison d'une mesure d'air inflammable avec trois mesures dair nitreux. En melant ces airs trois à trois, Pair nitreux, Pair inflammable&'air commun,& mettant ensemble une mesure de chacun, l'expèrience particulière, faite sur ces airs, nous apprenoit qu'ils auroĩent di ètre réduits à une mesure& demie, mais je hai eu qu'une mesure, sans doute par Faction de Pair nitreux sur Tair in- flammable qui occasionne une dècomposition plus grande que celle qu'on devoit naturelle- ment attendre. Enfin, je mélai tous ces quatre airs ensem- ble,& j'en mis deux mesures de chacun dans le mélange, qui ont été réduites à trois mesures & cind huitièmes, C'est-à- dire que la réduction mest pas complète, ou que la combinaison de (322 rous ces airs a empèchè qu'elle ne füt portèe à trois mesures& un sixièẽme, comme les ex- pèriences que j'ai faites me Japprenoient. A Tégard des autres combinaisons que j'ai rapportèes, je n'en dis rien, parce qu'elles ẽtoient bien loin d'etre achevèes; le tems qu'el- les avoient durè n'ëtoit pas suffisant pour les — terminer: il y a loin de trois mois à dix jours; mais ceci dèmontre encore mieux Finsuffisance des Eudiomètres, puisqu'il faudroit au moins trois mois pour complèter Pexpérience„& la rendre un peu signifiante. 9 our de; — pig; „„ face 0 mol; * N 6 35 5* CONSIDERATIONS Sur les nouvelles expériences rappor- tées dans les Meémoires prècédens. 5 A es. I. Considerations genèrales sur mes idées. ON ne peut avoir vu une suite aussi conside- rable d'expëriences, sans s' arrèter un moment pour les fixer, saisir leurs points de vue genè- raux, en tirer des rèsultats, les comparer avec les idèes acquises sur ces matières,& rèunir les rayons épars de lumière qu'elles peuvent y avoir jettès; c'est un moyen de jouir de ses travaux,& peut- etre d'en faire jouir les au- tres;& c' est, je crois encore; en procèdant de cette manière qu'on peut faire faire quel- ques pas à la science. NEW TO auroit inutile- ment découvert que la lune tomboit d'une quantitè qu'il avoit su déterminer, 8 l n'avoit K dee pas pensé à appliquer cette decouverte aux autres planètes,& à geénéraliser Lobservation qu'il avoit faite. Mais je le répète encore, quoique je aie déja dit bien souvent, toutes les fois que je cesserai de prèsenter des faits, je cesse de de- mander d'ètre cru;& quoique les idèes que je vais tracer me semblent des consequences immèédiates des faits que j'ai vus& de ceux qui ont étè bien qbservès par les autres, je souhaite encore ardemment qu'on suspende sa dècision, qu'on examine avec scrupule ce que je pro- pose, qu'on craigne mème d'embrasser mon opinion, malgré sa vraisemblance: si je la propose, C est pour montrer qu'elle peut servir de chaine pour lier tous les faits, qu'elle de- coule naturellement de tout ce que j'ai dit, ou plutòt quelle n'en est qu'un rèsumé; C'est parce qu'elle ouvre de belles vues sur cette partie de la Physique,& qu'elle peut fournir des secours pour la perfectionner; enfin, C'est pour encourager ceux qui suivront la méème carrière que moi à faire mieux, à dissiper ce que j'ai mal pensè par des pensées meilleures. Je ne crains pas de le dire, parce que je le sens comme je le dis, je suis plus jaloux du progrès des Nett zu Renu e lat 45 le ede ck. Saeed g le Valence eee bolhate Alon, ho- 14 e 1 Udlk 90 7 ele per ce t des sciences que de la gloire d'y avoir contri- bué,& je joulrai plus volontiers d'une objec- tion solide, qui me feroit trouver surement la véritè, que de idée avantageuse du public pour mes opinions, tandis que je ne pourrai pas avoir le sentiment intime de leur solidité & de leur influence pour la perfection de J'es- prit humain. I I. Rapports gencraux de mes expèriences avec quelques autres faits de ce genre. ON a pu voir comment mes idèes se sont etendues peu-à- peu,& m'ont conduit au point ou je suis arrivè. Les feuilles exposèes sous Jeau au soleil m'ont fourni de Pair; j'ai trouvè que cet air étoit soutirè par la feuille hors de eau od elle plongeoit; mes expèriences m'ont assuré que cet air ᷑laborè par les feuilles Etoit ce qu'on appelle l'air fixe,& que les feuilles plongées dans eau& exposèes au soleil four- nissoient d'autant plus d'air pur, qu'il y avoit une plus grande quantitè d'air fixe dissoute dans eau od elles ètoient; j'ai trouvè que Pair, X „ fourni par ces feuilles, étoit un air beauc plus pur que Fair commun; je me suls- incu que la quantitè de Pair fixe contenue au étoit fort diminuèe, quand les feuilles que j'y exposois au soleil avoient fourni ai conclu que Lair dèphlogistiquè, produit aiast par les feuilles, étoit le résultat de la conver- sion de l'air fixe, opèrè par action de la vé- gètation, qui sèeparoit le phlogistique de Pair fixe pour le rendre propre à la plante,& qui en chassoit l'air pur comme un excrëment qui lui etoit inutile. Les expériences d'un très- grand nombre de Physiciens,& sur- tout celles de M. BERGMAN, avolient démontrè que l'air fixe avoit les pro- priètès d'un acide,& d'un acide particulier. Je pensai donc que la production de Pair dans les feuilles, exposèes sous l'eau au soleil, ètoit effet de la déècomposition de lacide nouvelle- ment trouvè, ou de Fair fixe considèrè comme un acide; mais je me disois aussi, que si mon idèe étoit vraie, tous les acides jouiroient plus ou moins des mèmes qualitès; qu'ils pourroient tous se mètamorphoser, comme lui, en air dèéphlogistiquè par la végèétation. Je fis des expériences dans cette vue,& j'obtins des N ee 5 . résultats qui ne trompeèrent pas entièrement mon attente, mais qui ne la remplirent point; j'obtins de fair& un air mauvais; j'abandon- nois ces expériences, je les reprenois; mais 5 comme j'ètois distrait par d'autres objets, je uta ne mettois point à cette recherche P'intèrét& e Topiniatretè qui pouvoient m'y faire r&ussir; 1 cependant, quoique je travaillasse sans succès, e b 1 je ne restois point sans espèrance: j'eus assez Le, K h 0 de courage pour n'etre point rebuté, assez de N Meht 0 constance pour reprendre ce travail,& assez de bonheur pour commencer avec de nouvelles bee de vues; on a vu comment j ai prouvè que les eaux Nachw, acidulèes favorisoient lᷣëmisfon de Pair pur hors t ke pp des feuilles par la formation de Pair fixe, qui Watte, Etoit le rèsultat de la combinaison de Pacide Aber avec la terre calcaire de Peau. f l, eo M. le Comte Mokozzo a prouvè dans une Nowelk⸗ lettre à M. MacuER que Pair fixe étoit asse2 Lene amèliorè par la calcination du mercure& du A n plomb, pour étre au moins aussi bon que Pair 0e pl atmosphèrique. donde M. PRIEsTLEV ètoit parvenu à produire un 1 e 4 air beaucoup meilleur que l'air commun en 1 combinant acide nitreus avec des chaux me- bl X 2 s talliques ou des terres calcaires,& en expo- sant au feu leur combinaison. M. LANDEKIANIT avoit produit le méème phé- nomene avec les trois acides minèraux& Ta- cide arsènical, combinès avec les chaux mèétal- liques& les terres calcaires exposèes au feu. M. VoLTA avoit aussi retirè l'air dèphlogis- tiquè; par le moyen du feu, hors de Falun. M. WaRLTIRE a tiréè sans feu de Pair dé- phlogistiquè très- hon, en humectant du minium avec l'acide nitreux,& en versant sur ce mé- lange un acide vitriolique fort concentrè; Pair s' echappe alors après une effervescence. M. LAVOISIER a portè le flambeau dans ces deècouvertes, par Fanalyse savante qu'il a faite. de l'acide vitriolique& de Tacide nitreux, qui lui fournit une preuve complète que l'air dé- phlogistiquè est une partie composante de ces acides. Enfin, M. le Comte de SALucks mia fait la grace de m'apprendre que M. BONVOI SINN Chymiste cèlèbre de Turin, avoit retirè Lair déphlogistiquè de lacide du verjus. Je viens après eux démontrer plus généra— lement encore, que Fair déphlogistiquè peut etre soutiréè de Pair fixe, par le moyen de la 3 végètation,& je ne crois pas qu'il reste des doutes sur cette véritè, puisque j'ai montre que les feuilles soutiroient Pair fixe hors de reau, dès qu'il y avoit une cause pour le pro- duire,& le changeoient en air dèphlogistiquè. Ma démonstration, si peu attendue, étoit indispensablement nècessaire; elle complète à cet Egard tout ce qu on pouvoit desirer sur ce sujet, elle offre mème aux Chymistes de nou- veaux laboratoires avec de nouveaux vaisseaux, & elle fournit tranquillement, sans feu& avec assez d' abondance, cet air pur qu'on ne pouvoit se procurer qu en employant Ténergie d'un feu violent ou d'une vive fermentation. K 14J J. Moyens d etablir cette opiniog. Pov montrer Tétendue qu'on peut donner à mes consèquences,& pour en tirer tout le parti possible, il faut voir: 19. Si les airs produits dans tous les pro- cds od fon emploie les acides comme dis⸗- solvans, ou dune autre manière, sont le pro- duit immédiat de hacide lu mèms. 29. Si Tair dephlogistique appartient plus particulièrement à facide,& si les autres àirg qu'on regoit pendant les dissolutions, ne sont pas les produits d'une composition instantanèe de cet acide. Je sens fort bien que je n'ai pas des preuves tranchantes pour etablir ces idèes, mais je sens aussi qu'elles sont extrèmement probables,& & qu'elles méritent d' etre examinèes. * 1 0 . 