— 5 3 8 COLLECTION … MACHINES, D'INSTRUMENTS, _ USTENSILES, CONSTRUCTIONS, APPAREILS, etc., DANS L'ÉCONOMIE RURALE, DOMESTIQUE ET INDUSTRIELLE. D'APRÈS LES DESSINS FAITS . DANS DIVERSES PARTIES DE L'EUROPE, PAR LE COMTE DE LAST EYRIE.| É, Crhe ie. 4_Lonaiserr| LA 0 rches avec tn 272 c. Æ Ce 7 2. 1. Le: RE 0 LÀ. Beises À. PA Perdrage FN LPS ee ar 83: PARIS. À L'ÉTABLISSEMENT LEFFHOGRAPHIQUE DU COMTE DE LASTEVRIE, RUE DU BAC, N° D8. ec nn pe L'imPrimenie DE RIGNOUX, RUE DES FRANGS-BOURGEOIS-5-MICHEL, N° 8. SASLOLLYERTÉÈLULTD 102!. {// x age 1 En du ur à SE il— en.——_——_—-- Der nes Es É Son= D LITE LAS ASE PE TRY SRE er UE TE CUS ss ' x à é :. Ê £ û\ 1 Î j= l | || à x H r| | 1 | k 2 | 4 } F | A||| | L :| || F\ 2 En| 1: w x| [ae|£ E| à | un| 4|: j| ë : ; j À So CL me ee a 4 7 LACHINES D INSTRUMENS: USTENSILES CONSTRUCTIONS APPAREILS cmployes 7)> 4 7;°; 77 ae de COHOIME JUFACC CL M en el ne role { p],). Ô“opus Les deésuné Jouts :, 2(©? VA, Alitd, HR de 7 Corp PAR LE COMTE DE LASTEYRIE KRYX TOME SECOND EN f / sm. à | PARIS Ar|| 5| LL 4 nee Lhopphoyu Ve"E DC DE L'adleiprec C ones 2 Rue du Bac N.58 1521 Î di On en reu ras dat plus tout ture Cette la ter él de des c mural Les pi céde s sèches moins plus 0 que| d'inte verses plusie Fig thode plusie matlor de ma laisser tive d mées même lattes Fig Fi peut Pour et le P Usage, les pre Cage cl lorte pr d'ouvrie To RD IR DID RS ES D DS DS BR Po D SR PR RD RL RU RSS L/R RARE A A D RS TR AO EE AL EE% FABRICATION DU VIN. “ PLANCHE PREMIERE. Fig. 1. Vue d'un coteau dont le terrain est dispose en terrasse pour la culture de la vigne. On est dans l'usage, en Catalogne, de disposer en terrasse le sol des coteaux rapides et pier- reux. On trouve souvent 50 et même 100 ter- rasses les unes au-dessus des autres. Elles sont d'autant plus rapprochées que les pentes sont plus rapides, et elles suivent en amphithéâtre tout le tour des coteaux. On laisse des ouver- tures où chemins pour monter de l'une à l’autre. Cette méthode est excellente pour conserver la terre sur le penchant escarpé des montagnes et des rochers. On arrête ainsi l'effet désastreux des courans d'eau en coupant leur cours par ces murailles, et on prévient l'éboulement des terres. Les petits plateaux que l’on forme par ce pro- cédé sont soutenus par des murailles en pierres sèches, et on leur donne une largeur plus ou moins considérable, selon que le coteau est plus ou moins escarpé. C'est sur ces plateaux que l'on cultive, en Catalogne, avec beaucoup d'intelligence, la vigne, l'olivier et même di- verses espèces de grains. La France nous offre plusieurs exemples de ce genre d'industrie. Fig. 2. Vigne cultivée en palissade. Cette mé- thode est usitée dans le Médoc. Elle présente plusieurs avantages. Elle demande une consom- mation bien moins grande d’échalas, et moins de main-d'œuvre. Elle permet, en outre, de laisser entre les ceps des intervalles où l’on cul- tive différentes plantes. Ces palissades sont for- mées par des échalas que l’on plante sur la même ligne, et auxquels on attache de longues Jattes, contre lesquelles on palissade la vigne. Fig. 3. Crochet pour provigner la vigne. On fait usage de cet instrument, en Champagne, pour assujetur contre terre les ceps de vigne lorsqu'on veut les provigner. À cet effet on pique sa pointe dans le sol, de manière que le crochet retient le cep dans la direction qu on veut lui donner. Il est en fer et porte-une longueur de 4 d. m. Fig. 4. Fourchette pour soutenir les ceps de vigne. On emploie à Xerès ces petites fourches, qui sont en bois, pour soutenir et tenir élevés de terre les ceps lorsqu'ils sont chargés de rai- sins. C'est afin d'empêcher que les raisins ne se pourissent, s'ils venaient à être en contact avec le sol. Cette méthode est utile dans les pays chauds, où le tronc de la vigne acquiert une certaine grosseur, et où, en laissant ramper les branches, on évite la dépense occasionée par l'usage des échalas. Ces fourches ont 4 d. m. de haut. On les fait à plusieurs branches, afin de donner aux raisins la hauteur convenable. Fig, 5. Treilles pour les allees de jardins. Pour utiliser les allées, on élève, sur les deux côtés, des poteaux, au sommet desquels on asujettit un treillis horizontal, sur lequel on fait monter la vigne. On laisse à jour les entre-deux des po- teaux, de manière à permettre l'accès de Fair et des rayons du soleil. On se contente de dresser, à la partie inférieure, des ceps de vigne en espalier. Fig. 6. Erable servant de soutien à la vigne avec un tuteur en pierre. Lorsque les érables, qui soutiennent les vignes en Toscane, se trou- vent trop faibles, on les maintient avec des pierres minces et longues de 12 à 13 d. m. Les grès et les schistes se prêtent à cet usage. PLANCHE IT. Fig. 1. Pressoir à etiquet. Ce pressoir, qui peut servir pour la fabrication du vin comme pour celle du cidre, est le moins dispendieux et le plus commode de tous ceux dont on fait usage. Îl occupe d’ailleurs moins de place que les pressoirs à arbres formant levier, avec une cage chargée de pierres. Il donne une aussi forte pression que ceux-ci, et demande moins d'ouvriers pour être mis en action. Il est com- Tom. II. posé de deux jumelles fixées en terre, liées dans leur partie supérieure par une traverse et une grosse pièce de bois dans laquelle est creusé l'écrou. La vis qui traverse cet écrou est garnie, à sa partie inférieure, d'une roue sur laquelle tourne la corde. On voit au-dessous de la tête de la vis le mouton, qui est fixé à ses deux ex- trémités dans une rainure pratiquée sur le côté intérieur des deux jumelles. Il appuie sur les ER reparer ? mur men CORRE: RETOURNA AE EEE ET TERRE DIE DESERT NN NIV ON madriers posés transversalement sur le marc. Celui-ci porte sur la mai, qui elle-même est soutenue par un chantier fait avec des solives. On place au-dessous de la gouttière de la mai un vase pour recevoir la liqueur qui coule par l'effet de la pression. Au lieu de la roue sur laquelle se développe la corde, on pratique souvent, à la tête de la vis, deux trous qui servent à recevoir le levier avec lequel on tourne la vis. Mais on peut don- ner une pression bien plus forte, en établissant un arbre vertical À, ou moulinet, qui tourne dans une crapaudine à sa partie inférieure, et dont l’axe supérieur s'engage dans le trou d’une poutre du plancher. En tournant cet arbre avec le levier B, on tire la corde enveloppée autour de la roue, et l’on produit ainsi une pression très- considérable. On adapte sur le côté d’une des jumelles, lorsque la position l'exige, un petit tourniquet, qui, en tournant à mesure qu'on tire la corde, empèche la friction de celle-ci. Fig. 2. Pressoir en caisse. Usité en Andalou- sie, chez les petits cultivateurs. Il est formé par De un plancher soutenu par deux forts tréteaux, et bordé de quatre planches liées ensemble à leurs angles par quatre tenons. Il a 26 d. m. de long sur chacune de ses faces. Les rebords ont 4 d. m. de haut. On pratique vers le milieu du côté an- térieur, avec deux petites planchettes longues de 2 d.m., une gouttière qui sert à l’écoule- ment de la liqueur. La vis est placée au centre, et est arrêtée par une clavette au-dessous de la mai. Après avoir jeté la vendange sur le pressoir, on la couvre avec le plancher A, au centre du- quel passe la vis, puis avec un fort billot B com- posé de deux pièces. Enfin on donne la pres- sion en tournant l'écrou C. On croise des plan- ches et des pièces de bois les unes sur les autres, lorsqu il est nécessaire d'élever le point de pres- sion. L'écrou est formé par une pièce de bois un peu concave, longue de 6 d. m., aux extré- mités de laquelle sont fixées des chevilles lon- gues de 24 c. m. C'est à ces chevilles qu’on at- tache les cordes qui servent à donner la pres- sion. ——— nn ee em nee sw. RSS SAS TS SOS LS RS RS IP RS RS RS SSL RS RS RTE PS SPRL SR RSS SSSR) SR RS PP CSL PS BIS DS DS OS SSD SE SL Ed / HERSES. PLANCHE PREMIERE. Fig. 1. Herse à flèche sans dents. On fait usage de cet instrument en Toscane, pour briser les mottes dans les terrains légers et aplanir le sol. Il se compose d’une forte traverse en bois, lon- gue de deux mètres, au milieu de laquelle on adapte un double manche À, long de 8: d.m., et une flèche longue de 31 d. m., dont l'extré- mité se fixe au joug des bœufs. Deux pièces de bois, longues de 15 décimètres, servent à lier la traverse avec la flèche. On les arrête à cet effet avec des chevilles. Cette construction est facile et peu dispendieuse. Fig. 2. Herse à räteaux inclines et parallèles. Les cinq râteaux dont se compose cette herse sont soutenus parallèlement par des traverses dans une position inclinée, et avec des dents disposées de mamière que les traces que celles-ci forment sur le terrain se trouvent parallèles les unes aux autres, et à des distances égales; con- dition requise pour toute herse bien construite, afin que l’émiettage des mottes puisse avoir éga- lement lieu sur toute la surface du sol. Lestraces des dents de la herse sont indiquées par des lignes ponctuées. Fig. 3. Herse en forme de long parallelo- gramme. Elle est construite avec trois râteaux, longs de 2: mètres, liés ensemble par quatre traverses longues de 9 d. m. Les deux traverses intérieures sont souvent en fer, afin de don- ner plus de solidité à la herse. Les dents, longues de 2 d. m., et aplaties sur une lar- geur de 3 c. m., sont situées de manière à former des traces à une égale distance. Deux anneaux servent à attacher deux palonniers pour l'attelage d’un pareil nombre d'animaux. Elle est employée dans le département des Pyrénées- Orientales. Fig. 4. Herse double a räâteaux inclines et parallèles. On a imaginé, en Ecosse, de réunir plusieurs herses sur une ligne parallèle, afin de remédier au piétinement des chevaux, qui nuit à la végétation des semences, et détériore le sol dans les terrains naturellement humides, ou trop mouillés par les pluies. On herse ainsi une grande largeur de terrain, et on n’a besoin que de deux chevaux, qui n'occasionnent aucun dégât en pas- sant dans les raies qui se trouvent entre chaque plate-bande. On embrasse une étendue de terraim plus ou moins considérable, jusqu'à une lon- gueur de 5 mètres, en réunissant un nombre plus ou moins grand de herses. Lorsqu'on n emploie que deux herses, on se contente de mettre un palonnier attaché avec deux chaînes, ainsi qu'on le voit dans la figure; mais lorsqu'on réunit 3 ou 4 herses, on les dirige au moyen d’un avant-train formé par un essieu de deux pièces en bois, qui s’écartent ou se rap- prochent à volonté, et se fixent avec un boulon à écrou. Il porte, à chacune de ses extrémités, sur un châssis auquel on adapte une roue et un brancard pour l'attelage d’un animal. Dans ce cas, chaque herse est attachée à l'essieu de l'avant-train avec une chaîne, et se trouve réu- nie par deux verges de fer boulonnées. On a in- diqué un des râteaux des herses vu de côté avec ses dents. Un ouvrier, placé derrière ces herses, peut facilement conduire les chevaux et leur donner la direction convenable, au moyen de l’avant-train. Cette herse est en usage en Ecosse et en Angleterre. PLANCHE IT. Fig. 1. Rouleau à briser les mottes. I1 est com- posé d’un arbre cylindrique, long de 2 mètres et demi, muni de deux axes en fer, qui entrent dans deux tréseilles liées ensemble par une tra- verse et deux petits tenons. On l'emploie aussi pour affermur le sol et pour rouler les blés au com- mencement du printemps. Il est en usage dans la plus grande partie de nos départemens du Nord. Ton. IL. Fig. 2. Herse en echelle. Ge sont deux pièces de bois carrées, plus ou moins longues, qu on réunit par des barreaux. On y attache deux anneaux avec des cordes pour le tirage. On l'emploie dans la Catalogne pour aplanir et comprimer un ter- rain dans lequel le blé est parvenu à la hauteur de quelques centimètres. Fig. 3. Herse composée de branchages. Elle sert dans le Milanais pour unir les terres qu'on =— RE es EE—==—"© (2) veut mettre en prairies. Elle est composée de deux pièces de bois, longues de 14 d. m., larges de 12 c. m., réunies par deux forts bâtons longs de 15 d. m. On fixe à la pièce de bois antérieure deux anneaux qui servent au tirage. Après avoir rangé sur cette pièce le gros bout des bran- chages, on les arrête au moyen d’une seconde pièce de bois qu'on cheville avec la première, et l'on fait passer l'extrémité des branchages sous la traverse postérieure, de manière qu'elles excèdent de 10 à 12 d. m. Le tout forme une herse qui égalise et unit parfaitement le terrain. Fig. 4. Herse faite avec une planche. On l’em- ploie dans la Catalogne et dans presque toute l'Espagne, pour briser les mottes et unir le sol; et dans le royaume de Valence, pour égaliser le terrain fangeux dans lequel on sème le riz. Elle est longue de 26 d. m. et large de 3. Elle est tirée par un animal qu'on attelle avec des cordes aux anneaux placés à ses extrémités. Un homme, debout sur cette planche, tient les rênes et con- serve son équilibre en prenant dans l’une de ses mains la corde qui est fixée vers le milieu de la herse. Fig. 5. Herse en clayon. Elle est en usage dans la Hongrie, la Bohème et la Moravie, pour cou- vrir le blé ensemencé sur les labours. Elle est formée par un châssis garni de barreaux entre lesquels on entrelace des baguettes dont les extrémités passent en dessous. Elle est très-bonne pour l'usage auquel on la destine. On a repré- sente son profil sous la lettre A. ERREUR RS RSR ES LA 040. PRIRENT ARR RS PP PR PR PP RAR APS ln Va Ta 4: JARDINAGE. PLANCHE PREMIÉRE. Fig. 1. Treillis pour espalier. On établit dans les jardins de la Hollande, soit le long des allées, soit à quelque distance des murs d'un jardin, des espaliers en treillis. On assujettit en terre à cet effet deux pieux réunis par deux longues traverses, contre lesquelles on cloue des lattes. On plante et on palissade, des deux côtés, des arbres fruitiers, ce qui donne un double espalier, Fig. 2. Paillassons pour abriter les arbres. On forme ces paillassons avec trois pieux, contre lesquels on assujettit un lit de paille, au moyen de baguettes liées avec les pieux. Ceux-ci étant pointus à leur base, on les plante en terre contre les arbres qu'on veut garantir de la gelée. Cet usage est pratiqué en Allemagne. Fig. 5. Puits decoré avec une vigne. On orne les puits, dans les jardins soignés des environs de Paris, avec une vigne, ou avec d’autres plantes grimpantes. On élève à cet effet des montans en fer ou en bois, qui contiennent une poule, et qui servent de support aux plantes de décoration. Fig. 4. Espalier forme au-dessus d’une mu- raille. Lorsqu'on veut étendre un espalier, ou orner quelque partie d'un jardin, on plante contre les murs des arbres fruitiers et des vignes, On élève celles-ci au-dessus de la muraille, et on les palissade contre un treillis fixé au-dessus des murs. PLANCHE II. Fig. 1. Espalier formé avec des poteaux et des lattes. Lorsqu'on a des murailles faites avec des pierres d’une certaine dimension, et assez dures pour que les clous ne puissent les pénétrer, on établit, pour palissader les arbres fruitiers, des poteaux aussi élevés que la muraille, et situés à la distance de deux à trois mètres; et on y cloue de longues lattes, contre lesquelles on dispose et on attache les branches des ar- bres. Les espaliers sont usités dans les cantons de Berne. Fig. es Vigne élevée contre Le toit d’un béti- ment. Lorsqu'on a un bâtiment peu élevé, dont on destine les murailles pour des arbres fruitiers | | | en espaliers, on peut se procurer une treille productive, en faisant monter une vigne au- dessus du bord du toit, et en la soutenant avec une palissade fixée contre des poteaux. La réver- bération du soleil qui frappe le toit, contribue à la maturité des raisins. Cette méthode est pra- tiquée dans quelques endroits de la France. Fig. 3. Mur de terrasse garni de vignes. On met à profit, en Toscane, les murailles cons- truites pour soutenir les terres, en y Ménageant des creux, dans lesquels on plante des ceps de vignes, que l’on palissade contre la muraille, Cette pratique contribue à l’ornement d’une pro- priété, et en augmente le revenu. PLANCHE III. Pise+: Transplantoir cylindrique. C'est un cylindre en tôle ou en fer-blanc, ouvert à ses deux extrémites, un peu plus étroit dans sa partie supérieure, et fortifié par une bande de fer, à laquelle sont adaptées deux poignées, On en fait de diverses dimensions. Lorsqu'on veut enlever une plante pour la transplanter, on enfonce le plantoir dans la terre; on dégage avec un instru- ment celle qui se trouve extérieurement et au- dessous du plantoir; et on soutient celle de l'intérieur avec la planche A, de manière à en- lever la plante avec la terre qui entoure ses Tom. IL. racines. On la dépose ainsi dans le creux qu'on lui a préparé. Fig. 2. J’ase conique pour blanchir le céleri. Ce vase, en terre cuite, a 32 c. m. de haut, 21 de diamètre à sa base et 13 à son sommet. Il est employé dans le département des Pyrénées- Orientales pour faire blanchir le céléri. On le pose debout sur la terre, après y avoir fait en- trer les feuilles et les tiges de la plante. Fig. 3. Forme à pain de sucre pour blanchir les salades. On emploie dans le département de la Gironde les formes en terre qui servent à (2) raffiner le sucre, pour couvrir les salades et autres plantes que l’on veut faire blanchir en les privant du contact de l'air et de la lu- mière,. Fis. 4. Contre-Sol. C'est un pot en terre, ou- vert par son milieu dans les deux tiers de sa longueur supérieure, Il sert à abriter contre les rayons du soleil Les plantes nouvellement trans- plantées; on l'emploie aussi contre les vents du sud. Fig. 5. Palette en bois pour remplir les pots. Elle sert, dans les jardins d'agrément, à prendre la terre qu'on veut jeter dans les pots où l'on transplante les fleurs. Son manche à 15 c. m. de long; la palette en a 20, sur une largeur de 10. Fig. 6. Crémaillèrepour exhausser les vitreaux des chässis de couche. On la dresse surles rebords de la couche, par le moyen d’une entaille pro- fonde de 4 c. m., qui se trouve à sa base. On soutient le vitreau sur l’un des trois supports longitudinaux, selon qu'on veut donner plus ou moins d'ouverture. Fig. 7. Crémaillère pour les cloches. On pique en terre cette crémaillère, et l'on soutient avec l'une de ses coches le rebord de la cloche, de manière à donner de l'air aux plantes qui sont au-dessous. Elle a 15 c. m. de long. Fig. 8. Curette en bois. On l'emploie à nettoyer les bèches, lorsque le terrain est humide et ar- gileux; l'ouvrier la place dans une de ses gué- tres, afin de l'avoir à sa portée. Sa longueur est de 16 c. m., et sa largeur de 4=. Fig. 9. Spatule à nettoyer les pots. Elle a en- viron 3 d. m. de long sur 5 c. m. de large. On l'emploie pour faire tomber la terre qui reste au fond des pots, lorsqu'on peut y en mettre de nouvelle. Fig. 10. Grande palette à remplir les pots. Elle est destinée aux mêmes usages que celle du n° 5; son manche a trois d. m.: sa lame, un peu con- cave, est longue de 15 à 16 c.m.,et large de 10, NT TT Re ms ns an LV 0 4 0 02 0) RARARAS A/S /R/S LC n'a 4 4 0 0 0 0 0 40 2) LR Sn Rd PS TT RSR PI RS Se LR VRAIS LS AS RS A/R OR /R/R A/R /R/S A/S/ RS ÉCONOMIE DOMESTIQUE. PLANCHE PREMIERE. Fig. 1. Poële revêtu en ardoises. On fabrique ces poêles dans le canton de Glaris. On pose sur le sol une grande dale de pierre soutenue par quatre petites pierres, puis on forme l'intérieur soit avec des dales de grès, soit avec des briques. On revêt cette fabrique avec de grandes ar- doises maintenues par des châssis de bois. Ces ardoises ont 1 à 1 3€. m. d'épaisseur. La hau- teur du poële est de 12 d. m., et la largeur de 9 d. m. sur une longueur de 14. Les quatre montans qui s'élèvent au-dessus du poële ser- vent à tendre des cordes pour faire sécher le linge. Fig. 2. Chasse-mouches. C'est une espèce d'é- ventail en plumes, avec un long manche, dont l'extrémité, en béquille, joue entre deux pièces de bois attachées à une poutre du plancher. On place cet instrument au-dessus des tables, dans les cuisines, pour chasser les mouches: ce qui se fait en le mettant en mouvement au moyen d’une corde. Usité en Italie. Fig. 3. Percoir. C'est une verge de fer pointue dont les habitans du département de Seine-et- Oise se servent pour faire des trous dans le bois, après l'avoir rougie au feu. Ces petits instru- mens sont souvent très-commodes dans l'éco- nomie domestique. Fig. 4. Manteau de roseau. Les campagnards de la Lombardie font, avec des feuilles de ro- seau, des manteaux qu'ils attachent sur leurs épaules avec une corde, ainsi qu'on le voit dans le dessin. Ils s’en servent pour se garantir de la pluie. Ces manteaux, longs d'un mètre sur 4 3 d. m. de large, pourraient être utiles aux bergers dans quelques-uns de nos départemens. Fig. 5. Veilleuse. C'est un vase en faience, sous lequel on met une petite lampe, dont la fumée sort par trois petites lucarnes. Il à la forme d’un cône tronqué, ouvert par ses deux extrémités. Sa hauteur est de 21 c. m.; il en a 13 dans son plus grand diamètre, et 9 dans son petit. On peut cacher la lumière en couvrant l'ouverture supérieure, et faire chauffer de l'eau en y plaçant un vase. Cet ustensile est en usage dans les ménages du département de la Garonne. Fig. 6. Parapluie fait avec des joncs. Les pè- cheurs de Gandie, en Espagne, se mettent à l'abri de la pluie et du vent sous cette espèce de parapluie. Ils en couvrent leurs têtes et leurs épaules, lorsqu'ils se transportent d'un lieu à l'autre, et ils le posent par terre et s'assayent au- dessous, lorsqu'ils veulent se reposer.[Il est fait avec des joncs liés ensemble par des ficelles. Il pourrait être utile pour abriter la classe indi- gente des pêcheurs, exposée à toutes les vicis- situdes de l'atmosphère. Fig. 7. Calebasse ficelée. On ficelle les cale- basses dans le royaume de Valence, pour leur donner plus de solidité et de durée. On en fait usage pour transporter l’eau et le vin dans les champs, ainsi que dans quelques-uns de nos départemens. =: PLANCHE IT. Fig. 1. Banquette pour laver le linge. Elle est faite avec une planche longue deg dm. et . larve de: RE: 2 large de 3 d. m., supportée par deux pieds longs de 6 d. m. Elle est creusée circulairement à son extrémité supérieure, afin que le corps puisse s y appliquer plus immédiatement. Fig. 2. Mai pour laver le linge. Elle est usitée dans le royaume de Valence. On lave ou l’on savonne le linge sur l’une des deux planches mobiles placées aux deux extrémités, et on le pose sur l’autre lorsqu'il est lavé: on met dans la mai l’eau nécessaire au lavage. Fig. 3. Vase en pierre pour la lessive. On en Ton. II. fait usage dans le département de la Dordogne. Il a 6 d. m. de haut, r mètre dans son diamètre intérieur, et 1 d. m. d'épaisseur. Ces vases sont plus économiques que les cuveaux en bois. Fig. 4. Calebasse a transvaser l’eau. Cette es- pèce de calebasse a le col recourbé. Lorsqu'elle est sèche, on y fait une ouverture sur le côté, vers les trois quarts de sa hauteur, et après l'avoir vidée, on s’en sert pour transvaser l'eau, pour faire la lessive, pour arroser, etc. Se cul- tive et s'emploie dans le royaume de Valence. Fig. 5. Banquette croisée. On en fait usage dans les ménages pour différens besoins; pour D ML DR D De>: DAS D ES RS FERRIERE NEO NNNIN A EN NEE EE (2)| exhausser les baquets à lessive ou autres vases. Les paniers de fruits et de légumes qu’on expose dans les marchés de Lucerne sont posés sur ces banquettes. Fig. 6. Cuvier à savonner le linge. Les blan- chisseuses de Venise lavent le linge dans un cu- vier sur lequel est posée une planche soutenue dans un plan incliné par l'extrémité de trois douves qui dépassent les bords du vase. On voit à l'un des bouts de la planche une petite boîte qui sert à mettre le savon. PLANCHE III. Fig. 1. Four à pâtisserie. Ce four, en tôle ou en cuivre, a la forme d’une caisse soutenue par quatre pieds. Après avoir enlevé le couvercle qui le couvre, et y avoir placé les pâtisseries qu'on veut faire cuire, on remet ce couvercle; et puis celui qui est figuré en A ,» et on allume du charbon au-dessus et au-dessous. Fig. 2. Rechaud en grès. On fait, en Toscane, des réchauds en grès, auxquels on donne une forme carrée ou ronde, avec deux poignées pour les transporter, Cet usage, qu'on pratique aussi en Suisse, pourrait être imité avec avantage, le grès étant une pierre qui résiste très-bien à l'action du feu. Fig, 3. Chenet servant de Jour. On à figuré sous la lettre A la coupe du foyer d’une che- minée, dans laquelle on voit un chenet ou caisse en tôle entouré de briques. B représente le plan du foyer, dont la bâtisee du milieu indique la caisse en tôle couverte en briques. On forme un massif incliné entre le four et l’un des côtés de la cheminée, sur lequel on allume le feu. C re- présente la porte du four. Ce genre de construc- tion est pratiqué en Savoie. Le four à 12 d. m. de hauteur sur 22 de largeur; la longueur est plus ou moins considérable, selon la localité ou le besoin. Fig. 4. Casserole à cuire les côtelettes. Cette es- pèce de casserole est en fer-blanc, d'une forme ronde, et très-aplatie, Après y avoir mis les cô- telettes, on la ferme avec son couvercle; et en l'exposant à un feu très-léger, on fait euire la viande très-promptement. Usité à Paris. Fig. 5. Potence pour les crémailières. Le mon- tant de cette potence a 3 3 c. m. de diamètre, Il est placé sur Le côté de la cheminée, et sou- tenu par deux crampons à collier dans lesquels il roule. Il est lié au bras de la potence par un Support qui le maintient horizontalement. Ce bras, dont la longueur est presque égale à la lar- geur de la cheminée, doit être placé plus bas que le manteau de cette cheminée, afin de pouvoir être ramené en avant, pour la commodité du service. Il porte, dans sa partie supérieure, des crans qui servent à fixer les crémaillères au point d'écartement où on veut les placer. On peut ainsi suspendre sur Je feu un nombre de vases égal A Pr ST EEE PE PTE é RÉ mm mm mn à celui des crémaillères, A cet effet on amène la potence en avant et hors de la cheminée; on accroche les chaudrons ou marmites aux crémail- lères, qu'on repousse ensuite sur le feu; on pré- vient, par ce moyen, lés brûlures ou les aCCi- dens qui arrivent en accrochant les vases aux cre- maillères ordinaires. On peut aussi examiner avec facilité l'état des substances soumises à la cuisson. Cet appareil, qui.offre beaucoup de commodi- tés, m'a été communiqué par M. J. Darex, cul- tivateur éclairé de Plaisance, département du Gers, où il est généralement usité. Fig. 6. Cuisinière, Cet ustensile én fer-blanc, usité dans un grand nombre d’endroits en France, a une forme demi cylindrique, dont les extré- mités sont fermées. On suspend dans la partie intérieure, au moyen d’une broche, la viande qu'on veut faire cuire. Mais on a imaginé, depuis un certain nombre d'années, une méthode beau- Coup plus économique; c’est de placer cette cui- sinière contre une muraille, vis-à-vis d’un trou dans lequel on fixe une petite grille à rebords; ce trou a une forme concoiïde ou celle du quart d'une sphère, dont les côtés sont allongés. On fabrique en terre des coquilles de ce genre, qu’on place dans le creux de la muraille. Après y avoir allumé du charbon, on accroche la cuisinière contre ce foyer, au moyen de deux crochets placés à l’une de ses extrémités, de manière qu’on peut l'écarter ou la rapprocher du mur à volonté, ou l'enlever tout-à-fait, On pratique une porte sur la partie convexe dela cuisinière, de manière à pouvoir examiner l’état de cuisson de la viande. On tourne de temps à autre la broche, ton la fixe en faisant entrer un petit crochet dont elle est munie, dans les trous formés sur l’un des côtés de la cuisinière. Il serait à désirer que cet appa- reil, très-économique, très-commode, et qui cuit parfaitement la viande, fût en usage dans tous les ménages. ue Fig. 7. Coquille qui sert de foyer aux cuisi- nières. On les forme avec du plâtre et du mor- tier dans l’intérieur d’une muraille, lorsqu'on ne peut se procurer des coquilles en terre ou en fonte. On leur donne un petit renflement dans leur milieu, lorsqu'elles doivent avoir une cer- taine longueur. | £ | Dir are rene 2 rem ma uen 222 d Dutenue de trois n Voit e boîte amene és on émail- n pré- - X Cre- "avec SSQn. 10di- cul- t du lance, ance, xtre- artie lande epuis beau- e CUI- | trou ords; quart On u on LVOIr nière chets qu on onté, Jorte niére nde, onla telle côtes appa- et qui dans UISt= mor qu on ou€ dans e CET- RCE,: 2 Tom. D û PP hubrr du Vite. Er 1 ! CERTA rar à L'c L'ithog 2 exe Lao eo ane gperencn— 2 2 Dj L4 à mn 7 1 Tom. 2 Pal ation div. PU.2 B A POLELI LT ES Le AUD ATT) Era A PS LP pp ONE ON LS Léuthog. de C de Last À a D ot ae a D Le 2 Tom 2 DS CRAN ET NRRERT MER Be Evm! DORA LR SRE ROME PRET Mer nn A VERS. Z V4 Lithog de C de Last to D A or a it es Pa I Br a spi» A 0 D mL PE CR ER AN Tom 2 Ladies Pl] Léthoy. de Ce L ast eme a PS OP POS DR TT=— EE— Te | | { 1 | LESRL go à PET Pa a D OS | AR A| À 7: Î | | om mg ane guerres Tom 2 t udinage. 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LS Le CG Le Last a-= Re EE= a RS CES AU à à EIRE Ne mr Tom: 2 > ÿ DATE NAN Le SDS he D- CCOAOrnue domstique LS a 0 a DL M Es 5 PR Em = EE— EC di ANS. De| Ce à ER= ds Le à: à= ht pe QUE. AL We dd 4 ; fi COLLECTION -. DE MACHINES, D'INSTRUMENTS, USTENSILES, CONSTRUCTIONS, APPAREILS, etc., EMPLOYÉS DANS L'ÉCONOMIE RURALE, DOMESTIQUE ET INDUSTRIELLE. | D'APRÈS LES DESSINS FAITS. DANS DIVERSES PARTIES DE L'EUROPE, | PAR LE COMTE DE LASTEYRIE. ce nr : 1-. Da Hg ue el | … Conlnrné. Hoite Da LA 2 C2 4 LD. ._CAarees TL 1233 Chaton CT j D: nn homestguee À LT A L'ÉTABLISSEMENT LITHOGRAPHIQUE DÜ COMTE DE Re; RUE DU BAC, N° D8. Ï A 0 DE L'imenimente 22 RIGNOUX, RUE DES FRANCS-BOURCGEOIS-S-MICHEL, N° 6. LR RARE LVL VER LE D IDE, ANA D ÉD DE ns Le) 22 mn Fis N JE: Ce ss inchn de ee RAS se SE tite :||“e 4 de leu Re se ee res Es rs l'avan! -;:| à;:- Ée: 4 en del ie Ne“ d'ailleu ” HA plus 497 — i n'empécl | elinaison = Ÿ SR: durables d : F ee cependant : Pt] termine L >:|: horizontal # ne et vaabou divisé cet gne perp dire, au} || Cette lg = ue+=| cune es nn É a—| donne| pente. gueur ces pa climarsc bâtime quon| ns e|| 20ntal : a Ne| teur cas, À afin« une p ou les . Enfin “ Pre< RS se 4 toits: fào Fig mens L'ins] toutes et son | cet ens lidite q ==£ É © Re rt | a— mere = nee,- SR EE CO == Desmen en NE nn 16%% AI AR RIRE RL BR RURAL US PR RRRRRR RRR RIRAS RA /R CLR RL RS LS a LB a Th ES CONSTRUCTIONS RURALES. PLANCHE PREMIÈRE. Fig. 1. /nclinaïson des toits en Italie. Les toits imclinés exigent dans leur construction une quan- tité moins considérable de matériaux en raison de leur momdre inclinaison; ils ont d’ailleurs l'avantage de pousser moins fortement les murs en dehors. Aussi les préfèere-t-on en Italie; d’ailleurs les maisons présentent un aspect bien plus agréable à la vue. Les neiges des Apennins n'empêchent pas qu'on ne donne très-peu d'in- clinaison aux toits; et les pluies, quoique moins durables dans ces climats qu'en France, tombent cependant avec une grande abondance. On dé- termine l'inclinaison des toits en tirant une ligne horizontale qui part du sommet de la muraille et va aboutir au milieu du bâtiment. Après avoir divisé cette ligne en 6 parties, on élève une li- gne perpendiculaire à son extrémité, c'est-à- dire, au point qui correspond au faîte du toit. Cette ligne, divisée en deux parties, dont cha- cune est égale à celles de la première ligne, donne l'élévation du toit, et par conséquent sa pente. Ainsi, en divisant en 6 parties la lon- gueur qu on veut couvrir, et prenant deux de ces parties pour hauteur du faîte, on aura l'in- chnaison du toit. Lorsqu'on veut couvrir un bâtiment qui a peu de largeur, on divise, ainsi qu'on l’a fait dans la figure n° 1, la ligne hori- zontale en 7 parties, dont deux forment la hau- teur de la perpendiculaire. Mais dans ces deux cas, la couverture doit être disposée avec soin, afin d'éviter la filtration des eaux. On établit une proportion de 5 à 2 dans les constructions où les muraïlles présentent une grande distance. Enfin, la pente la plus rapide qu’on donne aux toits en Italie est réglée sur une proportion de 4 à 2, ainsi qu'on le voit à la figure». Fig. 2. Charpente propre à couvrir les bâäti- mens dont les murailles ont une grande portée. L'inspection de cette charpente fait voir que toutes ses parties se soutiennent mutuellement, et sont liées avec les poutres de manière que cet ensemble présente une résistance et une so- lidité qu'on peut comparer à celles d’une voûte. Cette construction, dont on fait usage en Italie, peut trouver son application dans les granges qui ont une certaine étendue. Fig. 3. Maniere de couvrir les maisons en Toscane. On a deux manières de garnir les che- vrons qui doivent soutenir les tuiles. Tantôt c'est avec des planches, et dans ce cas les che- vrons sont écartés les uns des autres; tantôt on emploie de grandes tuiles plates, qui portent d'un chevron à l’autre, ainsi qu'il est représenté sous la figure 1. Ces tuiles sont liées les unes aux autres avec du mortier, de manière qu'on se trouve abrite contre les vents et les autres in- tempéries de l'air: aussi les gens de la campagne habitent-ils immédiatement au-dessous, On re- couvre ces tuiles avec une autre espèce de tuiles à rebord, figure 5, plus étroites à la partie in- férieure qu'à la partie supérieure, de manière qu'elles s'emboitent facilement les unes sur les autres. Leurs rebords, posés les uns contre les autres, sont recouverts avec des tuiles courbes, fig. 6. Cette méthode, usitée à Rome, à Florence et dans plusieurs autres lieux d'Italie, est celle qui était pratiquée par les anciens Romains. Elle a été imitée à Paris dans ces derniers temps. Elle permet de donner moins de pente aux toits; elle empêche plus facilement l'infiltration des eaux, et est moins dispendieuse. Fig. 4. Tuile plate et unie, pour être mise d’un chevron à l’autre. Elle a 32 c. m. de long sur 16 de large, et 2 c. m. d'épaisseur, Fig. 5. Tuile a rebord. Elle a 49 c. m. de long sur 38 à son extrémité la plus large, et 31 à la plus étroite. Les rebords ont 2 c. m. d'élévation et son épaisseur est de 2 c. m. On leur donne quelquefois une longueur de 52 à 53 c. m. Les anciens qui donnaient, la même forme à leurs briques, les faisaient sur de plus grandes dimensions. J'en ai vu plusieurs en Italie qui avaient 60 c. m. de long, 51 delarge et 6 c. m.: d'épaisseur, avec des rebords de 2 à c. m. Fig. 6. Tuile courbe. Elle a 46 c. m. de long sur 20 de large. PLANCHE II. Fig. r, 2,3. Habitation rurale des cultivateurs toscans. La première figure représente l’éléva- on, la seconde le plan du rez-de-chaussée et Ton. I. | construites avec plus de goût, de solidité et de la troisième le plan du premier étage. Il n'existe aucun pays en Europe ou ces habitations soient RL CI CE Rs a=== EE ES (2) convenance quen Toscane. Le cultivateur y trouve pour lui, pour sa famille, pour ses bes- tiaux et pour ses instrumens, tout ce qui est nécessaire à son exploitation, à ses besoins, à la facilité de ses travaux et à la salubrité. Ces petites fermes sont construites d’une manière très-solide à chaux et à sable, avec des pierres de différentes grandeurs. Fig. 2. Le rez-de-chaussée se compose d’une pièce d'entrée ou portique À, formée par une arche dont les bas côtés offrent une largeur égale à celle du portique, c'est-à-dire, de 5 mètres. La profondeur de cette pièce est de 56 d. m. C'est dans ce lieu qu'on dépose les ins- trumens aratoires et autres objets qui servent journellement à l'exploitation rurale. On voit dans le fond de cette pièce une porte qui donne entrée dans un atelier B, où s'exécutent divers travaux et diverses opérations rurales. Cette pièce communique à droite avec le cellier F, long de 56 d. m. sur une largeur de 5 mètres; c’est là où sont les cuves, les pressoirs, etc. Du même côté, en entrant par le portique, est l'étable à poreG, qui a une largeur de 25 d. m.; le poulailler K, qui se trouve situé du même côté, a une porte extérieure. On divise souvent cet espace en deux portions, dont l’une sert à divers autres usages. Le fournil, indiqué par la lettre H, a 19 d. m. de large; ilest entouré par un escalier d'un mètre de large, qui sert à monter au premier étage, et dont la porte, qui n'a pas été figurée dans le dessin, donne sur le portique. La pièce GC, D,E a pareillement une entrée qui communique avec le portique; elle sert d'étable pour mettre les bœufs, les chevaux et les moutons; elle est di- visée en trois parties par des arches en briques, au-dessous desquelles on pose des cloisons en treillis pour séparer les diverses espèces d’ani- maux. La largeur de chacune de ces trois pièces est de 36 d. m.; ce qui forme une profondeur de bâtiment de 108 d. m. et leur longueur de > mètres: l'élévation du rez-de-chaussée est de S94d:ym: nn. Fig. 3. Premier étage. Son élévation est de 28 d. m.; l'escalier vient aboutir à un second portique À, dont l'arche est un peu moins ou- verte que celle du rez-de-chaussée, et qui sert à différens travaux du ménage. On y place aussi des ustensiles de diverse nature. Il communi- que à la pièce B, qui sert de cuisine. La chemi- née est placée vis-à-vis la porte, et la pierre pour le lavage de la vaisselle, dans le coin à gau- che. De la cuisine on passe dans la chambre F, destinée au mari et à sa femme; elle a 5 mètres sur 56 d. m. La chambre C est réservée pour les filles, et la chambre D pour les garcons. Les pièces E et G servent à serrer les récoltes et les provisions, ou à l'éducation des vers à soie. Un petit escalier, placé dans cette dernière pièce, conduit à un grenier au-dessus de la partie cen- trale de la maison, qui est éclairé par deux fe- nètres. Lorsque les besoins de la ferme l’exigent, on construit, outre la maison que nous venons de décrire, des hangars et des granges pour les fourrages, pour le bois, etc. Les cultivateurs ont aussi souvent un petit jardin où ils culti- vent quelques légumes. PLANCHE ITT. Fig. 1. Crèche à compartimens pour faire man- ger l’avaine aux chevaux. On établit une crèche soutenue par des poteaux, auxquels sont clouées des planches à une élévation de 4 d. m. au-dessus de terre. C’est derrière cette cloison qu'on re- jette la litière. La crèche a en tout 11 d. m. de haut. Elle est divisée par des mangeoïires cir- culaires, du diamètre de 24 c. m., dans lesquelles chaque cheval mange séparément la portion qui lui est