— Uaiv-Bidi. Giessen —— — —— — —— 1 4 1 4 4 3 1 4 2 4 COLLECTION DE: MACHINES, D'INSTRUMENTS, USTENSILES, CONSTRUCTIONS, APPAREILS, ete. EMPLOYÉS DANS L'ÉCONOMIE RURALE, ee ET INDUSTRIELLE. - D'APRÈS LES DESSINS FAITS DANS DIVERSES PARTIES DE L'EUROPE, PARLE COMTE DE LASTEYRIE. LE RE nn NES mm touteses|— _ rater. ++ LES rec: ne” conterard re Lebond ras ne 2 aies et Cotes, Sl1RE » Ganhort A 22.8. 2 7 Al 12 AT ÉTABLISSEME NT LITHOG ne DU SOURE DE LASTEY RIE, RUE Du BAG, N° 58, LB/R ARR LAS) 1620. ” mes see CR Le nenere TES= Re te TEA are= Ë ER SR PE agrandi F7 re MT à TER A 7 F \ de he RER= eh mn mm D— him + rar Ï { EEE: | 1 M| on! L À| 4h| j Un|;| 1| / Î A|| 4| f k à 2: |{ L PAR| ÿ L à 22| 4| EE| à MA| r' [| “hi. M| £ Se 4 Fe..: L 4- ES à És E À PTS RE Se NE D EE 54 SEE D 2_—=——- Re_ 24_ D na Le ne So NÉ 2 2 se, ET EE RSR«#5 ae ms e snsdoi on al ma D\> k” EE PES Die Dsies 7 re N d S : CERSE LES RE js, AE EUNEEÆ A yr,; A eo cctton ) a EEE=) a- er= de RE d DA, ER+=_— MACHINES, D INSTRUMENS,|) —— a re; 7 USTENSILES, CONSTRUCTIONS, APPAREILS, etc. employés il. 1/ Ohottite nr AOtheIlto Te el tu FR d'apres Les demurs Jobs D on 2! fiattias de VE uEOfie, ns rs— a PAR LE COMTE DE LASUE TR LB.) ne. FR SEE à=> l'OM PREMIER,. : RUE NE ; a s)° Sie\$;\ \ x Aù À et es; Es -“Afoues: ss&+ LS s FE Rate dé PARIS) a 7 eh Los gp ligue À 44 Comte ya 27% Rue du Bac, N.: 56. 1820. l ñ n À e. È- r du, fa M s Pr= M J ETC RÉ RTES 2:>= eo PT à x mm. Si é vb à:;| Ï « l | |} | l |' } Î |+ l À| # gere LÉ| tn LCA) re PROSPECTUS ——— are e cHECOPIT 2 CAEN Dore SR de Ce Ron de Je à bancs S" amploues Jan re É Îl Moro re mnrale. Joncétiaus a. mdubtuelle-, cr rare Nr Ce a. L Lasheytie / tk' Û/ re AECétét pue A 2 HE(24 É LS aAOrirerT& cel A«A EPA TC 7 2 7 / À{ Hs—. Pose AO Vo. Mesnte L es Se Men Le RER Zore diletir d NOrrier cit: Sécona ec Aerier LO Tr 7 CE. CO rrefr(c- S CO FTe fric A 7 0 a 72 z? A À ve>| Ve Le, av /C ET vérnand l0C htare LES, ou cation CCC Ce) Sertd $ CAE. 7. 274 de 70 æ& D 7 Fe 1272 A 2 frire SeCe! Tafacer l él C7 7_ 2 2. 1€ Pelé Ts nn. CC«SCCO A OC CrTÈC DR rrent 27/2 LAC LS nes Cearichecs ae 2 COPLOPTLC EU rade 2 ee cé sc lrsbaiellé, Seeord « | faits ere gran par PE un 5#S4 TT Jet 2 9 iar tie no JEO = A DA AE Æ C7 LS Se Cu ee. me ifilu) LE CornfioJeEA des De 7 cnrs tuners 7422 Je eo 2270 erd CFTC 7222“, AliHOS Ur Y EX re d'eureages LES A ie, PS C7 CA Ti Hd Cru CPPibts À. fCA feu LC dECA, CL ni. DD ES OQtL A A efl de 4 le 7 Cr; J/: D. le? LL ADD; x> LPS AI 5/57» 22 le Fe A; A DR Céééleiir EéCeCtA AbEC ECCCHILALISAI rec less ACSSiriS AC TAC lié le CL , AT.: 4 crSliuirre rt fs don(a paisClcabcr Prouékeaid Elie ricle 27 Je 7. ho Die 2 À / f. de 4e(4. pre. État. CC Aoireslig ue. LL ns fre res EC 7. ÆatS0 7e au Le con ré AS ES A pe SA; Aais COTILINE 7 2. LES»: RDS 7 cul ontatson du noTh 2 DA Ce A ) Joudct fée, led foékdoririee VA ue rveudicrré Se. Léociter cel ou dort 7? ,; 7\ VA’ 2 4; ee f ve 4 miles& ee, faite INnACULAE At Gé Cle g Ac 4 a Æ PA lééhogi af tte le. HS VA L La/{ 7 a| TL À Ce€ de« LPS(rite: él e A:« D. LC TL 2. Aa Std tfeûor CHE hour f” Ce T‘ 7)#€ 4|>? s 7. L 2/ f D 179, ÿ£ 7* 4 Ce D F5.7e AAA 7e our- Fes eC AL. D IE. MOI UES léfar lens 5 e LC" 7 PE n/ r. F.,:/ fe} A Clics doivent lie: parc: À. 7 *æ := ni ss mu S pas ae PT x tt, rT F à ||,:, ss \ x. : î } |{ || | 1 1 |} | H |: | || | | H | l I | Pl LA | & d D‘Free SNS FE Seed di ad sde La ONE Dee DD ER ET PREMIER VOLUME. TABLE OU ORDRE DANS LEQUEL DOIVENT ÊTRE ARRANCGÉES LES PLANCHES ET LES FEUILLES DE ConsTRUCTIONS RURALES, planches 1, 2, 3, 4,5, 6, 7, 8. Hares Er CLôrures, pl. 1, 2, 3, 4, 5,6, 7, 8, O9, TON TI, 12, 1 MACHINES DE TRANSPORT, pl. I, 2, 3, 49,07, 9 10 17: Bècues er Houes, p£. 1, 2, 3, 4, 5 ee Je Pres, pl.+, 2. Herses, pl. 1, 2. Faux Er Fourcuess, p/. 1, 2, 3. Macmines, pl. 1, 2, 3, 4, 5. TRRiGATIONS, pl. 1, 2, 3, 4, 5,6, Fe 0.0e CULTURES DIVERSES, pl. 1, 2, 3, ASS. Récorres, pl. 1, 2, 3, 4,5, 6 FABRICATION DU vis, D 1:250.4:0, 0. ANIMAUX, pl. 1,2, 3, 4. . Laïrace, pl. 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7. VOLAILLE, pl. 1, 2. ABEILLES, Pl. I, 2. Porssoxs, Insectes, p£. 1. Économie DOMESTIQUE, Pl. 1, 2,: J. JaRDINAGE, p2. 1,2, 3, 4, 5. FIN DE LA TABLE DU PREMIER # a æ 9, 14, 19. VOLUME. TEXTE DE CE qi A A ep et nr= mes ge A ES ent SR A LC ET PET EEE Mac Ra DE ra re des 7 LS RIVE VIRE ARR LUE IAE VUE LE RUE RUE LATE LULU VASE VAL UVE LVL LAS AUD UULUULULL VIALUTUTLULEUR SAVENT LAS LAS LED LR RS LUE ER EE A CONSTRUCTIONS RURALES. PLANCHE PREMIÈRE. Grange et etable du Milanaïs. Ce genre de construction est généralement en usage dans le Milanais, le Parmesan, etc. Il est très-bien calculé pour l’économie et la commodité. Il est propre à tous les pays, mais sur-tout à ceux où l’on a d’abondantes récoltes en paille et en fourrage. On entasse ces fourrages de manière qu'ils ne dépassent pas l'alignement des po- teaux, et qu'ils se trouvent abrités au-dessous du toit. On élève dans quelques endroits une muraille en briques à jour, du côté où donne le vent pluvieux, afin d'empêcher que la par- tie extérieure du fourrage ne soit trop fré- quemment mouillée. On supplée aussi à cette muraille par des espèces de palissades formées avec des barres attachées d’un poteau à l'autre, et tressées grossièrement avec des branchages d'arbres. Le toit de ces granges est soutenu, ainsi qu'on le voit dans la figure, par des poteaux de 8 mètres d’élévation, placés à la distance de 4 mètres. La largeur de la grange est de 7 m. La longueur varie selon la quantité de fourrage que l'on se propose de mettre à cou- vert. Les écuries ont aussi plus ou moins de longueur, selon la quantité de bestiaux qu’elles doivent recevoir. La hauteur, qui n’est que de deux mètres dans le Milanais, devrait être por- tée à 2= ou à trois, afin que les bestiaux jouissent d'une plus grande masse d'air. Elles sont percées de fenêtres des deux côtés. On place la porte de l'écurie, tantôt sur le côté de l’avant-toit, tantôt au-dessous. On forme ordi- nairement une muraille légère ou une simple palissade sur les deux côtés de cet avant-toit, afin d'avoir un lieu pour abriter les harnais ou les instruments aratoires. Le fourrage se place sur l'écurie et dans toute l'étendue de la grange Jusqu au sommet du toit, PEANCEHE TT. Grange octogone dont la toiture est soutenue par un pilier central. Ce bâtiment est imité d’une ancienne église d'Aquilée, qui a 11 mètres de diamètre. Il est très-propre à être employé dans la construction des granges à cause de sa forme, qui donne une plus grande capacité avec une moindre quantité de bâtisse, et qui ne de- mande qu’un toit léger et peu dispendieux. Il serait à-propos d'établir des tirants en bois qui lieraient la partie inférieure de la toiture avec le poteau central, dans le cas où l'on voudrait construire une grange d’un grand diamètre, e éviter une trop grande épaisseur dans les murs. Une couverture en paille a l'avantage d'être plus légère et moins coûteuse. Cette grange pourrait remplacer avec avantage les meules. dont la construction, qui se répète chaque année, est assez dispendieuse. On à représenté la coupe du bâtiment et la moitié de son plan. RE ERA En EE Rte Jones> DT NE EN LECTEUR Le Mug Aie ve RAD LAS LR BAS BAD AR LR AV RAR RLR DELA LAS LR ARR LAN RAS VUBL AA LL ARR LA RL LAS LAS LADA S LU LR QAR LUS LES LUS LA ET CAL LA LUE EE ER A/S HAIES ET CLOTURES. me 6 au— PLANCHE PREMIÈRE. Fig. 1. Clôture à pieux croises et inclines. Elle est très-solide, par la raison que les pieux qui la composent, fichés en terre, s'appuient for- tement les uns contre les autres. Elle est en usage dans plusieurs cantons de la Suisse. Fig. 2. Clôture a pieux croisés et à fourchette. Elle est formée par des pieux qui se croisent, et qui soutiennént de longues barres de bois; la partie inférieure est garnie par des piquets four- chus qui supportent pareïllement des barres, et offrent une barrière que les bestiaux ne peuvent pénétrer. Fig. 3. Clôture à pieux croises et a simple tra- verse. Elle est avantageuse, en ce qu'elle exige une petite quantité de bois, et qu’elle est d'une facile et prompte construction. Elle est très- commune en Suisse, et peut servir à diviser les portions de terrain qu’on livre au pacage des vaches et des bœufs. PLANCHE Il. Fig. 1. Clôture en dalles de pierre. Elles sont en usage dans la vallée de Chamouni, et dans quelques autres lieux où l’on trouve de grandes plaques de pierre schisteuse, ou même de grès, que l'on peut enlever facilement des carrières. On les plante en terre à quelques dé- cimètres de profondeur les unes contre les autres, et elles s'élèvent au-dessus du sol d’un mètre, ou d’un mètre quelques décimètres. Leur largeur est de 4 à 8 d. m. La durée de ce genre de clôture la rend très-économique. Fig. dresse ces poteaux après les avoir taillés dans 2. Clôture avec des poteaux en grès. On une dimension de 12 à 13 d. m. de haut, non compris la partie qui doit être enfoncée sous terre, sur 28 c. m. de large, et 13 d'épaisseur. On les perce, dans la partie supérieure, d’un trou dans lequel on fait passer des pièces de bois qui servent de barrière pour arrêter le passage des gros animaux. On en fait usage en Toscane. Fig. 3. Clôture avec des poteaux en pierre. Toute espèce de pierre qui a de la consistance est propre à former ces clôtures. Le grès est cependant préférable à cause de la facilité qu'on a de le tailler en formes longues et peu épaisses. Après avoir planté en terre ces poteaux, on fixe à leur extrémité supérieure un pas de vis en fer, qui recoit les deux extrémités des traverses en bois, qui se trouvent fortement hées les unes aux autres par le moyen d’un écrou qui les presse contre les poteaux. Le canton de Bâle offre cette espèce de clôture. PLANCHE IIL Fig. 1. Mur palissade. On élève un mur à la hauteur de quelques décimètres, dans lequel on scelle, de distance en distance, des montants qui se lient les uns aux autres par des traverses PE di hr g S; BY ES UE CE contre lesquelles on cloue des pièces de bois qui reposent sur la muraille par leur extré- mité inférieure. Cette construction est em ployée dans plusieurs pays, pour clorre les jardins ou les cours. Elle réunit la solidité à l'élégance et à la régularité. Fig. 2. Clôture en pise et cannes. On fait, dans le royaume de Valence, en Espagne, des clôtures de jardins avec des murs en pisé, élevés de 8 à 9 d. m., sur lesquels on im- \ plante une rangée de cannes(arundo donax) qui se touchent, et qui sont liées à la partie supérieure et inférieure par des cordons de sparte. On peut également employer des branches d'arbre dans les lieux où la canne ne croit pas. Ce genre de clôture est très-durable, lorsque le pisé est fait avec de bonne terre. Il est de la plus haute antiquité en Espagne, ainsi qu'on le voit dans le chap. XIV, L. r, de Re rus- ticä de Varron, qui s'exprime ainsi: Quod (septum) ex terrä et lapillis compositis in formis ut in Hispania. Fig. 3. Mur en terre, surmonté de cannes. Ce genre de clôture est usité à Murviedro en Es- pagne. On construit en terre une espèce de muraille haute de 16 à 17 d. m. On fixe sur cette muraille des cannes inclinées les unes sui les autres, et on les unit par deux traverses liées avec de l'osier. Ce genre de construction est expéditif et peu coûteux. du po ble, | Insi r'us- uod NUS Ce Fi. de sut sur ses on SARA ARE LUS VALUE LA UULAUL UUTUAL UUT RAR NAA VAR LR RAR URL RAR UT LAUR LRR LA LULU URL 44144527 NE LAR LA LA R LL LURUTLLAUUE MACHINES DE TRANSPORT. PLANCHE PREMIÈRE. Fig. 1. Brouette à baquet. Elle est employée pour transporter la vendange et les liquides. Elle sert principalement aux irrigations des jardins dans quelques provinces méridionales de la France. Fig. 2. Brouctte à caisson horizontal. Elle sert à transporter les grains, le sable, et autres substances de même genre. La roue est placée au centre, afin d'alléger la charge qui, dans ce cas, est supportée par le point d'appui qui se trouve au centre de la roue. Fig. 3. Chariot à quatre roues, dont les cultivateurs de Hollande font usage pour trans- porter leurs denrées aux marchés. Il est d'une construction assez légère pour être traîné par deux ou trois chiens. On voit dans le même pays un grand nombre de petits chariots à un seul chien, qui servent à conduire dans les villes les lévumes et autres provisions. Cette méthode peut être avantageuse dans beaucoup de cir- constances. Le conducteur monte ordinairement dans la voiture lorsqu'il s'en retourne à vide, et que son attelage est assez fort pour le voi- turer. PLANCHE IL. Fig. 1. Prouette en civire courbe. Elle est propre à charrier les corps pesants et volumi- neux, comme les pierres, le bois, etc. La charge est garantie du contact de la roue par une cloison à claire-voie, qui se recourbe au- dessus de cette roue, et qui est soutenue par deux montants en bois, et par deux tenons en fer. On en fait usage principalement dans les villes, pour le transport des marchandises. Fig. 2. Brouette à deux roues placées au centre de gravité. La charge se trouvant placée au milieu du corps de la brouette, et sur deux points d'appui, l'ouvrier n'éprouve aucune charge, et le urage est plus facile. Cette ma- chine est utile dans le transport des COIps Vo- lumineux et légers, comme les fagots, les pailles, fourrages, etc. Le plancher à 22 dé- cimètres de long, et les soutiens placés aux ex- trémités 12 d. m. de haut. Fig. 3. Petite brouette poussée par un homme et tirée par un chien. Cet attelage se voit fré- quemment en Hollande. Il peut avoir des avan- tages dans plusieurs circonstances> Sur-tout lorsqu'il s'agit de parcourir un certain espace sans décharger. PEANCER AE Fig. 1. Brouette à'caisson vertical pour les liquides. Elle est usitée par les cultivateurs qui s'en servent dans plusieurs cantons de la Suisse, pour le transport des urines et du jus de fu- = Re Re : È j 1 È à == Rae à ch"— em ( 2 mier, fermentés avec de l'eau. Gette fermen- tation donne une grande abondance d'engrais qui sert à fertiliser les prairies et les champs. Le caisson est formé par quatre planches, avec un fond, qui sont fortement liées en- semble. Fig. 2. Brouette en civiere. Elle sert au transport du bois, et autres objets en grande masse. Les deux montants situés auprès de la roue, empêchent que la charge ne gène le mouvement de celle-ci. Fig. 3, Brouette a une roue centrale. La roue / est surmontée par un plancher sur lequel on peut transporter les corps lourds qui n’ont pas besoin d’être contenus. Fig. 4. Brouette en hotte. On l’emploie dans le Brabant, pour porter la houille, les pierres et autres corps pesants. Elle est légère et d'une solide construction. Elle est mise en mouvement par deux femmes dont lune pousse, et l'autre tire en avant au moyen d'une bricole. Ce moyen peut ètre employé pour toute espèce de brouette, sur-tout lorsquon veut transporter une lourde charge à une certaine distance. TN [Us SARA SLR BA LVL LAS LUE LR D RE VEY LES DES MAD ARE LAS QAR LAL LAS LAS LAURE UT LAS VAR VULALLEULRIEALUR VAR LUE SAV VIE LA VAR VUTLNR VIA LAITAG E. « PLANCHE PREMIERE. Fig. 1 et 2. Sellettes en usage parmi les bergers suisses, lorsqu'ils traient les vaches. La première a la forme d’un champignon, et la seconde est composée avec une planche demi- circulaire. L'une et l’autre portent un piquet qui sert de soutien, et des sangles qui se bouclent ou des cordes qui s’attachent au corps de la personne qui trait les vaches. Elle porte ainsi à son derrière, en allant d’une vache à l’autre, la sellette sur laquelle elle se repose pendant le trayage. La première, fig. 1, a 24 c. m. de dia- mètre et 33 c. m. en hauteur. Fig. 3. Vase à trarre employé dans presque toute la Suisse. IL est formé par des douves avec une poignée de 24 c. m. de longueur à prendre des bords du vase. Celui-ci a 26 c. m. dans son plus grand diamètre, et 15 dans son plus pe- üt, sur 30 de hauteur. Il est très-commode pour l'opération à laquelle on le destine. , Fig. 4. Seau pour traire les vaches, employé | dans la Lombardie. Il a 3 d. m. de haut, 3: à son diamètre supérieur, et 3 à l’inférieur. Fig 5. Comporte en usage dans le Lodésan pour transporter le lait des pâturages dans la de haut, 6 à son dia- ferme. Elle a 6 d. m.: mètre supérieur, 5+ à l'inférieur. Fig. 6. Seau à transporter le lait. Il est en usage dans le canton de Zuric. L'anse, fixée par une baguette qui traverse deux douves sail- lantes, peut s’enlever à volonté. Elle sert aussi à assujettir un couvercle en bois, dont on se sert dans les longs transports. Fig. 7 et 8. Rondelle sur laquelle on pose le vase, fig. 8, qui sert à contenir le laitage. On fait usage de vases de cuivre en été, et de bois en hiver. Ils ont 8 d. m. de diamètre, et 19 C. m. de hauteur. Ils sont employés dans le Milanais. Fig. 9. Vase à transvaser le lait. Il est en cuivre, d’un diamètre de 4: d. m. sur 23 de hauteur. PLANCHE IE Fig. 1. Vase à passer le lait. Il est de fer- blanc, et quelquefois en bois. Il a 21 c. m., à son orifice, 4 à sa base, et 21 de hauteur. Il s'emploie en Suisse, où l’on met au fond de l'intérieur une poignée d'herbes, ordinairement la clématite(c/ematis vitalla.) Fig. 2, Couloir à passer Le lait, avec son sup- port. Il est en bois, et il est percé à sa base de trous qu'on recouvre d'une toile lorsqu'on veut cou- ler le lait. Il a 4 d. m.? dans son plus grand diamètre, et 22 c. m. de haut. Son support à 9 d. m. de longueur. Le diamètre de l'ouver- ture dans laquelle on place le couloir, est de 9 1 3 d. m.—. Fig. 5. Moule à cérat, second fromage qu’on retire du petit lait. IL est fait avec une planche très-mince, courbée circulairement et contenue | par une corde que l'on serre plus ou moins par une crémaillère en bois. Il a deux d. m. de hauteur sur 3 de large. Il est en usage en Suisse. Fig. 4. Chaudière à lait. Elle est accrochée à une potence mobile par le moyen de laquelle on met ou l’on retire le lait de dessus le feu. Elle est employée dans toute la Suisse. Elle porte en hauteur 7 d'a. Pig. Couvercle de la chaudière. Il est percé d'un trou qu’on ouvre ou qu'on ferme par le moyen dune planchette qui tourne sur une cheville à laquelle elle est fixée. Fig. 6. Passorre en cuivre avec laquelle on enlève et l'on fait égoutter le caillé, avant de le mettre dans les moules. Elle a 23 c. m. de diamètre, et son manche 15 de long. Fig. 7. Couteau en bois qui sert à couper le caillé dans la chaudière. Il est long. de 4 d. m. et large de 4 c. m. nt RD or | une le on nt de n, de ( | | 1 AT TRE TRPETES. + mer er ï t r i ! Î= RE== m= |= |="= e 1 à || ss F L. A natafatiiihes du Æ si—==. ei”.“= a$ À à L= 1° È a. e. co Do agi id genie iris y um énnee à ii bibi ba nat PRE hote 1 RS SE en us 25= Te RO EE ee; 5_— em Den TS_>==:|” L:”| n_ XXE D D SR ET RM ARE ST+ SA ue RSR Ter \ ar rer+ 0 an eng creer es » // { É f ) Dlo Cond huiectiosts raies. À L:9.. FRS(esssstane FRS |\Égs){| CRT cs l |\ / l Î à 15 1] } | À pa Ÿ( i #[l /// Liéhog de Cde Last, em té Dép ss 3 np rc] Mares e£ Cotures. 1 C41 j SE Z ho ”: LCL Le 4 M ‘ Ï à} ) 1 fl f | | | | | | Î l ; { | | , N | | À } : ( [ nl \ | | Î (] k | | | | Ï } ; = rm Le à» see à PA OS ks STE DA DR CR Lara RÉ SE Se X De SEEN, PC, CSS 7 4 LAAOO, l, 4 nn ne++ at \ Rte entctte TRE Lee der die ho 2 Perte A. Dh Li A p#é RE 2 RUE CLS 1# > HŸEE le Ai TN L ' : À \ à » l l |: | L | | | { i : l || | Î | | | { i ' ! Î h D se 2 FF. 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C'est à l'aide de ces instruments que chaque opération s'exécute avec plus de facilité, avec moins de temps et de dépense. Les divers procédés d'agriculture étant, ainsi que les besoins de nos ménages, très-nombreux, les hommes ont cherché les moyens mécaniques qui pouvaient multipher leurs forces ou faciliter leurs efforts. SET à Mais, en voulant arriver au même but, ils ont souvent été contraints, par les circonstances, de modifier les moyens dont ils se sont servis, et ils sont ainsi parvenus à des découvertes plus où moins variées, plus ou moins heureuses; telle est la cause qui nous a procuré la variété presque innombrable d'instruments, d'appareils et de machines qui se trouvent en usage chez divers peuples, et qui séuvent restent isolés dans le centre d’une localité particulière. Il faut donc, pour connaître ces instruments, les examiner, soin; après s être transporté sur les lieux où lon en fait usage, Une collection, qui offrirait les meilleurs instruments usités chez diver utile par l'application qui pourrait en être faite à nos besoins, rapport de là nouveauté. C’est d’après ces concidérations que l'auteur du recueil annoncé pu- ble, par le moyen de la Uthographie, un choix des nombreux instruments qu'il a dessinés pendant ses voyages dans diverses contrées de l'Europe. PHONE Gette collection sera composée des instraments» des machines, et des objets à l'usage de l'agri- culiure, des ménages de ville et de campagne, et elle renferme à quelques genres d'industrie qui peuvent trouver leur à les moins exercées. On y fera aussi entrer un‘cer imusités en Europe ÿ mais s peuples, serait et offrirait de l'intérêt sous le ra même des appareils propres apphcation parmi les classes ouvrières ain nombre d'instruments peu connus ou dont l'adoption peut être utile à notre agriculture. On s'est attaché à ne donner simples pour qu'elles puissent être construites et réparées par les mains les moins habiles. On a divisé les planches, ainsi que le texte corr des-autres, et on les a numér que des machines éprouvées par une longue pratique, et assez espondant, par séries indépendantes les unes ôtées de manière qu’elles puissent être reliées dans l'ordre de classification qu leur convient, lorsque l'ouvrage, qui formera un volume, séra terminé. On à donné, par‘exemple, dans la première livraison, quatre séries qui seront continuées dans la seconde livraison où dans les suivantes, et ainsi successivement pour les autres séries, On joindra, à la dernière livraxon, une table méthodique qui indiquera l’ordre dans lequel les séries doivent être rangées. On a adopté cette marche afin d'éviter les Suppléments qui nuisent toujours à l'ordre et à la facilité des recherches. Ce recueil comprendra cinq à six cents dessins contenus dans cent planches in-4°, Îl paraîtra, autant que possible, par livraisons de dix planches. L'ouvrage sera terminé apres| On souscrit à la Bthographie du comte de Lasreyrie, rue du Bac, n° 8,àr par livraïson, et 3 fr. 30&: franc de port pour les départements, La Bthographie, en donnani le moyen d'offrir cette collection à un prix inférieur à celui de la gravure en Cuivre, ne permet na :s de conserver les planches; le tirage sera donc réglé daprès le nombre de personnes UL Se seront fait inscrire avant le prenner Juin 1820. Passé cette époque, le prix augmentera POUI ceux qui auront négligé cette précaution. au plus, format chaque mois, à commencer du premier février 1820, papier grand-raisin, avec un texte explicatif à deux colonnes. a dixième livraison, aison de 3 francs dead RIT les dessiner, et les décrire avee COLLECTION MACHINES, D'INSTRUMENTS. | USTENSILES, RENE FRUCE[ONS, APPAREILS, etc., EMPLOYÉS DANS L'ÉCONOMIE RURALE, DOMESTIQUE ET INDUSTRIELLE,/ D'APRÈS LES DESSINS TAITS DANS DIVERSES PARTIES DE L'EUROPE, PAR LE COMTE DE LASTEYRIE. RER SAIT 1 | Fa 7. Lvration -+ Va S kel lt 244 leche A her ne(bises. oo ee os el Lines.. 5 one de Leur, y 1 2 Abel, y 2. À. A L'ÉTABL ISSEMENT LITHOGR APHLQUE à DU ROME DE L ASTEYRIE RUE DU BAC, N° 8. ? em— nn —+ 0 Re ea_ KI + E} | Î* ss À SEL para à R=- SES FAQ EE# SR EE en ane pa LE L Ua u À== ee EE—====—_—==== un |-? EE—:= = it a= à== -= Æ=.=—= Æ== <— 2 LT——==—=—=: a sue ss 2 er=_ T- LE = Re A 7—=== 2—| s is= en=| 5=——== de Fe== RE RE— 3. Te S je—< ee += ù_ NON Te US 57| L° RS SARL LVL RE LR RARE LR RE LR LUE L'URL VER LUE LAS LUR L'URL E LAURE TS RE LAR LR LR LR LE VAR LR LUE LAURE LR LE VAR LEUR LL AURA LUS VA HAIES ET CLOTURES. PLANCHE IV. Fig. 1. Clôture en roseaux. On construit ce genre de clôtures dans le département des Pyrénées Orientales. On plante en terre, sur une même ligne, les roseaux(arundo donax) dont on a coupé l'extrémité supérieure, de manière que la haie puisse avoir une hauteur de 15 à 20 décimètres. On forme des faisceaux avec les extrémités, que l’on entrelace successive- ment sur trois points de la hauteur. Ces haies ou clôtures sont solides et durables. Fig. 2. Clôture à pieux tresses. Elle est très- usitée en Suisse, dans les cantons de Soleure et de Berne. On plante en terre des pieux ou des échalas qu'on entrelace avec des branches de sapin, de Saule, etc., à la hauteur d’un mètre, la hauteur totale est r mètre=. Fig. 3. Clôture a double support et a quatre traverses. Les supports sont liés par des che- villes en bois, sur lesquelles reposent les tra- -verses qui forment une clôture assez compacte et assez solide pour empêcher les animaux de sortir hors de l'enceinte où l’on veut les conte- nir. On en fait usage dans plusieurs cantons de la Suisse. On varie la hauteur selon le genre d'animaux que l’on veut renfermer. Fig. 4. Clôture à traverses clissées. On fixe en terre de forts poteaux traversés par trois barres de bois que l’on clisse avec des lattes ou des branchages. Cette clôture, usitée en Norvège, présente beaucoup de solidité, et peut être employée avec avantage dans les con- trées où le bois est commun. PLANCHE V. Fig. 1. Clôture& pieux croisés et a simple traverse. Elle ne diffère de celle que nous avons donnée sous le n° 3 de la planche première, quen ce que les pieux ne sont pas fixés l’un contre l’autre par un lien. Il faut dans ce cas que les pieux aient plus de force et soient en- foncés plus profondément en terre. Fig. 2. Clôture formée par des perches im- plantees les unes au bout des autres. On établit en terre des supports de 7 à 8 décimètres, sur lesquels on cheville de longues perches dont Vune des extrémités, qu'on a amincie, se fixe dans un trou pratiqué à l'extrémité d'une autre perche. Elles se trouvent ainsi assujetties les unes au bout des autres. On les fait ordinaire- ment avec de jeunes arbres de sapin, longs de douze à quinze mètres. Ce genre de construc- tion est usité dans le Wittemberg. Fig. 3. Cloture à branches courbees et fichees en terre à leurs deux extrémités. Lorsqu'on veut former cette clôture, en usage dans le canton de Lucerne, on plante des poteaux fourchus, sur lesquels on pose de longues perches; puis on fiche en terre une branche de bois qu'on recourbe au-dessus de la perche, et on insinue pareillement en terre l’autre ex- trémité à une certaine distance de la première, et ainsi successivement. On fixe avec des liens ces branches qui se trouvent croisées les unes sur les autres. Cette construction est simple et d'une grande solidité. On donne à ces clôtures S ou 10 décimètres de haut, 2) PEANCEHE- VE Fig. 1. Clôture a double support et à deux traverses. On enfonce en terre deux supports l'un vis-à-vis de l’autre, à une distance propor- tionnée à la longueur des perches dont on veut se servir pour former la clôture.On entrelace la parte inférieure des pieux avec des branchages flexibles, sur lesquels on pose la première file de perches; on forme un second entrelacs, sur lequel on établit la seconde file. Elle est en usage dans le canton de Zurich. Fig. 2. Clôture à double support et à une traverse. Elle est du même genre que la précé- dente, excepté qu'elle n’a qu'une traverse sou- tenue, à la hauteur de S décimètres, par une cheville qui unit les deux montants. La hau- teur totale est de 10 à 12 décimètres. Elle est très-commune en Suisse et peu coûteuse. Fig. 3. Clôture en pieux a simple tresse. Klle est en usage dans la Biscaye. On enfonce en terre des pieux à la distance d’un ou deux dé- cimètres, et on les unit, dans leur partie supé- rieure; avec une tresse composée de trois ou quatre gaules de bois minces et souples. Fig. 4. Clôture en pieux à double tresse. Elle ressemble à la précédente; les pieux sont moins forts; on se contente d'employer souvent des échalas ordinaires, auxquels on donne de la solidité par deux tresses formées avec des gaules d'un bois ployant. Ces deux clôtures sont d’une construction facile et peu coûteuse. A rs RAR SA RS LE LI RAD LUE VAL LL LU R VAR LR LR RS LAURE LE /R QAR LV LED LED LAS LAURE LES LAS LUR LUS BAS LUE VAR LUE VUS LUS LAS BEBE WE BÉCHES. ET HOUES. PLANCHE PREMIÈRE. Fig. 1. Béche oblongue et étroite a sa partie in- ferieure. Elle est employée dans la Belgique et la Hollande pour former des rigoles ou des fossés profonds et étroits dans les prairies, ou dans les terres à grain, lorsqu'il s’agit de donner de l'écoulement aux eaux trop abondantes, qui pourraient nuire aux récoltes. Son manche a 8 décimètres de longueur. Sa lame, longue de 4 décimètres, a, dans sa partie snpérieure, une largeur de 20 centimètres et quelquefois de 25, et de 7 à 8 centimètres à sa base. Les parties su- périeures, à droite et à gauche du manche, sont ordinairement surmontées d'une plaque de fer longitudinale ,qui présente au pied de l'ouvrier une surface plus large que ne serait l'épaisseur de la lame. Fig. 2. Béche ordinaire avec un hoche-pied mo- bile. Dans quelques endroits, et sur-tout en Lan- guedoc, on adapte au-dessus du fer de la bèche un support ou oche-pied long de 8 centimètres, large de 3 et épais de 8 millimètres. Il porte à l'une de ses extrémités une ouverture ronde dans laquelle on fait passer le manche, afin de le fixer sur la douille, soit du côté droit, soit du côté gauche, On trouve un avantage à se servir d'un hoche-pied, sur-tout lorsque le fer de la bêche est usé, par la raison qu'on peut enfoncer son tranchant plus avant dans le sol. Le manche à une longueur de 9 décimètres, sur un diamètre de 3- centimètres. Fig. 3. Béche a lame courbe. Son manche a de 16 à 20 décimètres, son fer porte une longueur de 40 centimètres sur une largeur de 22. Elle est employée en Lombardie pour creuser les rigoles d'irrigation, La courbure de la lame fa- cilite ce travail; les ouvriers peuvent enlever ainsi une plus grande quantité de vase ou de terre délayée dans l'eau. Fig. 4. Béche à fer élargi à ses deux extre- mités. Ce fer a 35 ou 36 centimètres de long, sur 16 à 17 à ses deux extrémités, et 7: dans la partie la plus étroite. Le manche à 9 déci- mètres de long. Cette bêche est usitée dans le département de la Garonne, où elle porte le nom de fureye. On l'emploie à creuser les fossés, et même pour labourer les terres compactes et humides. Elle a l'avantage d’être très-légère, et par conséquent de faciliter le travail dans ces sortes de terres. Fig. 5. Bêche à nervure, recourbée. La lon- gueur du fer sur les côtés est de 24 centimètres, et de 30 depuis son sommet jusqu’à sa pointe. Sa largeur est de 23 centimètres. Elle est garnie de quatre nervures, qui per- mettent de lui donner moins d'épaisseur, et de la rendre ainsi plus légère, sans nuire à la soli- dité. On lui ménage une petite courbure dans la fabrication, ainsi que de petits rebords sur les côtés et à sa partie supérieure, ce qui la rend plus propre à contenir une plus grande quan- tité de terre. Cet instrument est en usage dans la Belgique pour les.travaux des champs, et sur-tout pour ceux du jardinage.: Fig. 6. Bèche de forme triangu/aire à large fer. Ce fer a trois décimètres de long, et 27 dans sa plus grande largeur. Elle est usitée aux environs de Rome, et peut trouver un emploi utile dans les terrains légers, où le sable et les graviers dominent, (re Son fer a une forme recourbée et concave, ce qui le rend propre à jeter la terre à une cer- tie g Béche triangulaire recourbee. Son manche a 14: décimètres. Le fer est long de 43 centimètres. Il a dans sa partie supérieure 29 centimètres et environ 20 à son milieu. On fixe dans le manche, à une certaine élévation du Fig. 7. taine distance. Il a 25 centimètres dans sa plus À 5 Q ë“ É£ 5: grande longueur, et 18 dans sa plus petite; sa largeur est de 15 centimètres environ: le manche ET TE fer, une cheville ou languette de fer qui res- sort de 12 centimètres, qui sert à appuyer le pied, de manière à pouvoir donner une grande profondeur au labour. Procédé toujours avan- tageux, lorsqu'on travaille sur un fonds de bonne qualité. On peut ainsi renouveler la surface du terrain. Cet instrument est employéen Hollande. Fig. 8. Beche à oreilles, et à tranchant carre. On en fait usage dans les jardins de la Belgique. a 13 décimètres. Fig. 9. Peche a oreilles et à tranchant pointu. Les jardiniers de la Belgique s'en servent pour travailler la terre qui a recu un premier labour. Son manche a 15 décimètres de long. Son fer, de forme concave, a 23 à 24 centimètres dans sa plus grande longueur, et 20 dans la plus pe- tite. Il est large de 24 centimètres. PLANCHE Il. Fig. 1. Houc à fer long et étroit. Son manche, e Le qui à 8 décimètres de long, entre dans une douille recourbée, longue de 17 centimètres. La lame, qui forme un angle très-aigu avec le manche, a 4 décimètres de long. Sa plus grande largeur est de 12 décimètres, et sa plus petite de 8. Elle est employée dans la Catalogne, aux travaux des champs et à ceux de la vigne. Fig. 2. Houe à fer triangulaire. On en fait usage en Espagne dans les terrains pierreux pour la culture de la vigne, pour les semis de pois, haricots, etc. Le fer a 20 centimètres à sa base, et 33 dans sa longueur. Il forme avec le manche une ouverture de 70 degrés. Fig. 5. Houe à fer arrondi. Cet instrument dont la lame est très-épaisse, est employé dans la cam- pagne de Rome, au travail des terres fortes. Cette lame a 3: décimètres de long, sur 3 dans sa plus grande largeur. Fig. 4. Houe de forme carrée. C’est la houe avec laquelle s'exécutent presque tous les tra- vaux de jardinage et ceux des champs, dans le royaume de Valence, où la culture est portée à un haut degré de perfection. La lame a 22 centimètres du côté du manche, et 20 seule- ment sur les trois autres côtés. Elle est atta- chée au manche par une douille bifurquée, et reployée sur elle-même; son manche, qui doit être un peu plus recourbé que ne le repré- sente le dessin, a 48 centimètres de long. La distance perpendiculaire qui se trouve entre le RE DFLARSAURRRERE Eee Se ra PRESS manche et le tranchant de la lame, est de 2 décimètres. Fig. 5. Houe à large fer retrèci à son tran- chant. Elle est en usage en Catalogne. Son manche à 8+ décimètres. La longueur du fer est de 3+ décimètres sur 29 du côté du man- che, et de 21 à son extrémité. Elle est appro- priée aux terrains légers. Fig. 6. Houe à fer oblong. Cet instrument, qui a de l'analogie avec le précédent, est em- ployé par les cultivateurs du royaume de Va- lence, aux divers travaux de la campagne. Son manche recourbé à une longueur de 8 centi- mètres. Il offre une distance perpendiculaire au-dessus du tranchant de la lame, de 2 déci- mètres. Celle-ci a 3 décimètres de long sur 22 de large. Fig. 7. Houe élargie sur ses cotés. On s'en sert dans le Haut-Valais pour travailler la terre que l'on ramène du bas en haut, afin de pré- venir la dégradation des pentes rapides. Elle a 47 centimètres dans un sens, et 28 dans l’autre. Son manche à 13 décimètres de long.| Fig. 8. Houe a fer orbiculaire. Elle est usitée dans le royaume de Grenade, et peut être appro- priée aux terrains d'une consistance moyenne. Le manche, qui forme un angle de 45 degrés avec la lame, a 7 décimètres de long. Celle-ci a une longueur de 29 centimètres. Sa plus grande largeur est de 27 centimètres, et sa moindre de 22. [e) JZ= (3) PLANCHE IIL. Fig. 1. Serfouette a lame arrondie. Elle ne diffère de la suivante que par la forme ar- rondie de sa lame, qui se trouve plus propre à biner les plantes rapprochées et délicates. On donne ordinairement 15 décimètres de lon- gueur au manche de ces instruments. Fig. 2. Serfouette ordinaire à lame carree. Cet instrament, usité dans tous nos jardins, sert à biner les terres, et à détruire les herbes parasites. On lui donne diverses dimensions selon la qualité des terres ou les genres de travaux auxquels on le destine. Fig. 3. Pioche ovale. On l'emploie dans la culture des arbres et des autres plantes, en France et dans d’autres pays. Son fer est long de 18 à 24 centimètres, et le manche a 9 déci- mètres. Fig. 4. Houe à deux branches recourbees, obtuses. Cet instrument est d’un bon usage dans les terres fortes et compactes, dans les champs pierreux ou abondants en chiendent. Son man- che est long de 75 centimètres. Son fer bifurqué a 95 centimètres de longueur. Ses branches portent 60 à 65 millimètres de largeur, et offrent une distance de 40 millimètres à leur extrémité. Il est en usage en France. Fig. 5. Hoyau bifurque profondement. W est connu sous le nom de peat, dans le Médoc, où on le fait servir aux travaux de la vigne. Son manche, long de 14 décimètres, forme un angle de 13 degrés, mesuré sur le milieu de la la lame. Celle-ci a 28 centimètres dans la plus grande largeur, 33 dans sa longueur, et 27 dans sa bifurcation. Fig. 6. Hoyau à long fer, rétréci à sa pointe, ayant une petite bifurcation. En usage dans la campagne de Tarragone, pour la culture des terres fortes ou pierreuses. La longueur du fer, jusqu à la bifurcation, est de 27 centimètres; elle en a 14 de ce point à l'extrémité. Sa plus grande largeur vers le manche est de 22 cen- timètres. Celui-ci, qui a 11 décimètres de long, forme un angle aigu, dont la base, prise sur une ligne qui s'éleverait verticalement de l’ex- trémité de la bifurcation, aurait 2 décimètres. Fig. 7. Hoyau legerement bifurque, peu re- tréci à son tranchant. On en fait usage dans les terrains pierreux, aux environs de Tarragone. Son manche à 12 décimètres de long. Le fer, à prendre de son emmanchement jusqu'au point où il se bifurque, a 2 décimètres, et 1 de ce point à son extrémité. Fig. 8. Serfouette à grandes dimensions. Elle peut être employée dans les champs pour biner, et pour butter les racines et diverses autres plantes. Fig. 9. Houe à fer-a-cheval, Elle est employée dans la campagne de Rome, pour travailler les terres fortes et tenaces. Son manche, long de 7 décimètres, se fixe dans une douille recourbée. Les deux branches, longues de 20 centimètres, présentent une surface de 12 centimètres d’un côté extérieur à l’autre. ee A D Là ae em 2 os Le man, — Ne a 3 22 it Re BAR Te BR RP ER EDR RL AR LE LR LL D LAS LUS QAR EE RAR ARR ARE LL D LES 4 BAR QAR LEA LR LEUR VER LAS LE RL ER LE EE QE VERRE AL R ES FABRICATION DU VIN. a PLANCHE PREMIÈRE. ET Fig. 1. Cuves en maconnerte, revêtues en briques vernissées. Ces cuves sont usitées dans un grand nombre d’endroits, en Espagne. Celle dont nous donnons ici la description a été dessinée en Catalogne. Elle était faite en pierre de taille, revêtue intérieurement en briques vernissées, posées de champ, carrées de 3 décimètres sur leurs côtés. On les construit, le plus commu- nément, en briques liées par un ciment de sable et de chaux. La chaux maigre est tou- jours préférable pour la confection de ces cuves. Celle dont il s'agit avait 18 décimètres= de pro- fondeur, à prendre de l'endroit le moins élevé de la voûte, et 20 décimètres= du plus élevé. La longueur était de 4 mètres 2 décimètres, sur une largeur de 22 décimètres. La lettre À indique une ouverture d’un mètre en carré, par laquelle on descend dans la cuve avec une échelle. Elle a un rebord intérieur qui sert à soutenir des planches étroites et pla- cées les unes à côté des autres, sur lesquelles on jette la vendange que les ouvriers foulent aux pieds, et qu'ils font tomber ensuite dans la cuve. On adapte à ces cuves un robinet B par où coule le vin dans une auge de pierre, placée en terre, au-dessous du robinet. On voit, dans la coupe du dessin, les briques ver- nissées qui tapissent les parois de la euve. Les briques en faïence seront très-propres à cet usage, lorsqu'on pourra s'en procurer à bon marché. On construit ordinairement ces cuves contre une muraille, ou, encore mieux, dans l’auge d'un cellier. Il suffit de donner aux murs de la cuve, adossés contre les murailles, une épais- seur de 2 décimètres=, et aux murs de face 5 décimètres à la base, allant en diminuant jusqu’au sommet qui aura 4 décimètres d’épais- seur, en conservant la perpendicularité dans l'intérieur. On ménage dans le fond une petite inclinaison vers le robinet, afin de faciliter l’é- coulement du liquide. Une bonne manière de construire ces cuves, et de leur donner une grande solidité, en les rendant imperméables, c'est de les faire en béton, genre de travail qui est malheureuse- ment trop négligé parmi nous, et qui trouverait une foule d'applications utiles. La nature de cet ouvrage ne me permettant pas d'entrer dans tous les détails qu'exige la description de cette espèce de bâtisse, je renverrai dans cette circonstance, comme dans plusieurs autres, aux gens de l’art, ou aux ouvrages qui traitent spé- cialement de ces sujets. Je me contenterai de faire observer quon ne peut avoir une con- struction bien conditionnée, qu'en employant de bons matériaux et en leur donnant une bonne manipulation. Il faut, par exemple, avoir des briques bien cuites, un sable quar- tzeux qui ne contienne pas de terre, ou bien le laver à grande eau, sil en est imprégné. La chaux maigre est infiniment préférable à la chaux grasse. Le mortier employé dans le bé- ton doit être très-sec, de manière quil pré- sente une pâte dure lorsqu'on le pétrit entre les mains. Les couches qui se forment dans l’encaissement, les unes après les autres, à la hauteur d’un déeimètre, seront fortement com- primées par le battage, et le travail sera exé- cuté avec promptitude pour que ces couches n'aient pas le temps de se dessécher. On aura soin de les tenir humides avec de la paille mouillée, pendant la suspension du travail, et de les arroser avec du lait de chaux, lorsqu'on les superposera les unes sur les autres. Ce genre de cuve peut servir non-seulement pour faire fermenter la vendange, mais aussi pour conserver le vin, au lieu de tonneau, ARR —— ET (2) ainsi que nous le dirons à la fin de cet article; il a l'avantage d'être d'une grande économie, puisqu'il n'exige aucune réparation, et quil a une durée indéterminée. Il occupe beaucoup moins de place que les cuves ordinaires, et mé- rite d'être adopté par tous les cultivateurs, à une époque où le bois devient rare et dispen- dieux. On peut construire plusieurs cuves pla- cées longitudinalement les unes à côté des des autres, en établissant des murs de sépara- tion. Un autre avantage, c'est de pouvoir les employer, comme réservoirs à grain, dans les années où la vendange est peu abondante, ainsi que je l’ai vu pratiquer en Toscane. Fig. 2. Cuve en maconnerte, sans voute. Cette cuve a été dessinée aux environs de Tarragone en Espagne. Elle avait 6 mètres de long sur 4 de large et 5 de profondeur. On les construit ordinairement en brique, ainsi qu'il a été dit dans l’article précédent. Elles sont revêtues de ciment, au lieu de briques vernissées. On fixe dans la partie supérieure des solives A, A, À, sur lesquelles on pose des planches mobiles B, B, assez rapprochées les unes des autres pour que le jus des raisins puisse tomber seul dans la cuve lorsqu'on écrase la vendange avec les pieds. On voit dans l'angle C une espèce de puits formé avec deux planches percées de trous par le bas. Il sert à puiser le vin avec des seaux, dans le cas où le robinet viendrait à se boucher. Cette cuve a, ainsi que la précé- dente, un robinet D, et une auge en pierre pour recevoir le vin. PLANCHE IL. Fig. 1. Cuve ou citerne a trois divisions pour conserver le vin. Son élévation. Fig. 2. Son plan. On trouve ces réservoirs dans quelques campagnes de la Toscane. Celui qu’on représente ici était divisé en trois capa- cités contenant environ quatre mille bouteilles chacune. Leur dimension est de 16 décimètres sur 16. Elles ont à la partie supérieure une ouverture de 6 décimètres en quarré, dans la- quelle on fait entrer, après y avoir versé le vin, un couvercle en bois qu'on scelle avec du plâtre. On voit dans la partie antérieure trois ouvertures de 32 centimètres en largeur sur 55 en hauteur, ayant un peu plus d’évase- ment dans l'intérieur que dans la partie exté- rieure, de manière que la porte qui est taillée en biseau s'adapte parfaitement dans l'ouver- ture, et est repoussée en avant par le moyen d’un bâton qu'on fait passer dans un anneau fixé au milieu de cette porte, ainsi qu'on le voit dans le dessin. Trois autres petites ouvertures, placées à côté des premières, se bouchent avec un bondon, et servent à tirer le vin sans qu'il soit nécessaire d'ouvrir les grandes portes. La hauteur de la cuve, à prendre de la partie infé- rieure des portes au sommet, est de 22 déci- mètres. Elle est portée sous un soubassement voüté, haut de 9 décimètres. La distance entre chaque voûte est de 45 centimètres, et celle comprise entre le sommet de la voûte et le re- bord du soubassement est de 27 centimètres. Ces cuves où l’on fait cuver le vin, et sur-tout où on le conserve, servent aussi, dans beaucoup de circonstances, à conserver les grains. Fig. 3. Reservoir à conserver le vin. Il a été dessiné en Catalogne, où son usage est établi dans plusieurs endroits. Il a 16 décimètres de profondeur, 16 de large et 17 de long. Le fond offre une pente pour l'écoulement du vin. Les murailles, construites en pierres liées avec du ciment, sont revêtues intérieurement et exté- rieurement d’une couche du même ciment. On pratique dans la partie supérieure, une entrée large de 2 décimètres; sur 3: de long, qu'on ferme avec la porte, fig. 5. La face antérieure de la cuve, offre deux trous quon débouche lorsqu'on veut faire couler le vin. Une auge, placée au-dessous du trou inférieur, sert à re- cevoir la liqueur. Fig. 4. Représente le plan de la partie su pé- rieure, Fig. 5. Porte ou couvercle, armée d'un an- neau et de deux poignées, dans lesquelles on passe Le bâton, fig. 6, qui sert à presser forte- ment la porte contre les bords de l'ouverture. Fig. 6. Bâton dont l'usage vient d'être indiqué. oui Coup a été tabl es de fond n. Les ec du - nt. On entrée qu'on érieure bouche » aug y à ré je SUP un an” elles 0! y forte” grturé pndiqué Re nt COUT E TR BEN LEUR RS LÉO EDR ULB LEE LU AX LE R VRRSELILILER BUY UE LE LLLUESR LUE DLRRLMSLESCUER 5 D UVLLITILTALELAMILL RL LUSELS LAGUNA ABEILLES. en Le PLANCHE Fig. 1. Riuche de forme carrée oblongue. On en fait usage dans le canton d'Assly en Suisse. Elle a 4 décimètres de long sur 2: de large et 2 de haut. Le trou, par leqnel entrent les abeilles, peut s'ouvrir ou se fermer à volonté, au moyen d'une planchette qui tourne sur une cheville de bois. Ces petites ruches sont d’une construction facile et peu coûteuse, sur- tout dans les pays où le bois est commun. Fig. 2. Ruche de forme carrée oblongue, sup- portee par quatre pieds. Elle ressemble à la pré- cédente, et offre une égale simplicité dans sa construction, On forme une caisse dont les par- uies, unies par des chevilles, se fixent sur un plateau au moyen d'autres chevilles. Ce plateau est élevé au dessus du sol par quatre supports. Elle est usitée en Toscane. Elle présente une longueur de 8 décimètres, sur une largeur de 38 centimètres, et sur une hauteur de 30. Fig. 35. Ruche en liege. On emploie le liége pour faire des ruches dans tous les cantons de l'Espagne où cet arbre est com mun. Après avoir pris un cylindre formé par son écorce, on cou- vre l'ouverture supérieure avec une plaque de liége, et on la fixe‘avec des chevilles de bois. On ouvre un petit trou dans la partie infé- rieure, et on pose la ruche sur un plateau de pierre. Le liége est une substance très- propre à garantir les mouches à miel du froid, ou d'une trop grande chaleur. Fig. 4. Manière de faire voyager les mouches à miel. L'usage defaire voyager ces insectes remonte à l'antiquité la plus reculée. Les habitants de Ia haute Egypte disposaient des ruches sur des b 2 CG PREMIÈRE. teaux, qu'ils faisaient descendre dans la partie basse de cette riche contrée; les Espagnols ont conservé cet ancien usage, qui leur avait été com- muniqué par les Romains. On le retrouve dans quelques parties de la France, où l'on emploie pour cela des charrettes; maisles cahots que cette manière de voyager donne aux abeilles, trouble leur tranquillité et nuit à leurs travaux. Tandis que l'allure et la démarche des ânes. est douce, et ne fatigue pas ces insectes. C’est aussi pour cette raison que l’on emploie les ânes pour faire voyager les abeilles transumantes qui sont trans- portées chaque année de“la Manche, en Es- pagne, dans le royaume de Valence, où elles séjournent pendant l'hiver, et retournent au printemps dans cette première contrée. On em- ploie les ruches de liége, dont nous venons de donner la description, comme étant plus légères. Le fond de chaque ruche est fermé par une natte de Sparte, assujettie par le moyen de quatre cordes qui se lient sur la partie supé- rieure de la ruche. On met, sur le dos d’un àne, dix ruches qu'on fixe avec des cordes. Un homme conduit ordinairement deux ânes ainsi chargés. 11 marche la nuit, etil s'arrête au lever du soleil; il décharge alors les ruches, les pose sur deux rangs les unes contre les autres; il ouvre le trou par où elles doivent sortir; et aussitôt elles se répandent dans la campagne pour butiner. Le soir elles reviennent à leurs ruches; et, lorsqu'il commence à faire nuit, le conducteur charge ses ânes et continue sa route. Il parcourt un trajet de 7 lieues dans vingt-quatre heures, D A— RM RER. sme < SG PLANCHE IL. Fig. 1. Ruche villugeoïise. Cette ruche mérite d'être adoptée dans nos campagnes, à cause des avantages qu'elle présente pour la cueillette du miel et de la cire, sans être obligé de tuer les abeilles, Elle est représentée couverte d'un man- teau’ de paille et d’un pot placé sur le sommet. Fig. 2. Cette ruche se compose du corps de la ruche, du couvercle, et de la base sur laquelle elle repose. Elle est faite de cordes de paille, contournées avec des bandes d’osier. Elle a 33 centimètres de diamètre, 4 décimètres de hau- teur. On met une double corde de paille aux rebords supérieur et inférieur, afin que le cou- vercle puisse s’unir plus exactementavec le corps de la ruche, et celui-ci poser exactement sur la table qui sert de support. On adapte, à l'ouver- ture supérieure de la ruche, une planche octo- gone, percée à son centre d'un trou de 3 cen- tüimètres. Cette planche se fixe par le moyen de clous sur le double rebord en paille du corps de la ruche. Lorsquon enfume les abeilles, elles se rendent dans la partie supérieure. Le corps de la ruche se lie à la partie supérieure par le moyen de deux bâtons qui traversent l'un et l’autre. On fixe dans l’intérieur deux baguettes croisées, à la distance d'un déci- mètre; on les retire lorsqu'on veut dépouiller la ruche. Elles servent à soutenir les rayons. Cette ruche, perfectionnée par M. Lombard, sest répandue aux environs de Paris et dans plusieurs de nos départements, et mérite d'être adoptée généralement. D== Fig. 3. Ruche de sparte. Ce genre de con- struction est adopté dans un assez grand nom- bre de localités en Espagne, sur-tout dans le royaume de Valence. On l'exécute en tressant, avec des brins de sparte, un cylindre qui à les dimensions d’une ruche ordinaire. On lui donne communément 25 centimètres de haut sur 36 de diamètre. Fig. 4. Ruches en planche de forme carree. Cette ruche qui se compose de quatre planches clouées les unes contre les autres, et d'un cou- vercle également en planches, est d’une construc- tion facile et peu coûteuse. On en fait usage dans le département des Pyrénées-Orientales. Fig. D. Ruche en bois a hausses horizontales. J'ai vu cette ruche en Suède. Elle est composée de quatre hausses posées sur un banc, et liées ensemble par des tringles de fer qui passent dans des anneaux, et retiennent les hausses dans une position solide, Je laisse aux amateurs d'abeilles à décider quel avantage on peut retirer de ce genre de combinaison. Fig. 6. Ruche conique en terre. On emploie dans quelques campagnes, aux environs de Bor- deaux, de grands moules de pains à sucre, au lieu de ruches ordinaires. Ces vases en terre cuite ont 7 décimètres de haut. On les pose sur un plateau soutenu par trois pieds, après avoir formé, sur le rebord, le trou qui doit donner passage aux mouches, et on les met à l'abri de l'ardeur du soleil avec un capuchon de paille. be em de 5 S | D MIS ee, ri Re er scie Sur) 1 a Les donne sur 36 ! ‘arree, inches A COU- TAN » © =) pue) 72] ee usage ales. ntales. , pOseE liées :dans Lg mA a AE Re Ed ANT ANT ve go Sd ip AUS ES PSE AS K x Gu MAR Er TS Dore FE * GROTTES à 4.+ re is f RS Es HR eR LS kr a FANS TT MTS Se ESS EE rt RER ALT rm na TA GA ARC s une de ce nploie e Bor- pq stmasusievien re, au 1 terre S pose met à juchon Lthog de Ce de Last. Ve 24(otre) Pts] A ne?. te $ SE DORE "2 us cl Chers PL Ur il me| || RE Te | vd, 4) md J Si, Se S ee s. ci s: à LA te Eee 7 M; ÿ e= 148. 0_ CRAN HE os t, F Les es He AL 3 Lee A 4: j À:;% . Fes€ e«| DA| Le re al rl ee RS re, Lithog. de C de Last ae ee a ET TE= TrÈ LÉ 5 et TR ST a— GsscrsisennSE CHARS ARE. a RE re 2 cer EEE fl} pa)+ D /Jechics et Dares Plo Léhog£ C D Last === ne= EVER RRR EE—=——===————_ PAPE d- à F or mer_- pe=_—= ns===| ==== ae= a À| fé ET D/. - À eÜeches et floues 113 1| 2 Luthody de C de Last Er ES LE); p- Satucation de Vin. res ehereemees Fa ATJUE Gi 1 Vi ne Luke se er = RE 77 À Æ vos ren AE D NE 4_ Léhog.de Œ de Last. | } | ‘U l {] il Î Î | | | 1] |! || LÉ | l'E 1 A | Ë \ LL t —— Œ ee==— EE== RE a:=——| E Z—= 2—————— À « olrrbns dé Ven: Pla TR LL AN CP TG ES<, AR PERI D STREAM UT ES * DR D ENS A SD EN PL ve- me no 2 Pere f»/; / f 4 CALCO 1 Î mn ses 0 RD:.$_ Lifhoy. 7 C de Last PE Te D EE de à LE 8 TO MD SE SES TT PS Abeilles. FEs asso PES C7= D eee GRR MT LR AS CARTE PA AM: CAE F L SA A VE ke ve% M , ST MN Ke Re eg nr vtt AA ERA ANSE: à ae À RSS ER Lace g En<| ENG NT ss RE RRRRR RAA HS; PE Lihoy de C. de Last | SE ta a _— = k. et a EE DS mer mr SE PSE NPC PTIT Se ui D gts<: = nn— RÉ amet ER 2. fi ne Logis vus© TS D te er 7e me LE ET RP NT Pret = EE— DR ae ge T RS 2 vw RAR LAB AR LATE LVL LR L'UL LAS LVAUR SAT AR ER VER VERRA BR LARGE RL UV LA LAURE AL URL ET EE PUR UA LA AT VAR LAS LIUVVASAS VUE VAR LAS% as » PROSPECTUS. it© D Q Em Fe rurale et domestique réclament, dans l'exécution des trayaux qui léur sont propres, une grande variété d'instruments et d'appareils. C'est à l'aide de ces instruments que chaque opération s'exécute avec plus de facilité, avec moins de temps et de dépense. Les divers procédés d'agriculture étant, ainsi que les besoins de nos ménages, très-nombreux, les hommes ont cherché les moyens mécaniques qui pouvaient multiplier leurs forces ou faciliter leurs efforts. Mais, en voulant arriver au même but, ils ont souvent cté contraints, par les circonstances, de modifier les moyens dont ils se sont servis, et ils sont ainsi parvenus à des découvertes plus où moins variées, plus où moins heureuses; telle est la cause qui nous a procuré la variété presque innombrable d'instruments, d'appareils et de machines qui se trouvent en usage chez divers peuples, et qui souvent restent isolés dans le centre d’une localité particulière. Il faut donc, pour connaître ces instruments, les examiner, les dessiner, et les décrire avec soin, après s'être transporté sur les lieux où l'on en fait usage. ‘Une collection, qui‘offrirait les meilleurs instruments usités chez divers peuples, serait utile par l'application qui pourrait en être faite à nos besoins, et offrirait dé l'intérêt sous le rapport de la nouveauté. C’est d'après ces considérations que l'auteur du recueil annoncé pu- blie, par le moyen de la lithographie, uñ choix des nombreux instruments quil a dessinés pendant ses voyages dans diverses contrées de l'Europe.|, Cette collection sera composée des instruments, des machines, et des objets à l'usage de l'agri- culture, des. ménages de ville et de campagne, et elle rénfermera même des appareils propres à quelques genres d'industrie qui peuvent trouver leur application parmi les classes ouvrières les moins exercées. On_y fera aussi entrer un certain nombre d'instruments peu connus ou inusités en Europe, mais dont l'adoption peut être utile à notre agriculture, On s'est attaché à ne donner que des machines éprouvées par une longue pratique, et assez simples pour qu'elles puissent être construites et réparées par les mains les moins habiles. On a divisé les planches, ainsi que le texte Correspondant, par séries indépendantes les unes des autres, et on les a numérotées de manière qu'elles puissent être réliées dans l'ordre de classification qui leur convient, lorsque l’éuvrage, qui formera un volume, sera terminé, On à donné, par exemple, dans la première livraison, quatre séries qui seront continuées dans la seconde livraison où dans les suivantes, et ainsi successivement pour les autres séries. On joindra, à l& dernière livraison, une table méthodique qui indiquera l’ordre dans lequel les séries doivent être rangées. On a adopté cette marche afin d'éviter les suppléments qui nuisent toujours à l’ordre et à la facilité des recherches. Las Ce recueil comprendra Cinq à six Cents dessins contenus dans cent planches au plus, format in-4°, H paraîtra, autant que possible, chaque mois, à commencer du premier février 1820, par livraisons de dix planches, papier grand-raisin; avec un texte explicatif à deux colonnes. "4 L'ouvrage sera terminé après la dixième livraison. On souscrit à la lithographie du comte de Lasrevris, rue du Bac, n° 58, à raison de 3 francs par hvyraison, et 3 fr. 30 c. franc de port pour les départements. La lithographie, en donnant le moyeu d'offrir cétte collection à un prix inférieur à celui de la gravure€n Cuivre, ne, permet pas de conserver les planches: le urage sera donc réclé d’après ie nombre de personnes qui se seront fait inscrire avant le premier juin 1820. Passé cette époque, lé prix augmentera pour ceux qui auront négligé cette précaution.: As COLLECTION DE MACHINES, D'INSTRUMENTS, USTENSILES, CONSTRUCTION S APPAREILS. EEC., EMPLOYÉS DANS L'ÉCONOMIE RURALE, DOMESTIQUE ET INDUSTRIELLE. D'APRÈS LES DESSINS FAITS DANS DIVERSES PARTIES DE L'EUROPE. PAR LE COMTE DE LASTEYRIE. pete om RS nn TEE L É? ï ie+ CTI- 7 planete) REC Lin Lexle phleag contenard.: 7, to Tata A. Roi ite 7 o ounausx AE Téecoétes. y 2. PARIS, À L'ÉTABLISSEMENT LITHOGRAPHIQUE DU COMTE DE LASTEYRIE, RUE DU BAG, n° 8, ee 9= ee= es|=(a QS-<Ù us#2 pra un Æ—" a ul fem mt 4 2H= ER ri dl Let es(A pe en—| Lo Mr& Lai—_- os ln] è ne nd= ie) GE D ES A At ru Déc PO CDR EEE RE rod ia A iQ er cr Ter) * NA| OR ESS RON IT ee te) S— PORN EE Mer co re eu St En D+= D== GAS EST ETES RS RE pr ee ct= 1 >=“ CE)====-== d>©= ed ei>— RD le OS) È-= mé“2_ SE ee He=| ==—| Q> ESS= a——: Fe) œ. a:— 2 S===] p 1 ss A Sa 2 En Fi ennui El einen Et ne OS us D Ed Gr,:œ NE LE RE ET— 2 0— Re :— à= es—==)= RE rent=]] CS D LS Led==_ DD OZ£ LS= se& ed es= LZ=] 2 21= ns}—=— a|— 2- D=== Em= 1 FO NET En es Te ST MS DE ES LS Et de EE ON ET = A> Le ENS S 3 PER ie= Eu= ES Ty a mas! 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Le défaut de son usage, dans le reste de l'Europe, ne peut être attribué qu à l'1- gnorance et à la routine, deux ennemis puis- sants de toute amélioration. La noria dont je donne ici la figure et les des- criptions est en usage dans la Catalogne, et m'a paru la plus simple et la plus parfaite de toutes celles que j'ai dessinées en France, en Italie et en Espagne. On lui donne le nom de Puisaro dans le midi de la France. C’est une machine qui devrait être employée non-seulement dans tous nos jardins, mas aussi dans presque toutes nos fermes, pour l'irrigation des prairies; et au be- soin, pour celle de différentes cultures. On en retirera d'autant plus d'avantage, que l’eau se trouvera à une moindre profondeur. Pour établir une noria, on commence par creu- ser un puits À, pl.[et IL. long. de 3 m. 7 d. m. sur 1 m.2 de large. On place sur ce puits la roue verticale B, qui a 13 d. m.: de diamètre, et porte{0 dents. Elle est formée par des jantes et 4 rayons fixés sur un arbre long de 13 d. m. ÿ compris les tourillons. Ceux-ci sont portés par des plumards en métal fixés dans la muraille du puits. La circonférence de la roue est traversée de chevilles perpendiculaires à son plan. Elles s'engraiment d'un côté avec les dents de la roue horizontale E, et supportent de l’autre côté le chapelet garni de pots C. Elles doivent être assez inclinées pour que le chapelet ait une tendance à se porter vers le massif de la roue. Les pots ont un étranglement vers les deux tiers de leur hauteur.On leur donne une longueur de 35 c. m. et un diamètre de 14 c. m. à leur ouverture. Ils sont percés à leur base d’un trou de 6 m. m.; ils sont fixés entre deux cordes de sparte, au moyen d'une ficelle qui s'attache à leur étran- glement. On peut les placer à un demi d. m. l’un de l’autre. La distance à-observer se règle sur la profondeur de l’eau. Plus celle-ci est profonde, plus les pots doivent être écartés, afin d'offrir moins de poids à la force qui les met en action. D, auge formée par cinq planches clouées les unes contre les autres, longue de 5 d. m. sur une largeur de 2 2. Elle porte un dossier F, arrondi dans sa partie supérieure, de 7 d. m. dans sa plus grande hauteur. Ce dossier, un peu incliné du côté de la roue, sert à empècher qu'une por- tion de l’eau versée par les pots ne retombe dans le puits(voy. fig. 3). L'auge est soutenue par deux pierres à maconnée dans la muraille, , roue horizontale qui s'engraine dans la roue verticale, et qui est mise en mouvement par le levier H, à l'extrémité duquel on attèle un che- val, un bœuf, ou un âne. Elle a 13+ d. m. de diamètre, et porte à sa circonférence 40 dents qui ressortent de 2 d. m., et qui ont une lon- sueur totale de 3 d. m. 3. On les fait entrer par b partie supérieure à coup de marteau. L'axe G de cette roue porte à son extrémité inférieure un pivot qui tourne dans une crapaudine. Il est arrondi dans sa partie supérieure, et tourne contre la traverse I, étant retenu par un demi- RE 5 | 44. | À | 4 q ALL L il te 181 | REA H| l à | re IEUA 1 jl | ES À | 1 A EE L Î 1 LU EE l h BE|( nf | Q 1 |: k En RE 2 ||; D!| NE Eu i 11 12} 4 Si| 4 21114 M" 4 129 Ë 21 ul| L | ah f ML LUN { Î A À RE }| l | : dE 4 A: INR( 114 NS nr | | EE (4) {| fl ER cercle en bois. La traverse est supportée par deux piliers en maconnerle, Un animal, étant attelé à l'extrémité du levier, met la machine en mouvement en tournant au- tour du puits. Les pots montent successivement et se vident dansl’auge. L'eau s'écoule de celle-ci dans un réservoir construit en maçonnerie, sur une dimension de 3 ou 4 mètres encarré, et plus ou moins profond. On laisse échapper cette eau, et on la conduit sur les différentes parties des terrains qu'on veut arroser. On pratique des trous à a base des pots, afin que ceux-c1 puissent se vider lorsque la noria s'arrête. Dans le cas où les pots ne seraient pas troués, on arrêtera la roue avec un bâton, pour qu'elle ne puisse retourner sur elle-même lors- qu'on cesse de la faire mouvoir. La fig. 2 représente des sacs en toile cirée de forme conique, dont on pourrait se servir au Leu de pots, afin de rendre le jeu de la machine plus facile, et de diminuer la résistance, surtout lors- qu'il faut puiser l'eau à une certaine profondeur. D La fig. 2 de la planche["° représente la forme que l'on donne à la roue horizontale et à la roue verticale, sur les bords de l'Ebre, en Espagne. La construction en est beaucoup plus facile que celles qui portent des jantes. On assemble quatre pièces de bois À À À A égales en longueur au diamètre que doit avoir la roue. On assujettit entre les quatre angles formés par cet assem- blage quatre petites pièces de bois 8 5 8 B qui se prolongent jusqu’à la circonférence de la roue. L'engrenage se fait par le moyen de l’ex- trémité de ces différentes pièces; mais il n'est pas aussi régulier que dans les roues que nous venons de décrire. On pourra placer cette machine au bord d'un étang où d'une rivière. À cet effet, on allongera l'arbre de la roue verticale, en plaçant à son extrémité une roue à dents également verticale. Cette roue recevra le mouvement par un axe sarni d'une lanterne, autour de laquelle tour- 5 nera la bête de trait. PLANCHE III. Fig. 1. Arrosoir forme par une portion de ca- lebasse, traversée par son manche; celui-ci est affermi par une seconde pièce de bois qui tra- verse la calebasse par les deux côtés opposés. On en fait usage dans la Catalogne pour vider l'eau des réservoirs. Il peut être employé avec avantage par les pauvres cultivateurs des pays méridionaux. Fig. 2. Arrosoir en fer-blanc a manche. X est employé en Italie; il présente de l'avantage lorsqu'il s'agit d'arroser des plantes cultivées au- près d’un étang ou d'une pièce d'eau. Fig. 3. Arrosotr de calebasse de forme oblon- gue. Même usage que celui den. Fig. 4. Pelle oblongue pour les arrosements. Elle est employée en Hollande pour arroser les toiles. On pourrait en retirer un grand avantage en lemployant pour des prairies, naturelles ou artificielles, situées sur le bord des eaux. On lance l’eau à une très-grande distance par le moyen de cet instrument. Fig. 5. Arrosoir en godet. W est de métal, et est armé d'un long manche. Il est employé en Italie pour arroser, et pour divers autres usages domestiques. Fig. 6. Trempoir. C'est un instrument dont les jardiniers des environs de Fours font usage lorsqu'ils veulent arroser les semis des petites graines. Il est formé de deux planches parallèles, longues environ de 4 d. m., et réunies à la dis- tance de 24 c. m. par des bâtons sur lesquels on place une couche de paille. Celle-ci est assu- jettie par une traverse à laquelle est adapté un manche long de 7 d. m. On pose le trempoir sur le lieu qu'on veut arroser, et on verse au-dessus de l'eau qui coule à travers la paille, et se ré- pand sur le sol sans battre la terre ni la tasser. Fig. 7. Pelle de forme carree. Elle est em- ployée aux mêmes usages que celle du n° 4; mais elle ne lance pas l'eau à une si grande dis- tance, A——— CU forme à roue Pagne, ile que Quatre eur au Sujettit assem- BBB e de la le l'ex- | n’est NOUS d d'un ngera à son ticale. n axe tour- al, ef çe en [SALES Le dont usage etites RS tt tt tt ttes 0 me pre ot nt montante=tetoctedir se nd icones ndetntacanmtont"snte-dniè PICS. PLANCHE PREMIÈRE. Fig,=. PC à un tranchant. W est employé à défoncer les terres caillouteuses ou compactes et dures. La partie qui forme le tranchant est longue de 20 c. m., et celle du côté opposé, de 21. Le manche est souvent affermi par deux languettes longues de 25 m. m., qui sont une prolongation du fer, et qui servent à donner une plus grande solidité au manche. Fig. 2. Pic à marteau. I] sert à enlever et à briser le roc des terrains qu'on veut mettre en culture. Le côté pointu a 3 d. m. de long. Le fer de cet instrument est ordinairement pro- longé en deux lames longues de 1 à à 2 d. m. sur 45 m.m. de large, qui, embrassant le manche, y sont fixées par des clous, et contri- buent à l’établir d'une manière très-solide. Il est en usage dans plusieurs endroits. Fig. 3. Pic à fer tranchant et recourbe. I est employé dans la Catalogne à la culture du noi- setier, dans des terrains pierreux. Il est formé par un double fer recourbé, dont une des lames est tournée dans le plan du manche et l'autre dans le sens contraire. Celle-ci, qui a 35 c. m. de long et 5 c. de large, sert à travailler la terre, et l’autre, un peu plus longue, est employée à couper les chicons, les racines et les pousses du pied qui doivent être retranchées: elle a 2 3 c. m. de large. Fig. 4. Pic avec une hache. Il est employé pour la culture de la vigne dans la campagne de Tar- ragone en Espagne. Son manche a 8 d. m. 3 de PLAN Hisne. Pic à longue pointe et à tranchant. W est employé pour travailler la vigne dans des long. Le fer, qui sert à fouiller la terre, a 3 d.m de long. La partie opposée, qui porte un tran- chant propre à couper les racines ou les bran- chies inférieures de la vigne, a r# d. m. de long. Fig. 5. Pic à double tranchant. W est em- ployé au défoncage des terres. Les taiilants, dont l'un est tourné dans le sens vertical du manche et l’autre dans le sens opposé, sont employés à couper les racines quon rencontre dans les terrains qu'on défriche. Le manche est affermi par deux languettes; il a 8 d. m. de long; les fers ont chacun 35 c. m. de long, avec un tran- chant large de 6 c. m. environ. Fig. 6. Grand Pic à double tranchant. W dif- fère peu du précédent, si ce n'est par ses dimen- sions. On en fait usage dans les terrains forts et compactes. Fig. 7. Grand Pic avec un tranchant. C'est un bon instrument pour défoncer le terrain tenace ou pierreux. Îl demande, ainsique le précédent, des ouvriers vigoureux. Son man- che a 8 d. m. Le côté pointu a 59 c. m. Il est carré, et il porte vers son milieu, sur chacune de ses faces, 3 c. m. Le côté tranchant a 36 c. m. de long, et sa largeur vers son milieu est de 65 m. m., et de 85 à son extrémité. Il est sur- tout usité aux environs de Paris. Fig. 8. Pic ordinaire. Son fer, terminé en pointe, a dans sa grosseur moyenne 25 m.-m., sur 3 d. m. de longueur. Son manche est long de 8 d. m. CHE TE terrains graveleux aux environs de Vevey en Suisse. Son bec est long de 52 c. m.; il a (2) 8 m.m. vers son extrémité, 15 à son milieu et 20 vers le manche. La partie tranchante est lon- gue de 11 c. m. et large de 52 m. m. Le man- che a 3 d. m. de long. Fig. 2. Pic ou Pioche à marteau. Il sert à travailler la terre et à d'autres usages domes- tiques. Le côté tranchant est long, de 12 c. m. et large de 7 c. m. Le marteau a 12 c. m. de long; le manche en a 80. Fig. 3. Pic ou Houette. Usité dans le Valais pour le jardinage. Son marche a 3 d. m. de long; son fer 9 c. m. de large, et 18 de long dans son plus grand côté, et 5 e. m. de long sur 4 de large de l'autre côté. C'est un petit ins- trument commode pour nettoyer les cultures de jardins. Fig. 4. Pic ou Sarcloir. Ce petit sarcloir est usité dans le royaume de Valence pour briser la terre et arracher les herbes parasites. On le uent d'une seule main lorsqu'on travaille, et on enlève de l'autre les herbes lorsqu'elles sont arra- chées. Il à un manche très-court. Sa lame est longue de 15 c. m. et large de 3 ou 4. C’est un bon instrument de jardinage, dont on se sert aussi pour ensemencer les légumes. On l’en- fonce pour cela dans la terre, puis on le relève un peu en linclinant, et l’on jette de la main gauche la semence au-dessous de sa lame. L'ou- vrier porte suspendu à sa ceinture un panier où sont les semences. Cette manière de pro- céder est très-rapide. Eis 5 Pre almocafre. Instrument apporté en Espagne par les Mores. Il est usité dans une grande partie de cette péninsule pour extirper les plantes parasites dans les jardins, ét même dans les champs. L'ouvrier le tient de la main droite, et se sert de la main gauche pour extraire hors de terre les plantes qu'il a déraci- nées avec la pointe de l’almocafre. Il a la forme d'une faucille dont le fer serait large à son extré- mité, et dont le plan serait perpendiculaire à l'axe du manche. Il est à regretter que ce pré- cieux instrument ne soit pas dans les mains de tous nos jardiniers. Il expédie avec autant de rapidité que de perfection le travail du sarclage. Son manche a 11 c. m. de long. Son fer, qui décrit un demi-cercle, dont la corde a 16 c. m. de long, se termine vers son extrémité par une pointe de lance figurée à côté de l'instrument, longue de 2 d. m., et qui a dans sa plus grande largeur 6 c. m. Fig. 6. Pic à large fer triangulaire. Son man- che a 1 mètre de long. Son fer a une largeur de 18 c. m. à la partie la plus voisine du man- che, et une longueur de 35 ce. m. sur les deux côtés de l'angle. La distance verticale qui se trouve entre la pointe du fer et le manche est de 2 d. m.+. On l'emploie dans la campagne de Tarragone pour labourer la vigne et les champs. C'est un instrument recommandable dans les terres tenaces ou pierreuses. Fis- 7. Pic a fourchette arrondie. Cette espèce de griffe est en usage aux environs de Perpi- gnan. On s'en sert pour arracher les herbes parasites, pour donner un léger binage à la terre, et pour arracher certains légumes. Il à 3 d. m.: ou 4 de longueur totale. Fig. 8. Pic à fourchette et à palette. Il est employé dans le canton de Zurich pour biner la terre entre les plantes. La paletie, placée à l’autre extrémité, sert à déraciner et à enlever ces mêmes plantes.(Le dessinateur a repré- senté cette extrémité en forme de douille; c’est une erreur.) | déraci. la forme A Extré. ulaire à ce pre- ins de tant de arclace, (er, qui 6 c.m. )ar une ment, srande n man- argeur | Man- deux jui se 1e est agne et les dable spèce 'érpi- erbes asia s, Il a Il est biner ee à lever pré- c'est SARA LD EVE LB LE LE DIT IL ILE LUE LE RS BD U EE LUE LOS LUS VE ID DD 8, DR DDR DE D LUS LE AU RAD LD LR LULU D LULU EVIL URL UE US LULU ANIMAUX. PLANCHE PREMIÈRE. Fig. 1. Entrave, billot suspendu au cou. On met des entraves aux animaux, soit pour les contenir ou les arrêter dans leurs mouvements lorsqu'ils sont trop fougueux, soit pour les em- pècher de s’écarter au loin, de franchir les haies ou les clôtures. Lorsque les taureaux sont mé- chants, et qu'on craint qu'ils ne poursuivent les hommes, on leur suspend au cou un gros billot qui les empèche de courir, de manière qu'il est facile de se soustraire à leur poursuite. Fig. 2. Muselière courbe à piquants. On en fait usage en Hollande pour guider les bœufs qui labourent ou qui conduisent des charrettes. Un seul homme peut par ce moyen conduire un attelage avec des rênes qu'on fixe aux an- neaux de la muselière. Elle est en fer, armée sur les côtés de petites pointes, et d’une forme demi-circulaire; elle pose sur le museau des bœufs, où elle est fixée par deux cordes, dont l'une embrasse la partie moyenne de la tête, et l'autre s'attache derrière les cornes. Fig. 3. Bandeau pour retenir les animaux. Ce bandeau doit être employé pour arrêter la fougue des bestiaux de toute espèce qui peuvent se jeter sur les hommes ou se nuire entre eux. On en met aussi en Hollande sur les yeux des vaches, des chevaux, des beliers et des brebis quon fait paitre dans les champs autour des habitations, afin qu'ils ne s’écartent pas, et qu'ils ne puissent franchir les barrières peu élevées. Fig. 4. Entrave fixée au cou et à la Jambe. On emploie cette espèce d'entrave dans les dé- partemens du Puy-de-Dôme et du Cantal, pour contenir les chevaux qu'on abandonne dans les pâturages. Elle fatigue moins ces animaux que celles qui les prennent par les deux jambes; ils se promènent et ils pâturent librement, sans pouvoir courir, ni franchir les haies ni les barrières. On passe dans le cou du cheval un collier fait avec une pièce de bois; il est attaché par le moyen d'une chaîne ou d’une corde à un bracelet également en bois, dans lequel on fait entrer une des jambes de devant; on fixe le col- lier et le bracelet par le moyen d’une baguette qui porte un bouton à l’une de ses extrémités et un trou à l’autre: ce qui se fait au moyen d'un cuir qu'on passe dans le trou. Fig. 5. Muselière en crémaillère. Elle est usi- tée en Italie lorsqu'on ferre ou qu'on traite des chevaux indociles: elle est de fer, et porte un anneau qu'on accroche aux crans de la crémail- lère, de manière à pouvoir serrer plus ou moins les naseaux du cheval. À Fig. 6. Muselière droite à piquants. Elle est formée par une pièce de bois armée de pointes de fer et de deux anneaux aux extrémités; une corde fixée à l'un des anneaux passe dans l'autre, et sert de rêne au conducteur, qui la tire selon qu'il veut diriger les bœufs. La muselière reste suspendue par le moyen d’une corde qui va se rattacher derrière les cornes de l'animal. Cette muselière, usitée en Toscane, est très-défec- tueuse, en ce quelle presse toujours de ses pointes le museau des bœufs. Celle de la fig. 2 est bien préférable. PLANCHE I. Fig. 1. Sellette pour empêcher les chèvres de franchir les clôtures. est bon de faire connaître, dans un moment où l’on s'occupe de multiplier la race des chèvres du Thibet en France, un des moyens qu'on peut employer avec avantage Jour prévenir les désâts occasionés par ces F=| À: ll LE PE D PE LRU 53 20 NME Re cape =—== ( animaux. Nous avons vu pratiquer ce moyen dans quelques parties des petiis cantons de la Suisse. On leur met sur le corps une sellette composée de deux pièces de toile grossière sur lesquelles on fixe deux planchettes, qui sont soutenues par une courroie placée sur le corps de l'animal, et par deux sangies, dont l'une embrasse la poitrine et l'autre le derrière. Deux montants en bois, attachés à la partie intérieure des planchettes, sont traversés à angles droits par une autre pièce de bois. Le tout offre une résistance à la chèvre lorsqu'elle s'efforce de traverser les haies et les clôtures, et ne lui per- met pas de passer outre. On pourrait maintenir par ce moyen peu coûteux, un certain nombre de chèvres dans des pâiurages enclos. Fig. 2. Æntraves en bracelet, Elles sont for- mées par deux bracelets en bois qui s'ouvrent et se ferment par le moyen d'une cheville, ainsi qu'il a été expliqué à la 5. 4, pl. x, Les bracelets, qui se mettent ordinairement aux jambes de derrière, sont réunis par une chaîne. Fig. 3. Entrave oblongue. C'est une pièce de bois flexible que lon amincit aux extrémités, après en avoir creusé la partie moyenne. En la repliant sur elle-même, on a une entrave qu'on ouvre pour prendre la jambe du cheval, et qu'on ferme au moyen d’une ficelle. Elle a 4 d. m. de long sur une épaisseur de 5 ce. m, 2. On en fait usage en Toscane. Fig. 4, Entrave en bracelet pour les otes. Lorsqu'on veut empècher que les oies ne s'é- cartent trop loin des habitations, on leur met à la pate une petite entrave qui se fixe par le moyen d'une cheville. Les petits propriétaires font usage en Danemarck de ce moyen, qui peut, dans plusieurs circonstances, être em- ployé par nos cultivateurs. Fig. 5. Muselière en bois. Elle est composée de deux pièces de bois à dents, réunies à l'une de leurs extrémités par deux anneaux. Elle est employée en Espagne pour maîtriser les mules qui ne veulent pas se laisser ferrer. On saisit la lèvre supérieure de l'animal entre les deux pinces, et on la tient comprimée en rappro- ) chant les deux extrémités qu'on lie avec une corde. Fig. 6. Entrave ou Collier pour les cochons. Il est composé d'une traverse aux extrémités de laquelle on fait entrer obliquement deux montants, qu'on lie par une corde dans la par- tie supérieure, après avoir saisi le cou de l'ani- mal. On en fait usage dans les départements méridionaux de France, pour empêcher les co- chons de s'écarter au loin, de traverser les haies et les barrières. Fig. 7. Nasière en tenaille. Cest une espèce de tenaille ou pince dont les extrémités sont émoussées, et la poignée garnie de deux an- neaux à l’un desquels on fixe une corde qui passe librement dans le second anneau. On insi- nue les pinces dans les naseaux des bœufs à travers le cartilage qui les sépare: lon conduit et l'on guide par ee moyen les bœufs, soit qu'ils labourent, seit qu'ils ürent des fardeaux. On en fait généralement usage en Toscane. Les branches ou poignées de cette nasière ont une longueur d'un d, m. Les pinces forment un arc dont la corde a 7 c. m., et dont le rayon est de 5 c. m.2. Ce moyen pourrait être employé pour conduire d'un lieu à un autre les taureaux qui sont dangereux, Fig. 8. Muselivre de forme ovoide tronquee. On la construit avec des éclisses de bois que l'on fixe avec des pointes. Elle est employée en Suisse pour empêcher les veaux de téter leur nère, et dans beaucoup d'endroits pour em- pêcher les bestiaux de manger lorsqu'ils doivent travailler. Elle a 26 ce. m. dans son plus grand diamètre, et autant de profondeur. Les éclisses de bois dont elle se compose ontde 5 2 à 4: c. m. Fig. 9. Colier à ressort. I est employé dans quelques endroits pour attacher les bœufs et les vaches à l'étable, Il se fait avec une pièce de bois qu’on reploie sur elle-même, et qu'on retient dans cet état par le moyen d'une tra- verse ayant un bouton à l’une de ses extrémités et une languette à cran de l'autre. C'est en Ôtant et en remettant cette traverse que l'on peut retirer ou poser le collier au cou des animaux. À Une hons, nuitées deux par- l'ani- nents 2S CQ= haies pèce sont an- qui In$i- fs à duit soit UX, Les une | are 1 est loyé aux quee. que ee en leur em vent rand lisses C. M. dans fs ei pièce qu'on e tra” smités tant ) peut maux: AS DS SR BA LL D LE LR LR RD DR LEE DE LD EL EE LEUR LED LE DER RES LR LD BL RL ER RER RE LUE VIE LAB IE LL AUS LAS UE LL LEA ELLES + RÉCOLTES. « PLANCHE PREMIERE. Fig. r et 2. Rouleau cannele à depiquer les grains. L'art de battre les blés et d'économiser la main-d'œuvre est une des parties de l'éco- nomie rurale qui a mérité depuis long-temps l'at- tention d’un grand nombre de cultivateurs. Les Suédois, les Italiens, les Anglais et les Français, ont fait beaucoup de tentatives dans ce genre. Les Anglais ont composé des machines trop dis- pendieuses et trop compliquées pour être adop- tées dans les petites fermes. Nous donnerons quelques-unes des machines qui sont d’une exé- cution assez facile pour être imitées par tous les cultivateurs. Celle qui est représentée sous la fig. 1 et 2 est en usage dans les environs de Plaisance, en Italie. C'est un cylindre cannelé, composé d’une seule pièce de bois, ou d'un cylindre rond, sur lequel on cloue les parties saillantes qui doi- vent former les cannelures. Sa longueur est de 1 m.2 à 2 m. Le cylindre, a prendre de la base des cannelures, a 2 d. m. de diamètre. Ces cannelures, au nombre de sept, sont fermées par des parties saillantes de 11 c. m., larges à leur base de 8 c. m., et à leur superficie, de 5 4 c. m. Le rouleau porte à ses extrémités un axe ou un boulon en fer, qui tourne dans deux pièces de bois longues de 5 d. m.+, auxquelles on attache les cordes qui doivent servir au tirage. On étend sur l'aire les gerbes à demi redres- sées, et on les fait fouler par un, deux ou trois chevaux, qui tirent chacun un rouleau, et qui sont conduits, au moyen de longues cordes, par un ouvrier qui se place au centre de l'aire. Fig. 3. Chariot carthaginois pour le depicage. Cet imstrument, qui est en usage dans la Basse- Andalousie, remonte à la plus haute antiquité. Varron en parle en ces termes: Fit ex axibus dentatis cum orbiculis, quod vocant plostellum pœnicum, in quo quis sedeat atque agttet, quæ trahunt jumenta, ut in Hispania citeriore et aliis locis faciunt.(Var. lib.