80 10 80 Das A es dt Aale lone (331 E V. Des dissolutions mètalliques considerèes EN general clativement aux mètaux. ON sait que dans les dissolutions meétalliques opèrées à froid, par le moyen des acides; il y a une production considèrable d'une subs- trance aëriforme, qui a des propriètes parti- culières, suivant la nature du dissolvant& du corps dissous. Ce fait analysè ne pourroit il point conduire à connoitre les composans de cette vapeur aëriforme„ qui en est un des rèsultats? On voit ici deux corps bien distincts, le métal& bacide: pour diminuer les difficuf- tes, multiplions les questions ou divisons le sujet. Considèrons à prèsent le métal separè de acide& en lui-mème. II est èvident que ceux qui ont la plus lè- gere connoissance des méètaux, conviendront facile ment qu'ils ne contiennent en eux-mèmes aucun air; en vain les métaux sont divisès en parties très.· petites, placès sous la forme d'une limaille très- fine dans le récipient dune ma- X 4 n chine pneumatique; jamais ils n'y produiront aucun air, si l'on èvite la chüte de la vapeur aqueuse de Fair sur elle: quand les mètaux en fusion bouillissent avec force on n'en voit pas échapper la plus légère bulle. Scrat je donc trop prècipitè, quand je conclurai que air recu dans Fappareil pneumato- chymique par les mé- taux, dissous dans les acides, n'est point un air chasse par l'acide hors du métal sur lequel il a agi? Il est vrai que, dans toutes les dissolutions 5 il s' chappe du phlogistique hors du mètal dif- sous; qu'il ne sauroit y avoir aucun metal dissous sans cette perte qu'il fouffre; car un mètal dissous n'est point prècipitè par un autre sans vapeurs inflammables,& fans communi- quer au métal qu'il revivifie ce qui lui manquoit pour étre sous fon brillant métallique,& ce quꝰil avoit perdu dans sa prècèdente difsolution; mais le phlogistique n'est pas de Pair ou une vapeur aëriforme, ou du moins nous ne con- noissons point encore la forme sous laquelle il peut se faire reconnoltre. Wrath Howoclth ld page 1 1 het etqux e I rt a U üs ö. Ei- e 0h a 5 I Lat Rg ar ent. palin afl K 1 5 1 0 55 al di B meta ar II 1 A gf N A DebHon une One eon 1 0 5 Des dissolutions mètalliques considerèes en genéral relativement aux acides qui les opò rent. Si les expèriences, qui établissent que Pair produit dans les dissolutions nest pas contenu dans le métal dissous, sont des experiences propres à rendre seulement cette véritè pro- bable, leur probabilitè saugmentera, quand on examinera celles qui tendent à faire voir que facide seul forme cet air en se combinant avec le phlogistique. On a prouvè par des expériences; que les acides mis sous la pompe pneumatique four- nissent de air; Lacide vitriolique en particulier a cette propriètè, mais je n'ai, point examinè encore Fair produit de cette manière; il est vraisemblable que C'est lacide seul volatilisé, & on sait que cet acide se volatilise facile: ment, il ronge les bouchons des flacons qu'il ne touche pas; la teinture de tournesol, rougie par Pacide vitriolique, reprend presque sa cou- leur quand elle est exposèe à air, suivant les 8 observations de M. le Duc de CHAULNES 5 comme lorsqu on y a verseè du vinaigre radical, Memoires des Savans Etrangers, Tom. IX. Mais on sait par des expériences mille fois rèpëtèes, que les acides phlogistiquès se chan- gent en une substance aëriforme; M. PRIEST“ LEV est parvenu à faire ce qu'il appelle Lair acide vitriolique, Pair acide marin, Pair acide spathique, en phlogistiquant ces acides& en les expofant au feu. Si j' examine ces airs acides, je ne trouve en eux que les acides volatilisès; ils ont les pro- priètès des acides doù ils sont tirés; ils ont leurs propriètès affoiblies, comme elles doivent Te- tre, par l'union du phlogistique; cependant, ces propriètès sont toujours subsistantes,& elles reparoissent avec toute leur energie, quand on te à ces airs le phlogistique qu' ils conte: noient; ces airs acides, absorbès par eau commune; jusqu'à ce qu'elle en soit saturèe, reproduisent ces acides dans une parfaite pu- reté; ils agissent alors sur les métaux avec la méme force; combinès avec les terres, les alkalis ou les mètaux, ils forment les mèmes sels neutres. Les acides végètaux, sous cette forme d'air, produisent les mémes effets que 0 lle 0 * nud, en ene fe can. L bn. Me eh l pro. enkuz 9 denke. 9 Adil; Aeg, d 10 Juan conte: AN Tl Mues; cle Pl. 8 dec 3% K L nene 0 Celle 65 f 0 70 . les acides minèraux. On peut donc conclure que les acides sont volatilisables par le phlo- gistique, que sous cette forme ils n'en perdent pas les qualités,& qu'ls se changent en des etres aëriens, sans cesser d'ëtre des acides. Si donc une certaine quantitè de phlogistique peut volatiliser Lacide, une quantitè plus grande ou differente ne pourroit-elle pas donner à Fa- cide volatilisè une permanence qu'il nauroit pas sans lui? Cela nous mène à examen des airs inflammables, nitreux& fixes rélativement à cet objet: mais avant d'aller plus loin, il sera curieux de considèrer les rapports des acides avec les mèétaux, quand ils sont combinéës; car jusqu'à prèsent, nous savons seulement que les mèétaux ne peuvent point fournir d'air, que les acides peuvent prendre une apparence aëri- forme. Veyons donc si, dans le mélange des deides avec les métaux, nous avons les con- ditions nècessaires pour croire que les acides sont vaporise's,& qu'ils se métamorphosent en airs. M. le Comte de SALucks annonce claire; decomposition du sel ammoniac, que les diffè- rens airs conservent des marques décisives de „ lacide avec lequel ils ont èté produits,& qu'lls conservent encore des modifications particu- lieres, qui résultent des substances unies aux acides. On trouve ce passage dans le Memorie di Mate matica e di Phisca, T. I. Per V. I. Les acides considerès lorsqu'ils sont combinès avec les metaux. SI Ton verse un acide sur des morceaux de métal, bientòt on voit des bulles d'air paroi- tre en abondance; le mètal se dissout,& la dissolution s'arrète lorsqu'il y manque du mètal à dissoudre, ou qu'il n'y a pas assez d acide pour lui servir de dissolvant. On apprend à connoitre les pertes faites par des corps combinès, si Lon parvient à connoi- tre les composans de la combinaison qui s'est opèrèe; nous saurons donc en quoi l'acide& le métal ont concouru pour la formation des airs qu'ils crèent dans leur mélange, si nous connoissons leur composition; je dirai d'avance. que les lumières ne nous manquent pas sur ce sujet, puisque examen des airs produits dans Dulles z. 61 1 57% W ben . Ami de b pad M, A run Ehn Wes r all- 40 5 0. jo dle N 1000 de 81 1 aan, 45 fl 15 0 . les dissolutions, montre clairement Jacide qu'ils contiennent,& le phlogistique qui l'a volati- lise; mais je dis ceci par anticipation,& je me réserve de le prouver bientôt. Je reprends à présent les choses de plus haut, & je montre d'abord que le phlogistique, con- tenu dans les métaux, est le moyen d'union entre les acides& les métaux. 1%. Les belles expériences de M. le Duc dAYEN, dont M. MacuER fait un si grand usage dans son Dictionnaire de Chymie,& qui feront èpoque dans Ihistoire de cette science quand elles seront publiques, prouvent évi- demment que, dans la dissolution des matiè- res mèétalliques par les acides, les acides ne s' unissent au mëtal que par le phlogistique qui se trouve dans ce dernier: lorsqu'on distille des sels martiaux ou nitreux,& des sels de la disso- lution du zinc par acide nitreux, la base mé- tallique abandonne l'acide, lorsqu'elle est tout- A-fait calcinè᷑e,& Tacide se volatilise par le moyen du phlogistique qui sëchappe alors: cette chaux n'est plus volatile,& n'est plus dèliquescente, ce qui prouve èvidemment qu'elle a toutes les qualitès de chaux,& qu'elle ne contient plus d'acide. . Il me paroit rèsulter des expériences de M. le Duc d Ax EN, que le mètal souffre seul dans Ia dissolution par les acides, que la partie de Tacide volatilisé par le phlogistique du metal se perd, lorsqu on ne la recueille pas avec ap- pareil pneumato- chymique,& que la partie de acide qui reste unie au mèétal conserve ses Propriètès, tandis que le métal a perdu une partie des siennes. 29%. Mais on ne peut douter que cet acide ne soit ainsi volatilise par le phlogistique des mẽtaux; facide marin, qui a dissous du fer 3 passe avec lui dans la distillation,& il se vo- latilise en entier avec le zinc, suivant les ex- pèriences que j'ai citèes. Si Pon méle du mer- cure avec Pacide vitriolique dans une cornue, il se forme un acide sulphureux très- fort& de Lair inflammable. 30. Une observation bien remarquable qui nait de ces expériences, c'est que dans tous les mèlanges des acides avec les métaux, les acides perdent de leur concentration; d'on vient cela? si ce n'est de la partie de Facide qui sest changèe en air par action du phlo- gistique sur elle. 4. Mais on me demandera peut-ètre pour- A bes ez M dl. 1 cor f Al Wa 0 A as , 11) 0 Ve laat 1 pl ele pol eee K quoi la manganèse ne fait pas effervescence avec les acides minèraux? La raison en est sim- ple, C est parce qu au lieu de fournir du phlo- gistique à Tacide pour le volatiliser, elle leur enlève celui qu'ils ont pour ꝰ en charger, com-. me on l'éprouve quand on expose au feu sa dissolution par Tacide nitreux; elle fournit alors les vapeurs rouges de cet acide. 