assignée, sans crainte d'être troublé par son voisin. Les interstices, larges de 7 d. m. et longs de 8, peuvent servir à donner aux chevaux de la paille hachée. Le râtelier, élevé d’un mètre, recoit les fourrages ordinaires. On en fait usage à Rome. Fig. 2. Crèche soutenue par deux arches. On établit en brique et en maconnerie un massif sur lequel on fixe, au moyen de deux crampons en fer, une planche qui forme une crèche'ou mangeoire; des barres de bois attachées par une chaine à cette planche servent à séparer chaque animal. On les suspend par l’autre extrémité aux poteaux qui sont plantés vis-à-vis et à une certaine distance de la crèche. On attache les chevaux avec des anneaux fixés dans la muraille au-dessus de la crèche, à la distance de 8 à 9 d. m. et à la hauteur de 18 d. m. au-dessus du sol. La planche a 34 c. m. de hauteur; la crèche en à 29 de profondeur sur 48 de largeur; l'épaisseur des arches arches est de 9 d. m., leur hauteur de 63 centimètres; leur largeur in- férieure de 14 d. m.; et la parue inférieure du massif qui se trouve entre deux arches à Jorc.im;: ee est di- lIques, ons en 'ani- ‘ pièces ondeur ieur de est de est de Second ns ou jui sert Ce aussi nmuni- chemi- pierre a gau- bre F, mètres > pour is. Les et les e, Un ièce, e Cen- ux fe- \gent, enons pour ateurs culti- npons he ou ar une haque émité à une he les uraille le 8 à sus du crèche roCUT; A, 1°; ur In- rieure ches à RE RSR ER LR BD SRB BIRRSE PVR BAR RU R BR RUR RR A/BVE BBA R/R RS LS/ D TT a TT TT TT D ET a Th Ti) Ti TT M/S 7 ÉCONOMIE DOMESTIQUE PLANCHE IV. Fig. r et 2. Lit economique. Ge lit est de l'in- vention de M. de Rumford, et peut être employé avec uülité dans les fermes et chez les petits cultivateurs. La fig. r représente le lit posé sur le sol, et la fig. 2 la coupe de ce même lit dressé contre la muraille. Il est formé d’un châssis de 2 mètres de long sur 1 mètre de large, élevé, du côté de la tête, de 48 c. m., et seulement 22 du côté des pieds; de sorte que la tête repose sur un plan plus élevé que celui où se trouve le corps; ce qui a lieu en tendant une forte toile au moyen de cordes qu'on passe dans les trous indiqués tout autour du châssis, à une distance de 8 ou 10 c. m. des bords supérieurs. Il n’est pas besoin de matelas dans cette espèce de lit. Le corps repose aussi mollement sur la toile, et il éprouve un degré de chaleur suffisant, par le réchauffe- ment de l’air contenu au-dessous de la toile. Il suffit, pour le rafraichir, d'ouvrir une porte en coulisse À pratiquée à l'extrémité supérieure. Ce lit est commode, peu coûteux, sain, et peut se tenir propre facilement. Il a en outre l'avan- tage d'occuper peu de place, car on le relève sur le dossier contre un mur, et dans cet état il peut servir de siége au moyen d'une planche à coulisse B qui repose sur deux tasseaux, et qu’on retire en avant. On fait aussi servir le dessous du siége à serrer les hardes de nuit, en y établissant un coffre. Fig. 3. Cercle à crochet pour conserver des fruits. Plusieurs ménagères sont dans l'usage, en France, de conserver des raisins, des cerises et autres fruits, en les suspendant à des cerceaux auxquels on fixe de petits crochets en fil de fer. On attache ces cerceaux au plancher au moyen de trois cordes qui se réunissent à un centre commun. Fig. 4. Perches a crochet pour conserver les fruits. Souvent, et surtout lorsqu'on veut con- server une grande quantité de fruits, on attache au plancher, avec des cordes, un nombre plus ou moins considérable de perches garnies de crochets auxquels on suspend les fruits. Fig. 5. Filtre à charbon. On à souvent besoin dans le ménage de filtrer des liquides. On em- ploie, pour cette opération, un appareil qui se compose d'un tube en fer-blanc dont la partie supérieure a la forme d'un entonnoir, tandis que la partie inférieure, étant coudée, va abou- ur dans une caisse de fer-blanc qui porte un robinet vers le bord supérieur. On remplit le tube et la caisse de charbon pilé, et l'on vide le liquide dans l'entonnoir; il remonte au haut de la caisse, et il sort par le robinet après s'être filtré. Fig. 6. Vasea filtrer diverses matières. Le bord de ce vase est muni de quatre crochets auxquels on fixe un linge qui sert à recevoir les matières qu'on veut filtrer. Cet appareil peut servir dans plusieurs opérations de ménage. Fig. 7. Trepied à tige pour porter une lampe. On fait usage de ce petit meuble dans les cam- pagnes de Rome. La tige, ordinairement en roseau, porte à son extrémité inférieure une rondelle en pierre maintenue par trois pièces de bois qui servent de pieds: La lampe se met à une hauteur convenable au moyen d'une che- ville à crochet que l'on fixe dans les trous de la tige. Le poids de la pierre empêche que la lampe ne soit renversée par une trop forte secousse, Fig. 8. Cerceau à filet. On l'emploie à Rome pour faire sécher les figues et autres fruits. PLANCHE V. Fig. 1. Chevalet double pour sécher le linge. On emploie en Hollande cette machine dans les petits ménages, pour sécher le linge qui se lave à la maison. Fig. 2. Chevalet simple pour sécher le linge. On fait usage en Toscane de ce chevalet, qui se compose de deux longs bâtons, garnis à dis- tances égales de chevilles sur lesquelles on place Tom. II. des perches qui servent à étendre le linge. Les bâtons sont appuyés contre une muraille dans un plan incliné. Fig. 3. Manière de faire sécher le linge à la fenêtre. On attache les extrémités d’une corde à * deux crochets fixés sur les côtés d'une fenêtre. On tend cette corde en lui faisant former un angle au moyen d’un long bâton, dont l'une LS OS DEAR ET EEE EEE RER ee des extrémités appuie vers le milieu de la corde, tandis que l’autre extrémité se met dans un trou pratiqué au-dessous de la fenêtre, de sorte que le bâton et la corde se maintiennent dans une position horizontale. On a soin, avant de dispo- ser ainsi cet appareil, de faire passer la corde dans un certain nombre d’anneaux en cuivre, à chacun desquels on a fixé un petit ruban en fl. Lorsqu'on veut faire sécher le linge, on at- tache chacune des pièces avec le ruban d'un ou même de deux anneaux, lorsque le linge de- mande à être développé; on fait ensuite couler les anneaux jusqu'à l'extrémité de la corde, en se servant pour cela d’une gaule avec laquelle on les retire pareillement lorsque le linge est sec. Cet usage se trouve dans plusieurs lieux de l'Italie, surtout à Rome. Fig. 4. Chauffoir pour le linge. On forme avec des lattes de bois une espèce de dôme, au-des- sous duquel on met un vase rempli de braise. On étend au-dessus du dôme le linge qu'on veut chauffer, et on le recouvre avec un drap ou une couverture, Cet appareil est commode pour les malades. Fig. 5. Cassolette à maintenir le fil ou la ficelle. On fait usage de ce petit meuble en Allemagne, dans l’économie rurale et culinaire. C’est une cassolette ou boîte ronde en bois, dont les deux parties se réunissent entre elles au moyen d'une vis, et sont destinées à contenir un peloton de ficelle. La partie inférieure est percée d’un trou par lequel on fait passer le bout de la ficelle, ainsi qu'on le voit dans la coupe. On suspend la boîte dans un lieu convenable, et on üre la ficelle lorsqu'on en a besoin. Fig. 6. Garde-papier. On a souvent besoin, dans un ménage ou dans une ferme, de trouver sous la main des notes, des comptes et autres papiers. On a imagine pour cela un petit mstru- ment très-commode. Il est composé d'un plateau en bois, au milieu duquel est fixé verticalement un tube de métal, et dans lequel entre une tige en fer, recourbée en forme de crochet à sa par- tie supérieure. Lorsqu'on veut conserver des papiers, on les enfile avec la pointe crochue de la tige et on les fait descendre sur le plateau. Lorsqu'on a ainsi une certaine quantité de pa- piers, et qu'on veut en retirer un, on fait la recherche de ce papier, et lorsqu'on l'a trouvé, on le fait remonter au haut de la tige, avec ceux qui sont au-dessus; on retire celle-ci hors du tube, ainsi qu'on le voit en À. On prend le papier, et on remet la tige dans le tube garni d’une portion de papiers, et représenté sous la lettre B. Il faut que le sommet du tube soit taillé en biseau, afin de faciliter l'entrée des papiers om L 49 en em gs Pa| es PR Es Tr b M d'une on de à trou icelle, end la üre la esoin, OUver autres nstru- lateau ement Le üige \d par- er des ue de iteau, le pa- ait la ouvé, , avec 1 hors end le garni ous la taillé ipiers LADA D DRM AUD UD 00% A a a Va a Va Va Va Va a RS RS BIS AR ER RD RER ES RDS RES LV ER RL RS LADA RAA T7 72 | CHARRUES. PLANCHE PREMIÈRE. Fig. 1, 2 etc. Charrue à buter les pommes de terre. Gette charrue, en usage aux environs de Freyberg, en Allemagne, est ordinairement tirée par deux femmes, et conduite par un homme qui tient les manches. On pourrait y employer des bestiaux, et la faire servir de cultivateur pour les plantes ordonnées par rangée. À, flèche à laquelle est adapté le soc sous le n° 6. Ce même soc est représenté sous la fig. 3, vue en face lettre À, vu en dessous B, et vu de côté lettre C; le coutre F placé en avant du soc; le double versoir, fig. 1 et 6, lettre E. La fig. 8 indique la partie intérieure des deux versoirs qui s'appuient contre une pièce de bois carrée, ou mieux triangulaire; ils sont tenus à l'écart par leur autre extrémité, avec une traverse clouée sur la flèche ainsi que sur les versoirs. On en voit la figure sous le n° 3. Les deux manches, fig. x et 2, sont fixés par une entaille à l'extrémité postérieure de la flèche, et liés par une bande de fer; ils sont en outre retenus par deux barres la- térales en fer. La longueur totale du soc est de 55 c.m.; sa'lame, qui se courbe en avant, et qui est en fer de lance, a 25 c. m. de long; elle a 12 c. m. dans sa plus grande largeur. Elle porte à sa partie postérieure une rainure dans laquelle entrent et s'appuient les deux versoirs, qui sont recouverts par 2 planchettes laissées en blanc dans le dessin. Le soc ouvre la terre qui est rejetée sur les côtés par les versoirs. PLANCHE IT. Fig. 1,2, 3. Charrue de Norwège. Cette char- rue, quon nomme dans le pays Falkenstener, est remarquable par la simplicité et la solidité de sa construction. Elle est légère et forme de bons labours. Elle se compose d’une flèche À, fixée au cep, fig. 3, dans sa partie antérieure par un tenon, et à son extremite postérieure par un manche recourbé E, Le versoir C est fait avec deux planches qui recoivent une inflexion bien combinée, et qui sont garnies à leur ex- trémité antérieure d'une plaque de tôle. La planche inférieure est entièrement recouverte de tôle; elles sont maintenues dans l'écartement qu'elles doivent avoir au moyen d’une verge en fer, fig 4, lettre H. On voit dans la même figure, lettre A, la mortaise qui recoit l'extrémité de sa flèche; celle-ci est arrêtée par un boulon qui porte sur deux fortes plaques de fer. Le soc B recoit dans sa partie inférieure l'extrémité du cep. PLANCHE III. Fig. 1, 2. Charrue de Danemarck. Elle est d'une grande simplicité, quoique ayant un avant- train. Sa longue flèche est fixée au cep par le moyen du manche et d’un tenon. Le versoir est formé par une planche d'une courbure peu avantageuse. On voit la forme du coutre à la fig. 2. Fig. 3. Fourchette de deux pièces pour trainer une charrue. Lorsqu'on ne peut se procurer une branche fourchue pour reposer la charrue et empêcher que le soc ne traîne sur les chemins, on emmanche deux morceaux de bois l’un dans l’autre en forme de fourche. Fig. 4. Fourchette d’une seule pièce pour trat- ner la charrue. Elle sert à l'usage qui vient d'être indiqué. Fig. 5. Racloir de laboureur. Lorsqu'on la- boure dans des terrains argileux, tenaces et hu- mides, on détache avec cet instrument la terre qui adhère au versoir et aux autres parties de la charrue. Il est composé d’une petite pelle en fer armée d’un manche. ee Tom. I. - oo em no nm TT TR non an RSS SAIS RSR RSS RSR RSR RD/ D RL 8 BR/ BR ER RS Q/R LL RSR Q/R LB/ 8 ER/ RE LS VRAI RS VV RES ER ER RUE EE LR R SOS BR IRRIGATIONS. PLANCHE PREMIÈRE. Fig. 1. frrigation des champs à surface incli- nee. Cette méthode, en usage dans le royaume de Valence, se pratique non-seulement lorsque le terrain est en pente dans le sens de la lon- gueur À, B, mais aussi dans le sens transver- sal en supposant une pente vers B, B. Dans ce cas on élève de petites digues longitudinales, en formant des parallèlogrammes allongés dans la direction que doivent prendre les eaux. On éta- blit sur la longueur de ces digues, dans la partie la plus basse du terrain B, B, de petites digues qui tendent à ramener vers la partie opposée l'eau qui se porte vers l'angle le plus ouvert de ces digues. Si l'on n'avait soin de disposer ainsile sol, l'eau s'écouleraittoute entière dans la partie a plus basse, etelle n’arroserait qu'une portion du terrain comprise entre les grandes digues. Le ca- nal d'irrigation indiqué avec une flèche fournit, par l'ouverture À, les eaux qu'on arrête lors- qu'elles sont sur le point de parvenir à l’extre- mité de la plate-bande, afin que la partie supé- ricure ne reçoive pas une trop orande quan- tité d’eau. Les grandes digues auxquelles on peut donner une étendue plus ou moins conside- rable sont distantes de 33 d. m., et les petites de 20. Fig. 2. Irrigation des champs a surface horc- zontale. On arrose les blés dans le royaume de Valence et dans la Catalogne, lorsque le ter- rain est à peu près horizontal, en formant le long d’une rigole, indiqué dans le dessin par une flèche, des digues qui se prolongent à angle droit aussi loin que le permet la surface des champs. Les digues, distantes les unes des autres de 4 à 5 mètres, se font avec la terre, qu'on re- lève à la hauteur d'un ou 2 d: m. On arrose la première plate-bande en faisant une ouverture par laquelle l'eau du canal se répand entre les deux digues longitudinales. Lorsque l'eau est sur le point d'atteindre l'extrémité inférieure, on bouche cette première ouverture, et lon PLAN Fig. 1. Arrosement des prairies ä surface in C= >>.+ x ERAON n gale. On fait une prise à la rivière E, E, au moyen d'une écluse qui fournit l'eau aux deux canaux de conduite À, A. De ceux-ci elle passe à volonté Tom. Il, conduit l’eau sur la seconde plate-bande, et ainsi successivement. Fig. 3. frrigation des jardins par petits car- reaux. On voit dans cette figure, à la lettre A, une double bascule dont nons avons donné la représentation t.[, fig. 4, pl. 8, des Irriga- tions. B indique le puits. Le réservoir, situé entre deux et construit en brique, communique avec les canaux ou rigoles longitudinales, dans les- quels le cours de l'eau est désigné par des flèches. On élève à angle droit, entre ces canaux, de petites digues qui servent à contenir l'eau. On fait entrer celle-ci successivement dans chaque carré en pratiquant une ouverture dont la terre est rejetée dans le canal pour en arrêter l'eau. Ce genre d'irrigation se pratique à Alexandrie, dans le Piémont. Un ouvrier, faisant agir les deux bascules, verse dans le réservoir l'eau qui coule dans les rigoles, et qui est dirigée suc- cessivement dans les carrés par un second ou- vrier. Les rigoles ainsi que les digues ont 2 d.m. de largeur; les carrés ont 18 d. m. sur 8. Fig. 4. Prise des rigoles dans les canaux d’irri- gation. Lorsqu'on a des déviations de ruisseaux ou de canaux dont les bords présentent une pente trop escarpée, on ménage et on modère l'écoulement des eaux en formant une rigole longitudinale qui recoit immédiatement l’eau du canal, et la distribue au moyen de petites rigoles secondaires, de manière qu'elle puisse couler sur toutes les parties de la prairie. Le canal, dans cet exemple, est tracé en ligne droite, tandis que la grande rigole suit les inéga- tés du terrain qui forcent d'en varier le cours pour conserver le niveau nécessaire. Ce système est suivi dans la vallée de Campan, où les prai- ries sont parfaitement soignées. L'habileté con- siste à arroser toute la surface d’un pré, en ne creusant que les rigoles absolument nécessaires. On forme des canaux de décharge pour l'écou- lement des eaux superflues. CHE IT. dans les rigoles B, B, etc. qui sont tracées sur les parties les plus élevées du terrain, et elle arrose la prairie en se répandant également sur les deux côtés de la rigole. C, GC, etc. sont des ER. a: Ÿ Lutte. nee LE) TEL| DT AN PQ M D canaux de décharge qui recoivent le surplus des eaux, et qui deviennent, sur un terrain plus bas, rigoles d'arrosement. D représente un fossé pour recevoir les eaux surabondantes dans les lieux bas où elles ne pourraient trouver d'écou- lement. Ce modèle d'irrigation est pris en Suisse, Fig. 2. /rrigation d’une prairie à surface égale. Lorsque la surface d'une prairie est égale et sa pente uniforme, on ouvre des rigoles B,B, etc. sur le canal de conduite À, À, et on les prolonge dans le sens de la pente, de manière à répandre les eaux sur toute la surface de la prairie. La surabondance des eaux s'écoule par la pente naturelle du terrain. On établit en Suisse la dis- D tance de ces rigoles à 12 ou 135 mètres, sur des lignes parallèles. Fig. 3. Irrigation d’une prairie a plan hori- zontal. Lorsqu'on a en Suisse un terrain parfai- tement horizontal qu'on veut soumettre à l'irri- gation, on le divise en rigoles parallèles et d'une étendue plus ou moins prolongée. Les rigoles C,Cquirecoivent l'eau du canal de conduite B, B, sont faites par un léger exhaussement du terrain, tandis que Les rigoles alternantes O, O recoivent les eaux qui s'écoulent après l'arrosement, et les portent dans un fossé. Le canal de conduite reçoit, au moyen d'une écluse, les eaux de la rivière indiquée par une flèche. Mu+ HS 0222 2 ee: CORRE lan hori. N parfai. € à l'irri. et d'une | rigoles ite B,B terrain, COlvent ent, et nduite x de la mm me Tom. .: 3 7/ En SÉHLUCUONS Ut vale LÉ. P . Lrthog de C Le Last Î |{ l 4 { l 1 ] | 4 è f i l :} j i{ ] || | l (s {f | D! | 1 Î L {| D: | | L | j Al fl | | PQ A VU| J À. é PE EE PES A Lo me a tm on cm no mm om à| Li nn as dk A _{ | !, El à| f . 4 a OTIE 2. à) Const tauclu } ft VukAlC) Ju Luthoÿ 4€ te Lors é en 4 { || ||| | | ue_——= tm:—_——_ oi oh. À dis ne ne Ve ee DE RU Der on den. is A td no 2 2 on. sh tmnamm. =+= 7) 5 Tom. 2. Conshauctions iuiredes PL.3 a 1 TN Ds eee Sul [Re D RS De a——— || L PRESS; Er su a—————— er nn ue een ù= ee= nes————= É oo no NI ma Re a 32e rt NE ra à Tom 27 a for— / r ÿ Lithoyg de( À Last D oo 1 oo am nur SE ee CR ÈS mAh en td Pod M dt om tem SR PI A hu sdhacteile: nl NES 4 Léhoy LE C de Last | À| L|! / n 4| t || || l/ |} || | Î (B} fl F l es= a CE=_ RT—==——=—__—— SR ee ep ro a A| a———— SG en=| H A oo mm om 2 NL à om me same om on om À e CR VE PES SRE ONU SU VAT EU PE BTP PEU PE EN = z> Es. Re the mes NÉ Mae,= || TE ENEERR ere ne a a en| soccer a TE mom eu À re|| Se ge go de DR DR De à Se ee»)— Tom 2. >/ ARE ter POS Luhoy 2 Cle DR ER eme - To ES bis Les 1 en__ he ti, om. pt, bn ms| ES PATES= es PES SE ue 2 4 en à LR RP Te S Li a— ZE= a— LE En ne Sue ER—===—— ne—| St_—===————=— EE mm a an mA dj __=—:-----—:—_——— EEE= RU RS nue RSR 3 se han tinanime en VE 2 Lom.2. 7- de C de Last. 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À L'ÉTABLISSEMENT LITHOGRAPHIQUE DU COMTE DE LASTEVRIE, RUE DU BAC; N° 96. = se——— De’iMPAIMERIE DE RIGNOUX, RUE DES FRANCGS-BOURCEOÏS-5.-MICHEZ, N° 6. 182L mers rte pr à Pi 7e Ris ns A or om Se RES mes a re Se di SSD A Cv Sorties Pr mcm PP CR ésien nn TE re ) x] a Constructi fl) CU les/ ô#4 Lu AIT LE 2 Ce 72 Last 2 To pren | M es meer rar nes eo RE ARIANE_ l- ù* PRO MNE RES LE TEE RDA ARCS Si,"s SE ms Dire Eye BE a__ a—" je CRAN ETÉÇ Âge E 5; 2 REP x Te Re nn le LE th ts= E EYE ge sx Arped PR , a_—— nt seu mn SE ais RUE TERRE PERD SRE à TE ; nr EE— a—— a= re D—= SR PRE amet:| Î==== ES EEE— a—— RSS: A= nn ms si s =— EE_—="| E—_—_—— RE————= EE Er— pe—_——, d EE—— LS Ye 4 == SR— ee 2 a A on mm mr té Fou_ se := 2= 2 Lens: RER:—:| £- 1 El SE ne deu SON de CA TERRES ETS TES RTE UPS ( T:, 1e-=, Que onsttthionrs iniales PIS Fe #6: fomrez En HET 5% Dre Se PONTS ex RC PART 9 RTE EN re East LR as Es Er Zrthog. de C de Zast . ee! eee CL METTRE mt tm sm= ll, A ee 0 LASER PEN A SARA NE AN 4 ZE= PLAN! 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À L'ÉTABLISSEMENT LITHOGRAPHIQUE DU COMTE DE LASTEYAIE, RUE DU BAC, N D6. > DE L'IMPRIMERIE DE RIGNOUX, ave prs FRANGS-DOUBGHOIS-S-VIQHEL, w°. 8. : F4 Re LA A D et OP 0 et, te es en co CU) mr ed mme ti EE. re CT et. ect Le ET| Cie, 160. ouet| Pal Qi Rs ee!=€ ms“= 35-2 LE è Ex= mt fn=,= Cox cu S£ At Don——=© CE Eu ES Ce— 8 Les AE= Em À EAST SR QU ES TS OS OT BRAS TS, se© SET EE CS 5 DIE € LD'e ST»]= è SOS& DT "TS SE 5 ue= SE É TS= EL SE+— l il 4, ) k à (1 Î Lt# { à{ .| 0| [/ | î n <| À ”| 14 Î || nl | 1 :| ë| j l Al Î |{ ï| me 00 gr om on ES me D N| … AE Are pl PR SRI BIS SD ES DS SR SAS RS ER RAR AIS BR RSR AS RD RAR RS A Q/R RO/ 0 A A/R RS ER RL/ RTS TR TT TS TE, TT Ti, /Ti Th, CHARRUES. PLANCHE IV. Fig. ret 2. Houe a cheval a trois socs. La première figure représente le profil de cette houe, et la fizure 2 son plan. La leitre A indique la fleche à laquelle sont fixées toutes les autres pièces; B les manches qui se rattachent à l'ex- trémité postérieure de la flèche, et qui sont unis par une traverse vers le milieu de leur lon- gueur; D,0 les deux socs postérieurs, qui portent deux tiges dontla partiesupérieureentre dans Les mortaises de la traverse E, F, et s'y attache au moyen d'écrous, dans un écartement plus ou moins considérable, selon la largeur du terrain qu on veut labourer. Le soc, de forme triangu- laire, ainsi qu'on le voit dans la fig. 2, porte une tige un peu inclinée, qui est fixée contre la flèche au moyen d'une verge de fer à crochet; C, le soc antérieur situé au-dessous de la flèche, etsoutenu comme les précédens avec une verge de fer. H, H sont deux lignes ponctuées qui in- diquent les positions respectives des socs de derrière et de celui de devant. La roue en fer placée à l'extrémité de la flèche peut se hausser et se baisser au moyen des trous percés dans la bande de fer sur laquelle elle est montée. Le palonier I est accroché par une bride au régu- lateur, qui se hausse ou se baisse selon qu'on veut donner plus ou moins d’entrure aux socs. Il est fixé à l'extrémité de la flèche au moyen d'un boulon autour duquel il est mobile. On l'arrête dans la position convenable avec une cheville qui passe dans l’un des trous ouvert à la tête du régulateur, et dans un autre trou correspondant qui traverse la flèche. Cet instrument est excellent pour sarcler les plantes disposées sur des lignes droites, telles que les pommes deterre, le maïs, les haricots, etc. Il n'a besoin que d’un homme et d’un cheval pour être mis en activité, et la quantité de travail qu'il produit apporte une grande économie dans la main-d'œuvre. On attache quelquefois sur Le derrière des socs un petit rateau qui divise la terre, et entraine les herbes dont les racines ont été coupées. On peut disposer le même ins- trument à recevoir au lieu de trois socs, un soc unique garni de deux versoirs, qui en re- jetant la terre de deux côtés sur le pied des plantes, leur donnent nn bon butage. Fig. 3. Charrue du Brabant. L'emploi de cet instrument dans un pays où l’agriculture a été portée à un haut degré de perfection, démontre ses avantages. Elle est surtout bonne pour les terres fortes, quoiquelle soit également em- ployée dansles terrains sablonneux. Elleretourne bien le sol et forme des raies très-profondes. Elle se compose d'un soc A en fer forgé, qui s'ajuste au versoir B, et qui se fixe au cep C par le moyen d’un crampon. Le versoir est assujetti par des étancons en fer boulonnés sur la flèche, sur le manche et sur le cep. Ge dernier est garni de plaques de fer, afin d'empêcher qu'il ne s'use trop: promptement. Un plateau en bois D, maintenu contre la flèche et sur le cep, et placé du côté opposé au versoir, sert à réunir les prin- cipales pièces de la charrue et à leur donner une grande solidité. Le coutreE, de forme courbe, se fixe dans la flèche au moyen d'un coin.F, sabot en bois adapté à une tige qui traverse également la flèche. Il se lève, ou se rabaisse, selon qu'on veut donner plus ou-moins d’entrure au soc de la charrue. On place à l'extrémité antérieure de la flèche une bride de fer G, qui porte une bande percée de neuf à dix trous dans lesquels on fixele palonier, selonqu'on veut diriger lesoc du côté droit ou du côté gauche. Le manche unique H estarmé d’un mancheron qui donne au labou- reur le moyen de mieux diriger la charrue. Il est consolidé contre le cep par un tenon en fer. PLANCHE V. Fig.1, 2et3. Charrue écossaise perfectionnée. Getinstrument, originaire d'Ecosse, a été porté à un haut degré de perfection par les soins d’un ingénieux mécanicien nommé Sal. L'emploi de cette charrue, qui a été généralement adoptée dans les trois royaumes de la Grande-Bretagne, Tom. II. prouve qu'elle est vraisemblablement la plus par- faite de toutes les machines de ce genre; et les défauts qu'elle peut avoir sont peu sensibles, comparativement aux inConvéniens qui se ren- contrent dans les autres charrues. Elle peut, avec deux chevaux, former un labour parfait d'un PER 2 me mn L ne= use me um à À RÉ te TR nr a—— EST ER a —— a— "gr ( acre anglais( 4o ares 4 centiares) en huit ou neuf heures, sans trop fatiguer les animaux. Il est à regretter que son usage ne soit pas répandu en France. Les manches À s'élèvent d'un mètre au-dessus du sol, et sont réunis par une traverse. Le manche principal, qui se-trouve en ligne droite avec la flèche, et qui est plus fort que l’autre manche, a 12 d. m. à prendre du point où 1l se réunit à la flèche. On lui donne jusqu’à 13 d. m. ce qui, en prolongeant le levier, facilite la direction de la charrue. Ces deux manches sont liés par deux et même quelquefois par trois traverses, et maintenus à 6 d. m, dans leur plus grande distance. On construit la flèche E en forme courbe, afin de l’éloigner à une plus grande distance de l'extrémité du coutre, etafin qué les racines qui se portent vers le haut par l'effet du tirage ne puissent pas être retenues aussi facilement. On lui donne unegrande force, afin que les mortaises dont elle est percée ne puissent l'affaiblir, Elle a unelongueur de 16d.m. Le versoir B a 37 c. m. de hauteur dans sa partie antérieure, et 43 de longueur à sa partie supé- rieure; il est fixé avec des boulons contre le manche et les autres parties de la charrue. Le soc C à une longueur totale de 5o c. m. Il se NS D replie sur les deux bords de sa partie postérieure, à prendre de l'angle formé par le tranchant, et présente une douille qui recoit l'extrémité du cep K. Celui-ci à 55 c. m. de longueur. Le soc vient se réunir aux pièces H, 1, K. La première, quiest en fer, se recourbe sur le versoir, et forme un angle aigu, ainsi qu'on l'a indiqué à la lettre M, fig. 2. La lettre L représente un tenon qui traverse la flèche et la réunit au cep. Le coutre D passe dans une mortaise de la flèche, et recoit un deoré d'inclinaison convenable au moyen d'une tige de fer à boulon. La fig. 3 représente la charrue écossaise dessinée en perspective. Elle porte à l'extrémité de sa tige un étrier F qui sert à contenir une chaîne G. Le palonier se rattache au crochet qui se trouve à l'extrémité de celle-ci. On adapte plus communément à l'extrémité de la flèche, au lieu de l’étrier, une bride de fer, au moyen de laquelle la ligne de tirage peut êtreélevée ou abaissée, ou être portée à droite ou à gauche. Le coutre D doit former un angle de 45 degrés avec le cep et un angle droit avec la ligne de tirage. Toutes les parties de cette charrue, silon en excepte la flèche et les manches, sont construites en fer battu et en fonte. On en fabrique même en Angleterre qui sont entièrement en fer, oo =) leure, nt, et te du Le soc Mère, lorme lettre )n qui utre D 0it un d'une nte la e. Elle F qui ler se émité ent à , une ne de portée [ormer anole parties che et 1eten re qui PL RSR RSS PLIS SLR RS SSL SSSR RSS RSR RS RSS SR SR RSR AA RS A A ASS ES BLESSE LS EN ET 2 ANIMAUX. PLANCHE PREMIÈRE. Fig. r. Étable à engraisser les cochons. Elle est composée d'un plancher À, supporté par quatre poteaux élevés environ d'un mètre. On laisse une petite distance entre les planches, afin que les excrémens des animaux puissent tomber par terre. Les côtés de l’étable sont faits en plan- ches, ainsi que le toit. On ménage sur l’une des extrémités une porte par laquelle on fait entrer les animaux, et sur le devant, de petites ouver- tures fermant avec des planches à coulisse. On établit vis-à-vis ces ouvertures une auge à divi- sion dans laquelle on donne à manger aux pores. Ce genre de construction estusité en Danemarck. Fig. 2. Epinette pour engraisser les oies. L'ins- pection de la figure indique suffisamment la manière dont on peut faire ces épinettes. Elles sont montées sur 4 ou 6 pieds; et elles ont des ouvertures pour laisser passer Le cou des oies lors- qu'elles veulent prendre la nourriture qu on met dans l’auge située vis-à-vis. Fig. 3. Étable a engrais pour les cochons, a ouvertures elliptiques. Ge genre de construction diffère peu de celui de la figure 7, et il est des- tiné aux mêmes usages. On en fait usage en z O Danemarck, afin de tenir les porcs à l'abri de l'humidité et dans un certain état de propreté, lorsqu'on n'a pas de paille pour leur faire la litière. Fig. 4. Abri pour donner du sel aux bestiaux. On construit en Allemagne, avec quelques per- ches, des traverses et de la paille, un abri que l'on place dans les pâturages ou dans les cours de fermes, afin que les vaches ou les moutons puis- sent y venir lécher du sel gemme qu'on pose sur une petite planche à rebord. Fig. 5. Miche a chien. On élève ces niches en France à la porte des fermes ou des maisons de campagne pour donner aux chiens de garde un abri propre et salubre. On plante à cet ef- fet un pieu en terre, sur lequel on établit un plancher avec quatre côtés et un toit, le tout en planches. Le chien qui est attaché par une chaine peut se tenir dans sa loge ou en sortir lorsqu il veut. Fig. 6: Raätelier pour les moutons. On cons- truit dans plusieurs de nos départemens ces râteliers avec deux longues perches maintenues à leurs extrémités par deux traverses. On fixe ensuite, dans des trous qui se correspondent d'une perche à l’autre, des baguettes de bois que l'on courbe, afin de présenter un espace dans lequel on met le fourrage. La lettre A re- présente la coupe du râtelier. On le suspend au plancher avec des cordes, ou on le soutient par des montans au degré de hauteur quil doit avoir: cette méthode est fort économique. PLANCHE IT. Fig. 1. Manière d'habituer les animaux au| tirage. On trouve quelques animaux qui refu- sent de se prêter au tirage auquel on veut les soumettre. Le moyen le plus prompt et le plus facile de les ployer à ce genre de travail, est de les habituer graduellement au ürage par le besoin de nourriture. A cet effet, on les attache à une crèche au moyen d’une corde qui coule dans un anneau, et à l'extrémité de laquelle est attaché un poids, de manière que l'animal puisse sapprocher ou s'éloigner de la crèche. On lui met un collier avec deux cordes fixées à un palonier; on attache une autre corde B qui passe sur une poulie C, et qui porte à son extrémité un poids de 59 kilogrammes, qu'on peut augmenter ou diminuer à volonté. Les choses étant ainsi disposées, on met du four- To. II. rage dans le râtelier. L'animal, qui se sent pressé par la faim, fait des efforts pour appro- cher du râtelier; il soulève le poids, et le tient dans cet état aussi long-temps qu'il veut man- ger, ce qui l'habitue au tirage. Il est libre de cesser ses efforts, car lorsqu'il recule, le poids repose par terre: 1] contracte facilement l'ha- bitude du tirage dans l’espace de 15 jours. Pig. 2. Travail ordinaire pour ferrer les che- vaux. C'est un appareil commode pour ferrer les chevaux indociles, ou pour contenir ceux auxquels on est obligé de faire quelque opéra- tion douloureuse. On peut le construire d’une manière fort simple. Il suffit de fixer en terre quatre forts poteaux dont les deux de devant sont plus élevés; on les réunit sur les côtés par des pièces de bois, de manière que l'animal ne SR Vo ee EE ÈS — (2) soit pas maître de ses mouvemens; on fait pas- ser dans deux forts anneaux une barre qui re- tent le cheval par-derrière, et on lui attache les pieds à cette barre pour l'empêcher de re- muer: on peut aussi le contenir par une corde qu'on passe sur le devant. Fig. 3. Travail en cage pour ferrer les che- vaux. Il est formé, ainsi que le précédent, par quatre poteaux d'égale hauteur, liés sur| les quatre côtés supérieurs par des pièces de bois. On fixe à droite et à gauche deux autres pièces de bois B, B qui retiennent le cheval; une barre mobile A, posée sur le derriere, sert à lui attacher le pied; on emploie aussi une chaîne lorsqu'il est nécessaire, soit sur le der- rière, soit sur le devant: ces dessins sont pris dans la Belgique. To es de lutres 1eval; 3 Sert 1 Une € der- It pris LAN 2.2 POLE PS ESS LS SI SI Sn D D'A 2 LR SRB /R LR LB Q/R LR VV/ VV A/S A/R/ RQ /R, SL SSSR RSS SU SL RSS ES dE TE. [RRIGATIONS. PLANCHE III. Fig. 1. Pantano. C'est le nom que les Espa- gnols donnent aux réservoirs ou grands bas- sins qu'ils forment dans les gorges des vallées, pour conserver les eaux pluviales et les faire servir aux irrigations des champs. Ils sont rede- vables de ce genre de construction aux Romains et aux Maures, qui l'avaient trouvée établie de toute antiquité dans les contrées de l'Asie. Les Indiens en pratiquent dont la digue a un quart de lieue, une demi-lieue, et même une lieue de long, et qui fournissent l'eau nécessaire aux irrigations des terres cultivées par 5o à 6o vil- lages. Des terrains, couverts de rizières et d'au- tres produits, demeureraient incultes et déserts s'ils n'étaient vivifiés par ces eaux. Les Arabes ne sont pas moins industrieux sous ce rapport que les Indiens; ils réunissent les montagnes par des digues en pierre de taille de 40 à 5o pieds d’élévation; et ils forment ainsi dans les vallées des réservoirs qui fécondent au loin les sols les plus arides. Niebuhe parle de ce genre d'industrie si commun en Arabie. L'un des bassins qu'on prétend avoir été construit du temps de la reine de Saba, et qui ferulisait une vaste plaine à une demi-journée d’étendue de droite et de gauche, est encore regardé au- jourd'hui comme une merveille du pays. Sa digue étant venue àse rompre, Les habitans de la plaine furent obligés d'abandonner leurs champs, qui depuis cette époque sont restés stériles. Les Turcs ont conservé une grande partie des bassins d'irrigation que leurs prédé- cesseurs avaient construits. Les eaux qui ser- vent aux besoins de la ville de Constantinople viennent encore aujourd'hui des réservoirs éle- véspar les Empereur grecs. C'est par ce moyen que sont alimentés les fontaines et les bains que l’on trouve dans plusieurs villes et villages. Procurer des eaux pour les besoins de l'homme et pour ceux de l’agriculture, est considéré dans la loi de Mahomet comme un acte religieux et méritoire: genre de dévotion qui devrait ho- norer également tous les cultes. J'ai vu plusieurs pantanos en Espagne qui tous portent l'abondance dans la contrée qu'ils dominent; les uns sont de construction ro- Tom. II. maine, les autres arabe, et d’autres enfin sont restaurés ou élevés par les Espagnols. Ilen existe encore aujourd'hui un du premier genre à une lieue de Mérida, que l’on nomme dans le pays albufera ou étang. Il portait une grande quan- tité d'eau dans cette ville au moyen d'un aqué- duc dont il reste encore un grand nombre d’arches. Les Romains avaient élevé entre deux coteaux une forte digue qui se rétrécit par gra- dins du côté des eaux, et qui est soutenue par de forts massifs distans les uns des autres de 13: m. Elle est appuyée extérieurement par une jetée de terre qui a 35 mètres de large à sa partie supérieure, et qui se termine en talus de 45 degrés dans la vallée par laquelle s’é- chappent les eaux. Les gradins en pierre de taille ont 12 c. m. de largeur. La largeur de la digue offre à sa partie supérieure un massif de plus de 3 mètres de large; elle a 434 mètres de longueur; il y a deux ouvertures d'échappe- mens pour les eaux, auxquelles on parvient en descendant par 59 gradins de 17 c. m. de hau- teur, pratiqués dans des trous. Les Romains avaient construit, outre cette grande digue, une muraille large de 27 d. m. à sa base, et de 17 à son sommet, afin de retenir une plus erande masse d'eau, qui, sans cela, se serait échappée sur l'un des côtés où le terrain se trouvait trop bas de quelques mètres. Ce ma- gnifique ouvrage, digne de la grandeur ro- maine, donne encore aujourd'hui des eaux qui ne sont destinées à d'autre usage qu'à faire tourner un moulin, à laver des laines, et arro- ser quelques jardins. Le Pantano dont nous donnons ici la figure, et sur le modèle duquel sont construits presque tous ceux d'Espagne, sert aux irrigations de la Huerta d Alicante.