[f, cap. Lrr). On retrouve dans cette description des axes ou cylindres den- telés, distribués par petites sections orbiculaires, cum orbiculis; enfin, une espèce de chariot, plos- tellum, sur lequel est assis le conducteur qui presse ses chevaux. C'est en effet ce qui a lieu aujourd'hui en Espagne. Un homme, assis sur la tablette qui surmonte les rouleaux, conduit avec assez de rapidité les mules qui traînent cir- culairement sur l'aire le chariot carthaginois. Ce passage a été mal compris par les interprètes, faute de connaître l'instrument dont il s'agissait: ils ont mis le mot assibus(planche), au lieu de axtbus, rouleaux. Il est formé par cinq rouleaux(fig. 3 et 4) de r mètre de long et de 22 c. m. de diamètre. Chaque rouleau est armé de lames de fer den- telées, les unes posées transversalement autour du cylindre, les autres longitudinalement. Les premières, au nombre de six rangées, ont une longueur de 5 e. m. Les lames longitudinales, posées entre les premières, ont un d. m. de long sur 5 à 7 m. m. d'épaisseur. Elles entourent le cylindre, au nombre de dix, par rangée. Les axes des cylindres sont recus dans deux pièces de bois parallèles, etsurmontées d’un cadre avec lequel elles sont liées par quatre montants. Les deux montants postérieurs soutiennent un plancher qui est porté en avant par deux autres montants placés vers le milieu du cadre. On charge ce plancher avec les pierres, lorsqu'on veut donner plus de poids à la machine. Il sert en même temps de siége à Fouvrier qui conduit les mules. Celles-ci sont attelées par le moyen de deux cordes qui s’attachent à la partie ante- rieure des deux traverses. a dial ait (1! || —-— D PLANCHE IT. Fig. 1. Machines avec deux cylindres denteles pour battre le blé. C'est un des meilleurs instru- ments de ce genre dont on fait usage en Suède. Il est composé de deux cylindres ou rouleaux, en forme de cônes tronqués, fixés dans un chàs- sis courbe. Cet appareil s'attache, par le moyen d'une chaîne ou d’une corde, au‘levier qui est agrafé à un arbre vertical, autour duquel se fait le mouvement circulaire. On attèle les chevaux aux chevilles du levier, et on les force de mar- cher toujours dans la même direction, en leur attachant un bâton devant le poitrail. On n'a représenté qu'un seul appareil de rouleaux, en supposant qu'il en existe un autre à l'extrémité du levier opposé; on a aussi figuré un rouleau ” sans dents, afin d'en déterminer plus exactement la forme. Ces rouleaux ont treize rangs longi- tudinaux de dents, chaque rang ayant cinq dents longues de 17 c. m., et espacées de la même distance. Le grand diamètre des cylindres est de 7 d. m., et le plus petit de 5. Leur lon- gueur est de 12 d. m. La fig. 2 représente le profil d’un des rouleaux. Fig. 3. Fléau à trois prèces. Il est usité dans les landes de Bordeaux, et se compose d'un manche rond, du diamètre de 3 c. m., long de 6 d. m. La partie qui sert à battre est composée de deux pièces, dont lune, qui s'attache au man- che, a 8 d. m. de long: elle est de forme plate, ayant à C.m. à de largeur sur 1 z d'épaisseur. L'autre partie, fixée à celle-ci par des lanières, a une longueur de 38 d. m. sur un diamètre de 4 c. m. à ses deux extrémités, et de 6 c. m. dans son plus grand renflement. Ge fléau, qu'on nomme faget dans les Landes, a une très-crande élasticité, et peut être employé avec avantage. Fig. 4, 5 et 6. Trillo. C'est le nom qu'on donne en Espagne à une table en bois, garnie en dessous de pierres à fusil( fig. 4 et 5) incrustées dans le bois. Les planches qui forment la table sont retenues par deux traverses(Ag. b), à l'une desquelles est fixé un crochet où l'on attache les traits des chevaux. Cet instrument est relevé en avant(fig. 4), afin de glisser plus facilement sur les gerbes. Il est employé dans presque toute l'Espagne pour battre les blés que l'on étend sur une aire. On le garnit quelquefois de pièces de fer au lieu de pierres. Il a une longueur de 1 8 d.m. et une largeur de 12, excepté à l'extrémité an- térieure, où il n'a que 10 d. m. de largeur. PLANCHE IIT. Fig. 1. Séchoir pour les récoltes, vertical et avec un petit toit. I] est usité en Suède pour faire sécher les gerbes de blé, les pois, les haricots, etc., dans les années pluvieuses ou dans les contrées humides. On établit sur des pieds trois mon- tants, qu'on traverse de part en part avec des bâtons, et on recouvre le tout avec un petit toit qui abrite en partie les gerbes ou les légumes, qu'on pose sur les bâtons pour faire sécher. Ce moyen peut être employé dans les contrées où le bois est abondant, et dans les années où les automnes sont pluvieux. Fig. 2. Sechotr en perches, inclinées les unes sur les autres. Ce genre de séchoir est d’une facile construction. Îl est égalementemployé en Suède. On commence à arrangersur lesbarresinférieures les gerbes, dont les épisse recourbent en dedans, de manière à former une espèce de toit qui ne permet pas à l'eau de traverser et de mouiller le grain et l'intérieur de la paille. C'est tout ce qu'on peut faire de plus simple en ce genre. Fig. 3. Riatissotre pour ramasser le grain. C'est un instrument dont on fait usage dans la plupart des contrées où l’on bat le grain en plein air. Il se compose avec une planche longue de 8 d. m. 7 c. m., et large de 4 d.m., et un manche de 1 m.2 de long. Fig. 4. Pelle à grain. Elle est employée dans le Milanais pour ramasser les grains, et les en- tasser sur l'aire ou dans les greniers, ou pour les jeter dans les mesures. Elle a une largeur de 22 c. m.. et des bords élevés de 10 c. m. | LA £ f/; r.] long de; tuyahons HOT) SR RS er )MpPosee au Man- le plate, )alSSeur, 2 d nières) lamètre 0 c. m. , qu'on orande ntage, quon ne en ustees table l'une le les een nent oute À sur| es de .m. lé an» dans, jui ne uiller ut CE nre. C'est apart ur. JL d. m. 1e de ! Î l | Î | dans ; EN< | our| Ê| ur dé————— // y Luke. GÉDNÉ 7. Last C7. PCT tgjalior 1. Jr « Fr (a 2. £° ZLhoy. de Cie Lao 7 1 CJOHAO RE , ME OST,| em jl. dt La. V7 L he a EE es LOT £ F Le Ë"Ée £ 4 ÿ À î ; à }& LE l à | ‘ $ si ÿ à à 1 À X >; k: fi = Leth 12 A C de Ladt RS mme ER E SES ER NUS a er ENTRE pee ,, (SLA TI2777777: F7 A gi Crurmaux. P1. 9 Luihog LL C de Last Mairie F | | Ÿ #r ki ps| 3° A$i APRÈRLE*\ Zlor PE Ge Zast J \ FE do Re| / / RE== | TÉES=—; Len 2 Sr RTE VER VAE T e LL/+72 «/ecottes. PL.3 Le$, NO « N SN— d'en NES\ NI C4 Fo NAT tRS À // 4 L'ulAcE Æe. 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À Mais, en voulant arriver au même but, ils ont souvent été contraints, par les circonstances, de modifier les moyens dont ils se sont servis, et ils sont ainsi parvenus à des découvertes plus où moins variées, plus où moins heureuses; telle est la cause qui nous 2“procuré Ja variété presque innombrabie d'instruments, d'appareils et de machines qui se trouvent en usage chez divers peuples, et qui souvent restent isolés dans le centre d’une localité particulière. Il faut donc, pour connaître ces instruments; les examiner, les dessiner, et les décrire avec soin, après s'être transporté sur les lieux où l’on en fait usage.* Une collection, qui offrirait les meilleurs instruments usités chez. divers peuples, serait utile par l'application qui pourrait en être faite à nos besoins, et'offrirait de l'intérêt sous le rapport de la nouveauté. C’est d’après ces considérations que l'auteur du recueil annoncé pu- blie, par le moyen de la lithographie, un choix des nombreux instruments qu'il a dessinés pendant ses voyages dans diverses contrées de l'Europe. Cette collection sera composée des instruments; des machines, et des objets à l’usage de l'agri- culture, des ménages de ville et de campagne, et elle renfermera même des appareïls propres à quelques genres d'industrie qui peuvent trouver leur application parmi les classes ouvrières les moins exercées. On y fera aussi entrer un certain nombre d'instruments peu connus ou inusités en Europe, mais dont l'adoption peut être utile à notre agriculture: On s'est attaché à ne donner que des machines éprouvées par une longue pratique, et assez simples pour qu'elles puissent être construites et réparées par les mains les moins habiles. On a divisé les planches, ainsi que le texte correspondant, par séries indépendäntes les unes des autres, et on les a numérotées de manière qu'elles puissent être reliées dans l'ordre de classification’qui leur convient, lorsque l'ouvrage, qui formera un volume, sera terminé. On a donné, par exemple; dans la première livraison, quatre séries qui seront continuées dans la seconde livraison ou dans les suivantes, et ainsi successivement pour les autres séries, On joindra, à la dernière livraison, une table méthodique qui indiquera l'ordre dans lequel les séries doivent être rangées. On: a adopté cette marche afin d'éviter les suppléments qui nuisent toujours à l'ordre et à la facilité des recherches. Le Ce recueil comprendra cinq à six cents dessins contenus dans cent planchés au plus, format in-4°. A paraîtra, autant que possible, chaque mois, à commencer du prémier février 1820, par livraisons de dix planches| L'ouvrage sera terminé après la dixième livraison. On souscrit à la lthographie du comte de Lasreyrte, rue du Pac, n°58, à raison de 3 francs par livraison, et 3 fr. 30 c. franc de port pour les départements.: La lithographie, en donnant le moyen d'offrir cette collection à un prix inférieur à celui de la gravure en cuivre, ne permet pas de conserver les planches; le ti le nombre de personnes qui se seront époque, le prix rage Sera donc réolé d’après fait inscrire avant le premier juin 1820. Passé cette Alglentera pour ceux qui auront négligé cette précaution, > Papier grand-raisin, avec un texte explicatif à deux colonnes. à L he. COLLECTION DE +: MACHINES, D'INSTRUMENTS, el T*HSTENSILES.: CONSTRUCTIONS, APPAREILS, etc, Les;: de;| ee EMPLOYÉS iter:; DANS L'ÉCONOMIE RUR À LE, DOMESTIQUE ET INDUSTRIELLE. re: F: ANR D'APRÈS LES DESSINS FAITS .“ ra.| DANS DIVERSES PARTIES DE L'EUROPE ee é|| ne PAR LE COMTE DE LASTEYRIE, . a| nés UE Le| A Lo 27 So? gris é ee ee de 10 planche CS aver un lexle be A 74 pres 2 contenait. |:|| 2. ondlruilionds is A 4 4. in:«| Ho nes de. Canshotd. A 4 6.6. unes| fé Ç Hries VU« 72 e de bare À }n a|:“ pri 7. 5 la: da, T)6$ Rd Rs; PR JuUTS à “i:| PA R(|".; DOTE ES A L'ÉTABLISSEMENT LITHOGRAPHIQUE BU COMTE DE LASTEYRIE, de LS RUE DU BAC, N° 58.; à ancs é s or GE le fa|| DE s'inenitente DZ RIGNOUX, RUE DES FRANCS-BOURCMOIS-S-MICHEL, N° 8. lieu aue( (D$ SETV entr| quon Mere RTE 4 \ 4 1; Les x nn ee a ee= RE ane enr eee= en ie———_ au RE RÉ PERS ER LE er ESS RES re EE TE ET TE a— eee me RÉ RE re— EE Ro= DE DE 2 LR ee LE a ee TER RES PAR SAINTE L'AIR VE LB RL LAN LEE RAR RAR LUE LR LEE LUE LL EL LR RL LAB AE LA RVUR LU WU LÉ LLELULLALIQLE US SAT SLR LEE LUE EN CONSTRUCTIONS RURALES. PLANCHE III. Fig sente la coupe et le plan d’une voñte qui mé- rite l'attention par la simplicité, la solidité et l'économie de sa construction. On peut en faire usage dans un grand nombre de circonstances, soit pour les habitations rurales, soit dans les logements destinés aux bestiaux et aux four- rages. On peut employer des planches de dif- férentes dimensions, selon l'étendue qu'on veut donner à la voûte. Après avoir élevé les murs, et avoir pratiqué dans la parue supérieure un retrait sur lequel s'appuie la voûte, et sur lequel on pose alter- nativement une planche de champ, et une autre à plat, on parvient à former promptement un plancher solide, sans avoir besoin de poutres ni de solives. Pour construire cette voûte on donne à toutes les planches qui doivent être posées de champ une égale dimension en largeur, et on les coupe à la longueur de la distance comprise entre les deux retraits des murailles. On trace une courbe qui prend naissance aux deux ex- trémités inférieures de la planche, et qui va aboutir à une distance de r ou 2 c. m. du mi- lieu supérieur de cette même planche. On perce au-dessous de cette courbe et dans toute sa longueur des trous qu’on garnit de chevilles, qui servent à soutenir la planche qui doit former le cintre. C’est afin de la tenir dans cette position qu'on pratique, aux deux extrémités de la pre- mière planche, quelques trous dans lesquels on fait passer des chevilles. Après avoir ainsi dis- # «’ Il,,“ g. r. Voute en planches. Cette figure repré-| posé les planches, et avoir donné à celles qui | doivent être arquées la longueur du cintre, on les établit les unes après les autres, on les rap- proche, et on les fixe par le moyen des che: villes. On peut former sur ces voûtes un plan- cher, soit avec des planches, soit avec des lattes, sur lesquelles on applique un ciment. Fig. 2. Voüte plate en brique. Ge genre de construction, en usage dans la Catalogne, et même dans quelques parties du département des Pyrénées-Orientales, est très-économique et très-expéditif. On forme des cintres à l’ordi- naire lorsqu'on veut établir ces voûtes. On pose à plat un rang de briques qu'on lie à mesure avec du plâtre. Après avoir jeté du plâtre sur ce premier rang, on le recouvre d'une autre assise de brique, que l'on place sur les inters- tices des premières. On obtient ainsi, avec deux assises de briques posées à plat, des voûtes beau- coup plus solides qu’elles sembleraient ne devoir l'être. On jette des plâtras ou de la terre sur les côtés, et l'on forme un plancher en plâtre ou en ciment, La voûte dont on donne ici le dessin avait une ouverture de 5 mètres, et r mètre de hau- teur; eest-à-dire que la distance du sommet de la voûte, prise sur une corde tirée aux deux points de sa naissance, se trouvait être de 1 m. Les briques qui servaient à sa construction avaient 29€. m. de long sur 14 de large, 1 et 2 c. m.+ d'épaisseur, (2) PLANCHE IV. Fig. r. Fumoir. L'usage des fumoirs, presque inconnu en France, est pratiqué dans la plus grande partie des ménages, chez les peuples du nord. C'est un moyen facile de conserver les viandes, qui offre de grands avantages dans l'économie domestique des campagnes. On peut ainsi préparer les viandes et les poissons, qu'on achette, à une époque où ils ont peu de valeur, pour les consommer dans la saison où le prix s'en trouve plus élevé. On peut aussi tuer pour l'usage d'une ferme des animaux qu'il faut acheter à grands frais chez le boucher. Pour se procurer un bon fumoir, il s'agit d'avoir au premier étage une petite chambre dans laquelle on conduit la fumée d'une che- minée placée dans une pièce au-dessous. On pratique dans le tuyau de la cheminée une ou- verture, au-dessus de laquelle on établit une soupape à coulisse À, de manière à inter- cepter la fumée, et à la conduire dans le fu- moir. Une cheminée de cuisine peut-être em- ployée à cet usage. Il suffira d'y entretenir un peu de feu, lorsqu'on aura une provision de viandes à préparer. Ces viandes se suspendent au plafond de la pièce; ainsi qu'on le voit re- présenté dans la figure. Fig.2. Régulateur pour construire un four d’une seule pièce. On est souvent embarrassé dans les campagnes, lorsqu'on veut faire des fours, par le manque de brique, ou la distance des lieux où on la fabrique. Il est facile d'en construire d’une manière fort économique, avec une terre ar- gileuse, mélangée avec de la paille ou du foin hachés. J'ai construit un four de ce genre avecun instrument que Je nomme regulateur. Il se com- pose d'une tige D, percée de trous dans sa partie supérieure, sur laquelle tourne un quart de cercle E. Après avoir bâti une voûte en pierre, on établit sur sa surface, à l'épaisseur de 2 d. m., une couche À de terre glaise, pétrie avec de la paille hachée: on fixe au centrela tige du régulateur D. Lorsque cette couche est un peu sèche; après avoir été bien battue, on la recouvre d'un monceau de terre ordinaire B, que l'on bat sur toute sa surface, et auquel on donne, parle moyen du régulateur, la forme que doit avoir le four. On le fait tourner à cet effet sur sa tige, et l'on ajoute de la terre où l'on frappe avec une batte, jusqu'à ce que cette terre, qui doit former la cavité du four, ait pris une forme régulière: on releve ensuite le quart de cercle du régulateur à la hauteur de 2 d. m., et on le fixe dans cette situation par le moyen d'une cheville qui passe dans la tige. On re- couvre toute cette surface avec de l'argile mé- langée avec de la paille qu'on bat fortement, et on en régularise l'épaisseur en faisant tourner circulairement le quart de cercle. Il faut em- ployer la pâte d'argile, la plus sèche possible, et la battre fortement. On forme l'ouverture qui doit servir d'entrée au four; on retire le régu- lateur, et l'on vide le four de la terre B, qui avait servi de support pour la construction de sa voûte. On laisse sécher le four, ce qu'on peut hâter en y mettant un peu de braise; et lors- qu'il est bien sec, on le fait chauffer à l'ordi- naire. On peut établir au-dessus de ce four des tablettes pour faire sécher des fruits ou autres objets. Fig. 3. Four de terre. Les habitants du royaume de Valence font généralement usage de cette espèce de four. Ils forment en pisé un mur, ainsi qu'on le voit dans le plan À C, qu'ils élèvent à la hauteur de 1 mètre. Ils rem- plissent l'intervalle À avec du sable bien battu, qu'ils recouvrent en briques. Ils font ensuite la voûte avec un mortier de terre mélangée avec de la paille coupée à la longueur de quel- ques centimètres. Ils laissent sécher cette cou- che de mortier, et ils en ajoutent une seconde, puis une troisième, quatrième et cinquième. Ils recouvrent le tout d’une couche de mortier à chaux et à sable. Ces fours, situés en plein air, résistent bien aux intempéries de l'atmosphère, et sont très-économiques. B À indique la coupe du four. Pa re B. tel on lEque L effet à l'on terre, s une art de 110 oyen 1 re- > mé- nent, irner (8) PLANCHE V. Fig. 1. Citerne pour les liquides avec un plancher. Ces citernes sont en usage dans plu- sieurs cantons de Suisse, principalement dans celui de Zurich. On a représenté la coupe et le plan de ces citernes. On leur donne ordinaire- ment 12 à 15 d. m. de profondeur, une lon- gueur de 34 sur une largeur de 26. On y établit un plancher en solive, élevé de 7 à 8 d. m. au- dessus du fond. On pratique sur ce plancher, dans un des angles, une caisse en planche À, ayant 15 d. m. sur 11, dans laquelle on laisse fermenter pendant quelques jours le fumier avec de l'eau, ayant soin de couvrir la caisse avec des planches, ainsi quil est représenté à la lettre A. On le retire pour le mettre égoutter sur le plancher, comme on le voit sur le plan. Lorsque les fumiers ont été ainsi dépouillés par l'eau de la partie la plus active, on les met dans des fosses, où une nouvelle fermentation leur redonne leur première vertu. Cest en faisant fermenter les urines, le suc des fumiers et l'eau, que les cultivateurs industrieux de quelques parties de la Suisse sont parvenus à sextupler leurs engrais, sans augmenter le nombre de leurs bestiaux. Ainsi ils apportent autant d'art et de soin dans cette opération, que le bras- seur en met à la confection de sa bierre. Ils savent le temps et le degré de fermentation qui peuvent donner à une masse d'eau et d'urine une qualité fertilisante égale à celle de l'urine elle-même. On pourrait obtenir une quantité prodigieuse d'engrais en faisant fermenter avec l'eau des matières animales et végétales. Cetart, bien entendu, et généralisé dans un pays, en quintuplerait les produits. Il serait bien à dé- sirer que le gouvernement français fit faire des expériences à ce sujet par des hommes habiles: mais il faudrait pour cela, et pour tant d'autres choses, une ferme expérimentale. Fig. 2. Fosse pour recevoir des terres schis- teuses. L'observation a appris depuis long-temps aux habitants de la vallée de Chamouni un fait dont la physique ne s'est emparée que dans le dernier siècle, Les payans du Col-de-Balme pratiquent en terre des fosses construites en pierres sèches, dont nous donnons ici le plan et la coupe. Elles sont destinées à recevoir Îles terres schisteuses, noirâtres, que les eaux en- traînent du haut des montagnes. Le réservoir A a> mètres en tout sens sur r et demi de pro- fondeur. C'est là où se rendent les eaux qui en- traînent les terres schisteuses. Le canal qui leur sert de conduite est désigné par une flèche. Lorsque la fosse A est remplie, on rejette la terre dans la fosse B, large de 3 à 4 mètres, où on l'entasse pour en faire usage au besoin. Un mois avant l'époque où arrive naturellement la fonte des neiges, les paysans retirent la terre des fosses, et la répandent sur la neige: cette terre noire, étant frappée des rayons du soleil, s'échauffe, et donne en même temps passage aux rayons, qui la fondent trois semaines avant l'époque ordinaire; de sorte que les plantes qui étaient au-dessous recoivent les influences de l'atmos- phère, et croissent plus promptement, et ont le temps de parvenir à une maturité parfaite. Fig. 3. Puits construit avec des tonneaux. Les jardiniers des environs de Tours, ayant à faire des puits dans un terrain peu profond, mais composé de gravier mobile, creusent un trou au fond duquel ils mettent un tonneau D; puis ils assujettissent dans le même creux, au niveau de terre, un autre tonneau À, qu'ils soutien- nent par deux traverses; ainsi qu'on le voit dans la coupe que nous donnons de ce genre de cons- truction. B C indiquent la partie du puits où les terres ne sont pas soutenues. C'est pourquoi une portion de celles-ci, en s'écroulant, forme une cavité circulaire; mais bientôt les terres se soutiennent par elles-mêmes. On retire du tonneau inférieur celles qui se sont éboulées, et l’on puise facilement l'eau, qui se trouve en- viron à la profondeur de 2 à 3 niètres. Fig. 4. Citerne pour les urines. On fait en (4 Suisse, en Toscane, en Flandre, en Espagne, et dans quelques autres pays, des citernes pour contenir les urines, les égouts des étables et des fumiers. Celle que nous présentons ici à été dessinée dans le canton de Lucerne: nous en donnons la coupe et le plan. Elle était cons- truite en maconnerie revêtue d'un mastic. Elle avait 16 d. m. 2 de large, 6 m. de long, et \ ] 12 d. m. de profondeur. Elle était couverte en grandes dalles de grèsB, sur lesquelles on avait jeté de la terre, excepté aux deux extrémités, où on laisse une ouverture large de 3 d. m.: pour mettre ou retirer les urines. On les couvre avec des planches À C. On voüte ces citernes en Tos- cane, et l'on pratique au sommet de la voûte un trou qu'on ferme avec une pierre. mme ct es Fi. 6 Fig l'epaiu trémit autre un pél et le porte€ Fig, com pe ment nlére épaule porte à Fig. panier, appli pour 1 OÙ pO Fo liquid vent à transp bonde empl mancl dasan fermen {8 chan Comport quon É Cest an après l' que la at Û Porter e que Tevon grand} épaule grand| rte en 1 avait les, où 2 Pour é avec | Tos- üteun RTL LL ALL UTILISE LU LILI LL ILE IL LILLLULIL EVE LULU L LL IEAULELELLELI LE LAVER IR IIEUUIEVELAELALEULIELLILIUIULEUE LITE TS MACHINES DE TRANSPORT. PLANCHE IV. Fig. 1. Bäton pour porter les fardeaux sur l'épaule. On fixe deux chevilles à chaque ex- trémité, pour retenir des seaux d'eau ou tout autre objet qu'on veut porter. On met ce bâton, un peu aplati vers son milieu, sur une épaule, et le fardeau, distribué aux deux extrémités, se porte en équilibre. Il est en usage à Rome. Fig. 2. Joug pour porter fardeaux. W est composé d’une pièce de bois creusée circulaire- ment vers son milieu, large et aplatie de ma- nière à pouvoir être exactement adaptée sur les épaules par derrière et sur les côtés du cou. On porte ainsi Le lait en Hollande et en Angleterre. Fig. 3. Panier de forme demi-circulaire. Ce panier, qui se porte facilement sur le bras en s'appliquant sur le côté, est très- commode pour aller chercher des provisions au marché, ou pour autres choses semblables. Fig. 4. Comporte pour le transport des engrais liquides. Elle est armée de deux poignées qui ser- vent à passer deux bâtons pour en faciliter le transport. Elle est percée à son couvercle d'une bonde par laquelle on fait entrer le liquide. On emploie pour cela un vase traversé par un long manche, avec lequel on puise dans les lieux d'aisance, ou dans les citernes, les excréments fermentés avec de l'eau dont on veut arrose les champs. Ce vase est figuré au-dessous de la comporte. Il sert à recevoir ce même liquide, qu'on fait écouler en penchant la comporte. C'est ainsi qu'on arrose le grain en Catalogne, après l'avoir répandu à la main, dans un sillon que la charrue recouvre en ouvrant la terre. Fig. 6 et 7. Tonneau avec un seul fond pour porter les vidanges. Il est muni de deux douves qui excèdent les bords, et qui sont percées pour recevoir un peut bâton(fig. 7) attaché à un autre grand bâton, que deux hommes mettent sur leurs épaules pour porter la charge. En saisissant le grand bâton, on insinue le petit dans les deux trous des douves, sans crainte de toucher aucune ordure. Cest ainsi qu'on fume les champs en Tos- cane avec les matières fécales délayées dans l'eau. Fig. 8. Panier double pour contenir la charge des chevaux. Il est en usage dans le département des Basses-Pyrénées: il sert non-seulement à transporter les marchandises et les provisions, mais aussi les hommes et les femmes: chaque personne s'ajuste dans un côté du panier; c'est ce qu'on appelle dans le pays aller en cacolet. On fabrique ordinairement ces paniers en jones, en paille, en sparte, ou en éclisses de bois. Fig. 9 et 10. Esselle. On en fait usage dans le département de l'Indre et ailleurs, pour porter à dos d'animal le fumier, les denrées, etc. Elle est composée de quatre pièces de bois assujetties à leurs extrémités par deux traverses qui for- ment un quadre, dont les deux pièces longitu- dinales du milieu, distantes de 45 ce. m., sont jointes par de petites traverses qui reposent sur la selle de l'animal. Les deux côtés de Fesselle forment, ainsi qu'on le voit dans la coupe(fig.9), une espèce de panier double, d’une longueur de 7 d. m. et d’une largeur totale de 6 d. m. Fig. 11. Panier en brancard. On en fait usage à Rome pour charger les bètes de somme. Il est ge formé avec de larges éclisses de bois. On assu- jettit avec des cordes, sur le bât de l'animal, deux de ces paniers. Les bâtons qui dépassent, et qui forment brancard, sont très-appropriés à cet objet, ainsi qu'au transport à bras d'homme. Fig. 12. Tonneau pour transporter les vi- danges. C'est un tonneau ordinaire, qu'on saisit avec deux crochets attachés aux deux extré- mités d'une corde, et qu'on transporte en faisant passer une barre au-dessous de cette corde. On peut ainsi transvaser les nratières fécales liquides, et les répandre dans les champs, sans se salir. On en fait usage aux environs de Florence. 2 ET Abe se Em_—— ES. ES ES =+ = Ÿ Fig. 1. Panier pour affourrager les bestiaux. On l’emploie dansle département de la Gironde, pour transporter le foin du fénil aux rateliers. Il a l'avantage d'être très-léger, et de pouvoir être porté facilement. Il a 9 d. m. de diamètre. Fig. 2. Chariot à claire-voie. On l'emploie dans les fermes de la Lombardie pour transporter les fourrages des granges dans Les étables, et les distribuer aux bestiaux. Il a 9 d.m. de haut, sur 18 de long et 12 de large. Fig. 3. Panier oblong aplati. Cette espèce de panier dont on fait usage à Rome pour aller chercher aux marchés les provisions de bouche, est très-commode pour cet usage. Fig. 4. Cercal. C'est le nom qu'on donne en Savoie à un instrument destiné à transporter le foin, soit à bras d'hommes, soit sur des ânes. Il est composé d’un quadre oblong de 22 d. m. sur 11, et porte, à chacune de ces deux extré- mités, une corde avec laquelle on assujettit le foin dont on l’a chargé. On fixe l'une des cordes PLANCHE V: en La faisant passer dans la navette qui est atta- chée à l'autre corde. Fig. 5. Filet oblong à fourrage. N est composé de deux bâtons arqués, sur lesquel se trouve fixé un filet assez profond pour recevoir une cer- taine quantité de fourrage ou d'autres denrées pareilles. Lorsque le filet est rempli, on rap- proche ces deux bâtons l'un de l’autre, et on les lie au moyen de la corde. On en fait usage dans quelques cantons de la Suisse pour trans- porter à dos d'homme le foin que l'on récolte dans les lieux excarpés. Fig. 6. Filet soutenu par deux demi-cercles. ne diffère du précédent que par sa forme. Après avoir jeté le fourrage sur l'un des côtés, on le recouvre avec l'autre côté, et on le fixe avec la corde. On le fait servir dans le département de la Haute-Garonne, pour porter le fourrage dans les rateliers des bestiaux. Fig. 7. Auge à brancard. Elle est usitée pour transporter les liquides, tels que le vin, l’eau, etc. PLANCHE VI. Fe rer. Chariot à panier. X sert en An- dalousie à transporter le fourrage qu'on distri- bue aux bestiaux dans l’étable. On le conduit en prenant à la main le crochet qui termine l'extrémité supérieure du montant contre lequel s'appuie le panier. Celui-ci porte sur un train, qu’on a représenté fig. 2. On lui donne plus ou moins de grandeur selon les besoins. Fig. 3. Panier à fond mobile. Il est formé par trois montants longs de 6 d.m.2, dans lesquels on a pratiqué une ouverture longitudinale pour recevoir des cercles de bois. Il a 6 d. m. de diamètre. Il est en usage dans plusieurs lieux pour le transport des fumiers. On fixe ces pa- niers sur le dos d’une bête de somme, et lors- qu’on veut répandre l'engrais, on ôte la cheville qui retient le fond; celui-ci, qui est attaché par le moyen d’une charnière, se rabat, et le fumier se répand par terre. Fig. 4. Traineau en panier. On compose ce traîneau avec deux pièces de bois de longueur inégale, qui forment un angle aigu avec deux tra- verses, sur lesquelles on place un panier oblong. Le tout est contenu par des chevilles de bois. Les cultivateurs de Toscane en font usage pour le transport des fumiers, récoltes, etc. Fig. 5. Petit chariot a panier. On l'emploie à Florence pour voiturer à bras d'homme le fumier et autres objets. Fig. 6 et 7. Autre petit chariot a panier. Les enfants s'en servent en Toscane pour ramasser les excréments sur les grandes routes. IL est composé de deux roulettes et d’un timon, sur lesquels on pose le panier. La fig. 7 représente une pêle à rebord et à manche vertical, avee laquelle on ramasse les excréments. Fig. 8. Chariot a levier. I] est composé de deux roues avec un essieu et un brancard ou levier, au milieu duquel est fixé un crochet. Celui-c1 sert à suspendre un seau. Cette ma- nière de transporter l'eau est usitée dans le dé- partement de Seine-et-Marne. On ne porte ainsi que la moitié du poids de la charge. Fig. 9. Brouette a deux leviers. Elle sup- porte deux seaux, et allége le poids, ainsi qu'on vient de le dire, fe a . posé ive fixe 1e Cer« lenrées n Tape et on usage trans- ecolte cles, N Après on le ec la it de dans pour 1, etc. bois. > pour mplote ime le er, Les masser IL est n, sur resente , avec osé de rd où ochet. e Ma le dé- e ainsi e Sup” 1 qu OR RE RC RS RSR ER SR HERSES. PLANCHE PREMIÈRE. Fig. 1. Herse quadrangulaire avec un avant- train. Ce genre de herse se construit en bois avec des dents de fer, ou tout entière en fer. L'avant- train sert à la guider d'une manière plus régu- lière. On peut en varier les dimensions à vo- lonté. Elle est en usage en Allemagne. Fig. 2. Herse carrée irreégulièrement. Elle est formée par huit pièces de bois de 12 c. m. de surface, sur 6 d'épaisseur, dont trois se croisent à angles inégaux avec les cinq autres. Elle a 14 d. m. de largeur, sur une longueur moyenne de 18 d. m. Elle est armée de dents de fer espa- cées de 12 c. m. Le palonnier auquel on attelle les chevaux s'attache à l'un des angles sur le devant. On en fait usage dans les pays de grande culture. Fig. 3. Herse a poignee. Sa longueur est de 9 d. m. Sa plus grande largeur de 7 d. 3,etsa moindre de 5. La partie postérieure est garnie d’une pièce de bois courbée en demi-cercle, qui s'élève à la hauteur de 8 d. m., et qui est con- tenue à sa partie supérieure par une verge en bois fixée sur la seconde traverse. La herse est garnie de dents coudées dans leur partie supé- rieure. On les fait entrer plus ou mioins selon qu'elles s'usent. Elles sont un peu recourbées, et ont 27 c. m. de long. On en fait usage dans le département des Basses-Pyrénées. Fig. 4. Herse oblongue à dents plates. Elle est composée de trois pièces de bois longues de 12 d. m., assujetties à leurs extrémités par deux autres pièces longues de 9 d. m., et fortifiées par deux pièces de fer posées supérieurement. Les dents aplaties ont une largeur de 3 c. m., et une longueur de 2 d. m. Elle est armée de deux anneaux pour attacher les cordes de ti- rage. Elle se trouve parmi les cultivateurs du département des Pyrénées-Orientales. PLANCHE IT. Fig. 1. Herse courbe. Elle est employée dans le département d'Indre-et- Loire, lorsque les terres sont disposées par billons. On lui donne une courbure et une dimension proportionnées à celles des billons, et elle n'en embrasse qu'un à la fois. Elle se compose de deux pièces de bois longues de 8 d. m., et à une distance l'une de l'autre de 5 d. m., la courbure est de 15 c. m. On attache un palonnier à l'extrémité de son manche. Fig. 2. Herse à double courbure. Les cultiva- teurs du même département font aussi agir cette herse lorsqu'ils veulent embrasser deux billons à la fois. Ils lui donnent quelquefois un triple rang de dents, tandis que souvent elle n’en x que deux, comme dans celle qui est ici figurée. Les pièces de bois qui portent ces dents sont jointes ensemble par une traverse à chaque ex- trémité, longue de 26 c. nm.. et par un manche auquel est adapté un palonnier. La longueur extérieure du manche est de 5 d. m. Fig. 3. Herse à double rateau. Les deux pièce: de bois dont elle se compose ont une longueur de 3 mètres, et sont réunies à leur milieu dans une distance de 14 c. m., par une traverse qui se prolonge et sert à atteler les animaux. On lui ww, = HÉSSRS ——— LEE means ( donnerait plus de solidité en liant chaque extr e- mité par une traverse. Elle se trouve dans le dé- par tement d'Indre-et-Loire. Fig. 4. Herse en planche garnie de chevilles. Elle est adoptée par les cultivateurs du royaume de Valence. Elle est composée d'une planche longue de 21 d. m., large de 32 c. m., et renfor- cée dans sa partie moyenne par une autre planche longue de 9 d. m., le tout garni de trois rangs 2 À } de chevilles ou dents de bois. On y attelle les bestiaux en attachant une corde aux chevilles qui ue à chacune des extrémités. Fig. 5. Herse-rateau, en usage dans le dépar- tement d'Indre-et-Loire. La pièce de bois qui porte les dents a une longueur de 47 d. m. sur une largeur de 16€. m.: le manche est long de 8 d.m. F bois. est ui des« con! plar que cyh râpé sièré cylr plus fonc attelle Les € Chevilles 1tes, S le dépar- le bois qui 7 dm. sur est long de a LÉREREERRN« SRE EU TELL SRILELLLUOETALTEETANTELVELLEUTELULLLLLIYUL SLI IEULLUVELVLLLAEIATELVRR LES RASELBRELARER EUR RNA EI REA SES MACHINES. PLANCHE PREMIÈRE. Fig. 1 et 2. Machine a fabriquer des cercles de bois. Cette machine, aussi simple qu'ingénieuse, est usitée dans leroyaume de Grenade pour faire des cercles de tamis, de boîtes, etc. Elle se compose d’une table, sur laquelle on fixe une planche qui porte deux montans, au travers des- quels passe l'essieu d'un cylindre en fonte. Ce cylindre est taillé en râpe, comme le sont les râpes à bois ordinaires, mais à tailles plus gros- sières et plus écartées. On place au-dessous du cylindre un plateau concave, qu'on rapproche plus ou moins par le moyen de coins qu'on en- fonce à volonté. Lorsqu'on veut donner à une planche la forme circulaire, un ouvrier applique une de ses extrémités entre le plateau et le cy- lindre qu’un autre ouvrier fait tourner par le moyen de la manivelle: alors les aspérités de la râpe, en attirant la planche, la forcent de passer, et l’action qu'elle éprouve lui donne une courbure circulaire, ainsi qu'on le voit repré- senté dans la coupe de la machine fig. 2, Fig. 3et 4. Machine à réduire les pommes de terre en fecule. La machine à ràper les pommes de terre, dont on donne la figure, a été in- ventée par M. le curé de Bezon, près Paris. Comme elle est très-expéditive et peu coûteuse, elle a été adoptée comme la meilleure qui existe. Elle est composée d’un cylindre, que l'on a in- diqué dans la figure par des lignes ponctuées. Il est formé d'un bois dur et traversé par un axe de fer de 26 m. m. en carré, et arrondi à ses extrémités afin de pouvoir tourner dans deux trous pratiqués à la base de la boîte où se trouve placé le cylindre. Celui-ci a 6 d. m. de long sur 3: de diamètre. Il est recouvert d’une forte râpe en tôle, dont les trous sont espacés de 13 m. m. Il occupe la partie inférieure d’une caisse carrée oblongue, et il est assez rapproché de ses pa- rois pour ne donner passage aux pommes de terre que lorsqu'elles ont été râpées. Gette boîte repose sur un châssis avec lequel elle est fixée par des écrous, et celui-ci porte sur un baquet où tombent les pommes de terre après avoir été râpées. Une partie du diamètre de la ràpe doit tremper dans l'eau du baquet, afin qu'elle puisse être débarrassée de la pâte dont elle se couvre. Après avoir rempli la boîte avec des pommes de terre, on les charge avec le châssis figuré au-dessus de cette boîte. Ce châssis est garni, dans sa partie inférieure, d'une planche sur laquelle on met des poids selon qu'on veut obtenir une plus grande pression. Il porte dans sa partie supérieure une petite traverse qui dé- passe des deux côtés, afin d'arrêter le châssis à quelques lignes au-dessus de la râpe sur laquelle il se porterait, sans cette précaution, au moment où toutes les pommes de terre auraient été rà- pées. Cette pression, en empêchant ces tuber- cules de sauter dans la boîte, permet à la râpe d'agir avec plus d'activité. Lorsque les pommes de terre broyées tom- bent dans le baquet, on a soin d'enlever l'eau, qui, sans cela, se déverserait; et on la jette dans des tonneaux où la fécule se précipite, et d'où on la retire après avoir décanté l’eau. On en jette de nouvelle, et on répète cette opération jusqu à ce que le lavage soit bien fait. Quant au parenchyme mêlé de fécule qui se trouve dans le baquet, on le met dans des paniers, qu'on remue et qu'on agite dans des vases rem- plis d’eau, jusqu'au moment où 1l ne reste plus que les fragments de pomme de terre que la ràpe n'a pas entièrement divisés. On les fait ser- vir à la nourriture des bestiaux. On peut faire Mn NE so RE DR TR GCDE RE entrer dans la composition du pain le paren- chyme ou la partie fibreuse de la pomme de terre, après qu'on en à extrait la fécule. On la mélange dans la proportion d'un quartou d’un cinquième, même à moitié lorsque les circons- tances l’exigent. Fig. 5 et 6. Machine à hacher les racines. On en fait usage dans quelques parties de la Hol- lande. Elle est composée de pilons qui jouent dans les trous pratiqués à deux traverses hori- zontales, l'une supérieure, et l'autre inférieure. Ces pilons s'élèvent ou retombent par le moyen des cames, fig. 6, dont est garni un arbre qu'un homme fait tourner avec une manivelle fixée à l'une des extrémités. Les pilons portent à leur partie inférieure une lame tranchante ayant la forme d'un$. C'est ainsi qu'ils coupent par morceaux les pommes de terre, ou les autres espèces de racines qu'on a mises dans le baquet, situé au-dessous. Cette manière de pro- céder est très-expéditive. Les cultivateurs qui n'ont qu'un petit nombre d'animaux à nourrir, n'emploient, pour la même opération, qu'une seule lame, avec une douille dans laquelle on adapte un manche qu'on fait agir à la main. Ona figuré cetinstrument plus en grand sous la lettre C. Sa lame est large de 6 d. m. Elle a 30 d.m. dans toute sa longueur. La douille en a 20. La fig. 6 représente un des pilons vu de côte avec la coupe des deux traverses, dans laquelle il joue, et la lame qu'il porte à son extrémité inférieure. On attache à l'extrémité supérieure de ces pilons une pierre lorsqu'on veut donner plus d'acti- vité aux lames. Voyez fig. 6, où l'on a tracé la coupe de l'arbre, afin de faire voir la manière dont il élève successivement les pilons. PLANCHE IL. Fig. x. Moulin à huile avec une auge circu- laire. Ce genre de moulin est usité à Tarragone en Espagne. Il est composé d’un plateau d'une seule pierre, dans laquelle est creusée une auge circulaire, profonde de 2 d. m. et large de 5. La partie comprise dans la circonférence de l’auge s'incline légèrement du centre à cette circonfé- rence, dans une proportion de g c.m. La meule à broyer les olives a la forme d’un cône tronqué, long de 18 d. m. Elle présente un grand dia- mètre de 17 d. c., et un petit diamètre de8 d. m. 6 c. m. Elle est accrochée au pied de l'arbre tournant, et porte à la base du cône un levier auquel on attelle un animal lorsqu'on veut la mettre en mouvement. L'arbre tourne sur son pivot dans le centre du plateau; 1l est aussi contenu par une solive supérieure. On attache à sa partie inférieure, par le moyen de deux crochets, une trémie au bas de laquelle s'échap- pent les olives. On pratique, à cet effet, à la base de la trémie, une porte en coulisse, que Von tient plus ou moins élevée, selon la quan- tité d'olives qu’on veut répandre sur le plateau. La pâte obtenue par la trituration des olives se jette dans l’'auge, à mesure que le travail avance. Fig.. Moulin à huile sans auge. Ce mou- lin, dessiné au monastère de Valdénia, dans le royaume de Valence, est remarquable par la grande inclinaison de son plateau, qui est de 29 c. m. sur une longueur de 16 d. m. Ii porte à sa circonférence une saillie de 19€. m. d'élé- vation. La meule, de forme conique, a 3 d.m. à son petitdiamètre, et une longueur de 14: d. m. de sa base à son sommet. Elle est attachée à l'arbre, qui tourne sur un pivot adapté dans une crapaudine, et sur un tourillon fixé dans une solive supérieure. Le fond de la trémie, où sont les olives, est contenu dans un petit vase de bois oblong et sans rebord à une de ses extrémités. Il reçoit, à mesure que l'arbre tourne, un mou- vement de vacillation, de manière que les olives s'échappent avec régularité. Ce mouvement se produit au moyen d'une roue dentée en forme de crémaillère, et fixée au sommet de l'arbre. Celle-ci, recevant une pièce de bois enfoncée par un de ses bouts dans la muraille, lui donne un mouvement de bas en haut, qu'elle commu- nique, par le moyen d’une corde, au vase placé sous la trémie. mises dans Je nière de pro. ivateurs qu X à nourrir. ton, qu'une laquelle on r à la man, rand sous Île a 3od.m. en à 20. La côte avec la elle 1} joue, . le ces pilons plus d'acti- 1 à tracé la la manière s. Ce mou- a, dans le ble par a qui est de m. I] porte ce. m. d'élé- e,a3d.m. der4:d.m. £ aftachée à pté dans une xé dans une mie, où Ont t vase de bois 5 extrémités. ne, un MOU- que les ohves ouvement se Lée en formé 1 de l'arbre. )1$ enfoncée _e jui donné elle comm (KA qu vase pla dl STARS S es fftitchons 2) Ad de. 1 : A)/ jéuuchions rurales e pe '1t Ce Lihog de€; de Last J ÿ Lacs FE » Constr uCttott DCE TE de trandhoit.PUL Jai Les A Ce 7 ("10 q f # 2 2 mn JL HS dll À[; (TT NI | | TT \ 4‘ Fr br; /%% horse— 4= 4 & d'A AY TUTO à) LH EL s | ALT HITF S RIRES es, Lthog LE C 22 TRIER en.._—— a dhmnestquetes D CE M pres LL CREER TEE 1 A AN À DANS DIVERSES PARTIES DE L'EUROPE, PAR LE COMTE DE LASTEYRIE, a ee À sd:+5 de CC AU OURC ; A . /£ ms" L° Y.