5%. Tout concourt à établir cette idèe, car lacide marin qui n'a aucune force pour dissou- dre lor, ou pour lui enlever son phlogistique, quand il est phlogistiquè, le dissout très- bien dans l'eau règale, où il est dèphlogistiquè par Tacide nitreux, ou lorsqu'il a étè distillè sur la manganèse; c'est ainsi que Tacide vitriolique perd son activitè quand il est acide sulphureux, & qu'il la recouvre,& redevient acide vitrio- lique, lorsqu'on lui fait perdre son phlogistique. 60. On sait que les chaux de mèétaux ne fournissent point d'air avec les acides, quand elles sont parfaitement calcinèes;& si les chaux de quelques demi- métaux en don- nent, c'est uniquement parce qu'il leur reste du phlogistique. Mais quel est ltat des mètaux dissous par les acides? On voit bientòt que C'est celui d'une calcination parfaite, c'est- A- dire E d'une privation complète de phlogistique; le phlogistique les a donc absolument quitté, il sen est sèparè, il en a éëtè arrachè,& on ap- perœoit dans les acides qu'il a volatilisès. Donc encore, c'est le phlogistique des mëtaux qui change l'acide en une substance aëriforme,& la conclusion est bien juste, puisque nous avons prouvè que le phlogistique seul volatilisoit Ta- cide, que J'acide ètoit volatilisè dans les disso- lutions métalliques,& que les méètaux qui leur etoient unis, l'avoient perdu. L'étain& le régule d'antimoine sont telle- ment calcinès par acide nitreux,& ils sont si complètement dèphlogistiquès, qu'ils sont changès en chaux blanche à mesure qu'ils sont dissous,& se separent de l'acide qui ne peut plus les retenir, parce qu'il ne lui reste plus de phlogistique pour les unir à lui. 7. Dans les rèductions des chaux mercu— rielles, faites par les acides, on obtient tou- jours la quantitè du métal qui a été dissous, mais une partie de lacide a disparu; quand on rend au métal ce qu'il a perdu, son phlogis- tique, on le retrouve avec son poids, mais lacide a pris des ailes, il a disparu. 8. Les chaux mètalliques peuvent étre ré— duites Alt, duites par Pair inflammahle, qui est une com- nl position formèe pendant la calcination d'un S ul meétal par acide vitfiolique ou marin; c'est Sn d un acide supersaturè de phlogistique que la me. chaux lui l comme e La eau 1. ceci est donc une Or rècomposition qui ne 1 8 doute sur la 5 force des preuves que j'ai fournies, pour prou- 1 ver que Funion du phlogistique des métaux e avec l'acide qui les dissolvoit, ètoit la cause de f la volatilisation de Tacide& de la formation ele. de air qui sëchappoit. 18 n 92. Mais voici une nouvelle déèmonstration ien de ce fait,& une belle confirmation de la bf. découverte dont je viens de parler. Si on a PN saturè Tacide vitriolique avec du cuivre,& k pl qu'on jette du fer dans la dissolution, le chivre 6 qui étoit dans J'etat de chaux reparolt sous son ec brillant métallique, ce que les terres& les . Wr. alkalis ne peuvent faire; d'où vient donc cela? 2 los; C' est que le fer jettè dans lacide chargè de cuivre nden e dissout; pendant sa dissolution il se forme de Noba Tair inflammable, comme on peut s'en assii 1 15 rer; la chaux de cuivre, qui est dans une ex- treéme division, se trouve enveloppèe de Pair ar inflammable, au moment de sa formation, ales* 1 elle se rèduit alors& devient un cuivre parfait par le phlogistique qu'elle reprend. 100. Enfin, quand on à peu dacide& beau- coup de limaille à dissoudre, la dissolution S'arrète, quoique la liqueur soit assez acide, ce qui arrive que parce qu'il n'y a plus d' acide qui puisse ëtre vaporisè par le phlogistique du métal, ou peut-Eëtre qui ait de Taffinitè avec lui; mais la production de fair recommence; si Pon y ajoute une nouvelle quantitè d'acide, ou si Pon y applique action du feu: dans ce cas, Tacide est vaporise par la chaleur,& il S unit alors au phlogistique du mètal, mais ceci prouve de mèëme la prèsence de Tacide dans Pair produit. 11%. I est vrai que Pacide arseénical dis- out le fer& ne produit aucun fluide élastique, aucune substance aëriforme,; mais il arrive un phénomene bien singulier, Facide de P'arsenic se charge du phlogistique du fer; N au lieu den étre volatilise, comme les autres acides minéraux, il reproduit Farsenic blanc, ce qui prouve, par un effet contraire, Punion de la cide de Tarsenic avec le phlogistique,& la diffè- rence de cet acide avec les autres; mais comme Fair inflammable produit le mème effet sur 1 5 nmel, l act A dans ce A, N il s de ade te 5 lie 1 9 gan . Lacide arsenical, il faut en conclure que le phlo- gistique, dans l'un& Pautre cas, est la cause de la reproduction de P'arsenic. 12%. Enfin, les airs produits font appercevoir clairement acide qu'ils renferment par leur disdolution dans eau, par leurs propriétés de teindre en rouge la teinture de tournesol,& former des sels neutres particuliers aux àci- des qui les ont produits, quand on les combine ec les alkalis& les terres, ou les méètaux; M. le Comte MORO Z Zz0 prouve èévidemment dans un Mémoire qu'on peut lire; dans Ie Me- morie di Matetee edi Fistica, T. I, que Fair qui s'ëchappe de la dissolution de P'etain par le noyen 0 lacide marin& de Pacide nitreux contient de Tëtain, puisqu'il prècipite dans de certaines circonstances la dissolution d'or en pourpre, il fait voir que Pair inflammable, pro- duit par la dissolution du fer avec Pacide vitrio- lique, dẽpose un vrai vitriol de Mars; enfin, que air fixe formé Per b'acide vitriolique& P'al- kali du tartre dépose du tartre vitriolè: ¹ fait voir dans les expériences prècèdentes„ que Lair inflammable laissoit èchapper du fer atti- rable par l'aimant, quand il restoit long tems sur Jeau; on y a observé depuis long- tems de 3 2 6 3440 Fochre; l'air nitreux produit les mèmes phè- nomènes, de sorte qu'on ne peut douter de leur composition; ni ètre incertain sur la nature de leurs composans; mais j; entrerai encore dans de plus grands détails sur ce sujet. . De Lair inflammable. ApRES avoir considèrè les phènomènes en général, voyons les dans leurs détails particu- liers, mais toujours dans le but que je me pro- pose; je ne veux point donner encore un ou- vrage sur les airs, mais je veux montrer com- ment la volatilisation des acides est la source qui les produit,& comment la differente com- binaison du phlogistique avec eux peut étre la cause de la varietè de leur nature& de leurs effets? On sentira la nécessitè des principes que j'ai posè à mesure qu'on avancera avec moi dans ce sujet. Suivons l'analyse de Pair in- flammable; si on verse de acide vitriolique, ou marin, ou quelque acide veégétal, ou méme de eau saturèe d'air fixe sur le fer en limaille, ou quelque autre métal, on obtient Les. Aker N An S con th — 2 5 con 9 oll. Ae con. Ae U J Les 0 ches N 5 de Pair inflammable, le phlogistique du mé- tal se separe de lui, s'unit à Tacide qu'il vo- latilise,& forme une substance aëriforme, que la flamme ou une ètincelle électrique peut enflammer quand il est mélè avec l'air com- mun; ce que 5 dit ici, ce que je dirai en- suite peut s appliquer à toutes les manières de produire Tale Heller M. BEROMAN dans sa profonde analyse du fer fournit des rèsultats curieux sur ce sujet; il recherche la quantitéè du phlogistique rè- ducteur contenu dans diffèrens fers par la voie humide, c'est-à-dire, par les acides étendus d' eau,& il trouve par des procèdès très- exacts que l'acide vitriolique& Tacide marin, avec un poids èégal de fer, ont fourni un volume d'air inflammable parfaitement éègal, mais dans des espaces de tems très- inègaux; le premier agit bien plus lentement que le second, cependant ils fournissent la méme quantitè de phlogisti- que, quelle que soit la quantitè du dissolvant, pourvu qu'on Femploie dans une quantité suf- fisante; mais il n'en est pas de mème quand on dissout le fer par b'acide nitreux, les réè- sultats varient toujours, quoi qu'on suive les meémes procèdèes,& le volume air produit 3 6 est considèrablement plus petit. On voit cal rement ici que chaque acide arrache à sa ma- nière le phlogistique du métal, puisqu'ils agif- sent dune manière differente,& que la na- ture du produit de facide nitreux differ très- fort du produit des autres acides par la qua- litè& la quantité; d'on il resulte que les aci- des ont une influence particulière dans la pro- duction de ces airs,& quiils en sont des par- ties constituantes, le fer est au moins dissous par tous les trois, réduit par tous les trois à Jetat de chaux,& privè par consèequent par eux de son phlogistique. Mais on y trouve sütrement cet acide, puis- que Pair inomtweble rougit la teinture de tour- nesol,& puisqu'il dépose dans eau qui le regoit je vitriol de Mars, suivant les expérien- ces de M. le Comte Mok Oz2z0. En faut- il une preuve tranchante? Lair acide vitriolique, Tair acide marin enfermé dans un recipient avec du fer en