[la été construit sous le règne de Philipe Il. On a profite de deux collines dont les masses de rochers solides sont situées au débouché d’une vallée profonde ,sinueuse et bordée de rochers qui retiennent les eaux dans une longueur d’une lieue et demie. La distance de ces collines où se trouve élevée la digue est de 6 mètres à la base, et va en s'écartant jusqu’à la partie supérieure de la digue, où elle a 78m. EE DR ut (a Celle-ci a 84 palmes de large à son sommet, 144 à sa base, et 196 d'élévation. Elle est cons- truite, dans sa partie intérieure, avec de petites pierres et du mortier, et revêtue extérieure- ment en pierre de taille. Elle a une forme circulaire bombée du côté des eaux, afin de présenter une plus grande force à leur pression: circonstance qui n a pas été bien indiquée dans le dessin. L'eau destinée aux irrigations s'é- chappe par un puits pratiqué dans l'intérieur de la digue, et dont l'ouverture prend au sommet. L'eau entre dans ce puits par des ouvertures établies deux à deux de distance en distance, afin qu'elle puisse sortir sans trouver un obstacle par le dépôt de la vase. On règle la quantité d'eau qui doit sortir du puits au moyen d'une vanne soulevée par un treuil. L'eau s échappe alors avec une impétuosité inexprimable, à tra- vers une ouverture carrée, taillée dans le roc et vient se briser avec fracas contre le rocher. On a pratiqué en maconnerie une seconde ou- verture à côté de la première, ainsi qu'on peut le voir dans la figure. Elle est voûtée, large de 33 d.m., élevée extérieurement de 24 palmes, et elle va en diminuant jusqu’à son issue inté- rieure, qui a 16 palmes d'élévation. C’est par cette issue qu'on nettoie le pantano, et qu’on le vide de la vase qui s’y accumule à une grande éléva- ) tion. Ce travail a heu environ tous les quinze ans. Cette ouverture se ferme avec une porte appuyée contre des solives qui sont elles-mêmes soutenues par d'autres solives en contre-forts. Lorsqu on veut dégager la vase qui obstrue l’ou- verture, on laisse tomber une pesante barre de fer qu'on relève au moyen d'un treuil. On à soin de pratiquer dans la partie supérieure de la digue une ouverture large de quelques mètres, afin de donner passage à la surabondance des eaux. Le bassin de Sainte-Féréole, qui sert de point de partage pour les eaux du canal de Languedoc, est construit dans le même genre que les pan- tanos d'Espagne. Les digues qui forment ces bassins doivent être établies avec beaucoup de solidité et entretenues avecune surveillance par- uculière. J'en ai vu une en Espagne qui ayant crevé par la négligence des architectes, a laissé échapper une masse d’eau qui à renversé un grand nombre d'habitations et d'arbres, etruiné une vaste étendue de terrain. Fig. 2, Perche pour sonder la profondeur de l'eau. Elle porte à l’une de ses extrémités un disque en bois avec lequel on appuie au fond de l'eau pour en connaître la profondeur. Ce qui est indiqué par les divisions métriques marquées sur la perche. Cet instrument peut trouver son usage dans diverses circonstances, PLANCHE IV. Fig. 1. /rrigation pratiquée entre deux coteaux à plans irréguliers. Lorsqu'un ruisseau parcourt le fond d'une vallée en pente, et dont les côtés présentent des élévations irrégulières, on forme des digues dont les distances sont calculées d’après la pente et l'étendue du terrain. On ouvre au-dessus de ces digues des canaux A, A, A, etc. de 2 à 3 pieds de large sur 1= à 2 de profondeur, selon la distance à laquelle ces canaux doivent porter les eaux. On les dirige en suivant une pente douce, et en les contournant d'après les élévations de terrain qu'on rencontre, et d’après l'élargissement de la vallée. Ces canaux se ré- trécissent à mesure qu'en s'éloignant des prises d'eau: ils se répandent par le moyen des rigoles sur toute la surface de la prairie. Le surplus rentre dans le canal inférieur, ou retourne au ruisseau par un canal de décharge creusé à l'extrémité de la prairie. Les rigoles se tirent du canal à angle droit ou dansune direction qui doit être déterminée d’après la pente du terrain. On ouvre sur leur côté de petites saignées qui finissent de donner aux eaux le cours qu'elles doivent avoir pour couvrir la surface du ter- rain. M. du Bretail, correspondant du conseil d'agriculture, a appliqué ce système avec succès dans le département de l'Allier. PLANCHE V. Kg. 1. Maniere d'afjermir et d'étendre les rives d’un terrain marécageux. En supposant que l’on veuille étendre la surface du terrain sur les bords d'un étang, qu'on supposera être dans la partie K, K,K du dessin, on choisit sur une autre partie des bords de l'étang qu'on sup- pose être en À, À, A, et dont le sol est composé de racines de roseaux ou d’autres plantes maré- caseuses; ces racines, entrelacéesles unes dans les autres, présentent des masses solides, mais qui n'adhèrent au fond que par leur extrémité. On coupe ce terrain en parallélogrammes, ainsi quon le voit sous les lettres B, G, G. Après avoir formé une tranchée sur trois côtés, on fait passer dans le fond de cette coupe une corde C, D, E, que l’on enfonce avec une fourche, ST lune Porte hêmes forts, [e l'ou- rre de a soin digue fin de ix. Le int de edoc, S pan- at ces up de epar- ayant laissé sé un TUINÉ eur de és un nd de e qui ‘quées er son isoles rplus 1e au usé à nt du ni doit in. On $ qui u’elles u ter- “onseil succés s dans mais smite. À ainsi Après s, ON corde arche; Re tt tte tt tt tt tt 00000 0) JARDINAGE. PLANCHE IV. Fig. 1 et 2. Orangerie d’eté et d'hiver. Ce genre de construction est en usage à Florence pour conserver les orangers, et les abriter contre les gelées pendant l'hiver. On élève à quelques pouces de terre un mur qui forme un carré plus ou moins long, sur une largeur de 2 mètres. On pose sur ce mur, de distance en distance, des pierres À, percées d’un trou dans lequel entre l'extrémité des poteaux B. Les poteaux placés sur le devant ont une hauteur de 2 mètres, et ceux du derrière, de 6 d.m.seulement.On fixe sur le sommet de ces poteaux des traverses qui les tiennent assujettis, et l'on établit sur celles-ci d'autres solives en forme de toiture qu'on re- couvre d'abord avec des planches, puis avec des paillassons épais de 1 décimètre, enfin avec des tuiles, ainsi qu'il est représenté fig. 2. On gar- nit pendant l'hiver, avec de forts paillassons, les quatre côtés de l’orangerie, de sorte que les arbres se trouvent bien abrités contre les froids de la saison. Lorsque la chaleur du printemps commence à se faire sentir, on enlève les pail- lassons de la toiture, et les orangers restent à découvert. On peut également enlever toutes les pièces de bois. C'est une méthode assez éco- nomique de conserver au milieu des jardins les plantes qui ne sont pas susceptibles de supporter les froids de nos hivers. Fig. 2. Coupe de l'orangerie. Fig. 3. Muraille d’espalier garnie de haut- vent. Pour abriter les arbres en espalier, on est dans l'usage, aux environs de Paris, de planter à un mètre de distance, dans les murailles contre lesquelles on attache les arbres, immédiatement au-dessous du chaperon qui les recouvre, des bâtons ou des lattes larges de 5 à 6 c. m., et longs de 4 d. m. On attache sur ces bâtons des paillassons qui garantissent les arbres de la gelée. Fig. 4. Tonnelle couverte en planches. On forme ces tonnelles dans les jardins pour se mettre à l'abri du soleil et de la pluie. On gar- nit les côtés avec de la vigne ou d'autres plantes grimpantes qui donnent des fleurs et une ver- dure agréable à la vue. Fig. 5. Arrosoir en cuivre. On donne, aux environs de Paris, cette forme aux arrosoirs dont les jardiniers font usage. La plaque de mé- tal qui ferme la moitié de l'ouverture sert à retenir l’eau lorsqu'on penche l’arrosoir, et à le porter dans certaines circonstances. Le goulot en forme de champignon est percé de petits trous à son extrémité, afin que l'eau soit répan- due plus également et avec une chute moins ra- pide. Il a 40 c. m. de haut sur 24 de diamètre. Fig.6. Arrosoir de fer-blanc. Sa forme diffère un peu de la précédente, et son goulot reçoit à volonté un ajustage par lequel l'eau se répand en guise de pluie. PLANCHE V. Fig. 1. Serpette a crochet. On l'emploie en di- vers lieux pour la taille des haies; le crochet sert à faire rentrer dans l’intérieur de la haie les branches d'épine qui doivent remplir les vides. La longueur de la lame et de sa gouge est de 3 d. m. Le crochet a 1 d. m. et la lame a DCS de large. Fig. 2. Rabot pour unir les allées. On emploie cet instrument, qui est fait avec la douve d’un tonneau, pour unir les allées après les avoir piochées ou y avoir répandu du sable. Fig. 3. Echelle a tige simple. Sa tige est garnie par le bas de deux pièces de bois qui forment latéralement un angle aigu, et empêchent que 5 Tom. II. l'échelle ne verse sur les côtés. Elle est traversée dans toute sa longueur par des échelons, et elle porte à son sommet une pièce de bois dans la même direction que ces derniers, qui sert d’ap- pui lorsqu'on la pose contre les murailles. Fig. 4. Echelle double. Comme on lui donne souvent une très-haute élévation, ses montans reçoivent un certain écartement dans la partie inférieure. Les deux échelles sont réunies en- semble par une verge de fer qui les traverse à leur sommet, et permet de les dresser dans une position convenable. Fig. 5. Rouleau en pierre. I est monté en fer et il est garni à sa partie intérieure d'un fort RÉ NE SE a— > — RE (2) bâton, contre lequel s'appuient dans le urage les ouvriers qui le conduisent. Il est employé dans plusieurs endroits à raffermir les allées de jardins ou de parcs. Il pèse 500 kilog. Fig. 6. Batte a gazon. Lorsqu'on forme des bancs de gazon on emploie cette batte pour raffermir les pièces dont on les compose. Elle est de forme arrondie, et elle a de 18 à 24 c. m. de diamètre. Fig. 7. Batte à allee. Elle sert à affermir le sol des allées, celui des aires à battre le blé, etc. Elle a 4 d. m. sur 22 c. m. Son manche a 9 d. m. de long. Fig. 8. Crible pour passer la terre. Xl est tissu en osier, et 1l a la forme d'une corbeille. On l'emploie dans les jardins pour passer la terre qu'on veut mettre dans les pots ou les caisses, ou celle qui est destinée à des cultures soignées. On s'en sert pour couvrir de terre les graines de plantes qui demandent d'être à peine enter- rées. Il a 3 d, m. de diamètre. PLANCHE VI. Fig. 1. Claieen fil de fer. On fait usage de cet ustensile dans les jardins pour passer la terre, lorsqu'on défonce un terrain pour le rendre plus propre à la culture des arbres ou des plantes potagères. C'est un châssis de bois de 5 c. m. quon tient incliné par le moyen d’un support. Ilestgarnide fils de fer horizontaux à la distance de 6 m.m., et soutenu par deux fils de fer d’une plus grande force. Elle a 16 d. m. de haut sur ro de large. Fig. 2. Claie en lattes. Elle sert pour le même usage, et elle est employée aux environs de Paris, ainsi que la précédente. On la fait le plus com- munément en osiers, au lieu de lattes, on lui donne 18 d. m. de hauteur sur 14 à 15 de large etmême plus; les intervalles sont de 15 à 21 m.m. Fig. 3. Trousse de jardinier. C'est une poche qu'on attache autour du corps avec une ceinture à boucle. Elle est garnie intérieurement de deux petites poches indiquées par des lignes ponc- tuées. Elle servent à mettre les clouset les loques ou morceaux de draps à palissader. L’ouvrier porte dans sa trousse tous les instrumens dont il a besoin pour son travail. Il suspend aux deux anneaux attachés à sa ceinture un marteau et des tenailles. En usage aux environs de Paris. Fig. 4. Sciè de jardinier. Sa construction est la même que celle des scies ordinaires. On l'emploie pour abattre les grosses branches, ie bois mort, etc. Fig. 5. Greffoir. C'est un couteau qui porte à l'extrémité de son manche une languette d'os ou d'ivoire, dont on se sert pour tenir ouvertes les fentes qu'on a faites aux branches, ou pour en détacher l'écorce. Fig. 6. Couteau a scie. Il sert à couper les branches dans les circonstances où l’action de la serpette est difficile. On en fait dont la lame se reploie sur le manche. Fig. 7. Plantoir pour les choux, les bette- raves, etc. est préférable, dans les terres fortes, à celui dont on fait usage communément. Ce dernier tasse trop la terre argileuse ou humide; l'extrémité de cet instrument a été mal repré- sentée dans ledessin. Elle a la forme d’une lame aplatie au lieu d'être conique, elle porte une ge en fer ronde, recourbée, et garnie d’un manche en bois. Cette lame étant aplatie, on écarte et on soulève plus facilement la terre; et celle-ci se trouvant moins tassée, les racines des plantes transplantées prennent plus facile- ment. Fig. 8. Marteau de jardinier. Sa tête arrondie sert à enfoncer dans les murailles les clous à palissader. Il porte à l’autre extrémité une pince pour arracher les clous. e, Î est tissu orbeille. On Sser la terre Les Caisses, Tes SO me, ES grames: Peine enter. branches, le ü qui porte nguette d'os Dir ouvertes ; OU pour en couper les l'action de t la lame se :, les bette- erres fortes, nement. Ce où humide; mal repré- d'une lame porte une rnie d’un platie, on aterre; et les racines lus facile- te arrondie les clous à é une pince { \ plus ou moins profondément selon l'épaisseur qu'on veut donner aux pièces de terre. Des hommes saisissentles deux bouts de la corde, et rompent en tirant les racines qui ne tiennent que légèrement au sol imférieur, et ils entrainent à eux la pièce, après l'avoir détachée, et la font flotter sur l'eau, ainsi qu'on le voit en G,G, G. Ils conduisent ces pièces le long du rivage qu'on veut étendre, et les consolident par quatre pieux qui traversent les quatre eoins, et les enfoncent dans Îe sol inférieur, ainsi qu'on le voit en K,K, K. Les plantes qui poussent de D) / nouvelles racines remplissent les interstices, pénètrent dans le terrain inférieur, et forment une masse solide. En supposant que YŸ, Y repré- sente un canal, on peut en rétrécir la largeur en conduisant ainsi sur ses bords les pièces de terrain enlevées à la manière indiquée. La langue de terre H, H, H a été formée par ce procédé, et elle a servi à séparer les eaux dela partie X, de celle de la partie Ÿ, et à former un canal qui ne communique pas avec le marais ou étang X. Ce dessin m'a été donné par un propriétaire qui avait exécuté ce genre de travail. us(0 Re SE EM SR ee Em es* 5 RS se man BUTS EMA muse TAPIE Pr CRT SRE PEACE ET | re. f 7. de / Lib. « rame,— on—_—"*# = em 5= EE= EE Fu RASE SENTE on Son. er ne Pan ES Et { | , pe J Pt f ? Lau 244 C SVT SEE SRE tn # a—————————— ee VE—=— ne re DORE CE SEE Rene e—— qi {——£ DT TE NE TP+= TEE—— Er er Dane ne nn TS= Pre D RS NP Li —————-> Pr a== Ro NN ue à PAL LIL PS LIT! ( ASIN LE CGI ARE RE DRE EE EE 7 DO M ATEN+ TER ER pe ME un vaux PASSER EARE dr | Î | | | . à S EE nee À 2 EE := PR me nee eu es TEE VS Ce FE Mu BEraSeL. RE: RER DTA LANPAELEE SE 2 (@) Last LE ete eu Animaux& 3 LS 2 ne 3 à À Din mr Va = u FE si== ne—-=== en_ es= re re>_ RE— SEE VE EN RERTTER des+0 a? | Ég-== est Rs RE——————————— a= EEE== RE— El Î ENS E————— TR TT SEE De Te————<-—— am D an am A un RE 2" | FE ET ÿ NL A en à RTE de es Re ee PT ee LE UT© Do Î | | CnEeen À |: Ÿ | SN NS |+ à S 1 RS À À S| À ùS NV| NS 7 n Ÿ Èà | à| LA | Ÿ È N S:[ Ÿ | N SQ F | *. \ 11 : [ | k ; î | ll 1 ù | L L | È | FA l LA (l F | Ë LA (3 A É ET: : À he j ÿ HE À; HP| TS L ss a {| se==———-———— EE—== a— À A Us es, tek vs RE A PE on der TA A IT== 2» mn=_ sm ne a DPF PENTIER ETES= m TE TETE=== FRS": és D7/ PL 4 AMF ALORS & Tom 2 Lithog de C de 1 | il | | | | || |{fl |(À 14 | nl | Îf (l 20) 72/11 ÜUCRS A t Tom DE D Te mes ST PES ET, I Me Lie. 2€ 07 de C de Ladt Z . mi a en me a—— a—_—_—— RE—_—— i D———:—— FES RE ESS EEE———_—_—__—_—_]—]— [1—— CT NT re A 2 À Lg A ù a” FRE ee> RE et on opt pores me. DE RE Cr'eœn nr ° S# Ÿ | NS N | D Ÿ } À N | SN. $ à NS Ÿ à | KŸ aù£ 1 LI < N | ! | ST) | | L H Ze : Ve| l 5) |#) To ft À [1 D—— ER a EE——— mi Re RS—} t|——_—=== EE— ES==== a EE_— D 2 NE OO Er F Mine Et RTE: Sa à us A mb à ss A— RER EE+ CR TE= EE: ce qe SP TE ne| En Tom 2 Ü Lthoy de C de Ladtt E——= a———_—— a——— RE EE EE ee ÈS E—= di RE—————————— oh mo EUX= 7 N FREE RENTE RES PI RPURE RESTES ENS US EE——— RS Re= PP V7 UE Jarduage 706 A NL ns Luhkoy de C de Last COLLECTION MACHINES, D'INSTRUMENTS, USTENSILES, CONSTRUCTIONS, APPAREILS, etc. ‘EMPLOYÉS DANS L'ÉCONOMIE RURALE, DOMESTIQUE ET INDUSTRIELLE. D'APRÈS LES DESSINS FAITS DANS DIVERSES PARTIES DE L'EUROPE, PAR LE comte DE LASTEYRIE. Éet Pre DE-: de 2) pe COVEXLlrt: 24 Canches à+ cle te st dore.| lache etre de. Are) Dot.«44 4 à E. SR€ ne 5 7 F Ce Cnrerrce CDorisste.+.€. 2.. A pe DU COMTE DE LASTEYRIE, RUE DU BAC, N° 58. DE L’IMPRIMERIE DE RIGNOUX, RUE DES FRANCGS-BOURGEOIS-S-MICHEL, N° 8. BRL RS 8/ D UE TS TE SEE x LETTRES ST LINE ne 1 BRL LA LR ES LA/ 7+[J 2 La LL/— IPS D dE Daes À pt 4 PF Les ss Le LI el D DS D SN RL. Us CC"07 LC Le|— Hit Tr== SE 5 5 S=« 2 PE EEE RS CS Sen port ete Pad£ D 5 OSEO SNS ER NRA bd D© L D à DRE TON C TE>} 5 2 DV Os 2 GS ne 5 CN ES PS EL ET RONS pApS EE D PES ne LENS ee È r 5 S 0) a| CS RES= fs PAT) HO S RU ie) Ce RE 7 ho er) Ur Dre) SO er a M L' Ne de=.=:= RATER ESS E_— CORTE ba à& è anche,: à mer 2: PPT à 8m nm 2 à BRAIN RURALE ARE RS AR RD RD RAR EN RS RS AR LR RS AS A/S, BIRD RS RSR RSR A RAR ASS AR A MACTIINES DE TRANSPORT. PLANCHE IV. Fig. 1. Charrette ordinaire. Elle est en usage aux environs de Paris et dans une grande partie de la France. Elle est composée de deux timons de 4+ à 6 m. de long, et de 10 à 13 c. m. de cir- conférence, qui forment en même temps le bran- card et les deux côtés du fond de la charrette. Ceux-ci sont joints par quatre ou six épars ou tra- verses longues de 16 d. m., sur lesquelles on pose les planches du fond. Les ridelles ou côtés de la charrette sont faits avec des pièces de bois soute- nues par quatre montans placés aux quatre ex- trémités. Fig. 2. Représente l'élévation de la charrette précédente, vue par-derrière. À est une des tréselles qui servent à empècher l'écartement des ridelles. Fig. 3. Guimbarde. Sa construction est ana- logue à celle de la charrette ordinaire. Elle est beaucoup plus longue, et elle est gar nieen avant et en arrière de cornes pour retenir la paille, le foin, ou autres objets dont on la charge à une cine élévation. En usage dans le fermes aux environs de Paris. Fig. 4. Tombereau ordinaire. On à supprimé la roue antérieure pour laisser voir les pièces qui composent la caisse. Cette caisse est faite en planches, afin de la rendre e propre au transport des[anes;£TAVIETS, légumes, etc. Fig. SR oo.. côté posterieur du tom- Bee. Ce côté s'ouvre et se ferme au moyen d'un assemblage en planches, qu'on retient avec un épars et deux chevilles. PLANCHE V. Fig. 1. Haquet fardier. I est employé à Paris our le transport des poutres et des troncs d'arbres. C’est une longue charrette sans ridelles que l'on charge par-dessous en soutenant les poutres avec une chaîne et des cordes. La poutre À est suspendue au moyen d'un rouleau et une chaine B, fig. 2, et d’un levier qui passe entre la chaîne et le rouleau. Elle est également sus- pendue à l'extrémité postérieure par des cordes fixées sur l'extrémité du levier. Fig. Plan du haquet fardier. On voit au- dessous la poutre suspendue par la chaîne et les cordes. Fig. 3. Haquet à bascule. Cette espèce de char- rette est usitée pour le transport des tonneaux PLANC 1. Brouette en tremie. Elle est composée , liés en- Fig. de deux brancards longs de 18 d. m semble par deux traverses destinées en même temps à soutenir Ja caisse ou trémie. Le dessi- nateur à négligé de représenter dans la figure ces deux traverses. La caisse est fixée en outre contre deux montans longs de 7 d. m., et qui servent en même temps de pieds. Elle à 10 à 12 d. m LL Ton. Elle est composée d'un brancard mobile, au- dessus duquel est placé un moulinet À, qui sert à serrer la corde qui retient les tonneaux. Les deux poulins ou pièces longitudinales qui for- ment le corps du haquet, sont taillés s à plan in- chiné sur leur face supérieure, ainsi qu'on le voit sous la lettre B, fig. 4. Le brancard est attaché au corps du haquet au moyen d'un bouton de fer avec ses écrous, de manière que celui-ci fait la bascule, et se bic sur le derrière pour faci- liter le charge ment. Fis. 4: De du haquet à bascule. L'inspec- ton de cette figure facilitera l'intelligence de celle qui précède. ÉPEPVT g large dans la partie supérieure. On peut l'employer au transport des matières liquides, des sables, etc. His 5 Pases a transporter les liquides au moyen des anses. Les vases, quelle qu'en soit la forme, peuvent servir à PS les Jus en nee passer un bâton dans les anses dont ils sont garnis. de long sur 6 de 7 oh ta watt spaenins Le mean+ a Dm bon. 2 5 a 2 nl 2 ep eo D 2 nt— A 6 Mont dm ni Le ue+ 44 re À tonne oran tee rues F5 RE RE RES ES D Lu REY ETC SEE RE AE ETATS Re Le ss = D sr TO 1 Cu AT 0 NL LERCT 2 3 re a me Æ ( Fig. 3. Civière à bascule. Elle se compose d’un châssis à brancard, lettre A, soutenu par quatre pieds, et d’une caisse qu'on suspend au moyen d'une verge de fer qui traverse les bran- cards et la caisse ou trémie. Celle-ci est arrêtée par un crochet qu'il suffit d'enlever lorsqu'on veut décharger des matières qu'elle contient. On a donné la vue intérieure de la caisse sous la lettre B, et sous la lettre C, celle du côté où le crochet se trouve: attaché. Cette civière, usitée dans quelques jardins aux environs de Paris, est très-commode pour le transport des terres et autres objets. Fig. 4. Civière ordinaire. L'inspection de la figure indique suffisamment sa forme. On lui donne une dimension plus ou moins grande, selon l'objet auquel on la destine. Fig. 5. Vase à transporter les liquides au moyen d'une corde. Lorsque les anses ne sont pas assez élevées pour faire passer un bâton, on y substitue une corde. DEN(EEE Tres et n de la On lui Tande des au 1e sont on, on RS on Sd RSS le SL Do Ro ES Er ed Se. bd Be de lo RS le lo eo Le Le es Po Pr 1 Bd Rs Es nd ot es nd or DS D, I Ts a Tr Te TB D MACHINES. PLANCITE TITI. Haies j. Chevalet pour soulever les fardeaux. Il est composé de deux principales pièces de bois liées à leurs extrémités par deux traverses, etsoutenues par deux autres pièces de bois moins longues. Il porte à sa partie supérieure un treuil auquel on fixe la corde qui doit servir à enle- ver le fardeau’: En tournant le treuil avec les deux leviers qui passent dans son axe, on$ou- lève les objets qu’on veut enlever. On adapte à la traverse supérieure un cliquet qui porte sur le pignon du treuil, et l’'empèche de tourner en sens contraire. Usité en Suède. Fig. 2. Pressotr à huile. I'est fait de deux madriers À, qui sont traversés à leurs extrémi- tés par des vis à écrou, D, D, C, C. On a repré- sente le profil et le plan de ce pressoir. La roue B, qui sert de levier, est fixée sur l'axe de la vis, de manière que les deux madriers doivent se rapprocher ou s'écarter, selon le sens dans le- quel on la tourne. On place entre les deux ma- driers un cylindre creux de 13 d, m. de dia- mètre sur 30 de longueur; et après l'avoir rem- pli des graines dont on veut extraire l'huile, on adapte à ces deux extrémités deux petits cylin- dres pleins, qui produisent la pression des graines, à mesure qu'ils sont poussés par Île rapprochement des madriers. On en fait usage en Hongrie. Fig. 3. Presse 4 tabac. Elle est employée en Amérique pour comprimer les feuilles de tabac dans des tonneaux. On peut la faire servir à d'autres usages économiques. On plante en terre un fort poteau auquel on adapte, au moyen d’une cheville, un levier qui peut se baisser ou se lever. On donne la pression en fixant à l'ex- trémité du levier un poids qu'on soulève, lors- qu'il est nécessaire, au moyen d'une chaîne at- tachée à l'extrémité d’un levier ou bascule, la- quelle est soutenue par une pièce de bois plan- tée en terre. PLANCHE IV. Fig. 1. Moulin a moudre le riz. La grande quantité de riz cultivé dans le royaume de Va- lence a conduit lés habitans au perfectionne- ment des moulins nécessaires pour séparer le grain de son enveloppe. Celui dont on fait usage dans ce pays est bien supérieur à ceux d'Italie, et il remplit d’une manière plus parfaite et plus prompte l'opération qu'on se propose, Il est mû par une roue horizontale À, figurée sous le numéro 2. Cette roue est formée par une seule pièce de bois creusée en huit divisions qui recoivent le mouvement par un courant d’eau horizontal. Le pivot de la roue tourne dans une crapaudine qu'on fixe au milieu du support B. Ce dernier repose sur une assise en pierre C, par l’une de ces extrénutés, et il est soutenu à l'autre extrémité par un montant D qui traverse la voûte sur laquelle le moulin est posé, et que l'on élève ou que l’on abaisse au moyen de coins placés dans la mortaise E, et selon que l’on veut exhausser ou abaisser la meule supérieure I, L. La roue à eau recoit au centre de son arbre une barre de fer F, assu- jettie avec des liens également en fer. Cette barre traverse la meule inférieure G, et se fixe dans la fusée K, qui soutient la meule supérieure I, L, et lui communique le mouvement de rota- tion. La meule inférieure en pierre est immobile et repose sur un massif. Elle est percée à son centre d’un trou garni d’un cylindre de bois (voyez fig. 4), dans lequel tourne l'arbre de fer. On ajuste au-dessus de ce cylindre, et l'on cloue une rondelle de tôle du diamètre de 22 d. m., lorsqu'on craint quele riz ne s'échappe entre l'intérieur du cylindre et l'arbre. La meule inférieure est encadrée dans un châssis en bois (voyez fig. 4), et recouverte de plaques de hége H, H, H; celles-ci sont formées de piéces qui vont en s'élargissant du centre à la circonfé- rence; elles sont maintenues par des planches de bois, ajustées aux quatre angles du cadre. Les plaques de liége ont 26 à 27 c. m. de largeur vers la circonférence. La meule supérieure I, L est d'un grès de couleur jaune, à grains moyens, très-serrés et très-durs, Elle est percée à son centre M pour PE NS SE Une À CRE 2 em EE UE rm a ne, one‘n Caste de ie. a+ OS EL RUE EE —== = a——— { \ laisser tomber le riz sur la meule inférieure, et elle porte une entaille( voyez fig. 3) qui recoit la fusée K, au milieu de laquelle se fixe l'arbre en fer. Le diamètre de cette meule est de 73 c. Im., et son épaisseur de 15 c. m. environ. Elle porte vers son centre une excavation M, dont le diametre est de 24 c. m. Elle à, ainsi qu'on le voit dans le dessin, des rainures en are de courbe tracées du centre à la circonférence, profonde d'un centimètre, et distantes de 2 c. m.On creuse aussi de petites rainures obliques et peu profondes qui croisent les premières. Quatre petites gaules, placées dans le trou de la meule, servent à chasser le riz à mesure qu'il tombe, et à Le rejeter sur les plaques de liége. îles doivent sortir un peu au-dessous de la meule supérieure, et s'appliquer sur la meule inférieure. Après en avoir attaché deux ensem- ble à leur partie supérieure, on les fait passer au-dessous de la fusée, l'une d’un côté et l’autre de l’autre, et on dispose les deux autres de la à En même manière. L'espace occupé par les meules est recouvert d'un encaissement en planches N, élevé de 4 d. m.. La lettre O indique la trémie destinée à recevoir le riz. On place, au-dessous un petit auget P, auquel est attaché un morceau de bois Q qui porte sur la meule. Il sert à agiter l'auget et à produire la chute régulière du riz. Pour que le mondage du riz soit exécuté par- faitement, il est nécessaire que la meule supé- rieure tourne dans une situation exactement horizontale. Il faut à cet effet que l'arbre mon- tant soit placé verticalement. On vérifie cette position en faisant entrer à l'extrémité supé- rieure de l'arbre une pièce de bois dont la lon- gueur égale le diamètre des roues. La position de l'arbre sera verticale, lorsque, en le faisant tourner, la pièce de bois conservera une égale ) distance sur tous les points de la circonférence, relativement à la meule inférieure. On peut donner aussi du parallélisme à la meule en ca- lant la fusée avec des cartes. Lorsque le riz sort de dessous les meules, on le vanne pour en séparer l'enveloppe et la pous- sière. On emploie pour cette opération le van h55/Onile passe ensuite dans un crible en peau dont les trous ont 6 m. m. de diamètre, afin d'en séparer les grains qui n'ont pas été dé- corliqués, et on les fait passer de nouveau sous la meule, On termine le nettoiement du riz en le jetant, au moyen d'un van, à une distance de 7 à 8 mètres, de manière que le riz lancé au loin forme un tas, tandis que la balle en forme un autre plus rapproché de l’ouvrier. On sépare enfin les différentes qualités au moyen de cribles percés de trous d’un diamètre plus ou moins grand. Les cribles moyens ont des trous de 3 m.m. Trois meules en activité donnent un pro- duit en riz mondé de 59 charges. Fig. 2. La roue à eau. Ce genre de roue est généralement usité en Espagne. Fig. 3. La meule supérieure vue en dessous avec ses tailles, avec la rainure qui sert à retenir la fusée. Fig. 4. Meule inférieure avec son encadre- ment. Elle est recouverte de plaques de liége que l'on taille, et que l’on ajuste les unes contre les autres. Elles se trouvent pressées et mainte- nues par le cadre et les planchettes qu'on assu- jettit aux quatre coins. Fig. 5. Van pour nettoyer le riz. I est formé par un châssis en fil de fer, surmonté d’une tré- mie, et soutenu par deux supports qu'on rap- proche ou qu'on écarte, selon qu’on veut don- ner plus ou moins d'inclinaison au van. Le châssis est long de 16 d. m.; les fils de fer dont il est garni sont écartés de 2 m. m, lence, L peut En ca les, on À pous- van ible en mètre, été Fe LU SOus Zen le nce de a loin me un Sépare ribles moins s de 3 n pro- ue est essOus ‘etenir cadre- liége contre 1ainte- | ASSU= formé le tre- 1 Tap- - 1e Le x dont AR RS BR BRU AR A/R A/R A/R A/R A/R RE A/R ST AV AL OT AT NT A A A A EE AR A A/R BU RE LR AR/ A9 FABRICATION DU VIN. PLANCHE lil. Fig. 1. Egrugeoïr pour le raisin. Cet instru- ment, en usage dans le département de la Meurthe, à été Communiqué au conseil d'Agri- culture du ministre de l'intérieur, par M. Val- court aîné. Il est composé de deux cylindres G,F en bois, de 14 c. m. de diamètre et de 8 di de A soutenus parallèlement à la distance de I+ C. par un châssis horizontal B, C, D,E, enve Me d’un treillis de gros fils de fer qu'on attache avec des clous. Le cylindre F, 2 quel se fixe la manivelle H, porte à son extré- mité un pignon en Cuivre ou en fer, qui s'en- graine avec une autre roue d'un plus grand diamètre placée à l'extrémité du second cylindr e G. De sorte que l'un des cylindres tourne plus vite que l’autre. La trémie A est posée sur le châs- sis destiné à recevoir les raisins. Un seul ouvrier suffit pour écraser tout le raisin d'une vendange considérable. On évite ainsi l'opération longue et dangereuse du foulage dans la cuve, et la fa- brication du vin en est meilleure. Fig. 2. Cuve carrée en bois. Ce genre de cuves quoique peu usité, mérite cependant d'être employé à cause de l’économie de construction et de réparation. On les forme avec de fortes planches qui portent à leur extrémité inférieure des jables ou rainures dans lesquelles on fait entrer les planches dont se compose le fond. Les planches des côtés doivent être un peu plus étroites sur leurs bords intérieurs qu'aux bords extérieurs. Les quatre coins sont d’une seule pièce de bois taillée à retour d'équerre. On réu- nit toutes ces pièces par de bandes en bois de 1 d. m. d'épaisseur et de 15€, m. de large, et placées à une distance Hd unes des autres de 30 d. m. Elles se serrent à volonté au moyen de coins qu'on chasse dans les tenons qui traver- sent la mortaise de la bande correspondante. Fig. 3. Tonneau de forme allongée. On en fait usage dans la Lombardie pour transporter le vin TR des charrettes. Fig. 4. Chevalet pour placer le rs petits tonneaux. On l'emploie e pour plac er les petites pièces où l'on souseite le vinaigre et autres liquides. Fig. 5. Cuvier a vendange. On le destine à Borde aux pour le transport de la vendange sur des charrettes; il a 1 mètre de profondeur; 1 mètre dans Son diamètre supérieur, et 8 à son diamètre inférieur. Fig. 6. Tonneau de petite taille. On le fait servir à la conservation du vinaigre, de la bière et des vins de liqueurs. L'ouverture e qui recoit le bondon est formée par une élévation qu'on a conservée à la planche destinée à cet objet. Fig. 7. Tranchoir pour couper le marc de raisin. I est employé dans le département de la Gironde, Sa lame a 3 d. m. de long, sa gouge en a deux. Sa plus grande largeur Eu der c. m., et sa plus petite de ro. Le manche à 7 d. m. de long. Nec PLANCHE IV. Fig. 1. Foudre à faire cuver le vin. M. Val- court, dont nous venons de parler, a donné connaissance au conseil d’ Agriculture du mi- nistre, de la méthode tue depuis peu dans Le département de la Meurthe pour faire cuver le vin. Elle consiste à employer, au lieu de cuve, des foudres ou de grands tonneaux cmenant ordinairement 40 hecieltie es, et dont on fait usage pour conserver le vin dans les caves. Non-seulement on économise la dépense des cuves qui sont inutiles hors du temps des vendanges, mais on n’a pas besoin d’un si grand local, et on bonifie la fabrication du vin. On pratique, dans la partie où se trouve ordinai- rement le bondon du tonneau, une ouverture carrée, large de 22 c. m. sur 32 de long, que l'on Fe avec une porte À pareille à celle du fond des tonneaux. On fait au centre de cette porte un trou dans lequel on met un bondon ordinaire. Avant de jeter dans le tonneau les raisins qu on a écrasés, on met, pour les contenir plus facilement, une trémie sur l'ouverture, et on remplit le foudre, ayant soin de laisser un vide d'environ 28 à 30 c. m. On le bouche avec la porte, et on tient ouvert le trou du bondon, de crainte que l'air dilaté par l'expan- sion des gaz ne fasse crever le tonneau. Lorsque la fermentation est achevée, on retire le vin doux par le robinet, puis on ouvre la porte inférieure; on fait sortir le marc pour le porter mms CREER NERF NET HIT OO or OA M À LME die A———= —— sur le pressoir, et après avoir nettoyé le tonneau, on le remplit aveç le.vin nouveau, On conçoit le grand avantage.que procure cette méthode, puisque la qualité et la quantité du vin aug- mentent en raison de la moindre évaporation du gaz acide carbonique qui s'échappe par la fermentation. L'évaporation qui peut avoir heu par le trou d’un bondon est presque insen- sible, tan lis qu'elle est prodigieuse lorsqu'elle a lieu par la surface d'une cuve découverte. On pourrait même-diminuer cette évaporation en établissant dans le trou du bondon une soupape ou régulateur, qui ne s'éeverait que lorsque la quantité de gaz serait trop comprimée. Fig. 2. Maëllet de tonnelier. C'est un instru- ment nécessaire dans un cellier, Il a 2 d. m, de long sur 3 c. m.de large. Son manche a 4. d.m. Fig. 3. Poulain à moutinet. I se compose de deux pièces de bois garnies de deux supports quisoutiennentun treuil ou moulinet, Lorsqu'on veut descendre des pièces de vin dans une cave, on les fait glisser sur l'escalier au moyen de cordes qu'on lâche en tournant le moulinet. On appuie cet instrument contre la muraille. Fig. 4. Poulain en échelle. Onle place sur l'escalier des caves pour faire glisser les ton- (2) neaux, et empêcher qu'ils ne tombent par se- cousses sur les gradins. Fig. 5. Poulain en traineau. Où ül sert au même usage que le précédent. Il a 13 d. m. de long. Fig. 6. Fouet pour le collage du vin. On fait entrer cetinstrument par le bondon du tonneau, en le tenant par l'anneau, et on l’agite, afin de bien remuer le vin qu'on vient de coller. Il est fait avec une verge de fer longue de 7 d. m. Il est garni d'une touffe cylindrique de crins. L'an- neau a de 7 à 11€. m. On l’emploie à Bordeaux. Fig. 7. Räteau double pour égrener le raisin. On établit sur une cuve le treillis fig. 8. On y jette les grappes de raisin, qu'on agite avec Le râteau, Les deux parties du râteau qu'on a représentées fig. À sont liées ensemble par deux traverses. Les dents, longues de 5 c. m., doivent être assez larges à leur base pour ne pas entrer dans les mailles du treillis. Le manche est dans une position inclinée. Fig. 8. Treillis pour égrener le raisin. I est formé par un châssis octogone à rebord, et il est garni d'un fond en fil de fer. Les mailles doi- vent être assez ouvertes pour donner un libre passage aux grains de raisin les plus gros, PLANCHE V. Fig. 1. Broc pour transvaser le vin. Il est fait avéc des douves cercléés de fer. Le bec est sou- vent garni en fer, ainsi que l’anse qui sert à le porter. Ce vase, eu usage à Paris, est très-solide et très-commode pour l'objet auquel on le des- tine. Fig. 2. Pompe à transvaser le vin. On plonge dans le tonneau qu'on veut vider le corps de pompe, et l'ajutage À dans celui qu’on veut rem- phr. On donne plus où moins de longueur au tuyau supérieur de l’ajutage. Selon que la dis- tance des vases est plus ou moins grande, la partie inférieure du corps de pompe est percée de petits trous. Fig. 3. Bidon pour transvaser le vin. Ce vase, qui est en fer-blanc, et qui a la forme d'un arrosoir, est en usage dans le département de la Gironde. Il a 22 c. m. de hauteur et 19 C. M. dans son diamètre moyen. Fig. 4. Fontaine pour le vinaigre, C'est un petit baquet avec son couvercle et un robinet; on en fait usage pour conserver ce liquide. Fig. 5. Entonnoir en Jorme de baquet. I est en douves cerclées, oblong, et est garni à son centre d'un tuyau en tôle, Fig. 6. Entonnoir en forme d'auge. C'est une petite auge ayant un tuyau à son centre, et à ses extrémités deux pieds qui portent sur la circonférence du tonneau. Fig. 7. Baquet a anse pour transvaser le vin. Il a 4 d. m. de diamètre à sa base et 3 à sa partie supérieure. Sa hauteur est de 23 ce. m. Fig. 8. Fontaine en forme de baril. On l'ac- croche contre une muraille ainsi que le pré- cédent, fig. 4, et on le fait servir aux mêmes usages. Fig. 9. Siphon pour transvaser le vin. On en emploie à Bordeaux, et on en fait en verre ou en cuivre. On leur donne plus ou moins de courbure. Son arc a 16 d. m. de long, et une corde de 9 d. m. Le diamètre de son tube est à l'une des extrémités de 2 ce. m., et de 3 à l’autre. Fig. 10. Siphon à aspiration. C'est un tube de fer-blanc qui se replie en formant deux angles droits. La tige la plus courte qui s’insinue dans le tonneau est percée de petits trous à son extrémité; l’autre tige, plus allongée, est garnie d'un robinet au-dessus duquel s'élève un petit tube qui sert à aspirer la liqueur lors- qu'on veut la faire couler d’un vase dans l’autre. it Par 5e. L sert au d, M, de 2. On fait tonneau, , afin de er, Îl est d, m.]] ns, L'an- rdeaux, le raisin, )n yjette e râteau, éséntées averses. ent être rer dans ans une n, Il est est les doi- un libre Y'est une re, et à : sur la or le vin. t 3 à sa . M. On l'ac- > le pré- x mêmes 1. On en verre ou moins de , et une ube est à à l'autre. un tube nt deux 'insnue trous à gée& ] selêve sur JOTs- $ J'autre. RSR SE ER RSS SR RS RS RSS RSS RSR RSR RS RS RSR RD A8 RU ARR E/R RU RL R/RRRRRR /R BR RAR RL NL DRASS ÉCONOMIE DOMESTIQUE. PLANCHE VI. Fig. 1. Fourneau pour griller le cafe. 1 se compose d’un cylindre et d'un fourneau en forme de caisse oblongue, l'un et l’autre en forte tôle. Le cylindre a une porte à crochet que l’on ouvre, pour mettre ou retirer le café, et pour examiner son état de rôtissage. Il est traversé par une broche carrée qui le dépasse à ses deux extrémités, et qui s'appuie et tourne sur les bords du fourneau; elle porte à l’un de ses bouts une manivelle qui sert à le faire tourner. Le fourneau est monté sur quatre tiges en fer liées les unes aux autres par des traverses; il est percé sur sa face antérieure et postérieure de deux trous qui servent à donner de l'air; on le transporte au moyen de deux poignées fixées à ses deux extrémités. On place dans l'intérieur une grille qui sert à soutenir le