*/ à Z F, 7% 4 ARTE pRucacñes dvee uit. Car axhücaty con lertaris- é 2 vaslaiucliond na AT 922“ Trumautr,e#7 3 A. or. ne Harcirel DA bornes. 7. 27 SR PARIS, EY RUE DU BAC, N° 58. LS DE L'IMRRIMERIE DE RIGNOUX, RUE DES rRANCGS-BOURGEOISeÿ- MICHEL, N° 8, BULLE CARRE war \ 18308 a es" pe” Dm| nr on appitié es mural {a y som” (3) son angle avec une corde, que l'on fixe dans le grenier ou dans une pièce de la maison. Après ou un plus grand nombre de ces potences, selon le besoin; on y forme un plancher, sur lequel avoir placé, à hauteur égale, deux, trois, quatre| les ouvriers établissent pour faire leur ouvrage. PLANCHE VIT. Fig. 1. Arches pour soutenir les toitures. Ce senre de construction apporte une grande éco- nomie lorsqu'il s'agit d'élever de vastes bâtimens, comme des granges, des écuries, des celliers, etc. En faisant les quatre murs de la pièce que l'en veut construire, et en leur donnant la hauteur désirée, on élève de distance en distance des arches en brique sur lesquelles on pose trois soliveaux qui supportent, avec les deux murs latéraux, toute la toiture. On rapproche ou on éloigne ces arches les unes des autres, de 5 à 7 mètres, selon la longueur des pièces de bois dont on fait usage. On établit sur le sommet de la voûte un billot sur lequel repose une solive qui supporte le faîte du toit. On pose ensuite, d’une voûte à l’autre, deux autres solives qui se trouvent à égale distance entre cette première solive et les murs. Ce genre de construction présente de grands avantages; il économise les bois très-dispendieux, mais nécessaires dans les charpes qui offrent une grande portée. Il dis- pense de donner une aussi grande épaisseur aux murs qui, sans Ce moyen, auraient un poids considérable de charpente à supporter. Il donne la facilité d'élever des murs de cloison dans les étages supérieurs, sans être obligé d'en établir au rez-de-chaussée. Il est étonnant que nos architectes, qui traversent chaque jour l'Italie, n'aient pas répandu en France ce genre de cons- truction, qui peut trouver tant d'applications heureuses. Fig. 2. Citerne pour conserver l’eau. Nous don- nons ici la coupe d’une citerne, afin de faire voir la manière dont on les construit dans quelques endroits de l'Italie. On fait sur le sol un massif en béton qu'on recouvre en brique; et on élève sur les quatre côtés une double muraille en brique qu'on remplit à mesure en béton, c’est- à-dire avec un mortier de chaux maigre, de sable et de cailloux. Il faut employer ce mortie: trés-sec, et le battre fortement. Fig. 3. Vases en terre pour faire des voûtes. Ceux dont on donne la représentation ont été dessinés au cirque de Caracalla, à Rôme. Ils sont posés les uns au-dessous des autres, ainsi qu'on le voit dans le dessin. Les interstices sont remplis en mortier.[ls ont 66 c. m. de long, sur 41 dans leur plus grand diamètre. Ce genre de construction, en allégeant les voûtes, permet de donner moins de largeur aux murs latéraux. Il pourrait trouver des applications utiles dans nos fabriques rurales. Fig. 4. Panier à brancard pour mouiller les briques. Il est usité à Rome pour mouiller les briques avant de les employer à la construc- üon des édifices. On les met dans le panier qu'on plonge un instant dans un grand baquet d'eau. Cette méthode devrait être usitée toutes les fois qu'on bâtit en briques. Lorsqu'on les fait entrer dans la bâtisse sans les mouiller, elles happent l'humidité du mortier, etilse forme nécessairement un retrait qui empêche celui-ci d'adhérer aux briques. On doit aussi mouiller les pierres calcaires qui ne présentent pas une grande dureté. Les manches du brancard ont 19 d. m. de long. La caisse du panier a 5 d. m. en tout sens. Fig. 5 et 6. Caisson pour former des pierres Jactices. On est dans l'usage en Toscane de faire des pierres de taille factices avec lesquelles on bâtit des maisons, mais surtout les digues qu'on veut établir le long de l’Arno pour arrêter les dégâts occasionés par les eaux de ce fleuve. On dépose pour cela sur le rivage de la chaux vive, au milieu de laquelle on jette la quantité nécessaire de sable, et de cailloux de toutes dimensions jusqu'à la grosseur du poing. On verse de l’eau, et on corroie le tout avec soin. Il È Ê | | Î + 2 TE A EE EE— a = a—— K Lorsque le mortier est préparé, on en remplit le caisson, qui est sans fond et qui est un peu évasé par le bas. On le comprime par le bat- tage, et on retire ensuite Île caisson, en le soulevant par les deux poignées. On forme ainsi une suite de pierres les unes à côté des autres, et on recouvre le tout de quelques pouces de sable ou de terre, afin d'empêcher une trop prompte dessiccation. Après avoir laissé ) ces pierres ainsi pendant six mois, on en fait usage pour les constructions. Cette méthode peut avoir de grandsavantages, surtout dans les pays où l'on manque de pierres de taille. Il faut employer la chaux sèche, au lieu de chaux grasse. Fig. 6. Pierre factice. Elle est représentée telle qu’elle sort du moule ou caisson, es ee... * ON en fyt tte méthode (Out dans les taille, Il faut u de chaux représentée SON RAR RE LR LB LL RUE IRL AUL OL AR SARL RAR ER RAA ELA RIVE AA ÉÈIIUR CLVLLUVELLAL ER LUE LOS LOUER RO LE LAN LAS LAS SAR DEA LE ES LA È AS DA ANIMAUX. PLANCHE IIT. Fig. 1. Piquets avec une corde pour faire pâturer les chevaux. On enfonce deux piquets en terre, à une distance proportionnée à la quan- tité de pâturage qu'on veut livrer à un cheval. On fixe de l’un à l’autre une corde qui passe dans un anneau. Celui-ci est attaché à une seconde corde qui tient au ficou de l'animal. Ainsi le cheval peut parcourir une bien plus grande surface de pâturage que s'1l n'était atta- ché qu'à un seul piquet. Cette méthode est usi- tée en Danemarck, Fig. 2. Piquet pour tenir les chevaux à la corde. Il faut changer les chevaux plus souvent de place lorsqu'on fait usage de ce moyen au heu du précédent. La méthode de faire pâturer les bestiaux au piquet tient le milieu entre celle de faucher l'herbe et de la leur donner en vert, et celle de leslaisser pâturer en liberté. Elle est pré- férable à la première, en ce qu'elle est beaucoup moins dispendieuse, et elle n'a pas l'inconvé- nient d'abimer et de perdre beaucoup d'herbe, comme dans la seconde. Elle pourrait s'appli- quer, dans beaucoup de circonstances, aux chè- vres du Thibet, qui vont se propager en France. Fig. 3. Muselière pour contenir les bestiaux. Lorsqu'on attache au piquet des animaux vifs ou impatients, on les empêche d'arracher les piquets ou de casser la corde, en leur meitant à l'extrémité de la tête cette muselière(Voyez lg. 2), qui est composée de deux morceaux de bois retenus à deux extrémités par une corde, et traversées aux deux autres par une seconde corde à laquelle l'animal est attaché, de ma- nicre que celui-ci ne peut tirer à lui sans se senur fortement pressé; ce qui l'oblige de rester tranquille, | Fig. 3. Martingale pour empécher les vaches de manger les branches d'arbres. Eïle prend au licou de l'animal, et va se fixer sous le ventre à une sangle qui entoure son cou, et qui est retenue sur le derrière par une autre sangle On en fait usage en Normandie pour empé- cherdes vaches de lever la tête et d'atteindre les branches inférieures des pommiers, dont les champs sont ordinairement couverts. Fig. 4. Moutons attaches avec un baton. Les petits propriétaires de Holland, qui font paitre des moutons autour de leurs habitations, les accouplent avec un bâton attaché à une corde qui leur entoure le cou, de manière qu'ils ne peuvent s’écarter au loin et se perdre. J'ai vu dans le comté de Middelbourg des chèvres accouplées de la même manière. C'est encore le cas, pour les propriétaires qui voudront avoir quelques chèvres du Thibet, de les faire paitre en les attachant ainsi. Fig. 6. Étrille en pointes de cardes. Cette étrille est composée d’aiguilles fixées sur un cuir, le- quel est cloué sur une planche ayant une poi- gnée. Elle est absolument faite comme les cardes pour la laine et le coton. Elle a 24 c. m. de long et 12 de large. Sa poignée est longue de 13 d. m. On en fait usage en Languedoc et en Suisse. L'étrillage ne devrait pas être négligé par les fermiers qui veulent soigner leurs bestiaux. Fig. 7. Auge à pivot tournant. Elle se trouve dans le canton d'Appenzel. Ses pivots forment une espèce d'axe qui tourne sur deux montants en bois fixés dans le sol. Lorsqu'on veut la vider, après l'avoir nettoyée, il suffit de la pencher sur un de ses bords. Elle sert à abreuver les bes- taux, ( ) Fig. 8. Cloche en bois. Les bergers qui font|! ces cloches au cou de ces animaux. Elles sont paître les vaches dans les immenses bruyères, situées à peu de distance de la Loire, attachent en bois ainsi que leur battant. Elles ont 1 5 c. m. de hauteur, et 10 dans leur plus grand diamètre. PLANCHE IV. Fig. 1. Hache-paille adapte sur un tonneau. El est composé d’un tonneau, sur lequel on éta- blit deux lames larges de 7 c. m., dont l'une, inférieure, est fixée sur les deux;bords du ton- neau, au moyen de coudures formées à ses extrémités, ainsi qu'il est indiqué dans la gra- vure. La lame supérieure est attachée par un boulon à la lame inférieure, et porte à son autre xtrémité un manche qui sert à la faire agir. La paille tombe dans le tonneau à mesure qu'elle est coupée. Ce hache- paille est d'une facile construction. On l'emploie dans le département d'Indre-et-Loire. Fig. 2. Coupe-foin& manche coude. On Yem- ploie en Toscane pour couper le foin en meule. Sa lame, en forme de cœur, a 18 c. m. de long sur 19 dans sa plus grande largeur; la coudure est de‘8 c. m., et le manche a 4 d. m. Cet ins- trument est commode pour couper le foin en- tassé en meule. On l'a représenté vu de profil, afin de mieux faire concevoir la forme qui lui est propre. Fig. 5. Billot pour faire manger du sel aux moutons. Il est composé d'un bloc de bois un peu concave dans sa partie supérieure, et de quatre montants qui font l'office de pieds, et qui, en permettant aux moutons de passer la tête, les empêchent de monter par-dessus, et de répandre ou de sahir le sel. Les montants, cloués au bloc de bois, le soutiennent par le moyen d'entailles pratiquées dans leur partie inférieure. Ce billot, que les moutons ne peu- vent renverser, est très-commode pour leur donner du sel dans les étables. Fig. 4. Coupe-foin en forme de béche toute de fer. Elle à 67 c. m. de son sommet à la che- ville sur laquelle on met le pied pour couper le foin, et 4 c. m. de cette partie à la lame. Celle-ci a 3 d. m. de long sur 2 dans sa plus grande lar- geur. Elle est tranchante jusqu’à la moitié de sa longueur. Le manche à 67 c. m. Elle est usi- tée en Hollande pour couper par morceaux les meules de foin. On l'emploie èn appuyant le pied au-dessus de la cheville, qui est pareille- ment en fer. Fig. 5. Coupe-foin lanciforme. On en fait usage en Lombardie pour couper le foin en meule. La lame a 95 c. m. de long, et 20 de large. Son manche à 6 d, m. Fig. 6. Coupe-foin en forme de béche. K se trouve chez les cultivateurs des environs de Rome. Sa lame a 36 c. m. dans sa plus grande largeur sur 30 de long. La gouge en à 20, et le manche 100. Fig. 7. Coupe-foin à tranchant circulaire. On le trouve dans le Milanais, et dans le Valais en Suisse. Sa lame a 22 c. m. de large sur 26 de longueur. La douille en a 51 de long, et la che- ville en fer sur laquelle on appuie le pied à 6 c. m. et le manche 60. Fig. 8. Hache-paille. Les cultivateurs de Tos- cane s'en servent habituellement pour couper en morceaux la paille des céréales, les tiges de millet et de maïs, dont ils nourrissent leurs bestiaux. Il est composé d'une lame courbe et dentelée, soutenue à ses deux extrémités par deux montants en bois, fixés sur un banc. On place quelquefois un troisième support vers le milieu de la lame, lorsque celle-ci n'est pas assez forte. Le banc à 16 d. m. de long, les supports ont 26 c. m., et la lame 7 d. m. L'ouvrier, assis sur le banc, prend les tiges des plantes, et 1l les coupe en appuyant sur la lame qui est den- telée. Fig. 9. Sellette. Elle est destinée, en Andalou- sie, pour poser les paniers dans lesquels on fait manger aux bestiaux la paille et l'orge. On peut la faire servir à exhausser les baquets pour la lessive, et pour d’autres usages analogues. Elle a 9 d. m. de haut, et 7 d'un pied à l'autre. D. dl Ont 15e, m 1d diamètre. NAS 1110 est Uile JOrceaux Jes Ppuyant le st pareille. }n en fait e foin en et 20 de eche. Il se irons de 1s grande 20, et le ure, On alais en ur 96 de et la che- le pied a rs de Tos- it Couper tiges de sent leurs courbe ét érmites par à banc. Un ort Vers le sf pas assez »s suppors rvriér. assis ntes, ét qui est der a Andalot: jels 0! fait e, On pet ts pou i pgues: Elle autre DR RAR GRR RAS. DR A/R AR D AR AT SRB RAR ARR UD ER ERREUR ER EE ER ER LAURE LH D EEE QD A A RD À EU EE LE EN QAR PLANCHE IIT. Fig. 1. Table pour faire egoutter les fromages. Cette table, en usage dans le Lodesan, est por- tée par deux supports en briques, dont l’un est un peu moins élevé que l’autre, afin de tenir la table inclinée à son extrémité angulaire, où elle est percée d’un trou pour l'écoulement du petit-lait. Elle a 19 d. m. de long sur 7 de large, avec des rebords de 512€. m. On peut lui don- ner quatre supports en bois, ainsi que cela se pratique en Suisse. Fig. 2. Petit moule circulaire à fromages. I] est formé par une planche très-mince, longue de 10 d. m. et large de 22 c. m. On la resserre par le moyen d’une corde que l’on tourne au- tour de sa circonférence. Usité dans le Lodesan. Fig. 3. Toile pour mettre sous les moules. C'est une toile ordinaire de chanvre, qui sert à retenir le caillé, et à donner passage au petit- Jait. Fig. 4. Fourchette en fer. Elle sert à étendre ja toile, n° 3, qu'on pose sous le moule, n°», afin de permettre au petit-lait du fromage de trouver une issue pour s'échapper. Elle a une longueur de 24 c. m. Fig. 5. Moule carre. TN est employé en Suisse pour faire les seconds fromages qu'on retire du peut-lait, et qu'on désigne sous le nom de tome. Il a un fond percé de trous. Fig. 6. Moule a fromage de Gruyère. I se fait avec une planche longue et mince, sur laquelle on fixe une petite pièce de bois qui règle la fermeture que doit avoir le moule, afin de maintenir tous les fromages dans un égal dia- mètre. On donne une plus grande étendue au moule lorsqu'on le remplit de caillé, et on le resserre à mesure que le fromage serapetisse par l'écoulement du œeaillé. On le fixe au moyen d'une corde. Fig. 7. Reseau en ficelle. On le pose au-des- sous des moules pour faciliter l'écoulement du petit-lait. Fig. 8. Moule a fromage en forme de tour. Il est usité dans le Grindelwald er Suisse, pour faire le sérac ou fere, fromage extrait du petit- lait. Il est formé de quatre planches, dont les deux opposées sont percées de trous.[l est évasé par le bas, et contenu dans le haut par une bande en bois. La planche carrée, qui se voit sous le même numéro, est un fond mobile re- tenu par deux petites traverses, qu'on fait passer dans les trous inférieurs. Fig. 9. Moule circulaire d’une seule pièce. I] est en bois, et a un fond percé de trous. La capacité et les formes de ces moules peuvent varier à volonte. Fig. 10. Moule de fromage figure. Cette mé- thode d'imprimer sur les fromages différentes figures se trouve pratiquée dans le royaume de Grenade. On grave sur une planche les formes et les figures qu'on veut donner aux fromages, dans les dimensions dont on a besoin. On fait sur la même planche un ou plusieurs fromages, en entourant les moules de bandes nattées en sparte, dans lesquelles on jette le caillé. Ces formes peuvent servir également à figurer des pains de beurre. Fig. 11. Table ronde à saler les fromages. Elle a 8 d. m. de diamètre. On a ménagé sur les bords un petit trou dans lequel on met le sel. On voit, sur le côté droit de la table, n° 7, “3 CT ARS dv —=_— A> ml. deux figures qui représentent deux fromages, dont le supérieur est enveloppé dans un tricot à mailles lâches, et accroché contre une muraille. C’est ainsi que l'on dispose; droits des Pyrénées, le caillé de seconde cuite, pour en former des fromages. On le pétrit aussi, dans quelques en- et après lui avoir de part en part avec une cheville, donné la forme d'un melon, en le traverse et lon forme sur sa circonférence, des côtes, par le moyen d’une corde que l'on serre un peu, et qu'on tourne alternativement sur les deux extrémités de la cheville. PLANCHE IV. Fig. 1 et 2. Fourneau à faire chauffer le lait. On a représenté sa coupe SOUS la figure 1, et son plan sous la figure 2. Il est construit en brique; il a une forme conique, excepté d'un côté où il est ouvert. On y descend par une pente ménagée à cet effet, figure 2. La chau- dière, aussi de forme conique, est suspendue à une potence qui tourne sur 807 pivot, et dans une pièce de bois fixée dans le mur. Ce genre de construction, qui se pratique dans le Lode- san pour la fabrication des fromages, est avan- tageux; car:l économise le combustible en concentrant la chaleur, et il donne la facilité de retirer la chaudière de dessus le feu lors-_ qu'on veut manipuler le laitage. La potence, ainsi que son bras, a un mètre dé longueur. Le grand diamètre de la chaudière est de 12 d. m., et le plus petit de 54, et sa profondeur de 2 od: Fig. 1. Manière de couler le lait. On forme en bois une fourche aplatie, qui porte à son talon un montant à crochet, auquel on adapte un vase conique. La fourche qui maintient ce vase est posée sur un baquet, dans lequel tombe le lait, après avoir coulé à travers des feuillages de sapin ou d'autres plantes. Cet appareil est généralement employé en Suisse. On attache quelquefois une toile de crin à la base du cou- C'est un vase percé de huit trous, dont le dia- mètre supérieur est de 17c.m., et le diamètre inférieur de 13 c. m. Sa hauteur est de à c. m. On l'emploie dans les laiteries du Cantal, pour très-estimés. faire des fromages de chèvre a la forme d'une Fig. 4. Vase a support. Il écuelle: il est garni à son centre d'un support; sur lequel on pose le moule précédent. Il sert à recevoir le petit-lait qui s'écoule du fromage. IL a 3 c. m. de haut. Fig. 5. Brassoir à crochet pour le laitage. Cet instrument est employé en Suisse pour diviser le caillé qu'on laisse former dans une chaudière. Il est fait avec une branche de bois dont les s en crochet. Les deux der- rieure sont recourbés en rameaux sont taillé niers de la partie supé demi-cercle et fixés dans 1 la tige occupée par les crochets est de 7 d.m., à nu est de 8 d. m. Les crochets a tige. La longueur de et la partie ont 9 c. m. de long- Fig. 6. Brassoir à chevilles. Il estem usage dans le Lodesan pour la fabrication des fromages. IL est composé d’un bâton long de 18 d.m., percé dans une longueur de 5 d. m., de treize trous croisés dans lesquels on fait passer des chevilles longues de 35 c. m. Fig. 7. Battoir à disque. C’est un bâton long de 17 d. m., qui porte à son extrémité un disque loir. Celui-ci a 4 d. m. à son orifice, sur une hauteur de 37 c. m. - Ÿ. Fig. 2. Seau à traire les vaches. Il est fait de petites douves, retenues par deux cercles de bois. L’anse s'attache avec deux chevilles, et se rabaisse intérieurement sur les bords du vase. On le trouve dans la vallée de Chamouny. er: Fig. 3. Moule pour les fromages de chèvre. en bois, dont le diamètre est de 28 c. m.Îlest bombé dans sa partie inférieure. Il sert à sou- lever et à agiter le caillé. Fig. 8. Bâton à remuer le caille. Il sert éga- lement, dans le Lodesan, à agiter le petit-lait dans la chaudière lorsqu'on veut obtenir ua second fromage. dun melon, Une cheville. LES des cûtes. 1 Serre un peu, sur Les deux s, dont le du + le damètre est de 5 c.m. Cantal, pour estimés. | forme d'une d'un support, cedent, Il sert e du fromage. e laitage. Cet pour diviser e chaudière. sois dont les Les deux der: - recourbés en a longueur de ost de 7 dm Les crochets ter usage dans 5 fromages: I Sd.m.; perte Je treize ETOUS «des chevilles jte un disque 98€. M I est [l sert à sou gp sert 667 y le per SARL LAI LUS AVS LVRVMVLVIE VIE LABEL IR LUE LUE LLV ULB BEI D DE LEUR DS D D LE D LEE VE DUR DA R LEE LR AE DE LUE LEE LEE LUE BLUE LUE LUE HAIES ET CLÔTURES. 980 PLANCHE VIL Fig. 1. Clôture en lattes inclinées contenues par des piquets verticaux. Ge genre de clôture, usité en Norwége, ne peut être recommandé, ainsi que la suivante, que dans les lieux où le bois est très-abondant. On le forme en plantant en terre, de distance en distance, deux pieux l'un vis-à-vis de l’autre, entre lesquels on place des lattes, en les enfonçant en terre, et leur donnant une inclinaison de 45 degrés. On les retient ensemble par des liens qui vont d'un pieu à l’autre. Fig. 2. Clôture en lattes inclinées contenues par des piquets qui se croisent. On la trouve en Norwége et en Danemarck: elle est du même genre que la précédente, excepté que les lattes sont soutenues par des piquets qui se croisent. Fig. 3. Clôture en pieux contenus par une planche. On fiche en terre, à une distance con- venable, des pieux ou bâtons, et on les réunit en faisant passer leur extrémité supérieure dans une planche épaisse, et taillée en pente pour faciliter l'écoulement des eaux. Elle est en usage dans le canton de Glaris. Fig. 4. Clôture faite avec de forts pieux. Gette clôture, qui présente beaucoup de solidité, s'éta- blit en fixant en terre, de distance en distance, des poteaux entre lesquels on place de gros pieux: le tout est retenu par des perches qui s'adaptent à des entailles faites dans ces poteaux, et qu'on lie les unes aux autres. On en fait usage en Suède. Fig. 5. Clôture formee par des paquets de roseaux. Après avoir lié ensemble de petits paquets de roseaux, on les met en terre l’un à côté de l’autre, par l’une de leurs extrémités, et on les réunit par deux perches horizontales. On voit ce genre de clôture dans le départe- ment des Pyrénées-Orientales. Fig. 6. Clôture en tige de mais. Elles sont communes dans le royaume de Valence, à cause de la facilité et de l'économie qu'on trouve dans leur construction. Après avoir creusé un sillon en terre, on y plante les tiges en les serrant les unes contre les autres, et on les soutient en les liant avec des roseaux posés longitudinalement des deux côtés. PLANCHE VIII. Fig. 1. Clôture à claïre-voie soutenue par un mur. Elle est pratiquée en Suède. On pose sur une muraille en pierre sèche, élevée de 3 à 4 d. m., une solive percée de trous, dans les- quels on fixe de distance en distance de forts bâtons. Ceux-ci sont contenus à leur extrémité supérieure par une autre pièce de bois beaucoup moins forte que la solive. Fig. 2. Clôture composee d’une muraille dans laquelle on plante des pieux. Après avoir fixé en terre les pieux, et les avoir liés dans leur partie supérieure avec des lattes, on établit sur les 7 AE. La:£ deux côtés inférieurs, une muraille en pierre sèche, pour donner plus de solidité à ce genre de clôture, qui a lieu en Suède. Fig. 3. Clôture en poteaux à coulisse et en maconnerie. On enfonce dans la terre de forts poteaux, et l'on forme entre ceux-ci une mu- raille en brique à l'élévation de 2 ou 3 d. m. On fait entrer ensuite des planches dans les rainures pratiquées à chaque poteau. Ces clôtures pré- sentent beaucoup de solidité, et conviennent à l'entourage des cours et des jardins, dans les lieux où le bois est à bon marché. On les cons- truit aux environs de Bade. Fig. 4 et 5, Clôtures en pierres et en terre. Elles b RER EI EP RENEET TRES \ =—- li! EE ! (I ai || nr ( sont très-communes en Suède, où l'on profite des blocs de pierre qui se trouvent dans les champs pour entourer les propriétés, en Cons- truisant des murailles sèches un peu inclinées, et revêtues intérieurement du champ et sur leur sommet, de terre sur laquelle on laisse croître l'herbe, ainsi qu’on le voit dans la coupe fig. 5. On cultive souvent des légumes sur le revers de ces clôtures, ou on y plante des arbres. Fig. 6. Clôture en palissade lice par un fil de fer et soutenie par une assise de pierre. Après avoir formé une assise de pierre sèche, on pose une 2) solive sur laquelle on établit des pieux qui sont traversés dans leur partie supérieure par un gros fil de fer. On donne plus de solidité à cette cloi- son en élevant, de distance en distance, de gros poteaux. En usage en Danemarck. Fig. 7. Clôture en palissade lice par une tra- verse et soutenue par une assise de pierre. Elle est usitée en Danemarck, comme la précédente, et n’en diffère que parce qu’elle est liée dans sa partie supérieure par une traverse au lieu d'un fil de fer. PLANCHE IX. Fig. 1. Clôture de terres en talus avec des arbres. On fait ces clôtures avec de la terre dres- sée en talus, contre lequel on élève intérieure- ment et extérieurement une muraille en gazon. On plante au sommet des charmes qui s'entre- lacent et forment une haie impénétrable. On emploie aussi le bouleau, l'orme ou le chêne, qu'on taille et qu'on tient à une hauteur conve- _ nable, On en fait un grand usage dans les envi- rons de Hambourg. On a représenté, sous la lettre A, la coupe de ces clôtures. Fig. 2. Clôture en pierre sèche. On construit ces murailles aux environs de Tarragone en Espagne. Les angles et les extrémités sont éle- vés avec des pierres posées à plat, tandis que le corps de la muraille est composé de pierres irrégulières placées dans tous les sens, qui se soutiennent en faisant voûte les unes contre les autres; de sorte qu'on peut en Ôter une sans faire tomber celles qui sont au-dessus ou à côté. Cette construction est solide et peu coûteuse. Fig. 3. Clôture à jour en tuiles courbes. Gette manière de former des clôtures est peu chère, agréable à la vue, et peut être appliquée dans un grand nombre de circonstances; elle est en usage dans plusieurs lieux, surtout en Italie. On établit une assise en maçonnerie; on élève, de distance en distance, des montants en brique, dont on remplit les intervalles avec des briques ou tuiles concaves, en les superposant les unes sur les autres. Le tout est surmonté par une ran- gée de dalles. Fig. 4. Clôture à jour en briques. On pose des assises formées de deux briques qui se suppor- tent mutuellement à leur extrémité, en laissant entre elles un intervalle vide. On économise les matériaux, par ce genre de bâtisse, applicable non-seulement aux clôtures, mais même aux édifices qu'il n’est pas nécessaire de fermer en- tièrement, comme sont les granges, les étables pour les animaux, etc. On s'en sert à Rome et dans d’autres parties de l'Italie. Fig. 5. Haie en cannes croisées. On plante en terre une série de cannes jointes ensemble deux à deux, l'une grosse et l’autre petite, ayant soin de leur donner une certaine inclinaison. On croise contre ces premières une autre série de manière à former des losanges, et on consolide le tout par deux traverses horizontales compo- sées avec quatre ou cinq cannes, qu'on lie les unes aux autres. On en fait usage en Toscane, et on leur donne 12 d. m. de haut. Fig. 6. Clôture en muraille recouverte en tuiles. Les murailles de clôture sont sujettes à se dé- grader, lorsqu'elles sont simplement couvertes avec du plâtre ou du mortier. Pour éviter cette dégradation, on les recouvre avec des tuiles plates surmontées de tuiles concayes. ; \ UX Qu Sont Par un gros À tte di ice, de mo Dar une tra. erre, Elle est écédente, et liée dans sa au lieu d'un par une Tan )n pose des se Suppor- en laissant nomise es applicable même aux e fermer en- s, les étables yt à Rome€ On plante 61 semble deux te, ayant SOIN chnaison. On autre sériè de ton consolide tales compo" quon jie les , en Toscant ut: nverte el tuiles» gjettes à se dé ment couverte our éviter cette avec dés tuiles caves ( Oo11 Sr ti vs OA AAA CCI Pl ne Ca DORE RACINE Sud LUE ou “cl: vie À <, rer MS UE DE ie C7 és ETES ue si Zéthpoo mL_e ) t / NS idtal É Ofl lit sb ÿ D un. he mamans uns orme tnna se og re £ RE a— a Se ne Em me= stuuctions tvurales PUS 7» Cor A ERP ren A TN TE RER, RD SEE>=) BA nt 0 TB rc ol Re PE TE É L nimaux. 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Les divers pro- cédés d'agriculture étant, ainsi que les besoins de nos ménages, très-nombreux, les hommes ont éherché les moyens mécaniques qui pouvaient multiplier leurs forces ou faciliter leurs efforts. Mais, en voulant arriver au même but, ils ont souvent été contraints, par les circonstances, de modifier les moyens dont ils se sont servis, et ils sont ainsi parvenus à des découvertes plus ou moins variées, plus ou moins heureuses: telle est la cause qui nous à procuré la variété presque innombrable d'instruments, d'appareils et de machines qui se trouvent en usage chez divers peuples, et qui souvent restent isolés dans le centre d'une localité particulière. I faut donc, pour connaître ces instruments, les examiner, les dessiner, et les décrire avec soin, après s'être transporté sur les lieux où l'on en fait usage. Une collection qui offrirait les meilleurs instruments usités chez divers peuples, serait uüle par l'application qui pourrait en être faite à nos besoins, et offrirait de l'intérêt sous le rapport de la nouveauté. C’est d’après ces considérations que l'auteur du Recueil annoncé publie, par le moyen de la Hthographie, un choix des nombreux instruments qu'il a dessinés pendant ses voyages. dans diverses contrées de l'Europe. Cette collection sera composée des instruments, des machines et des objets à l'usage de l'agri- culture, des ménages de ville et de campagne; et elle renfermera même des appareïls propres à quelques genres d'industrie qui peuvent trouver leur application parmi les classes ouvrières les "moins exercées. On y fera aussi entrer an certain nombre d'instruments peu connus où inusité en Europe, maïs dont adoption peut être utile à notre agriculture. On s'est attaché à ne donner que des machines éprouvées par une longue pratique, et assez simples pour qu'elles puissent être gonstruites et réparées par les mains les moins habiles. On a divisé les planches, ainsi que le texte correspondant, par séries mdépendantes les unes des, autres; et on les a numérotées de manière qu'elles puissent être reliées dans l'ordre de classifi- cation qui leur convient; lorsque l'ouvrage, qui formera un volume, sera terminé. On à donné par exemple, dans la première livraison!, quatre séries qui seront continuées dans la seconde livraison où dans les suivantes, ét ainsi successivement pour les autres séries. On joindra à la aérnière livraison une table méthodiqne, qui indiquera ordre dans lequel les séries doivent être rangées. On a adopté cette marche, afin d'éviter les suppléments qui nuisent toujours à l'ordre et à la facilité des recherches.: Ce recueil comprendra cinq à-s1x Cents dessins contenus dans cent planches au plus, format in-4°, I paraitra, autant que possible, chaque mois, à commencer du 1° février 1820, par livrai- sons de dix planches, papier grand raisin, avec un texte exphcatif à deux colonnes. L'ouvrage ee sera termimé après la dixième livraison. 4 SN‘. 4 G: SE On souscrit à la lithographie du comte de Lasrevrie, rue du Bac, n° 58, à raison de 3 francs par livraison, et 3 fr. 30 c: franc de port, four les départements. La lithographie, en donnant le moyen d'offrir cette collection à un prix inférieur à celui de la: gravure en Cuivré, ne permet pas de conserver les planches; le tirage sera donc réglé d’après le nombre de personnes qui'se seront fait inscrire avant le 1° juin 1820, Passé cette époque, le prix augmentera pOur CEUX qui auront négligé cette précaution, s. COLLECTION MACHINES, D'INSTRUMENTS, nu à, CONSTRUCTIONS APPAREILS, etc. . Les divers pr les hommes! orge TRE en 08 ATOS rep hn meer—— LT| EMPLOYÉS| ter leurs eflon,: e. ee| er a DANS L’ECONOMIE RURALE, DOMESTIQUE ET INDUSTRIELLE.|| éCOuvertes pli ee il OCuré la varié D'APRÈS LES DESSINS FAITS| ten usage cher: 2 N° ulière.‘ DANS DIVERSES PARTIES DE L'EUROPE,| I les décrire axe a PAR LE COMTE DE LASTEYRIE, , serait utile- ous le rapport puble, parle: s pendant se l'usage de lagr ppareils prop| ses ouvrières le? pus on mul à| … ratique; Et 2587 jas habiles.| antes lesunesdés à: ordre de css|. nine, On ado “dans h secone|| On joindré ah: pis| 3 ee ee PARIS, à À L'ÉTABLISSEMENT LITHOGRAPHIQUE DU COMTE DE, RUE DU BAC, N° 58. > tam Ah En DE L'IMPRIMERIE DE RIGNOUX, nur Des FRANCS-BOURGEOIS-S-MICHEL, N°$. SLLLVELA RL LR DE D à VIRE La à mes 1821, SRB LD VD LRU RU D RD LR LR D LR A/R LR D RE LR LR D LE DER LR LR D LAS BAR BE LS A/R LEE LED ER D RE RS RARE RD LR LEE ARR AUS BAR QE FABRICATION DU VIN PLANCHE III. Fig. 1. Pressoir a cage. Ge pressoir est usité en Toscane. Il se compose de deux fortes ju- melles carrées, assujetties en terre, et d’une tra- verse qui les réunit dans la partie supérieure. La hauteur des jumelles, à prendre de la mai du pressoir jusqu'à la traverse, est de 18 d. m., et de 7 d. m. de plus jusqu'au sommet. La tra- verse, percée à son milieu pour recevoir la vis, a 11 d. m. de long sur 4 3 d’équarrissage. La vis a 12 d. m. 2 de long. La cage C, composée de douves amincies sur différentes parties de leurs longueurs, afin de laisser des interstices qui doi- vent donner passage au suc de raisin, a r m. de haut sur 6 d. m. de diamètre. Elle est fixée par des demi-cercles de fer liés ensemble, d’un côté, par des charnières, et terminés, aux autres ex- trémités, par d'autres charnières qui se ferment par le moyen d'une verge de fer, et qui s'ouvrent lorsqu'on veut retirer le marc du raisin. Cette cage est posée sur une mai en bois, dans laquelle on pratique un conduit circulaire qui va aboutir au-dessus de la fosse E. C'est dans cette fosse qu'on place le vase destiné à recevoir le moût, après y avoir mis le panier D, dans lequel s'arrêtent les pepins, ou autres parties grossières qui s échappent de la cage. Lorsque celle-ci est remplie de raisins, on fait entrer à sa surface la rondelle O, sur laquelle on pose le billot, fig. 4, et par-dessus ce dernier, la tra- verse À, dont les extrémités entrent dans une rainure pratiquée à la partie intérieure des deux jumelles. La petite traverse reçoit, dans un trou pratiqué à son milieu, le pivot de la vis, qui se trouve ainsi assujettie. Ce pressoir est employé également à presser les olives. Fig. 2. Cette figure représente une cage pour contenir le raisin, du même genre que la pré- cédente. On en fait usage dans le royaume de Grenade. Les planches dentelées qui la com- posent sont maintenues par des portions de cercle de fer de 5 d. m. de large, qui se lient ensemble avec des chevilles de fer. Les cages sont ordinairement divisées en trois portions, et Les planches qui les composent sont elouées contre les cercles, de manière qu'en les rappro- chant les unes des autres, et les fixant par le moyen des chevilles, on forme la cage, qui a 4 d. m. de diamètre. Les planches ont 11 d. m. de haut et 12 c. m. de large. Fig. 3. Plateau circulaire qui se place sur les raisins. Fig. 4. Billot qu'on pose sur le plateau à me- sure que les raisins s'affaissent par la pression. On en met plusieurs les uns sur les autres. Il a 4 d. m. de diamètre et autant de hauteur. On lui donne deux anses, afin de pouvoir le saisi plus facilement. PLANCHE IV. bio veto Pressoir a cage. 1 diffère des précédens, en ce que les planches sont réunies les unes aux autres avec des charnières. IL est usité en Catalogne. La mai du pressoir est for- mée par une seule pierre, fig. 2, dans laquelle est creusée une rainure circulaire qui se pro- longe au-dessus d'une auge en pierre Aauniveau du sol; celle-ci est destinée à recevoir le vin PR nt RS a à Eh ou ie \ à mesure quil coule du pressoir. La cage est composée de planches unies et d’égales dimen- sions. Elles ont 4 à 5 c. m. de largeur sur une épaisseur de 3 c. m., et elles sont liées les unes aux autres par deux rangées de charnières. Le pressoir est en outre compose de deux jumelles, surmontées d'une traverse portant a son milieu un écrou dans lequel tourne la vis. Lorsqu'on veut presser la vendange, on place la cage dans la rainure de la mai du pressoir, et on la fixe en faisant passer une broche de fer dans les trous des charnières. On peut ainsi ouvrir ou fermer la cage à volonté. On met sur la vendange un plateau circulaire, avec des traverses de bois ou des billots, ainsi qu'il a été dit. Fig. 3. Pressoir à jumelles vissees. Ce pressoir est employé par les cultivateurs du royaume de Valence. Il est composé d'une mai soutenue par deux tréteaux et deux jumelles taillées en vis. Ces jumelles passent dans des trous pratiqués aux extrémités d’une traverse, qui produit une pression sur la vendange par le moyen de deux écrous en bois que l'on fait tourner suCCessive- ment avec deux bâtons, ainsi qu'on le voit figuré dans le dessin. A mesure que l’on dispose la ven- dange sur la mai, on l'entoure avec une corde 2) qui sert à La contenir lorsqu'elle est soumise à la pression. La mai a 12 d. m. de large, la traverse est longue de 13; les pièces de bois qui portent les écrous en ont 7 à 6. Fig. 4. Pressoir en caisse. On en fait usage chez les petits cultivateurs dans le département de la Dordogne. Il est peu dispendieux; 1l peut être construit facilement, et peut servir non- seulement pour la fabrication du vin, mais aussi pour d'autres usages économiques. Il est fait en forme de caisse, ayant un fond et quatre côtés en planches qui se lient les unes aux autres par des tenons. Il est soutenu par trois solives posées horizontalement. La pression s'opère par le moyen d'un fort levier B qui se tient à une hauteur plus ou moins grande, par le moyen d'une cheville qui traverse deux mon- tans fixés en terre À. On attache à l’autre extré- mité une corde qui se tourne autour de l'axe d'un treuil C, de manière à opérer la pression à mesure que l’on fait tourner celui-c1 avec une barre de bois. Après avoir mis les raisins dans la caisse, on les couvre avec des planches et des solives croisées, sur lesquelles doit appuyer le levier, Me.“< se. Use à[h Taverse ext Portent les ki lage ‘Partement ux; 1l peut CIVIT none MAIS aussi L un fond t les unes tenu par à Pression de, par le UX MON 'e extre- de l'axe SSLON À ec une s dans la es et des ipuyer le LAVAL EL EVER LES LILI LRU LRU ELLE LE LEE ILE LIVES IUEVELLEE EE RL ER RAR LE LR RS D LR LE EE D LE AL LL LE LR LE LR LE LR LE LES SR IRRIGATIONS. PLANCHE IV. ! Fic. 1. Écluse pour le partage des eaux.