limaille par le mercure se changent en air inflammable; la seule diffèrence de cette opèration avec la pré- cedente, c'est que Facide en liqueur est forcè de se volatiliser par Faction du phlogistique du mèétal qui s'unit q lui; au lieu que cet acide est ——— 1 r 9 dèja volatilise,& qu'il acquiert, par son union 00 avec le phlogistique qu'il arrache à la limaille Fb du métal, la propriété de s'enflammer qu'il Fenn wavoit pas, puisqu'il eteignoit la flamme; il en me semble donc, que dans cet air inflammable, r. on ne peut voir que Pair acide lèegeèrement . phlogistiqué, qui se phlogistique davantage, en ö. S'unissant au phlogistique qu'il arrache au métal; Abe xn cependant cet air ressemble absolument à Pair n des inflammable ordinaire par ses effets; mais la h! ressemblance des effets mene à la ressemblance 2 des causes, que expèrience nous fait déja con- noitre; donc on ne peut douter que Pair in- 8„pl. flammable ne puisse ètre composè d'acide vo- We atilise combinéè avec le phlogistique. aa M. PELLE TIER ayant fait passer de Fair in- 0 pere flammable dans un mélange d'acide arsenical pur& d'eau distillèe, la dissolution qui étoit 1 La auparavant transparente se troubla,& il se fit Abfme un prècipitè noiràtre, qui offrit toutes les pro- 87 fal prietès du règule arsenic. Voyez Journal de bez Physique Juin 1782. Cette expèrience apprend 5 bft que bacide de Parsenic a decomposè Pair in- bt flammable,& qu'il lui a enlevè son phlogisti- ie que, qu'il se Pest appropriè,& qu'il lui a ren- Tabel du sa forme métallique: après cette Observa- 3 6 tion on ne peut douter de la prèsence du phlo- gistique dans l'air inflammable: elle fait le pen- dant de la rẽduction des chaux meétalliques par Pair infla ammable,& de leur renaisfance sous leur brillant métallique quand elles ont èté cal- cinèes par un acide,& précipitèes par un nétal après leur dissolution. M. BEROGM AN, dans Jouvrage 5 J citè, prouve, que le phlogistique rẽducteur, contenu dans les fers qui ont été les Objets de ses expériences, est proportionnel a la quantitèe de Pair inflammable qu'il a recueilli, & qu'un pouce cube d'air inflammable conte- noit autant de phlogistique que deux livres de fer forgè. Enfin, quand on à brulé l'air inflammable sur le mercure, on voit clairement que le rè- sidu de la combustion est un air fortement phlo- gistiquè& mèlè avec de Pair fixe; en le lavant dans Peau, on trouve bientôt que Pair Phlo- gistiqué qui reste elt plus abondant que celui que Lair fixe auroit du faire naitre. On peut demander; pourquoi les airs acides préparès avec des corps phlogistiquans ne sont pas tous des airs inflammables? La rèponse est limple,& elle forme une nouvelle demonstra- 5 tion de ma thèorie; lorsqu' on fait Pair acide, on emploie l'action du feu,'acide est déja vola- tilisè par la chaleur, il a sous cette forme moins d'affinitè avec le phlogistique que dans son état naturel; outre cela, dès qu'il S est uni avec un peu de phlogistique qui aide à la chaleur, il prend une forme vaporeuse,& s'échappe; mais comme il n'a pas tout le phlogistique qu'il pouvoit contenir, il est seulement lègèrement phlogistiquè, il est dissoluble dans l'eau, il eteint la flamme, au lieu que dans la dissolu- ion faite sans chaleur, le phlogistique ne vola- tilise Pacide, que lorsque'acide en est saturè, & l'on ne peut en douter, si bon fait attention que cet air acide est seulement la vapeur, ou les fumèes de acide, auxquels une lègeère quan- titè de 8 donne une certaine perma- 0 15 nence; C'est aussi pour cela que l'acide marin, qui estassez 1 N par lui-mème, se change en air 9190 sans l'addition d' aucune matière phlogistiquante, ce qu'on ne peut faire avec ide vitrioliqt f 33 cide trioli qu auquel I faut Ondres un 5 8 h! Keri 8 2117 21 corps e Enfin, on aura de air 3 1 5 5 7 inflammable Par Ce moyen, 8˙i1 5 A une uUantlte 0 27 8 16 e 17 7 ger de phlogistique Jlacide; aussi les premier —— 1 bouffèes de ces airs acides, sont- elles pour Tor- dinaire des airs inflammables. Dois-je ajouter que Pair fixe perd sa dissolubilitè dans l'eau,& devient presque semblable à Fair inflammable, quand il est exposè à recevoir l'influence des corps phlogistiquans; que air nitreux lui-mè- me y perd presque sa propriètè d'ëteindre la flamme sur-le- champ, comme M. PRIESTLET ra prouvè par plusieurs expériences? Mais ce qui lèvera les doutes qu'on poutroit avoir, c'est que la mème preparation qui four- nit l'air inflammable dans un cas, fournit Pair phlogistiquè dans un autre; M. PRIESTLE NY, dans le second volume 15 ses expèriences sur diverses branches de Philosophie naturelle, nous apprend que le mélange de la limaille de fer avec le soufrè fournft Pair inflammable, au moment oùò le mélange se fait, mais qu'à la fin de l'opération, on n'a plus qu'un air acide phlogistiquè; ce que j'ai dit en fait voir la rai- son, Facide vitriolique, qui se dègage du sou- fre avec abondance,& qui agit avec force sur le métal, fournit les èlèmens de cet air,& les moyens de le produire, Tacide se volatilise par le moyen du phlogistique du fer,& produit Tair inflammable; mais à la fin de Pefferves- n„ 1 cence Tacide se dégage foiblement, il ne se porte que sur une croũte de fer calcinè, qui * donne peu de Mogistique,& qui ne crèe qu'un 7 1 air acide phlogis 171 8 A ence dg.. 15 Enfin, Pair inflammable se diminue dans a 5 „o„ Ulle: l'eau assez sensiblement, comme je l'ai prouvè- 5* 9 1 15 7 0 75 l 1 eau disfout l'acide, mais le reste est un air in- er flammable; on retrouvera mème Tacide marin * dans eau si Pair inflammable est fait avec lui; rut au moins, en jettant dans cette eau un peu d ö 5 dissolution d' argent, on verra s' former quel- 4 ques flocons de lune cornèe. 23 Voici une expèrience capitale faite par M. ces PRIESTLEY Bj il demontre 1 que Pair Ae 0 inflammable, au moment de sa formation, est f be facilement dècomposable dans l'air commun e,& dans l'air dèephlogistique, puisque les mè- 8 f mes matières qui fournissent de Fair inflamma- 1 aal ble, quand on fait passer l'air produit au tra- r. vers de l'eau ou du mercure, phlogistiquent at seulement l'air commun ou Pair dephlogisti- elt què, quand on les mèle dans ces airs; d'oh 10 il resulte que la dècomposition de cet air est très- facile au moment de sa formation. Un pot gel rempli de limaille de fer& de soufre phlogi ue que seulement air commun; mais il fournit de „ Tair inflammable quand on en met un sembla- ble sous eau; dans le premier cas, Pair com- mun étoit d'abord diminuè e duart„ ensuite il augmenta& devint lègérement inflammable; ainsi Lon peut conclure que P'air inflammable se déecomposa dabord, dans l'air commun, qu'il le diminua en le phlogistiquant,& que lorsqu'il ne fut plus qu'un air phlogistiquè, Pair inflammable qui se produisit ne se decomposa plus, parce qu'il n'y avoit plus d'air pur pour faciliter sa dècomposition. On verra toujours Tair inflammable, qui se forme lentement,& qui se répand dans un grand volume d'air commun, se decomposer; cela arrivera plutõt dans Pair déphlogistiquè, & c'est ainsi que les feuilles de saule lëlaborent, en le faisant servir à leur nourriture; c'est ainsi que Pair inflammable conservè long-tems sur Teau se déècompose trèsdlentement,& son ré- sidu est toujours inflammable. Je n'oublierai pas que Pair inflammable se décompose aussi dans les feuilles exposèes au soleil,& qu'il forme alors un air pur; mais toutes mes expériences tendent à montrer que Tacide de P'air fixe est la source de Pair pur que les feuilles donnent, d'où il rèsulte que „ Fair fourni par les feuilles qui boivent Fair in- flammable, n'est autre chose que la dècom- position de cet air que les feuilles opèrent,& la transmutation de son acide en air pur, tan- dis que le phlogistique de air& de Facide reste dans la feuille& sé combine avec elle. Il me semble avoir prouvè T'existence de Fa- cide& du phlogistique dans Fair inflammable; il me semble avoir montrè outre cela que leur union seule dans une certaine dose peut lui donner naissance; j ai donc ètabli ce que j'avois en vue, premièrement que Jacide volatilisè est la source de cet air, comme il est celle de tous les autres; secondement que cet air peut etre reèduit à l'état d'air pur par la végètation. Mais puisque les chaux meétalliques absor- bent entièrement Lair inflammable, quand on les rèduit par ce moyen, suivant la belle dècou- verte de M. PRIESTLE V, il en résulteroit que le phlogistique seul ne seroit pas le seul princi- pe rèducteur, mais que le phlogistique uni à acide produitoit le mème effet, d'où il rèsul- teroit au moins cette consequence, c est que a- cide seroit contenu en petite quantitè dans l'air inflammable,& qu'il n'y seroit peut ëtre que 7 sous la forme d'air pur, qui s chapperoit lorsque . la réduction se feroit, car il paroit que Pair inflammable ne se décompose pas par la ré- duction des chaux de cuivre, de plomb, de fer, & de zinc avec le miroir ardent, dans des ré- cipiens pleins d'air inflammable, puisque le reste de air inflammable est aussi inflammable qu'auparavant, suivant les expèriences de M. PRIESTLE Y,; qui a encore observè que Pair in- flammable, combinè avec l'acide phosphorique, formoit le phosphore,& qu'on obtient un vrai soufre quand on distille le plomb avec Fa- cide vitriolique. VIII I. De Pair nitreux. QuAND on emploie Pacide nitreux au lieu de acide vitriolique,& qu'on le verse sur les meètaux qu'il peut dissoudre, on n'a plus dair inflammable, mais on a une autre substance, qu'on appelle air nitreux: cette nouvelle com- binaison est encore un composè de l'acide& du phlogistique; elle offre les mèmes preuves de la véritè de ma théorie, que l'air inflammable dont je viens de parler. — I. 7 Cb lelt i Ae J. A ale A Jus dd N 1(ei dance; 1 ee Welle co rr r 19. Les vapeurs de Tesprit de nitre ne sont que Facide nitreux volatilise; M. PRIESTLEx ba démontré; en les combinant avec l'eau, il à fait de lesprit de nitre. 