charbon ou le bois. Elleest posée sur quatre piedsquilatiennent élevée de quelquescentimètres au-dessus du fond. Fig. 2. Etouffoir pour la braise. C'est un cy- lindre en tôle avec deux anses pour le trans- port, et un couvercle A. Les boulangers font usage de cet instrument, qui peut être employé dans le ménage des campagnes pour éteindre la braise du four. I suffit pour cela de le fermer avec son couvercle, lorsqu'on y a jeté la braise. On le fait plus ou moins grand, selon ses besoins. Fig. 3. Rouable pour tirer la braise du four. Cest un instrument dont le crochet est fait avec une lame de fer; une portion de son manche est en bois. Fig. 4. Pelle à feu. Elle sert dans les mé- nages à transporter la braise d’un lieu à l’autre, Elle sert aussi pour le transport des ordures. Elle est en tôle, avec trois côtés et une manche. Fig. 5. Fourneau en terre. I] est en terre cuite; il a dans la partie inférieure un cendrier, sur- monté d'une grille, et il est percé de trous à sa circonférence, afin de donner une libre cireu- lation à l'air. Cette forme de fourneau est bien combinée pour la combustion du charbon..Il est muni de deux anses pour faciliter son trans- port. On en fait usage à Paris. Fig. 6. Chenet en gres. Le grès qui soutient parfaitement l’action du feu, est employé à Rome pour faire des chenets dont on donne la forme sous cette figure. C'est un ustensile qui pourrait être employé dans nos fermes avec économie. Fig. 7. Chaufjerette en botte. C'est une boîte percée de trous, avec un couvercle également percée, le tout doublé de plaques de tôle. On met dans l’intérieur une terrine avec de la braise, qu'on fait entrer soit sur l’un des côtés, soit par le couvercle, qui, dans ce cas, s'ouvre au moyen de charnières. Les trous ont 2 c. m. de diamètre.: Fig. 8. Petit fourneau pour griller le cafe. C’est le fourneau dont on se sert communément dans les ménages à Paris. Il est formé sur les mêmes principes que le précédent. Fig. 9. Pelle à feu à l'usage des boulangers. Elle est destinée à porter et à conduire le feu dans un four. PLANCHE VII. DAS à Baignoire en bois. Ce genre de baiï- gnoire est très-commode pour les habitans des campagnes qui ne peuvent pas toujours se pro- curer des baignoires en métal. Elle est construite en douves, et cerclée en bois. Fig.». Fauteuil pour promener les personnes malades ou infirmes. On peut avec le secours de ce fauteuil faire prendre l'air, et donner de l'exercice aux malades qui n’ont pas assez de force pour se transporter d'un lieu à l’autre. [l'est soutenu par un cylindre et par deux petites roulettes sur le devant. Il porte un timon à l’ex- trémité duquel est une traverse qui sert au ti- rage, Il est construit de manière à ne pouvoir verser. Fig. 3. Pot à huile. Test usité par les habi- tans des campagnes dans quelques lieux de l'I- talie. Il a un tuyau un peu au-dessous de ses bords, afin de verser l'huile avec plus de facilité. Il porte de l’autre côté une poignée qui sert à le soulever. Fig. 4. Cylindre à baignoire, C'est un vase en ; PRE US UE ee LE CDS ER, (2) cuivre Jaune, avec deux tuyaux qui partent de la base, et s'élèvent un peu au-dessus des bords. Ces tuyaux servent à faire circuler intérieure- ment l'air nécessaire à la combustion du char- bon. On met ce vase, garni de charbon allumé, dans l’eau d’une baignoire à laquelle on donne ainsi la température nécessaire. On doit être très-soigneux de faire circuler l’air de la salle à bain, où l'on a fait brûler du charbon; ce dé- faut de précaution a causé la mort de plusieurs personnes. Fig. d. Vase a rafraichir l'eau. C'est la forme arabe que l’on donne dans le royaume de Va- lence aux vases dans lesquels on fait rafraïchir l'eau, Ces vases sont assez poreux pour que l'eau puisse légèrement transsuder, Se trouvant ainsi baignés sur toute leur surface, et étant exposés à un courant d'air, il se fait une éva- poration extérieure qui produit le refroidisse- ment du liquide contenu dans le vase. On donne ainsi à l’eau, pendant les plus grandes chaleurs de l'été, une fraicheur plus considérable de deux ou trois degrés que celle des puits les plus pro- fonds. Fig. 6. Berceau en osier. Ces berceaux peuvent être tenus plus propres, et ils sont plus sains que ceux en planche dont font usage ordinairement les habitans des campagnes. Îl serait à désirer qu'on pût les substituer à ces derniers. Fig. 7. Chaufje-linge. C'est un panier en osier haut de 10 à 12 d. m., large à sa base de 5 d. m. Lorsqu'on veut chauffer le linge, on place dans l'intérieur du panier un vase rempli de braise. On développe le linge sur le panier, et on le recouvre avec un drap ou une couverture. Le linge se sèche et s’échauffe facilement par ce moyen. LA ss — le de deux Plus pro dt PI. 4 7. Ch de a PÜ4 ( Cr rt Tom. 2 X Peuvent Sains que| alrement À désirer en Osier| ei d, M, ë lace dans ET le braise. FÀ et on Je ture, Le L par ce ne | | . : ( re re ie PILES Ts de pm ne 7 0 mt 2 ‘ Machones de br sh oil LS 1. Luihog de Cd /. a— a__ sacsnpee RE= RE ie EE a er=Z ERP D AS PE A nn=< Re ee SE ET LT | î | ch de“dé es Va C 4471 Mach ZLthog. de Cde Last NY l Î | Î [ ê £ h « > RES BR PEL DIS A DER UN Y EXT NA> a nr Lux or Lartét 2 SD AÉMTT éoi=> AR ANEMERE ro EE EE rte tation été attmtti they de( de Last Se A le Fa LR M CS Ti rs D mn ES== Re Re ee ot rene ne. LT L'on. 2 Jalucaton du van Ît 3 à XX ASS TR FE x Se RS RU| AA XV A (ETES| AE Rest) tm SSSR bn. ke es | Lithoa de OR EE Last | Ces RE, J | 1| || || | | ï| (4| 12| | |} 1| | {| | : M| | l 1| ill à (1 14| 14 1| F| 1! | Vi WBrraror du vin. Pl PA Lo 0 2 FER: DEA SS FE LED £ r L Ad ihog. de Cde Z HE M Rene À ci. à ui 660f8t MO a NS Rare Dee L EE | Ÿ NQ PR A K& |& Luthog : bacon de Lui Frs 2 à O1 1 : DAS Eh doi Pa 2 0 TES zsé& | D Ÿ : NS N | DR; 1 | SÈ | Ÿ k | N ND l S Su à : S S ! RU : NV x ! Ÿ S D | NI à ÿ Ÿ À NQ N | RS Î N |= | Ÿ | à | Aù \ ND ! IN 1& © (] S à :— : ÿ j L Î 1 1 . : ! i | ! î 1 (| L : | | | } I ( l L= t Î l Î _ Pam a a ee nee meme ns | { Li } { 7 DTA LIT domestique PL T (C7 7 Tom. De l’:>. pe ce RE TE TS MAN CAT log de C de Lait ER Re TS nr COLLECTION DE MACHINES, D'INSTRUMENTS, - USTENSILES, CONSTRUCTIONS, APPAREILS, etc, EMPLOYÉS DANS L'ÉCONOMIE RURALE, DOMESTIQUE ET INDUSTRIELLE. D'APRÈS LES DESSINS FAITS DANS DIVERSES PARTIES DE L'EUROPE, PAR LE COMTE DE LASTEYRIE. A. 6 LEDTCUSIN| 2 10 So Hoeeicer hate cé D27//2 ER nn. cales Æ 2 an De L Cbfhuk IE 1 ï Lrbcd Al, 4 Un Hs TO LD. PARIS, A| L'ÉTABLISSEMENT LITHOGRAPHIQUE DU COMTE DE LASTEYRIE, RUE DU BAC, N° 58, TV DE L'IMPRIMERIE DE RIGNOUX, RUE DES FRANCS- BOURGEOIS-S.-MICHEL, N° 8. 1821, a Re A D Er our M Ve anis ET D me————— de ETUIS æÆ———_— den $h k. ( LL il i | 1 | j ' f }! #< 14 " # | |} |# a| 4 1! | | |, | SET nd Ne M ne 2 TT AFS Le ù _ thon mx RSR RSS SR AR RS RL A A/R AT A OT Ti Q/R EE D RSR SR BR n/a 7 CONSTRUCTIONS RURALES. PLANCHE VII. Fig. r,2, 3, 4,9, 6et 7. Manière de fendre les blocs de pierre. W se trouve dans quelques contrées, au milieu des champs, de gros blocs de pierre qui non-seulement nuisent à la régu- larité du labour, mais qui occupent même un terrain susceptible de productions. On peut débarrasser les champs de ces masses de pierre, et les rendre utiles aux constructions, en les fendant par morceaux assez réguliers et d’un transport facile. On les fait éclater, dans quel- ques endroits, en les entourant de feu, ou en employant la poudre. Ces méthodes sont dis- pendieuses, et ne produisent que des éclats irré- guliers qui ne conviennent pas à certaines cons- tructions. La méthode de fendre par tranches les blocs de pierre au moyen de coins, consiste à former une rainure, fig. 1, 2, 3, large de 10€. m., et profonde de 10 à 12, après avoir débarrassé la terre qui entoure ces pierres, et avoir tracé avec du charbon l'épaisseur qu'on veut donner aux tranches. On creuse cette rai- nure à la profondeur de 5 à 6 c. m., avee le pic fig. 3, et on la termine avec celui qui est représenté sous la fig. 2; on pose ensuite contre les parois de la rainure, à la distance d’un dé- cimettre et demi à 2 décimètres, des lames en tôle, représentées fig. 6, entre lesquelles on fait entrer avec le marteau, fig. 7, des coins de fer, fig. 5, ainsi qu'on le voit représenté fig. 4. On frappe ces coins l’un après l’autre, d'abord à coups modérés et lents, et l'on continue ensuite à les heurter avec force et vitesse; et bientôt la | | | pierre se fend dans le sens de la rainure, et dans une épaisseur uniforme. Ces plaques de pierre sont très-propres à construire les ponts dont on va donner la description. Fig. 8. Polissoir pour unir les carreaux. C'est une pierre de grès avec une entaille dans sa partie supérieure, lettre À, un peu évasée à sa base, dans laquelle on fait entrer une pièce de bois, qu'on assujettit au moyen d'un coin, ainsi qu'on le voit représenté sous la fig. 8. On ajuste à cette pièce de bois, au moyen de deux che- villes, un manche courbe, qui sert à la conduire et à la promener sur le carreau d'un apparte- ment, afin d'en égaliser et d'en unir la surface. On en fait usage en Italie. Fig. 9. Batte à écraser l'argile, etc. C'est un billot de bois, cerclé dans sa partie inférieure avec une bande de fer, et garni à son sommet d’un manche incliné. On l'emploie pour écraser le plâtre, l’argile destinés à corroyer les bas- sins, etc. Fig. 10. Coin avec sa poignée. Lorsqu'on à des pierres, des souches d'arbres ou autres corps difficile à fendre, on soutient les coins qui ser- vent à cette opération, au moyen d'un bâton dont la fente est arrêtée avec deux liens. Fig. 11. Gäâchotre pour le mortier. On emploie à Rome cet instrument pour faire dissoudre la chaux, et pour la mélanger avec le sable. Sa lame très-recourbée est garnie d'une douille, à laquelle on adapte un long manche. PLANCHE VIIT. Fig. 1. Pont établisur des chevrons. Ges sortes de ponts, qui sont peu dispendieux, s'établis- sent sur des torrens et sur les rivières rapides et peu profondes, lorsqu'on n'a pasles moyens d'en construire de plus solides. On place à cet effet, dans la largeur de la rivière, une suite de che- vrons que l’on forme avec une poutre et deux pieds, ainsi qu'on l'a représenté sous la fig. 1. On cloue au sommet de ces chevrons une pièce de bois taillée en forme de coin, de manière à corriger l'inclinaison des chevrons. Les planches qui doivent servir de passage sont fixées sur ces pièces de bois, de manière que leur position se To. II. trouve horizontale. On établit contre ces plan- ches une rampe qui sert de garde-fous. Les che- vrons se placent à la distance de trois mètres et demi, plus ou moins. Usité en Suisse et dans plusieurs autres pays. Fig.». Ponten bois. On a représenté la coupe de ce pont qui a été dessiné sur la Glies, près Perpignan. Il est d’une construction simple et solide, On enfonce dans la rivière, de distance en distance, des pièces de bois dans un écarte- ment proportionné à la largeur que l'on veut donner au pont. On réunit ces pièces de bois par des traverses qui soutiennent le plancher du RER ER 7 ES ee a— a RSS =. ST == nn ù > mm mnt RE— (2) pont, et on les lie par deux autres pièces de bois croisées, dont l'extrémité supérieure s'appuie au bout des traverses, et la partie inférieure contre deux pilotis presque à fleur d’eau. Fig. 3. Pont à bascule construit avec une seule planche. On peut former ce pont sur des ruis- seaux qui ont peu de largeur. On enfonce à cet effet, au milieu de l’eau, quatre poteaux qui soutiennent une traverse un peu plus élevée que les deux bords du ruisseaux, de manière que la planche qui forme le pont appuie seulement sur la traverse et sur l’un des rivages, et pré- sente une bascule que tes bestiaux n osent fran- chir. Fig. 4. Pont a escalier. On forme ces ponts sur les canaux pour donner passage aux bateaux chargés, où dans les jardins d'agrément, pour produire un effet pittoresque. On a représenté la coupe de ce pont avec sa rampe; il est vu de face sous la lettre A. PLANCHE IX. Fig. x et 2. Pont en pierres bruttes. La fig. r représente le plan du pont, et la fig. 2 la coupe de son élévation. Ces ponts, qui offrent autant de solidité que d'économie, peuvent être très- utiles dans la conduite des petits courans d’eau. On forme sur les deux côtés de l’eau, avec des pierres de différentes formes, des murailles, dont l'étendue est proportionnée à la largeur qu'on veut donner au pont. On pose sur ces murailles de longues pierres plates, dont on bouche les interstices avec de petites pierres; on recouvre le tout avec de la terre; on établit un pavé, et enfin on met une borne à chaque coin du pont. Ces ponts peuvent avoir une lar- geur de 1 à 2 mètres, selon la longueur des pierres qu'on a à sa disposition. Îls ne sont sujets à aucune réparation lorsqu'ils sont bien cons- truits. Fig. 3. Plancher servant de pont. On le cons- truit avec de fortes planches, et on lemploie dans quelques fermes aux environs de Paris, pour faire passer les charrettes dans les champs sans être obligé de combler les fossés. On le traine au lieu où l’on veut en faire usage, au moyen de deux anneaux en fer, destinés à atta- cher les traits des chevaux. Fig. 4. Pont soutenu par deux pieux. On peut établir sur un ruisseau d’une certaine lar- geur, au moyen d'une longue planche, un pont solide et peu coûteux. On enfonce à cet effet, dans la largeur du ruisseau, deux pieux, sur lesquels on pose une planche. Celle-ci est fixée sur les deux bords opposés avec quatre chevilles en bois. On élève un garde-fou avec une perche et deux pieux, l’une enfoncée au milieu du ruisseau, et les deux autres aux ex- trémités de la planche. Fig. 5. Pont en bois dont les extremites sont en talus. Ces espèces de ponts se construisent sur les canaux ou dans les jardins d'agrément. La construction en est simple et facile à con- cevoir par l'inspection de la gravure, Fig. 6. Pont pour le passage des petits courans d'eau. I suffit pour former ces ponts de placer de grosses pierres dans le courant, à de certaines distances, et de poser de l'une à l'autre des pierres longues et plates. Fig. 7. Pont a double echelle. On trouve ces ponts sur les cañaux à Vénise, dans les endroits où le passage est peu fréquenté. On élève une solive sur deux poteaux fixés verticalement aux deux bords du canal, et l’on forme un garde- fou avec deux perchesetune traverse. On monte et on descend avec deux échelles appuyées aux extrémités de la solive. Un des côtés des échelles est plus allongé, afin de présenter un appui aux personnes qui monient ou qui descendent, | =< 1 RER) et pre- Ent frane OS sur Jateaux at, Pour Présente ‘St vu de et effet, UX, sur “CL est quatre DU avec ncee au aux ex- ites sont struisent Teément, > à CON- de placer Certaines utre des onve ces endroits lève une ment aux n parde- )n monte LvéeS aux s échelles \ppul aux dent, LL AIS AVR RS RS AR RSR RSR 8 RRQ RS LV 4 0 072 0 0 2. PRIOR SSSR SSI RSR Pr PIE PSS SES PS RSR RSS RSR RSR ES le 2) HAIES ET CLOTURES. PLANCHE Fig. 1. Haïe d'épine blanche entrelacee. Pour rendre les haies d'épine blanche d’une plus forte résistance contre les hommes et les bestiaux, on les taille de manière à ménager, sur trois points de la tige, des branches plus fortes et plus lon- gues qu'on entrelace horizontalement, et qui présentent un obstacle insurmontable. Elles sont garnies dans toutes leurs parties par les pousses des tiges et par celles des longues branches; on leur donne r mètre de haut sur 1 à 2 d. m. d'é- passeur. Elles occupent ainsi peu de terrain. Éig.o2 Clôture en terre avec des pieux entre- laces de ronces. Elle se compose d'une muraille de terre en talus et revêiue de gazon, sur la- quelle on plante une rangée de pieux qu'on entrelasse avec des ronces. Elle peut être em- ployée avec avantage dans les lieux ou la pierre est rare et où le bois est cher. Usitée en Dane- marck. Fig. 3. Haïe préservee par une double barrière. Pour garantir les plantations de haies, dans le comté de Durham en Angleterre, on forme une éminence de 3 d. m. d'élévation et large d’un mètre, en se servant de la terre qu'on retire Gu creusement de deux fossés.(’oyez la coupe de PREMIÈRE. | cette formation sous la lettre A.) On plante des épines au milieu de cette éminence, et on les garantit par une double palissade. Fig. 4. Haie d'epines courbee transversale- ment. Lorsque la haie décrite sous la figure pré- cédente est parvenue à l'âge de cinq ou six ans, on coupe les pieds alternativement, un sur deux, à la hauteur de 8 d. m.; on abat ensuite les petites branches des autres pieds, et on les flé- chit dans une inclinaison de 25 dégrés, au moyen d'une entaille faite à leur pied. Ces tiges sont fixées dans cet état contre des pieux, et contre une traverse supérieure. Fig. 5. Clôture faite avec des branches d'arbre, soutenues par des traverses. On en fait usage en Angleterre, et leur construction est peu dispen- dieuse. LYFE 6. Haïe de trones d’arbres verds ren- forcee avec des traverses. Gette haie est plus du- rable que la précédente, et offre encore plus de solidité. ion: Clôture tressée en osier. On plante en terre des pieux quon soutient avec un triple tissu en osier, en branches de chêne, ou tout autre bois flexible. PLANCHE IT. Fig. 1. Clôture fermée par une muraille, de la terre, une haie à son sommet et un fosse. Ce genre de clôture est surtout avantageux lors- qu'on veut garantir les plantations Ges attaques extérieures, les haies vives ne pouvant croitre assez promptement pour former uDe barricre 1m- pénétrable. On donne à la muraille 1 mètre+; le terrain est plus élevé dans la partie exterieure que dans l'intérieur, On en fait usage en Ecosse. Fig. 2. Clôture avec un talus en terre, une hate et un fosse. La disposition de ces haies est facile; on pose sur le terrain où doit être la haie une suite de plans ou de branches d'épine, et on les recouvre à l'une de leur extrémité avec la terre qui provient du creusement du fossé. Fis. 3. Cloture avec une muraille au fond d’un oO fosse. Ge genre de ciôture se pratique dans les parcs, lorsqu on veut se procurer un point de Tom. II. vue. Le sommet de la muraille se trouvant au niveau du sol, l'œil peut jouir de la beauté des sites QUI Se presentenL. Fig. 4. Clôture en pierre et terre, avec deux fosses. On fait usage de ces espèces de clôture en Angleterre, lorsque le terrain est humide, et qu'il est nécessaire de procurer un écoule- ment aux terres. On leur“orne 12 ou 15 d. m. d’élévation, sur 2 mètres de base, Fig. 5. Cloture fermce par un talus en terre et une muraille, sur le cote exterieur de laquelle est plantee une haie. La muraille a 13 à 14 d. m. d’élévation; la haie est plantée à 3 ou 4 d. m. au dessous de son sommet; on peut se dispenser de la tailler. On donne, tant à la muraille qu'à la terre, un mètre de base. Fig. 6. Cloture en muraille a parapet. On élève au fond d’un fossé une muraille recou- l À Le L Ê | OS ” u— PR Re LU RE DS NS UE RE Ron ie. ler an Pat 5 ES RUES Pan à re MGR S, / \ verte de dales, à hauteur d'appui, et l’on se ménage ainsi la vue des sites agréables, sans craindre les accidens qui pourraient arriver, si la muraille n’était elevée qu'à fleur de terre. Fig. 7. Cloture composee d’un double talus, de deux haies et d'un fosse. Le talus a 24 d. m. à sa base; ces clôtures deviennent très-fortes avec le temps, mais elles occupent un grand espace de terrain. 2 ) Fig. 8. Digue servant de clôture et de chemin. Ces digues se construisent aux environs de Bor- deaux, sur les bords de la Garonne, pour arrêter les débordemens de ce fleuve. Elles servent en même-temps de chemins, elles séparent les héri- tages, et sont garnies sur les talus d'arbres ou de haies. On creuse sur les deux côtés des fossés pour faciliter le dessèchement du sol et pour servir d'écoulement aux eaux. mé Chemin, de Bor. l'arrêter Vent en les héri. es Où de S fossés et pour RIRE RP SPP PS PSS SSSR RS RSS PSS RSR RSS RS RS SR RS SR RSR RS SLR PPS RSR RSS BÊCHES ET HOUES. PLANCHE Fig. 1. Pelle concave. On fait usage, dans le département du Puy-de-Dôme, de cette pelle, dont la lame concave est en fer, pour remuer le -blé et pour prendre le sable et autres objets de même nature. Fig. 2. Pelle ordinaire, armée en tôle à son extremite. Elle est un peu concave. Son plateau en bois de hêtre, long de 35 d. m. et large de 20, s'emboite dans une plaque de fer, large de 10 d.m. Son manche a 11 à 12 d. m. de long. Elle est employée dans le département de la Garonne. Fig. 3. Pelle en tôle. Sa lame en tôle s'attache, au moyen de deux languettes, sur un manche dont l'extrémité est reçue dans une petite douille ménagée dans l'épaisseur de la lame. Celle-ci a une longueur de 3 d. m. sur une largeur de 2+. Elle a 2 m. m. d'épaisseur. La longueur totale de cet instrument est de 18 d. m. Il est em- ployé à remuer le blé et autres corps de même nature. Fig. 4. Pelle ordinaire en bois. Elle est faite de bois de hêtre, et on l'emploie aux environs de Paris pour remuer le blé, les terres, les pier- res, etc. Son manche à 84 c. m.; son plateau en à 34 de long sur 27 de large à sa partie sn- périeure, et 31 à son extrémité. Elle est un peu concave, et elle présente vers son milieu un renfoncement de 5 c. m. Fig. 5. Pelle coudee, a manche cheville. On en fait usage dans quelques départemens de France pour divers travaux. Elle est d’une facile construction, quoique peu solide. Fig. 6. Pelle coudee, a manche cloué sur une lame ferrée. Elle est dans le genre de la précé- PREMIÈRE. dente, et elle sert aux mêmes usages dans le département des Basses- Pyrénées. L'une et l'autre peuvent être employées lorsqu'on n'a pas la facilité de se procurer des bois qui aient les dimensions nécessaires pour fabriquer les pelles ordinaires, La planchette est large de 26 c. m., et épaisse, vers le manche, de 2 c. m.; elle a une longueur de 38 c. m., y compris la ferrure. Fig. 7. Béchon. On en fait usage lorsqu'il s'agit de retirer la terre des trous que l’on creuse pour le plantage des arbres. C’est pour faciliter ce travail qu'on ne donne au manche que 5 d. m. de long. Le plateau de la pelle, arrondie à son ex- trémité, a 25 c. m, de long, et 21 dans sa plus grande largeur. Fig. 8. Béchette. Elle est formée par une lame de fer qui se divise en deux parties vers la moitié de sa hauteur, lettre À, et dans la- quelle se fixe l'extrémité du manche terminé en pelle, et concave, ainsi que l'indique la fig. B. Son manche est long de 8 d.m.; son fer, long de 26 c. m., se prolonge par deux languettes de 20 c. m., qui servent d'attaches. Sa largeur est de 14 c. m. On en fait usage pour divers travaux de jardinage. Fig. 9. Pelle à manche clou et recourbé. Elle est d'une forme concave, et sert à différens usages dans le département de la Gironde. Fig. 10. Béche à hoche-pied coude. Cet ins- trument, employé dans le midi de la France, est composé d'un manche qui entre dans l’ou- verture supérieure de la lame, et s’y fixe au moyen de deux languettes. L'ouvrier appuie son pied sur un support coudé qui entre dans le manche et s'appuie sur la lame. PLANCITE IT. Fig. 1. Houe ordinaire. Elle est composée d'un fer un peu concave, long de 13 à 14c. m., et large de 8; son manche est long de 15 d. m. Fig. 2. Houe à lame percée et à tranchant ar- ue. On en fait usage aux environs de Durach. Fig. 3. Beche à fer concave. Elle est usitée dans le royauume de Naples pour labourer la terre et pour exécuter d'autres travaux. Sa lame, dont on a représenté la courbure, a, dans sa partie “ Tom. Il. supérieure, une surface de 18 d. m. de large sur 23 de long; son manche a 8 d. m. de long. Fig. 4. Béche legerement coudee. On lem- ploie dans le département du Puy-de- Dôme pour bècher la terre. Ses côtés sont ordinaire- ment un peu relevés; son fer est large de 27 c.m. € et long de 33; Son manche à 8 d. m. de long. ( RO.) Hire 5. Houe recourbee pour creuser les ri- soles d irrigation. L'inspection de la figure sufüt pe== RE = x RE ET ER CS EE D PET NUS i ] 4 Eh Pr RARES D TEE nt nn“oh Case den de a Es En a ES Vo ( pour saisir sa construction. Son fer est un peu arqué. Fig. 6. Houe a defricher. En usage dans la Westphalie pour couper les gazonsetles bruyères qui servent à faire des compostes pour l'engrais des terres. Fig. 7. Houe à ouverture triangulaire. Elle est employée en Portugal pour labourer les terres pierreuses. 2 Fig. 8. Houette à lame ovale. Elle sert à biner les récoltes et à buter les racines. Le fer forme avec le manche un angle de 40 degrés. Elle a une lame arrondie et un peu concave. On lui donne des dimensions plus ou moins grandes. Fig. 9. Grande houe à fer arrondi. Elle est usitée dans plusieurs de nos départemens. Sa lame à 3© d. m. de long sur 2 de large. PLANCHE III. Fig. 1. Houette a deux dents. Elle est em- loyée à biner et à remuer la superficie de la J terre dans les petites cultures. Fig. 2. Binette. On s’en sert aux environs de Paris pour donner un léger labour aux récoltes, pour extirper les plantes parasites, et pour buter les pommes de terre. Sa lame a 15 c. m. dans sa plus grande largeur. Fig. 3. Houea lame de béche. OnY'emploie dans le département de la Gironde pour labourer la vigne. Son manche, recourbé et long de 13 d.m., forme avec sa lame un angle de 14 degrés, à prendre du milieu de celle-ci. Elle a 36 c. m. de long, et 25 dans sa plus grande largeur. Fig. 4. Croc à trois dents. est principalement usité pour remuer les fumiers et les décharger Sel: 8 de dessus les charrettes. Fig. 5. Croc à deux dents. On le fait servir aux mêmes usages que le précédent. RE eo RE Fis. 6. Fourche à trois dents de fer. On l’em- . o. ploie pour arranger les fumiers ei les charger sur les charrettes, et dans quelques endroits, pour labourer les terres argileuses, mere eee terme nm per teen) Fig. 7. Hoyaux à lame etroite et longue. W est employé au défoncement des terres et au labour des terrains pierreux ou très-tenaces. Son manche, long d'un mètre, forme un angle presque droit; ce qui facilite le travail, et em- pèche que les ouvriers ne prennent une atti- tude trop courbée. Fig. 8. Houette à fer triangulaire. On V'em- ploie en Allemagne pour le plantage des choux; on fait les creux d'une main, et l’on plante de l'autre. On l’emploie aussi à d’autres travaux analogues, ainsi qu'au binage. Son manche n’a que 4+ d. m. de long. Fig. 0. Houe à trois dents. On s’en sert dans plusieurs contrées pour le labour des terres ar- gileuses, pour arracher le chien-dent et pour bi- ner la terre. Son manche à 7 d. m. de long; les branches de son fer ont 23 ce. m. La distance moyenne de l'une à l’autre est de 9+ c. m. Fig. 10. Houette à deux dents et à pic. On l'emploie dans quelques cantons pour travailler la vigne dans les terrains rocailleux. pue, If et au Pnaces. 1 angle et em- 1e attl- n l'em- choux; ante de ravaux che n'a rt dans ITES aT- pour bi- ong; les hstance ù. pic. On ravailer LA p RÉCOLTES. PLANCHE Fig. r et 2. Machine à battre le ble. Elle est en usage sur les Apennins, où on la nomme Bat- tidore. Elle est composée de plusieurs planches épaisses réunies par une traverse, et armées à leur extrémité de trois grandes fourchettes émoussées et applaties, et de 14 plus petites. Elle porte, dans sa partie moyenne, une planche double en longueur qui tert de timon, et qui porte sur la sellette d'un avant-train, fig. 2, auquel elle est fixée au moyen d'une corde qu'on attache à un ferrement placé à l'origine du ti- mon. Après avoir attelé des bœufs à cet appareil, et après avoir disposé les gerbes en rond sur une aire, On fait mouvoir circulairement la machine, de sorte que l'extrémité des fourchettes, en trai- nant sur la paille, en détache le grain. La planche du milieu qui sert de timon a, dans la partie où elle est réunie aux autres plan- ches, une longueur de 9 d. m., et de 10 dans la partie où elle se trouve isolée; elle a 26 à 30 c. m. de largeur. La plus grande largeur du battoir est de 17+ d. m.; ses deux côtés ont au point où ils commencent à se rétrécir, 46 c. m. de long; l'épaisseur des planches est de 5 c. m. Les trois grands ferremens ont une longueur to- tale de 50 c. m., etles 14 petits, cellede 25£c.m. La portion qui, dans les grands comme dans les petits, forme la fourchette, a une longueur de 8 c. m. Chaque branche de cette fourchette est large de 3 c. m., et présente un intervalle angulaire dont la base à 2+ à 3 c. m. Il serait utile d'essayer en France cette machine, dont la construction est simple, facile et peu dispen- dieuse. Fig. 5. Battoir en pierre. pour le blé. X] est composé d’une pierre triangulaire dont la base a un mètre de long, ainsi que la perpendiculaire PREMIÈRE. élevée sur cétte base; son épaisseur est 12 c. mi. Le timon, long de 3 mètres, est attaché à la pierre par le moyen d'une cheville. On fixe son extrémité au joug des bœufs, et on fait ainsi passer la pierre sur les gerbes disposées CirCu- lairement, Cette méthode de battre le blé, quoi- que moins parfaite qne la précédente, est égale- ment usitée sur les Apennins. Fig. 4. Claie pour battre le maïs. Cest nn cadre en bois sur lequel on cloue des lattes, de manière à laisser des vides en losanges. Elle a 16 d. m. de long, sur 10 de large: on la pose sur des treteaux lorsqu'on veut battre les panni- cules de maïs pour en détacher les grains. Elle est usitée dans le royaume de Valence. Fig, 5. Crible monte pour vanner les£TaIns. La fourche sur laquelle est fixé Le crible a 17 d.m. de hauteur, avec un écartement de 9 d. m. Un ouvrier tient verticalement cette fourche, et l'agite par un mouvement de vas-et- viens, tandis qu'un autre ouvrier fournit le grain qui doit être vanné. Se voit en Italie. Fig. 6. Van pour le ble. Le van de forme concoïde est tissu en osier, et arme de deux poignées qui servent à le tenir et à l'agiter. Il est usité pour vanner le blé et les autres graines. Fig. 7. Panier en paille pour conserver le grain. Il est fait avec de la paille contournée circulaire- ment et fixée avec des bandes d’osier. On donne en Toscane à ces paniers 1 mètre à 1 mètre et demi de haut sur 8 à 10 d. m. de diamètre. Le blé s'y conserve parfaitement, lorsqu on a soin de les bien couvrir. Leur usage pourrait être utile aux petits cultivateurs pour conser- ver non-seulement le blé, mais aussi les pois, Les féves et autres graines. PLANCHE II. Fig. 1. Magasin a ble. On fait usage de ces magasins dans quelques lieux de la Suisse. On fixe en terre des poteaux surmontés de pierres plates, sur lesquels on établit les magasins des- tinés à la conservation du grain. Les murailles en sont faites avec des troncs d'arbres que l’on superpose les uns aux autres, et que l’on re- Tom. IT, couvre comme les maisons ordinaires. On mé- nage une porte d'entrée, à laquelle on parvient avec une échelle, et on forme des compartimens en planches pour recevoir le grain. Le blé, en- tassé dans ces magasins, où l'humidité et les insectes n'ont aucun accès, et dans un pays où la chaleur est peu élevée, se conserve parfaite- | ë | | Î Ë È k | her hi la à D TR ne nie‘ook Case den) LITE PAS nt 2 NE STE 7 BE RE ME == ZE == Res ET 2e ee EE =— —Æ == RE SE = ES cp à a— RS—=— a—_ ment bien. Les pieux sont surmontés de pierres plates, afin d'empêcher que les souris ne puissent monter sur le magasin et y pénétrer en corrodant le bois. La partie inférieure sert d’étable pour les bestiaux. Fis. 2. Meule accole à une grange pour le battage. Le danger auquel on est exposé d'être surpris par les pluies, au moment où l’on dé- molit une meule dont on veut battre le blé, ainsi que les frais occasionnés par le transport, ont fait imaginer, en Angleterre, de donner aux meules une forme oblonsue; qu'il est facile de prolonger à volonté, et de construire une grange mobile qu'on applique à l’une des extrémités de la meule, et qui sert à battre le blé. Cette grange est montée sur un plancher soutenu par six rou- lettes; elle est faite en planches légères et cou- verte d’un toit en chaume. On voit par le plan, lettre B, qu'elle est divisée en deux parties; l'une dans laquelle entre une portion de la meule, et l'autre qui est destinée au battage. Les ouvriers prennent les gerbes à mesure qu'ils avancent leur travail, et poussent la grange mobile lors- qu'ils ont achevé de battre la partie qu'on avait fait entrer sous la grange. Celle-ci sert encore à recouvrir l'extrémité des meules, lorsqu'on a lieu de craindre la pluie, avant qu'elle ne soit couverte, Fig. 3. Echafaudage pour construire les meules à grain. On forme un cadre oblong en forme d'échelle, ainsi qu'on le voit sous les lettres A, À. On fixe à la partie supérieure des deux montans deux crochets et une chaîne, que le dessinateur a oubliés dansle dessin, et on les attache à deux bandes de fer clouées à une planche figurée en grand sous la lettre C. On adapte au côté opposé à ces bandes deux chevilles en fer, qui entrent dans les montans du cadre au-dessous des chaînes, de manière à former un plancher solide sur le- quel on jette les gerbes avec une fourche. Un (2) ouvrier, établi sur ce plancher, les fait passer à celui qui construit le haut de la meule. Fig. 4. Manière de retenir la paille sur les meules légèrement couvertes. On fait, dans le dé- pariement de la Gironde, des meules de paille. de forme oblongue et peu élevées. On les couvre avee dela paille jetée confusément,eton fixe cette paille avec des gaules, à l'extrémité desquelles sont suspendus de gros bâtons. On fait, dans le midi de l'Europe, de petites meules quon re- couvre avec quelques centimètres de terre bien battue. Fig. 5. Meule de chanvre. On conserve, dans ia Catalogne, le chanvre roui, en l'entassant en meules rondes, de petites dimensions, et le cou- vrant avec de la chènevotte, ainsi que le repré- sente cette figure. Fig. 6. Enclume a battre les faux. Eïle est garnie, vers le milieu de sa longueur, de quatre bandes de fer, qui empêchent de pénétrer trop avant en terre, lorsqu'elle est frappée par le mar- teau. Elle est longue d’un pied, et son sommet a 5 c. m. sur tous les sens. Fig. 9. Marteau à battre les faux. X est long de 16 c. m., et sa tête a 3 c. m.+sur tous les sens. Son manche est long de 3 d. m. Fig. 8. Coffin. C'est le nom qu'on donne à un vase cylindrique en fer-blanc, dans lequel les faucheurs mettent la pierre avec laquelle ils aiguisent leur faux.; 1ls la suspendent à leur ceinture au moyen d'un crochet. Ge vase a 5 d. mu. de diamètre, et 20 de longueur. Fig. 9. Forme de la pierre qui sert à aiguiser” les faux. Fis. 10. Crochet pour arracher la paille des meules. I est usité dans quelques-uns de nos dé- partemens méridionaux, où on lui donne le nom de Peladou. Son manche est long de 12 d. m., et son fer de 37. ep Le ait passer à ile, lle sur Je dans Le dé. es de paille a Les couvre On fixe cette : desquelles alt, dans le :S quon lé é terre bien serve, dans Dtassant en , et le Cou- Le le l'épré- æ, Elle est *, de quatre nétrer trop par le mar. on sommet Il est long ur tous les donne à un s Jequel les laquelle 1ls dent à leur asea D. mu, 1 a aiguiser 1 paille des ; de nos dé- nne lenom e12 4. M, à 4 A Tom 2 I Léhog de Cde Last { FR DIT TITI NT TT T SE A PATES. re pv jh ‘| 1L F PET € onslumlions urnes FL F Le 2 Libheg 2 C7 de Lait CRE née SL dl ST REP orntentiqnt tete 5 see ego mo EE ë ne men noise nt un mes Date nl us tt mr dress AMD anse lat Rs! Q En | À, NÙŸ ||& 1 N Ÿ | à S | N A ho Y Z pp SlFCllLONS TX > C é TE SR 7 fates et Clotures.|} 1 OAI, FINE > NZ Z 1T NES SN REA< À | Tree re)£ d ARE ue ré“ ns. nt nee à ; Sonunihus tree de NO CR| k RE. ag M. 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(1 | [l | | | Il } | L) | il L | IL | | : "I £} Au | F =— ARE Li es Et COLLECTION DE MACHINES, D'INSTRUMENTS. USTENSILES, CONSTRUCTIONS, APPAREILS, etc, EMPLOYÉS DANS L'ÉCONOMIE RURALE DOMESTIQUE ET INDUSTRIELLE. CD'APRES: LES DESSINS FAITS - DANS DIVERSES PARTIES DE L'EUROPE, - PAR LE COMTE DE LASTEYRIE, Rs FE er on. le 10. 2. oe4 he. 2272 eh Ga Coriépeart. . MA. Then) Æ 3 2 ee 27teS 1 ee£a PACA 0 TE._# oo À Re PARIS, A L'ÉTABLISSEMENT LITHOGRAPHIQUE DU COMTE DE LASTEYRIE, RUE DU BAC, N° b8. DE L’IMPRIMERIE DE RIGNOUX, rue prs FRANCS-BOURGEOIS-S.-MICHEL, N° 8, LARLLE LR LAS TL 1821. DR PPT ET ALT TE NET : ‘: h = me=— mr = A re— = gr pq LS #- re#° re.. L Se mn 2e —-— es ee FRERE re re ST RS APN RSR SLR SR CSS RSR VARIE RAR N/A BR ARS AS RSR RSR RS RSR RS RD RAS RE RS RSR PES CSN LES RSR RSR PSE LD LE HERSES ET RATEAUX. PLANCHE III. Fig. 1. Herse sans dents. Elle est formée| par un double châssis fait avec de fortes pièces de bois, dans une dimenssion qui varie à volonté. Elle a deux anneaux qui servent à l’attelage. On l’emploie pour chausser les céréales après l'hiver. Elle écrase les mottes, resserre la terre autour du pied des jeunes plantes; et, en tas- sant le sol, elle le préserve du hâle. Fig 2. Double herse courbe. Elle est usitée sur les champs labourés en sillons; chaque herse étant courbe, ses dents atteignent toute la su- perficie des billons, qu’elles parcourent succes- sivement de deux à deux, Elles sont liées en- semble par deux anneaux, et fixées au palonier par une double chaîne. Elles portent à leur ex- irémité deux cordes, avec un bâton qui sert à les diriger ou à les soulever, lorsqu'il est besoin de les débarasser des herbes qu'elles entraînent avec elles. Fig. 3. Herse à cylindres. Elle est composée d’un châssis armé de pointes, dans lequel roule deux cylindres également garnis de pointes ou dents. On a représenté à la partie antérieure les dents du châssis vues dans leur élévation. Le ürage de cette herse se fait au moyen de cordes attachées à deux anneaux. On la guide avec un double manche placé à l'extrémité opposée. On donne à ses herses une longueur de 2 mè- tres ou plus, et 5 d. m. de diamètre aux CYy- lindres; souvent on ne les compose que d’un cylindre. Elles sont d'un bon usage pour les terres fortes et tenaces. Les dents, en tournant auprès les unes des autres, se dégagent de la terre qui s’y attache. Fig. 4. Räteau à avant-train. Gette machine se compose d'un râteau, uni à l’axe de l’avant- train par deux pieces de bois assujetties avec deux autres pièces latérales et une traverse lon- gue de 12 d. m., le même axe porte le bran- card auquel on attèle un cheval. Le râteau, qui a 23 d.m. de long, est armé de deux manches qui servent à le diriger. Les roues ont 6 d. m. de diamètre. Les dents du râteau ont 4 d. m. de long, et sont au nombre de 15 ou 25. On les espace plus ou moins, selon le genré de tra- vail auquel on destine cet instrument. On s'en sert en Angleterre pour enlever le chaume de dessus les champs, pour ramasser le foin ou le fourrage sur les prairies, etc. Fig. 5. Räteau à support pour ramasser le Join. I est formé par un peigne long de 12 d. m., portant 40 dents en bois, longues de 2 d. m. [l'est surmonté, à la hauteur d'un d. m., d’un bâton servant de support pour retenir le foin. Son manche courbe et bifurqué a 15 d, m. de long. On l'emploie aux environs de Parme, pour ramasser le foin répandu sur les prairies. C’est uninstrument d'une facile construction, et qui économise le travail. PLANCHE IV. Fig. r. Rädteau à triple emmanchure. Xl est formé par un manche long de 2 mètres, dont l'extrémité, fendue en trois divisions, s'adapte à une pièce de bois un peu arquée, longue de 4 d. m.