| Comme les eaux forment la richesse du culti-| vateur, dans les pays chauds, on s’est appliqué dans ces contrées à en faire un partage com- biné, de manière que chacun peut en recevoir, avec précision et sûreté, la portion à laquelle| il a acquis des droits. Les Maures, habiles| en culture, ont fait sur cet objet des travaux| dont jouit encore le peuple espagnol. Nous allons indiquer la manière dont on procède dans le royaume de Valence. Lorsque deux communes, ou deux proprié- taires, ont un égal droit à un cours d'eau, on le divise, en deux portions égales, par le moyen d'une muraille a D qui s'élève au niveau du sol, ou qui souvent n'a que la moitié de cette hauteur. La fig. A représente la coupe du canal, de la muraille qui le divise en deux, et la manière dont elle est construite. La fig. B représente le plan de ce même canal avec la manière dont les eaux coulent après avoir été divisées par la séparation D 4. Lorsque l’eau est abondante elle passe à plein canal, et recouvre la division; mais lorsqu'elle vient à diminuer, pendant les chaleurs de l'été, et que par cela même elle est précieuse, elle se distribue éga- lement, et d'elle-même, par chaque canal. On commence par niveler le sol du canal, et on le couvre d'une maçonnerie horizontale, sur laquelle on élève les murs qui doivent former les parvis, ainsi que le mur de division, ayant soin de donner les dimensions qui correspon- dent à la quantité d’eau qui doit s’écouler. Fig.». Canal divisé en deux bras, comme le précedent, excepté que la muraille de division 4 est angulaire, comme on le voit dans le plan B, et s'élève à la hauteur des bords du canal A. Fig. 3. Indique une division inégale, dont| l'une présente deux subdivisions, et l’autre quatre. Le mur de séparation est indiqué par les lettres AB, et ceux des subdivisions par les lettres /c. On forme cette combinaison, par la raison que le canal doit fournir sur un point deux portions d'eau, et quatre sur l'autre. Ainsi l’une des divisions est subdivisée en deux issues, et l’autre en quatre, afin que chaque intéressé puisse recevoir la quantité d'eau qui Jui convient; le canal C, qui a droit à deux portions d’eau, les reçoit par ces deux issues; et le canal 4, à qui il revient quatre portions, les recoit également par les quatre issues dont il se compose. On double les subdivisions pour le cas où, la quantité d'eau venant à diminuer de moitié, on puisse boucher une issue dans la division c, et deux dans la division d, et que les proportions puissent ainsi se trouver égales. Fig. 4,5, 6. Indiquent des subdivisions éta- blies d’après les mêmes motifs, mais construites dans des dimensions différentes. Fig. 7 et 8. Représentent des pierres creu- sées en rond ou en carré, dans des dimensions convenues, et qui donnent issue à l'eau à tra- vers les petites digues de partage qu'on pratique dans des canaux d'irrigation. Fig. 9. Canal d'irrigation construit sous un torrent. Ce canal se trouve à trois ou quatre lieues de Muroiedro, en Espagne.ll est fait de briques et voüté. L'eau vient de la partie&, un peu plus élevée que la partie 4. On met une grille verti- cale dans la partie c, afin d'arrêter les corps en- trainés par le courant de l’eau. On la couvre avec une pierre qu'on enlève pour retirer le sable et les ordures qui se déposent dans un creux pratiqué au fond du canal et en avant de la grille. Cette partie est construite sans plan in- cliné, afin que les matières étant entrainées nes 6 RE 7 UT An PÉTER RD Le ei Me En nm nn a———— aus F SE= TRE ET avec moins de rapidité puissent se déposer dans le creux, tandis que le courant entraine ces mêmes matières sur le plan incliné E, ménage dans la partie opposée. G G indiquent le sol du torrent, et/ l'élévation de ses eaux. PLANCHE V. Fig. 1. Canal d'irrigation passant au-dessous d’un grand chemin. N'est construit sur le même principe que le précédent. Son cours est de a en D; ses eaux se précipitent et se relèvent sous le chemin c par un plan incliné. Le grand chemin passe dans l’enfoncement c, au-dessus duquel remonte le canal construit en briques. Fig. 2. Manière de faire couler les eaux d’un fossé qui se croise avec un autre fosse. On pra- tique dans ce fossé inférieur a b un conduit en bois ou en pierre; on bouche avec de la terre les deux côtés du fossé supérieur cd, qui doivent contenir les eaux. Ainsi l’eau de ce dernier peut continuer son cours sans tomber dans le fossé inférieur, tandis que celle du fossé inférieur trouve une issue à travers le canal qu'on a pra- tiqué. En usage dans le départ. de la Gironde. Fig. 3. Conduit ou aqguéduc pour les trriga- tions. On construit dans la Catalogne de petites murailles en moellons, surmontées d’une fuite de pierres de taille dans lesquelles coule l'eau qu'on veut conduire d'un lieu à l'autre pour l'irrigation des champs. On évite ainsi la déper- dition de l'eau qui pénètre la terre, lorsqu'on la fait couler immédiatement sur sa surface, et l'on remédie aux inégalités du sol en formant ces espèces d'aquéducs qui sont ordinairement à fleur de terre, et qui ne s’en élèvent que lorsque les inégalités du terrain l’exigent. La lettre À représente le canal; et la lettre B, sa coupe. Fig. 4, 5 et 6. Instrumens propres à creuser des sources. Cette manière ingénieuse de former des sources artificielles est en usage dans la Lombardie. L'eau qui s'écoule des montagnes, ou des rivières plus élevées, et qui se répand dans les plaines peuinclinées entre deux couches de terre, reflue vers la surface du sol, lorsqu'on ouvre la couche supérieure qui la recouvre. Pour lui donner une issue, on creuse avec une bêche un trou dans lequel on place un tonneau sans fond, fig. 4, et dont l'extrémité inférieure des douves est crénelée. Le tonneau a 15 d.m. de haut,et 5 dans son diamètre supé- rieur; ses douves sont épaisses de 3 d. m. Afin de creuser plus profondément, et de faire en- foncer le tonneau, l’on remue, et l'on divise la terre qui est sablonneuse, avec une fourche en fer longue, y compris sa gouge, de 3 d.m., à laquelle est adapté un manche long de 34 d. m., fig. 6; il est traversé dans sa partie supérieure d'une cheville longue de 4 dm, qui sert de poignée, pour faciliter son mouve- ment. On enlève à mesure la terre avec une cuiller à long manche, fig. 5, de forte tôle, qui a en carré 2 d. m., avec trois rebords élevés d’un d. m., son manche a 3 m. de long. En enlevant le terrain, on fait enfoncer le tonneau jusqu à ce que son bord supérieur soit de niveau au sol. Alors l'eau inférieure est poussée au-dessus de ses bords, et s'écoule dans un canal préparé pour la recevoir. C'est ainsi qu'on se procure en Lombardie une grande quantité d'eau pour les irrigations. Cette précieuse méthode peut être employée avec un très- grand avantage dans des lieux et des circonstances analogues. Fig. 9. Briques concaves servant de conduit aux eaux. L'usage de ces briques est commun en Catalogne pour conduire les eaux des norias dans les pièces de terre qu'on veut arroser. Elles ont à leur extrémité la plus évasée un enfoncement dans lequel s'ajuste avec exacti- tude l'extrémité moins ouverte d'une autre brique semblable; elles sont vernissées inté- rieurement, et liées avec du ciment sur une petite muraille en maconnerie plus ou moins élevée, selon les inégalités du sol. Fig. 8. Conduits en bois. Is semboîtent les uns dans les autres, de la même manière que les tuiles dont nous venons de parler. wr lent Je so] AUX, l'extrémité Le toner nètre Supe- d. m, Afn e faire en. l'on divise le fourche eid.m., long de > Sa partie dm, n MOuye- avec une le, qui a vés d'un levant le asqu à ce ui au 0! dessus de paré pour ocure en pour les peut être tage dans ues. dé conduil t commun des norlas t arroser” yasée Un ec exactl- ne autre sseeS inté- jt sur né où mois boitent les janière qu ler, DR LV/B VE RU LUE VU LE LEVEL R CARLA RAR LVT AVR LIVR LISE LR à 3/8 LR LA 2 SALLE UVUEVRLE VA LAS LR LR LS LAS LR LE A/R EL ELA E ER LE EE FAUX ET FOURCHES PLANCHE Fic. 1. Faux à support double. Elle ne diffère de la faux ordinaire que par le support dont elle est munie, et qui sert à soutenir la paille des céréales à mesure qu'elles sont abattues par la lame. L'ouvrier peut ainsi la coucher régulière- ment sur le terrain; on évite, par ce moyen, qu'elle soit répandue confusément, et on écono- mise le temps des ouvriers qui ramassent la ré- colte. Elle est surtout utile pour la coupe des avoines. Cet instrument, dont l'usage était an- ciennement borné à quelques cantons, com- mence à être aujourdhui d'un emploi plus général parmi nous. Il apporte une grande éco- nomie dans la main-d'œuvre, et est bien préfé- rable à la faucille. Pour le former, on fixe perpendiculairement à la lame, dans une mortaise pratiquée à l'ex- trémité du manche de la faux, une pièce de bois léger À, longue de 4 à 5 d. m., de5. c. m. en carré qu’on assujettit par le moyen d'un bâton courbé C qui s'implante, d'une part, à l'extré- mité du montant À, et de l’autre dans le manche de la faux, et qui est fortifié vers son milieu par une autre pièce de bois B parallèle à la première. On garnit le montant À de trois ou quatre bran- ches O en osier, auxquelles on donne la même courbure et la même direction que celle de la lame. Fig. 2. Faux pour couper le chaume. Son manche ainsi que sa lame ont environ 3 3 d. m. On emploie les faux cassées pour faire cet instru- ment. On en fait usage aux environs de Blois, pour couper les chaumes qui servent à donner de la litière aux bestiaux. On pourrait l'em- ployer avec avantage dans les pays où l’on a PREMIÈRE. l'habitude de couper les blés très-haut. On le fait agir avec une seule main. Fig. 3. Grande faux du Brabant. La lame "102€ mi de long, sur une largeur de 1 d. m. 5 9 à son talon. Le manche, qui est recourbé, à une longueur de 1 mètre 8 d. m.; il est muni à son extrémité d’une pièce de bois en forme de béquille, que l’ouvrier passe sous son bras droit. Il est aussi percé vers son milieu avec une cheville à laquelle est attachée une cour- roie de 3 c. m. de large, dans laquelle le fau- cheur place son poignet. C'est la grande faux dont on fait usage en Brabant. L'appui qu'on lui donne sous le bras, par le moyen de la bé- quille, et à la main avec la courroie, facilite l'opération du fauchage. Fig. 4. Planchette à repasser les faux. On en fait usage dans plusieurs lieux, surtout dans le royaume de Valence, en Espagne. Elle a 67 c. m. de long, 8 de large, et elle porte à l'une de ses extrémités une poignée longue de 12 c. m. On doit employer des bois tendres pour cet usage. Fig. 5. Faux à coude servant de poignee. Elle est en usage dans le canton d'Appenzel et dans quelques autres endroits. L'ouvrier empoigne la faux d'une main par la traverse placée à l’ex- trémité, et de l’autre par le coude fixé vers le milieu du manche. Ses dimensions sont les mêmes que celles des faux ordinaires. Fig. 6. Faux à support simple en toile. Cette faux a les mêmes dimensions que les faux ordinaires; elle en diffère en ce qu'elle est munie de deux chevilles recourbées qui servent à la saisir. Elle a un support en toile B qui s'établit | IN RC AET< RO en D CR NS Rnttoes EE A sdb: ER ère as dll ‘4 \ IN f| SE 5= SE ( verticalement à la lame, en courbant une ba- guette qu'on implante dans le manche, et à la- quelle on fixe une toile grossière. Elle est en usage en Suède dans le Wermeland, et elle peut servir lorsquon veut couper les foins extré- mement courts, ou des plantes rares et peu longues. Fig. 7. Fauchoir, ou petite faux du Hainaut. Elle à 8 d. m. dans sa plus grande largeur, et 6 à 6 3 de longueur. Son manche a 5 d. m. jusqu'au point de sa courbure, et 16 de ce point à son extrémité. Cette dernière partie se termine par un plateau B courbe, ovale, large 2 ) de 5 c. m., qui s'applique sous l'avant-bras, et sert de point d'appui pour donner de la force a l'instrument. Elle porte une courroie qui sert à suspendre la faux. Un autre cuir À, attaché à l'avant-manche, entoure le poignet de l’ou- vrier lorsqu'il travaille. On fait usage dans le Hainaut et dans la Belgique de cet intéres- sant instrument, qui accélère beaucoup l'aba- tage des moissons. Il serait à désirer que son emploi s'introduisit parmi nous. On soutient la paille à mesure qu'elle est coupée, avec un crochet en fer mince, long de 5 c. m., ayant un manche léger, long d’un mètre. O e PLANCHE IT. Fig. 1. Crochet à glaner. Les femmes et les enfans qui glanent dans les champs de la Suède, font usage de cet instrument pour ra- masser les épis de blé. Ils évitent ainsi beau- coup de fatigue. Fig. 2. Faucille à demi-courbure. Elle est en usage dans quelques parties du nord del'Europe. Elle est remarquable par le peu de courbure de sa pointe. Fig. 3. Doigtier pour soyer le ble. Les ouvriers de quelques parties de la Catalogne se servent de cet instrument pour préserver leurs doigts contre le tranchant de la faucille lorsqu'ils font la moisson. Il est d'une seule pièce de bois; il a une ouverture presque carrée, dont les côtés ont 6: ce. m.; il porte 7 c. m. de son ouverture à son extrémité; il est un peu recourbé et se termine en pointe. On l’attache au poignet par le moyen de deux cordons. Fig. 4 et 5. Faux pour couper les ajoncs et la Jougere. Elle se compose d’une lame longue de 4 d. m. sur sa courbure, dont la plus grande largeur est de 8 c. m., et de 6 seulement vers le manche. Celui-ci a depuis la douille Jusqu'à sa coudure 3+ d. m., et 1 d. m. de cette dernière partie à son extrémité. Il est posé verticalement à la lame; la figure 4 représente un crochet en bois | que l'ouvrier tient de la main gauche, lorsqu'il fait agir la faux, et qui lui sert à soutenir les plantes qu'il veut couper. Le manche a 6 d. m. de long, et son crochet en a 2. Fig. 6. Faucille à pointe relevce. C'est une grande faucille dont on fait usage dans la campagne de Rome. Fig. 7 et 8. Chaumée. C'est une espèce de petite faux dont la lame peu tranchante a 4 d. m. de long. On s’en sert dans la Beauce pour ramasser le chaume. Son manche est armé d'une courroie sous laquelle l'ouvrier passe la main droite. Il tient de la gauche la fourchette, fig. 7, entre les branches de laquelle il fait entrer le chaume à mesure qu'il le coupe ou qu'il l'arrache, et il en débarrasse la fourchette lors- qu'elle est garnie jusqu'à son extrémité. Fig. 9. Faucille peu arquee. Elle est employée par les moissonneurs du royaume de Valence. Sa lame à 34 c. m. de long, sur 5 dans sa largeur moyenne; son manche a 3 c. m. Fig. 10. Faucille coudee. Sa lame, mesurée sur la courbure extérieure, a 4 d. m. de long; elle forme un coude long de 6 c. m.; son manche, qui a 13 c. m. de long et 3 4 de dia- mètre, se termine par une petite éminence qui sert à arrêter la main; on l'emploie en Espagne. bras, ef la force< QU sert} » attache à et de l'ou- 19e dans le et intéres. Oup l'abae Que son | soutient » AVEC un l; ayant | lorsqu'il tenir les 6 d. m. est une dans la spèce de chante à la Beauce » est arme T passe la surchette, Ile 1l fait pe où quil hette lors« à employée ilence. Sa sa largeur à mesurée . de long; nine sol 1 de dur inence qu a Espagne DR| PLANCHE III. Fig. 1. Fourche à six dents. Elle se compose d'une pièce de bois à laquelle on adapte six dents, et un manche courbé, lettre À. Elle est d'usage pour enlever la paille après Le battage, et pour les autres opérations où l'on veut soulever de petits corps.| Fig. 2. Manière de former les fourches. On fait un orand commerce de fourches de mico- . $ coulier dans le département du Gard. On donne de la régularité à ces fourches, en fai- sant passer leurs branches dans un cadre en bois qui porte une traverse à son milieu. C'est par le moyen de celle-ci que la fourche prend l'inflexion qu'elle doit avoir, et les dents sont maintenues dans un écartement convenable avec de petits morceaux de bois, ainsi qu'on le voit dans le dessin. On à soin auparavant de mettre la branche dans le four pour la rendre flexible; elle conserve la forme qu'on lui à donnée, après le refroidissement. On peut em- ployer le même moyen avec les autres espèces de bois. On redresse le manche en le mettant dans un canal de bois. Fig. 3. Fourche à dents rapportees. Elle se fait en Suède avec une branche de bois amincie par le bout, et deux dents qu’on unit ensemble par trois chevilles. Elle peut trouver un bon usage dans les pays où, à défaut de bois conve- nable, on est obligé d'employer le pin ou le sapin. Fig. 4. Fourche à trois dents et à crochet. Elle est en usage dans le département d'Indre- et-Loire pour enlever le foin et la paille. Le petit crochet dont elle est munie facilite l'opé- ration. Fig. 5. Fourche à deux dents. Cest la fourche ordinaire. Fig. 6. Fourche à trois dents ordinaire. Fig. 7. Fourche à trois dents lice par des tra- verses. On l'emploie pour la fenaison dans le canton de Berne. Elle est composée de dents aplaties; longue de 4 d. m., traversée et assu- jettie par quatre pièces de bois, dont la plus près des pointes est aplatie, et a 26 c. m. de long, et 3+ de large; la longueur des manches 5 est de 21 d. m. | (| Le : f =- qe Se PE DEA Be NT SARL III LUE LIL URL LE LEVEL AEVIUR BA LR SAR ER IE URL R LR RER RL RE LVL QAR RE DUR LR AR LA RE LAR LR RAR QD LUE UE VLULE ÉCONOMIE DOMESTIQUE 2) PLANCHE PREMIÈRE. Fig. 1. Lit a l’espagnole ou à tréteaux. On fait usage dans presque toute l'Espagne de ce bois de lit, qui consiste en deux tréteaux, Sur lesquels on pose des planches détachées, et on étend sur ce plancher un ou plusieurs matelas. Les tréteaux ont 46 d.m. de hauteur et 1 m. 1 d. m. de largeur. Leurs pieds ont une lon- gueur de 32 c. m. sur une largeur de 6 c. m. Les planches, au nombre de six, sont larges de 18 c. m. On adapte une petite languette ou rebord en bois à l'extrémité des tréteaux, pour empêcher que les planches ne tombent. Ce genre de lit simple et peu dispendieux, a l'avantage de pouvoir être facilement préservé des punaises. IL serait à désirer qu'il fût adopté par les habi- tans de nos campagnes. Fig. 2. Crachoir. La propreté qui règne en Hollande ne permet pas qu'on crache sur les parquets. On a des crachoirs portatifs dans les- quels on met du sable. On les fait avec une boîte supportée par quatre pieds. Une pièce de bois, longue de 6 d. m., clouée en dedans sur l’un des côtés, sert à les prendre et à les transporter. Les côtés ont 4 ou 5 d. m. de longueur. Fig. 3. Ramasse pour les ordures. C'est un instrument de ménage très-commode, et en usage dans tout le nord de l'Europe. IT sert à ramasser les balayures des appartemens et autres immondices des maisons, et à les transporter facilement dans les lieux destinés à cet usage. Il est composé d'un plateau de bois bordé de trois planchettes, avec un manche eloué sur le rebord du fond. On pousse avec un balai les ordures sur la ramasse, et on les transporte sans les re- pandre. Cet ustensile serait utile dans nos mé- nages, et surtout dans les campagnes. Fig. 4. Lit en caisse. I se trouve dans quelques parties de la France et dans la Lombardie. Il a 2 m. de long sur 7 d. m. de large. Ses rebords sont élevés de 3 d. m., et ses quatre pieds de 3 d. m. Les roulettes ont 25 c. m. de diamètre. Fig. 5. Décrottoire. Cest une pierre de taille, formée angulairement dans sa partie supérieure, avec une lame de fer fixée à son sommet. On en fait usage en Italie. Fig. 6. Décrottoire en arêtes. On met ces dé- crottoires à l'entrée des appartemens dans quel- ques lieux de la Suisse. Elles sont faites avec une planche épaisse et taillée en arêtes, et ont l'avantage d'être moins coûteuses, et de durer plus long-temps que les nattes de paille. Fig. 7. Lit en forne de banc. Les habitans des campagnes, dans le Danemarck, la Suède et la Norwége, ont l'habitude de coucher dans ces lits, qui, le jour, servent de bancs. Ils sont composés d'un coffre avec un couvercle à char- nière qui s'appuie, pendant la nuit, contre le dossier du banc. On met dans l'intérieur un matelas, sur lequel on dort. Fig. 8. Porte-manteau mobile. Il est fait comme un porte-manteau ordinaire, à l'excep- tion qu'il a deux anneaux, avec lesquels il s'at- tache à deux crochets fixés dans une muraille. Il a 17 d. m. sur 23 c. m. Il est commode, en ce quil peut être facilement changé de place. PLANCHE IT. Fig. 1. Petrissoir a double levier. C'est une table portée par quatre pieds, sur laquelle on pétrit la pâte en haussant et en baissant alter- nativement la portion du levier C, par le moyen de la poignée adaptée à son extrémité. L'autre partie du levier qui est fixé sur la table par l'un =— de ses bouts, est contenue dans son action par deux montans&, et va se rattacher par la pièce de bois 2 à la pièce ce. Toutes ces pièces jouent autour des chevilles qui les réunissent, de ma- nière à faciliter le travail de l’ouvrier. On en fait usage dans le Boulonnais pour pétrir la pâte du pain. On la nomme gramola. Fig. 2. Petrissoir à simple levier. Sa table s’ap- puie contre une muraille, par le moyen d'un crampon. Elle a 13 d. m. de long. Les pieds sur lesquels elle porte sont élevés de 34 c. m. Elle n’a qu’un simple levier, long de 20 d. m. sur une largeur de 8 c. m. et une épaisseur de 6 c. m. Les Italiens en font usage pour les ma- Caromis. Fig. 3. Passoire en terre. C'est un vase en terre, à rebord et percé de trous, à travers PLAN Fig T. Étuve. Cette étuve, qui sert dans l’of- fice à faire les confitures, et à d’autres usages du même genre, consiste dans une armoire garnie de tablettes, sur lesquelles on met les préparations, ou les objets qu'on veut faire sé- cher dans un court espace de temps. Le fond est percé d’une ouverture sous laquelle on met une bassine A, remplie de charbon allumé. On perce deux trous sur les côtés de l'étuve, dans la partie supérieure, afin de donner une issue à l'air humide produit par l'évaporation. Fig. 2. Réchaud en grès. On creuse et on taille des morceaux de grès en Toscane, et on en forme des réchauds pour les usages de la cuisine. Fig. 3. Reéchaud d'argile. Les paysans des en- virons de Valence font, pour leur usage, des réchauds très-économiques.[ls recouvrent d'ar- cile des fonds de pots cassés, en formant à la partie supérieure trois divisions qui servent à soutenir le vase qu'on veut mettre chauffer. Fig. 4. Couloire en toile. Elle peut être utile pour diverses opérations de ménage, pour les confitures, pour l'extraction des sucs, etc. Fig. 5. Pot pour cuire à l’eétouffee. On l'em- ploie dans les ménages de Bordeaux. Sa forme est avantageuse, en ce que les bords du pot étant élevés et surmontés d’un couvercle qui descend % desquels s'écoule l'eau des légumes qu'on jette dans la passoire après les avoir fait cuire. Fig. 4. Mâächoire pour comprimer les bouchons. Cet instrument est employé par M. Apers pour ramollir les bouchons des bouteilles et des bo- caux dans lesquels on veut conserver des subs- tances alimentaires. Ces bouchons entrent ainsi plus facilement, et bouchent mieux. L'intérieur de la mâchoire est taillé en lime. Fig. 5. Tonneau à presse. Usité dans le canton de Berne pour la salaison des viandes. Lorsque la viande est salée et arrangée dans le tonneau, on la couvre avec la rondelle À, qui a 28 c. m. de diamètre, et sur laquelle agit la pression de la vis. Le tonneau a 41 c. m. de haut, 34 de diamètre à sa base et 29 à son orifice. Ce petit appareil facilite les salaisons. CHE III. bien plus bas que ces bords, la vapeur, ne pou- vant sortir que difficilement, se concentre, et opère plus facilement la cuisson. L’arum de la viande se conserve mieux. Fig. 6. Billot pour hacher la viande. porte, sur les trois côtés, des rebords en planches, qui contiennent la viande lorsqu'on la hache. Usité en Lombardie. Fig. 7. Marmite pour faire cuire à la vapeur. Le vase À à un fond percé et supporté par trois pieds. Son rebord est garni de deux anses, qui servent à le mettre dans la marmite A. On la remplit, dans cet état, avec des racines ou des légumes quelconques, après y avoir mis la quan- tité d'eau nécessaire, sans cependant qu’elle touche le fond du réceptacle. On ferme ensuite la marmite avec le couvercle C. Fig. 8. Gril a deux battans. Il est construit avec deux cadres de fer, réunis par deux char- nières et garnis d'un treillis en fil de fer. C’est sur une des parties de ce gril qu'on pose la viande, en rabattant l'autre partie. On re- tourne le tout ensemble lorsqu'on veut faire cuire l’autre côté de la viande. Chaque portion du gril est munie, à cet effet, de quatre petits pieds destinés à la soutenir. Usité en Savoie. w Fa D a ee ne Tan no Re D ee ne DRSR mNeR e à om Li 7 2 ce 2e Lost À A #4 À ; D= 7 Ex#2& À: s© RS RSR RO NT TE UE APE 5 à+ # Où À à | !| 1| ñ || .* RE| RETREE TRES EE ER LA /\ PRET f€}| ra 1 zx |||/ AS LEA: 3| cs DÉURES 7 SERRE TT zgue F= à à| 14 ÿ fi t = à b De, 2:=»,-> AS rs RE= RUE NES UN A == e ref. 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D'APRÈS LES DESSINS FAITS DANS DIVERSES PARTIES DE L'EUROPE, PAR LE COMTE DE LASTEYRIE, : É PA de 10 planches avec un txt erfluhf || contenant:| | Tartes. 4 2,€: à Farine AAA,| Culéurés devéties 7472|. A ans pl(Let PCT ES& rm PR LR EEE rer PARIS, À L'ÉTABLISSEMENT LITHOGRAPHIQUE DU COMTE DE LASTEYRIÉ, RUE DU BAC, N° 58. DE L'IMPRIMERIE DE RIGNOUX, RUE DES FRANGS-EOURGEOIS-S.-MICHEL, N° 8. VOBALBLALÉSIELY PES 1820 {K | | | | | | EE—:—= es e= nn== BE ES——— ET a EE— ss== ESS ———— RE EE—————= SRB ER ER RER D ER RER RU R RUE LR ER RE EE CR RSR LL RER LR RUE ARR RAR ER OR RU RL ERREUR LEA RAR RAR LL LU AE A LLRI URL RTEUS VOLAILLE PLANCHE Fior. Nids de poules en briques. On construit, en Andalousie, ces sortes de nids pour faire couver les poules. A cet effet, on applique, à angles droits, contre une muraille, deux tuiles ou briques qu'on recouvre avec deux autres en forme de toit; on continue ainsi de suite, et lon pose sur le devant une rangée de tuiles qui forment le nid. On cimente le tout avec du plâtre. Ces nids sont d'une construction peu dispendieuse, et peuvent être entretenus avec propreté. Fig, 2. Cage pour porter la volaille au marche. Elle est faite avec un cercle en bois, percé de trous pour donner de l'air, avec un fond en bois ou en toile, et recouvert d’une toile en forme de cône. On laisse une ouverture par le haut pour faire entrer les oiseaux. Fig. 3. Entonnoir pour gorger la volaille. W est en fer-blanc, taillé en bec de flûte à son ex- trémité. Il a 33 c. m. de long et une ouverture du diamètre de 8 c. m., et de 2 c. m. vers son extrémité, On l’'emploie à Toulouse pour faire avaler la nourriture aux oies mises à l'engrais. Fig. 4. Poulaïller formé avec une échelle. On plante quatre poteaux dans une cour, sur les- quels on assujettit une échelle, et on établit au dessus une toiture en paille. On y adapte une échelle formée avec une perche traversée de bà- PREMIÈRE. tons. Se trouve dans le département des Landes. Fig. 5. Poularller forme avec une roue de char- rette. On prend, dans le même département, une vieille roue de charrette, qu'on assujettit au haut d'un poteau; on y met un toit, sous lequel la volaille va coucher au moyen d'une échelle. Fig. 6. Cages pour la volaille ow pour les oiseaux. On les construit, en Catalogne, avec l'arundo calamagrostis. L., sur des dimensions plus ou moins grandes. On a, à cet effet, un plancher rond, aux bords duquel on attache avec des ficelles les jones qui se croisent en losange. Fig. 7. J'uchoir incline pour la volaille. On fixe, sur Le sol et contre une muraille, dans un poulailler, deux pièces de bois entaillées, et posées dans un plan assez incliné pour que les volailles ne soient pas verticalement les unes au-dessus des autres. On place d'une entaille à l’autre des perches qu'on assujettit avec des clous. Usité aux environs de Paris. On établit, aux deux extrémités d'un pou- lailler, deux piquets, sur lesquels on fixe une ? hd) traverse, et l’on cloue, d’une traverse à l’autre, des perches sur lesquelles se pose la volaille. On s'en sert dans le Milanais. PLANCHE IT. Fig. 1. Pots 4 faire nicher les moineaux. Dans la commune de Savigny, département de Seine-et-Marne, on prend les moineaux en garnissant les arbres avec des pots, dans les- quels ces oiseaux destructeurs viennent faire leurs nids. Fig. 2. Poulailler ambulant. On a la cou- tume, dans plusieurs villes de Hollande, de construire ces petits poulaillers qu'on conduit, pendant le jour, dans les rues ou sur les places. Ils ont environ 6 d. m. d'élévation. Les poules entrent et sortent à volonté par une petite porte Fig. 8. Juchoir horizontal pour la volaille. 4 Ë È i A if | À ah 11 ee a nt RE GRO 4 { pratiquée à l’une des extrémités, et vont cher- cher leur nourriture dans les rues. On prend les œufs; on nettoie le poulailler au moyen d’une porte située sur un côté et fermant à clef. On construit, dans l'intérieur, les nids où vont pondre les poules, ainsi qu'on l’a indiqué dans le plan lett, A. La partie supérieure est garnie de bâtons, sur lesquels se reposent ces oiseaux. Fig. 3. Panier a filet pour porter les volailles. On porte sur les marchés les volailles dans des corbeilles avec un petit rebord, auquel on adapte un filet. Cette méthode, usitée en Tos- cane, est très-commode. Fig. 4 Nids pour les canards. Ces nids ont 2 \ ] une forme de poires, et sont nattés en joncts où en paille. On les pose sur une planche soutenue au-dessus de l’eau par deux piquets. On adapte sur le bord de la planche une planchette à échelons, qui plonge dans l'eau, et facilite aux canards l'accès de leurs nids. En usage sur les canaux de Hollande. Fig. 5. Abris pour les oiseaux aquatiques. On les construit en Hollande et en Allemagne. On forme un plancher, au milieu duquel on établit un poteau qui soutient un toit en paille. Les oies et les canards viennent se reposer sous cet abri, qu'on fixe sur la surface de l'eau. tes en Jonts dl lanche Souteme uets, On adapte 1e Plnchete| ! et facilite any 1 Usage sur ls Aquatiques,(n Allemagne, ir iquel on établi en paille, Les Poser sous cet l'eau, DORA AR UV RAA UITAVELAAUVLEULVILULILILULITVEUVLTATILVULALIAUVLLLVEAUULURLEULUUAUULLUE VA AU VA LIVLALEUVLULALULLULAVUEUVELRE RER JARDINAGE. PLANCHE PREMIÈRE: Fig. 1. Echelle à marchepied. On l'emploie, dans les Landes de Bordeaux, pour monter aux arbres dont on veut extraire la résine. Elle peut trouver une application utile dans l'économie rurale. Elle est très-légère, et se transporte faci- lement. On pique dans la terre sa pointe, qui est armée d’un fer, eton appuie contre l'arbre la partie convexe de l’autre extrémité. On la forme avec une pièce de bois que l'on amineit, en conservant les parties qui doivent servir de marchepied. On les entoure avec un fild'archal, lorsque le bois a des fibres peu tenaces. Fine Échelle à gradins et a reposoir. Sa hau- teur est de 2 m.:; le reposoir a 6 d. m. sur 8. Fig. 3. Échelle à reposoir pour cueillir les feuilles des arbres. Elle est en usage dans le royaume de Valence pour la récolte des feuilles de mûrier. Elle a quatre montans, longs de 17 à 18 d. m., écartés, à leur base, de 13 d. m. d'un A’ L] A LA 4 côté et de 8 2 sur l’autre côté. Ges montans sont liés par des traverses qui servent d'échelons. Le reposoir à 2 d. m. de large sur 7 de long. Fig. 4. Échelle à crochet. Elle a deux chevilles à sa partie supérieure, qui servent à l'accrocher aux branches. Elle est aussi employée pour mon- ter contre les murailles des espaliers, sans en- dommager les arbres ni les fruits; mais, dans ce cas, les chevilles sont posées à angle droit. Fig. 5. Échel e pyramidale. En usage en Tos- cane pour cueillir les feuilles des müriers, et les raisins des ceps qui grimpent sur les arbres. Fig 6. Échelle à support. Elle est soutenue par une perche fixée sur une pièce de bois qui tourne à volonté, et facilite l'écartement de la perche. Elle est très-commode dans le jardinage. Fig. 7. Échelle ordinaire, longue, légère. On en fait usage dans la vallée de Montmorency pour cueillir les fruits. Elle est faite de perches très- minces, longues de 60 d. m., écartées de 16 c. m. par le bas et de 14 par le haut. PLANCHE I. Fig. 1. Tonneau pour faire croître la salade. On en fait usage dans les voyages maritimes. On le remplit alternativement d’une couche de sable et d'un lit de racines de chicorée, ayant soin que le collet des racines soit placé à l'ouverture des trous: celles-ci poussent des feuilles qui don- nent une salade connue sous le nom vulgaire de barbe de capucin. On peut faire trois coupes dans quarante jours. Les diamètres des trous, ainsi que leur distance respective, sont de DCE. Fig. 2. Pache économique. Pour construire ces baches, dont on fait usage en Espagne pour avoir des primeurs, il faut creuser en terre un trou dont on revêt les côtés en maconnerie. On plante dans la bache, du côté du nord, un rang de pieux fourchus à leur extrémité, et d'une | | certaine longueur: on établit à fleur de terre, du côté opposé, un égal nombre de piquets fourchus, et l’on place, d’une fourche à l'autre; des lattes qui, se trouvant inclinées, servent à soutenir les paillassons, dont on se sert pour couvrir la bache pendant la nuit, ou lorsque le temps est à la gelée. La partie située du côté du nord, ainsi que les deux extrémités, sont garnies de planches ou de paillassons. On peut cons- truire ces baches à peu de frais. Fig. 3. Couches en briques. On fait, dans le royaume de Valence, des couches avec des bri- ques, qui forment des carrés dans lesquels on met du fumier, et où l'on sème les graines des plantes que l’on destine à la transplantation. La coupe est indiquée par la lett. A. - a Fe HR LE (2) Fig. 4. Couches en cannes. Elles sont en usage à Gandia, dans le royaume de Valence, On plante en terre des roseaux les uns contre les autres; on en forme un carré long, dans ie- quel on sème les graines des plantes qu’on veut transplanter. On les recouvre de paillassons pa- reils à celui qu'on a représenté au-devant de la couche. Fig. 5. Couche portative. C'est une caisse sou- tenue par quatre pieds, qu'on place à l'exposi- tion du midi, et qu’on peut rentrer dans des étables pour lui procurer de la chaleur. On en fait usage dans le canton de Glaris et dans la Suède, pour se procurer des plants hâtifs. Fig.G. Ados pour les primeurs. Les jardiniers des environs de Florence forment des ados in- clinés de 40 degrés, et exposés aux rayons du soleil, soit vers le midi, soit vers l’orient. Ils plantent sur le sommet de l’ados une haie, ordi- nairement en sureau, afin d'abriter les jeunes plantes contre le froid et les vents. Ils se pro- curent ainsi des primeurs sans aucun frais. PLANCHE III. Fig. 1. Paniers pour garantir les arbres. Ces paniers, qui n'ont point de fond, sont cons- truits avec des cannes, et ont 12 d. m. de haut sur 2 d. m. de diamètre. On les enfonce en terre, après y avoir fait entrer les jeunes arbres qu'on veut garantir contre les bestiaux. On en fait usage en Catalogne. F 19. 2. Pieux places triangulairement pour conserver les arbres. On les réunit à leur sommet par trois planchettes. Canton de Glaris. Fig.3. Doubles pieux pour préserver les arbres. On les réunit par deux traverses. Se voit dans le canton d’Appenzel. Fig. 4. Pormmette pour cuerllir les fruits, à six branches. Elle se compose de six branches de fer fixées par une gouge à une perche de 2 ou 3 m. de long. On saisit avec la pommette le fruit dont on a fait passer la queue entre les branches, et on le détache en tournant un peu l'instrument. On s'en sert dans le royaume de Valence pour cueillir les oranges. Fig. 5. Griffes à üge pour grimper sur les arbres. Ce sont des étriers À, bifurqués, à leur extrémité, en forme de griffes, et ayant une tige qui s'attache à la jambe. On pose les pieds entre la griffe et la tige, et l’on fait entrer au sommet de celle-ci une courroie double qu'on attache à la jambe. Ayant ainsi une griffe à chaque jambe, on grimpe avec une grande fa- cilité au sommet des arbres les plus élevés, sans aucun danger. La tige a 24 c. m. de long, à prendre de la coudure inférieure, et 5 c. m. de celle-ci au talus. La partie sur laquelle repose le pied en à 9. Le bout des griffes est écarté de 3 e. m. La courroie, qui porte une boucle, est longue de 45 c. m. Fig. 6. Griffes sans use. Elles ne diffèrent des précédentes qu'en ce qu'au lieu de uge elles ont des griffes sur les deux sens. On les attache aux pieds avec une corde. On fait entrer dans le tronc de l'arbre la vis de l'anneau A, pour re- poser les pieds, lorsqu'on veut s'arrêter dans une partie de l'arbre, Fig.7. Crochet a cueillir les fruits. Une diffère du suivant que par la longueur du manche et par la forme du crochet en bois. Il est usité en Suisse pour la récolte des fruits. Fig. 8. Crochet à cueillir les fruits. I se com- pose d’un crochet en fer, emmanché d’une perche de 2 m., ayant à son extrémité une plan- chette longue de 2 d. m., garnie d’une cheville. Elle recule ou avance sur la perche sans pouvoir en sortir, à cause du bouton qui est au bout de celle-ci. Lorsqu'on est monté sur un arbre, on saisit les branches avec le crochet; onles attire à soi, et on les retient dans cet état en accro- chant la planchette à une autre branche. On en fait usage dans le Valais. Fig. 9. Pommette en parñier. Cest un petit pa- nier de 12 c. m. de diamètre et de 7 de hauteur, dont les bords supérieurs sont garnis de dents longues de 4 c. m. Il est armé d’une perche légère. On en fait usage dans le canton de Zurich. El sert à cueillir toute espèce de fruits. Ur, On en et dans l, , es ados m. rayons du ontent,[fs haie, ordi. Les jeunes Is se pro- frais. > repose le écarte de ucle, est rent des ge elles attache x dans le pour re- r dans unê {ne diffère manche et st usite en I] se com- nché d'uné 6 une plan- ne cheville. ans pouvoir ss au bout run arbre; onlesattité jt en accro" che. On él un pet Pi de hauteur js de dents ‘une perche n de Zurich jts, RSR RAA LE LUE AL LE LL LOL LAS LR LAS LUE LAS LEUR LUE LRU LR LUE LE BULLE LIRE LU UAE LULUUE LL LUE LUE ELEUVELLLIS À CELA Len Ls. LA: Le d CULTURES DIVERSES. PLANCHE PREMIÈRE. Fig. 1. Marière d’ecobuer la terre. L'écobuage des terres a trouvé un grand nombre de contra- dicteurs. La pratique qui a lieu en Catalogne, depuis un temps immémorial, prouve que cette méthode, lors même qu'elle est pratiquée an- nuellement, est un grand moyen de procurer la ferulité au sol. On écobue la terre tous les ans dans quelques parties de la Catalogne, et dans d’autres, tous les trois ou quatre ans, sur- tout dans les terrains argileux. Et cette opéra- tion, dispendieuse dans un pays où le bois est cher, procure chaque année de bonnes récoltes. Après avoir labouré un champ, on place, de distance en distance, de petits fagots de brous- sailles, autour desquels on ramasse la terre avec l'instrument représenté fig. 2. On jette ensuite avec cet instrument, sur les fagots, les plus grosses mottes, et puis les plus petites; enfin on recouvre le tout de terre, en se servant d’une large houe. Pendant le temps de la combus- tion, on jette de nouvelle terre sur ces mon- ceaux, nommés formigas.[ls ont ordinairement 1 m. de diamètre à leur base, sur 5 d. m. d’élé- vation. On en fait aussi de forme oblongue. On répand la terre sur le champ lorsqu'elle à été brûlée, et on donne un labour avant d’ense- mencer. La terre, ainsi préparée, est aussi fertile que si elle eût été bien fumée. C'est une pra- tique importante qui demande à être tentée, et dont l'introduction parmi nous pourrait fer- tliser des terres qui restent improductives par défaut de fumier. Fig. 2. Houe à huit dents. Elle est employée pour l'écobuage. PLAN Fig. 1. Fauchon pour couper les ajoncs et Les bruyeres. Ü a une lame fort épaisse, longue de Fig. 3. Rames pour les tomates. On les établit avec quatre roseaux liés à leur sommet. Les to- mates, les courges, etc., étant élevées au-dessus du sol, mürissent plus facilement. Usité en Es- pagne. Fig. 4. Rames pour les pois. On plante en terre deux piquets fourchus, sur lesquels on pose une traverse. On enfonce en terre, à une certaine distance des côtés de cette traverse, des lattes qui viennent sy appuyer, et après lesquelles grimpent les haricots ou les pois. C'est la ma- nière de les ramer dans quelques parties de l'Allemagne. Fig. 5. Culture d’asperges. On emploie dans le royaume de Valence, pour faire blanchir les asperges, des portions de canne( arundo donax. L.) qui sont ouvertes par un bout, et fermées par un nœud conservé à l’autre extré- mité. Lorsque les asperges sont élevées hors de terre à la hauteur d’un d. m.