29. On peut faire Tanalyse rigoureuse de Pair nitreux; en mèlant cet air avec l'air commun; ou Pair dephlogistiquè enfermè par eau; air nitreux se dècompose, son phlogistique se dé- tache de facide, il s'unit avec air pur, qu'il diminue,&'acide se prècipite dans l'eau à laquelle il donne son got; mais on peut faire cette analyse d'une manière plus sure en expo- sant Pair nitreux seul sur Leau, il se diminue considèrablement comme je ai dit dans le Mé- moire prècèdent; son acide se dissout dans“eau, qu'il faut renouveller prudemment, afin qu'il n'y entre pas de l'air commun,& au bout de quelques mois l'air nitreux diminue des cin sixièmes de son volume, ne prèsente plus qu'un reste d'air qui est un air assez pur, où la lu- mière ne s'teint pas, où les animaux respi- rent,& qui ne diminue plus Hair commun; le phlogistique de Pair nitreux s unit avec Pair pur de l'eau, il forme avec lui l'air fixe,& il reste une substance aëriforme qui est assez respi- rable. 2 „ Mais comment s'assure-t-on que lacide qui se dégage est bien lacide nitreux? Parce qu'il produit tous les effets des acides, il teint en rouge la teinture de tournesol,& quand on fait l'expèrience du mélange de l'air nitreux avec Pair pur dans des vaisseaux pleins de mer- cure, on produit un nouvel air nitreux par action de cet acide qui se dègage de air ni- treux,& qui dissout le mercure; en combi—- nant cet acide avec les alkalis on produit les sels nitreux, auxquels il donne naissance,& il fortifie l'esprit de nitre au travers duquel on le fait passer. Je puis donc assurer encore que air nitreux est composè d' acide nitreux volatilisè par le phlogistique, puisque je puis avoir à part les deux élèmens qui le forment;&, comme Taf- finité de Pair pur avec le phlogistique est plus grande que celle de ce dernier avec l'acide nitreux, il sen dègage aussi- tot qu'il peut s unir avec l'air pur; mais lacide nitreux n' tant plus alors volatilise par le phlogistique se précipite, & cesse de paroitre sous sa forme aërienne. Quand P'esprit de nitre est en contact avec des matières phlogistiquèes, ses vapeurs se tei- gnent en rouge& en diverses couleurs; ceci est 560 Ladd 0 1 eg Utelte q 0 N den Vc e e ö Todt 03 , A el oh 1 — — — . K est une espèce d'air nitreux moins volatil que celui qui nous occupe, c' est Tacide du nitre volatilise par le phlogistique, mais dans cet Etat il est plus volatil que l'esprit de nitre dé- gage du phlogistique; de sorte qu'il nous offre le chainon qui peut nous conduire de'acide nitreux le plus fixe à celui qui est sous la for- me d'air le plus transparent; en nous mettant sous les yeux, dans la quantitè du phlogistique qui s'unit à lui, la cause qui gradue sa vola- tilité. L'air nitreux est donc Pacide nitreux vola- tilise par le phlogistique, car si fon introduit dans l'air nitreux, de l'air dephlogistiquè avec un flacon rempli d'alkali volatil, on voit se former un nuage blanc, qui est le sel ammoniac nitreux, d'où il rèsulte que air nitreux a été decomposè,& que Facide dégagè s'unit à alkali volatil. Je ne dirai pas que les mètaux qu'on em- ploie pour faire air nitreux sont absolument calcines, mais je dirai qu'on trouve le fer dans l'air nitreux,& qu'il se prècipite en se dècom- posant sous la forme de chaux martiale. Je ne puis m'empëcher de remarquer que les chaux mètalliques combinèes avec Tacide 2 — 3 nitreux fournissent de Pair fixe,& de fair pur par l'action du feu, mais jamais elles ne don- nent de l'air nitreux, à moins qu'on ne reéduise ces chaux,& qu'on ne leur rende le phlogis- tique nècessaire pour volatiliser Lacide nitreux; le résidu de l'air nitreux combinè avec le mi- nium donne de Pair assez respirable, il perd une partie de son acide,& presque tout son phlogistique. Il faut observer encore que facide nitreux, combinè avec tous les métaux qu'il peut dis- soudre, produit toujours le mème air nitreux; il est vrai que ces mètaux si diffèrens entr'eux à mille ègards se ressemblent tous par le phlogisti- que qu'ils contiennent; mais c'est prècisèment par le phlogistique que P acide nitreux se lie avec eux, de sorte qu'il ne faut pas s'ëtonner de la ressemblance des produits; on le sera bien moins si'on rèflechit que les substances métal- liques sont toutes traitèes de la mème manière par l'acide nitreux, elles sont toutes réduites a état de chaux; c'est-à-dire, elles sont tou- tes privèes de leur phlogistique. Enfin, voici une expèrience remarquable faite sur ce sujet par M. PRIESTLEY; si l'on verse un mèlange d'acide vitriolique& nitreux — lr; 8 fe n. i bel unk fn i, * 117 0. 9 ereilt Lie Ant 0 1 U 4 ien A Wiete e 1. Tol a 1 00 8 e: E sur du fer, on a d'abord de l'air nitreux, puis Ja distillation se fait sans autres produits aëriens, qu'un peu dlair fixe ayant une légére odeur nitreuse, ce qui annonce que l'acide qui peut dissoudre le mètal est le seul qui forme avec lui Lair produit,& que lorsque le mètal est calcinè par lui, il n'y a plus d'air à artendre quoiqu'il restät de Lacide pour le dissoudre, mais il a trouvé encore que, lorsque l'acide vitriolique dominoit dans le mélange, on avoit de Lair in- Hammable. En répétant expérience avec eau régale, on n'obtien que des bouffèes d'air nitreux, com- me s'il n'y avoit point eu d'acide marin, le reste de la distillation n'a mème fourni que de air nitreux. On n'a jamais épuisè toutes les précautions & tous les moyens pour connoitre les matières qu'on employe. M. le Comte de SALuckEs, qui m'a fait la grace de me communiquer un excel- lent Mémoire sur les airs, dont je ferai une fois un très- grand usage, observe que si l'on fait pas- ser Pair nitreux au travers de l'eau forte, cette eau forte augmente de poids& de force; ce qui prouve que Fair nitreux y dèpose son aci- de, il prend la forme de vapeurs blanches com- 15 2 2 2 2 G me lorsqu'il traverse Palkali volatil,& il ne souffre aucun changement en traversant l'acide vitriolique& Thuile de tartre; M. PRIESTLEY & moi, qui avons fait les mèmes expériences, nous avons trouvè que air nitreux agitè dans acide nitreux bien pur étoit extrèmement pu- rifiè. Enfin, l'air nitreux peut devenir inflamma- ble par les procèdès phlogistiquans, si l'on ex- pose Fair nitreux sur un mélange de soufre& de limaille, ou avec du foye de soufre, ou du pyrophore, ou à T'etincelle électrique, cet air se trouve devenu légèrement inflammable, il est diminuè, immiscibleà l'eau, la flamme ne s'y Eteint plus, elle y brüle, au contraire, avec plus de vivacité; qu'est- ce qui produit ce chan- gement? On voit clairement qu'il ne peut avoir regu qu'une augmentation de phlogistique, à moins qu'on n'imagine une combinaison plus intime entre acide& le phlogistique; quoi qu'il en soit, je croirois que Pair nitreux ne differe de Fair inflammable, que parce que Pair acide du premier n'est pas saturè de phlo- gistique comme le second;& je ne vois pas comment on pourroit infirmer cette conséè- quence, puisque le premier regoit du phlogis- Ae W500 4 M Men h le Macher el Me,; ö a tique,& que le second n' en regoit plus; d' ail- leurs, les dernières expériences de M. PRIEST“ LEV prouvent la grande quantitè de phlogistique contenu dans Pair inflammable, puisque ce der- nier peut seul réduire les chaux mètalliques. II resulte donc de toutes ces considèrations & de toutes ces expériences, que, soit qu'on voie dans Pair inflammable, dans Fair nitreux, & dans les produits aëriformes métalliques, le mètal, son dissolvant, l'air produit, ces trois examens diffèrens se rèunissent pour apprendre que lacide volatilisè par le phlogistique du mé- tal,& combinè avec lui, forment tous les airs qui en rèsultent. 