+ On tire un anneau en fer à l'endroit où le manche se divise, afin d'empêcher qu'il ne se fende plus avant. On en fait usage en Suisse. Fig. 2. Räteau emmanché avec des baguettes circulaires. Ce râteau usité dans le canton de Berne, réunit la légèreté à la solidité. Le manche long de 21 d. m., est traversé par trois baguettes qui se rattachent au peigne. Tom. II. Fig. 3. Räteau à double rangée de dents. Son manche porte à son extrémité une bifurcation, qu'on arrête au moyen d'un fil- de- fer. Le manche, non compris la bifurcation, est long d'un mètre, et celle-ci de 4 d. m. Le peigne a 6 d. m. de long, et ses dents 1. d. m. Fig. 4. Rateau à grosses dents. On forme ces dents en sciant à distance égale une pièce de bois, de manière à avoir des dents courtes et carrées. On en fait usage dans quelques con- trées méridionales, pour remuer le blé, après l'avoir lavé et l'avoir fait sécher sur une aire. Fig 5. Räteau avec une bricole. Il est usité PE RUV ET 20 AE Fe Ts PTT AT EEE SEE es ==———— TRS ue fe ME Bu: PARA TS R RAT STE es& 5 1 en Suède pour ramasser le foin. arracher le chaume ou les herbes après le labourage des verres: Fig. 6. Räteau en fer a dents rapportees. N se compose d'une lame de fer, contre laquelle on rive les dents. On l’emploie aux environs de Rome, dans le jardinage. Fig. RÉ+. Il ne diffère du pré- cédent que parce que les dents et la lame de fer sont d'une seule pièce. Il est employé dans le même pays, aux mêmes usages. Fig. 8. Räteau a longues> nts. Son manche a 1 mètre de ie Le peigne a 4. d. m., etses dents ont 14 c. m. Elles sont au nombre de dix. On en fait ee dans le royaume de Valence pour décroûter la terre, pour enlever le chien- dent» ELC. É dans le n manche M., et ses re de dix. C Valence le chien. 0 TT A A et tte tt tt tt à 0.0+ 00 0 0 0 0 0 0 MACHINES DE TRANSPORT. PLANCHE VIT. Fis.1,2et 3. Charrette surmontee d’un cadre. Ce cadre est représenté dans le plan de la voi- ture fig. 1. Il sert à offrir une plus grande sur- face pour le chargement de la charrette, et à empêcher que ce chargement ne touche les roues. Il est fixé à la partie inférieure de la voi- ture par quatre boulons à écrou, de manière à pouvoir être enlevé à volonté; ce qui a heu lorsqu'on veut transporter des corps lourds et peu volumineux. La fig. 2. représente le profil de la même voi- ture. Elle est garnie de planches dans le fond et sur les cotés, ce qui empèches la perte du grain, qui aurait lieu sans cela dans le charge- ment et Le déchargement des gerbes. Gette char- rette a l'inconvénient de porter trop en arrière le centre de gravité, défaut auquel il est facile de remédier dans sa construction. Comme la ligne de tirage ne peut être la mème pour deux chevaux attelés l’un devant l’autre à la même voiture, et que les efforts du premier aug- mentent la charge du second, on a imaginé, en Angleterre, de fixer à l'axe des roues une pou- lie C, dans laquelle passe une corde B, atta- chée par l’une de ses extrémitées au collier du du cheval de brancard, et par l’autre à celui PLANC Fig. Charrette a cage legere. Elle a un plan- cher dont les montans latéraux sont faits avec des bâtons très-espacés. Elle est trainée par un seul cheval, et est employée au transport des objets volumineux, tels que pailles, fagots, fu- miers, etc. Fig. 2. Roue d’une seule pièce percee de quatre trous. On en fait usage en Angleterre pour les charrettes destinées au transport du charbon de terre. Fig. 3. Tombereau leger. Les deux bords la- téraux sont surmontés d'une galerie propre à retenir une forte charge. Il est généralement usité en Angleterre. Fig. 4. Charrette legère en gondole. Les deux côtés longitudinaux sont fermés par des pièces de bois, qui se prolongent et se relèvent aux deux extrémités, de manière à pouvoir augmen- Tom. IT. du cheval mis en avant. Les deux animaux sont par ce moyen réunis entre eux, de manière que si l'un se ralentit, les efforts de l’autre pro- duisent une pression sur son collier, et lobligent à agir, ou à être porté en arrière; mouvement qui est réglé par un crochet À, lequel est attaché d'une partau collier du cheval de brancard, et qui glisse dans une tringle fixée sur chaque bran- card, et sert ainsi à indiquer les efforts compa- ratifs des deux chevaux. La figure 3 représente la charrette vue par der- rière, On y voit le cadre supérieur soutenu par des montans ou boulons en écrou; les roues sont inclinées en dehors; ce qui a lieu en don- nant aux extrémités de l’essieu une inclinai- son désignée par les angles ponctués à chaque extremite. Fig. 4. Charrette faisant office de brouette. On peut la tirer en avant comme une charrette, ou la pousser comme une brouette. On emploie ordinairement une bricole dans le premier cas. Ses deux côtés sont fermé par une table qui s'enlève ou se fixe à volonté, au moyen de gàches en fer clouées sur Le châssis de la voiture. Usitée dans la Belgique. HET ter la charge au besoin. Ces pièces sont affermies l’une à l’autre et sur le corps de la voiture, ave: des barres de fer à boulon. La partie inférieure est garnie de planches sur Les côtés, pour mieux contenir les petits objets. On la renverse sur le derrière au moyen d’une bride A, percée de trous; il suffit pour cela d'enlever la cheville qui la retient. Cette bride sert aussi a fixer le centre de gravité, lorsque le chargement est fait. Ce moyen ingénieux mérite d'être imité. Une chaîne fixée sur le brancard empêche que la charrette ne se renverse sur le derrière. On adapte à l'extrémité du timon un joug à collier pour les bœufs. Elle est usitée en Angleterre pour le transport des moissons, des fourrages, du fumier, etc. Fio. 5. Charrette couverte. On en fait usage en Belgique pour le transport des grains et des ER MORAL NS VE 7 En PRES nn LS. DSC END SENS { D) autres denrées qu'on veut garantir de la pluie. Les côtés et le toit sont garnis en toile peinte à l'huile. Fig. 6. Tombereau a trois roues. La caisse, sou- tenue par deux roues, s'unit à un châssis demi- ) circulaire, au centre duquel on fixe la roue de devant. Cette roue est quelquefois beaucoup plus petite que les deux autres. On l’emploie, aux environs de Bruges, pour le transport du fumier, etc. PLANCHE IX. Fig. 1. Brouette à baquet. Les brancards sont relevés aux deux extrémités, afin de tenir le baquet peu élevé, et de faciliter le service. Celui-ci est assujetti sur la brouette, au moyen de deux crochets en fer. Fig. 2. Brouette en forme de trémie. Les bran- cards, liés par trois traverses, sont soutenus par deux pieds, dont le prolongement forme quaire montans qui servent à retenir les objets dont on charge la brouette. Elle est d’une cons- truction très-simple, et peut servir au trans- port des objets légers et d’un certain volume. Fig. 3. Civiere ordinaire. Elle sert à trans- porter les pierres et autres corps pesans. Fig. 4. Civière a caissons en clatre-voie. Elle peut être employée à divers usages, surtout pour porter aux bestiaux la paille, le fourrage, les racines, etc. On lui donne des dimensions proportionnées à l'emploie qu'on veut en faire. Fig. 5. Brouette à compartimens. On en fait usage à Alicante, pour porter et vendre dans les rues l’eau contenue dans des vases à ra- fraichir, nommés alcarrazas. Fig. 6. Brouette ordinaire des environs de Paris. Elle est composée d'une caisse faisant corps avec les deux brancards, et consolidée par deux montans sur les côtés, et ordinairement avec deux appuis sur le derrière. Le fond de l'extrémité du caisson est plus élevé que les deux autres côtés, afin de soutenir la charge qui se porte sur le derrière. L’essieu est en fer. Fig. 7. Brouette en forme de charrette. Les montans des extrémités servent à retenir les objets dont elle est chargée. On l’emploie à Paris, pour le transport du foin, de la paille, des fagots, etc. On place souvent contre et au-dessus des roues une rampe pour empêcher le contact de la charge avec celles-ci. PS PES A IS Que de AUCOU Mploie. Port du N en fait dre dans es à ra- 1TOnS de > faisant idée par irement fond de que les arge qui n fer, tte, Les ‘enir les iploie à | paille, ntre et npècher VAS AN RRARR ARR R RAS A/R /RR A/R/R/R AUS A/R RU AR RS RE RE RS AR RS. OS PSE RSR RS SR RSR SES SR) PS IRRIGATIONS. PLANCHE VI. Fig. 1. Puits a bascule à deux cordes. Pour puiser l’eau avec plus de facilité et de célérité, on peut établir une mécanique qui consiste à élever sur les deux côtés opposés d'un puits, deux poteaux liés ensemble à leur sommet par une traverse, On adapte au milieu de celle-ci un boulon, sur lequel joue un levier ou bas- cule, garnie d’une poulie à chacune de ses extrémités; on pose ensuite contre les poteaux, et au-dessus du puits, deux potences égale- ment garnies de poulies. Deux cordes, qui por- tent chacune un seau, passent sur les poulies des potences, sur celles du levier, et redescen- dent ensuite à la partie inférieure des poteaux, où elles sont retenues par une cheville. Cet appa- reil étant ainsi établi, il suffit de tirer la corde à laquelle est attaché le seau supérieur, pour le faire descendre, et pour faire monter le seau inférieur rempli d'eau. On proportionne la lon- gueur de la bascule, et celle des cordes à la profondeur du puits; la longueur totale de la bascule doit avoir un peu plus du tiers de la profondeur du puits. Fig. 2. Houe pour former les risoles d'irri- gation. Son fer, un peu recourbé, a 3. d. m. de long, et une largeur égale à celle des rigoles qu on veut creuser. Fig. 3. Pompe à bascule. On charge l'ex- trémité de la bascule ou levier qui porte la uge du pisten, d'un poids proportionné à la distance que ce dernier éprouve à descendre. Ce petit mécanisme facilite l’action des pompes ordinaires. Usitée en Suisse. Fig. 4. Compas de nivellement. X est formé avec deux branches de bois réunies à leur sommet par une cheville de fer. On fixe vers le milieu du compas, au moyen de deux chevilles, une règle mobile, qui porte des divisions régulières, celles du mètre, par exemple; et l’on attache la corde d'un aplomb à la partie supérieure du compas. Lorsqu'on veut faire le nivellement d'un terrain, on porte successivement les pointes du compas sur toutes les parties qui sont à par- courir, et on indique la pente qu'on veut avoir avec des piquets qu'on enfonce en terre à la hauteur nécessaire. Si l'on voulait, par exemple, se ménager une pente de 2 c. m. sur deux mètres, on poserait une des pointes du compas sur le point de départ, et l’autre sur un des points de la direction qu'on veut faire prendre aux eaux. On tiendrait cette dernière pointe à un niveau inférieur au premier, de 2 c. m., et l'on marquerait avec un piquet cette élévation; l'on prendrait successivement le même niveau en faisant tomber la corde de l'aplomb sur la même division de la règle où elle aurait d'abord été. On observera que la corde doit, pour donner un niveau horizontal, être paral- lèle à la division qui sépare par le milieu les deux côtés de la règle. Fig. 5. Bascule pour épuiser l’eau. Lorsqu'on veutépuiser l’eau contenue dans une localité de dimension moyenne, on établit une bascule sur un poteau qui porte un pied à sa base. On dipose cette bascule, de manière que le seau, attaché au bout d’une perche, puisse plonger dans l’eau. Des cordes attachées à l’autre extré- mité du levier servent à faire monter le seau rempli d’eau, tandis qu'un ouvrier le vide à mesure qu'il se remplit. PEXNCOHE VE. Fig. 1. Vanne à bonde. Elle est composée| queue percée de trous, que l'on soulève avec d'un patin de charpente avec deux jumelles liées par une entretoise et un chapeau, dans lequel passe la queue du pilon A, qui doit bou- cher le trou de l’auge B. On adapte du côté de l'étang une planche percée de trous, que lon voit derrière la bonde. Fig. 2. Vanne ordinaire à queue. Elle a une Tom. II. un levier, et que l'on arrête avec une cheville. Fig. 3. Fourche pour nettoyer les pièces d’eau. Elle a cinq dents avec douille pour recevoir un long manche. Elle sert à enlever les pièces de bois, les grosses pierres, etc., qui se trouvent au fond de l’eau. Fig. 4. Vanne a planches. C'est une suite de © en don LE à Cd ms LS LS HEC ER TS Ne POELE CEE SE CG EE M 2 rh er are To hr Met de© nr ES DRE ar à nr M CCS DT RE LIRAPALEES pin (ea) planches avec leurs anneaux, qui se posent les unes au-dessus des autres dans les rainures de deux montans, et que l’on enlève selon la quan- tité d’eau que l'on veut laisser échapper. He): Poche à recurer les pièces d’eau. Elle se compose d'une bande de fer circulaire avec une douille dans laquelle, on adapte un long manche. On attache à la bande de fer, percée de trous, un filet en forme de poche. C'est avec cet instrument quon va chercher au fond de l'eau les petites pierres et les ordures qui s'y trouvent. On en fait usage en Hollande Fig. 6. Vanne a tourniquet. Elle a une porte qui glisse entre deux coulisses, et qu'on soulève au moyen d'une chaine et d'un tourniquet. Elle a sur l’un des montans un trou qui recoit une clef, pour pouvoir la fermer à volonté et pour prévenir qu'on ne détournel'eau des irriga- tions. Fig. 7. Vanne ordinaire. On la soulève au moyen d'un anneau qu'elle porte à sa partie supérieure. Elle s'emploie dans les petits cour- Trans qui servent aux irrigations. Q soulève nique, I recoit "olonté et les ITTIgae lève au Sà partie Us cour. LPS LS SL S SE SOS RS RS RSS RS ST RS SSL ESS SOS SSSR PSS ES US CS RS SI SE I RE I OS A/ Ti js JARDINAGE. PLAN( Fig. 1. Galere a cheval. C'est une ratissoire avec deux brancards auxquels or attelle un che- ‘val ou un âne pour ratisser les allées. Elle a deux manches sur lesquels l'ouvrier appuie selon qu'il veut entrer plus profondément en terre. Fig. 2. Ratissotre a roue. Elle est construite cemme k précédente, exCep té qu'elle porte sur le.devant se petite roue qui en facilite l'action. La lettre/ représente la lame vue de profil, avec l'écrou qui lui sert d'attache. Usitée dans les jardins aux environs de Paris. Fig. 3. Ratissoire à cheval avec une roue. Elle porte une flèche, à l'extrémité de laquelle est SEE NET: un anneau qui sert à l'attelage. On ad: apte à cette flèche une roue qui s'élève ou s’abaisse, selon l'entrure qu‘on veut donner à la lame. Celle-ci estajustée sur la traverse qui porte les manches. Elle est employée dans les champs, entre les cultures disposées par rangées, pour détruire les plantes parasites et biner la terre. Fig. 4. Ratissoire a manche bifurque. L'ou- vrier s'en sert en la poussant au-devant de lui. Fig. 5 Ratissoire a simple manche. On la fait agir comme la précédente. Fig. 6. Ratissoire recourbee. Le travail se fait avec cet instrument en tirant à soi. PLANCHE VIII. Fig. 1. Tracoir à deux pointes. Cet instru- ment est destiné à tracer des lignes sur la terre où l'on veut disposer les plantes par rangées. C'est une pièce de bois à laquelle on te un manche long 13. d. m. et des dents longues de 8 à 9. c. m. On en fait à 3 et à 4 dents, espacées se on je s distances qu'on veut obtenir. Fig. 2. Rouleau en pierre, monte en fer. Le cylindre varie dans ces dime nsions. On diminue son diamètre lor squ on veut lui donner plus de longneur. Il est employé dans les jardins d’ agré- ment à unir les gazons et les allées. On en fait en fonte dont le cylindre est creux Fig. 3. Rouleau à cylindre et à châssis en boëïs. 0. T'emploie aux mêmes usages que le précédent, ainsi qu'à la culture des terres Fig. 4. Support triangulaire de Marcott> On unit trois longs pique ts par un triangle en bois, sur lequel on place les pots qui de. nt rece- voir les branches d'arbre qu on veut marcotter. P lante 7, On en fait usage dans les jardins d'agré- ment et dans les écoles de botanique pour pré- server les plantes contre les animaux. Fig. 6. Cloche a carreaux rapportes. On leur donne 4 d. m. de diamètre, sur une élévation d.3 d.m.Un des carreaux est dispose de manière à pouvoir être relevé lorsqu'on veut donner de l'air aux plantes. Fig. 6. Cloche d’une seule pièce de verre. Elle est usitée, ainsi que la précédente, par les marai- chers de Paris. Elle est formée dans les dimen- sions de la précédente. Fig. 7. Cage en re Res les plantes contre le soleil. Elle a 45 c. de haut et 30 de diamètres; re a 5 c. m. de large. On varie les proportions, et on en construit à claire-voie, pour tempérer les rayons du soleil. On ménage dans leur construction trois pieds, qui Ti à les fixer sur la terre. | Fig. 5. Cage en fils de fer pour preserver les | | | | | | PLANCHE IX. Fis. r. et 2. Pot à marcotte à large ouverture par-dessous et sur le côté. La fig. 1. représente les sections A. B, de la fig. 2, qu'on réunit par un fil de fer. Il a 16 c. m. de haut sur 20 d enter ture et varie en grandeur selon les be- soins.[l est divisé en deux sections, afin que la branche: imarcotter puisse y être placée 4 volonté. 4 y 2. f)>= Fi 15. 9. FOË& marcotite«a une seule ouverture inferte ure. Il ne diffère du précédent que parce qu'il n'a pas d'ouverture latérale pour recevoir les branches. Fig. 4. Caisse d’oranger ordinaire. Kle à un mètre en carré. Les pieds Gnt 15€. m. de hau- teur. Ces dimensions varient, Fig. 5. Caisse d'oranger à panneau mobile. Elle est construite en planches comme la pré- cédente, excepté qu'un des panneaux est fixé (2) contre les montans, au moyen de deux barres en fer qui s'enlèvent à volonté. On peut ainsi Ôter le panneau et remplacer un arbre par un autre. Ses dimensions sont pareilles à celle de la précédente. Fig. 6 et 8. Pot à marcotte. La première de ces figures représente le pot avec deux poignées qui servent à le fixer sur les arbres qu'on veut marcotter; et la fig. 8 donne la coupe du même vase, ou l’on voit une ouverture inférieure. Fig. Terrine a sens. Fille'a 15©! m de haut sur 35 d'ouverture et 25 de base. Elle est percée d’un certain nombre de petits trous. Fig. 9 et 10. Terrine avec une ouverture cylin- drique. Gette ouverture à 10 c. m. de diamètre; sur 14 d'élévation. Le vase a à sa partie supé- rieure un diamètre de 5 d. m. et 35 c. m. à sa base. On lui donne une élévation de 15 c. m. Il est employé pour marcotter à la fois un cer- tain nombre de branches d'arbre. corne nus TR 2 als LRU SE 27 LAS LINE BTS AE || || à | À |[IN y :| V| :(3 | 4|| || [4| l ||| ! Î|| LV!||| | 1| à||| E|| h||| || | ï !|| 1| |||| 3 Î| L 1|| h À| |} | f || 1 1 || | : ||| || | i l |} (] |\ || | | | 1 } CS pe RQ,| Q N N l NS| NŸ| NE| SENS(| Ÿ| | 1 \ |. «| W [KA| NN+| RE À } & N | A Re a V2 AE EN \ PR Ce Er dise| Cm, de “Le est trous Lure di D C,m 2 # fi- QE L e« En JS rs). = OZ o =,-D DE=]= =+ (ae Cosd a} un —4 SRE D RP RE SEE cg ne de 20 SN Eater Gt Re TL qq#0 E 2 pa Se SE SR RS D SR TT= TÉL / 2e Luth de C LaCeS el À ! 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D'APRÈS LES DESSINS FAITS DANS DIVERSES PARTIES DE L'EUROPE, PAR LE COMTE px LASTEYRIE, Laee 2272 re : 1er. tarsaisort. cle 10, Franchs à Ave ur ie leaf : se on khar Crrdlei hrs un 01/9: ; a 20| A Ê 7 + oo d'heigatiuns À« LE. M achrires}#, RE PARIS, A L'ÉTABLISSEMENT LITHOGRAPHIQUE. DU COMTE DE LASTEYRIE, RUE DU BAC, N° D8. DE L’'IMPRIMERIE DE RIGNOUX, RUE Des FRANCS-BOURCGEOIS-S-MICHEL, N° 8. Vae 18217. : à Ti De LT POS PP SORT ET LT 2 2 PTE em— | (| | LA! FE {1h à f F4 LE: 1 1} | Na EN LR A A1 4 L A HE | IAE (ER | Rare N LES LOUE: | k N |l EE ll (1e || | FIB s… ie OU MRDE D: à"7 de dés) éd TE CEE Qu ee cor eq me 4 ne Ce.© 2 a| RSR RE Tan cn— SEE PAR. MO, Me TETE} RP RL SSLQSE RSR LESR SOS LVL SR SR RS AS RS CSSS LE SE VAI SL RA RL/N/R R/R RSI SR NS= CONSTRUCTIONS RURALES. PLANCHE X. Fig. r. Poëéle hongrois. La construction de ce poèle est si facile, si simple et si économique, qu'il serait à désirer qu'elle fût connue parmi les habitans peu fortunés de nos campagnes, qui pourraient, en l'adoptant, se procurer une douce température dans leurs logemens pendant la sai- son rigoureuse. Lorsque les habitans de la Hon- grie veulent construire ces poëles, ils forment une espèce de panier en gros clayonage, avec de petites branches d'arbres, dans les dimen- sions convenables. On pose ce panier sur une pierre élevée au-dessus du sol, et on l’enduit extérieurement à l'épaisseur de 5 ou 6 e. m., d'une couche de terre à brique, mélangée avec de la paille ou du foin haché; on adapte au poèle un tuyeau pour l'issue de la fumée, et un con- duit pour allumer le feu, dont la porte se trouve placée extérieurement. Lorsque la terre qui forme le poële est bien sèche, on la cuit, en allumant intérieurement un feu gradué et actif. Fig. 2. Serre de jardin avec un rucher. On est dans l’usage de construire dans les jardins po- tagers des serres, pour conserver les instru- mens, quelques légumes, et on utilise le grenier de ce genre de construction, en le disposant pour recevoir des paniers à mouche à miel. On pratique, à cet effet, dans la muraille qui sou- tent la partie la plus élevée du toit, de petites ouvertures de 6 ou 7 c. m. en carré, contre les- quelles on place intérieurement l'entrée des Il | ruches. On fait avancer le bord du toit sur cette partie de la muraille, afin de mieux abriter ces ouvertures contre la pluie. Les paysans de quel- ques parties de l'Allemagne ont l'usage de pla- cer ainsi les ruches dans leurs greniers. Les Suisses établissent, contre les murailles de leur habitation, des tablettes sur lesquelles ils posent les ruches; elles se trouvent abritées par des toits fort avancés. Fig. 3 et 4. Pigeonnier soutenu par deux po- teaux. La premiere figure représente le pigeon- nier vu sur l'un des côtés où sont placés les cases, et la figure 4 en représente la coupe. Ces sortes de pigeonniers, qui sont d’une construc- tion peu dispendieuse, se placent au milieu des cours de ferme. On forme une charpente com- posée de deux forts poteaux liés intérieurement et sur les côtés, dans le haut et dans Je bas, par des soutiens en bois, et l’on pose sur cette char- pente un plancher carré, au-dessus duquel on élève le pigeonnier. On pratique en planche, sur deux côtés opposés, des cases dans lesquelles on met les nids des pigeons. Chaque case a son ouverture avec une petite planchette sur laquelle les pigeons viennent se poser. L'espace con- tenu entre les deux côtés garnis de cases, ne doit avoir que la largeur nécessaire pour qu'un homme puisse entrer dans le pigeonnier, et vi- siter les nids; ce qui se fait au moyen d’une échelle et d'une porte placée sur l’un des côtés. PLANCHE XI. Fig. 1.2 et 3. Hangar et cour pour les bes- taux. Ces figures représentent le plan, l’éléva- ton et la coupe de ce hangar. On a reconnu les avantages de laisser les bestiaux en plein air, en leur offrant un abri contre les intempé- ries des saisons, au choix de leur instinct. Ils deviennent ainsi plus robustes, et sont moins sujets aux maladies. Ces abris forment, y com- pris la cour, un carré, fig. 1., dont la moitié est couverte par un toit supporté intérieurement par trois poteaux, fig. 2; l’autre portion est entourée de murailles avec deux portes d'en- trée, fig. 1 et 3. Fig. 4. Ratelier pour les moutons. On établit au-devant des murs d'une bergerie des rateliers Tom. II. ordinaires dans une position verticale, en lais- sant assez de distance pour contenir la quantité de fourrage nécessaire aux moutons, et en for- mant un fond avec des planches, On place vis- à-vis de ces rateliers de petites auges dans les- quelles tombent des portions de fourrages, et qui servent aussi à donner aux animaux des grains ou des racines. Fig. 5. Auge pour les moutons. On pose dans quelques bergeries, devant les rateliers, des auges mobiles qui sont faites en planches.| Fig. 6. Ratelier construit en plein air. On éta- blit ces rateliers sur deux poteaux, et on les recouvre d'un toit en planche, dans les pays où l’on est dans l’usage de tenir les bestiaux SYTULRA CES Rd ER AE eau = DS ue dans les champs, mème pendant la mauvaise saison. Ils viennent y prendre la nourriture dont ils ont besoin. Fig. 7. AUS composee de deux planches. Ces auges servent à donner des racines ou des grains >) aux bestiaux qu'on tient dans les champs. Elles sont composées de deux planches soutenues par des piquets enfoncés en terre, sous un angle de 45 degrés. PLANCHE XII. Fig.£: Muraille par assises de briques et de terre. Ces murailles, d'une construction bonne et économique, durent très-long-temps lors- qu'on à soin de les réparer. On les emploie dans le royaume de Valence pour habitations et pour clôtures. On les construit alternative- ment d’une assise de briques À et d’une assise de terre, et quelquefois d'une assise de mortier et d’une assise de briques. On mélange une grande quantité de gravier soit à la terre soit au mortier. On donne aux assises de terre d’un demi d. m. à un d. m., et on les enduit d'un revêtement de mortier, en laissant paraitre les briques. Ces murailles ont une aussi longue durée que celles qui sont entièrement en bri- ques, lorsqu'on a som de rétablir le mortier qui se dégrade. Fig. 2. Porte a demi-hauteur. On construit ces portes pour éviter la dépense d'une porte en- tière, et on garnit leur sommet de pointes de fer, afin que les hommes et les bestiaux ne puissent les franchir. Fig. 3. Porte à clatre-voie et à coulisse. Elle est formée par un treillage en bois qui se lève et se baisse dans une coulisse pratiquée sur les côtés de la porte, au moyen de deux poulies et d’un contre-poids attaché au bout d'une corde. On les emploie surtout pour les eétables à cochons. Ces animaux ne peuvent pas les ouvrir, ainsi qu'il arrive aux portes qui ne fer- ment pas bien. Fig. 4. Escalier a double marche. Cet escalier, d'origine anglaise, et dont j'ai donné la des- cription dans ma traduction du traité des cons- tructions rurales, a été depuis imité en France. Il peut être employé avec avantage dans les cas où l'on est gèné par l'espace, puisqu'il en oc- cupe la moitié moins que les escaliers de même dimension à marches ordinaires. Mais il est incommode lorsqu'il s’agit de monter et de descendre avec une charge pesante. Il est formé de deux séries de gradins accolées l’une à l'autre, de manière que la partie antérieure d’un gradin est plus enfoncée de moitié que celle dont elle est précédée, et que tous les rebords sont disposés sur un même plan. Le plain-pied de chaque gradin se trouve de cette manière situé à la moitié du gradin supérieur, de sorte que le pied droit suit toujours la série placée du côté droit, et le pied gauche celle qui est située du côté gauche. On conçoit que deux marches étant contenues dans la largeur et dans la hauteur qu'on donne ordinairement à une seule, l'escalier dont il s’agit doit occu- per un espace moitié moindre. Fig. 5. Briques à emboitement pour couvrir les murailles. On leur donne la largeur des murailles au sommet desquelles on Îles place. Comme elles sont emboiîtées les unes dans les autres, elles se fixent avec plus de solidité. En usage en Toscane. Fig. 6. Tuiles en forme de$. On s’en sert pour couvrir les murs et les toits, en les dis- posant ainsi quil est figuré sous la lettre A, On en fait usage à Paris depuis quelques années. Fig. 7. Tuiles concaves à recouvrement. Elles se recouvrent les unes les autres par leurs extrémités, et elles garantissent bien de la pluie et de l'infiltration des eaux, les murailles qui en sont couvertes. Fig. 8. Planchette à couvrir les maisons. Elles sont employées dans une grande partie de la Suisse à couvrir les maisons, et peuvent l'être avec avantage dans les pays où le bon bois est comiun, Élles ont 19 à 15 c. meide long. hanps, Elles FS SOUtenues re, sous un Mais il ex 10nter et de »[L est forme olées l'une à He antérieure e moitié que que tous les ème plan, Le ouve de cette in supérieur, 1jours la série L gauche celle n COncoit que ans la laroeur or ui g1t doit occu- { pour cour a largeur de on les place unes dans les s de sohdité, On sen sat s, en les dis s la lettre À. juis_ quelques vrement. Elles res par leurs jen de la pluie railles qui en saisons. Elles jartie de là jeuvent J'etre 3 bon boss 65 1, de long. Oh ns Vi Ti TT TO Te TE OP Ch TT Ti Te TT Te TT TR) TR RO En TT TT CHARRUES. PLANCHE VI. Fig. 1, 2 et. Charrue legere. Gette charrue est considérée comme la meilleure de celles qu'on ble pour labourer la terre entre les rangées des plantes disposées à une égale dis- tance de 6 d. m.ou pie tels que les pommes- de-terre, les choux, le maïs, les betteraves, etc. Lorsque l'instrument est destiné à rejeter la terre du milieu des rangées sur le côté des plantes, on le construit avec deux Versoirs; On ne lui en donne au contraire qu'un, lorsqu' on veut enlever la terre qui borde les dus rangées, pour la porter au milieu de l'intervalle qui les sépare. Cette charrue est employée dans les sols tenaces,au lieu de la houe à cheval, ,quiserait trop faible pour bien ameublir la terre dans cette espèce de terrain. Elle est composée d'un double manche, À fig. 3, lié par une verge de fer, d'une age B, d une sale en fer qui rise au s0C F, d'une petite bande de ferO, qui, étant sujette à s'user, peut se changer au besoin. Le versoir, G fig. 2, est recouvert par une forte plaque de tôle. contre laquelle s appuie le coutre E; Le côté us au versoir est garni par une Pre en fer H fig. 1, qui repose sur la bande D. La lettre à indique un tenon qui unit l’âge à la semelle, la lettre K un crampon qui sert à arrêter a arc-boutant à charnière au moyen duquel on ee plus où moins d'écartement au versoir, L boulon qui traverse l’âge, le manche, et les unit avec charrue, Fig. 4. Charrue taupe. Get instrument à été imaginé en Angleterre pour dessécher les te Trains trop oies.‘ilest c omposé d'une âge traversée par un montant en fer qui fait l'office de coutre, ec qui porte à son extré mité inférieure une pièce de bois À ronde, un peu conique, et taillée en biseau à sa partie antérieure. On la hausse ou on la baise à volonté, au moyen d’une cheville qui traverse l’âge, et on forme ainsi les trous souterrains plus ou moins profonds. Elle est pré- cédée d'une roulette en fer qui sert à couper les racines des plantes et à faciliter le passage du montant. L'à âge porte à sa partie antérieure une petite roue qu‘on peutélev er ou baisser, selon la profondeur à donner aux trous ou anne es qu'on veut pratiquer sous terre. On emploie quelquefois un a ant-train au lieu d’une simple roue. Les eaux du terrain se rendent dans les tranchées ou rigoles formées par cet instrument, et elles s'écoulent suivant la pente du terrain et la direction qu'on leur à donnée: on ne peut établir ce moyen d'écoulement pour les eaux que dans les prairies ou les champs dont le sol est assez Comp: acte peur ne pas s'ébouler, ei pour conserver pendant un certain temps les cavités formées par la charrue, la semelle ou sep. M., sep de la PLANCHE VIT. Fig. 1,2. Charrue perfectionnee par MF"E. Molerd. M. Molard, qui a établi à Paris un atelier d'instrumens aratoires, où l’on trouve les meilleurs instrumens français et anglais, a com- biné cette charrue de manière à la rendre propre à exécuter les labours avec tout le perfection- nement quon peut désirer dans ce genre de travail. La fig. 1 représente la charrue vue du côté opposé au versoir, et la fig. 2 la fait voir par-dessus ou à vol d'oiseau; elle se compose d'un corps de charrue A en fonte de fer, d’un versoir B également en fonte, d’un soc C pareil- lement en fonte, d'un coutre O mis en position au moyen d'un coin et d’un anneau de fer; elle Tom. Il. a deux manches en bois; l'un E s'appuie sur la semelle avec deux boulons à écrous dont le plus H traverse l’âge, le manche et la semelle; tutre manche F s adapte contre un des côtés de l'âge. Une barre: de fer L sert à maintenir avec plus de solidité le manche gauc he contre l’âge ou flèche, le sep est désigné par la lettre Ge; L'entrure du soc est réglée par une roue en fer, K, qu'on peut hausser ou baisser à volonté, et placer d’après la ligne de tirage. L indique une bride ou régulateur qui permet de donner à la charrue une direction plus ou moins forte vers la droite ou vers la gauche; cette charrue est dessinée sur un douzième de sa grandeur. mn ex SRCTORURE Qu LM VERS 1 > MED LE UE PR PO A NOTE Li CEE LUE NC es PLANCHE VIIT Fig. 1. Hou a cheval simple. Elle sert à buter les pommes de terre, et autres plantes semées par rangées; elle porte une semelle de fer dont la pointe se courbe en avant, et fortifie la partie antérieure des versoirs; le régulateur placé à l'extrémité de l’âge permet de donner au soc plus ou moins d’entrure. Cet instrument porte aussi le nom de cultivateur: son action remplace les travaux à la main qui se font dans les champs pour le binage des plantes, et il apporte une grande économie dans la main d'œuvre. 4 5;. His Cultivateur. Vu par dessous. Fig. 2, Le même. Vu par derrière. nl RS RU Re en rs (a Ion l'émplace ns les champs APPOrte une eUvre, jus, ‘€. RSR RS RS RSS SE RS LS CS SE RS SE RSS SSSR SSL CSSS RE RS RS RS LA 04 44 MACHINES D'IRRIGATION. PLANCHE V. Fig. 1. Pompe à chapelet. On emploie ces pompes dans plusieurs endroits pour élever l'eau nécessaire aux irrigations des jardins. Elles en fournissent une assez grande quantité. Elle est composée d'un roue À, mue par un cheval, dentée, horizontale, et qui engraine avec une autre roue verticale B; celle-ci porte à l’extré- mité de son arbre une lanterne G:, sur laquelle est posée la chaîne D, qui passe dans un corps de pompe: cette chaine est formée par des ron- delles de fer de 11 c. m. de diamètre, entre chacune desquelles on fixe deux pièces de cuir épais, qui sont de forme ronde, et dont le diamètre est plus grand que celui des rondelles de manière qu'elles dépassent un peu celles-ci. Une des rondelles G est percée à son centre d'un trou oblong, et l'autre E est armée à sa face inférieure d’un demi-cercle en fer; elle est trouée comme la précédente. Ces rondelles uennent les pièces de cuir comprimées par le moyen d’une pièce de fer F, dont l’une des extrémités se termine en forme d'anneaux, et l'autre est aplatie et percée d'un trou. Lorsqu'on veut fermer la chaîne on fait passer cette pièce de fer à travers le trou pratiqué au centre des rondelles et des cuirs, et on l’assu- jettit par une lame de fer qu'on fait entrer avec force dans le trou inférieur de la pièce F, et qu'on replie pour l'empêcher de tomber. L'on dispose ainsi toutes les rondelles, et on les unit avec des anneaux de fer; de manière que l'anneau inférieur des chaînons passe dans l’ou- verture supérieure de la pièce G, et leur anneau supérieur dans le fer demi-circulaire dont est garnie la rondelle E, ainsi qu'on le voit à la lettre D(il est à remarquer qu'on n’a mis qu'un anneau aux deux chainons qui devraient en avoir plusieurs). On fait entrer cette chaîne dans le corps de pompe qui descend jusqu’au fond de l’eau; et on l'a fixe autour de la lanterne. Lorsque la machine est mise en mouvement, les rondelles sont accrochés par les barreaux de la lanterne, de sorte que la chaîne est entraînée, et monte continuellement dans le corps de pompe; les cuirs qui pressent légèrement contre les parois intérieures de la pompe soulèvent l’eau, et la versent par le gouleau qui est adapté à la partie supérieure de cette pompe. La machine qu'on Tom. II. vient de décrire était mue par un petit cheval, et avait coûté de 700 à 800 francs. Fig. 2. Noria à godets de cuirs coniques. Cette machine que nous avons vue sur la rivière d'Orbe en Suisse, a été décrite dans la seconde partie du tome IL des Mémoires de la société de Lausanne. Elle nous parait mériter l'attention par sa simplicité, par le peu de dépense d’éta- blissement et d'entretien qu'elle exige, et par l'application qu’elle peut trouver dans diffé- rentes circonstances; elle est composé d’une roue À, recevant le mouvement par un encais- sement d'eau qui est amenée d’une rivière F.Une ouverture à pêne porte au moyen d'un conduit l'eau sur les ailes de la roue; l'arbre de cette roue est garni d'un tambour à baguettes, qui donne le mouvement d'ascension aux godets remplis d’eau, au moyen de la corde C, à laquelle ils sont attachés; cette corde tourne en même temps sur un second tambour B, fixé à la partie supérieure où l'on veut monter l’eau; les godets se vident dans un réservoir G, placés au-dessous de ce tambour; et l’eau se rend de ce réservoir à la partie H, ou dans tout autre lieu où on veut la diriger. Les deux tambours ont 13 d. m. de diamètre; la corde a 14 m. m. de diamètre, et dans sa longueur totale 72 mètres; elle se tend au moyen d'un nœud coulant. Les godets se remplissent en passant sous le tambour inférieur qui tourne dans un baquet rempli d'eau; cette eau est rapportée par un conduit qui part du canal O; les godets s'attachent sur la corde à leur base, au moyen d’une ficelle, et à une distance de 15 à 30 c. m., selon l'élévation où l’eau doit être portée, ou d'après la force motrice dont on peut dis- poser, etc. Comme les cordes pourraient, former une trop grande courbure si les godets étaient trop chargés d’eau, et que cette courbure pourrait nuire dans certaines circonstances, On évitera cet inconvénient en les tenant à de plus grandes distances les uns des autres, ou en mettant deux cordes garnies de godets, au lieu d'une; ceux-ci élèveront une plus grande quantité d'eau, en raison que leur position approchera de plus près de la verticale. On a figuré deux de ces godets pour faire mieux concevoir la manière dont ils sont fixés sur la corde. Cette machine PR SE ES AU + RS TE Ce telle qu'elle est ici décrite, élève 700 pintes de Paris par heure, à une Rioux verue ale de 26 mètres. On pourr: ait l'employer avec beaucoup d'avantage pour é‘lever l’eau d'un puit ordinaire, et la faire servir aux irri gations des jardins. Un ouvrier produirait dans un jour, par son travail, une grande quantité d'eau: on pourrait aussi se servir d’une corde en fil de laiton, qui durerait un très-grand nombre d années, au lieu d'une corde odirie qui suse promptement. On rendrait les godets presque incorruptibles en les FOUR avec un mélange de résine et d'huile rendue siccative avec la litharge; aprèsavoir passé à la brosse une forte couche de cet induit très- chaud, on expose les godets à l’action du feu, ou seulement à celle d'un soleil d'été, et on remet une seconde couche, ét puis une troi- sième, jusqu'à ce qu'on voie que le cuir n'ab- sorbe plus de matière. Fig. 3. Compas de nivellement. Ce compas, qui a une ete de 3 à 4 mètres, est muni d'une corde attachée par l’un de ses bouts à l'angle supérieur du compas et ayant un aplomb à son autre exrémité; cette corde, qu on a oublié de représenter ne le dessin, ét unie à deux autres petites cordes qui sont attachées vers le milieu des branches du compas. On reconnaît que le à ) terrain sur lequel reposent les deux branches du compas, est de niveau lorsque les deux cordes latérales sont également tendues. On peut par ce moyen déterminer facilement le plus ou moins d’é lévation du terrain, et régler le nivel- lement qu‘on veut donner cu cours de l’eau. Fig. 4. Niveau ordinaire. C'est un piquet plus ou moins long qui porte: à sa partie supérieure une planchette large de 25 c. m., et haute de 15, divisée en deux portions horizontales, dont l’une est peinte en blanc et l'autre en noir; on l'emploie pour fixer les points de nivellement. Fig. 6. Tuyau pour laisser ecouler ou pou retenir les eaux. Le tuyau( auquel on a négligé d'assigner un numéro de figure sur la planche est formé de quatre planches et d'une porte à charnière placée à l'une de ses extrémités; on le met au-dessous des digues destinées à contenir le débordement des rivières et des ruisseaux. Lorsque les eaux viennent à refluer contre la digue, elles pressent la porte, et elles la ferment. Dans le temps où les eaux de la rivière sont basses, celles qui se trouvaient retenues par la digue cherchent un écoulement entrent dans le tuyau, ouvrent la porte, et s'échappent. En usage en Angleterre. PLANCHE VI. Fig. 1. et 2. Pompe à bascule. La simplicité de cette machine, et l'application utile qu'elle peut avoir dans diverses circonstances, nous a engagés à la faire connaitre, quoique nous ne l'ayons jamais vue opérer; elle a été couronnée par la société d'encouragement de Londres. Elle se compose d'un corps de pompe ordinaire avec un bec G, auquel on ajoute des tuyaux pour condurre les eaux dans le lieu de leur destination; la verge qui porte le piston est garnie d'un cylindre métallique plein C, du poids de 120 kilogrammes environ; il est destiné à former éGnHtres poids au seau D et à refouler le piston lor sque le seau vient à se vider, mécanisme qui s'opère au moyen de la bascule B, à laquelle est attachée d’un côté une chaine qui soutient la verge du piston, et de l’autre une perche avec Son seau. On dispose au-dessus du seau un courant d'eau, de manière que le seau venant à se remplir, il descend, et soulève dans sa chute le piston de la pompe: une soupape, placée au fond du seau, s'ouvre au moyen d'une corde attachée à la pièce de bois É; ce qui a lieu lorsque le seau est prèt à toucher le sol. Lor squ il s'est vidé, il remonte entrainé par le poids du Cy lindre opposé: alors la soupape se ferme, le seau se remplit de nouveau, et la pompe est mise en jeu par ce mouvement de bascule Fig. 3. et 4. Roue a corde. Cette machine est la même que celle de Verra, inventeur ou imitateur, qui l'a fit connaître à Paris, peu d'années avant la révolution. Celle dont je donne la description existait 50 ans avant cette époque, dans un couvent de franciscains de la ville de Vinares en Catalogne, où je l'ai vue en activité: elle est composée d'une roue B, de 16 d. m. de diamètre, sur laquelle tourne une corde C, après avoir passé sur deux pou- lies, dont l’une est située en D, immédiatement au-dessous de la roue, et l’autre au fond d’un puits représenté par FE; cette roue est enfermée dans un encaissement en planches, lettres À À, dont on voit la coupe figure 4. Lorsqu'on tour. la manivelle, la roue entraine dans son mou- vement de rotation, la corde qui se trouve chargée d’une colonne d'eau; cette eau, en ren- contrant la poulie supérieure, se détache de la corde, jaillit et retombe dans l’auge F, qui occupe le dessous de la roue, et qui joint bien avec l’encaissement: elle est portée dans un réservoir par une ouverture placée à l'autre extrémité, Cette machine fournissait toute l’eau nécessaire aux besoins d'un couvent nombreux; le puits avait 10 à 12 mètres de profondeur Th # 'UX branches eux Corde N peut Par € plus on oler le nivel S de l'en. 