+, on les fourre dans la canne, qui défend tout accès à l'air et à la lumière. C’est ainsi qu'on les fait blanchir. Les morceaux de canne, longs de 2 d. m., sont taillés en biseau, afin qu'on puisse les enfoncer plus facilement. Fig. 6. Couteau à couper les asperges. C'est avec cet instrument que les cultivateurs des en- virons dé Paris coupent la tige des asperges à 7 ou 8 c: m. au-dessous de la superfie du sol. La lame, longue de 5 d. m., a, dans la partie courbe de son extrémité, des dents inclinées vers le manche. Elle est épaisse de 4 à 5 m. m. et large de 2 e. m., et de 24 dans la partie dentée. CHE II. 3 d. m., et large de 16 c. m. vers le manche Elle est nommée dayat dans le département LORS | 4 ee, des Basses-Pyrénées, où on en fait usage. Son manche a 12 d. m. de longueur. Il est muni, vers le milieu, d’une poignée coudée, longue de 3 d. m. Fig. 2. Couperet pour tailler les broussailles. Il est usité dans l'Andalousie pour couper les camerops humilis. L., très-communs dans les champs. La lame a 22 c. m. de long sur 14 de large. Le manche a 8 d. m. de long. Fig. 3. Tranchoir pour les bruyères. On le nomme#2dar dans le département des Landes, où il est employé pour couper la bruyère. Sa lame a de 25 à 35 c. m. de long sur 8 ou 16 de large. Fig. 4. Tranche-gazon. Son manche à bé- quille, long de 13 d. m., s'attache à la gouge d’une lame longue de 4 d. m. et large de 11 à 12 c. m. Lorsqu'on veut enlever des garous pour faire des rigoles, on désigne l'alignement avec un cordeau; et, après avoir coupé l'herbe et la terre avec cet instrument, on dégage avec une bêche. Fig. 5. Support pour les citrouilles. C'est un panier en entonnoir, à la base duquel est fixé un piquet qui s'enfonce en terre. On y pose les citrouilles, aux environs de Rome, pour qu'elles ne soient pas gâtées par l'humidité du sol. Il a une ouverture de 38 c.m. et une longueur de 26. Fig. 6. Faucille à transplanter. Les culuva- teurs des environs de Valence en font usage pour couper la terre et une portion des racines d’une plante qu'ils veulent transplanter. Le tranchant se trouve sur la courbure extérieure de la lame; 11232.d.m.;lermanche a 22.c.m:. Fig. 7. Batte a manche. On s'en sert pour battre les aires de grange, les allées, eic. Elle est faite avec un billot de bois, long de 35 c. m., large de 20 et épais de 9, et un manche incliné, long de 9 d. m. Fig. 8. Crochet pour esherber entre les paves. Il est employé à Paris pour déraciner les herbes qui croissent dans les cours entre les pavés. Son manche a 7 d. m. Son fer a 10 c. m. de sa pointe à sa coudure, et 15 de cette partie à son extré- mité supérieure, Fig. 0. Épée pour tailler les feves. Les culti- vateurs du royaume de Valence en graissent leurs rizières avec la tige des fèves /aba equina. L., qui parviennent, à la fin de mars, à une éléva- tion de 14 à 15 d. m. Alors un ouvrier, en fai- sant agir, à droite et à gauche, une large épée tranchante des deux côtés, taille les tiges des fèves en trois longueurs à peu près égales. La lame à 6 d. m. de long. Ce genre d'engrais pour- rait remplacer avec avantage les fumiers. Fig. 10. Cuiller pour enlever les yeux des pommes de terre. L'économie des matières nu- tritives est toujours une chose importante dans les temps de disette. Et comme l'œil de Ia pomme de terre est susceptible de reproduire la plante, on enlève ces yeux avec célérité, en employant une petite cuiller en fer, de forme semi-sphérique, à bords tranchans. Fig. 11. Batte-gazon. Il est employé pour affermir les gazons que l'on dispose pour former des bancs. C’est un billot de bois, long de + d.um., large dexr c-m:;vet: épais-de 8e. m:. Il a une poignée longue de 12 c. m. Fig. 12. Pincette pour ramasser les châtaignes. Elle est faite avec un morceau de roseau fendu en deux, et courbé par le moyen de la chaleur. -On l’emploie en Toscane pour ramasser les chà- Ï taignes qui sont couvertes de leur enveloppe piquante. Cette pince, très-élastique, s'ouvre d'elle-même lorsqu'on cesse de la presser. Fig. 13. Tabouret pour egruger les panicules de mais. On y adapte une lame de fer dont les bords sont posés dans un sens vertical. Un ouvrier, assis sur le tabouret, prend à deux mains un pa- nicule de maïs, qu'il égraine en frottant contre le bord supérieur de la lame. On en fait usage dans le département des Hautes-Pyrénées. Fig. 14. Sac pour cueïllir les feuilles. On fixe à son ouverture un cercle en bois avec une corde, à laquelle on attache un petit crochet. L'ouvrier, monté dans un arbre, suspend le sac à une branche par le moyen du crochet, et il le rem- plit de feuilles à mesure qu’il dépouille les bran= ches. En usage dans le duché de Parme, y—_ EE——— Les cul. Sent leurs Una, L, ne eléva. r, en fai. ar ve épée tiges des vales, La as pour. $, eur des ères nue ate dans il de la roduire rité, en forme pour jrmér ng de 3C.m. taignes, u fendu chaleur, les chà- rveloppe | SOUVE ser. nicules de Les bords ouvrier, {NS Un pa” nt contre fait usage nées. On fixei ine Cor, Louvre ac à Un il je rem” eles prans né DR SLR RER RE RE RE RL LR ARR RD AR RE EE LE LR RE LR LR URL RE RE ERREUR LR DER LEUR RE LE RR LR R ERREUR TRI LELELELLRILRERÉ ED HAIES ET CLÔTURES. PLANCHE X. Fig. 1. Clôture à poteaux traverses par des planches. Après avoir formé une ouverture de part en part dans des poteaux, on les plante en terre, à une distance proportionnée à la lon- gueur des planches; et l'on fait entrer celles-ci dans les ouvertures, en les plaçant les unes sur les autres. Les poteaux ont 4 d; m. en carré sur 15 de haut. On en fait usage dans quelques par- tes de l'Allemagne. Fig. 2. Clôture en planches maintenues contre des traverses. On plante en terre des planches plus ou moins rapprochées, et on les soutient contre deux traverses doubles attachées avec des chevilles de bois. Il suffit de mettre des traverses d'un seul côté de la clôture; on leur donne 2 d. m. de largeur. Cette clôture a de r1 à 13 d. m. de hauteur. Fig. 3. Clôture en planches fixées dans des traverses. On l'emploie en France et ailleurs, et on lui donne ordinairement une élévation de de 11 d. m. La traverse supérieure, qui est plus forte que celle du milieu, a 2 d. m. en carré. Fig. 4. Clôture en bruyère sèche. Elle est en usage dans quelques parties de la France. On se sert, pour la former, de la bruyère qui est connue par les botanistes sous le nom d’erica scoparia. L. On plante des piquets en terre pour soutenir des lattes contre lesquelles on retient la bruyère. On plante celle-ci debout, et on lui donne une épaisseur convenable, c’est-à-dire de 2 à 2 3 d. m. La hauteur est ordinairement de 14 d. m. Fig. 5. Cloture avec des gaules recourbées en demi-cercle. On en fait usage à Rome dans les jardins d'agrément pour mettre en espalier ou pour fixer des fleurs. On lui donne l'élévation convenable. Fig. 6. Haie vive en losange. On plante en terre des baguettes de bois qui prend de bouture. On Les incline les unes contre les autres, à peu près sur un angle de 45 degrés et dans une di- rection opposée. Les losanges ont 3 d. m. d’un côté à l’autre. On donne à la haie de 15 à 16 d.m. de hauteur. On entaille quelquefois les baguettes dans leurs points de rencontre, et on les lie en- semble, afin de les unir et de leur donner ainsi un grand degré de solidité. Il pousse des bran- ches latérales qui garnissent la haie de toutes parts. On la tient à une épaisseur de 4 d. ii, ou plus, si on le juge à propos. On la taille par le haut. On se sert ordinairement du bois de saule. On en fait usage, dans plusieurs en- droits, pour clore les champs, et surtout les jardins d'agrément, PLANCHE XI. Fig. 1. Escaliers pour franchir les murailles de cloture. On pratique ces escaliers en Biscaye et ailleurs, lorsqu'on veut pouvoir franchir les murailles, et interdire le passage aux bestiaux. On les forme par la disposition des pierres, dont la moitié se trouve incrustée dans la maconnerie, et l'autre partie en dépasse la superficie. Fig. 2. Escalier en Lois, pratiqué sur un talus de terre. Lorsqu'on veut empècher que les bes- Uaux ne puissent monter sur un terrain en pente, EEE rte PE TS PRES | \ on y fixe, avec des chevilles, des pièces de bois disposées en gradins, qui soutiennent la terre, et en facilitent l'accès aux hommes. Usité dans le canton de Zurich. Fig. 5. Échelons sur un talus en terre. On pose aussi ces échelons pour descendre dans un fossé, ou pour le remonter. On les lie au sommet par deux tenons lorsqu'ils sont doubles, comme dans le dessin, ou on les fixe en terre avec des che- villes. Usité dans le canton de Soleure. Fig. 4. Marchepied pour franchir les barrières. On place à travers la barrière deux planches croisées, et soutenues par quatre pieds ou sup- ports fixés en terre. On facilite, par ce moyen, dans le canton d’Appenzel, le passage des bar- rières. Fe Manière de fermer les barrières. On fait passer à travers les deux poteaux d’une bar- rière deux traverses qu’on arrête, à l'une de leurs extrémités, par des boulons, dont le su- périeur recoit dans l’un de ses bouts une verge \ F4 de fer qui, étant percée à son extrémité, entre dans le boulon inférieur, auquel on attache un cadenas, ainsi qu'on le voit représenté sous la fout A: Fig. 6. Barrière inclinée. Ces barrières usitées dans l'Oberwald, en Suisse, se composent d’un poteau, au sommet duquel on fixe une longue pièce de bois, dont l’autre extrémité repose par terre. On les établit sur les bords des chemins, afin d'empêcher les passans de frayer des sen- tiers dans les terres labourées ou ensemencées. Le poteau a 1 m, de naut, et la barre en à 4 ou p. Fig. 7. Fosse muni d'une muraille en pierre et en terre. Ce genre de clôture, usité en Da- nemarck, peut s'employer avec avantage dans les sols pierreux. On élève une muraille en pierres sèches, et on la revêt de terre, sur la- quelle croît le gazon, amsi qu'on le voit dans la coupe qui en est donnée. [aa PLANCHE XII. Fig. 1. Barrière qui se ferme d'elle-même. Elle est soutenue, dans sa partie supérieure, par un gond, et elle s'appuie, dans sa partie inférieure, alternativement, lorsqu'on la pousse en dedans où en dehors, sur deux pièces de fer implantées à la base du poteau, au moyen d'un demi-cercle en fer qui porte à ses extrémités une espèce de fourchette, ainsi qu'on le voit à la lett. À, qui représente en même temps la coupe d'une por- tion de la barrière. Le loquet de la barrière, lorsque celle-ci se rabat, s'élève sur la pièce de bois B, tombe dans une encoche qu'elle porte à son milieu, où il se fixe, et avec lui la porte de la barrière. Fig. 2. Barrière dont la porte est soutenue par un poteau. Cette porte, qui est attachée, avec des liens de bois, à l’un des poteaux, se fixe sur deux entailles faites au poteau opposé. Usité en Suède. Fig. 3. Barrière à traverses mobiles. On fiche l'extrémité des traverses dans les trous qui se trouvent sur les côtés d’un poteau, et lon fait entrer l'autre extrémité dans les trous corres- pondans de l'autre poteau, par le moyen d’en- tailles pratiquées au-dessus et sur le côté de ces trous. On enlève les traverses lorsqu'on veut laisser passer les bestiaux. Usité dans le dépar- tement des Landes, Fig. 3 bis. Barrière à double porte. La peute porte sert au passage des hommes et à celui des animaux de petite taille. En usage dans le dé- partement de la Haute-Vienne, Fig. 4. Barrière à roue, On place une roue à l'extrémité inférieure des portes des barrières, lorsqu'elles sont trop massives, et qu'elles ont une trop longue portée. PRSGE Barrière composee de deux poteaux et d’une traverse. Sa traverse roule sur un poteau, et se fixe dans une entaille pratiquée à l’autre poteau. Se voit dans les Landes. Fig. 6 et 7. Barrière à bascule. Ta fig. 6 représente la barrière fermée. Lorsqu'on veut passer, on rabaisse avec la main l'extrémité des | traverses, ainsi qu'on le voit fig. 7. 8er mité, entre À attache nn ‘ Ha Î: enté sous ka AGTeS usitéas Iposent d'un une loncue € Tepose par es Chemins, ‘er des sen \Semencées. rte en à| > en pierre ité en Da itage dans uralle en e, sur la- roit dans | é yen d'en- sûté de ces s le dépar- RU ’, de pete t à celui des dans le dé- ne TOU6 À $ barriérés. qu'eles 01! en n pt + poteatt À 4 pote, jée à Faut , Ja fig. î 1{ ul squ'ol. Es nn ctrémmité de Re UNE. om n ; per é DEL LP FC#2 Lt“ NE À Ÿ/ A+ A4 Fy NE AN LE d NATATT LE US AN TAN ND ER L'e£\ Re N à MEME TS sn À AMOR PE VAL TES À SERRE Ma FR PE ACTE er PET ! | Lihoy de C de Zast l nor SV ré RRQ TEE _ EE=" EE LR Ÿ Sa= à a de, Ÿ = & 4’ t la taire . 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L'économre rurale et domestique réclament, dans l'exécution des travaux qui leur sont propres, une grande variété d'instruments et d'appareils. C'est à l'aide de ces instruments que chaque opération s'exécute avec plus de facilité, avec moins de temps et de dépense. Les divers pro- cédés d'agriculture étant, ainsi que les desoine de nos ménages, très-nombreux, les hommes ont cherché les moyens mécaniques qe pouvaient multiplier us forcés ou faciliter leurs efforts. Mais, en voulant arriver au même but, ils ont souvent été contraints, par les circonstances, de modifier les moyens dont ils se sont servis, et ils sont ainsi parvenus à des découvertes plus ou moins variées, plus ou moins heureuses: telle est la cause qui nous a procuré la variété presque innombrable d'instruments, d'appareils et de machines qui se trouvent en usage chez divers peuples, et qui souvent restent isolés dans le centre d’une localité particulière. Il faut donc, pour connaître ces instruments, les examiner, les dessiner, et les décrire avec soin, après s'être transporté sur les lieux où lon en fait usage. ue collection qui offrirait les meilleurs instruments usités chez divers Détphe, serait utile par l'application qui pourrait en être faite à nos besoins, et offrirait de l'intérêt sous le rapport de la nouveauté. C'est d’après ces considérations que l’auteur du Recueil annoncé publie, par le moyen de la lithographie, un choix des nombreux instruments qu'il a dessinés pendant ses voyages dans diverses contrées de l'Europe. Cette collection sera composée des instruments, des machines et des objets à l'usage de Fagri- culture, des ménages de ville et de campagne; et elle renfermera même des appareils propres à quelques genres d'industrie qui peuvent trouver leur application parmi les classes ouvrières les moins exercées. On y fera aussi entrer un certain nombre d'instruments peu connus ou inusites: en Europe, mais dont l'adoption peut être utile à notre agriculture. On s'est attaché à ne donner que des machines éprouvées par une longue pratique, et assez simples pour quelles puissent être construites et réparées par les mains les moins habiles. On a divisé les planches, ainsi que le texte correspondant, per séries indépendantes les unes des autres; et on les a numérotées de manière qu'elles puissent être reliées dans l'ordre de classifi- cation qui leur convient, lorsque l'ouvrage, qui formera un volume, sera terminé. On a donné par exemple, dans la première livraison, quatre séries qui seront continuées dans la seconde livraison ou dans les suivantes, et ainsi successivement pour les autres séries, On joindra à la dernière livraison une table éhodire. qui indiquera l’ordre dans lequel les séries doivent être rangées. On a adopté cette marche, afin d'éviter les me qui nuisent toujours à l'ordre et à la facilité des recherches. Ce recueil comprendra cinq à six cents dessins contenus dans cent planches au plus, format in-4°. Il paraïtra, autant que possible, chaque mois, à commencer du 1°° février 1820, par livrai- sons de dix planches, papier grand-raisin, avec un texte explicatif à deux colonnes. L'ouvrage sera terminé après la dixième livraison. On souscrit à la lithographie du comte de Lasrevare, rue du Bac, n° 58, à raison de 3 francs par livraison, et 3 fr. 30. c. franc de port, pour les départements. La lithographie, en donnant le moyen d'offrir cette collection à un prix inférieur à celui de la gravure en cuivre, ne permet pas de conserver les po le tirage sera donc réglé d'après le nombre de personnes qui se seront fait inscrire avant Le 1° juin 1820. Passé cette époque, le prix augmentera pour Ceux qui auront négligé cette précaution. artnet er à ropres,| chaque pros és ont forts. ances, s plus variété e chez eavee utile:. pport Pr par ke nt ses lagri-| DIOPTES ae res les nusites et assez ess unes des classile donné econde a à nt être rdre et , format ha ouvrage 3 franc Jui del d'après >, 1e pr j “ COLLECTION« MACHINES, D'INSTRUMENTS, USTENSILES, CONSTRUCTIONS, APPAREILS, etc, Re EMPLOYÉS DANS L'ÉCONOMIE RURALE, DOMESTIQUE ET INDUSTRIELLE. \ D'APRÈS LES DESSINS FAITS DANS DIVERSES PARTIES DE L'EUROPE, &. PAR LE COMTE DE LASTEYRIE. se€ ne ne _ ie he va HCEE tre Loan cad. CE TR | at Ta 67 ee| nn. CZ Co | Ro 2 2> Cluses dhvsses DES| k PARIS. A L'ÉTABLISSEMENT LIPHOCRAPHIQUE DU COMTE DE LASTEYRIE, RUE DU BAC, N° D8. es, bn. &' BE L'IMPRIMERIE DE RIGNOUX, RUE DES FRANCS-BOURGEOIS-S.-MICHEL, N° B. LS 24 SR 0 1829 16/6 4/08 8 NS ARR D BB US RD DD DE Q/R BR RRQ LR RU VS BD LD DB /R VV RD RD BR AIS DR Q/R A/S LAN RITES SARA 7 LL LAITAGE. PLANCHE V. Fromage de Schabzieger. La fabrication de ce fromage, qui a lieu dans le canton de Glaris, est toujours combinée avec celle du beurre. Après avoir enlevé toute la crème du lait, on fait bouillir celui-ci; lorsqu'il monte, on 4 verse du petit-lait aigri; on remue, et lorsque la masse est prise, on la jette dans des sacs de toile, pl. 6, fig. 3, ou dans des boîtes faites d'écorces de sapin, fig. 4; et l’on continue ainsi chaque jour, jusqu’à ce que les sacs soient rem- plis; on les laisse égoutter dans un lieu frais. On peut les conserver dans cet état pendant 3 ou 4 mois, avant d'en faire usage. On emploie aussi cette pâte de fromage que les Suisses nomment séré, aussitôt qu'elle sort de la chaudière; mais, dans tous les cas, elle doit être séparée de tout le petit-lait qu’elle contient: c'est pour cette raison qu'on lui fait subir une pression avant de l'employer. On met à cet effet les sacs sur un plancher, fig. 3, pl. 6, par couches de deux sacs placés transversalement les uns sur les autres. On forme ainsi des piles de 8 sacs, qu'on recouvre avec des planches sur lesquelles on pose de grosses pierres. On laisse le tout dans cet état jusqu'à ce qu'il ne s'écoule plus de petit-lait. Les sacs pèsent de 30 à 32 kilo- grammes, Pour procéder à la confection du Schabzieger, on jette sur l'aire dumoulin, fig. 7, et 8, pl. 5, Le séré contenu dans un sac, et on ajoute sur cette quantité deux mesures et demie de mélilot (Melilotus officinalis, L.) et de sel blanc, Cette mesure ux mesures de a 15 C. m. de diamètre sur 10 de hauteur. On jette l'aire du moulin 65 à 79 kilogrammes de séré, sur 5 mesures de mélilot. On fait la meule Pour triturer le quelquefois sur alors tourner tout Jusqu'à ce que les deux matières soient bien mélangées, opé- ration qui dure environ deux heures. Il faut observer que le mélilot a été auparavant bien | séché et réduit en une poudre très-fine; on remet ensuite la pâte dans les sacs, et on la | | porte au lieu où doivent se faire les fromages. | On a à cet effet des moules ou petits vases de | bois, fig. 11, pl. 5, dans lesquels on metune toile | dont les bords se replient sur la partieextérieure | du vase fig. 4 bis, se fixent avec une corde; on y Jette une certaine quantité de pâte, qu'on le bout, fig. 13; on réitère cette opération | | É 4 | frappe fortement avec un pilon aplati par | | | | | l | | | | | | | | jusqu'à ce que le moule soit rempli de pâte ien tassée, et l'on donne la dernière compres- sion avec une batte de bois, fig. 12; alors on retire ces fromages de leurs moules, et on les place sur des tabettes, fig. r. Aprèsles avoir laissés dans cet état pendant quelques jours, on arron- dit leurs angles avec un couteau, fig. 4; on fait cette opération sur le tour fig. 9. On les laisse sur les tabettes afin de les faire sécher et durcir. On les expédie au bout de 3 ou 4 mois, époque ou ils sont suffisamment secs. Ils sont d'autant meilleurs qu'ils sont plus secs et plus vieux. Ils ont atteint au bout d’une année toute leur maturité. Le seul soin qu’on doit donner aux fromages qu'on à déposés dans des magasins, c'est de brosser une ou deux fois par semaine les planches sur lesquelles on les dépose. Le prix courant des fromages de Schabzieger dans le canton de | Glaris est de 5 à 5: florins le quintal poids de marc. Il serait facile d'introduire en France ce enre de fabrication, utile pour la marine. Fig. 1. Tabettes pour conserver le fromage de Schabzieger- elles sont distantes les unes des ES] | autres de 3 d. m. Fig. 2. Sonde pour les fromages. Lorsqu'on En me (2) veut goûter les fromages et en reconnaitre la qualité, on l’enfonce en tournant, et l'on ap- porte un petit cyhndre de fromage en retirant l'instrument. La partie concave a 14€. m. de long ,etle manche en a 5*. Fig. 3. Sonde pour les pains de beurre. Elle est plus longue que la précédente, et elle est employée aux halles de Paris. Sa gouge a 13 c.m. de long. Fig. 4. Lame de couteau. pour nettoyer les fromages. Fig. 5. Couteau pour nettoyer les fromages. Sa lame, longue de 37 c. m. sur 5 dans sa plus grande largeur, a un manche long de 12 c. m.; il est employé dans le canton de Glaris et dans le Lodésan pour racler les fromages de temps à autre. Fig. 6. Balai pour les fromages. Lorsqu'on a raclé les fromages avec un couteau, on les net- toie avec ce balai. On s'en sert aussi pour en- lever les ordures des tabettes. Il a 4 d. m. de long. Fig. 7.et 8. Moulin pour le fromage de Schab- zieger. La première figure représente la coupe du moulin, et la seconde son plan. Il est com- posé d'une mai ou meule en pierre de 2 mètres de diamètre, entouré d’un rebord en planche qui s'élève de trois d. m. au-dessus de la su- perficie de la mai. Au centre s'élève un arbre dont l'axe supérieur tourne dans un trou pra- tiqué au plancher. À ce montant se trouve fixé un levier qui traverse la meule verti- cale, et à l'extrémité duquel on attelle l'ani- mal qui fait tourner la meule. On attache sur ce même levier un cadre en bois, posé vertica- lement sur les deux côtés de la meule, et sur deux points de sa circonférence. Le cadre sert à faire retomber la pâte du fromage qui sat- tache à la meule. On établit à la base de l'arbre une racloire formée par une pièce de bois demi-circulaire qui a 16 d. m. dans sa courbure extérieure, 20 d'épaisseur et 17 de largeur; elle sert à écarter la matière caseuse du centre et à la ramener à la circonférence; tandis qu'une planche haute de 24 c. m.et longue de 58 fait dans le sens inverse la fonction de racloire, et ramène la matière de la circonférence au centre. Elle est fixée dans une rainure pratiquée à l'extrémité d’une pièce de bois carrée longue de 10 d. m. qui s'attache à la base de l'arbre montant. La meule verticale en pierre qui sert à broyer le fromage a 14 d. m. de diamètre et 16 c. m. d'épaisseur. Elle roule dans un en- caissement en bois dont on a donné la coupe à la fig. 7, et qui est destiné à empêcher que le fromage ne se répande hors du moulin. Il est placé à 5 c. m. de la meule, et à une élévation de 93 c. m. Fig. 9. Tour sur lequel on faconne les fro- mages. Il est composé d'un billot de bois long de 25 c. m. soutenu par trois pieds longs de 8 d. m.; il a à son centre supérieur une cheville qui recoit un plateau de 2 d. m. de diamètre, et armé de trois chevilles qui servent à le faire tourner. Fig 10. Tour sans plateau. Fig. 11. Vase qui sert de moule. I] est pareil à celui de la figure 14(4), excepté qu'il n'est pas garni de linge. Il a 22 c. m. de haut, et 23 dans son plus grand diamètre. On varie ces dimensions. Fig. 12. Batte pour frapper les fromages. Elle a 12 c. m. de diamètre, son manche a 60 c. m. de long. Fig. 13. Pilon pourtasser la pâte des fromages. Il a 4. d. m. de long, sur 4 c. m. de diamètre à sa base. Fig. 14.(4). Moule avec un linge. Fig. 19. Cuveau. Il sert à placer le tour et à recevoir les rognures qui tombent lorsque l'ou- vrier arrondit les fromages avec un couteau. mp e Rrgeur du centre ndisqu'une ede 58 fat le racloire, nférence au ré pratiquée irrée longue e de l'arbre ITe qui sert diamètre et ans un en- e la coupe empêcher du moulin, , et à nne ne les fro- de bois ieds longs leur une d. m, de ui servent ]} est pareil | qui n'est haut, et Dh) n varie Ces pnages, Elle ea0oc.m ps JrOMA, yes Û le diamètre e. je tour él à Lorsque l'ou- n coutedl TT PLANCHE VI. Fig. x. Presse a levier pour les fromages. Elle secompose d'une table à rebords avec une échan- crure pour laisser tomber le petit-lait. Cette table est soutenue par deux tréteaux, et recoit à son centre le moule dans lequel est le fromage qu'on veut presser. On couvre le fromage par un plateau qui porte une traverse mobile, percée à son milieu d'un trou dans lequel on met une barre; celle-ci produit la pression par le moyen d'un levier auquel elle est attachée. Le levier, fxé à une poutre du plancher À ,est chargé à l'une de ses extrémités d'une grosse pierre. Lorsqu'on veut faire cesser la pression, on abaisse l’autre extrémité du levier par le moyen d'une corde B, qui s'attache à une che- ville enfoncée dans une muraille. Le moule a 6. d. m. de diamètre et 1 de hauteur. La table a 8 d. m. dans sa plus grande largeur, et 19 de long. Usitée en Suisse. Fig. 2. Presse en table pour les fromages. Elle est formée par une table épaisse, légèrement creusée sur sa surface ,et soutenue par quatre pieds. On ménage sur l’un de ses bords ure gouttière pour laisser tomber le petit-lait. Après y avoir placé un fromage entouré de son moule, on lerecouvreavec une planche d'une dimension semblable à celle de la presse, et qui est percée de trois ouvertures dans lesquelles on fait entrer trois montans en bois fixés sur la table. Ces pièces de bois servent à retenir la planche et à empêcher qu'elle re vacille. On la couvre de pierres plus ou moinslourdes, selon ce qu'on veut opérer de pression. Fig. 3. Manière de presser le Schabzieger. H en a été parlé dans l'article précédent. Fig. 4. Botte d'écorce de sapin pour conserver le fromage. On en fait usage en Suisse, dans les lieux où l'on fabrique le Schabzieger. Fig. 9: Table à roulettes pour échafaudage. Elle est usitée en Lombardie pour nettoyer les fromages qu'on tient sur des tabettes dans les fromageries. On la fait aller d’un lieu à l'autre vis-à-vis des tabettes. Un homme monte au- dessus, prend les fromages, les racle avec un couteau et les frotte avec un balai, après les avoir posés sur le tabouret. La table à 19 d. m de long sur 7 de large, et 12 d'élévation. PLANCHE VIT. Fig. 1. Machine à battre le beurre. C'est une baratte ordinaire, dont la batte est fixée à un levier en forme d’équerre, et qui est suspendue à un poteau par un boulon en fer. On le place sou- vent entre deux poteaux. L'ouvrier fait mouvoir le levier en le baissant et le levant alternative- ment, après avoir saisi de ses deux mains la cheville qui se trouve à son extrémité; cette cheville se place plus ou moins en avant du levier, selon la taille de la personne qui bat le beurre. On élève aussi plus ou moins la batte par le moyen d'une autre cheville, selon que la baratte est remplie d’une quantité plus ou moins considérable de crème. On l'emploie en Hollande. Fig. 2. Baratte en forme de tonneau raccourcr. Elle est traversée d’un axe qui porte sur deux montans à pied, réunis par une pièce de bois. Elle est mise en mouvement au moyen d’une manivelle fixée à l'une des extrémités de l'axe. On y jette la crème par une ouverture qui se ferme avec une porte. Elle est usitée en Alle- magne. Elle a de 8 à 9 d. m. de diamètre et 3 à 4. de largeur. Fig. 3. Écrémoir. Xl est en bois avec un petit manche recourbé. On en fait usage en Suisse. Il a à peu près la même forme dans le Lodésan, et il est en métal.| Fig. 4. Baraite en forme de tonneau. Ells est traversée par un axe en fer dont les extrémités sont coudées en forme de manivelle. Cet axe HR tatoué À delx est assujetti dans un trou carré pratique à Geux RE SR = ER-—- = D ne D— pièces de bois posées sur les fonds du tonneau. Ces deux pièces sont remplacées quelquefois, et avec plus de solidité, par deux croix en fer. Cette baratte, dans laquelle on peut faire 100 liv. de beurre à la fois, a 1 m. de long sur 5 d.m. dans son plus grand diamètre. L'ouverture par laquelle on jette la crème, a 16 c. m. de dia- mètre, On la bouche avec un bondon couvert de linge, et assujetti par le moyen d'une che- ville qu'on fait passer dans les trous de deux gaches en bois placées à côté de l'ouverture. On pratique aussi dans le tonneau un trou de 2€. m. 2 de diamètre qui sert à laisser écha- per le petit-lait, et à introduire l’eau néces- saire au lavage du beurre. La lettre A indique une planchette de 10 c. m. de hauteur qu'on fixe dans l’intérieur du tonnean; on en place deux diamétralement opposées l’une à l’autre, Elles servent à rompre la crème. On fait usage de cette machine dans le pays de Bray en Normandie. Fig. 5. Baratie cylindrique. On établit au- EN dessus de l'ouverture une coupe percée, afin d'empêcher le jaillissement de la crème à l'exté- rieur. La lettre À représente la forme de la batte. On peut varier selon le besoin les dimensions de cette baratte, qui est le plus généralement usitée dans les fermes. Fig. 6. Baquet à crème. IL est employé dans le Lodésan. Il à 6 d. m. de long sur 4 dans sa plus grande largeur, et 5 4 de haut. Fig. 7. Vase a conserver le beurre. Cette forme conique estimportante; car le beurre, en s’affais- sant, remplit tous les interstices, et interdit ainsi l'accès à l'air, qui le corromprait. Fig. 8. Vase pour faire monter la crème. I a 6. d. m. de diamètre, et 10 ou 12 c. m. de haut. Une grande surface et peu de profondeur favorisent l'ascension de la crème. Il est usité en Suisse. Fig. 9. Niche a faire secher les fromages. Elle est en usage dans la Belgique, où on l'établit dans le milieu des cours. Elle ferme à clef, et on y monte avec une échelle. roc, afin e alerté. la batte. imensions iéralement ploye dans Sur 4 dans Ut, ette forme en s affais. t interdit crème. Il ,€, m, de rofondeur | est usite ges, Elle l'etablit clef, et LE SR LS SD OS SSSR SD SOS SO LS LS SR RS PSS LS RSS SSP RE VER LAS JARDINAGE. ——— PLANCHE IV. H10. Lbourgeonnoir à lame et a serpette. Son manche, long de 16 d. m., porte un fer long de 2 d.m. jusqu'à la courbure formée par la serpette; celle-ci est de 9 c.m. mesurée circulairement. La lame tranchante dans sa partie supérieure à 5 d. m. de long. En usage aux environs de Paris. Fig. 2. Croissant à crochet. I est employé dans le département des Landes pour tailler les haies. Le crochet qui est placé sur le dos du croissant sert à ployer les branches et à les en- trelacer dans les haies. Fig. 3. Couperet pour la taille des arbres. A] sert en Andalousie, non-seulement pour couper les branches élevées des arbres, mais aussi les broussailles qui croissent dans les champs. Le manche, qui est fixé à la lame par le moyen d'un anneau, a 23 d. m. de long. La lame a une lon- gueur de 24 c. m., sur une largeur de 10. Fig. 4. Croissant a double lame, dont l’une obtuse. Il est formé par un fer dont la courbure rrande S largeur est de 5 à 6 c. m. Le manche a 3 m. Il est longue de 34 c. m., et dont la plus est employé dans le royaume de Valence. Fig. 5. Double croissant. I sert en Andalousie à la taille des arbres. Sa lame est longue de 2 d. m.,et a 6 c. m. dans sa plus grande lar- geur. Son manche est long de 2 3 à 3 d. m. Fig. 6. Sabre a tondre les arbres. I est usité en Hollande et dans la Belgique. On le fait agir de haut en bas, ou de bas en haut. Sa lame est longue de 7 d. m., et large de 45 ou 5o m. m. La douille est longue de 13 c.m.,etlemanche de 14. Fig. 7. Serpe à lame longue, étroite et peu re- courbée. Elle est fort en usage dans le canton de Zurich pour la taille des haies. Sa lame a 70 C. Hits de long; le manche en a 36. Fig. 8. Serpe a lame longue et large. Elle sert pour la taille des haies à Rome. Fig. 9. Serpe triangulaire à languette tran- _© | chante. Elle est employée dans la campagne de TFarragone pour la taille de la vigne. Son fer est tranchant sur les deux côtés de l’angle intérieur, ainsi qu'à l'extrémité de la languette qu’elle porte sur le dos. Celle-ci a 8 c. m. de long. La lame, a partir du manche jusqu'au bout de la courbure extérieure, a 15 c. m., et 8 de l'angle intérieur jusqu à la pointe. Fig. 10. Serpe a double lame. Son manche a 4 c. m. de diamètre sur 1 d. m. de long. Elle est formée de deux lames, dont la plus courte a une longueur de 13 c. m., à prendre du manche au tranchant, et une largeur de 16 c. m. dans cette partie. La seconde lame a une lon- gueur de 35 c. m., et une largeur de 4 c. m. à son extrémité, qui seule est tranchante. Cet instrument remarquable, usité à Xérès, est très- bien calculé pour la taille des vignes, dont les pieds acquièrent beaucoup de grosseur. Fig. 11. Serpe a double tranchant. Elle est employée en Espagne pour la culture des màù- riers. Sa lame, longue en ligne droite de 12 c. m., a 3 à 4 c. m. dans sa plus grande largeur. Elle est tranchante non-seulement dans la par- ue de sa courbure, mais aussi sur le dos. Fig. 12. Serpe à hachette. Cet instrument, en usage dans le département du Gers pour la taille de la vigne, m'a été communiqué par M. Dareïk, cultivateur distingué à Tasque, qui lui a donné le degré de perfection dont il jouit. Il serait à désirer que l'usage s'en introduisîit dans nos vignobles. La lame à 12 c. m., à prendre du sommet de l'angle intérieur jusqu’à la pointe du bec, et autant de cet angle au tranchant de la hachette située au côté opposé. Celle-ci sert à couper les grosses branches ou les bois morts. La partie renflée de la lame a 8 c. m. de large. L'épaisseur du dos est de 2 m. m. Le manche est renflé vers son extrémité, ce qui ! È Ë î a V'ÉRT E ter— ET donne plus de facilité pour le retenir dans la main. Il est fixé par une prolongation de la lame qui va se river à son extrémité, et par un anneau qui entre dans le corps de ia lame. Cette serpe se nomme Poudadaure dans le pays. Fig. 13. Serpe oblongue à hachette. Elle est employée en Italie pour tailler la vigne et les broussailles. Sa lame a 3 d. m. de long, 3, de D largeur moyenne, et 6: dans la partie où se trouve la hachette. Fig. 14. Serpe à très-longue lame. On Y'em- ploie en Italie pour tailler les haies et les brous- sailles, et même la vigne. Sa lame a 4 d. m. de long, 3 c. m. dans sa plus petite largeur, et 5 dans la plus grande; son manche a 15 c. m. PLANCHE V. Fig. 1. Serpe à tranchant sur le dos. Elle est faite d’après les mêmes dimensions que celle de la planche précédente, n° 13. Elle est destinée à la taille des arbres élevés, et est munie, à cet effet, d’un manche long de 3 à 4 mètres. Fig. 2. Coin à greffer. I est en fer;:il sem- ploie dans le royaume de Valence à tenir ou- vertes les fentes qu'on fait aux arbres pour les oreffer. Il est long de 14 c. m. etlarge de 18 m. m. Fig. 3, Échelle double à roulettes. EMe est em- ployée dans les jardins d'agrément pour la taille des grands arbres. On l’établit sur des dimen- sions plus ou moins grandes, selon Le besoin. Fig. 4. Greffoir à manche de fer. La partie qui forme la lame a 17 c. m. de long, sur 2 À dans sa plus grande largeur. La poignée a 1 c. m. 3 de longueur. Royaume de Valence. Fig, 5. Croissant pour la taille des arbres. Cet instrument est employé pour la taille des char- milles et autres arbres dans les jardins. Cette courbure est très-favorable à cette taille. Sa grandeur prise sur le dos de la lame est de 5 à 5 z d. m. Le manche a de 3 À 4: mètres. Fig. 6. Greffoir à double équerre. I] est usité anx environs de Valence, en Espagne. Il consiste dans une pièce de fer qui se prolonge en forme de coin tranchant à l’une de ses extrémités, et qui porte à son milieu une lame en forme de hache. On pose cette hache, ou lame, sur l'arbre qu'on veut greffer en couronne, l'on frappe au- dessus avec un marteau; on ouvre la fente par le moyen de l'extrémité du greffoir taillé en biseau. Sa plus grande longueur est de 43 c. m. Il est de forme carrée à l’une de ses extrémités, où ila 17 m. m. sur chacun de ses côtés; il diminue d'épaisseur à l’autre extrémité. La lame en forme de hache porte à son origine 45 m. m1. de large, et 60 à son extrémité. Sa longueur est de 60 m. m. Cet instrument mérite d'être adopté par les jardiniers. Fig. 7. Large scie à main. Quelques jardi- niers Femploient dans l’élagage des arbres, pour abattre les grosses branches. Ils la nomment Égoine. Sa largeur est de 12 c. m. à son extrémité, de 14 au milieu, et de 13 du côté du manche. Le manche à 14 à 15 c. m. de long. Fig. 8. Couperet des forestiers. Il est employé pour marquer les arbres qui doivent être abat- tus. Son manche est long de 14 c. m. Sa lame de 0, sur une largeur de 11 ce. m. à son mi- lieu, et 12 à son extrémité. Fig. 9. Croissant a talon. Cet instrument est composé de plusieurs parties servant à différents usages. La forme du croissant est telle, que l’ou- vrier peut abattre des branches d'arbre non-seu- lement de bas en haut, mais aussi de haut en bas. Il porte une douille dans laquelle se visse un manche À; on peut adapter également à celui-ci un fer tranchant B de6à7c.m.en carré; une scie C, etune pince D. Le fer sert à couper les bran- ches dans les parties de l'arbre ou le croissantne peutagir: lascie, longue de 25 c.m.et large de 3, sert dans certains cas à abattre les branches: la pince, composée de deux branches qui se serrent en faisant couler un anneau, sert à saisir des mèches de soufre enflammé qu'on emploie pour détruire les chenilles. Le croissant forme un arc dont la corde a 37 c. m. Sa plus grande largeur est de 6 c. m. La longueur du talon est de 1 d. m., et celle de la douille de 13 c. m. SU —- AT ÉIE Où se On l'eme à Les bros: à 4 d, m, de ISEUr, et ÿ LI€, m, ite, La lame 16 45 mn. À longueur rite d'être (ques jardi- rbres, pour nomment m, à son lu côte du de long. temployé être abat- mm. Sa lame |, à son mi- trument est à differents Le, que loir bre non»seU” haut en bas .$e vise ul opt à celui-ci ré; une sCIe er les bran- croissant né large de 4, yranches: la qui se serren! çà sais des emploie pour forme uni Lande larset salon est 1) L, nl, POSE RS SSSR ES LS RS RS SL RS SLT SELS LS M SL ST Sd SL RSS RSS SSSR RS TR SR II SSL RSR RS RS RE HAIES ET CLÔTURES. PLANCHE XIII. Fig. 1. Barriere à traverses mobiles. Les deux montans sont en grès ou en pierres schisteuses et percés de trous, dans lesquels on fait entrer les traverses en bois lorsqu'on veut fermer le passage aux animaux. Elle est en usage dans le canton de Lucerne. Fig. 2. Barrière pivotante. Elle est formée par des bâtons qui passent horizontalement dans une planche verticale, et qui sont soutenus par une traverse inclinée. Elle roule sur deux pivots, dont l'un entre dans la partie supérieure du poteau, et l'autre dans la partie inférieure. On la trouve dans le canton de Fribourg. Fig. 3. Barrière pivotante. Elle a de l'analogie avec la précédente; sa porte se compose de bar- reaux soutenus par deux traverses. On l'emploie dans le canton d'Appenzel. Fig. 4. Barrière tournante sur un axe. On la eonstruit dans le département de la Gironde. Elle est soutenue d’un côté par un poteau sur lequel elle tourne par le moyen d'une cheville, et on la fixe de l’autre côté sur un poteau four- chu. Fig. 5. Barrière pivotante soutenue par un ap- pui. Lorsqu'on veut la fermer, on la soulève par son extrémité, et on la pose sur une pièce de bois fixée contre l’un des poteaux. En usage en Hollande. Fig. 6. Barrière pivotante soutenue par une traverse incüinee. Elle est en usage dans l'état ecclésiastique. Fig. 7. Barrière composée de deux bornes et d’une traverse. Les bornes sont en pierre. L'une d'elles est liée avec la traverse par une chaine, tandis que du côté opposé on peut la réunir à l’autre borne, par le moyen d'un cadenas. On en fait usage en Toscane pour empêcher le passage des voitures. PLANCHE XIV. Fig. 1. Barrière à coulisse. Elle est faite, ainsi qu'on le voit dans le plan et dans l'élévation figurés, avec une double rangée de pieux À A, formant un angle aigu vers le sommet intérieur duquel on établit une autre rangée de pieux simples B B, qui doit former la clôture. De manière qu'un homme peut passer entre les deux rangées de pieux qui forment l'angle, et ceux qui se trouvent placés dans cet angle sur une ligne droite, sans que les bestiaux puissent franchir cette barrière. Ces pieux sont unis par une double traverse. En usage dans le dépar- tement des Pyrénées-Orientales. Fig, Barrière fermant a clef. Elle se com- pose d’une traverse qui roule sur le sommet d'un poteau, et va s'arrêter contre le poteau opposé. On pratique à cet effet dans celui-ci une en- taille À, dans laquelle vient se fixer la traverse. On établit dans le milieu de l’entaille un écrou en fer qui traverse le poteau, et qui est destiné à recevoir la vis B. On fait entrer celle-ci dans le trou à l'extrémité de la traverse, et on la visse ou on la dévisse, avec la clef C, selon qu'on veut ouvrir ou fermer la barrière.On garnit le trou de la traverse avec une pièce de bois pour lui donner plus d'épaisseur, et afin que le bout carré de la vis ne sorte pas au dehors. Gette barrière est en usage dans le département de la Gironde. Fig. 5. Barrière à levier. Pour construire cette barrière, usitée en Hollande, on plante en terre deux poteaux, dont l'un, plus fort que l'autre, supporte l'extrémité d'une pièce de bois, avec une chevilleautour de laquelle elle peut tourner. :/ Ur: 1£ Cette extrémité, plus grosse que le reste de L | RRREE nN C res / { \ pièce, forme un contre-poids qui tient la porte en équilibre. Des lattes clouées contre cette pièce empêchent le passage. On soulève l'autre extré- mité des leviers lorsqu'on veut ouvrir la porte. Fig. 4. Barrière à rainures. On plante en terre deux poteaux à rainures, dans lesquels on fait couler des planches lorsqu'on veut fermer cette barrière, qui est usitée dans Le département des Landes. Fig. 5. Barrière a deux poteaux et une tra- verse. Elle est pratiquée dans le canton de Berne, pour empêcher qu'on ne fraye des sentiers, le D ) long des chemins, dans les terres ensemencées. Les poteaux sont à 4 mètres de distance, plus ou moins. Fig. 6. Barrière appuyce sur deux supports. Elle se compose de deux barres, au sommet desquelles on attache avec une chaïne deux bor- nes de bois qui ferment le passage en se réunis- sant au moyen d'un cadenas. Comme on les éta- blit dans de larges chemins, ou dans des al- lées, on soutient l'extrémité de chaque barre avec un léger support en bois. On l'emploie en Toscane. PLANCHE XV. Fig. 1. Clôture faite avec des solives posées angulairement. Cette manière de construire les clôtures prend beaucoup deterrain, etconsomme beaucoup de bois; aussi ne peut-elle être pra- tiquée, comme elle l'est en Norvége, que dans les lieux où le sol et le bois sont à très-bas prix. Elle a l'avantage de ne demander que très-peu de main d'œuvre. Fig. 2. Porte decoree. On peut construire avec deux pilastres en pierre une porte à claire-voie, pour orner les entrées des clôtures des Jjar- dins, etc. On fait grimper des plantes d'agré- ment au-dessus de deux perches qui couronnent la porte. En Allemagne. Fig. 3. Cloture a compartimens, On pratique ce genre de clôture, ou tout autre analogue, dans les jardins d’agrémens, à Florence. Fig. 4. Cloture avec des solives posees les unes sur les autres. On établit ces solives entre deux pièces de bois fixées en terre les unes contre les autres. Elles sont très-solides et de longue durée, mais elles ont les mêmes inconvéniens que ceux notés à la fig. r. Fig. 5. Clôtures en grilles de bois soutenues par des pilastres. Cette disposition présente une cer- taine élégance dans les clôtures des jardins ou des cours. Usitées en Allemagne. Fig. 6. Loquet pour arreter une barrière. On le fixe par une cheville, de manière qu'il puisse se relever et retenir la porte de la barrière. Em FE Se TP sr à “Semencéps tance Plus eur Supports, AL SOmmet ane deux bo. “80 6e réunis. me on Jes éta, dans des à. Chaque barre 1] emploie en re analogue, rence, jsees les unes entre deux s contre les joue durée, $ QUE CEUX Jutenues par nte une CET- ardins ou des arrière, On le quil puisse se rière, SLR RSR SR SR SE RSS RS SD RSS SSP OS SR TS LILAS RSR SLR /8 /R/ R/ OS /ù Q/ T8 ES RES SR ASS IPS SP CULTURES DIVERSES. PLANCHE III. Fic. 1. Tracoir. On fait usage de cet instru- ment dans le département des Hautes-Pyrénées pour tracer les lignes sur lesquelles on doit se- mer le maïs. Il est composé d'une flèche à la- quelle on attelle les bœufs à l'une des extrémités, et qui se fixe par son autre extrémité à une longue traverse de bois, qui porte un nombre plus ou moins grand de chevilles ou traçoirs. Cette traverse est surmontée de deux manches, qui servent à diriger le tracoir. Lorsqu'on a parcouru la longueur du champ, on fait passer dans la dernière ligne une des chevilles placées à l'extrémité de la traverse, afin d'obtenir par toute la pièce de terre des distances égales. Fig. 2. Plantoir garni en tôle. Sa longueur totale est de 25 c. m. Fig. 3. Plantoir a poignée. I] a 8 d. m. de long. Il est garni d'un fer à son extrémité. Sa poignée, large de 12 c. m., facilite beaucoup l'opération du plantage. En usage en Hollande. Fig. 4. Plantoir obtus a son extremite. N res- semble à celui de la fig. 2. Mais il est plus gros à son extrémité, étant employé pour les plantes à racines touffues. Fig. 5. Plantoir pour les arbres. On le fait plus ou moins gros ou long, selon les besoins. Il sert à planter les osiers, les peupliers, les saules, etc. La cheville placée à son extrémité supérieure sert à l’enfoncer en terre ou à le retirer. Fig. 6. Plantoir à cheville. Cette cheville sert à déterminer la profondeur du trou qu'on veut faire. Fig. 7. Plantoir ordinaire. Fig. 8. Plantoir en fer renflé à son extrémite. Il sert pour planter les arbres d’une certaine grosseur. On en fait usage en Italie. Fig. 9. Plantoir en fer avec un anneau au sommet, Il sert en Espagne, ainsi que dans le dé- partement des Pyrénées-Orientales, pour plan- ter les arbres et la vigne. On l’enfonce ou on le retire de terre par le moyen d'une verge de fer qu'on fait passer dans l'anneau qu'il porte à son extrémité. Il a 12 d. m. delong, et 5 à 6 c. m.de diamètre. Fig. ro. Plantoir pour les pommes de terre. C’est une espèce de brouette qui porte à sa roue des plantoirs longs de 12 c. m., ayant 10 c. m. dans leur plus grand diametre, et 3 à leur extrémité.