1 Des dissolutions des autres corps par les acides. IL me paroit important de remarquer que la production de Fair inflammable& de Pair nitreux n'est pas essentielle au mélange des acides avec les mètaux, mais qu'on les retirę de méme hors des végétaux; ainsi, toutes les fois qu'on unit lacide nitreux avec des matiètes phlogistiquèes, vègètales ou animales, en les 7 * exposant au feu, on en retire un excellent air nitreux. Le charbon, le suere, le bois, les graines fournissent dans l'esprit de nitre un air nitreux aussi bon que celui qu'on retire des substances mètalliques; cela doit éëtre ainsi; le phlogistique est un etre identique dans tous les corps; Tacide nitreux le soutire de tous les corps ol il se trouve,& en s'unissant avec lui dans une cer- taine quantitè, il se volatilise& devient air nitreux; toutes les fois que Fon trouve les mèmes composans,& qu'on les unit, on aura les mèmes composés. Je ne dis rien sur Pair inflammable qui se forme naturellement dans les vegètaux& dans les animaux qui pourrissent: chacun sait que cet air se crèe seulement dans le moment où ces corps se dissolvent;& comme ils contien- nent tous un acide& du phlogistique, on com- prend aisèment que C'est à leur union qu'il doit son existence. 5 Il n'est pas moins vrai, comme je Pai dit, que tous les corps peuvent avec les acides four- nir tous les airs par leur diffèrente combinaison avec le phlogistique, qu'il est possible de com- biner avec eux, de manière à leur faire produire („ und tous ces airs: ainsi, par exemple, les vègètaux 1 poussès au feu donnent Lair fixe& air inflam- 1 mable successivement, ils donnent mème ces 15 airs sans employer ce moyen dans les diffèrentes 5 fermentations.(1) 1 je mai trouve qu'un fait qui m'embarrassat, L& pour lequel je n'ai aucune solution satisfai- dae sante, c'est la formation de Pair inflammable ie ce par le mètal lui- meme, exposè sans mèlange Lem at à Traction du feu dans un canon de fusil; à N 5 moins que l'on ne trouve que Paction de Fair a fixe, qui se forme par union du phlogistique du metal avec Pair pur de Tatmosphère ne soit 1 propre à lui donner naissance, quand une fois Kas il ne peut plus sen former d' autre; il est au 1 moins certain quon obtient très- peu d'air fixe ent par ce procèdè, qu'on en obtient bien davantage - à air libre, que lair inflammable ne s' echappe 2 qu' en très- petite quantitè, que l'on en a beau- A coup plus à Pair ouvert; que les demi- mètaux in 7 qui sont vraisemblablement, comme arsenic, un acide combinè avec le phlogistique, en four- a dt; fol al(1) Mem. Physico chym. T. III. Mem. XVIII. 5. VII. em. 5 4 4 . G nissent considèrablement plus; ils sont tout prets à se volatiliser quand le feu agit sur eux,& dans une quantitè suffisante pour former le nouveau mixte; peut- on imaginer avec M. BERGMANN que les mètaux contiennent de Pair fixe qui agit au feu sur le mëtal lui-mème? Je ne juge pas l'opinion de ce grand homme, mais je la renvoie aux expériences, à moins qu'on ne regarde les mètaux comme une composition d'un acide particulier avec le phlogistique,& javoue que, depuis les dècouvertes de Mrs. ScHEELE& BEROMAN sur l'arsenic, on peut le conjecturer avec quelque fondement. Mais il est plus sür de croire que l'air inflam- mable, produit par les mètaux exposès au feu saus addition dans un canon de fusil, est dii à quelque circonstance particulière qu'on dècou- vrira; car, M. le Comte MoRoOZ Zo a lait inu- tilement éprouver à Petain un feu de vitrifica- tion,& il n'y eut point d air produit. M. LAvol sIER ma pu en arracher de cette manière au plomb, de sorte que les expèriences de M. PRIESTLE Y qui indiquent qu'on en peut tirer du fer, du zinc& de l'ëtain, sont moins tran- 1 chantes qu'elles ne paroissent d 5 abord. Mais si le fait est vrai, il embarrassera peu à prèsent NN . que M. PRIESTLEx a prouvè que l'air inflam- mable étoit le phlogistique; de sorte que Pair inflammable, produit dans cette circonstance, ne seroit plus que le phlogistique, sous une certaine forme, chassè par action du feu. Quoi qu'il en soit, ce cas particulier est une exception qui ne sauroit renverser toutes les analyses que j'ai donnèes,& tous les faits que j'ai rapportés; mais amour de la vèritéè exige que je fasse“histoire des difficultès que je ren- contre,& que j'avoue franchement mon im- possibilitè de les rèsoudre. Pourquoi dissimule- rai-je mon ignorance? en la faisant connoitre, on m'apprendra peut-ëtre à la dissiper. X. De bai, ue. JE n'ai pas épuisè toutes les preuves de ma théorie, ni toutes les difficultès qui S offrent à moi. L'air fixe qui peut se produire si diverse- ment,& qui se modifie de mème, présente une foule d'idèes importantes aux yeux de Ob- servateur; j'en ai peut- ètre ajoutéè quelques- unes au grand nombre de celles qui ont été 6 fournies par les Chymistes; peut-ëtre le nouvel examen de ce sujet men procurera encore quel- ques autres qui mèriteront Pattention. Lanalyse de Fair fixe n'est pas si facile que celle de air nitreux& de air inflammable; nous ne pourrons pas sèparer ses composans, mais nous serons cependant assez instruits de sa composition pour les connoitre avec quelque certitude. a On ne peut douter d'abord que Fair fixe ne contienne un acide, il rougit la teinture de tournesol, il fait effervescence avec les alkalis, il acidule les eaux dans lesquelles il se dissout; il est vrai qu'il est très- volatil, qu'au hout de quelques heures il abandonne la teinture de tournesol& lui rend sa couleur; mais lors- qu'il est dissous dans eau, il peut dissoudre le fer,& produire Pair inflammable. On trouve de mème le phlogistique dans l'air fixe, il est sans doute la cause de la grande volatilitè de cet acide aërien, comme il est celui du vinaigre radical;& puisque l'air fixe est le plus volatil des acides, il est clair qu'il doit ètre aussi le plus phlogistiqué. Le résidu de l'air fixe dissous dans Peau est phlogistiquè, il forme de nouveau de Pair fixe avec Pair pur. — nde 0. eh 9 t ft H fl el 00 al e e . Enfin, si Pair fixe est moins dissoluble dans eau que Pair acide vitriolique& Pair acide marin, c'est uniquement parce qu'il est plus phlogistiquè qu'eux,& je navance point cette idèe sans preuve: on diminue la miscibilitè de ces airs acides dans Peau en les phlogistiquant davantage; ils deviennent très- difficiles à mèler avec eau quand ils sont rendus inflammables; Tair fixe lumème perd presque cette propriëtè quand il a ètè exposeè aux influences phlogistiques du soufre& de la limaille de fer, pètris ensemble avec un peu d' eau. Il me sembleroit aussi que cest parce que Pair fixe est plus phlogistiquè que ces airs acides, qu'il a moins d' action sur les mẽtaux qu'eux;& s'il ne peut agir que lorsqu'il a ᷑tè dissous dans eau, c'est peut-étre encore parce que cette opèration le dèbarasse dune partie surabondante de son phlogistique qui résiste à cette union. Lair fixe, exposè à faction des alkalis, de- vient meilleur,& cesse de se mèler avec eau, parce qu'il perd sans doute ainsi une partie de son acide; fair fe exposè sur la chaux vive éeprouve les mèmes modifications. Enfin, fon forme Fair fixe par les procèdès e r 0 ohlogistiquans: quand on unit le phlogistique „ avec air dèphlogistiquè, on a surement de Fair fixe, soit que cette combinaison soit essentielle pour produire Tacide, soit que le phlogistique developpe Tacidité dans l'air dépblogistiqué. L'etincelle électrique fournit Jair fixe quand elle èclate dans Tair commun ou dans Pair dèphlo- gistiquè; la combustion des corps, Pinflamma- tion de Fair inflammable, les charbons em- brasés fournissent beaucoup d'air fixe, les ma- tières fermentantes& pourissantes produisent le méme air, par la dissolution de leurs élé- mens, qui, en dègageant le phlogistique, unit avec air commun. M. le Comte de SaLucEs, dans le beau Mémoire sur les gas que j'ai cité, prouve par des expèriences qu'il y a une effervescence de la pierre à cautère, du verre des cailloux& de la chaux vive avec les acides; de sorte que Teffervescence doit èétre ici le rèsultat de la dècomposition des acides, par Faviditè de ces substances pour reprendre le principe dont on les a dépouillé, ce qui tend à démontrer que les airs produits ne sont pas des airs seulement contenus dans le corps dissous par les acides, mais M. le Comte de SALucks tire cette con- sequence de ses expèriences tout comme moi. 91 00 fal 1 sentele ann. T en- Ng. Tcl Auel Wut 63690 Jajouterai ici les rèsultats des expériences que j'ai rapportées, qui tendent à faire voir que les acides amèliorent l'air fixe, en se char- geant de son phlogistique,& en diminuant ainsi son aciditè; cest aussi Peffet que les alkalis produisent sur lui: mais il ne pourroit changer de nature, sil ètoit un ètre simple; il ne per- droit pas quelques- unes de ses propriètés, s'il Etoit un acide comme les autres, en traversant des acides ou en se combinant avec eux, il pourroit s'absorber en partie, revètir les qua- litès du corps avec lequel il est uni, mais il ne s'y depouilleroit pas précisèment de cette qualité acide qu'il avoit,; il n'y deviendroit pas plus difficile à mèler avec Peau. C'est encore ce que les expèriences de M. le Comte Mongoo font voir d'une manière bien plus éèvidente, puisqu'elles nous montrent Fair Hxe de la craie se changer en air nitreux, quand on Farrache à la craie par le moyen de Facide nitreux,& Fair fixe devenir plus pur que Pair atmosphérique, quand on l'expose à Faction des mètaux qu'on calcine. M. Vic D'AZvR nous apprend un fait aussi remarquable, observè par BuouErx dont il fait léloge dans les Meémoires de la Sociètè de Médecine, J. III., c'est que — ( la pierre calcaire, traitèe au feu dans un ca- non de