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On établit le moulin dans un bateau d'une capacité suffisante, et on a un second bateau plus petit, qui sert à soutenir un des arbres de la roue, et qui porte un pont de com- munication; on lie ces bateaux l'un à l'autre, et on les attache au rivage avec des chaïnes: c'est ainsi que l’on établit les moulins à grain sur le Tibre, et sur d’autres rivières. Fig. 2. Pont à 4 roues. Cette espèce de pont est usitée dans quelques rues de Naples, ou les ruisseaux deviennent très-abondans par l'effet des pluies; ils sont formés par un plancher soutenu sur les essieux de quatre roues, et ont leurs deux extrémités, qu'on relève lorsqu'on veut les traîner d'un lieu à un autre, et qui s'abaissent pour faciliter le passage; une tra- verse soutenue par trois montans sert de rampe pour les passagers; les ruisseaux sont quelque- fois assez rapides pour quil soit nécessaire de fixer le pont avec deux chaînes accrochées à deux anneaux scellés dans le pavé de la rue. Fig. 3. Presse à levier serré par un cabestan. On fixe sur une longue pièce de bois fort épaisse deux montans dans l’un desquels est fixée l’ex- trémité d'un levier, tandis qu’elle est contenue dans l’autre, afin qu'elle ne puisse s’écarter ni à droite, ni à gauche( on n’a pas donné assez d’élé- vation à ce dernier montant dans cette figure) Après avoir élevé le levier, et avoir placé sur la pièce de bois les objets qu’on veut presser, on attache une corde à l'extrémité du levier et on serre en tournant le cabestan sur lequel s'enveloppe la corde. Fig. 4. Pont a deux roulettes.C’estune planche avec deux petites roulettes, dont on fait usage dans les rues de Paris, pour passer les ruisseaux grossis par l'abondance des eaux de pluie; on emploie rarement le petit tréteau placé à l’ex- trémité opposée aux roues. PLANCHE VIII. Fig. 1. Pressoir à coins. Il est composé de deux jumelles fixées en terre et liées par un chapeau à leur extrémité supérieure; une mai creusée en forme d'auge se trouve placée entre les deux jumelles; la pression s'opère au moyen d'une traverse A. que l’on fait descendre avec des coins B B, qui entrent dans une rainure pratiquée dans les jumelles. Avant de mettre dans la mai la substance qu'on veut preser, on pose les deux rouleaux C, sur son fond, puis la planche D, percée de trous: on recouvre la matière avec la planche B, et on presse après avoir placé des billots de bois F.Usitée en Suede. Fig. 2. Pilons pour broyer l’ajonc. Cette ma- chine, dont on fait usage dans quelques parties de l'ancienne Bretagne, pour bacher et broyer l'ajonc, ulex europeus, consiste en deux ou trois solives qu'on plante en terre, qu on adosse contre une muraille, et qu'on recouvre d’un toit en planches pour abriter, contre la pluie, l'ouvrier qui la met en activité. Les solives sont liées à leur sommet. et contenues par une tra- Tom. II. verse. Deux forts pilons coniques, armés à leur base de lames tranchantes, sont fixés à une pièce de bois qui est suspendue par une corde, L'ouvrier, debout sur cette pièce, et se tenant à la corde, fait descendre et monter alterna- uvement les pilons, en penchant son corps tantôt à droite, tantôt à gauche, et broie ainsi l'ajonc qui est contenu dans une auge de bois circulaire. Il à à côté de lui un crochet avec lequel il retourne l'ajonc sans avoir besoin de descendre. Il monte sur la machine au moyen d'échelons placés à l’une des solives. Fig. 5. Moulin à moutarde. Le moulin est composé de deux meules en pierre, maintenu par un tambour en bois, et mis en mouvement au moyen d'un bâton A, fixé au plancher par l'une de ses extrémités, et par l’autre dans un trou pratiqué à la surface de la meule supé- rieure. La meule inférieure C repose sur le fond du tambour, tandis que la meule supérieure B tourne sur celle-ci. Cette dernière est percée d'un trou dans lequel on jette la graine de mou- en Sen ir tarde, qui passe entre les deux meules, et qui est réduite en pâte au moyen du mouvement de rotation que l'ouvrier donne au bâton. On verse dans le trou un peu d’eau ou de vinaigre pour réduire la moutarde en pâte. Celle- ci DS LTOE MCE RTE ME m2 SD EE LES ASS MI VERRE, VS OR ARCS (2) \ coule par une rainure et un trou pratiqué au tambour, et va se rendre dans un pot placé sur la table au-dessous du trou. La lettre D indique le couvercle que l’on pose sur le mou- lie, lorsqu'on n’en fait pas usage. 24 RE —__— De En 40 | | | { } À| ; SD à ni"A à| " à} i PR| | Ds À| : S| | Me| ! à SS |\: | | Ÿ È-| | È Ÿ | S NÙ| | À ù| : à ll :\ { | l | : 1 || H . | | || (l : | ne| || | l | | 1 |\ ” à N L' [: 1 Ÿ! N ù | K, \ N à Nat sn \ tin ee LS Fey l Ce”+ TRES C2 Co PR CEE MERE En À uit den—" ben; E ag os mm she A M om 3 ce és a NS a cl| 1 ESA on— S£E ES Sy 0 D 5 SL=\ TT= # En COR\ E= mr) EE| ee» 0 MR EN ET TE TES LL SQL. RU NT DR. DETTES PEER ee be S % Vu [1 H Ë | H El l l | Î \ Ï [1 | À { (| 1 pl | f | H Î l | » _— ep |' || !| | È| ; Î { SJ; ; NS x| | D< D a; | FA ne { Û d | à BE PI. : NS L ci is | Ÿ| EN! | N—+| | È Ÿ| | N È| | S| j à| | à 1. l bus—|>|| | à je 1 VW|| : Ÿ SI+| &-+| Î S ns; ui>( À 1 |_| L| |_E| | || 1! | | 1 L) | ! 4 N | À Su \ RER T0 DE RENE SE SEEN PRINCE. ECO EU. D2 1 PE EN en = de DE SUN li stat Hell domine de La it ILE ie MS UE LS dl, | 1 | | |! |} Î | r.| l| : SE CE DES AMEEPETRU ES| 2 L| | Ë| £ l }| || || | : | : N] Tps SPRIERE CANCER # ÿ TE eref? Her LITE- A Le SE ES ph € 2 7 r GES STE dues + SR RES NOR TU VEN N TET SRE TENTE NES RU ERE SR. DT T d. NPD ES ES l | | l | Z£] 77? 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Te remets mm | L || se S| Q Fa| | LS LS 1 | Ÿ| 6| a de| Ÿ|| | à N | NS n° Le ü Î} Le Ï ee NS CAN RS | NS"$| | È ft l 1 À» 1 1 | | |} ff! | \ | || | l / I Il || il ES| e Î 4| à' ël : \| :| Ex | NN à L SS Na Ce EN Sr j FREE u CRTC TO Sr Le COLLECTION DE MACHINES, D'INSTRUMENTS, USTENSILES, CONSTRUCTIONS, APPAREILS, etc., EMPLOYÉS DANS L'ÉCONOMIE RURALE, DOMESTIQUE ET INDUSTRIELLE. D'APRÈS LES DESSINS FAITS DANS DIVERSES PARTIES DE L'EUROPE, PAR LE COMTE DE. ee. Se | Le|.; re. ||| di | Cortéenarr. Cr Le= Eu. . Ne 7 4 2| Le PARIS, À L'ÉTABLISSEMENT LITHOGRAPHIQUE DU COMTE DE LASTEYRIE, RUE DU BAC, N° 58, D Cp ane DR L'IMPRIMERIE DE RIGNOUX, RUE DES FRANCS- BOURGEOIS-S- MICHEL), n° 6. 1821. 4 ET me Em DR ee RL RUN LE RD LR RU EU RE US RE RD RD RS D TER DS SR RS TT PE UT A Ph ET CHARRUES. PLANCHE IX. Fig-,1s Li. Charrue a deux versoirs. La pre- mière figure représente la charrue à vue d'oi- seau; et la fig. 2 l'indique dessinée sur le côté. Cet instrument est caractérisé par deux versoirs, dont les extrémités s'écartent ou se rapprochent à volonté, au moyen de*deux quarts de cercle, percés de irous, qui se fixent avec une cheville en fer. On écarte ou on rapproche les versoirs, selon qu'on veut rejeter la terre de la raie à une plus ou moins grande distance sur les côtés. Cette charrue est employée au lieu du cultiva- teur ordinaire, ou de la houe à cheval, lorsqu'il s'agit de donner un fort buttage, ou plusieurs buttages de suite aux plantes disposées par ran- gées, surtout lorsqu'il s’agit d'élever la terre à une grande hauteur au-dessus du fond de la raie. Elle est principalement destinée à la cul- ture des choux et des pommes de terre. On l’emploie aussi pour tracer dans les champs des rigoles pour l'écoulement des eaux pluviales, et même pour former des fossés. Fig. 3. Extirpateur. Cet instrument est gé- néralement adopté en Angleterre à cause des grands avantages qu'il présente pour la culture de la terre. Il est principalement utile pour la destruction des herbes nuisibles, dont il coupe les racines et empêche la germination. C'est pour cette raison qu'on s'en sert principalement pour donner le labour qui doit précéder les semail- les. IL remplace souvent les labours, et a l’'avan- tage d'expédier l'ouvrage dans les momens de presse, puisqu il marche aussi vite que la herse, et produit par conséquent une grande écono- mie. Il conserve, à la partie inférieure du sol, l'humidité si nécessaire à la végétauon, surtout PLAN Fig. 1. et2. Charrue« creuser les rigoles. lle est composée d'un double coûtre d’une seule pièce avec le soc: celui qui est indiqué par la lettre B s'élève presque à la hauteur de la flè- che, et s'appuie contre le versoir. Le second C est isolé, et n'a que la moitié du précédent. Tan- Tom. II. DE és 5 7e 1 C | | | | dans les terrains légers. Il s'emploie très-utilez ment sur les terres en jonchères: on le fait passer sur les pommes de terre et autres semen- ces avant qu'elles ne sortent de terre. Enfin il est très-propre à ameublir la terre dans une pro- fondeur de 3 à 8 c. m. On peut le construire dans une dimension assez grande, pour qu'il embrasse dans son travail une largeur de 2 mè- tres: dans ce cas, il est armé de rt socs; 5 sur le devant et 6 sur le derrière, enface du point qui correspond au milieu des précédens, de sorte que le sol se trouve entièrement remué par ces onze socs,[ls sont bombés, et portent une tige, au sommet de laquelle est un pas de vis et un écrou, qui sert à les fixer sur le châssi, ainsi qu'on le voit aux leitres À, B, CG. La pre- mire lettre indique le soc avec son montant vu par côté; la lettre B, le même vu par côté, et la lettre GC, le soc vu par-dessus. Ce châssis porte deux manches, qui servent à diriger l’ins- trument, et une flèche avec son avant-train. On fait des extirpateurs qui n'ont que sept dents placées sur deux rangs, et d’autres qui en ont cinq sur la même ligne. Ils remuent le ter- rain sur une largeur d’un mètre. Ces instrumens offrent une si grande économie et de si grands avantages dans une exploitation rurale, quil serait à désirer que l'usage en devint général. On peut avec le grand extirpateur produire au- tant de travail au moyen de quatre chevaux, qu'on en obtient avec six charrues à deux che- vaux: c'est un excellent instrument pour dé- truire les herbes parasites si nuisibles aux ré- coltes. M. Gegg d'Hertfordshire en est l'inven- teur. HE X. dis que la terre est coupée horizontalement par le soc, et fendue verticalement par les deux coûtres, elle s’élève sur le plan incliné antérieur du sep E, et elle est rejetée sur le côté par le versoir. La fig. 2 fait voir le côté gauche de cette charrue. On adapte, sur le devant de la REF cr SM RE ci AA É nt PL CEA æ TZ TD Se Ni AL VER TS UE PRCRT NES ACL LE CRE TUE DC SAGE SET LE do cnrs es flèche une roue mobile,au moyen d'un montant qui, jouant librement dans une mortaise, peut être élevé ou abaisé selon l’entrure à donner au soc. Cette charrue est destinée à ouvrir des ri- goles dans les prairies, soit pour les irrigations, soit pour l'assainissement. Elle détache une bande de terre large de près de 2 d. m. et de 15 à 30 c. m. d'épaisseur. Elle apporte une grande économie dans ces sortes de travaux; elle a été décrite dans l'ouvrage de l'habile agri- culteur Thaer, traduit par un cultivateur non moins intéressant, M. Mathieu de Dombasle, ouvrage qui ma fourni quelques-unes des char- rues que J'ai insérées dans mon travail. Fig. 3 et 4. Cultivateur à soc et à coûtres. La \ ) troisième figure représente le profil, et la qua- trième le plan de cet instrument. Il à une forme angulaire dont la pointe porte un fort coûtre, auquel s'accroche le palonier. Les deux pièces de bois qui forment les côtés servent de man- ches à leur extrémité. Elles sont unies par trois tenons mobiles qui leur permettent de se rap- procher ou de s'écarter. Elles portent chacune cinq coùtres, et deux socs dans leur partie postérieure. Ces deux coûtres ont la forme d’un angle droit, tandis que celui de la pointe pré- sente un angle aigu. Cet instrument est em- ployé en Angleterre pour cultiver la terre en- tre les rangées des plantes. Les socs soulèvent le sol; les coùûtres le divisent, et arrachent le chiendent et les racines des autres plantes. » Et l qua. Une{orme TT Coûtre leux pièces at de man. ES Par trois «Le se l'ap- nt chacune EUr partie [orme d'un JOinte pré. il est eme terre en. rachent le intes, j 4 PR tt tt tt tt tt tt tt tt tt ti te CULTURES DIVERSES. =—— PLANCHE I. Fig. 1. Traçoir a cheval. Il est composé d'un châssis, auquel on fixe un brancard par le moyen d'un axe. La partie postérieure du châssis est armée de deux montans, qui servent de man- ches, et qui sont consolidés par une tringle de fer qui s'attache sur une traverse. On rapproche ou on éloigne les chevilles de fer destinées à former les raies, au moyen des trous plus ou moins nombreux qui se trouvent sur le côté postérieur du châssis. Lorsqu'on veut planter ou semer des légumes, des racines, etc., à des distances égales, on conduit l'instrument, at- telé d’un cheval, sur toute la surface du champ, dans deux sens contraires et à angle droit. Les raies ou les points de jonction formés par l'ins- trument, indiquent les espaces où doit être faite la plantation. Fig. 2. Maïllet pour briser les motes. On en fait usage en Suisse pour briser, après le labour, les grosses motes dans les terrains argileux. Fig. 3. Faucille et crochet pour la récolte des fèves. L'ouvrier tient de la main gauche le cro- chet avec lequel il embrasse une certaine quan- tité de tige; alors, 1l les coupe en frappant avec la faucille qu'il porte à la main gauche. Cette manière de procéder, très-expéditive, est en usage dans l'île de Thanet. Fig. 4. et 5. Plan et coupe d’une fosse à fu- mier. Il est de la plus grande importance de ra- masser, de conserver, et de bien préparer les substances soit solides, soit liquides, qui peu- vent contribuer à augmenter la quantité et la qualité des fumiers. Il est donc indispensable d'avoir des fosses à fumier bien construites: 1l faut pour cela les creuser dans la terre, les pa- ver, les entourer de murailles, donner accès aux voitures par une pente qui facilite à l'écoule- ment des liquides dans un trou pratiqué à l’un des coins. Une pompe placée sur ce trou sert à arroser et à humecter la masse du fumier de temps à autre. Fig. 6. Panier pour semer le ble. On l'emploie en Angleterre dans le comté de Durham. Il est tissu en paille comme les ruches. Le semeur le suspend au devant de lui, en passant la couroie derrière son cou. Il le soutient par une poignée placée sur son bord antérieur. Fig. 7. Crochet pour le transport des caisses de d Jardins. La lettre À indique un double crochet, et la barre qui sert à le porter avec sa charge; B un crochet simple. Ils ont l'un et l’autre 6 ou 7 d. m. de long, et la barre en a 17. Lorsqu'on veut soulever une caisse, on pose contre l'un de ces côtés la calle E, dans l’échancrure de laquelle on fait passer le levier P. Lorsqu'elle est un peu élevée de terre, on insinue contre son fond les extrémités du double crochet, ou celles de deux crochets simples. On réitère la même opération du côté opposé de la caisse, et deux ouvriers peuvent alors la transporter au moyen de deux bâtons. On peut ainsi em- ployer des crochets garnis de cordes, lettre C, ou simplement deux barres F avec une corde qu'on fait passer sous les pieds de la caisse. PLANCITE IT. Fig. r. Melons en espaliers. J'ai vu en Sicile un particulier qui avait eu l'idée de cultiver des melons en espalier, et qui avait obtenu une plus grande abondance de fruits. Cette méthode me parait devoir présenter de bien plus grands avantages dans notre climat, et mériter d’être tentée. On sème des melons le long d’un mur; on étend et on arrête les branches avec des cro- chets contre une palissade, et on met des sup- ports en bois un peu concaves sous les fruits les plus rapprochés du sol. Tom:El. | Fig. 2. Chassis pour faire voyager les jeunes plantes. C'est une caisse couverte avec des lates en forme de berceau et remplie de terre. Elle a deux poignées pour faciliter le transport. On la couvre avec une toile lorsqu'on veut l'abriter contre un soleil trop ardent. C'est le moyen que l’on emploie pour faire faire des voyages de long cours aux plantes. Fig. 3. Ceinture de jardinier. L'ouvrier s'en sert pour placer sa serpe, les joncs à lier les branches d'arbres, et autres instrumens dont il VERS SAR TOE RANCE SELS CASE EURE VE ES. ele 2 land sms LS. Re RE =— a besoin. Elle porte un crochet long de 16 à 12 C. M. Fig. 4. Serpe à hachette. On l'emploie en Tos- cane, et elle est bien combinée pour la confec- tion de différens travaux de la campagne, et peut tenir lieu de plusieurs autres instrumens. Les vignerons taillent la vigne avec le bout de la serpe, et ils abattent le vieux bois avec la ha- chette. On s'en sert pour faconner les échalats, émonder les arbres, couper du bois, tailler l'olivier, les mûriers, etc., et même pour remuer la terre avec le plat de l'extrémité de la lame. Le manche, recourbé à son extrémité, en faci- hite le maniement. Fig. 5. Ciseaux pour la taille des branches d'arbres. Les manches ont 25 ce. m. de long, et la partie tranchante des lames en a 28. Leur largeur moyenne est de 3 c. m. Fig, 6. Pot pour abriter les plantes. C'est un pot ordinaire ouvert sur la moitié de sa circon- férence, avec lequel on abrite contre l’ardeur du soleil les plantes délicates ou nouvellement transplantées. Fig. 7. Panier à palissader. Les jardiniers de Montreuil, près Paris, qui en font usage, le fixent sur le devant du corps au moyen d’une sangle.[ls y mettent les clous et les loques de draps avec lesquelles ils palissadent les espaliers. Il a 15 c. m. de profondeur. Fig. 8. Cordeau à nœuds. Il porte de nœuds espacés de 3€. m., qui servent à régler la dis- tance qu'on veut mettre entre les rangées des plantes que l’on confie à la terre. Les piquets ont 25 c. m. de hauteur. Fig. 9. Melon suspendu par une corde. On conserve dans le royaume de Valence les melons à chair blanche et à peau verte, jusqu'au mois de mai etde juin, en les suspendant aux plafonds des appartemens. Fig. 10. Serpe& crochet. On en fait usage dans les départemens de l'ouest, pour la taille des arbres et des haies. La lame a une longueur de 3 d. m. et une largeur de 7 c. m. La douille a une longueur de 7 c. m. et un diamètre de 5 à 4 c. m. Le crochet a 13 c. m. de longueur, et son écartement de la lame est de 4 c. m. Le manche varie de 1 à 3 mètres de longueur. Le crochet sert à enlever les branches coupées, ou à repousser dans la haie celles qui doivent la garnir. Fig. 11. Toise de jardinier. Elle à 2 mètres de long. On garnit ses extrémités en métal, et on trace sur l’un des côtés les divisions déci- males, qui servent à régler les distances dont on a besoin. PLANCHE TIT. Fig. 1. Herce pour ramasser le foin. Lorsqu'on veut ramasser le foin étendu sur la prairie, on emploie dans quelques parties de la Hollande, une herce ou rateau à deux rangées de dents, tirée par un cheval, et on forme ainsi de petits tas, que l’on réunit en employant l'instrument fis. 3. Fig. 2. Lin mis en fermentation. On à l'ha- bitude dans le Cémonais, de compléter le rouissage en formant des tas avec des bottes de lin, quelques heures après qu'on les a retirées de l’eau. On dresse les bottes les unes contre les autres, et on les recouvre avec d'autres bottes en forme de toit. On laisse le lin dans cet état pendant un à trois jours, jusqu’à ce qu'il com- mence à s’échauffer; ce qu'on reconnait en pé- nétrant avec le bras par la partie supérieure. Dans tous les cas on le retire au bout de cinq jours, et on le fait sécher en déliant les bottes, qu'on plante verticalement sur le sol. Fig. 3 et 4. Chassis a trois pariies pour ra- masser le foin. Lorsqu'on a ramassé le foin avec la herce ou double rateau, et qu'on en a formé de petits tas, on réunit tous ces tas avec le châssis ployant, aux extrémités duquel on at- tèle deux chevaux. Les opérations du fanage et la rentrée des foins, s'exécutent très-promp- tement au moyen de ces instrumens. Fe. 5.£chardonoir a crochet tranchant. Il est usité dans quelques-uns de nos départemens. Sa lame porte un crochet tranchant, et une extrémité en forme de pêle. Fig. 6. Binette à lame et a dents. Ce petit instrument est très-bien calculé pour biner, pour remuer la terre, et pour arracher les plantes et les racines qui eroissent dans les jardins: Fig. 7. Echardonoir à echancrure simple. Sa lame a 15 c. m. de long, et sa douille autant, Le manche a 13 d. m. Il est employé comme le précédent. L'échancrure sert à retirer les char- dons lorsqu'ils sont coupes. S ÉSpaliers. de nœuds eler la dis angees des y €S Plquels corde, Qu Les melons JU au mois IX plafonds fait usage ur la taille e loncueur L). La douille mètre de 3 longueur Ac. m, Le igueur, Le )upées, où doivent la 1 à mêtres | métal, et 1ons déci- nces dont foin avec n a formé s avec le el on at- lu fanage S-prom p- ant, Il est rtemens. et une Ce petit r biner, cher les dans les mple. Sa e autant. omme le es char- BRIE AR A Ve Va MS A/R A AE NT OA AE Q/R a A EU A A EE QE AL UT A/R A UE QU A A M AR Ne TU BAR Or EL Où ANIMAUX. PLANCHE IIE Bis: Lünaconnière. Dans le canton de Lucerne, où il se fait un grand commerce de limaçcon, qu'on envoie dans des tonneaux en Allemagne pour la consommation des couvens de moines, on établit dans les champs, avec des planches, un carré de 5 à 6 mètres sur toute ses faces. On plante à à cet effet des piquets en terre pour soutenir les planches des côtés, auxquelles on donne une élévation de trois dé- cimètres. On établit avec des planches posées longitudinalement sur les premières, des abris sous lesquels les limacons viennent se reposer. On dispose aussi, dans l’intérieur de|’ enceinte, d’autres planches soutenues par des piquets, qui forment également des abris contre le soleil. Ils y trouve e quelquefois des arbres qui servent de promenade aux limaçons. On jette chaque jour dans ce local des‘herbes propres à ali- menter ces animaux. Les femmes et les enfans vont les cueillir dans les champs, et ils font de temps à autre des visites pour rattrapper les limacons qui auraient franchi les limites pres- crites. Fig. 2. Parc de moutons dressé avec des filets. On parque ainsi les troupeaux voyageurs de l'Italie. Les bergers plantent des piquets élevés hors de terre de 7 d. m. et à la distance de trois mètres, et ils attachent leurs filets au moyen de cordes de 6 m.m. de diamètre, qui passent dans les mailles des bords supérieurs, et dans celles des bords inférieurs. Les mailles ont de 8 à 11 c. m. sur leurs côtés, et les ficelles qui en forment le tissu 4 m. m. de diamètre. Fig. 3 et 4. Huche à conserver le poisson. On conserve le poisson dans les étangs, les rivières et même dans les marres, au moyen de cette espèce de caisse, afin de pouvoir en être pourvu au moment du besoin. Elle est faite en plan- ches de chêne, percées de trous et clouées aux angles sur des chevrons de 10 c. m. d'écarrisage. On les couvre avec une trappe fermant à clef. On les assujettit au bord de l'eau avec des pieux, et on y arrive avec une planche qui sert de pont. Elles ont un double fond fig. 4, que l’on élève au moyen d'un montant qui est retenu par une traverse et une cheville. On choisit facilement à la main le poisson qui se trouve forcé de venir à la surface avec le double fond. Fig. 5 et 6. Limaconnière construite dans la terre. DES fig. 5 indique la coupe, et la fig. 6 le plan de ete limaconnière, usitée en Allemagne. On creuse une fosse de 2 mètres ou plus” sur les côtés, et profonde de 8 d. m. On revêt les côtés avec des planches soutenues par des pieux, et l’on recouvre avec des planches mobiles, assez rapprochées pour que ces animaux ne puissent s échapper. On leur jette les débris des jardins qui leur servent d’'alimens. PLANCHE IV. Fig. 1. Etable à vaches hollandaise. Les éta- bles à vaches sont divisées en trois parties lon- gitudinales, à l'extrémité desquelles se trouve une pou te. La pr emièr e division, située du côté de la iête des animaux, est détince à placer le fourrage qu'on rune chaque jour à ces ani- maux, en se servant de brouettes pour le ré- pandre où il est besoin. On pratique quelquefois des auges destinées à le recevoir. La partie du milieu est celle où se tiennent les vaches. Elles ont chacune leur place déterminée par deux poteaux, où elles sont attachées, ainsi que l'in- dique la fig. 2. La troisième division est com- posée d'une espace pour recevoir les excrémens, TonITr et d'une rigole pour l'urine. Cette dernière coule dans un réservoir extérieur destiné à la recevoir. C'est dans une partie de cette division qu on fait entrer les brouettes pour enlever les or- dures. Afin de tenir plus proprement ces ani- maux, on leur soulève la queue en l'air au moyen d'une corde qui passe dans une poulie, et qui est garnie d'un poids à à son autre extré- mité. On ne leur donne jamais de litüère. Fig. 2. Maniere d’attacher les vaches à L’ecu- rie. On fixe au collier des vaches, au moyen de deux anneaux, deux chaînes garnies de deux autres anneaux qui passent dans les montans que l'on voit représentés dans la figure précé- DD NET LT CR TT REPOS PCT M EI LI PL TT ET Er 4 zz ART TANT a= Su: fu he 6 | 2 Soie À TRE RAR SR LE LEE TT CRETE ME Ge 2 ae ER TS DSL dente; de sorte que les vaches ne peuvent s'é- carter ni à gauche ni à droite, ni s'inquiéter les unes les autres. Fig. 2 bis. Mufelière garnie de pointes. C'est une pièce de forte toile= gar nie dans sa partie inférieure de clous pointus qu'on suspend aux cornes des vaches par le moyen de deux cordes à coulans, et qu'on attache sur le museau au- dessous des yeux, pour empêcher les veaux ou les vaches une, de téter les autres vaches. Fig. 3. Pare-vue. C'est une planche qu'on suspend aux cornes, et qu'on attache sur le derrière de la tête des taureaux ou des vaches, lorsqu'ils sont méchans et qu'on à à craindre quelque danger. Fig. 4. OEllère. Ce sont deux morceaux de cuir de la forme de l'œil, qu'on attache à la tête des animaux, ainsi qu'on le voit dans le ) dessin. Cette précaution est prise contre les Line fougueux. Fig: Care en forme de chassis. On fait entrer jé cou des animaux dangereux dans ce collier, pour les empêcher de courir après les hommes. On les retient au moyen de la tra- verse Hp et de deux chevilles. Fig. 6. Collier a piquant. Ce sont deux pièces de pe ee qui se joignent et se fixent au moyen de deux tenons. Elles sont gar- nies extérieurement de pointes et de quatre pièces de bois latérales, qui empêchent les vaches de se lécher, habitude qui leur donne naissance à des égagropiles. Fig. 7. Joug pour les animaux mis at pätu- rage. C* est une traverse suspendue avec deux ee au cou de deux vaches, afin qu'él tant liées ensemble, elles ne puissent s égarer dans les pâturages. PLANCHE V. Fig. 1. Retranchement a cloisons et à portes pour nourrir et engraisser les veaux. On ren- terme les veaux en Hollande dans des cloisons, ainsi que l'indique cette gravure. Fig. 2. Retranchement avec une palissade, On est dans l'usage en Hollande de ne pas lisser téter les veaux etde les enfermer dans les écuries, en construisant des retranchemens, où on les nourrit en leur apportant du lait dans un sceau. Fig. 3. Ratelier mobile. On construit dans les Fous où l'on tient habituellement les bestiaux en plein champ, des rateliers portés sur quatre roues, et couverts d'un toit en planches. On remplit ce ratelier de fourrage, durant la mau- vaise saison, et on le conduit avec un cheval partout où il est nécessaire. Fig. 4. Cage pour donner à manger aux mou- tons. On a l'usage dans quelques contrées de l'Angleterre, de donner à manger aux moutons dans des cages dont la circonférence inférieure a 3 mètres. Elles sont fermées dans le genre de celles où on élève les poules, ayant de bâtons distans de 27 c. m., de sorte que deux agneaux peuvent prendre leur nourriture dans l'esp: ce contenu entre deux barreaux. La partie infé- rieure est entourée d'un clayonnage élevé de 32 c. m. Il est destiné à contenir le fourrage us l'on jette par l'ouverture supérieure de 50 d. m. de diametre. La hauteur totale est d’un mètre. Cette mangeoire, qu'on place où l’on veut, a l'avantage d' économiser le fourrage, qui ne peut être e gâté par les animaux. Fig. 5. Joug simple. On attache ce joug sur le front et aux cornes des bœufs. Il doit être préféré au joug double qui gène les mouve- mens des animaux. L'attelage se fait au moyen de deux cordes attachées aux extrémités du joug. On l'emploie en Bavière. Fig. 7 Joug à ecartement. Xl est composé de deux pièces qui se rapprochent ou s écartent, selon que l'on veut former des sillons plus moins écartés les uns des autres. On s’en sert dans le département de la Garonne, pour la- bourer entre les rangées de vignes ou de mais. On le fixe avec un boulon et deux chevilles. Fig. 7. Collier double. I est en bois, et réuni par un châssis, au milieu duquel on fixe le timon par le moyen d’une cheville. On le met au cou des chevaux ou des mulets, qu'on tient ainsi à la distance exigée pour le labourage du maïs. On en construit de moins écartés pour les cul- tures ordinaires. En usage dans le mème dé- partement. Fig. 8. Collier en joncs. Cette espèce de col- lier, qui est fait avec des joncstressés, est très- léger, très-économique, et assez durable. Les cultivateurs de l'ile de Fionie en font généra- lement usage. Fig. 9. Houle tte de berger. Elle est garnie à l'une de ses extrémités, d'un AE qui sert à arrêter les moutons par la jambe, et l’autre ex- trémité porte une lame à bord recourbée, avec laquelle Le berger jette de la terre aux moutons. Prise Contre| Chassis, On{x hSereux dans; COurir après le 10 Yen de la tn hevilles. sont deux pis 6 JO1gnent et w S. Elles sont pate es et de quatr empêchent|x > qui leur don LU NUS a Pa endue avec der es, afin qu ét ï| Ent s ESAEr ans tache ce joug ar œufs. Il doit être gène les moure- se fait au moyen xtrémités du jou, Il est composé de nt ou sécartet, »s sillons plus où tres. On sen st aronne, pour Fe jones ou de mai deux chevilles.| t'en bois, et reull el on fixe le tion On le met au Cl 4 u on tient ani bourage du nai rtés pour les ce ans le même tte espèce de co xs tresses, ES is 7 durable. Lé LEE font gen" je el Elle est gam” | ui sert crochet qui be, et l'autre se, axel I recourbét; Te aux out LAS ERPRIRRRBRRRI RS ARR RS RAILS AAA A RAI RU RAI RAS VAL RS LAITAGE. D— PLANCHE TI. Fig. 1. Manière de pétrir le fromage. Lors- qu'on veùt exprimer le fromage, et rendre la pate plus compacte, on a l'usage dans quelques parties de la Hollande de le mettre dans un ba- quet, et de le fouler avec les pieds. Les fromages du Cantal sont foulés avec les genoux. Fig. 2 3 et 4. Barate à balancoire. C'est une caisse dont le fond a une coupe circulaire, et qui est garnie sur deux de ses côtés de mon- tans B, au sommet desquels est fixé un manche mobile A. Elle à quatre poignées C, qui ser- vent à la transporter d'un lieu à l’autre; son couvercle est formé par une planche qui s’en- lève au moyen d'une poignée. On adapte à la partie inférieure un robinet pour l'écoulement du petit lait. L'intérieur est garnie d’une grille en bois D, fig. 4, que l’on met ou que l'on re- üre au moyen d'une coulisse. Cette figure donne la coupe transversale de la barate avec la grille, les montans et le manche A. On place quelque- fois dans l'intérieur deux grilles distantes de 25 c. m. Elles servent à rompre le lait dans le mouvement quon lui donne: à cet effet on place la barate sur un châssis à rainures inté- rieures, fig. 3; et on la balance, et lui donnant avec le manche un mouvement de vas-et-viens, dont les oscillations doivent être réglées à peu près comme celles du balancier d'une pendule. Elle ne doit être remplie qu'à moitié. On en fait usage dans quelques fermes de l'Angleterre. Fig. 5. Barate verticale à manivelle mue par un levier. Elle est composée de quatre pièces de bois qui s'élèvent sur un plancher, et qui por- tent à leur sommet un cadre sur lequel repose un axe muni à l’une de ses extrémités d'une PLANC Fig. 1. Parate mise en action par une perche. C'est une barate ordinaire dont la bate est atta- chée à une perche qui se baisse et se lève par le moyen d'une corde que fait agir un ouvrier. Fig. 2. Barate à levier coude, Une femme, par un mouvement de vas-et-viens, fait agir un levier coudé qui hausse et baisse alternative- ment la bate. Æom. IT. roue à balancier, et à l’autre d'une manivelle. Celle-ci se trouve engagée dans la mortaise d'un levier fixé par l'un de ces bouts à un des angles du cadre. La barate étant placée sur le plancher, et étant garnie de la batte qui doit agiter le lait, on attache l'extrémité de celle-ci à la manivelle, après avoir fixé le cou- vercle au moyen de la traverse B. Alors il suffit pour battre la crème de hausser et de baisser al ternativement l'extrémité du levier,&Insi qu’on le pratique pour faire jouer une pompe: action qui produit un mouvement de rotation dans la manivelle, et par conséquent le haussement et l'abaissement de la batte. La roue à balancier est faite pour rendre le mouvement plus uni- orme, ce qui facilite et accélère la conversion de la crême en beurre. Cette machine est usitée en Angleterre. Fig. 6. Barate à roues et à manivelle. Cet instrument est composé d'un tonneau à volens à clair-voie, montés sur un axe dont le pivot est placé au centre du tonneau, et porte à son extrémité supérieure une lanterne qui s’en- graine dans une roue à dent. Le tout est mis en mouvement au moyen de deux manivelles; ainsi qu'où le voit dans le dessin qui donne la coupe du tonneau. Les barreaux des volans sont aplaus, afin d'offrir moins de résistance à la crème, lorsque la machine est en mouve- ment. On peut les enlever et les remettre, selon que la crème ou le beurre qui commence à se former offrent de la résistance. L'ouverture du tonneau se forme par un couvercle divisé en deux. Lorsque le beurre est confectionné, on en- lèvel'appareil intérieur, et onnettoie le tonneau. HE IT. Fig. 3. Barate mue par une roue à tourne- broche. Cette roue, que fait tourner la marche d'un chien, s'engraine avec une lanterne, dont l'axe élève et baisse alternativement la batte d’un baril dans lequel on met la crème. Ces divers instrumens sont employés en Hollande. mm ae RS IT LATTES TD STE PT re Ex Lt DL dE 7 LAN TS DEE PS DAT NT AUS + Re UFO 7 1#4 = # 72 A 4 CRE SR STE RE Re ee ie F7#7? SA Tes SR ï PES MS D Je La ax RO PES De ee Pa 2 | À )« l ' À| | NS| \ |); Î j ji f r È? ETS Ÿ| ||>.