[ls sont placés sur la circonférence de la roue dans une distance proportionnée à celle que l'on veut conserver entre les plans de pommes de terre, de sorte que souvent on ne met que 5 plantoirs au lieu de 9. Les deux bras à crochet qui tournent sur un boulon à l'extré- mité du brancard, et qui ont 9 d. m. de long, servent de traçoirs pour régler les distances à observer entre les rangées. On les relève à vo- lonté par le moyen d'une corde qui s'attache aux chevilles placées sur le côté des brancards. Is sont distans l’un de l'autre de 9 d. m. La roue a 7! d. m. de diamètre. Get instrument, usité en Suède pour le plantage des pommes de terre, est très-bien imaginé, surtout dans les terrains lé- gers. On le charge avec des pierres lorsque les plantoirs n'enfoncent pas assez profondément. Fig. 11. Plantoir a plusieurs chevilles. C'est une pièce de bois carrée, longue de 12 d. m., sur laquelle sont fixées sept dents, et qui porte une paignée élevée de 6 d. m. On l'emploie dans le canton de Zurich pour semer ou pour planter les légumes. Fig. 12. Plantoir en fer. N est analogue à ce- lui de la fig. 9,eta 12 d. m. de long. On en fait usage à Malaga, où, après avoir creusé des tran- chées pour planter la vigne, on forme au fond de ces tranchées, avec le plantoir, un trou de EE 4 : Ë |: à 8 d. m. de profondeur. On y met le plan, et on y jette de la bonne terre, qu'on fait descendre avec une baguette de fer. Fig. 13. Plantoir en fer avec un arrêt. Il a 1 mètre de cet arrêt à la pointe, et 2 d. m. de ce dernier point au manche. Celui-ci à 7 d. m. de long, et la cheville qui sert d'arrêt a 2€. m. On l'emploie à Rome pour planter la vigne. On en fait également usage à Pise, où l'on a cou- tume de jeter du sable dans le trou après qu'on y a mis le sarment, ce qui facilite le dévelop- pement des germes. Fig. 14. Plantoir à plusieurs chevilles et en be- quille. I est du même genre que celui repré- senté à la fig. T Te D Fig. 15. Plantoir en planche. C'esi un plateau en planche auquel on fixe des chevilles qui forment autant de trous. A cet effet on le pose sur le sol, on monte au-dessus, et on le soulève avec une corde à laquelle il est attaché: on va- rie ces dimensions selon lesgraines ou les plantes qu'on veut confier à la terre. Il est en usage en Suède. Fig. 16. Plantoir en fer et en vrille. On l'em- ploie en Catalogne pour faire les trous dans les- quels on plante Les ceps de vigne. On pose ceux- ci en files à la distance de 9. d. m. les uns de autres, et chaque file est séparée par un intervalle de 36 d. m. Son manche à 5 d. m. de long, etle fer a 10 d. m. delonget 2, c. m. de diamètre. PLANCHE IV. Fic. 1. Houe à bras. Cet instrument est trës- propre à donner des labours aux plantes dispo- sées par rangées. Il se compose d'un avant-train et d’un arrière-train réunis par une charnière. La roue en fer est fixée à l’une des extrémités de l’arrière-train, qui se termine, ainsi que l'avant-train, par un manche en béquille. Le fer de houe se fixe dans l’arrière-train à peu de distance de la roue. Lorsqu'on veut travailler la terre entre les rangées, un ouvrier placé à la partie antérieure tire la houe, tandis qu'un second la pousse par l’autre extrémité On pourrait la disposer de manière qu'elle fût ürée par un petit âne. Fig. 2. Ravale en caisson. C'est un instrument destiné à égaliser la surface du sol, en enle- vant la terre des parties trop éminentes, et en la transportant dans les parties creuses. Il est composé d'un fond en planche, armé dans sa partie antérieure d'une lame de fer pour couper et prendre plus facilement la terre. Ce fond est garni, par-derrière et sur les côtés, de planches liées avec des tenons, et servant à retenir la terre. Un manche qui traverse la planche du derrière, et qui se fixe sur le fond, sert à guider instrument, Il est tiré par un cheval qu'on attelle au palonnier, attaché sur les côtés de la caisse par deux chaînes. Lorsqu'elle est suffi- samment remplie de terre, l'ouvrier appuie sur le manche de manière à soulever la partie an- térieure. Il la conduit ainsi dans le lieu où doit être versée la terre. Elle est en usage chez quel- ques bons cultivateurs du nord de l'Europe. Fig. 3. Ravale oblongue. Elle ne diffère de la précédente que par sa forme et ses dimen- sions. Elle a 13 d. m. delong, sur 25 c. m. de large. Son grand rebord a 7 c. m. de hauteur. Le manche, mesuré extérieurement, a 42.©. m. de long. Sa plus orande largeur est de 15 c. m.Il est percé à son extrémité, afin de donner prise à l’ouvrier. On le construit quelquefois sans lame. On l'emploie dans le royaume de Valence, non-seulement pour égaliser les terres labou- rables, mais surtout pour niveler les Champs qui doivent être soumis à l'irrigation. Fig. 4. Ravale de forme carree. Le bord ante- rieur à 7 d. m. d'ouverture, et le fond en a 6 de d. m.de long et 1: d’élévation. Les côtés ont 6 longueur. Le manche a 4 d. m. Les anneaux sur les côtés servent à atteler un cheval. Cet instrument, en usage dans le royaume de Va- lence, pourrait, étant construit sur de plus petites dimensions, être très-utile pour com- mencer à creuser les fossés. Fig. 9. Crochet pour faucher. C'est le crochet dônt il est parlé dans la série Faux et Fourches, Un plateau evilles qu On le pose à Le soulève ché: on vas ules plantes en Usage en e, On l'eme us dans les« pose ceux les uns des nintervalle long ,etle diamètre, ippuie sur artie an- x où doit hez quel- urope. diffère de ses dimen- 5 c. m. de hauteur. Le 42. c. m. de 5e. ml Jonner prise quefors sans de Valence, oyres labou- Jes champs pord anté- 1d en à 6 de 6 À. m. de es anneaux cheval. Ce ume de je su de pli ; pour st Je croche! et poureh PS pl. 1°, fig. 7, et qu'on a oublié de figurer en son lieu. Fig. 6. Tracon. Il sert à tracer au cordeau les lignes où l’on doit semer ou transplanter; c'est une perche armée d’une pointe de fer, qui sert en même temps de mesure. On indique par de petits clous les différentes parties des mesures. Fig. 9. Serpe à couper les chardons. On l'em- ploie aussi en Andalousie à tailler les brous- sailles. La lame, non compris la douille, a dans sa plus grande courbure 26 c. m., et 8 dans sa $ plus grande largeur. Fig. 8. Truelle pour enlever les ognons. Elle est employée dans les jardins d'agrément pour les ognons de fleurs ou les petites plantes. Le manche a 13 c. m. de long, et la lame 12, sur 6 c. m. dans sa plus grande largeur. Fig. 9. Truelle pour transplanter. On en fait usage dans les jardins aux environs de Valence en Espagne. Elle est commode, soit qu'on veuille déraciner les plantes, ou les enlever avec la terre pour les transplanter. Sa lame a 2 d, m. de long, la partie qui forme le coude a bc. m., et le manche 2 3 d. m. Fig. 10. Spatule a remuer la terre. On sen sert pour donner un labour à la terre des pots et des caisses à fleurs. Sa lame à 14> c. m., et son manche 17. Fig. 11. Truelle carrée. Elle est employée pour remplir de terre les pots de fleurs. Son manche a 4 c. m. de long, et son collet en retour d’équerre en a 7. La longueur de la lame est de 20 c. m., sa plus grande largeur de 15 c. m., et sa plus petite de 8 c. m. Fig. 12. Transplantoir. C'est un instrument de fer, en forme de gouge, d’une plus ou moins grande dimension, qui sert à enlever de terre les plantes que l'on veut transplanter. Fig 15. Échardonnoir. C'est une pince en bois avec laquelle on saisit les chardons à fleur de terre, et on enlève leur profonde racine, qui ne repousse plus, ainsi qu'il arrive lorsqu'elle se trouve brisée à peu de distance de la superficie du sol. Ses deux branches ont 15 d.m. de long, et la partie qui forme les pinces est dentelée, et a une longueur de 18 à 19 c. m. Fig. 14. Rabot pour egaliser le terrain. C'est une planche que l’on assujettit au bout d'un manche, et qui est surtout employée pour éga- Liser le sable dans les allées. Fig. 15. Porte-cordeau. On emploie cet ins- trument lorsqu on veut empècher qu'un cordeau uré à une grande distance ne traine sur le ter- rain; Car dans ce cas il serait difficile de bien prendre l'alignement. Il est composé d'un piquet qui porte à sa partie supérieure une potence avec deux chevilles entre lesquelles repose le cordeau. Celui-ci est garni de nœuds qui servent à régler les distances qu'on veut dônner aux plantes. SAP RER TS 7 RTE RE nn re PI 6 4 è te|| + à SS| Lu. PRE PAIN ER ER RTS RE a 7 CL lai mn / / « E| LS K:: En_… En me PS RP RTL} Pres 2/7 SR OR Er Er ZA RCD SAS PAR pr T7 #7 7, 4 pence| ris rs En) RNCS SR NET M A k we CU 3 = 7 a MES À Lit 207 244( de Zast a Ce +68 PA ar bind LL /- 4 Ve NRERSERACANIGENATEE / al mA ' Va dunage 77 En) Gp a A TRIER PPS AS EL Luthoy Ce 200 LOL LT 7 OUUL cl(/ /tates NP A EE x ; ET RTE de Re a PS K TS Des z “4 AR: PE x LD ne 8e RE sex Luhog de C de Zast ee RAR D de De eds sb au à ET Ve, ei SEA has: Pl 11 % RE RTS Se ES Le ES CE RP Re, ; ES) frites CAS ? 4 } foie Me( 4 A ELLE ME LE ER ES Luihog de€ de Last k CEA RE EU 28 D on Ou er EI GTS Ts NE CT nm 7 EEE EEE© EE æ ze js“a TX 2e ete) sdb ass—‘2. ee re ES SS x & N NN be È ù Ÿ:| ù:| »‘ NN "|| Ÿ è| ” S| | Ÿ| ù| SŸ| ES D à| | il } Li| Li F EN La| RE a,, se; h.:.©- ———#5 J CA / des Ce lé LCA  à | E Er MES T4 277) Za. f le t / Lihog c 4 \ 4‘£ 1 Ar S ; æ 4 À 1 1 AULRARR AN AS SAS Éln nn UE ALL LL UT E LIEU LIARILA SALE IVELVELUELA LI TVELUR I LELVRLILLULUVELULILELVE EURE LE LA LAVLLL ELLE RE ALLER QAR 3# 3 1 Ra ee pe PROSPECTUS |# | L'icoxomre rurale et domestique réclament, dans l'exécution des travaux qui leur sont propres, instruments et d'appareils. C'est à l’aide de ces instruments que chaqué; plus de facilité, avec moins de temps et de dépense. Les divers pro-, nsi que les besoïns de nos ménages, très-nombreux, les hommes ont ui pouvaient multiplier leurs forces ou faciliter leurs efforts. ls ont souvent été contraints, par les circonstances, une grande variété d opération s'exécute avec cédés d'agriculture étant, ai cherché les moyens mécaniques q | Mais, en voulant arriver au même but, i ||| de modifier les moyens dont ils se sont servis, et ils sont ainsi parvenus à des découvertes plus {NU pu moins variées, plus ou moins heureuses: telle est la cause qui nous a procuré la variété NL presque innombrable d'instruments, d'appareils et de machines qui se trouvent én usage chez TL divers peuples, et qui souvent reste isolés dans le centre d’une localité particulière. Il faut donc, pour connaître cesiustruments, les examiner, les dessiner, et les décrire avec — — En ER soin, après s'être transporté sur les lieux où l’on en fait usage: irait les meilleurs instruments usités chez divers peuples, sérait utile ait en être faite à nos besoins, ét offrirait de l'intérêt sous le rapport u Recueil annoncé publie, par le SE e PC Re MO A Re UT D ENT OU Une collection qui offr par l'application qui pourr de la nouveauté-C'est d'après ces considérations que l'auteur d moyen de la lithographie, un choix des nombreux instruments qu'il a dessinés pendant ses voyages dans diverses contrées de l'Europe. Cette collection sera composée des instruments, des machines et des objets à l’usage.de l'agri- e, des ménages de ville et de campagne; et elle enfermera même des appareïls propres à quelques genres d'industrie qui peuvent trouver leur application parmi les clässes ouvrières les moins exercées. On y fera aussi entrer un certdin nombre d'instruments peu connus ou inusités en Eurcpe, mais dont l'adoption peut être utile à notre agriculture. . On s'est attaché à ne donner que des machines éprouvées par une longue pratique, et assez simples pour qu'elles puissent être construites et réparées par les mains les moins habiles. On a divisé les planches, ainsi que le texte correspondant, par séries indépendantes les unes des autres; et on les a numérotées de manière qu'elles puissent être reliéés dans l'ordre de classifi- e l'ouvrage, qui formera un volume, sera terminé. On a donné vraison, quatre séries qui seront continuées dans la seconde si successivement pour les autrésrséries. On joindra à la| F. ui indiquera l’ordre dans lequel les séries doivent être À erdes suppléments qui nuisent toujours à l'ordre et PENSE sr. RD ee cultur : Fr cation qui leur convient, lorsqu par exemple, dans la première li livraison ou dans les suivantes, et ain dernière livraison une table méthodiqne, q rangées. On a adopté cette marche, afin d'évit à la facilité des recherches. VE . Q+.+. L S: Ce recueil comprendra cinq à six cents dessine contenus dans cent planches au plus, format+ in-4°. I] paraîtra, autant que possible, chaque maïs, à commencer du 1‘* février 1820, par livrai-; sons de dix planches, papier grand-raisin, avec un texte explicatif à deux colonnes, L'ouvrage Dames«at ait ir PORT EE TE n ai — sera terminé après la dixième livraison,; 7.. On souscrit à la lithographie du comte de Lasrevare, rue du Bac, n° 58, à raison de 3 francs par livraison, et 3 fr. 30 c. franc de port, pour les départements, La lithographie, en donnant le moyen d'offrir cette collection à un prix inférieur à celui de la ermet pas de conservér les planches; le urage sera donc réglé d'après le gravure en cuivre, ne P nombre de personnes qui se seront fait inscrire avant le 1°’ juin 1820. Passé cette époque, le prix augmentera pour ceux qui auront négligé cette precaution. s éd 4 aber trie, Ur É— Mir pres, haqué J pro.; »$ ont Vorts. nces, plus ariete ‘chez avee tie port ar le \t 5eS l'agri- TOpres res les nusités st aSSeZ f, nes des classili- donné … éconde anal. nt être rare et. form fs: ic ivia: |'OUTAGe 3 francs jui de b pps , pif; COLLECTION DE MACHINES, D'INSTRUMENTS, USTENSILES, CONSTRUCTIONS, APPAREILS, etc., EMPLOYÉS DANS L'ÉCONOMIE RURALE, DOMESTIQUE ET INDUSTRIELLE. D'APRÈS LES DESSINS FAITS DANS DIVERSES PARTIES DE L'EUROPE, PAR LE COMTE DE LASTEYRIE. PE RRUEE tee er Bet lg 2. me Anti PT Pons PVR SE M RD hans PC 4 Machines F3 45 RO Lee PARIS, À» L'ÉTABLISSEMENT LITHOGRAPRIQUE DU COMTE DE LASTEYRIE, RUË DU BAG, N° D8. = DE L’'IMPRIM BRIE DE RIGNOUX, BuE DES FRANCGS-BOURCROIS-S.-MICHEL, N° 8. LASLATELALLLEUL ES 1820 nn RE a 2 BR BV LB RS RL N/D NV RURAL /S RAR RNB BR BRAS RL RS RAR 142% 7%"27 LAURENT. FABRICATION DU VIN. PLANCHE V. Fig. 1. Double pressoir. Il se compose de deux pressoirs séparés par une mai, qui sert à jeter la vendange lorsque les pressoirs sont charges de raisin ou de marc. Ceux-ci étant débarrassés, on y rejette la vendange avec des pelles, ayant soin de couvrir avec des planches la séparation qui se trouve entre la mai et l’un des pressoirs; ce qu'on à indiqué par deux planches qui sont posées sur cette séparation, Ces pressoirs, usités aux environs de Bordeaux, se placent contre les fenêtres d’une muraille, par lesquelles on jette la vendange au moyen d'un conduit en plan- ches, comme on le voit dans le dessin. Chaque pressoir, ainsique la mai, ont 26 d.m. en tout sens, avec des rebords de 3: d. m.; ils sont à une ou à deux vis dont le pas à au moins 1 d. m. de diamètre sur 9 de longueur, non compris la partie qui est sans pas de vis, longue de 5 d. m. Lorsqu'on veut presser la vendange, on la couvre avec le plancher A, qui a 17 d. m.dans tous les sens, et qui est garni de quatre che- villes qui servent à le porter, ou à l’attacher, et à l'enlever, par le moyen d’une corde qui passe dans une poulie attachée au plafond, ainsi qu'on la représenté dans le dessin. On fait entrer ensuite les deux vis dans les trous de la traverse B, puis deux rondelles C, et enfin l'écrou D, qu’on tourne avec la clef E. Le pres- soir à une seule vis, porte sur ses côtés deux jumelles surmontées d’une traverse, recoit la vis, laquelle est mise en action par le moyen d'un levier qu’on fait entrer dans le trou qui se trouve à sa partie inférieure. Fig. 2. Tonneau à porte. On fait ces portes aux grands tonneaux pour qu'un homme puisse y entrer et les nettoyer. Elles sont d’une seule pièce de bois, et taillées en biseau, de manière qu'on ne puisse les ouvrir qu'en les poussant du dehors en dedans. On les fixe par une tra- verse de bois qui passe dans deux anneaux de fer, et qui s'applique sur le fond du tonneau. Fig. 3. Plancher pour écraser le raisin. 1 est usité dans le royaume de Grenade: il se com- pose de fortes planches réunies par des traver- ses, et de deux anneaux qui servent à Le trans- porter: il a 12 d. m. en tout sens. Après avoir jeté la vendange sur un plan en pierre avec des rebords, on l’écrase avec ce plancher, sur lequel montent des hommes. Fig. 4. Fouloir pour la vendange. C'est une caisse longue, d’un mètre 25 c. m., dont le bord antérieur a moitié moins d'élévation que les trois autres, afin qu'on puisse y jeter plus faci- lement les raisins. Les deux extrémités sont garnies d'une porte en coulisse, qu’on ouvre pour rejeter dans la cuve le raisin qu’on a écrasé avec les pieds. Le jus s'échappe à travers les trous pratiqués dans les planches du fond: on a oublié de les indiquer dans la gravure. Le brancard, sur lequél la caisse est fixée, sert à la maintenir sur la cuve. En usage dans le dé- partement des Pyrénées-Orientales. 5 Fig. 5. Couloir pour le vin. Cet instrument, employé dans les caves del’ Andalousie, est très- propre à empêcher que le vin qu'on verse dans un tonneau ne trouble par sa chute rapide la Be qui se trouve dans le fond. On le fait entrer par la bonde, où il est retenu par le rebord qu'il porte dans sa partie supérieure, Lorsqu'on y verse le vin, cette liqueur, suivant la ligne courbe, descend avec moins de rapidité, et s'échappe doucement à travers les trous qui se trouvent à la partie inférieure de Finstrument: il est construit en fer-blanc. Fig. 6. Egrenoir. On en fait usage dans le royaume de Grenade pour égrener le raisin. IL est composé de 4 planches larges de 1.c. m. et assujetties les unes aux autres, ayant une lon- gueur de 12 d.m. Le fond est garni de baguettes en bois, portant 3 c. m. d’équarrissage, et lais- sant des interstices de r. c. m. On soutient ordi- nairement ces baguettes par deux traverses plus fortes, qui se croisent. Pis 7 Ponrer pour recevoir le vin au sortir du pressorr.Ilest usité aux environs de Bordeaux. Il est soutenu par ses deux bras au-dessus du vase dans lequel tombe le vin, et il retient les pepins et les pellicules de raisin. Le panier a 28 d.m. de profondeur, et 4 d. m. sur 3: d, m. dans les autres dimensions. RE LR SRE Æ Crenas (5 ) PLANCHE VI. Fig. 1. Cuves à vendange. Elles ont 16 d. m. de profondeur, 16 dans leur diamètre supé- rieur, et 20 à leur base. On les vide par le moyen d’un conduit qui se cramponne sur les bords de la cuve, et qui va se poser sur ur ba- quet dans lequel tombe la vendange. Usitées à Bordeaux. La lettre À indique les pièces de bois dont sont formés les cercles de la cuve. Ce sont des sections de cercles de 7 c. m. d’épais- seur et d’un c. m. 3 de largeur, qui s'ajustent les unes au bout des autres, et s’accolent deux ensemble l’une sur l’autre pour former un cercle. Fig. 2. Fosse à cuves. On fait dans le dépar- tement des Pyrénées-Orientales des fosses re- vêtues en ciment et carrelées dans le fond, creu- sées de quelques décimètres, dans lesquelles on place les cuves où doit fermenter la vendange: c'est afin qne le vin ne se perde pas, dans le cas où une cuve viendrait à crever: le fond est en pente vers le centre, où se trouve un petit creux, qui sert à puiser le vin. On y descend par un escalier. Fig. 3. Chässis pour recevoir les pièces de vin. Ces châssis ont quelquefois deux étages pour recevoir trois rangées de tonneaux; ils sont ren- forcés par des montans et par des traverses. On construit souvent en ciment, dans la partie in- férieure au-dessus du sol, une gouttière con- cave pour recevoir le vin des tonneaux qui viendraient à se rompre. Il se rend alors dans un réservoir creusé à cet effet dans un coin de la cave, Cette méthode, usitée dans le royaume de Valence, estutile pour renfermer une grande quantité de vin dans un petit espace. Fig. 4. Entonnoir pour lestonneaux. Son dia- métre supérieur est de 4 d. m. et 2- à la partie inférieure; il a 32 c. m. de profondeur: il est garni vers le centre de son fond d'un tuyau en fer-blanc. Fig. 5. Godet pour puiser le vin dans les ton- neaux. H est en fer-blanc, avec un long manche. Usité dans le royaume de Valence pour goûter le vin. Fig. 6. Comporte a poignée. C'est une espèce de petit tonneau de 6. d. m. de haut, de 4. à 5 d. m. de diamètre, traversé par un bâton long de 2 mètres, que les ouvriers placent sur leurs épaules lorsqu'ils veulent porter la vendange d’un lieu à l’autre, ou sur le dos d'un cheval. Employé dans le département de la Gironde. Fig. 7. Soufflet à transvaser le vin. On en fait usage dans le département de la Gironde, On place à cet effet le soufflet sur le tonneau vide, auquel il se fixe par le moyen d'une double pointe C, longue de 10 c. m. dont on a figuré le plan supérieur à la lettre D, et qui s’ajuste sous le côté inférieur du soufflet par le moyen de deux languettes de fer, représentées sous la lettre B. On fait entrer le tuyau coudé, qui ter- mine le soufflet, dans le tonneau rempli de vin, et on l'assujettit sur ce tonneau par un crochet, après avoir fermé hermétiquement la bonde, en entourant le tuyau du soufflet avec du linge. On établit une communication entre les deux tonneaux, par le moyen d'un tuyau en cuir qui s'attache à leur canule. Un ouvrier met en- suite le soufflet en action; et l'air, en refoulant le vin, l’oblige à passer dans le tuyau et à re- monter dans le tonneau vide. Le soufflet long de 7 c. m. est garni d'un manche de même dimension. Le crochet qui sert à le fixer est long de 35 c. m. Fig. 8. Cuves bordées d’un plancher supe- rieur. On dispose ainsi les cuves, et on les en- toure, dans la moitié de leur diamètre, d’un plan- cher sur lequel les ouvriers montent par un plan incliné. Cette disposition, en usage dans le dé- partement de la Garonne, est très-commode pour le iravail des ouvriers. Fis. 9. Tire-bondon. Il est composé d'une poignée longue de 2 d. m., et d’une tige dont la partie unie à 6 c. m. de long et le pas-de-vis 7 c. m. Celui-ci entre dans un écrou dont le fer se coude et se termine en pointe à ses deux ex- trémités. Après l'avoir fixée sur les côtés de la bonde, on saisit celle-ci, et on l’enlève en tour- nant la vis. On le trouve dans le département de la Gironde. Fig. 10. Bondon à soufrer les tonneaux. I est traversé par une verge de fer, longue de 2 à d. m.,et crochue à ses deux extrémités. On attache à son extrémité inférieure une mèche soufrée qu'on allume, et qu'on fait entrer dans le tonneau, qui se bouche avec le bondon. On en fait usage à Bordeaux. un Cheval, à Gironde, VIN, On en à Gironde, Le tonne une double On à figuré Qui s'ajuste r le moyen es sous la é, qui ter- où de vin, n crochet, bonde en du linge, e les deux 1 en cur T Met en= refoulant | ef à e= ni d'un chet qui her supe- )n les en- d'un plane ar un plan ans le de- commode osé d'une ge dont l pas-de-1is font le fer s deux et Ôtes de la e en{OuT- tement AUX Il neue de ,0, fl miies. VA pe mecié don. On ARR I Te D LR LR LE LE LE AL LUE LL LL RES LAURE LEUR DRE RE LIT AURAS RAR TUE LE À DRE LR LUE LE LEE LAS LAN D LE RÉCOLTES. PLANCHE IV. Fig. 1. Manière de cribler les grains. On àas- sujettit trois perches, au sommet desquelles on attache une corde qui soutient un grand crible, dans lequel un ouvrier jette les grains, tandis qu'un autre ouvrier agite le crible. Cette mé- thode, usitée dans les pays méridionaux, est assez expéditive. Fig. 2. Aiguille pour sonder les meules de grain. Lorsqu'on a sujet de craindre qu'une meule de paille ou de fourrage qui a été mouillée ne s'échauffe, on fait passer dans un trou formé à l'extrémité pointue de cette aiguille, un fil de laine qu'on enfonce jusqu'au centre de la meule: on le laisse dans cet état pendant quel- ques heures, et l’on juge, en leretirant, s’il y a du danger pour la meule; car, dans ce cas, la laine se trouve elle-même avariée, et comme si elle avait été saisie par le feu. Cette aiguille a 3 mètres de long. On en fait usage en Hol- lande. Fig. 3. Pelle a trois bords. En usage en Italie pour remuer le blé. Fig. 4. Cabane portative. On l'établit dans les champs en Italie, et on y fait coucher un garde pour empêcher qu'on ne vole les récoltes pendant la nuit. Elle est portée sur deux tré- teaux. Fig. 5. Claie pour battre le maïs. On pose sur cette claie, qui est soutenue par deux tréteaux, les panicules de maïs, que des ouvriers battent avec des gaules pour en détacher les grains. Fig. 6. Fleau a gros bout, aplati d’un côte. Il esten usage dans le département d'Indre-et- Loire. Son manche estlong de 12 d.m.; le bat- toir à 6 d. m. de long, 8 d. m. de large. Fig. 7. Rabot à grains. I est employé en Suisse pour ramasser les grains, après les avoir battus. Le rabot a 43 c. m. de long et 13 dans sa plus grande largeur. Le manche est long de 1) 4. M. Fig. 5. Crible à brancards. On l'emploie en Andalousie pour nettoyer le blé. Deux ouvriers le saisissent à cet effet par les brancards, et l'agitent en divers sens, Le crible, dont le fond est fait avec une peau percée de trous, a 12 d.m. de long sur 5 d. m. de large, et 15 c. m. de pro- fondeur. Les manches du brancard ont 4+ d. m. de long.; PLANCHE V. Fig. 1. Reservoir a huile. Les réservoirs usi- tes en Toscane se font avec cinq grandes ar- doises mastiquées soigneusement, et fermées avec un couvercle en bois, au milieu duquel est une petite ouverture qui sert à puiser l'huile. On en fait avec de grandes pierres de grès creu- sées en auge. On retire l'huile par un robinet, au-dessous duquel on pratique en terre un trou pour mettre le vase destiné à recevoir l'huile. Celui qu'on représente ici était d’une seule pierre longue de 35 d. m. large de 17, et haute de 15. Les parois étaient épaisses de 12 c. m. Les réservoirs où se conservent les huiles du com- merce à Livourne et à Gênes sont faits avec des ardoises. Fig. 2. Fosses à conserver les grains. Ces fosses, usitées en Sicile, danslespartics méridionales de l'Espagne dans le royaume de Naples, dans la Toscane, à Malte, sur les côtes d'Afrique, en Asie, et en plusieurs autres lieux, dans lestemps anciens et dans les temps modernes, doivent être préférées à tout autre moyen de conserva- tion, lorsqu'elles sont construites avec précau- tionetavecintelligence. Les limites étroites dans lesquelles je dois me renfermer dans cette col- lection ne me permettent pas d'entrer dans des détails à ce sujet, ainsi que je l'ai fait dans l'ou- vrage intitulé: Des fosses propres a la conserva- lion des grains, et de la manibre de les cons- truire; publie par la décision de Son Exc. le ministre de l'intérieur, prise en conseil d’agri- culture. Paris, de l'Imprimerie Royale, 1819; 1 vol. in-4°. Celle dont on donne ici la coupe a 4 mètres de diamètre sur 6 de profondeur. Elle est re- présentée avec son couvercle À, et la poule B, qui est fixée au haut des perches en chevron qui sont employées pour l'extraction du grain !|:(2) ;_ Fig. 3. Vases coniques pour conserver l’huile. On en fait usage dans le département de la Dor- dogne. Ils sont d'une seule pierre, ayant 17 d. m. de haut et 5 dans leur diamètre intérieur. Fig. 5. Caisse pour conserver les grains et les leg'unes. Elle est portée sur 4 pieds pour éviter | l'humidité, et elle est renforcée vers sa partie inférieure par deux pièces de bois liées par des TE EE——— RE SS=== ==:= es Fig. 4. Paniers en canne pour conserver les grains. Ces paniers qui n'ont point de fond sont en usage parmi les petits cultivateurs de la Catalogne et du royaume de Valence; ils ont x et; à 2 mètres de haut sur 1 mètre de dia- mètre. On les revêt en toile, lorsqu'ils ne sont pas d'un tissu assez serré. On garnit leur base tenons. Elle ferme avec un couvercle. Les Tos- cans en font usage. . P Le O/. Fis. 6. Vaisseau en liège pour le grain. Les Catalans, après avoir enlevé l'écorce du liége, la réunissent avec une couture en osier. Ils y adaptent un fond de la même écorce, et for- ment des vases de 10 d. m. de haut sur 5 ou 6 avec du plâtre lorsqu'on les remplit de grains.| de diamètre. 4 PLANCHE VI. —— Fig. 1. Sechoir pour le mais. On plante dans la terre des perches hautes de 6 mètres, aux- quelles on en fixe d’autres transversalement à une distance de 65 c. m.; c'est à cet appareil qu'on accroche les panicules de maïs, dans le département d’Indre-et-Loire. Fig. 2. Supports mobiles. Chaque support est fait avec une pierre semi-sphérique ayant un trou carré, dans lequel on fixe un poteau garni de chevilles sur un de ses côtés. Après avoir placé ces supports à une certaine distance les uns des autres, on établit sur les chevilles, à différens étages, des cadres garnis de traverses, et l’on pose au-dessus de ceux-ci des claies où des nattes sur lesquelles on fait sécher les raï- sins, les fruits, ou d’autres objets. On les em- ploie aussi pour l'éducation des vers à soie. Les pierres ont 14 c. m. d'élévation et 30 c. m. dans leur plus grand diamètre; les montans ont 2 mètres de haut, 6 c. m. dépaisseur et 8 de largeur. Les cadres ont ordinairement 2 mètres de long sur 18 d. m. de large. Cet appareil, usité en Toscane, peut être d'une grande utilité et à d’autres usages analogues. Îl est construit en osier. Fig. 4. Sechoir pour les grains. On en fut usage en Norwéve et en Suisse, dans les lieux froids et humides, pour faire sécher les gerbes, qu'on couche sur les lattes transversales, et dont on recouvre souvent le sommet avec de la paille. Fig. 5. Claie en roseaux. On lie deux pièces de bois par le moyen de traverses; on garnit celles-ci avec des cannes, et on obtient ainsi de bonnes claies pour faire sécher les fruits. Usité en Toscane. Fig. 6. Claie en paille. Après avoir formé un cadre garni de petites traverses, on entrelace celles-ci avec des cordes de paille. Ces claies, employées dans la Haute-Vienne pour faire sécher les pruneaux, ont 1 mètre et demi de long. Fig. 7. Meule de tiges de maïs. On conserve ainsi dans le département d'indre-et-Loire les tiges de maïs avec leurs feuilles, qu'on fait man- ger aux bestiaux pendant la mauvaise saison. || k À 5> 17 UE dans l’économie rurale et domestique. On les entoure avec des cordes de paille, afin f Fig. 3. Crible à passer le plâtre. W est aussi| quelles ne soient pas dérangées par le vent. {A employé au criblage des terres dans les jardins, LA || AL L'ANNT {ll‘ [A |! (i pl | Î: À$ l fi À| Fi | fl l j | NTCD Ca— À e LS ef fes Our éviter SA partie es par des ëe Les Tor fran, Les du liée, ler, Îk y e, et for. ur à où 6 constriit 1 en fut les lieux s gerbes, sales, et avec de pièces garni ainsi de is. Usité forme un entrelace es clales, pur fure demi de conserve Loire les fait mans se SalsUN, aille, afn » vente tt tte tte ttatetitntot V'L/V/L/VS8 RS RL /N/R/ SR RSR RE A/S RER Q/R, A/S “ MACHINES DE TRANSPORT. PLANCHE VIT. Fig. 1. Charrette à essieu tournant. Gette es- pèce de charrette, en usage dans la vieille Cas- tille, est non-seulement remarquable par son essieu tournant, mais encore par la construc- tion particulière de ses roues. Trois traverses qui se terminent à la circon- férence, et s'appuient à cette même circonfé- rence contre quatre petites pièces de bois et contre deux portions de cercle, forment une roue de 12 d. m. dé diamètre, à laquelle on ne met pas communément de cercle en fer. L’es- sieu, lettre À, est carré aux deux extrémités, atin de pouvoir être assujetti au centre de la roue. Il tourne sous la cage de la charrette B, se trouvant fixé par des coins, ainsi qu'on le voit à la lettre C. Fig.». Tourniquet de voiture. C'est un petit cadre en bois, dans lequel tourne un cylindre, auquel viennent s'attacher les cordes qui con- üennent la charge d'une voiture. On resserre les cordes en les roulant sur le cylindre qu'on fait tourner avec un petit bâton: ce moyen est simple et facile. Fig. 3. Escalette. C’est ainsi qu'on nomme dans le département de la Gironde une machine que l’on place sur le devant des voitures pour contenir la charge; et l'empêcher d'incom- moder les animaux. Elle est coniposée de deux pièces de bois longues de 23 d. m. et réunies par des traverses distantes d’un mètre. Après avoir fait entrer la partie inférieure à travers la cage de la charrette, on l'assujettit sur la flèche de la voiture par le moyen d'un soutien mo- bile, et en même temps avec un bâton qu'on fait passer au-dessous de la voiture dans deux mortaises pratiquées à son extrémite. Fig. 4. Chevron pour faciliter le chargement des charrettes. On en fait usage dans quelques départemens pour soutenir l'extrémité des char- rettes qu'on veut charger lorsqu'elles ne sont pas attelées. Fig. 5. Charrette à tonneau pour les irriga- tions. Le tonneau est soutenu au milieu de la voiture par deux traverses. L'essieu est rem- placé par deux bouts de fer qui s’attachent sur les côtés de la voiture, et qui, entrant dans le moyeu des roues, font l'office d'essieu, ainsi qu'on le voit à la lettre A. Usitée en Allemagne. Fig. 6. Tombereau a bras. On l'emploie dans le canton de Giaris pour transporter les fumiers et les récoltes. Son caisson a 12 d. m. de long sur 3 de hauteur et 33 de largeur. Les bran- cards, qui portent à leur extrémité une Cour- roie pour le tirage, ont 36 d. m. de long. On adapte sur le derrière ure planche A, qu'on retire lorsqu'on veut décharger le tombereau. PLANCHE VIIL Fig. 1. Charrette a bascule. Elle est employée en Suede pour faciliter le chargement des pierres et autres corps pesans. Après avoir abaissé la charrette sur le derrière, on y roule les fardeaux, on la remet dans son état hori- zontal, et on la fixe par le moyen d’un crochet placé sur la traverse du devant. Cet instrument peut trouver des applications utiles. Fig. 2. Charrette u treuil. Le corps de la char- rette étant fixé sur l’essieu de devant s’isole à volonté de l'essieu de derrière. Dans cet état, il porte à terre, et facilite le chargement des COTpS pesans. On la soulève alors au moyen de deux chaînes fixées à l’essieu de derrière qu'on fait tourner avec des leviers, comme cela se pra- | | \ | tique avec les treuils ordinaires. On s’en sert en Suède. Fig. 3. Haquet. C'est une espèce de tombe- reau, dont Perronnet, architecte français, est l'inventeur. Il est remarquable par la simplicité de sa construction, par sa légèreté, et par la facilité qu'il donne à charger et à décharger. Il est destiné au transport des terres, des pierres, de certains fruits, comme les châtaignes, les noix, les pommes de terre, etc., surtout lorsque les distances sont peu considérables. Un petit cheval ou un âne peut le conduire facilement. Il suffit, lorsqu'on veut le déchar- ger, de défaire ie crochet qui a été oublié par le dessinateur, et qui, étant attaché sur{a tra- A de D TANT PT MS lune te ( \ / verse du devant, tient en équilibre la caisse du| même genre qu'en ce que les roues, au lieu haquet. Le crochet ayant été enlevé, la caisse, traversée par l’essieu sur lequel elle roule, se renverse en arrière par un léger mouvement, et laisse tomber sa charge. Fig. 4; Charrette a roues couvertes. Sa cons- truction ne diffère des autres instrumens du d'être placées extérieurement, se trouvent en- gagées dans la cage de la voiture. Elles sont recouvertes sur le côté intérieur et sur leur cir- conférence, afin de ne pas être arrêtées dans leurs mouvemens par les objets dont on charge la voiture. Elle est en usage en Suède. ss. En SE du leu Vent en. Îles sont Leur cir. tes dans on Charge À A 2 0/0 8 8/0 0/0 8/80 D /8/ BRAVE LR RD bts 400421521521 23221%21021 RDA BR AR A/R LE LA LR D& S LA AB RAS NE ARR A/R LEE LR LS à 2.4/8 V8 8 MACHINES. PLANCHE IIT. Fig. 1. Levier à treuil. On l'emploie en Suède pour déraciner les arbres et pour enlever les blocs de rochers quise trouvent dans les champs. Il porte vers son extrémité un point d'appui, et est mis en action au moyen d'un treuil. Fig. 2. Levier a point d'appui mobile. On lemploie dans le même pays et aux mêmes usages que le précédent. À représente le point d'appui soutenu par une planche qui empèche l'enfoncement en terre. Il a un manche avec lequel on le place à volonté. B indique le le- vier, C une pierre qu'on soulève. Fig. 3. Mortier en bois. Il est usité dans le canton d'Assly pour faire du gruau d'orge. Le pilon A, divisé en deux dans sa partie supé- rieure, afin de pouvoir être saisi plus facile- ment, et armé de têtes de clous à sa base, a 7 d. m. de long et 7 c. m. de diamètre. Il pour- rait être utile à nos ménages. Fig. 4. Mortier avec un pilon à ressorts. Ce pilon est très-commode pour diverses opéra- tions de ménage, et fatigue moins que ceux qui ne sont pas suspendus. On attache à une poutre du plancher, ou l’on fixe dans une mu- raille une perche, à l'extrémité de laquelle est attaché le pilon au moyen d’une corde. Fig. 5. Moulin à broyer Les pois, etc. On en fait usage à Rome pour broyer le café, les pois, les grains, etc. Il peut également servir pour la moutarde; il est composé d’une meule en pierre avec un trou au centre, par lequel on Jette les grains. Elle est munie de deux anneaux qui servent à la sortir de la pierre dans laquelle elle tourne. On lui donne le mouvement par le moyen d'une cheville fixée à sa superficie. Fig. 6. Moulin en porphryre. I est employé à Florence pour pulvériser les substances odo- rantes et médicales. La meule À, armée d’une manivelle, tourne sur un pivot représenté au centre du mortier dans la coupe de la gravure. Les parties subules s'élèvent moins facilement dans ce moulin que lorsqu'on les broie dans des mortiers. Fig. 7. Meule à auge droite. C’est une meule en pierre, d'un mètre de diamètre, que les ou- vriers font aller et venir dans une auge longue d'environ 4 mètres, en poussant la pièce de bois dont elle est traversée. On écrase ainsi le raisin dans l’état de Bareuth. PLANCHE IV. Fig. 1. Moulin à broyer les os. Les débris des os de la coutellerie de Thiers, département du Puy-de-Dôme, sont employés à l'engrais des - terres, après avoir été broyés dans ce moulin. Il se compose d'un arbre A, mû par un courant d'eau, et qui porte à son centre un anneau d'acier taillé en râpe, ainsi qu'on le voit en D. On établit immédiatement au-dessus de cette ràpe une traverse percée d’un trou C, dans le- quel on place les os. On les presse contre la râpe par le moyen d’un tampon qui est attaché au levier, lettre B. I suffit pour cela qu'un ou- vrier appuie la main à l'extrémité du levier, qui est fixé à la traverse par l’un de ses bouts. Fig. 2. Pilon mecanique. Il est étabh sur un châssis formé de six montans, et d’une plate- forme qui lui sert de base. Les deux premiers montans portent une lanterne avec sa mani. velle qu'un homme met en mouvement. Les deux montans du milieu soutiennent une roue dont les dents circulaires reçoivent le mouve- ment de la lanterne, La roue porte sur l'une de ces surfaces 6 ou 8 chevilles qui élèvent et laissenttomber alternativement le pilon. Celui-ci glisse dans une coulisse pratiquée au côté inté- rieur des deux derniers montans. On place au- dessous du pilon un mortier de fer. Fig. 3. Moulin à bras. H est composé de deux meules en pierre, l’une inférieure et immobile, et l'autre supérieure et tournante. Elles sont traversées l'une et l’autre, ainsi qu'on le voit dans la coupe du moulin, par un axe qui porte à sa partie supérieure uñe lanterne. Celle-ci s'engrène avec une roue dentée qui recoit le mouvement par le moyen d’une manivelle. Le même axe porte un croisillon qui est fixé dans PEUR" TER TS Re ER Es En ed TP ie NET CP et es TR = LR se Fete e 2 es ee ce nvatret la partie inférieure de la meule tournante, et qui sert à élever ou à abaisser celle-ci à volonté; ce qui se fait en tournant l'écrou placé à côté de la meule, et fixé à l'extrémité du montant qui, étant attaché à la traverse qui porte l'axe, le fait élever ou baisser selon qu'on tourne l'écrou. Ce moulin fort simple, et qu'on peut faire construire partout, estemployé dans les fermes de l'Andalousie pour broyer diverses espèces de grains à l'usage des hommes et des bestiaux. On lui donne les dimensions proportionnées aux besoins. On a figuré le plan de la partie supérieure de ce moulin, afin qu'on pût mieux juger sa construction. Fig. 4. Masse pour écraser le plâtre. C'est une pierre carrée qui a à d. m. sur chacun de ses côtés, et 2 ou 3 en hauteur. On y adapte un manche de bois, qui sert à la faire agir. On la fait passer successivement, sans la soulever en (2) totalité, sur le plâtre répandu dans une aire. Cette manière de pulvériser le plâtre, en usage dans le département d'Indre-et-Loire, est bien préférable à la méthode absurde et contraire à la santé des ouvriers qu'on emploie à Paris. Fig. 5. Moulin a platre. C'est une meule ver- ticale mue par un manége. Elle tourne sur un plateau où l'on met le plâtre. Celui-ci tombe, à mesure quil est écrasé, dans une auge circu- laire, construite en maçonnerie. Cette bonne machine est employée dans le royaume de Va- lence. La meule verticale a 5 et 3 d. m. de dia- mètre, et 44 c. m. d'épaisseur. Le plateau a 15 d. m. de diamètre, et 3 et: d. m. d’élévation. Il porte à son centre une crapaudine dans la- quelle tourne le pivot du montant, auquel est fixé le levier qui traverse la meule. L'auge cir- culaire a 5 d. m. de large. La muraille exté- rieure de l’auge a 2 d. m. d'épaisseur. PLANCHE V. Pier: Moulin à meule verticale pour broyer le chanvre. I] se compose d’un plateau traversé par un arbre montant, autour duquel tourne la meule verticale, et qui est mû dans sa partie inférieure par une roue à eau. Des ouvriers éten- dent le chanvre ou le lin sur le plateau, et le dis- osent de manière qu'il subisse successivement l’action de la meule. Celle-ci doitavoir des can- nelures profondément tracées dans le sens de la cireonférence, afin de faciliter le broiement des brins de chanvre. En usage chez un particulier du Puy-de-Dôme. Fig. 2. Moulin à meule conique pour broyer le chanvre. Pour le construire, on forme une aireen maconnerie avec un rebord, et un pavé un peu plus élevé à la circonférence qu'au centre. Ge pavé est composé de pierres poligones iIT= gulières, de manière à laisser des interstices qui facilitent le broiement des brins de chanvre. On établit au centre de l'aire un arbre mon- tant, avec une lanterne qui sengrène dans une roue mue par l'eau, ou à laide d'un ma- nége; on adapte au pied de cet arbre un cro- chet auquel est attachée une meule conique qui tourne avec l'arbre, et qui porte, dans toute sa longueur, des cannelures circulaires. Deux fem- mes sont occupées à étendre sur l'aire des bottes de chanvre, à les retourner et à les secouer. En usage en Italie. Fig. 3. Broie à pièces de rapport. Get instru- ment, usité dans le département des Landes, est d’une facile construction. On adapte sur un banc deux planchettes À, percées d'un trou.On a 3 planches, C, que l’on place successivement entre les deux planchettes. On pose d'abord la première, puis la double planche B, réunie par un manche, ensuite entre celle-ci une des trois planches, et enfin la dernière sur le côté op- posé. On fait passer une cheville dans les trous de toutes ces planches, et cette réunion forme la broie. On la fait agir en soulevant à la main le manche qui porte la double planche; les trois autres restent posées sur le banc, et sont conte- nues par les deux chevilles. Fig. 4. Routoir pour lechanvre. Cette figure re- présente le plan des fosses usitées en Lombardie pourrouir à la fois de grande quantités de chan- vre. Lacoupeestfiguréesousla lettre À. On creuse une grande fosse dont on revêt les bords un peu inclinés avec des planches soutenues par des pieux, afin d'empêcher que lesolre s’éboule. On plante dans la fosse trois rangées de pieux à une distance les uns des autres de 17 d. m., ob- servant entre les deux intervalles du milieu une distance de 25 d. m., et de 14 entre les intervalles des côtés. Trois trous pratiqués dans la partie supérieure des pieux servent à met- tre des chevilles qui retiennent, dans une po- siion plus ou moins élevée, les bâtons desti- nés à contenir les tas de chanvres qu'on dépose dans la fosse, et à les empêcher de surnager, ainsi qu'on le voit dans le plan et dans la coupe A. On attache quelquefois, au lieu de chevilles, des pièces de bois qui vont d’un piquet à l'autre, comme on l'a représenté dans la rangée du mi- lieu. 22 RP— nm De fnneus—© OT RD TX dm à s_ ($ Une de, 6 En usage e, est bien > à Park, meule Ver. Ane sur un 1 tombe, à age circue êtte bonne ame de Vas m. de dix. lateau à 1 l'élévation, e dans auquel est L'auge cir- aille ext. Ur, sivement bord la unie par des trois côté op- les trous on forme à la mam e; les trois ont contes efgurere. Lombardie is dechan- .Oncreuse bords un es par des boule. On e pieux à d.m., ob lu mieu entre les qués dans nt à met- ns une po ons desti- j'on déposé e surnagér La coupe À hevilles, des ti l'autre, ee du+ } dim rs 6 lobucaton or vin PES Léthog de ts de Ladt / ducation du vin PC 1 € N, ARE EN Se (LS Rem pue SATA FRA { ponts mn te Es IE a em tr LL TE FC SE 3 PS 2 RE SP NPC Se ET à ÉVR pono ji Le ER Bear —.