fusil, donne de air inflammable, au lieu que dans des vaisseaux de grès elle donne de l'air fixe, ce qui ajoute une grande vrai- semblance à explication de la formation de Pair inflammable, par le moyen de la limaille de fer exposèe au feu dans un canon de fusil (1); Fair fixe dans les deux cas agit sur le mètal,& y produit les mèmes effets. Je m'arrète ici, je touche à une matière aussi delicate qu' importante, à la cause de la causticitè, à Thistoire de la chaux; je me garde bien de l'effleurer, je réserve ce sujet pour le tems où je m'occuperai de la thèorie des airs; il me suffit d'avoir dèmontrè l'analogie de Pair fixe avec les autres airs, pour montrer de loin qu'ils avoient la mème origine. On remarque avec raison, que lacide de Pair fixe à quelques rapports avec f'acide vitrioli- que, il forme avec Talkali fixe végètal le tartre vitriolè, il s'unit à Tacide vitriolique, il lui donne une odeur plus piquante. Je dois remarquer encore ici, qu'il y a une très- grande diffèrence entre l'air fixe& Pair (1) 5. IX. de cet Essai. En 0 Balk, Wlechm S de N mn c adele Nee n phlogistiquè, que quelques Physiciens parois- sent confondre; tandis que d'autres nient Lexis- tence du dernier. L'air fixe est certainement très-diffèrent de Tair phlogistiquè, le premier donne naissance à Tautre; le premier est un acide qui se dissout dans eau, qui se combine avec les alkalis, qui préci- pite la chaux dissoute dans Peau en terre calcaire, le second n'est point acide, il n'est point dis- soluble dans Peau, il n'a aucun rapport d' union avec les alkalis. Les plantes pèrissent dans Pair fixe, elles veégétent vigoureusement dans Fair phlogistiquè, l'air fixe est plus pesant que Pair commun, Pair phlogistiquè est plus léger. L'air phlogistiquè agité dans l'eau se purifie, & il forme de Pair fixe semblable à celui dont il sort, quand on le combine avec le phlo- gistique, après qu'il a été purifiè; cependant la première phlogistication auroit digen exclure tout P'air fixe, mais ces effets se renouvellent quand on le purisie de nouveau jusqu'à-ce qu'il soit tout changè en air fixe. Quelle est origine de la mofete atmosphé- rique? Avec un peu d'attention il est facile de Tappercevoir, il y a toujours un soixantieme du volume de l'air fixe, qui ne peut s'absorber 2 (3 dans feau, ainsi il y a toujours un soixantième de Pair fixe, formè dans air atmosphèrique par Punion de Fair pur avec le phlogistique& dissous dans l'eau de l atmosphère qui ne peut S'absorber, qui reste dans l'atmosphère,& qui y forme ce qu'on appelle la mofete atmos- phèrique, mais qui se diminue à son tour par son agitation dans l'eau de fatmosphère, sur celle de la terre& par l'air pur de la végèe- tation qui sy joint. Au reste, je crois que les eaux ne purifient Fair que par l'air pur qu'elles y introduisent, Teau distillèe ne sauroit purifier un air gaté; il y a plusieurs eaux de puits qui ne reéussissent pas mieux à produire cet efset, la raison en est évidente, C'est qu'elles n'ont aucun air pur à leur donner, quoique toutes puissent se saturer d'air fixe. b On ne peut considèrer air fixe, formè par punion de Fair pur avec le phlogistique sans faire des rèflexions bien importantes. Oserai- je dire que cette union& cette nouvelle com- position semble me faire trouver la source du principe acide? Pair fixe formè par ce moyen, est au moins un acide bien caractérisè,& il est produit sans acide. Seroit-ce le moyen ge la Nature pour former tous les acides? en seroit- il le süicle 18 1 ge 0 I lle 1 Mete,& A de A 1 blk e 1 Wie, l. 10 0 10 ge: Ace Wee Aunkr A e ccc ele, le vol Mr T 00 n 1 le premier element, les autres nen seroient-ils qu'une combinaison particulière, une modifi- cation? Fair fixe qui se forme toujours se formeroit- il inutilement? ce qui ne peut servir à la végétation seroit-il perdu? cet air fixe ne seroit- il pas plutõt la base de tous les acides, ou tous les acides eux-mèmes ne seroient:ils pas une certaine combinaison de Fair pur avec le phlogistique plus combinè? Ai- je bien ré- flechi à ce que je viens d'ëcrire, ai-je calculè respace que j'ai fait parcourir? Non, je ne veux point rebrousser chemin, j'aime à considèrer la route que j'ai franchie, les appuis que j al trouvè; je ne finis pas, j; en veux parler encore. XI. De Fair dephilogistiqué. Ta parcouru les Etres les plus composes de la matièere qui m'occupe,& j arrive par leur moyen à ceux qui sont les plus simples; jus- qu'ici jᷣaĩ considèrè les acides combinès avec le phlogistique des diffèrens corps, A présent nous verrons Pacide lui- mme dècomposè; un nouvel ordre de choses s offre à nos regards, nous touchons peut-étre à la formation des A a ö— 2 — 2 ——— —— .— E acides, à leur origine, à leur composition; je wose m' exprimer de cette manière, je crains de donner histoire de mon imagination à la place de Thistoire de la Nature. Posons des principes, environnons- nous de defiance, employons la méthode la plus ri- goureuse, chaque pas cache un prècipice; chaque phrase peut ètre une erreur. Il my a point d'air déphlogistiquè produit sans la prèsence d'un acide qui se decompose, & qui lui donne naissance par sa dècompo- sition. Voici mes preuves. Les expériences de M. LAVOISIER montrent d'abord que Pair dèphlo- gistiquè est une partie constituante des acides: dans les Mémoires de l'Acadèémie des Sciences de Paris pour 1778, il a prouvè qu'une once d'acide nitreux fournissoit cent vingt pouces cubiques d'air nitreux;& autant d'air dephlo- gistiquè; que le poids de Fair nitreux ètoit de quarante-huit grains, celui de Fair dephlogis- tiquè de soixante grains,& qu'en leur joi- gnant l'eau qui sest èchappèe on a lee poids de Pacide; en 1776, ce cèlèbre Chymiste avoit prouvé que le mercure dissous dans Ta- cide nitreux ètoit revivifiè sans addition; qu'il Apo „ann Erato d 2 — Cu- dsc a gl. 1 echte, 1* . pl Aon, Vamp. oN Adab A A. mene eth 0 k fr K k bot 1 chnite 15„ 11 1 170 50 e rendoit exactement son poids,& que le poids de Fair nitreux employè dans la dissolution de retrouvoit dans ceux de l'air nitreux, de Fair déphlogistique,& du phlegme obtenu par la revivification. Il sest donc èvident que le mètal n'entre pour rien dans la formation de air déphlogistiquè, que cet air est unique- ment le produit de la dècomposition de Facide qui faisoit une partie constituante du prècipitè mercuriel. M. LAvolsIER démontre encore fort bien que air nitreux n'est pas Tacide nitreux pur; que son mélange avec fair commun forme les fumèes de l'esprit du nitre;& que l'eau od se fait Popèration est chargèe d'acide nitreux- Je veux õter tout soupœon sur la possibilité qu'il pourroit y avoir que l'air déphlogistiquè appartient au métal, ou aux chaux meétal- liques; si cela étoit, la méème quantitè de chaux mètallique imprègnèe d'acide fourniroit la méme quantitè d'air déphlogistiquè, mais la quantitè d'air dephlogistiquè est proportion- nelle à la quantitè d'acide qu'on combine avec elle; donc c'est Tacide qui fournit Lair déphlogistiquè: il y a plus; cette mème chaux dont on à eépuisè Pair déphlogistiqué a a 1 . N en fournira du nouveau, si on la combine avec un nouvel acide. Enfin, les chaux terreu- ses& mètalliques seules ne fournissent aucun air déphlogistiqué. Le nitre dont on retire Fair pur par Faction du feu est alkalisè, ce qui prouve qu'il a eté privè de acide auquel il ètoit uni,& on le recueille soit en air nitreux, soit en air pur; mais ce qui prouve la veritè de cette conclu- sion, Cest qu'en combinant cet alkali avec pacide nitreux, on obtient le nitre règenéré. Je ne connois aucun cas od il y ait de Pair dephlogistiquè, produit sans la présence d'un acide dècomposè,& je ne connois aucun acide qui ne forme Fair dèphlogistiquè par sa dẽcom- position; je donne ici le nom dacide à Pair fixe. Il est vrai que, dans diverses expèriences, racide est combinè avec des chaux metalli- ques ou des terres calcaires, mais cette com- binaison elle- méme prouve ce que j'ai dit; ces chaux ont une affinitè plus grande avec le phlogistique que'affinitè du phlogistique avec hacide; d' où il rèsulte, qu'aussi- tt que Tacide se dècompose, le phlogistique doit s'unir avec la chaux,& Pair pur s' chapper; mais si cela est vrai, plus la chaux sera privèe de son phlo- ell (3 gistique,& plus son action déphlogistiquante sera grande; c'est encore ce que lexpèrience apprend: les fleurs de zinc; Tantimoine dia- phorètique, la manganèse donnent avec les acides le meilleur air dèphlogistiquè; au con- traire, moins les chaux sont calcinèes, moins ih y a d'air produit,& moins il est bon; la rouille de fer& Parsenic blanc ne fournissent point dair pur avec les acides, parce que le phlogistique qu'ils conservent souille Pair pur qui se produit. II faut bien prendre garde que, dans le commencement de l'opèration comme à la fin, au lieu d'air pur, on a de air fixe ou de Fair nitreux si Ton emploie acide nitreux, ou la- cide sulphureux si c'est l'acide vitriolique; mais cela est encore une suite de tout ce que je viens de dire: au commencement de fopè- ration, il peut y avoir un peu de phlogistique dans la