| + EE CR D ra er Ds mm 4 |= L5417 à }; RDS |; EE;| | | || Sex ar= PRES RES D VIN PET EE SIEMENS EI SOL. END TOP TE RU. CET PE 2 sat a EE ÈS AE à DAME Lire te 7 EPA Ze {#tidl tt(CO || || | : || || d:| |:| + H ||| | || || || ©& “ S| | L! :| | 1 LATTES depPereee es ñ k Le Z dus dj AE Pres_— _ L æ Free em ce me im LE DAS 125. 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Ë A| L'ÉTABLISSEMENT LITHOGNAPHIQUE DU COMTE DE LASTEYRIE, 4 RUE DU iU N° 28: 4 Et: DE L’'IMPRIMERIE BE RIGNOUX, RUE DES SA NOT AOURCA CIN SANTE Le N°_8, u 1821. — | | I (4 ê k* A?” TS A CE qe 20 AD SAR LL VS AR RSR RARE AR VS VA R/R RS RSR RSR RSR BR ne© 4 9 2) LR SR SSSR RSR RSR RE RS SR RE RS ORIGINE DES INSTRUMENS ARATOIRES, L Es peuples modernes, parvenus; après une longue série de siècles, à un certain degré de civilisation, jouissent des inventions et des perfectionnemens que l'esprit humain a apportés dans les arts, sans réfléchir combien il a fallu de temps, d'efforts, de combinaisons, de cir- constances heureuses, pour découvrir et perfec- tionner un si grand nombre d'instrumens et de machines, qui aujourd'hui centuplent nos forces. Quelle distance immense entre les deux bâtons employés par l'Indien du Chiloé pour soulever la terre, et entre la charrue de Small? Quelle économie de force et de temps! quelle différence dans Les produits! Si lon remontait à l’origine des arts, si l'on en suivait les progrès; si l'on examinait l'in- fluence que les sciences ont eue surla civilisation, on reconnaîtrait qu'en développant et en per- fectionnant la raison humaine, elles peuvent seules élever l'homme, le conduire à un ordre social plus parfait, et à un degré plus éminent de vertu et de bonheur. L'oubli des bienfaits que nous avons reçus de nos prédécesseurs, les déclamations contre les lamières, contre les perfectionnemens et les nouveautés utiles dénotent l'ignorance, l'é- goisme ou lamauvaise foi.C'est ainsi quel'homme a été retenu si long-temps dans les liens de l’en- fance; qu'il a été contraint de s'alimenter pen- dant un grand nombre de siècles avec des fruits ou des animaux sauvages, de se couvrir avec les dépouilles de ces mêmes animaux, de se loger et de vivre comme eux. La vraie civilisation, à laquelle nous ne sommes pas encore parvenus, la vertu, la morale ne peuvent se perfectionner ou s'accroître parmi les hommes que par la cul- ture de l'esprit. Le bonheur des individus, but de toute association humaine, sera d'autant plus grand chezunenation, que les arts et lessciences seront cultivés par un plus grand nombre d'indi- vidus,et qu'ils auront atteint un plushaut degré de perfection. Vérité qui ressort à chaque époque de l’histoire des nations, et plus encore de celle des arts, et qui réclame une réforme dans l'en- seignemeut barbare de nos écoles européennes, où en général les mots et les phrases sont sub- stituées aux faits et aux notions positives. J'observerai en passant que l’enseignement mu- Tom. Il. tuel, lorsqu'il sera bien compris, et quon vou- dra en faire l'application à de bonnes méthodes, offrira un moyen d'instruction qui produira des résultats incalculables. Mais suivons la marche de l'esprit humain dans l'invention et le perfectionnement des in- strumens aratoires. L'homme commença par ob- server qu'une graine tombée en terre se repro- duisait, et donnait des fruits. Il chercha à mul: tiplier celles qu'il avait reconnues propres à sa nourriture. Hi les recouvrit de terre pour em- pècher qu'elles ne devinssent la proie des ani- maux. Il apercut que la végétation était plus active et les produits plus nombreux, lorsque le sol avait été remué. Il faconna un pieu pour soulever le terrain. Il trouva qu'en employant deux pieux à la fois, il accélerait son travail. Ainsi il fit usage de la méthode usitée encore aujourd'hui par les Indiens du Chiloé dans l'Amérique méridionale. Les peuplades gros- sières et ignorantes de cette contrée labourent la terre en tenant de chaque main un pieu dont elles placent la pointe contre le sol, et qu'elles enfoncent en appuyant avec leur corps, sur l'extrémité supérieure.(Voyez planche 1, fig. x.) Elles soulèvent ensuite la terre, et lare- tournent comme elles peuvent. Cette manière de labourer a peut-être donné naissance à celle dont on fait encore usage aujourd'hui dans la Biscaye, et dont nous avons présenté la des- cription, article bêche, fig. 5, planche 4 du dernier volume, et qui consiste à employer deux fourches pour soulever la terre. L'expérience apprit à quelques hommes que ce mode de procéder était long et pénible; et probablement il leur falut un grand nombre de siècles pour passer d'un instrument aussi im- parfait à un autre qui ne l'était guère moins, puisque l'industrie des Indiens du Chiloé n'a pu encore faire un pas qui nous paraît si facile. Une branche de bois crochu forma le premier hoyau dont les hommes se soient servi( Voyez fig. 2). Ge hoyau est figuré sur une médaille de Syracuse où l'on a sans doute conservé le type du premier instrument qui ait été en usage dans une ile qui passe pour être le berceau de l’agriculture, L'insuffisance de cet instrument en fitimaginer e DIT LES TS CPE TT PROS TE mu Ce pure A Gp ASE STREAEREE RRLERPEE PTINS ER TRTRE a FOR SABLE CRISE Leur D Sets LL SENS VE RER (2) un autre plus durable et mieux approprié au but qu'on se proposait, celui dont les Indiens du Pérou et plusieurs autres sauvages de l’A- mérique fontusage.(Voyez fig. 3.) 1] est composé d'une pierre ou d'un os en forme de pic: lié vers sa partie supérieuree à l'extrémité d’un manche, et maintenu vers son milieu à ce même manche, avec une corde qui l'empêche de vaciller. Des terrains moins pierreux et plus légers firent imaginer ailleurs d'employer une pierre tranchante, plus large et moins longue. (Voyez fig. 4.) Cette pierre, qui se termine par un biseau tranchant, a 25 c. m. de longueur, et 4 d'épaisseur. Le manche est long de 6+d.m. Nous retrouvons, chez les Egyptiens, la mar- che que l'esprit humain a suivi dans d’autres contrées. La f3.5, dessinée d’après les anciens monumens de ce peuple, a une grande analo- gie avec le pic ou houe des sauvages d’Améri- que,(fig. 3). Les mêmes besoins et les mêmes circonstances ont enfanté à peu de chose près les mêmes résultats. Le pic trouvé sur des tom- beaux étrusques,( fig. 6) est du même’genre; il offre une transition à la charrue, ainsi que nous l'expliquerons, et poruait servir, comme le précédent, avec l'addition d’un manche, au la- bourage à bras, et à celui qui s'exécute avec des bestiaux. Ces instrumens étaient employés dans les combats aux temps héroïques ou barbares, ainsi que l’atesttent les monumens anciens. Sam- gar, l'un des juges d'Israël, combattait avec une charrueles ennemis de sa nation. Mais avant d’in- venter la charrue, qui devait un jour être d’un si grand secours à l'homme, on perfectionna le pic et la houe, ainsi qu'on le voit parles fig. 7 et 8, que Muratori a recueillies sur des tombeaux. La dernière a une grande analogie avec la houe dont nous faisons usage aujourd’hui; elle porte une tête qui servait de marteau. Enfin la lame de cette houe,(#g.9), fut divisée en deux pointes pour faciliter le travail dans les terrains pier- reux. Cette espèce de bidens, gravé sur une pierre antique publiée par Vinckelmann, t.#1, n, 34 ,de ses Monumenti antichi, se trouve rare- ment parmi nos instrumens modernes, tandis que la charrue à deux divisions et à deux pointes, dont nous parlerons plus bas, paraît avoir été inconnue aux Grecs et aux Romains. Enfin nous trouvons parmi les instrumens des anciens un pic et une pioche pareils à ceux dont nous fai. sons usage,(Voyez fig. 10 et 11.) Les Romains employaient aussi le hoyeau à deux dents pour le labourage des terrains pierreux, 2 saxoso bi- dentibus, ainsi que s'exprime Pline. On le trouve representé dans le manuscrit de Térence du Vatican(Voyezla fig. 12). Cet instrument, réduit \ à de plus petites dimensions et employé au binage des terres, se nommait sarculus bicornis. Il est probable que Les hommes, avant de con- naitre l'usage. des métaux, avaient formé des houes à lames en bois, larges et applaties; et que lorsqu'ils eurent découvert l’art de la mé- tallurgie, ils garnirent en fer l'extrémité de ces lames, ainsi que nous le voyons par la fig. 13 qui représente une houe employée au travail des terres dans quelques cantons de la Chine. La charrue recut plus tard un soc en fer, etles Grecs furent redevables de cette invention à Céres. Prima Ceres ferro in Grætiam vertere in terram instituit. Les hommes, après avoir fouillés la terre avec un pieu ou une branche crochue, s’aperçu- rent qu'ils pouvaient accélerer leur travail en employant une pièce de bois large et aplatie. Telle fut l'origine de la bêche qui était parve- nue chez les Romains à peu près au même de- gré de perfection où nous la voyons aujourd'hui, ainsi que le démontre la fig. 14, sculptée sur le tombeau d'un chrétien du premier siècle, et publiée par Fabretti. Le bois s'usant prompte- ment par un froissement continuel contre la terre, On essaya, lorsque l'usage des métaux fut connu, de garnir l'extrémité de cette bêche avec une lame de fer; eton forma un instrument pareil à celui qu'on emploie encore aujourd'hui et qui se trouve décrit dans cet ouvrage, article sur les éches, planche 4, fig. r. Bientôt on re- connu qu'il était plus avantageux de fabriquer avec du fer la lame entière et on lui donna Ja forme qui exigeait le moins de matière, pour exécuter le travail qu'on avait en vue, et on forgea des lames en demi-lune, telles que celles dont les nègres de Guinée font encore usage aujourd'hui.( Voyez fig. 15.) Après avoir fait usage du pic, de la houe et de la bêche, l'homme qui avait appris à domp- ter le cheval et le bœuf, et qui en avait fait les Compagnons de ses travaux, essaya de leur faire partager avec lui les fatigues du labourage. Les Egyptiens, les Grecs et les Romains ont indi- qués comme auteurs de cette heureuse inven- ton Osiris, Tripterne, Bacchus, Buzyges, Cé- rès, Minerve, Pallas, etc. Mais tous ces inven- teurs, sortis de la tête des poëtes, doivent être rangés parmi les êtres fabuleux, et les absurdi- tés dont la poésie a souillé l'intelligence hu- maine.[1 faut croire sur ce point Servius, qui dit que« l'usage de la charrue n’a pas été ensei- «gné dans tout l'univers par un seul homme; « mais qu'il l'a été en divers lieux par différentes «personnes.» Von unus aratrum in toto orbe monstravit, sed diversi in diversis Locis. nploye au IS Dico. at de Con- OTmé des platies. et 1e la me. nité de ces à Je, 1 aU travail là Chine. ler et les Vention à Vertere in terre avec S'apercu- travail en taplatie. It parve- 1ème de- ourd'hui, tée sur le lècle, et rOmpte- ontre la taux fut e bêche trument ourd hui , article ton re- briquer >nna la , pour , et on Le celles e usage houe et | domp- fait les ur faire ge. Les nt indi- » INVEN- ges; Ce- s Anvel rent être absurdie nce hu- jus, qu Lé ensei- homme; fferentes toto orbe Il est facile de concevoir, en étudiant la marche des’inventions humaines, que les pre- mières charrues furent construites avec une branche d'arbre recourbée. Mais l'histoire nous à transmis la vérité de ce fait. Strabon nous ap- prend que les Albaniens, peuplé qui habitait les bords occidentaux de la mer Caspienne, ne lahouraient point de son temps avec un s0C de fer; mais ils se servaient pour charrue d’une seule pièce de bois. Volney rapporte que le même usage existe encore dans quelques cantons de la Syrie, pays autrefois si florissant, et rétro- gradés à l'enfance des sociétés humaines, par l'effet du despotisme et du fanatisme religieux. Les premiers inventeurs ajustèrent done à un attelage d’animaug Île pic ou la houe( Voyez fig. 2 et 6), qu'ils avaient d'abord fait agir avec la seule force de leurs bras. Ils reconnurent, dans l'usage de cet instrument, qu'il serait plus facile de le diriger, si l'on ajoutait un manche à sa partie postérieure. Mais combien fallut-il de siècles pour parvenir à cette découverte? Nous voyons seulement que ce moyen, qui nous pa- raît si simple et si facile à imaginer, n'a pas tou- jours été Imis en usage; Car il existe plusieurs monumens de l'antiquité, où les charrues n'ont point de manches, ou en ont de très-incomplets. Lorsque les hommes sont dans une ignorance absolue de tous les arts, et que les objets qui frappent leurs sens sont très-bornés, une inven- tion de ce genre ne peut être produite que par un génie qui, dans d'autres circonstances, aurait pu inventer une vis d'Archimède ou une pompe à feu. La fig. 16 ne diffère duhoyeau,(Jig.6), que par l'addition d’un manche. Elle est copiée d'a- près un camée antique, publiée par Ménétrier dans ses Simbolica Dianæ Ephesiæ. Emblème du travail et de l'industrie, elle doune des le- cons à l’'opulence oisive, qui consomme sans produire. On voit, sur une médaille de la ville d'Enna enSicile, publiée par Combe une charrue du même genre tirée par deux serpens consacrés à Cerès.(Voyez fig. 17). Mais la fig. 18, trouvée sur un tombeau antique, et publiée par Spon, présente une transition immédiate de la houe à la charrue. On a lié vers la partie inférieure de la première, un timon ou flèche, pui donne une charrue propre à être tirée par les animaux. La houe représentée sur une médaille de Syracuse, que nous avons donnée sous la fig. 2, et celle dont se servent les sauvages de l'Amérique, /i$. 3, sont la représentation fidèle d’une charrue étrusque, que j'ai dessiné d'après un bas-relief qui se trouve au collége romain de la ville de Rome, et que l'on voit 1ci sous la fig. 9. La seule CC! Eu., x différence remarquable est quon à ajoute à © ) cette dernière une pièce de bois qui sert de 50: et de sep, et un manche très-Courten forme de croix. La charrue publiée par Niebuhr, dont les habitans de la basse Egypte et les Arabes leurs voisins fontusage( fig. 20), représente le pic au- quel on à mis un manche avec une ralonge à là flèche. On trouve mème une pierre onix dans le Muflorertinum, qui offre une charrue dont la fléche, le soc et le manche sont formés par une seule pièce de bois.(Forez Her) L'Inde, qui a enfanté sur la terre les élémens de toutes nos connaissances et de toutes nos erreurs, conserve encore aujourd'hui son anti- que charrue avec ses préjugés. La forme et l'a- justage présentent quelques variétés, selon les diverses positions de cette vaste contrée. Celle que nous représentons ici, sous la fig. 22, a été dessinée par un brame: le sep, dans une position rapprochée de la ligne verticale, garni sur sa face antérieure d’une plaque de fer qui sert de soc, se trouve fixé à l'extrémité de la flèche, où s'élève un manche presque vertical. La char- rue des Arabes de l'Yemen( fig. 25), qui est pro- bablement d'une haute antiquité, représente aussi la forme d’une houe, dont la coudure à été prolongée pour recevoir un montant qui sert de manche, et l'ancien manche faitles fonc- tions de flèche. L'une de celles que l'on voit fi- gurées sur les monumens de la haute Egypte, est encore usité aujourd'hui dans cette contrée; la flèche forme avec le sep un angle aigu, et elle a un manche composé de deux montans fixés sur les deux côtés du sep, l'un devant l'autre. La traverse avec laquelle 1l sont unis dans la partie supérieure, sert de prise au con- ducteur qui marche sur le côté.(Voyez fig. 24.) On emploie dans la basse Egypte une autre charrue qui a quelque analogie avec celle des Arabes et celle de Perse dont nous allons parler. Elle a deux montans placés l'un à côté de l’autre et fixés à l'extrémité du sep. Ce dernier est uni à la flèche au moyen d'une cheville en fer. Nous donnerons ici la description de la char- ruepersanne(/8. 20); qui nous à été communi- quée par M. Michaux père qui l'avait dessinée aux environs de Erzerum. Elle diffère des charrue indiennes et arabes, en ce qu'elle pré- sente un manche composé de deux montaris comme celle d'Égypte, tandis que dans les deux autres le second montant a peu de longueur, et il est seulement destiné à tenir la flèche au sep. Cette charrue est composée d'un sep long de 50 c. m. et large de 13. Il est un pett bombé dans sa partie supérieure. Le soca 22.€. m. dans sa longueur totale. La flèche longue de 12. d. m. | est unie au sep par deux montans qui la traver- D ni FOR ANENLE CRE ur MC RÉEL See PS D EL ES (4) sent. Elle est arrondie, ayant une circonférence de 15. c. m., et se lie avec le palonier au moyen d'une mortaise, Elle est élevée au-dessus de la pointe du soc de 32. c. m. Elle prend une in- climaison plus ou moins grande, au moyen de quatre chevilles qui la maintiennent sur les montans. On lui donne cette inclinaison en gar- nissant l'espace compris entre elle et les che- villes d'un ou de plusieurs tours de corde. La cheville supérieure du montant situé près le soc est élevéede 14. c. m. au dessus du sep, et l’autre n'en est distante que de 7. La cheville du second montant est élevée seulement de 3. d. m., les montans distans dans leur partie inférieure de 15.C. m., et de 11 à la partie supérieure, sont réunis par une traverse longue de 22. c. m. Ils sont élevés de 62. c. m. leur épaisseur est de 2; c. m°, et leur largeur de 7. On voit en Perse quelques charrues qui ont trois montans au lieu de deux; mais, dans ce cas, les deux grands mon- tans sont plus près du talon du sep, et le troi- sième, situé, près du socs'élève moitié moins que les autres, traverse la flèche, et porte deux che- villes qui règlent l’inclinaison qu on veut don- ner à la charrue. Cet instrument, destiné aux terrains légers, est üré par un bœuf, un cheval ou un âne. L'animal ainsi que le conducteur marchent sur la partie du sol qui n’est pas labouré. Ce dernier, placé sur le côté des montans, appuie la main droite sur la traverse, et tient les guides de la main gauche; celles-ci sont attachées à un trou pratiqué au haut du montant antérieur. Les charrues arabes ont passé en Espagne avec les Maures, qui, en faisant la conquête de ce pays, avaient su fertiliser ses campagnes. On en retrouve le type dans presque toutes les provinces. La seule différence remarquable con- siste dans l’inclinaison en arrière du manche et slans deux chevilles adaptées au sep, qui font l'office de versoir. Celle qui est en usage aux environs de Malaga( fig. 26), est absolument la même, malgré que l’âge soit un peu plus re- levé en partant du sep, et que le soc soit plus allongé. Le sep a 5 d. m. de long, et le soc plus de 4. Le manche vertical, qui en a 8 d'élé- vation, porte une poignée longue de 2 d. m. L'âge, à partir du sep jusqu'aux montans anté- rieurs, à 4 d. m., et 6 depuis le dernier point jusqu'au bout où il se lie avec une flèche longue de plus de 2 m. La distance de l'âge au sep, prise contre les montans, est de 16 c. m. La charrue du royaume de Grenade ne diffère de celle de Malaga que par son manche, qui est dans une situation inclinée. L'Italie offre encore aujourd’hui des charrnes dans la simplicité primitive. L'araire, dont on fait usage aux environs de Pestum et de Rome, diffère peu des anciennes charrues de Sicile, La première(fig. 27), se compose d’un sep qui, y compris le soc, a 11 d. m. de long; d'une flèche longue de 30 d. m.,et d’un manche long de 10. La flèche est liée au sep par un mon- tant qui présente une ouverture dé 2 d. m. L'araire romain(£g. 28), porte un bâton ver- tical qui fait l'office de manche. La flèche est unie au sep comme dans le précédent. Nous avons vu jusqu'ici les hommes dispo- ser le pic ou la houe simple, de manière à l’em- ployer au labourage, en se servant de la force des animaux, L'usage de la houe bifide, ou du hoyau à deux branches, dut aussi trouver une application semblable dans quelques circons- tances; et quoique les monumens de l’antiquité ne nous laissent aucun modèle d’une charrue bifurquée, il est probable que son usage remonte à une haute antiquité. Ceci est d'autant plus vraisemblable, que les Livoniens, les Estoniens; les Finlandais, et les Ortrobothniens> qui pa- raissent être originaires de l’intérieur de l'Asie" se servent aujourd'hui de cette espèce de char- rue; ils emploient aussi une houe bifide pareille à celle que nous avons donnée sous la figure 9. En considérant la charrue indienne, on conçoit que les hommes qui en faisaient usage, et qui ont voulu produire un travail analogue à celui de la houe bifide, auront construit un instru- ment pareil à la charrue finlandaise( fig. 29); le manche de la première aura disparu, pouvant être remplacé plus commodément par les deux extrémités de la traverse d’où part le sep et le double soc. Cette bifurcation est couverte d’une lame de fer, comme dans la charrue indienne. Elle offre de la solidité au moyen de deux chai- nes où cordes qui s’attachent aux brancards. On adapte souvent à l’un des brancards un coûtre dont la lame est tantôt plate, tantôt un peu courbée longitudinalement, tantôt en forme de pelle. La Bothnie orientale» pays riche en blé, ne fait pas usage d’autres charrues, Un instru- ment construit sur le même principe, maïs avec des accessoires mieux combinés, et traçcant deux sillons à la fois, pourrait avoir de l'avantage su nos charrues à un seul soc, pour le labourage des terrains pierreux et caillouteux. Il était naturel que les premiers inventeurs qui connaissaient l'usage de la bèche, cher- chassent à la transformer en charrue, lainsi qu'on avait fait ailleurs pour le pic, la pioche, et la houe bifide. C’est en effet ce qui à eu lieu. Nous donnons ici(Ag. 30), la représentation d’une bèche chinoise transformée en charrue, ) dont on de Rome, Sicile Là 1 SCD qui, NS; d'une l Manche LUN mon. 24m )àtOn ver. flèche est {: [ES dispo. re à l'em. e Ja force e, où du UVEr une CIPCONS- antiquité * Charrue remonte ant plus tonens qui pa- e l'Ase, de char- > pareille figure 0. 1 CONÇOIt >, et qui e à celui instru 8.29); OUVANt s deux ip et le e d'une dienne. 1x Chai- rs, On 1 coutre un peu orme de en blé, instru- ja1s avec nt deux age sul bourage yenteurs 1e, cher- à famnsl pioche _ eu Heu. entation charrue, \ Xlle diffère entièrement de toutes celles dont on se sert dans les autres régions du monde; elle& une lame dont l’un des côtés suit la direc- tion du manche, en se courbant un peuetse ter- minant en pointe, tandis que l'autre côté pré- sente à sa partie supérieure une largeur sur la- quelle l’ouvrier pose le pied. La igure 31 NOUS offre ce même instrument, au manche duquel on a adapté un châssis dont l’une des pièces, qui descend jusqu'au-devant de la lame, s'y fixe par une attache, et porte une chaîne à laquelle on accroche le palonier. Une autre pièce du chàs- sis se prolonge à angle droit avec le manche, et sert comme de gouvernail: à l'ouvrier qui dirige la charrue en marchant sur l’un de ses côtés. Cette combinaison singulière est pareillement remarquable, en ce que le point de tirage est placé au point de résistance. Je possède une autre charrue chinoise où le même principe est observé. Je la ferai connaître dans l'ouvrage sur l'Économie rurale et domestique des Chinois, que je compte publier incessamment. Nous trouvons en France l'application du fer de bèche faite à la charrue(/e. 32), qui est employée dans les départemens voisins de la Garonne, pour buter le mais.{Ce fer est ab- solument le même que celui de la bèche(fig. 15), avec laquelle les nègres de Gorée travaillent la terre La Chine nous fournit encore deux exemples du même emploi. La figure 35 représente une bèche dont on a recourbé le manche en y adap- tant une flèche pour l’atelage des hommes ou des bestiaux. La charrue( fig. 34) est encore plus remarquable, puisque le fer dont elle est armée, et qui lui sert de soc, a la même forme et les mêmes dimensions que celui de la bèche la plus répandue en Europe. On trouve dans Pline les traces d’une charrue dont le soc avait la forme d’une bèche; c’est celle dont se ser- vaient les anciens Gaulois qui habitaient le Vé- ronais. Cuspidis effigiem palæ habet. PI., 1. 16, GC E0:1S 40: Les auteurs du grand Voyag < e d'Egypte di- sent que la charrue des environs de Rosette est sarnie d’un soc fait en forme de bèche. "Après avoir trouvé le moyen de substituer la harrue au pic, à la pioche, au hoyau et à a bèche, instrumens manuels de labourage, les hommes conservèrentsans doute pendant un long espace de temps ces charrues primitives, quoique très-imparfaites; car nous les retrou- vons encore en usage dans presque toutes les contrées du monde. On reconnut cependant, qu'en déchirant la terre et en la soulevant, au lieu de la verser sur les côtés, on ne remplissait € } j { 1 L on- ill 1 pas toutes les conditions nécessaires a un bon labour: on imagina alors les versoirs, que nous retrouvons dans l'antiquité. Il est vrai que les anciens monumens de sculpture ou de peinture n’en laissent paraître aucun indice, ou du moims des indices très-imcertains. Virgile décrit le versoir dans le vers suivant: Bincæ aures duplici aptantur dentalia dorso. F& 1 Palladius parle de la charrue à versoir, quil désigne sous le nom d'aurita. L. 1. ut. 43, etil ajoute qu'on l’employait dans les pays de plaines. La première idée fut de fixer sur le sep deux chevilles qui renverseraient sur Les côtés la terre soulevée par le soc. On retrouve encore aujour- d'hui l'usage de cette espèce de versoir dans plu- sieurs contrées, et le plus généralement en Es- pagne. Nous donnerons comme exemple de ce senre de construction la charrue du royaume de Valence( fig. 35), qui est remarquable sous d’autres rapports, ainsi que nous l'exposerons plus bas. Il est certain que le versoir dont les Romains faisaient usage n'était pas de simples chevilles mais bien des planches ou pièces de bois dispo- sées comme elles le sont dans l’araire des pays méridionaux. On s'en servait principalement pour recouvrir la semence, pour fermer les sillons en ados, et pour tracer les rigoles qui devaient favoriser l'écoulement des eaux plu- viales. Cum tabellis additis ad vomerum simul et saturt frumentum opertunt in porcis ,. et sul- cant fossas, quo pluvia aqua delabatur. Varron. Les deux dernières pièces qui devaient com- pléter le système de la charrue, telle que nous l'avons aujourd'hui, étaient les roues et le coûtre. La charrue à roues était d'une invention mo- derne du temps de Pline, qui en attribue ia dé- couverte aux habitans de la Gaule cisalpine. Non pridem inventum in Rhætia Galliæ, ut duas adderent ali rotulas, quod genus vocant planoratr. Virgile paraït avoir connu cette charrue, en usage dans le pays où il était né; du moins 1 semble l'indiquer par ce vers des Georgiques: Stiva quequæ cursus à tergo torqueat 1Mm0S; et cette opinion est énoncée par Servius;, son commentateur. Les monumens de l'antiquité parvenus jus- qu'à nous ne nous offrent, à ma connaissance, que quatre ou cinq exemples de charrue à roue et on les trouve chez les Grecs. La pre- mière(fe. 36), représente un prêtre qui. exé- re Le ARTE LA ORGANES LS CRE LE cute la cérémonie du labourage; elle n'est com- posée que d’un soc et de deux manches presque verticaux. La flèche est remplacée par des traits attachés au collier des'bœufs. Le soc est fixé à l'axe des roues, et pourrait se baisser ou se le- ver, selon le plus ou moins d'entrée qu'on vou- drait lui donner. Ce genre de charrue, remar- quable par sa simplicité, serait susceptible de trouver un heureux emploi, par l'addition d’un coûtre, et au moyen de quelques autres modi- fications. La seconde charrue( fig. 37), a été publiée ar Caylus, t. 5, pl. 83, n° 6, de son Recueil d'antiquites. Elle est composée d'une bêche ou d’une houe à deux manches, et d’un âge soutenu par un avant-train. Get habile antiquaire pense que le travail de la pierre, d’après laquelle il a donné ce sujet, appartient à un artiste romain. Les imperfections du dessin lui ont fait porter ce jugement. Il paraît cependant que les Ro- mains ne connaissaient pas le coûtre que nous adaptons à nos charrues, tandis que cette figure en donne parfaitement la forme et la position. On le retrouve sur une pierre antique grecque qui ne diffère de la première que par le soc qui est plus étroit, et les manches plus écartés à leur base et qui n’a pas de soc(voyez fig. 38). Je suis porté à croire que les Romains ne con- faissaient pas notre coûtre, parce qu'on ne le voit sur aucune de leurs anciennes moulures ou sculp- tures; ce qui n'aurait pas lieu s’il eût été connu; d'autant plus que cette partie de la charrue est caractéristique, et se prête aux effets de l'art. En second lieu, il est à remarquer que le mot culter ne se rencontre dans aucun des anciens auteurs qui ont parlé d'agriculture, excepté dans Pline, où certainement il n'a pas la signi- fication que lui donnent les interprètes. Voici le passage de Pline que je citerai en entier, puisque mon sujet me conduit à parler de la ‘orme des socs chez les Romains, autre sujet qui n'a pas été bien compris: Vomerum plura genera: culter vocatur, prædensam, priusquam proscindatur, terram secans, futuris sulcis vesti- gia præscribens, insisuris qUas resupinus in aran- do moderat vomer. Alterum est genus vulgare, rostratt vectis. Tertium in solo facili, nec toto porrectum dentali, sed exigu& cuspidie in rostro. Latior hœæc quarto generi, et acutior in mucronem fastigiata, eodemque gladio scindens solum, et acie laterum radices herbarum secans. Je traduis ainsi ce passage:« Îly a plusieurs espècesdesoes: « lesocà couteau porteuntranchant, qui,ouvrant « une terre tenace avant quelle ne soit déchirée, « tracela limite que doivent avoirlessillons; tan- dis que le socproprement dit coupelaterrehori- « zontalement. Uneautre espèce de soc, la plus « commune, estmunie d'une queue en forme de le- « vier, Le troisième, usité danslesterrains légers, « ne s'adapte qu'a une partie du sep, et se ter- « mine par une courte pointe. La quatrième es- « pèce présente une forme plus large et plus « allongée, très-aiguë vers sa pointe, qui pé- « nètre dans le sol, et qui coupe de son tranchant « les racines des plantes.» Les traducteurs etles interprètes ont distingué, dans ce passage, le coûtre du soc, et ont formé deux parties bien différentes d’un seul et même objet; ce qui est évidemment contre le sens et contre l'énoncé de l’auteur. Pline annonce qu'il va décrire les diverses espèces de socs, vomerum plura genera. I range dans la première classe le vomer culter, ou soc à couteau, dont on faisait usage de son temps, ainsi que cela se pratique encore dans les états romains.(Voyez la fig. 39). Ce soc a la forme d’un triangle dont l’un des côtés présente une ligne courbe, tandis que le côté opposé situé vers la terre qui doit être la- bourée, est surmonté d’une saillie en forme de couteau. Elle commence vers la pointe du soc, et s'élève insensiblement jusqu’à la hauteur de huit à dix d. m. Tel devait être le vomer culter de Pline, ou soc à couteau, qu’on retrouve encore dans l’ancien Latium, malgré les changemens qu'a apportés dans la culture de ce pays la domi- nation successive des barbares. On en voit même des traces dans les charrues auxquelles on adapte quelquefois un coûtre ordinaire. Si le coûtre romain ne fendait pas la terre à une grande épais- seur, il facilitait au moins le renversement du sol enlevé par le soc, etremplacaitavec quelque avantage notre coûtre inconnu aux Romains. La seconde espèce de soc décrite par Pline est celie dont la partie triangulaire en fer de lance, que les Romains désignaient sous le nom de rostrüm, était munie d'une longue queue ou le- vier. Ce soc qui était le plus commun du temps de Pline, se trouve dans plusieurs charrues mo- dernes, mais d’une manière plus marquée dans l'une de celles du royaume de Valence;( fig. 3 et 40). Son levier A a plus de 6 d.m. de long, et le rostrum B 2+. Je reconnais la troisième espèce, soit dans un soc que j'ai trouvé à Vol- terra, soit dans un instrument analogue décou- vert dans une ville romaine située près de Saint- Didier. Le premier soc(figure 41), a en lon- gueur, 2 d. m. dans la courbure de ses rebords; la partie anguleuse À qui est le rostrum de Pline, en à 1+. La largeur est de 12 c. m.,et l'épais- seur de 17 m. m. Le trou qui servait à le fixer sur le sep, a 3 c. m. Le second soc( fig. 42° a une longueur de 10 c. m., depuis l’extrémite à *$00, la plu nformedel, L'anel: 10 lévens Uatrième mn. Se€t plu É; qu pe il distingué LOnt forme ul et même e Le sens et nONCE qu'il } VOmerum re Classe Je It On faisant se Pratique la fig. do) nt l'un des 1dis que le Loit tre Ja. | forme de te du soc, auteur de mer culter Ve encore angemens s la domi oit même on adapte le coûtre de épais- ment du quelque OMAINS. Pline est le lance, nom de ue ou le- lu temps ues MO- iée dans (fg.53 le long, roisième é à Vol- e décou- de Sannt- | en lon- rebords; de Phne, 'épais- | Je fixer fig.#2, xtrémité 4 170 A, où l'on aperçoit une fente, jusqu'aurebrous- sement des côtés. La partie intermédiaire en a 13,@t la partie triangulaire ou le rostrum Ben a 12. Sa plus grande largeur est de 11 ec, m. Les rebords ont 2 ou 3 c. m. d’élévation. Le passage de Pline convient parfaitement à l’un ou l’autre de ces deux socs. Il a parlé dans la description du précédent soc d’une queue qu'il désigne sous le nom de levier, pour indiquer une longueur pareille à celle du sep: il dit ici: /Vec totum por- rectum dentali, pour exprimer un s0C quinest adhérent qu'à l'extrémité du sep: passage que je ne trouve bien exprimé nulle part. La quatrième espèce de soc dont parle Pline me parait conve- nir parfaitement à celui de l’araire romain qui a été figuré en perspective(fig. 28), et que je donne ici vu de face,(fig. 43). En effet 1l aune lame allongée, large à sa base, aiguë vers sa pointe, et tranchante sur les côtés. Pline, en décrivant la charrue à roues des Gaulois Rhétiens, dit que son coûtre avait la forme d'une bèche. Cette cinquième espèce de sôc pouvait avoir de l’analogie avec celui qui a été représenté aux figures 32 et 57, ou ressem- blait à un soc à levier dont la lame présenterait une certaine largeur à son extrémité. La dernière partie de la charrue dont il me reste à parler dans cette dissertation sur les ins- trumens aratoires des anciens peuples, est celle qui compose l’âge, et que les auteurs romains désignent sous le nom de buris, Nous allons chercher à fixer la signification de ce mot qui nous paraît généralement avoir été mal entendu. Un des anciens commentateurs de Virgile définit ainsi ce mot: Buris, pars aratri curva. Mais cette définition ne dit rien, car les âges sont courbes dans presque toutes les charrues. M. Monge, dans les deux savans mémoires sur les instru- mens d'agriculture des anciens qu'ila publiés dans les recueils de l’Institut, et dont j'ai prolité pour ce travail, dit que Virgile désigne par le mot de buris un morceau de bois plié comme un genou, qui forme à la fois une partie du timon et une partie du sep. Voici le passage du poëte latin: Continuo in silvis magnd vi reflexa domatur In burim et curvi formam accipit ulmus aratri. Huic a stirpe pedes temo protentus in octo. Virgile conseille aux cultivateurs de ployer avec force l’ormeau qui croît dans les forêts, et de lui donner la forme courbe que doit avoir cette partie de la charrue qu'il désigne sous ie nom de buris. I n’est pas question icide coudure, ni d’une simple courbure telle qu'on la voit dans un grand nombre de charrues, à l'extré- mité dela flèche quis'ajustesurlesep. Le mot buris indiqueun âge de forme demi-circulaire À qui se lie par l’une de ses extrémités Bausep, etquis'at- tache de l’autre à la flèche G ou timon, comme on le voit dans une charrue du royaume de Va- lence, dont la représentation a été donnée sous la figure 35. Le mot huic se rapporte à buris, et non pas à aratri, ainsi que l'explique Servius; car Virgile dit qu'il faut ajouter à l'extrémité de l’âge recourbé, Auic à stirpe, une flèche ou un timon long de huit pieds, ainsi qu'on le voit dans la charrue du royaume de Valence, qui semble avoir été sous les yeux du poète, lorsqu'il en faisait la description dans ses beaux vers. L'âge recourbé de cette charrue A B, qui a 17 d. m. de long, se joint par un lien à l'extré- mité inférieure de la flèche G. Cette dernière qui a 23 d. m. de long se fixe par son autre extrémité D au joug des animaux. Il est à remarquer que la longueur que j'ai trouvée à cette pièce, dif- fère peu sensiblement de celle que Virgile in- dique; car le pied romain antique, je parle de celui quej'ai mesuré au capitole de Rome, a exac- tement 29 c. m. et demi; ce qui donne, pour 8 pieds, 236 c. m. La flèche de la charrue dé Valence ayant une longueur de 230 c. m., la différence ne se trouve être que de 6 c. m, Ce genre de construction prouve la sagacité dés Romains, qui donnaient à l'âge de leurs charrues une forme courbe, afin que son extre- mité B se trouvant placée à peu de distance du soc, et dans la ligne directe du tirage, leur charrue éprouvât moins de frottement, et que les animaux eussent moins de résistance à vain- cre. En effet, le point de la plus grande résis- tance placé sur la lame du soc, est en ligne droite avec le point de tirage, ainsi que l'indi- quent les lignes ponctuées E, qui varient se- lon que l'extrémité du timon se trouve plus où moins élevée. Le soc F de cette charrue, dont la queue G, désignée par des points, est très- allongée, est garnie sur ces deux côtés de deux couteaux H, H, formant le prolongement de l'angle de ce même soc, et servant à_ couper une bande de terre plus ou moins considérable, selon qu'on veut donner plus ou moins de lar- geur au sillon. Toutés les charrues anciennes que nousavons représentées, et celles des temps modernes qui leur ressemblent, sont bien éloignées du degré de perfection auquel nous sommes parvenus dans ces derniers temps; et les Romains, malgré leur habileté dans l’art agricole, avaient comme nous des instrumens très-défectueux. Ils em- ployaient dans quelques cantons d'Italie, ain$i que cela a lieu en France, huit bœufs sur la même charrue., Cum, multifiariam in Ttalia RE | | }l. LÉ |. IE RS TRE RAR LICENSE LE MC Res EEE UE a === a ( 8 Ê octoni boves ad singulos vomeres anhelent, PI, dl 1x0,€. 