— Lithog AAC de Last ‘ nent pp epeer———————————_—_—_—_—_— Re Pr Door col T2 pat ue| AA; Free ra 2 ES 8+ 5=<< 2 D TT TPE PET RE PME LUE ep ar CG 3 ie) Des à RS S ire 3 - TS Lithog de C de Last e Lithoy. de(ce Zast ET Es Ne ES € £ | Î k PL3 ) lachenes. À k RE LE Len DD d SNA RSA? À nr Mae ñ ÿ| nl 1 Machines. FC 4 F | [U2 CAL ITR nl Ref Lethoy. de C A Zadst c ue ss> RSR om om ST mn = EE SE ES RER,—-——= Re dans SE, 5 Machines. PL. 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C'est à l’aide de ces instruments que chaque opération s'exécute avec plus de facilité, avec moins de temps et de dépense. Les divers pro- cédés d'agriculture étant, ainsi que les besoins de nos ménages, très-nombreux; les hommes ont cherché les moyens mécaniques qui pouvaient multiplier leurs forces ou faciliter leurs efforts. Mais, en voulant arriver ay même but, ils ont souvent été contraints, par les circonstancés, de modifier les moyens dont ils se sont servis; et ils sont ainsi parvenus à des découvertes plus ou moins variées, plus ou moins heureuses: telle est la cause qui nous à procuré la variété presque innombrable d'instruments, d'appareils et de machines qui se trouvent en usage chez divers peuples, et qui souvent restent isolés dans le centre d’une localite particulière. Il faut donc, pour connaître ces instruments, les examiner, les dessiner, et les décrire avec soin, après s'être transporté sur les lieux où l’on en fait usage.: : Une collection qui offrirait les meilleurs instruments usités chez divers peuples, serait utile par l'application qui pourrait en, être faite à nos besoins, et offrirait de l'intérêt sous le rapport de la nouveauté. C'est d’après ces considérations que l'auteur du Recueil annoncé publie, par le moyen de la lithographie, un choix des nombreux instruments qu'il a dessinés pendant ses yoyages dans diverses contrées de l'Europe. 2 x Cette collection séra composée des instruments, des machines et des objets à l'usage de l'agri- culture, des ménages de ville et de campagne; et elle renfermera même des appareils propres à quelques genres d'industrie qui peuvent trouver leur application parmi les classes ouvrières les : moins exercées. On y fera aussi entrer un certain nombre d'instruments peu connus où inusités en Europe, mais dont l'adoption peut être utile à notre agriculture.: On s’est attaché à ne donner que des machines éprouvées par une longue pratique, et assez simples pour qu'elles puissent être construites et réparées par les mains les moins habiles. On a divisé les planches, ainsi que le texte correspondant, par séries indépendantes les unes des autres: et on les a numérotées de manière qu'elles puissent être reliées dans l'ordre de classifi- sation qui leur convient, lorsque l'ouvrage, qui formera un volume, sera terminé. On a donné par exemple, dans la première livraison’, quatre séries qui seront continuées dans la seconde livraison ou dans les suivantes, et ainsi successivement pour les autres séries. On joindra à la dernière livraison une table méthodiqne, qui indiquera l'ordre dans lequel les séries doivent être rangées. On a adopté cette marche, afin d'éviter les suppléments qui nuisent toujours à l'ordre et à la facilité des recherches.; ue 2 ee Ce recueil comprendra cinq à six cents dessins contenus dans cent planches au plus; format in-4°. Il paraîtra, autant que possible; chaque mois, à commencer du 1° février 1820, par livrai- sons de dix planches, papier grand-raisin, avec un texte explicatif à deux. colonnes. L'ouvrage sera terminé après la dixième livraison. Re ie| On souscrit à la lithographie du comte de Lasrevrie, rue du Bac, n° 58, à raison de 3 francs par livraison, et 3 fr. So c. franc de port, pour les départements.| La lithographie, en donnant le moyen d'offrir cette collection à un prix inférieur à celui de la gravure en cuivre, ne permet pas de conserver les planches; le tirage sera donc réglé d'après le nombre de personnes qui$e seront fait inscrire avant le 1°’ juin 1820. Passé cette époque, le prix augmentera pour ceux qui auront négligé cette précaution,| propre! chaque €rs pro- mes Ont , stancés, tes plus+ cvanété ge chez re avec : ile apport parle Ant SC e l'agrie| propres jères les inuisités et assez les, unes des , classifis à donné seconde e ee ent étre ordre ét format al Kivra Louvrié COLLECTION DE MACHINES, D'INSTRUMENTS, USTENSILES, CONSTRUCTIONS, APPAREILS, etc., EMPLOYÉS DANS L'ÉCONOMIE RURALE, DOMESTIQUE ET INDUSTRIELLE. D'APRÈS LES DESSINS FAITS DANS DIVERSES PARTIES DE L'EUROPE, PAR LE COMTE DE LASTEYRIÉ. conlerrcrnd= - dé Lars Cote 4 ee HE#1_ Cnées en.. Lésectos E#{, ee PARIS, A L'ÉTABLISSEMENT LITHOGRAPHIQUE DU COMTE DE LASTEYRIE, RUE DU BAC, N° 58, T2 ee PE L'IMPRIMERIE DE RIGNQUX, Ruz DES FRANCS-BOURGEOIS-S.-MIGHEL, N° 8. LALLARLALE LA EN R/S 1821. RSR RIRE RE RS RS 8 EN Q/R VO RSS LR/ RS A/S RSR A/R LD 0 DÉS 600 0 00 0 SOS SEE ARR RTE MACHINES DE TRANSPORT. PLANCHE IX. Fig. 1. Hotte demi-cylindrique. On Yemploie dans le canton d'Appeuzel. Son diamètre est de 6 d. m. sur 5. Elle est commode pour porter des objets volumineux. Fig. 2. Fetiche. C’est un instrument en usage dans le département de la Gironde pour por- ter les fardeaux. On fait entrer une partie de la tête dans l'ouverture supérieure, tandis que la partie inférieure porte sur les épaules. Elle se compose de deux planches triangulaires réunies par trois baguettes rembourées intérieurement, et tressées en natte de corde. Fig. 3. Crochets à cheval. Les montans ont » d. m., et leurs traverses en ont 4. Les cro- chets, qui sont ordinairement soutenus par les montans au moyen d’une corde, ont une lon- gueur de 6 d. m. On ajuste sur le bât d’un che- val deux de ces crochets, qu’on fixe au moyen d'une corde. Fig. 4. Chevalet à charger les hottes. On pose la hotte sur la traverse, qui se trouvant fixée à demeure par un de ses bouts, est soutenue par l'autre au moyen d’une cheville; de manière que l'instrument peut se ployer ou se dresser à vo- lonté. Sa longueur est de 18 d. m. Fig. 5. Hotte à double support. L'un des sup- ports se trouve placé derrière le dos, et l’autre au-dessus de la tête. On en fait usage dansle Has- seli en Suisse. Elle est construite en planches légères de sapin. Elle à 11 à 12 d. m. de hau- teur, et 4 d. m. de largeur; les supports ont 3: d. m. de saillie. Les bretelles se fixent avec des chevilles sur les côtés inférieurs de la hotte. Fig. 6. Hotte à sunple support. Elle est em- ployée en Suisse pour porter les fromages et autres objets. Sa hauteur est de 9 d. m.; sa lar- geur de 5 d. m. à la base, et de 36 c. m. au sommet; le support s'avance de 38 ce. m. Fig. 7. Hotte en panier carré. Sa dimension ordinaire est de 4 d. m. én tout sens. Usitée dans le canton d'Appenzel. Fig. 8. Crochet pour porter les Jardeaux. 1 est fait en planches, et a deux bretelles en bran- ches de bois tordues. Usité dans le Valais. Fig. 9. Hotte a liquides. On l'emploie ordi- nairement dans les pays de vignoble pour trans- porter la vendange. On a figuré un bâton à cro- chet, avec lequel l'ouvrier la retient sur son dos. Fig. 10. Trepied pour charger les hottes. La hotte s'appuie dans l'angle du trépied. Fig. 11. Sellette. Elle est composée d'un pla- teau de 66 c. m. de diamètre, soutenu par trois montans fixés sur une fourchette, qui s'élargit de manière à pouvoir être placée sur les deux épaules. On l’'emploie dans le canton de Berne pour porter les fromages de Gruyère. PLANCHE X. Fig. 1. Charrette belge. Kle est garnie en des- sous d'un grand panier formé avec des éclisses de bois, et soutenu par des chaînes. On ne peut en faire usage que sur les chemins bien entre- tenus, et alors elle offre de grands avantages pour le transport des marchandises. Fig. 2. Traineau à brancard. I1 à une base composée de deux pièces de bois, épaisses de 6 c. m., sur lesquelles repose, à l'élévation de 2 d. m., un plancher long de 2 mètres et large de 7 d. m. En usage dans le canton de Berne. Fig. 3. Traïneau ordinaire. 1 est employé dans la Lombardie pour transporter le fumier sur les prairies, et éviter ainsi les ornières pro- duites par les roues des voitures. Son plancher, élevé de 6 d. m., a 18 d, m. de long sur 13* de large; sa base se compose de deux pièces de bois doubles, larges de 2 d.m., afin de pouvoir chan- ger l'inférieure lorsqu'elle vient à s’user. Fig. 4. Charrette à trois roues. Elle est em- ployée dans le Tyro!, et peut l'être avantageu- sement dans le pays de montagnes. Le tirage se fait par un cheval, attelé à un palonnier quise fixe sur le devant de la charrette. Fig. 5. Brancard pour le charriage des arbres. On l’emploie en Suisse pour descendre les arbres du haut des montagnes. Il se fixe, par le moyen d’une chaîne, à l'arbre où l’on enfonce un cro- chet: l’on ne craint point de blesser les che- vaux lorsque la poutre recoit une trop forte impulsion, comme il arriverait s'ils étaient atte- lés à des cordes. SPAS tas RAT RE HP EST TT D PEANCHE=XT Fig. 1. Brouette a deux rebords. Elle est em- ployée dans le Milanais et autres parties de l'Italie pour le transport du mortier, des fu- miers, etc. Elle a l'avantage d’être très-légère, et d'être déchargée avec facilite. Fig. 2. Brouette en forme de caisson. Elle est employée dans le canton de Berne pour le trans- port des urines des bestiaux, avec lesquelles on arrose les prairies. L'intérieur a 5 d. m. de long sur 4 de large, et 6: de profondeur. Fig. 3. Brouette à dossier eleve. Elle sert à voiturer le bois, les fagots, les échalas, Les fu- miers, etc. Elle a un dossier incliné sur la roue et soutenu par deux supports. Fig. 4. Brouette en gondole. La gondole ou caisse est composée d’un fond et de côtés en clayonnage; quelquefois le fond est en planche. En usage dans les états de Suisse. Fig. 5. Brouette a dossier peu eleve. Elle est du même genre que celle du n° 3, exceptéqu'elle L n'a pas de pieds, et qu'elle a une forme courbe. Elle est principalement usitée pour transporter les pierres aux environs de Paris et en Belgique. Fig. 6. Brouette à caisse en eclisses de bors. Cette brouette, usitée dans le canton de Berne, est légère et facile à construire. On en fait aussi avec un clayonnage en osier. Fig. 7. Civière à trois brancards. Gomme elle est destinée à porter des pierres ou autres corps pesans, on lui donne trois brancards, afin que la charge puisse être portée par six ouvriers. Usité dans la Maurienne. Fig, 5. Brancard à tenons mobiles. Les deux tenons qui unissent les manches peuvent s'écar- ter ou se rapprocher, ainsi que les manches eux- mêmes, par le moyen de chevilles que l'on fait entrer dans les trous dont ils sont percés à dif- férentes distances. On peut ainsi saisir des caisses ou de grands pots de fleurs, et les transporter d’un lieu à l'autre. Usité en Italie. > "A lang) yurél fer sl brica£ reboë ler ute3 fe ems EI qu'il lon1e el<8 que ont} de 1 l'au tone ATLAS ARR LS SSL SSSR RS RS RS LA Re tt tatttotts RS LS CS LES LOS D LTD, SDL BSD DS LS SDS SDS CDS BS LES Re BÈCHES ET HOUES. le forme Courbe. POUr transporte eten Belique echisses de bois, anton de Berne. : On en fat ans "ds, Comme ell Où autres corps cards, afin que ar six OUVrIENS, pbiles, Les deux peuvent s'écar- s manches eux- es que l'on fai t perces à dh- isir des caisses transporter PLANCHE IV. Hiosnr Béche à lame en bois et en fer. Elle est usitée dans plusieurs départemens de France. La portion de la lame qui est en bois forme une seule pièce avec le manche. Elle s'insinue à son extrémité dans unegouge pratiquée dans la lame, et les côtés supérieurs de celle-c1 vont se ratta- cher avec des clous à la naissance du manche. Le manche à 70 d. m.; la lame a 22 c. m. de large. La portion en bois est épaisse de 2. c. m. Fig. 2. Beche a nervures de la Belgique. Sa lame, longue de 35 c. m. du sommet à la pointe, et large de 24 c. m., est retenue par une petite languette à crochet, longue de 8 c. m,; les ner- vures permettent de donner moins dépaisseur au fer sans nuire à la solidité. Il recoit dans sa fa- brication une courbure, et on ménage de petits rebords sur les côtés et près du manche, ce qui le rend propre à contenir une plus grande quan- üité de terre. Fig. 3. Fourches à bécher. Ces fourches sont employées dans la Biscaye à labourer les champs. Elles ont un manche long d'un mètre et demi, qui s'ajuste dans une gouge fermée par la pro- longation d'une des dents de la fourche. Celle- ei se lie à la seconde dent par un retour d'é- querre qui sert d'appui au pied de l’ouvrier: elles ont 4o c. m. de long. On voit dans les champs de la Biscaye quinze à vingt ouvriers qui, ran- és sur la même ligne, labourent la terre avec ces fourches: ils les placent verticalement, ils mettent un pied sur la fourche à gauche, puis l’autre pied sur la fourche à droite, etils les en- foncent en se balancant au-dessus, enfin ils sou- lèvent et retournent le terrain en saisissant le manche. Fig. 4. Béche ordinaire. Elle est usitée aux environs de Paris. Fig. 5. Béche triangulaire. On Vemploie en Italie dans les terrains très-argileux. Son fer a 32 c. m. de long sur 25 dans sa plus grande largeur. Son manche, qui a 14 d. m. delong, est garni d'un hochepied long de 14 c. m., qui sert à lui donner un plus grand enfoncement en terre. Elle est très-propre au creusement des rigoles profondes. Fig. 6, Béche à lame double a sa partie su- périeure. Son manche, qui porte une poignée à son extrémité, s'enfonce par l'autre bout dans une cavité de la lame, et se fixe à celle-ci par deux languettes qui sont formées par une pro- longation de cette lame: cette dernière a 30 c.m. de long sur 12 de large. Le manche a 1 mètre de long. On l’emploie à labourer la terre et à vannerles grains; c'est pour cela qu'on lui donne une forme courbe et un peu concave. Fig. 7. Beche en forme de pelle. C'est une pelle ordinaire en bois, au bout de laquelle on adapte une forte tôle qui embrasse des deux côtés l'ex- trémité de la pelle. Cette lame a 11€. m. de hauteur sur 22 de largeur. Le manche, terminé par une béquille de 14 c. m., a une longueur de 70 c.m.; c'est un excellent instrument pour remuer les grains, la terre, le sable, etc. IL est usité en Belgique. É Fig..6: Béche à lame ouverte dans sa partie supérieure. Le manche, long de 8 d, m., taillé à son extrémité inférieure en forme de bèche, est recu dans la division supérieure de la lame, ainsi que l'indique la ligne ponctuée. Cette lame est longue de 23 c. m. etlarge de 18. Elle se termine par une languette qui se cloue contre le manche. Elle est usitée en Languedoc. Fig. 9. Bêche pourentever les gazons.Onl'em- ploie dans le canton de Glarus. Sa lame, coudée ainsi que l'indique la figure A, a2r€ m. de large et 23 de long. Sa douille, longue de 28 c. m., recoit un manche long de 12 d. m.: la poignée est longue de 5 d. m. Fig. 10. Fourche à trois dents plates. Elle est employée en Catalogne pour labourer les terres argileuses. Sa forme lui donne l'avantage sur les fourches à dents rondes lorsqu'ils’agit de sou- lever la terre et de la retourner. Elle pénètre plus facilement dans le sol que les bèches ordi- naires. Fig. 11. Béche de forme ovoide. Sa forme lui donne une entrure facile dans la terre. On en fait usage en Allemagne. Fig. 12. Fourche à deux dents plates.On l'em- loie dans la culture des environs de Toulouse. Elle porte une prolongation de fer dans sa partie supérieure qui facilite la pose du pied. (2) PLANCHE V. Fig. 1. Houe ordinaire. Elle a un fer plus large à l'extrémité qu'à la base. Elle varie dans les dimensions selon les besoins. Fig. 2. Houe à large fer triangulaire. De même que la précédente. Fig. 3. Houe à fer allonge et ctroit. Elle est employée en Catalogne pour former ou nettoyer les rigoles: on la nomme 4ocalia. Son manche a 9 d. m.: la longueur du fer est de 4 d.m.;il a À c. m. z à son extrémité, et 1 d. m. dans sa plus grande largeur.; Fig. 4. Houe à trois dents. Elle remplace la bêche pour le travail de la terre dans plusieurs lieux. Fig. 5. Houe à fer allonge et large. On s'en sert en Champagne pour travailler les vignes. Son manche à 9: d. m. de long, et son fer 3 d. m.; sa plus grande largeur est r: d, m., n'ayant qu'un d. m. à son extrémité. Les bords sont un peu relevés, et la lame un peu concave, en forme de gouttière. La courbure du manche facilite le travail de l'ouvrier. On emploie au sarclage des vignes un instrument pareil à ce- lui-ci, mais dont les formes sont moitié plus petites. Fig. 6. Houe a deux dents rapprochees vers leur extrémité. On s’en sert en Champagne pour le travail de la vigne, dans les sols pierreux ou argileux. On le nomme eroc; sa lame a la même longueur que la précédente. La largeur moyenne des branches est de 4: c. m.;leur épaisseur exté- rieure est de 1 centimètre, tandis que l'épaisseur interieure n'est que de 8 m. m. Elles diminuent d'épaisseur et de largeur vers leur extrémité. Fig. 7. Houe à trois dents écartées. Elle est en usage dans le royaume de Valence pour le tra- vail des terres tenaces. Les dents, longues de 2 d,m., se rattachent au manche par une double prolongation du fer, qui se recourbe et porte une douille pour un manche long de 45 c. m. Fig. 8. Houe à lame triangulaire tronquee. Son manche a 7: d. m. de long; sa lame, dont les bords sont relevés sur les côtés, a 3 d. m. de long, 15 de large vers le manche, et 11 à l’ex- trémité opposée. On l'emploie dans la campagne de Tarragone pour l'irrigation des jardins et des champs. Fig. 9. Houette triangulaire. Ce petit instru- ment est en usage dans le département des Py- rénées-Orientales pour arracher les plantes pa- rasites qui croissent parmi les légumes. Fig. 10. Houe à large fer triangulaire. Son manche, légèrement recourbé, a 15 d.m. de long; le fer en a 3. La largeur moyenne de ce dernier est de 2 c.m., et la plus grande largeur, à son ex- trémité, de 24 c.m. Les vignes, dans le départe- ment dela Gironde, se faconnentavec cette houe. On emploie pour les binages, dans divers en- droits, un pareil instrument, dont la lame, qui est beaucoup plus petite, n’a que 15 c. m. de largeur. Fig. 11. Houette carrée. En usage dans le royaume de Valence pour extirper les herbes parasites et biner les récoltes. Sa lame porte 12 C. m. sur ses CÔtés, excepté à son tranchant, quin'ena que 10.Son manche, un peu recourbé, à 4 d. m. de long; il entre dans une douille à peu près parallèle à la lame. Fig. 19. Houe à deux larges dents et à manche tres-relevé. Ce manche, quiserelève verticalement à la lame, a 7 d. m. de long. Le fer dont il est armé se divise en deux branches longues de 3 2 d. m., et larges à leur extrémité de 6 à TC. Tue La courbure de son mancherendle travailmoins fatigant pour les ouvriers. On l'emploie dans les terrains graveleux et argileux. ube et porte S&Gom AE tongue, 1 line, dont 494, m, de ) et IT À l'ee à Campaone ardins et des Petit instru. ïent des Dr. plantes pi- nes, ulaire, Son M, delons: » ce dernier l', à Sn exe le départe. cette houe. divers en- ame, qui c. m, de » dans le es herbes ume porte anchant, recourbé, uille à peu t a manche ticalement dont 1l est ongues de Gay.c.m. availmomns ploie dans CRIE LE A RS Te A RSR RSS RS RS RSS RSS SR RSR RSR SR RSR TRS RSR TR RSS RS SE SI I LI SI SI ST RASE Se IRRIGATIONS. PLANCHE VII. Fig. 1. Puits à bascule fixee sur un poteau par ‘une chaine. Ce moyen de puiser l'eau, surtout lorsqu'elle n'est pas très-profonde, est com- mode et expédiuf. Le levier, qui doit avoir un poids à son extrémité inférieure, est attaché au poteau avec une chaîne; l'extrémité opposée doit tomber verticalement sur le puits, afin que la perche puisse y descendre avec facilité. En usage dans la Castille et autres pays. Fig. 2. Solive à poulie pour élever l’eau. Gette solive, fixée en terre et appuyée contre le bord du puits, est munie, à sa partie supérieure, d’une poulie à l’aide de laquelle on élève l’eau d'un puits. Usité dans plusieurs campagnes. Fig. 3. Maniere de construire un puits. On forme avec des planches fort épaisses une base circulaire, sur laquelle doit porter la mu- raille du puits. Après l'avoir posée sur le terrain où l’on veut creuser le puits, on élève la ma- connerie sur cette base à la hauteur de quelques décimètres. L'on creuse ensuite le puits, soit dans l’intérieur, soit au-dessous de la rondelle, de manière que celle-ci s'enfonce insensible- ment par le poids dont elle est chargée. On con- .“’. ai O ünue à élever la muraille et à creuser le sol PLANC Fig. 1. Puits à roue eta tonneau. On élève l'eau en faisant tourner une roue de charrette qu'on a adaptée à l'extrémité d’un essieu, sur le centre duquel est fixé un tonneau. L’essieu tourne sur deux pieux fourchus. Ce genre de mécanisme est usité dans le département de la Gironde. Fig. 2. Puits forme avec des planches. Lorsque l'eau est peu profonde, dans un sol sablonneux, on soutient le terrain par des planches, qu'on fait entrer dans les rainures de quatre poteaux enfoncés en terre. En usage dans les Landes. Fig. 3. Pompe en bois ayant une boule pour soupape. On ménage dans le corps d'une pompe, à peu de distance au-dessous du piston, un ré- trécissement conique, Fig. 5, qui s'ajuste exac- tement avec une boule en plomb, de sorte que l'eau repousse la boule, et se fait un passage par l'ouverture lorsqu'elle est aspirée par le piston; tandis que la boule retombe par son propre poids lorsque l'eau est foulée par le piston. Le jusqu'à ce que le puits soit terminé. Cette mé- thode économique a été pratiquée en Suède. Fig. 4. Puits à bascule et a perche brisee. A] dif- fère du n° 1° par le poteau fourchu qui sou- tient le levier, et par la perche, qui estcomposée de trois parties liées par des chaïnons. On fait usage de ce dernier moyen lorsqu'on est obligé, à raison de la profondeur de l'eau, d'employer une grande longueur de perche. Comme celle-ci ne pourrait tomber verticalement dans le puits, si elle était d’une seule pièce, elle doit être de plusieurs, afin de se prêter à l'inclinaison né- cessaire. Les trois perches avec les chaînes avaient une longueur de 13 mètres, et le poteau en avait 7. Fig. 5. Seau en forme de poire. N'est fait avec des douves contenues dans des cercles en fer. Il a un bec en fer-blanc pour verser l'eau, et une anse sur le côté qui sert à le pencher, une pour l’attacher lorsqu'on veut puiser l'eau. Ilest so- lide et commode pour le transport. Usité dans les Landes de Bordeaux. Fig. 6. Seau à manche. I facilite le puisement de l’eau lorsque celle-ci est peu profonde. Usité en Suisse. HE VIII. passage se trouve alors fermé, et l'eau est forcée de s'échapper par la canule ou conduit exté- rieur. Ce genre de pompe est peu sujet aux ré- parations, et convient bien aux besoins d'une ferme. Usité dans quelques endroits. Fig. 4. Bascule double pour puiser l’eau. On en fait usage dans le Piémont pour les irriga- tions. Elle accélère le travail, puisqu'un homme seul peut tirer deux seaux à la fois, ou que deux ouvriers peuvent puiser en même temps lors- que le besoin l'exige. Les deux seaux doivent être fixés à une distance égale de l'extrémité de la bascule. Fig. 6. Puits à bascule fixée sur un axe. On en fait usage dans la Biscaye, lorsque l'eau se trouve à peu de profondeur. La bascule porte sur une traverse, qui tourne librement dans deux trous pratiqués à la partie supérieure de deux poteaux fixés en terre, et liés ensemble vers la moitié de leur hauteur par une autre traverse. LEE IE NT a FT PLANCHE IX. Fig. 1. Voria à bras. On construit ces norias dans les circonstances où Fon n'a pas besoin d’une grande quantité d'eau. Celle qu'on repré- sente ici suffisait aux besoins d'une fabrique de’ faïence dans le royaume de Valence. Elle est composée d'une lanterne à manivelle, qui tourne sur deux poteaux, et qui communique le mouvement à une roue dentée. L'arbre porte, à l’une de ces extrémités, la roue sur laquelle tournent les godets qui montent l'eau, et ses axes sont soutenus par deux poteaux avec des contre-forts en bois. Les godets en fer-blanc ont 2. d. m. de profondeur, et sont attachés entre les deux cordes au moyen d'une petite anse. Une auge en bois, soutenue par deux poteaux, sert à recevoir l’eau des godets. Cette petite machine, très-simple, très-peu coûteuse, peut trouver un emploi utile pour les besoins d'une ferme. Elle est assez élevée pour que l'ouvrier qui fait agir la manivelle ne puisse toucher avec sa tête l'arbre qui porte les roues. Fig. 2. Vannette. C'est une lame en fer, large de 5. d. m., employée dans le haut Valais pour détourner sur une certaine étendue de prairies l'eau des rigoles. À cet effet, un ouvrier Jette avec force à travers la rigole l'instrument qu'il tient d'une main, de manière que l'eau, se trou- vant interceptée dans son cours, se dirige sur la prairie. Lorsqu'une partie est suffisamment ar- rosée, on lève la vannette, en la saisissant par le manche et par la poignée; et on continue d'opérer de la même manière sur une autre par- tie de la rigole, afin d’arroser successivement toute la prairie. Fig. 3. Tranchoir pour les rigoles. On l'em- ploie également dans le Valais pour couper les gazons dans les endroits où l’on veut faire des rigoles. Ges gazons s'enlèvent ensuite avec la lame en forme de houe, placée à l'opposite du tranchoir. Celui-ci a 17 c. m. de largeur et 11 de hauteur. Le fer de la houe a 12 à 13 c. m. de long. Fig. 4. Roue à bascule pour élever l’eau. C'est une grande roue garnie à sa circonférence de palettes qui portent des godets ou seaux, ainsi qu'on le voit à la lettre A. Les pignons de la roue sont portés à l'extrémité de deux solives placées en équilibre, et contenues par une che- ville sur une pièce de bois fixée dans une mu- raille. Un poteau B, planté dans la rivière entre les deux solives, sert à tenir la roue dans une position plus ou moins élevée, selon que les eaux de la rivièreaugmentent ou diminuent, ou selon que l’on veut faire agir la machine ou la tenir en repos. Lorsqu'on veut élever la roue, on charge avec de grosses pierres l'extrémité op- posée des solives C. On retire les pierres lors- qu'on veut la faire descendre dans le courant d'eau; on fixe la roue au degré d’élévation où elle doit se trouver, au moyen d’un bâton qu'on fait passer dans les trous pratiqués dans la lon- gueur du poteau. Le courant, indiqué par une flèche, frappe contre les palettes, et fait tour- ner la roue dont les godets se remplissent, et vont déverser l’eau dans une auge E établie sur la muraille. Les deux solives doivent être liées et consolidées par une traverse située près de la circonférence dela roue, et par trois ou quatreau- tres traverses quiserventà soutenir les pierres. J’ai vu cette machine dans le Tyrol, au delà d’une rivière que je n'ai pu franchir; ce qui m'empé- che de donner la dimension des diverses parties dont elle se compose. La roue m'a paru avoir 7 à 8 m. de diametre. La simplicité de cette machine imgénieuse, la facilité et l’économie de sa construction, méritent l'attention spéciale des cultivateurs placés dans des circonstances où ils peuvent en tirer parti pour l'irrigation des prairies. }: )€, M, de eau, C'est érence de LUX, ainsi ons de la UX s0lves ‘une che. une mue lére entre dans une 1 que les uent, ou ne ou la la roue, mIté 0p- res Jors- courant ation où 1 qu on la lon- ar une t TOUT- ent, et blie sur tre liées rès de la uatreaur erres. J'ai elà d'une m'empé- es parties ru aVOIr de cette économie n spéciale onstances irrigation LILAS SAIS AS VUS A/R A/S LRLALARLRIAI ASS RSR RSI RRSS LA LISA III IL RSR RSR RS RS BEN RE ES A/R RS RS CULTURES DIVERSES. PLANCHE V. = Fig. 1. Routoir en beton. Ces routoirs sont très-nombreux aux environs de Valence en Es- pagne, où on les nomme balzas. Pour les cons- truire, on fait dans les champs des fossés de la profondeur, de la largeur et de la longueur qu'on veut donner aux murailles du routoir; puis l’on remplit ces fossés avec du mortier à chaux et à sable, mélangé de cailloux de rivière de la grosseur d'une noix jusqu'à celle du pomg et au-dessus. On commence par jeter le mortier, puis des cailloux par couches peu épaisses,€t l'on bat les cailloux à chaque fois avec une de- moiselle. On élève une partie de la muraille à la hauteur de 45 à 65 ec. m., et on laisse sécher pendant quatre où cinq jours. L'on continue l'ouvrage de manière à reprendre au-dessus de la portion qu'on avait terminée quelques jours auparavant: on forme ainsi une solde et tres- durable construction, connue sous le nom de béton, qu'on élève à fleur de terre. On enlève ensuite la terre qui se trouve dans l'intérieur des murailles jusqu'à leur base, après quoi l'on forme le sol en jetant le même mélange de mor- tier et de cailloux. Ces réservoirs durent cent et cent cinquante ans, et se maintiendraient des siècles, si l'eau àcre dans laquelle le chanvre a macéré ne COr- rodait les pierres et surtout le ciment employé à leur construction. Les cailloux quartzeux qui entrent dans le béton ne sont pas susceptibles d'être corrodés: on les voit aussi ressortir à la surface des murailles. On remplit les balzas en détournant l’eau d’un ruisseau ou de tout autre manière: on les vide avec des seaux. On en trouve où l’on a construit un puisard à l’exté- rieur des murailles, avec une communication intérieure. C'est par ce puits qu'on vide l'eau. Les habitans des campagnes tiennent ordinaire- ment ces réservoirs remplis d’eau dans le cou- rant de l’année, et ils s'en servent pour laver le linge. L'intérieur du routoir a 13 m. de long sur 4 de large, et r mètre 3 de profondeur. Les murailles ont ordinairement 4 d. m. de largeur. Elles sont recouvertes en dalles. A. Canal par lequel on donne entrée à l’eau: il a 26 c. m. de large; sa longueur est plus ou moins considé- rable. Les deux murailles qui le forment portent à leur entrée une rainure dans laquelle on met une planche pour arrêter l'eau, ou qu'on enlève lorsqu on veut qu'elle coule à travers le routoir. Ce canal se divise à droite et à gauche, et con- serve la même largeur jusqu'au point où, ces deux branches reprenant la direction primitive du canal, se rétrécissent et portent seulement 18 c. m. de large. Cette division est formée par un massif en maconnerie long de 13 d. m.et large de 4. On pratique aux deux extrémités de ce massif, ainsi qu'à l'entrée du canal, des rainures qui recoivent une planche lorsqu'on veut arrêter le cours de l’eau. L'eau sort du routoir par une ouverture qui se prolonge jusqu'en B. Cette issue, large de 5 d: m., et formée par un abaissement de quelques c. m. que recoit la muraille dans la longueur de 18 d. m. Elle porte une rainure qui sert égale- ment à arrêter les eaux par le moyen d'une planche. C Indique deux pierres posées le long de ce canal, distantes de 8 d. m, ayant en hau- teur 4 d. m. eto de longueur. Elles servent à placer le chanvre, et à le faire égoutter à mesure qu'on le retire du routoir. Fi9."2. Maniere de former des cercles pour les cuves. On fabrique sur les Apennins des cercles qui ont de 7 à 10 c. m. de largeur sur 2 d'épais- seur. À cet effet on fend des arbres de hêtre en 4, 5 ou 10 bandes, qu'on façonne ainsi quon va dire. On creuse en terre une étuve ou fosse, longue de 11 mètres, large de 5-ou.6 d: m.,.et profond de 3. On garnit les côtés de cette fosse de pierres plates, ainsi qu'on le voit dans une partie de la figure 2, B. On recouvre cette fosse de pierres plates, comme on l'a représenté à cette même figure. On forme ainsi un canai souterrain large de 4 d. m., et élevé de trois. On établit au-dessus de celui-ci deux murailles en pierres plates, qu'on recouvre comme les précé- dentes; mais avec des petites pièces de bois. fig. 2, C; de manière qu'on forme un canal su- périeur ayant les mêmes dimensions que le ca- nal inférieur, et on recouvre le tout avec de Îà terre, comme on le voit dans la coupe, fig. 2, À. On bouche les deux canaux à l'une de leurs ex- trémités, de manière cependant que Ja fumée du ——— (2) feu qu'on allume à l'autre extrémité puisse re- monter dans le canal supérieur et sortir au-des- sus de l'ouverture où l’on fait le feu. On met dans le canal supérieur des cercles qui, étant échauffes par la chaleur, se ploient facilement et prennent la forme circulaire qu'on veut leur donner. Fig. 3. Lorsqu'on a fendu les arbres, on fa- conne les pièces de bois en. les fixant avec des coins dans des entailles faites à deux gros po- teaux plantés verticalement en terre: les deux| traverses horizontales représentent la position des cercles. Fig. 4. Lorsque les cercles ont reçu une pre- mière facon, on les termine avec la plane en les faisant passer dans un creu carré qu'on a prati- qué à travers un tronc d'arbre. Fig. 5. Cette figure représente un cercle au- quel on donne au sortir de l'étuve, par le moyen de piquets plantés en terre, la courbure qu'il doit avoir.: Dotion une pre. Ie en Jes à prati. cle au à Moyen ré qu'il PR PIS RP SPP PPS PPS RSR RSPRS RSR RSR SSSR RS LS RS PSS RSR RS RSR RS RS RSS RSS SR RS SR PS SR RSR SR SSL POISSONS, INSECTES, re. PLANCHE PREMIÈRE. Fig.. Épouvantail. On l'emploie Fire le non d Appenzel pour épouvanter les o1seaux. Il est fermé par un poteau surmonté de deux pièc es de bois en croix longues de 4 d. m., à l'ex- trémité desquelles sont suspendues par une des cordes quatre planchettes longues de 2 d. m. Le bruit qu'elles s produisent, é BA agitées par le vent, épouvante les oiseaux. Fig. 2. Manière de prendre les mulots. On suspend horizontalementune planche,au moyen d’une corde, et on y met des mets empoisonnés. En usage dans les jardins près Paris. On à fi- guré au pied de la muraille un pot qu'on enterre à fleur du sol, et dans lequel on met à moitié d’eau. Les insectes et les souris, qui ont l'habi- tude de courir le long des murailles, s’y lais- sent tomber, et ne peuvent plus sortir de ces pots, qui sont vernissés intérieurement, et dont les bords sont penchés intérieurement; ils ont 27©. m. de diamètre et autant de profondeur. Fig. 3. Sac à prendre les insectes. Ce sac est cousu autour d’un cercle de 3 d.m. de diamètre, auquel on attache un long manche.On emploie cetinstrument dans le royaume de Valence pour prendre les insectes qui dévorent la luzerne. On le passe rapidement sur la surface de ces plantes. Fig. 4. Reservoiren pierre pour le poisson. On nr ces réservoirs en Suisse pour conser- ver la provision de poisson: ils sont formés d'une seule pierre, ou d’une caisse en bois. On les re- couvre d'un toiten planche, dont une portion se lève en manière de porte et se ferme à cadenas. Une partie du réservoir est couverte d’une grille de fer qui donne passage à l'air et à l’eau. Celle- ci s'échappe à l’autre extrémité à mesure qu'elle est fournie par le robinet de la fontaine placé au-dessous du réservoir. Fig. 5. Reservoir en poterie avec des anses. C'est un vase percé de trous, à gouleau rétréci. Il a 6 d. m. dehaut, et 4 dans son plus grand dia- mètre. Onen faitusage dans le golfe de rne. Fig. 6. Reservoir en poterie. On le place dans l'eau, aux environs de Lyon, pour conserver s poisson. Il a 5 d. m. de oies sur 3 1d. Fig. 7 et 8. Vivier pour les huitres. Les viviers ou réservoirs où l’on élève les huîtres remon- tent à une haute antiquité. Nonmius en parle en ces termes: Ostreariurn est ostrearum vivarium. Tanta autem illorum cura erat apud veleres; ut etiamn vivarta ilis extruxerint, ne unquam præ- clara illa gulæexcitamenta ee t.(De Reb.cib., Éérreic. Sa.) Celui que nous décrivons est situé dans le lac Fusaro, à Bayes, près Naples, où il en existait du temps des Romains, ainsi que le prouve ce passage de Pline: Ostrearum viva- run primus omnium Sergius Oratainvenit in Ba- jano, ætate Crassi oratoris, ante Marsicum bel- bum, nec gulæ causa sed avaritiæ, magna ves- tigalia tali ex ingenio suo pese(Hist. nat., L'xvrEE©. 54.) Macrobe Dat.2.11,(IL que ce même Sergius avait aussi établi des viviers d'huitres dans le lac Lucrin. Sestini a donné, dans son ouvrage intitulé{{/ustrazione di un vas antico di Detro. trovalo presso Populonia, une gravure qui repr ésente un vivier séparé de la mer par des pilotis, avec une maison. On y voit aussi les cannes disposées en rond, sur les- quelles les huïtres viennent déposer leurs œufs; Ce que Sestini n’a pas fait observer. On lit sous ce vase, Stagna Palatin.; et plus bas, Ostrearia. Le vivier dont nous donnons la représenta- tion est établi dans le lac Fucino à Bayes; lac qui communique avec la mer, et qui en reçoit ses eaux, comme on l'a indiqué dans le dessin. On a construit sur ce lac, près du rivage, une habitation pour les personnes qui soignent les hultres, et qui les vendent aux marchands de Naples, ou a ceux qui veulent les manger sur les Heux. On voit, à côté de la maison, un parc ou réservoir d'huitres formé par des pieux, et sur- monté d’un toit. Il communique avecla maison au moyen d'un pont, Les cercles désignés dans le lac sontdes roseaux plantés circulairement, dont le sommet paraît au-dessus des eaux. On a figuré ces cercles de roseaux au coin du dessin, sous la lettre A. Le frai des huitres s'y attache; ces animaux y croissent et y parviennent à l’état de grosseur où ils peuvent servir d'aliment. Les gardiens du vivier visitent successivement ces différens cercles; ils arrachent, l’un après l'au- tre, du fond de É eau les roseaux dont ils se com- posent, ils les examinent, et en détachent les , — Pr Re A les anciens és qui se pré- faitement par ht teraient à une disposition analogue, LA Imagine par A ait être imité avec avan- tes, dans les loca a Ce genre d'industrie Romains, et pratiqué assez impar tage sur nos CÔ leurs descendans, pourr limen- dans de grands paniers qu'ils disposent dans le pare, d'où ils| FIN DU PREMIER VOLUME. arviennent à une€ © ettent ensuite S P ! _— 5) Lo] un D SO [= S [<0] 4 pi pi d n d Le] un © Li à N d un An (5% > [= © un e 4 pi re) (eye u) D Eu LE) < oi pe re) ln pe. les retirentlorsqu ils en ont besoin pour la vente. fisent pour qu'elle ordinaire. Ils les m =: z TS———— mm a— a rose ose or sh son!"2 T7 nr RO a ee PRE D JU OUR PO | 4 RU L'éthoy ee C DA Pat lochises de un dan ll | AT du l l || | # \ 1 { | j ! ; Î À À | mme CE po ce PTT F2 SR A LE 1 va mo a Léhoy A C de Last LE CL PL 10 / (l« I; l{ elec ; Machines de harsport. PL | 1 È ZLithog A C de Last RE En GS en 0 mi NN PA 7 7] he él Pres. FL Lrthog ve de Lait 2 Z ait Lihog(le \ Safetab AN#— re EN Me re / 1. 7 aa RES TRERRANER NT 7 £yré, C LE Lait / Cp.(474 / n ) ES ‘ htegations. P/ Q SERRES Le Tone rene NE eh A ARR eme ETS 55 REA An UN ee een FA Pace; J PMYSAS> FT ù é PES Here à Lo Ÿ#2) LE {42 x" SAONE LE T HA EURE Lichoy de Cas a ee à£&, RDA Po Dre TE Un OR AANES FEES es RS ps Léthog de C de ET RES en 75} (CL, É J LI9019. nie ts Ft ae a À Aa ssaunaco Al — —ꝗ·ᷓ·— — —— V 8 I — 2. Magenta