chaux qui se méle avec Fair pur,& à la sin le mètal en partie rèduit en fournit aussi, parce que quelques: unes de ces parties peuvent se calciner de nouveau, ou bien dans les deux cas, lacide peut agir sur quelques particules de meètal,& former l'air nitreux; cet air se com- binant alors avec air pur, donne la petite quan- Aa 3 —— ———̃ D[2? ———— K titè de fair fixe qui passe dans le recipient, ou qui se mèle avee l'air pur: aussi, quand on veut réduire les chaux imprégnées avec un acide en employant la poussière de charbon, tout Fair dephlogistiquè qui est produit se com- bine avec le phlogistique du charbon,&'on mobtient que de Pair fixe. On salt que la seule distillation de Fesprit de nitre fournit air dẽphlogistiquè,& Pon a vu tous les acides se mètamorphoser dans cet air par le moyen de la végétation, qui change en air pur air fixe produit par ces acides combi- nẽs avec la terre calcaire de eau. Il reste une partie du problème à rèsoudre: les chaux reéduites sans addition produisent- elles air dephlogistiquè? Chacun entrevoit la rèponse; les chaux mètalliques, pënëtrèes d'air fixe par la calcination, sont plus pefantes que le métal; cet air fixe est Pair pur de atmos- phère combinè avec le phlogistique du métal; la quantité de cet air doit ëtre bien considèra- ble dans la chaux, puisqu'elle est si sensible par JZaugmentation de son poids: il est donc clair que l'air fixe est dans la chaux mètallique com- me les acides qui ont dissous les mètaux,& qu'il regoit du feu& du métal les mèmes im- 1 chen, pressions qu eux; de sorte que Tacide de Pair t fixe se change en air dephlogistiquè dans les dec l reductions sans addition, comme les autres ain, acides;& le phlogistique de Lair fixe, ainsi ian separè de lui; rend au métal son brillant mé- „& tallique; mais en douteroit-on quand on voit la quantité d'air dephlogistiquè qu'il produit, schrick par Faction de la végétation dans les feuilles Ion exposèes sous eau au soleil? 5 Les sels neutres fournissent aussi de l'air dé 2 phlogistiquè quand ils sont exposes au feu, 10 mais la quantitè qu'ils en produisent est pro- portionnelle à la quantitè d'acide qu'ils renfer- Halte: ment,& qui se dècompose, comme dans les dle expëriences que j'ai faites avec eux sur les feuil- r les exposèes sous eau au soleil. 10 Le sel sedatif, le tartre, le vitriol romain, 1 Talun, le salpètre,&c. fournissent cet air dé- 1115 phlogistiquè, comme les sels métalliques: fi 11 75 quelques- uns comme le sucre fournissent de 100 Tair 55 3 une e du moment, une ben combinaison du phlogistique avec Fair pur de arc racide. Ainsi par exemple Facide du sucre, se- I 00 parè de la masse abondante de phlogistique qui 165 Penveloppe, fournit enfin Pair dephlogistiqué; 11 comme l'alun& le sel marin. Aa 4 r 2 1*— 3 . Conjectures sur la formation des acides. LA grande abondance de air fixe qui se pré- pare sans cesse, qui se prècipite toujours, me fait soupgonner que tous les acides ne sont peut: tre qu'une differente combinaison de l'air fixe avec le phlogistique; il est au moins cer- tain qu'ils se rèduisent tous en air fixe par la combinaison de l'air pur qu'ils fournissent avec le phlogistique. Seroit- il invraisemblable que cet air fixe format tous les acides par sa com- binaison avec les corps qui entrent dans leur composition? Javois ces idées,& je les appliquois heu- reusement à la formation du nitre; je commu- niquai cette idèe à M. le Comte de SaLucks, les premiers jours du mois de Dècembre 17823 C'est a- dire, un mois avant que je connusse le programme de Académie Royale des Scien-— ces de Paris, qui apprenoit au public, que le prix sur le salpètre avoit été adjugè à M. THOVVEN EL,& qui faisoit connoitre en mé- f de l 6 be. 7 1 dec r de chm. 1 fel 38 me tems que les matériaux de Hacide nitreux sont le gas de la putrèfaction& Lair atmas- phérique, mais cette rèunion opère toujours Pair fixe; ce qui me convainquit que mes con- jectures nëtoient pas dènutes de fondement. En considèrant la composition du salpètre& la manière dont il se fait, je trouvois mon opi- nion bien probable. a Lôhumidité est nécessaire pour retenir Pair fixe qui se forme. La putréfaction rend la quantitè de air fixe plus considèrable. L'air qui se renouvelle en amenant un air neuf amène un nouveau fond pour faire Pair fixe par le moyen des exhalaisons phlogistiquèes. I se produit sur-tout dans les tables, dans les lieux bas, ou Pair fixe se porte naturellement par sa pesanteur; les cendres, qui attirent Pair fixe, ont fourni du salpètre. Les corps qui se refroidissent le mieux favo- risent la production du salpètre, en condensant les vapeurs de eau& se chargeant de Pair fixe qui se forme,& qui est fixè par la ma- tière alkaline des cendres, ou par celle des platras, d'autant plus que M. Abbé FoN- TAN A, dans son analyse de Pacide nitreux mon- —— 6382) tre clairement qu'il se rèsout entièrement en air fixe, en air phlogistiquè,& en air com- mun. Voyez les experiences de M. IN EN HOUE sur les véegètaux. Mais j'en ai assez dit pour faire voir les fon- demens de mon opinion; ce sera M. Thov- EN EL qui fétablira, ou la détruira, par la publication de son Mémoire, de méme que les Commissaires de!Acadèmie par les recher- ches particulières qu'ils doivent y joindre. . Reflexions relatives d la vegetation, tirces de tout ce que„ai dit jusquꝰ d present. JE dois rappeler ici une proposition fondée sur mille expëriences, que j'ai rapportèes dans les Mémoires précèdens,& qui est capitale, pour confirmer ma thèorie sur la végètation etablie dans mes Meémoires physico- Chymi- ques; C'est que tous les airs acides ou inflam- mables ou nitreux, se dècomposent dans Pair commun,& sur-tout dans air dephlogistiquè, ce qui prouve au moins que ces airs peuvent N Tol. „p lr de 1 e. 6 383 se decomposer,& qu'il est pas étonnant, si les feuilles produisent cet effet avec le secours de la lumière. Mais ce moyen de décomposition n'est pas le seul; Tair fixe se dècompose quand il est agité dans l'eau, il se dècomposera de mẽme dans les vaisseaux des plantes, où il est filtré & agitè en mille manières,& où il trouve des corps avides de phlogistique. Dirai- je que Fhuile de tèrèbenthine, qui est le suc propre du sapin, absorbe beaucoup air fixe, que cet air fixe lui donne de la tènacitè, de la viscositè; qu'il pourroit bien arriver que cet air uni avec Fhuile contribue à la formation de la partie ligneuse, dans les points od la ma- tière est la plus èlaborèe. L'acide du sucre donne aux chaux mercuriel- les plus de facilitè à étre noircies par la lumière, acide végètal a donc des affinitès avec elle,& lui en donne par consèquent avec la plante. Il ne faut point juger les acides qui ont subi la fermentation dans le végètal comme ceux qui n'y ont pas été exposès; la fermentation Ppiritueuse chasse Fair fixe, la fermentation acè- teuse fait E&chapper Pair phlogistiquè, la fermen- tation putride produit Tair inflammable; au lieu 6384) que le végètal, qui est dans sa vigueur, qui n éprouvè aucun de ces états, fournit Pair pur, & s' approprie le phlogistique qui doit servir à sa conservation& à son augmentation, tandis que dans les autres cas, comme le vègètal tend à sa destruction, il laisse&chapper le phlogis- tique qui devoit contribuer à sa vie. Je veux enfin montrer la grande probabilité de la formation de J'air dephlogistiquè dans les feuilles par un fait bien singulier: M. SchkELE a observé, que les acides sont volatilises„& changès en air dẽphlogistiquè par un feu leger dans lor fulminant, puisqu'il se forme à une chaleur de trente-huit degrès du thermomètre de REAUuMuR, ce qui approche beaucoup de la chaleur que le soleil fait eprouver aux feuilles des plantes dans eau aciduléèe de mes expẽè- riences,& lorsqu'elles sont sur leurs tiges ou elles végétent; il est vrai que acide nitreux produit cet effet dans For fulminant,& qu'il se dècompose facilement, mais il faut penser aussi que T'air fixe qui a roulè dans les vaisseaux des plantes, est deja bien prèt à ètre dècom- posè,& que action de la lumière acheève la la déècomposition. Il est très- vraisemblable que tout Pair pur — . 0 1 Math, 2 Eni 1 10 en 1 Ml * Ian k; Ilg 8 5 Alkeger in ue Aale 18 ch 1 bllt r „ formè dans les plantes par Pair fixe qu'elles boivent ne sort pas par les feuilles, mais qu'en se combinant avec le phlogistique, il produit toutes les matières muqueuses, sucrèes, ré- sineuses, gommeuses; à moins qu'on ne pré- fère exposer à ces changemens Fair fixe lui- meme, dont il n'y auroit qu'une partie qui se- roit dècomposee. Enfin, tous les acides vegètaux traités com- me celui du sucre par Pacide nitreux fourni- ront le mème acide, M. DE MORVEAU a, par les mèmes procèdès, changè l'acide du tartre en acide saccharin; je crois que tous les acides seroient bien rapprochés, si Ton pouvoit les déphlogistiquer éègalement: on fera surement une fois cette belle expèrience; mais, en atten- dant, nous savons que tous les acides donnent par le moyen du feu le meme air déphlogęis- ziqué- FIN. De Timprimerie de BONN ANT. 1783. — 8 1 8 — ‿ L AL e — — ᷣ—— ——— — Grey