47. Après avoir parlé des instrumens de labour, il est à propos de décrire la manière dont les anciens attelaient les animaux à la charrue. On sait qu'ils préféraient généralement, pour ce travail, le bœuf aux chevaux, aux mulets et aux ânes, quoique ces animaux, et même les vaches, fussent employés dans quelques cir- constances. De là vient l'adage latin, equus in quadrigis, in aratro boves. Plutarque a dit, d'après Hérodote, que les anciens Égyptiens jetaient la semence sur leurs champs aussitôt que les eaux du Nil s'étaient retirées, et que pour recouvrir la semence, ils y lâchaient des troupeaux de cochons qui foulaient et retournaient la terre avec leurs pieds et leurs museaux. On a cherché à prouver ce récit en citant l'exemple des habitans de l'ile de Timon, qui font piétiner leurs rizières par des troupeaux de buffles. Mais les circonstances et le but qu'on se propose dans les deux pays, diffèrent totalement. Les Egyptiens jettent la se- mence sur des terres encore fortement humec- tées après la retraite des eaux du Nil. Des trou- peaux de cochons, non-seulement ne souleve- raient pas le sol avec leur grouin, et n'enter- reraient pas les grains, mais au contraire les dévoreraient; tandis que dans les rizières qui sont fangeuses, et couvertes de quatre décimètres d’eau, les troupeaux de buffles, par le piétine- ment, divisent la terre, la mêlangent avec l’eau, et produisent à peu près le même effet qu'une charrue qui remue un terrain innondé. Les anciens attelaient les bœufs par le cou ou par les cornes, comme cela se pratique de nos jours. Cicéron, qui était plus habile en éloquence qu'en histoire naturelle, prétend que le cou des bœufs est formé pour lejoug, et leurs larges et fortes épaules, pour tirer la charrue. Cervices autem natæ ad jugum; tum vires hu- merorum et latitudines ad aratra extrahenda. Ce passage prouve au moins que les Romains attelaient généralement les bœufs par le cou. Columelle, en parlant des deux méthodes, ap- prouve cette dernière, et donne, avec beaucoup de sagacité, les raisons de son opinion, qui était partagée par tous les bons agriculteurs de son temps: Plus enim, dit-il, queunt pecu- des collo et pectore conari quam cornibus. Pline nous apprend que les vaches des Alpes, qui produisaient beaucoup de lait, quoiqu'elles fussent assujetties au travail, étaient attelées par les cornes et non par le cou. La manière de fixer le joug sur le cou des bœufs était aussi variée chez les anciens que parmi nous. ) / Nous donnerons( /19. 44), pour modèle de joug antique, celui qui est représenté parmi les peintures du Térence du Vatican. M. Mon- gez croit fquil est de l'espèce de ceux qu'on mettait sur le cou des animaux. La largeur et la forme des deux courbures qu'il porte à ses extrémités me paraît plutôt destinée à être ap- pliquée sur le front des bœufs que sur leur cou. On pourra en juger par la figure 45, qui représente celui dont on fait usage aujourd'hui dans la campagne de Rome, et qui s'adapte sur le cou de ces animaux. Il a une longueur de 162 c. m., c'est-à-dire 13€. m. de Aen B, 20 de Ben GC, 27 de C'en D,'errrde Den EF Son épaisseur est de 13 c. m. et sa largeur de 10. Deux morceaux de bois retenus sur le joug par une corde, et réunis par un lien dans la partie inférieure, font la fonction de collier. Le joug de Toscane diffère peu de celui de Rome; il s'assujettit contre le cou des bœufs avec une plaque en fer d'un côté et une corde de l'autre. On se sert de cordes dans d’autres endroits. Les anciens Romains et les Grecs em- ployaient à cet usage de larges couroies. Mais on doit toujours préférer les colliers qui ne fa- üguent pas les animaux comme le joug, et qui ne portent que sur le sommet du cou. Nous don- nons( /z3. 46) un joug antique qui s'appliquait sur le cou, et qui se fixait par des courroies. Il est tiré d'une peinture d'Herculanum, où il est employé à l’attelage de deux cerfs. Nous allons parler des instrumens relatifs aux récoltes de grains, et à leur battage. Les pre- miers cultivateurs, qui vivaient dans des climats tempérés, et qui trouvaient dans toutes les sai- sons de vastes pâturages pour la nourriture de leurs troupeaux, négligèrent de recueillir les pailles; et se contentèrent des épis qui devaient servir à leur nourriture. Les monumens de la plus haute antiquité nous offrent en effet des moissonneurs qui coupent les épis, et laissent la paille dans les champs. Cette opération se trouve représentée fidélement dans une peinture de l’ancienne Elethyia en Egypte( /:g. 46). Les hommes, qui avaient d’abord employé une lame ordinaire ou un couteau pour couper les tiges de blé, ainsi que le prouve un passage de la vie de Cléomène par Plutarque, trouvé- rent que ce genre de travail devenait plus ex- péditif en donnant une courbure à la lame, et en y adaptant un manche incliné. Ils reconnu- rent ensuite qu une courbure demi- circulaire était encore plus favorable. On retrouve cette forme( Voy. fig. 47), sur le revers d’une mé- daille d’un des rois des Lagides, publiée par Pellerin. Enfin on découvrit qu'une lame à dent Ur modèle de 'senté Parmi an, À] Mon. Ceux quon La larve a IL porte à se ée à tre ap. que sur low gure 45, qu ë aujourd'hn l s'adapte sur Ongueur de de À en B, 1 de Dent a larseur de IS sur le joué lien dans on de coller de celui de à des bœufs et une corde ans d'autres s Grecs em. uroles, Mais $ qui ne fa. ug, et quiné . Nous don- | s'appliquat courroies,| im, OÙ il est relatifs aux "e. Les pre- des climats utes Les sar- urriture de cueilhr les ui devaient nens de là effet des laissent la se trouve nture de sh employé ur COUper an passagé », trouvé- it plus ex- 1 lame, et reconnu* circulaire JUvE cette June me- bliee pr me à dent PT RS ” 2 7 (oi) remplissait parfaitement le but qu'on se propo- sait, On voit ce genre de faucille sur les dessins qui ornent les anciens manuscits d'Hésiode. File est analogue à celle que nous avons donnée à l'article des faulx. PL. 11,79. 2,t. 1. L'utilité qu'on pouvait retirer de la paille s étant fait sentir, on coupa les tiges de blé vers le milieu de leur hauteur, et l'on réserva la partie supérieure avec les épis adhérens. Le besoin de fourrage ou de litière devenu plus pressant, on faucha le reste des pailles qu’on avait d’abord abandonné dans les champs. Ces divers procédés sont consignés dans le traité de Varron sur l'agriculture. L., c. 50. Metitur ut stra- mehtum medium subsecent, quod manu sinistra Summum prehendunt:inframanum stramentum, quod terræ hœæret, postea subsecant. Contra, quod Cum spica stramentnm hæret, corbibus in aream defertur. Bientôt on trouva plus expéditif de ne faire qu'une seule coupe au lieu de deux. Mais avant de connaître l’art de battre les ré- coltes, on avait imaginé de séparer les épis, et d'en extraire le grain. Après avoir couché des tas de paille sur la terre, on coupa sur place les épis dont ils étaient chargés, ainsi que cela se pratiquait encore en Umbrie du temps de Var- ron. Ur eos fecerunt multos({ Manipulos), ite- rum persensent, ac de singulis secant inter spi- cas et stramentum: Spicas conjictunt in corbem atque in aream emittunt. Les épis étaient portés sur une aire, où ils étaient battus avec des bâtons. La coupe des épis devenantlongue et fastidieuse, onimagina deles détacher aumoyen d'un peigne, opération qui est représentée sur les peintures des souterrains de la ville d'Elethgia. Ce peigne (Ji8.48.) est formé par des dents taillées à l’extré- mité d’une planche, posée dans une situation in- clinée. Elle est retenue par le pied de l’ouvrier qui engage la paille dans les dents du peigne et qui en détache les épis en tirant fortement à lui. Cette manière de procéder aura fait imaginer deux autres méthodes analogues que nous trou- vons consignées dans les auteurs anciens. Colu- melle s'exprime ainsi à ce sujet, L. 2.e. 20. n.0 3. Sunt autem metendi genera complura. Multi fal- cibus veruculatis, atque ii vel rostratis vel den- aiculatis medium culmen secant. Multi mersis, ali pectinibus spicam ipsam legunt, idque in rara segete facillimum, in densä difficillimum est. Quod si falcibus seges cum parte culmi demersa sit, protinus in acervum, vel in nubilarium con- geriur, et subindè opportunis solibus torrefacta proteritur. Sin autem spicæ tantummodo recisæ sunt, possun in horreum conferri, et deindè per: hiernem, vel baculis excuti vel exteri pecudibus. L'auteur indique dans ce passage trois ma- Tom. TT: nières de faire la récolte des grains, avec des faucilles ou des faux, qui étaient avec ou sans supports, et qui tantôt étaient terminées en bec arrondi, ettantôt avaient des dents en forme de scie. Dans la seconde manière on faisait usage des m#ergæ. Dans la troisième des pectines. Ges deux expressions, surtout la première, ont pré- senté de grandes difficultés aux interprètes et aux commentateurs. En effet les monumens anciens ne nous laissent aucune trace d’une maniere de procéder inusitée de nos jours. Jene trouve nulle part une explication bien satisfai- sante du mot merga; je crois cependant pou- voir lui donner sa vraie signification, en le tra- duisant par une pelle armée de dents en forme de peigne. Mais comment un ouvrier pouvait-il enlever les épis avec cet instrument? d'autant plus que Pline, 1. 18. sect. 72. dit qu'on arra- chait les épis entre deux 77ercæ. Stipulæ alibi medicæ falce præciduntur, alibi inter duas mer- gas spica distringitur. On voit aussi, par un pas- sage de Plaute, que les mergæ étaient employées à faire la récolte des blés. Æt mergas datas…. ut. frumentum metat. C'est pour cette raison que Je pense qu'il faut rejeter la version de atque in- ter adoptée par le père Hardouin au lieu de atibi inter, que l’on trouve dans quelques manuscrits. Deux ouvriers tenant en main un de ces instru- mens,(voyez figure 49), saisissaient une certaine quantité de paille avec les dents, qu'ils rappro- chaient les unes contre les autres, érter duas mergas, ainsi que s'exprime Pline; ils rame- naient au-dessus d’un panier ces épis, qu'ils ar- rachaient de la paille, spica distringitur, et qu'ils faisaient tomber dans le panier en agissant avec les manches dans un sens horizontal. Cette interprétation, qui rend intellisgible le sens des deux passages que nous venons de citer, me pa- raît plus juste que celle où l’on suppose que les mergæ étaient des fourches dans les dents des- quelles on faisait passer la paille coupée, pour en détacher les épis; il n’est pas en effet ques- tion dans les deux passages de cette dernière opération, mais seulement de celle qui constitue proprement la moisson. On peut aussi observer que le mot merges tire son origine du mot merga, quoique le premier soit employé par Pline dans le même sens que le dernier; celui-ci désigne l'instrument avec le- quel on saisissait une poignée de tiges de blé, et l'autre indique plus particulièrement une gerbe ou la réunion de ces mêmes poignées, sens qui donne l'interprétation de ces deux vers de Vir- gile: Aut fœtu pecorum, aut cerealis mergite culmi, Proverntuque oneret snlcos, aique horrea vincat. ES APT TTL ER: ue ALLER LA ne— a Te EE = ANT LAIT ET LE SO: REMOTE RER Se 722 == EEE SE———=—=: ==—-— ===——=| Et == ( 30) Le mot pecten, qu'on trouve dans Columelle, désigne le même instrument dont Varron parle sous le nom de batillum. Altero modo metunt, ut in piceno ubr lignum habent incurvum batil- lum, in quo sit extremo serrula ferrea. Hæc cum comprehendit fascem spicarum, desecat et stra- menta stantia in segete unde tollantur in acer- Vu. Le pecten était un peigne à une rangée de dents ou même à plusieurs, que l’ouvrier tenait à la main au moyen d’une poignée, ainsi que nous le représentons,(figure 5o c).Il était aussi employé dans les Gaules pour larécolte du panic et du millet. Panicum et milium singulatim pec- tine manuali legunt Galliæ. Pline, lv. 16, cap. 30.: Le batillum était une petite pelle recourbée, à poignée ou plutôt à manche très-court. L'extré- mité opposée au manche était garnie de dents en fer, et formait une espèce de peigne comme dans le précédent; voyez(figure 5 1).Louvrier le faisait agir d’une main; il arrachait les épis, ou il les faisait tomber dans un panier en coupant la paille avec une faucille.{1 paraît aussi que la base des dents était armée d’une lame tranchante qui coupait la paille, ainsi que l'indique le mot desecat. La pelle, proprement dite, servait à retenir les épis lorsqu'on les avait détachés de leur tige, Une petite charrette légere, ou plu- tÔt un panier monté sur quatre roulettes» que louvrier traînait après lui, servait à recevoir les épis. Spicas conjiciunt in corbem, atque tn aream mittunt. Columelle, 41 c. 49. On trouve dans Palladius et dans Pline la des- cription d'une méthode et d'un instrument pour la récolte des blés, usité chez les Gaulois; voyez la( figure 52). Voici comment s'exprime le. pre- mier de ces auteurs, liv. 7, tit. 1, sect. 2: Pars Galliarum planior hoc compendio utitur ad me- tendum, et præter hominum labores, unius bo- vis opera spatium totius messis absumit. Sit taque vehiculum, quod duabus rotis brevibus fertur. Hujus quadrata superficies tabulis munitur quæ Jforinsecus reclines in summo reddant spatia lar- giora. Ab ejus fronte carpenti brevior est altitudo tabularum. bi denticult plurtmi ac rari ad spi- carum mensuram constituuntur in ordinem, ad superiorem partem recurvi, À tergo vero ejusdem pehiculi duo brevissimi temones figurantur, ve- lut amites Bastenarum. Ibi bos capite in ve- hiculum verso, jugo aptatur et vinculis, man- suetus sanè, qui non modum compulsoris exce- dat. Hic ubi vehiculum per messes cœpit impel- lere, omnis spica in carpentum denticulis com- prehensa cumulatur, abruptis et relictis paleis. Altitudinem vel humilitatem plerumque bubuclo moderante, qui sequitur; et ita per paucos itus et reditus brevi horarum spatio tota messis imple- tur. Hoc campestribus locis et æqualibus utile est et üs, quibus necessaria palea non habetur. « On fait usage, dans les plaines de la Gaule, « d'un appareil au moyen duquel un seul bœuf « peut terminer une récolte entière. C'est un « chariot porté sur deux petites roues. Ses « quatre côtés sont fermés par des planches « dont l'inclinaison présente une plus grande « capacité à la partie supérieure. Le côté anté- « rieur, moins élevé que les autres, est armé de « dents relevées par en haut, et assez rappro- « chées pour arrêter les épis. On ajuste sur le « derrière deux courts brancards, pareils à ceux « d'une litière. C'est à ces brancards qu'on at- « tache le joug ou collier du bœuf. Cet animal, « qui doit être doux et obéissant à la voix de « son conducteur, a la tête tournée contre le « char. Lorsqu'il pousse le char, la paille s'en- « gage entre les dents, se rompt, et abandonne « les épis. Le bouvier qui dirige l'opération «_ élève ou abaisse les dents selon qu'il est néces- « saire, et en parcourant ainsi successivement « la superficie du champ, il en récolte tout le « grain dans l’espace de quelques heures. Cette « méthode est utile dans les plaines et dans les « lieux où l’on n'a pas besoin de conserver la « paille». Pline est plus concis en parlant de la même opération: Galliarum latifundis, dit-il, 1. 18, C. 9, 9., valli prægrandes dentibus in margine infertis duabus rotis per segetem impelluntur, Jumento in contrarium juncto; ita direptæ in val- lum cadunt spiæ.«Dans les vastes champs des « Gaules, on conduit à travers les moissons « des voitures à deux roues attelées d'un ani- « mal sur le derrière, et garnies de longues dents « sur le rebord antérieur. Les épis se trouvant « ainsi arrêtés, tombent dans la voiture». Les deux passages cités nous donnent une idée assez juste de la méthode employée par nos ancêtres, quoique nous ne trouvions la re- présentation de ce char parmi aucun monu- ment de l'antiquité. J'ai cherché à y suppléer, en donnant la figure sous le n° 52. On y voit cette espèce de charrette ou tombereau léger, garm sur le devant de dents en fer, relevées, et for- mant un angle de 20 à 22 d. avec l'horizon ad superiorem partem recurvi. Tandis qu'il est poussé en avant par le bœuf, les tiges de blé s’enga- gent entre les dents, les épis sont attirés sur le bord du chariot, à la base des dents; elles se détachent par l'effet de l'impulsion, et elles tombent dans le chariot. Le conducteur, por- ant un petit rabeau à la main. facilite leur t j 1 Paucos in, Messi Unple. qualibus uble RON habety ès de la Gaule :“ aie Ut ln ëS TOuEs, Sa €S planche plus grande € CÜte ant. 8; Est arme de aSSez rap. L ajusté sur|, pareils à cenr rds quon at. !, Cet animal. à a vois de née contre le la paille sen. et abandonne e l'opération qu'il est néces. LECessivement écolte tout le heures. Cette és et dans les conserver la ; de la même dit-il, L 18, LS LIL MATEUNe impelluniur, replæ in val- champs des les moissons es d'un ani- ques dents se trouvant Lure». nnent une ployée par jons la re- un monu- uppléer, en y voit COLLE éger, garnl ées, et for- ‘horizon dl ilest pousst ble s'enga- attirés Suf lents; elles n, et elles cteur, por” acute leur \ légagement lorsqu'il est nécessaire. Je crois que 20'A€ expression ad superiorem partem recurvi, ne Si- gnilie pas, ainsi qu on l'ainterprété, desdents cro- chues ou recourbées par en haut, mais bien des dents qui sont plus relevées à leur pointe qu'à leur base; car cette position facilite l'action des dents, tandis qu'une courbure à leur extrémité y met obstacle. Les dents sont fixées sur une traverse qui peut sélever ou s’abaisser, selon que les épis s'élèvent à une hauteur plus ou moins grande; c'est pour faciliter ce change- ment de position que le bord antérieur du chariot est moins élevé que les trois autres. Il serait utile de faire l'essai de cette manière de récolter le blé; elle apporterait de l’économie dans la moisson; elle permettrait de cueillir dans un très-court espace de temps les grains d'une vaste culture; et elle empêcherait que l'humi- dité des années pluvieuses ne les pourrisse. Les pailles pourraient se faucher et s'enlever à loi- sir. Au reste on voit, d'après la lecture des au- teurs anciens que l'usage de récolter les épis avant la paille était assez commun. On trouve dans l'antiquité une méthode de récolte employée par les premiers cultivateurs qui auront voulu utiliser la paille: ils l'arra- chaient au lieu de la couper, ainsi que cela se pratique pour le chanvre dans quelques cantons de l'Espagne. Cette méthode était encore en usage du temps de Pline. 44bi ab radice vel- lunt, 1.58, c. 30. L'antiquité nous offre plusieurs manières de battre les grains, qui toutes sont encore prati- quées de nos jours. Le premier homme qui ré- colta des épis de blé les froissa dans ses mains; cette opération trop fastidieuse le porta à les battre avec une verge, des perches ou des bâ- tons. Virga, perticis, baculis, ainsi que l'ex- priment les auteurs de re rustica: de là l’ori- gine du fléau, auquel on substitua dans les cli- mats chauds des moyens plus expéditifs. On répandit les épis seuls ou avec leur paille sur des aires préparées en plaine campagne, et ex- posées à l’ardeur du soleil. Et medio tortas æstu terit area fruges. Et on les dépouilla de leur grain, en les fai- sant fouler sous les pieds des animaux; l'âne, le mulet, le bœuf et le cheval furent consa- crés à ce travail; mais le cheval fut préféré par les anciens, ainsi qu'il l’est par les agricul- teurs modernes. 4# si competit ut in area tera- tur frumentum, nihil dubium est quin equis melius quam bobus, ea res confictatur. Col., PAR GOT 5, 72 La figure 53 indique la manière dont s'exé- II us ) cute le foulage du blé par le moyen des che- vaux. Après avoir rangé circulairement les ger- bes de blé sur une aire, un homme placé au centre, et tenant par des longes les chevaux attachés les uns avec les autres, les conduit successivement sur toute la surface, en les fai- sant aller au trot. Non-seulement le piétinement de ces animaux détache le grain de son épi, mais il brise la paille dans une longueur de 2 à io ce. m. Cest cette paille qui, mélangée avec de l'orge, forme la seule nourriture des bœuts et des chevaux dans les pays méridionaux. Cette manière de battre est la plus expéditive de toutes, surtout lorsqu'on emploie dix ou quinze chevaux sur une même aire. On a le soin dans ces temps modernes de déferrer ces animaux, afin qu'ils puissent se soutenir, et ne pas g I sur la paille. Les anciens employaient trois autres procé- dés pour battre Les gTaIns. Ils se servaient de la traha, de la tribula où tribulum, et du plos- tellum. Le premier instrument était de deux sortes: une pierre large et plate, à laquelle on fixait un timon pour le tirage, telle que celle dont on a donné la description à l’article des ré- coltes( tome 2, pl. 1, fig. 3), et dont on fait encore usage sur les Apennins. Le second était formé par une lourde pièce de bois qu'on trai- nait également sur les gerbes, d’où est venu le nom de traha. Il était armé quelquefois sur l'extrémité de son bord de bandes ou dents en fer, tel que celui que nous avons décrit et re- présenté à la planche indiquée ci-dessus(fig. 1.; Ses formes et ses dimensions ont pu changer se- lon les temps ou les lieux; mais cela n'a jamais été une herse, ainsi que l'ont pensé quelques auteurs. Il a quelques rapports avec le traineau à dépiquer le gram, que les Latins nommaient tribulum ou tribula, que les Italiens désignent sous la dénomination de#reblia, et les Espa- gnols sous celle de trillo. C’est le dernier nom que nous lui avons conservé en français, lorsque nous avons représenté cet instrument sous les figures 4, 5 et 6 de la seconde planche des récoltes, tome 1 de cet ouvrage. Servius, mettant en opposition la#ribula avec la traha, dit que la première avait des roues et que la seconde en était privée. La première as- sertion, qui est fausse, a entrainé tous les commentateurs, et Scheider lui-même, et a fait confondre ces deux instrumens avec le plostel- um. Varron, de re rustica, 1. 1,€. 52, donne cependant une description de ces deux instru- mens très-exacte et très-claire pour les personnes qui connaissent les instrumens usités dans di- vers climats et appliquésaux différentes cultures. né D om+,— Le . ER PDT hs TEE AT EL OT LEE TT AT TIR D à KE À 2+ PO SA NCRICIRISE LTS AC ICT ai (12) E spicis in aream excuti grana: quod fit apud alios jumentis junctis, ac tribulo. Id fit e tabula lapidibus aut ferro asperata; quo. imposito au- riga, aut pondere grandi trahitur Jumentis junc- tis ut discutiat e Spica grana:« C’est sur une «aire qu'on dépouille des épis. Ce qui s’exé- cute avec une table hérissée de pierres ou de fer, à laquelle sont attelés des animaux: le conducteur ou tout autre corps dont elle est chargée, produit une pression qui détache le grain de l’épi.» Cette explication, qui ne pré- sente aucune obscurité, indique clairement le trillo espagnol que nous avons décrit. Le passage dans lequel Varron parle du plos- tellum.pænicum n'a été entendu par aucun des interprètes ou des traducteurs, à ma connais- sance, ainsi que je l'ai observé à la description que j'en ai faite, tome 1° de cet ouvrage, fig. 3 et 4, planche 1°° des récoltes. Les uns lui ont donné des roues, sans faire attention que cette addition ne permettait pas à l'instrument de remplir le travail auquel il était destiné; les autres ont changé en planches les cylindres qui le constituent; enfin on en a fait une herse dentée, Le vannage des grains s'est exécuté de tout temps par le procédé employé de nos jours dans tous les pays méridionaux, avec une pelle et un var tissu de branches d'arbres. Les Romains connaissaient aussi l'usage du crible. Aussi long-temps que la culture des blés fut peu étendue, les grains se conservaient facile- ment; mais l’abondance des récoltes présenta de grandes difficultés; ce qui fit imaginer des silos ou fosses, dont l'invention remonte à la plus haute antiquité. On peut en voir la construction asla pli. 5, fig uart. récoltes“tom. r%i:2le raité que nous avons donné sur cette matière, nous dispense d'entrer dans de plus grands dé- tails(1 Le premier qui fit usage du blé le tritura sous la dent, ainsi que le pratiquent les sauvages pour le Maïs. Bientôt on chercha à le réduire en farine, et à le délayer dans l'eau pour en composer une bouillie; alors on l'aura broyé entre deux pierres; on sera enfin parvenu à le piler dans un mortier, ce qui apporta une grande facilité dans ce genre de travail. Le mor- uer aura donné naissance au moulin à double cône, qui parait avoir été le seul en usage dans l'antiquité, au moins chez les Romains. Voyez Jigures 54, 55 et 56). On creusait dans un bloc de pierre deux cônes opposés l’un à l’autre, ainsi (x) Des fosses propres à la conservation des grains, et de la manière de les cOnSsITuiTe, etc. Rats 1819» de lImpri- :!+ nerie royale qu'on le voit dans la coupe, fig. 55; le cône su- périeur servait à recevoir le grain qui tombait dans le cône inférieur à travers l’espace circu- laire compris entre ce dernier et un noyau en pierre, également cônique, fig. 56. Cette par- tie restait immobile au centre d’une auge cireu- lire, dans laquelle tombait la farine. Elle était fixée au plancher supérieur par le moyen d'un montant en bois. L'autre partie du moulin por- tait deux leviers, qui servaient à la faire tour- ner. Ces moulins, retrouvés en France, en Es- pagne et surtout en Italie, étaient faits avec des laves spongieuses très-propres à moudre le grain, soit à cause de leur düûreté, soit à cause de la grande quantité de petits trous dont elles sont remplies. ê 3 Le blé réduit en farine servit d’abord à faire de la bouillie polenta, puis du pain sans levain, qu'on faisait cuire sous des cendres chaudes, avant qu'on eût trouvé l’art de construire des fours. La première invention de ce genre fut un creux en terre, dans lequel on alluma du feu, ainsi que le pratiquent encore quelques peu- plades à demi-civilisées. Nous avons trouvé l'origine des instrumens oratoires, nous avons suivi les différentes opé- rations qui ont été successivement employées pour obtenir un aliment sain de la plante qui forme la nourriture de la majeure partie des hommes. Voyons comment on sera parvenu à extraire du fruit de la vigne la boisson la plus généralement usitée. La vigne, dans l'état de nature, présentait ses rameaux à l’homme qui, formant avec un pieu un irou en terre, propagea cette plante dont le suc devait un jour animer les plaisirs du sage, et éteindre chez l’homme abruti le flambeau de la raison. Dans les climats favorables à la cul- ture, tels que l'Espagne, il suffit, pour la pro- pager et pour en obtenir des fruits, d'employer l'instrument dont nous parlons; il a été décrit dans le 1° volume de cet ouvrage, article cul- tures diverses, pl. 3, fig. 8 et 9. La taille de la vigne fut d'abord aussi défectueuse que sa eul- ture. La lame de fer qui avait servi à couper le blé fut aussi employée à trancher les sarmens. Elle fut ensuite recourbée, et elle prit enfin la forme et les differentes parties d’une serpe per- fectiounée, telle que celle dont Columelle nous a transmis la description. Le raisin légèrement comprimé donne un suc rafraichissant et agréable au palais. L'expé- rience aura appris que sa conservation était non-seulement facile, mais qu'elle lui commu- niquait des qualités qui le rendaient encore plus flatteur au goût. Ces essais primitifs ont donné Le Cône y qu tomba}: Pèce cry. 1 NOYan en , ette par 1uge Ciron. e. Elle état moyen d'in Moulin por. | fre ton. ace» en Fi. ts avec de dre le grain, Cause de elles son bord à fre Sans levain, S chaudes, IStrure des eure fut un na du feu, Îques peu- instrumens rentes Opé- employees plante qui partie des parvenu à son la plus sentait ses 2C Un pie ite dont le du sage, mbeau de à[à cul- ur la pro- employer té décrit cle cul- le de la sà cul- jupe le sarmens. enfin là rpe pe” elle nous )nne Ull L'expe- on était commu 0Te plus + donné me naissance à la culture de la vigne et à la fabri- cation du vin. Les premiers vignerons, peü ha- biles en mécanique, auront extrait le suc des raisins, en les écrasant sous de lourdes masses; il semble que l'antiquité ait voulu nous conser- ver l’origine de cette opération dans un bas re- lief de composition grecque.(Voyez igure 7); op y aperçoit un grand panier rempli de rai- sins, sur lequel des faunes s'efforcent de placer un gros bloc de pierre: tandis que celui-ci est dirigé par deux de ces faunes, les trois autres le soulèvent avec un levier pour le faire tomber sur les raisins. Le même monument représente un faune qui apporte une outre remplie de rai- sins; on a cru inutile de le figurer ici. Bientôt les difficultés et les imperfections de cette méthode firent imaginer une machine à pression plus régulière et plus active. Les effets physiques du coin, déjà connus, reçurent une application heureuse. On forma, avec des ma- driers, un cadre dont la base fixée en terre pré- senta une grande résistance à l'effort des coins. On ajouta une mai pour rec avoir les raisins: on chargea ceux-ci avec des solives et des coins posésalternativement. Enfin l'on obtint une forte pression en frappant avec le marteau. Tel est le pressoir(figure 38) trouvé parmi les pein- tures d'Herculanum. 1 a une grande analogie avec celui dont on fait encore usage aux envi- rons de Portici. Les Romains connaissaient aussi le pressoir à cage ou à arbre, et le pressoir à étiquet ou à vis. Nous retrouvons dans les auteurs et parmi les monumens de cette nation les vases employés pour conserver et transporter le vin. Les outres furent les premiers dont on fit usage. Les vases en terre, qui demandaient plus d'habileté dans la fabrication, vinrent ensuite; les tonneaux, ustensiles plus compliqués et plus difficiles dans la construction, furent inventés beau- coup plus tard. La lourdeur des grands en terre et les accidens auxquels il sujets dans le transport firent donner la pré- férence aux outres, même après l'invention des tonneaux;‘dans les pays où les chemins n'étaient pas praticables. De là, l'usage de transporter les vins dans des outres, sur des bêtes de somme. On en construisit d’une grande capacité en employant des peaux de bœufs, et 1, 1ls sont on les voitura sur des charrettes, ainsi qu'on le voit représenté( figure 59), sur un antique, publié par Pætus de Mensuris. uter vinarius, remplit la ] 1 outre, capacité( char qui est trainé par« porte encore aujourd'hui le vin et l'huile dans |\]| 1 y* des outres et a dos de mulets dans queiques üe- L eux bœufs: On trans- So TM CRT ogg ame TT partemens de France et dans presque toute! Es- pagne. Le vin se conservait dans des tonneaux ou des amphores qu'on déposait dans des celliers. Ces tonneaux, nommés dolia fictilia, étaient en terre, d'une forme ronde ou ovale, et d'une plus grande capacité que les amphores. La forme de ces dernières était cylindrique, quelquefois ovoïde, et toujours très-allongée. Elles avaient deux anses à leur sommet, et une ouverture tres- étroite: l'extrémité inférieure était conique et se terminait en pointe. Ges vases, dont la fabri- cation était répandue dans toutes les campagnes, variaient en forme et en grandeur. Quæ etiarn in villis habent multi, que figul faciunt. mulid aliter atque alia. Varron, de R. R., 1.%, c. 15. Les dolia avaient la forme qui est représentée (figures 6o et 61). Pætus, qui donna le dessin du dernier vase, dit qu'ilavait en hauteur 5 pied: 4 pouces de l'ancienne mesure des Romains, et 2 pieds huit pouces de largeur. Le premier, trouvé à Pourzole, avait 5 pieds 6 pouces de France de hauteur, 5 pieds de diamètre et 4 pouces d'épaisseur; Caylus, qui l'a fan eraver dans le quatrième volume de ses Anti- quités, lui donne le nom d’amphore, et dit, page 174, qu'elle est le résultat d'une operation de l’art des plus compliqués par son volume, el que nos modernes, par cette raison, ne pour- raient peut-être pas imiter ou re>cter. I] ajoute qu'ilne peut concevoir les moyens dont on s est servi pour l'exécuter et pour la cuire. Caylus a raisonné ainsi, parce quil ne connaissait pas les dolia, ou jarres, que l’on fabrique en Es- pagne, dont j'ai donné la représentation, figures 2, 3 et,4 de la planche première, Arts econo- miques, tome 2 de cet ouvrage. On trouvera celle des fours à la pl. 2. Ge savant ant quaire «, ,’. r’ 2. A 1 aurait ete bien plus etonne, s'il eût vu des DT er Er] 1 SE CR NE In ere dolia de 8 d. m. de haut, cest-a-dire qui surpassent de 10 d. m. celui de Pourzole, dont il ne peut concevoir la fabrication. On SRE te ee Je peut voir à ce sujet ce que Jai dit dans la des- cription de l'article cite ci-dessus. Ces vases, re le vinaigre, non-seulement le vin, mais er 6 :| le n les olives, | A| SRE=[| les marcs de raisins, l'huile, le ee re ro Rt les raisins secs, etc., ainsi que iindiquent les nithàt= tac 152 nirnt L3 3. RO épithètes suivantes, dolia picata, vtraria, aceta- .... 72.£ n ee ria, acinaria vinacea, olearla, amurc aria, fru- mentari«. I Va| ro] à titac crue le] 7]< es amphores, plus petites que 1Es aoluia; St LA L L nr. fixaient plus ou moins profondément dans L terre, demersa AUINtI, AMSI( 11’ l PR RS de lumelle, c'est dans cette situation quon en a A DIE LP TR PPT RTS ee ER ee PORC SA LR CSREEE LA CPE SET Gé Dh ER LES ESS AL YEN EST | 14) trouvé un grand nombre dans une cave de Pompeia. Elles semblent différer essentielle- ment, sous ce rapport, des dolia, quoique les unes et les autres servissent également à conser- ver le vin. Celles que j'ai vues à Pompeia avaient de 6 à 11 d. m. de hauteur; elles étaient desti- nées au même usage que les précédentes; elles se trouvent réprésentées(figures 62, 63, 64, 65). J'ai dessiné la dernière à Rome, dans le cabinet du cellége romain. Sa hauteur est de 11 d. m.et demi, et son plus grand diamètre, dé15"ce." Les tonneaux en douves maintenues avec des cercles de bois, étaient bien connus des Romains et des Grecs, quoiqu'ils n’en fissent pas un usage aussi général que de nos jours. Nous donnons (fig. 66) la représentation d’un tonneau tiré de la colonne trajanne, où l’on en aperçoit un grand nombre, ainsi que sur la colonne anto- nine. On voit au collége romain une lampe de terre, avec un bas-relief où se trouve un ton- neau. Plusieurs pierres gravées offrent la même représentation. La figure 67 représente un ton- neau placé dans une charrette sculptée sur un tombeau découvert à Langres. Pline, 1. 14, c. 21, parle du tonneau des Gaules, dont l'usage paraît avoir été, de son temps, général dans ce pays. Cérca alpes ligneis vasis condunt, ctrculisque cingunt. Les Romains fabriquaient une espèce de vin qui contenait une grande quantité de lie, et ces vins étaient souvent d'une telle épaisseur, qu'il était nécessaire de les mélanger avec de l’eau pour les rendre potables. Alors il fallait les couler, et on avait imaginé, pour faciliter cette opération, des vases percés de petits trous, qu'on recouvrait souvent avec une toile. Le couloir (figure 68) a une forme ovoide, avec deux anses rattachées sur les bords, qui présentent une ouverture de moyenne grandeur. Une es- pèce de bec évasé et percé de trous sert à re- cevoir la liqueur qu’on veut clarifier. La figure 69 offre un couloir d'un plus grand diamètre, et qui pouvait servir non-seu- lement pour le vin, mais aussi pour séparer l'eau dans laquelle on avait fait cuire des lé- gumes; le couloir( f£g. 70) avait la même des- tnation que le précédent, et se posait sur un autre vase. Son diamètre est de 17€. m. et demi, et sa profondeur de 4 c. m. et demi. La longueur de ce chapitre, et les bornes que je me suis prescrites dans l'annonce que j'ai faite de cet ouvrage me défendent d'étendre mes recherches sur l'origine de plusieurs autres ins- trumens aratoires et économiques. J'aurais aussi pu essayer d'éclaircir plusieurs passages des auteurs anciens, qui n'ont pas encore été, à mon avis, expliqués d'une manière satisfaisante. J'entreprendrai ce travail si mes occupations le permettent, et je donnerai, dans un ouvrage spécial, les figures des instrumens employés dans l’agriculture et l’économie des Grecs et des Romains, d'après le texte des auteurs et d’après les autres monumens de l'antiquité qui sont parvenus jusqu à nous. LINE LISE TT PAT SEE RO DRE CRT D PI SES SRI RS BSD SR SR AD PR LR DR DE RS R/R/ D . de l'en Eat 1 ARR RU A/R R A/R A/R E/R A/R/ ER EE tt tits l, LL” qu on|> “Cou ABLE ou ORDRE f Avec eux| 4 l Presentent| Une a. DANS LEQUEL DOIVENT ÊTRE ARRANGÉES LES PLANCHES ET LES FF! ILLES DE TEXTE DI S Sert à» are.| SECOND VOLUME. d Wu| I NONsey.| mnt GO 0 UE Séparer| re desk.| Même du.| à(l ConsTRUCTIONS RURALES, planches 1,2,3,4,9, GS 70, IC; Salt Sur;| Ù Î Hares Er CLÔTURES, pl. I, 2. et;| MACHINES DE TRANSPORIS, pl. 152) 54 D, 0,7; 6, 9: bornes qe Bècnes gr Hours, pl. 1, 2, 3. ue J'ai faite CHARRUES, Pl. 1,2, 3400: 027 8, 9, 10. endre ms| Herses, pl. 1,2, 3, 4. nus Macmines, pl. 1, 2, 3, 4, 9, 6, 7, 5. AUraIS ass -@£ PRES nn— sages des IRRIGATIONS, pl. 1,2, 9, 4, 9, 0, 7: ore été, À CuLTURES DIVERSES, Pl. 1,2, tisfaisante, Récortes, pl. 1, 2. CCUPAHONS FABRICATION DU VIN, Pl 1, 2 93 43 D. un OuYrag“ “a ANIMAUX, Pl. 1,2, 93 4) 9e employés 4 s Grecs et auteurs ét tiquité qu LaITAGE, pl. 1, 2. ÉcoNOMIE DOMESTIQUE, Pl. L, 2» 3 4 5 08 7e JarDINAGE, Pl. 1, 2, 3 4, 9; 6,7 0:09: ARTS ÉCONOMIQUES, Pl. 1, 2. ORIGINE DES INSTRUMENS ARATOIRES, D/. de I à 10. FIN. DE LA TABLE DU SECOND ET DERNIER VOLUME = nées Le / 4 {A Ft LÉ ul s/t CA LADA SI ERUS SW ee à LS S » SN NS à “a re STE ù pes>, L ee DRE RE NE a VD PET NET DR PR PER “ se LS DR LE AC Er> AR LA ADS AS SRE ve | ôl PÉDI PAGE F es$ OLA ERA OS LÉ LIEGE à + hr ne| mn Les a CRÉES RARE À ee REX à re A EL JC ET LE STE CE TR à 20 Cugiue des initrumend dagtuicultue. Pl.2 2 me Ce Z. EE—— TR Ra AR ut à as 2 2 Ne à er mp ren ie mate ES D CEE me ame mme n rrnr ner vomir dr jé / / / J /[, VA n and Cciitierté A ag't fu( L'reguste ded nr Clits AE ESS EE CEE RER CE à a ne ms ét ).// L); C’uagcree de istnrend dagiuiculdlure CA orne mom mme»— nes are Er RTE / . no } y/ f Chique des instiumens d'agriculeure. PUS Lip de C de Last SE 5: RE EEE ee arm Ê tar agite qe vs— ie ;;: AVE; SF LL k G y? ré teen les 1 Éiihierts d'apreenlturc 17 C à LA RGP OUT DA RP re, PR 2 nd TT one gen pie éd ES RE EE OT TRE TUE RIT ricullu re cé «y ttc des ciSliurnert) À F2 / { pe TRE CENT re JA | UE F ne, mare epetiensé van a ce ns En LL C LÉ VETe HA lt 7 RE—— ne te I EE en Sms sé qe% à ur E = SE TT ne joie LIT 4 4 }; L/ À LE JE Ü ist des trijliatfitEft) d'agt lCltl iii/ 4®) ET eee LT Cain ESP AT DS Se $. dE NUREt Eee is Li SU menstr à ET, ZLith. de C de Last Fa 2 ane riens nr qe gere re esrr TR CRETE DNS EPRNEE Des. Pr SÉHHALITL CIS d'agt culhu(44# L10 / TA f Ce toftft 1/29 CL C de DE de | | | 1 Î | l RE—-—— ae=;: NE ——õÿ— 2 ———————— ——O—-—˖——————— * —— 2 2S Oanes 8 pSiE Magenta — — G0 O 5 —— ((C 3 4 V— 7 A 05 9)— 8 0 ◻ —— 4 — — Nff 3 3 1' An Mln