—-— Uaiv.-Bibi. Giessen 1— 2 7. 4 En.—— ÉCONOMIE DE PA CRICULIURE, BIBLIOTII ER à D.KOY Lun Ch EN À À LIVRES AGRICOLES DE DIVERS AUTEURS. Agrostologia helvetica definitionem descriptionemque graminum et plantarum eis affinium in Helvetia sponte nascentium complectens, auciore J. Gaudin, 2 vol. in-8.°, 12{1 Art(V) de faire le pain, et Observations théoriques et Pratiques sur l’analyse et la synthèse du froment, et sur la manière la plus avantageuse de préparer un pain léger, précédées de quelques recherches sur l’origine et les maladies du blé, par Edlin, trad. de l’angl. par M. Peschier, doct. méd. de plusieurs sociétés savantes, in-8.°, Sy ne(0© Associations( des) rurales pour la fabrication du lait, connues en Suisse sous le nom de fruitières, par Ch. Lullin de Genève, in-8.°, fig., 2 fr. Cours d'Agriculture anglaise, avec les développemens utiles aux agriculteurs du Continent, par Ch. Pictet de Genève, 10 vol. in-8.°, avec fig., 50 fr. Manuel d'Art Vétérinaire, à l’usage des officiers de cavalerie, des agriculteurs et des artistes vétérinaires, par M. Ad. de Gasparin, ancien officier de cavalerie, membre de plusieurs Sociétés savantes, 1 vol. grand in-8.°, 6 fr. .... 13e CT. ra DÉS Manuel d’herborisalion en Suisse et en Valais, rédigé selon le système de Linné; avec l'in ; x dication d’un nouveau systême dérivé également des principes de ce grand maitre, par Vauteur de l'Entomologie helvétique, in-8.°, 6 fr. Prairies artificielles( des) d’été et d'hiver, de la nourriture des brebis et de l'amélioration d’une ferme dans les environs de Genève; par Ch. J. M. Lullin. 2° édit., revue et con- sidérablement augmentée, in-8.£, Sfr: Principes raisonnés d'Agriculture, trad. de l’allem., d'A. Thaër, par E. V. B. Crud, 4. vol. in-4,°, avec fig. 48 fr. Rapport à S. Exc. le Landamman, et à la Diète des dix- neuf Cantons de la Suisse, sur. les établissemens de M. de Fellenberg, à Hofwyl, in-8, 6g., a fr. Traité des Assolemens, ou de l'Art d'établir les rotations de récoltes, par Ch. Pictet de Genève, in-8.°, avec supplément,& fr. Traité des Engrais, tiré de différens rapports faits au Département d'Agriculture d’Angle- terre, avec des notes, suivi de la traduction du Mémoire de Kirwan sur les engrais et de l’exposition des principaux termes chimiques employés dans cel ouvrage, par M. Maurice de Genève, associé et correspondant de diverses Sociétés, vol. in-8.”, de 500 pag. environ, 2.° édition, revue, corrigée et augmentée, fr. Observations sur les abeilles, par Huber, 2. vol. in-8.”, avec fig. 12 fr. ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. PAR Le BB." E. V:8B. CRUD. x À* ARLIOTHER J AR CIC LICEN pK 7à PARIS, 3. J. Pascuoup, Libraire, rue Mazarine, n. GENÈVE, Même maison de Commerce. 22° 1820. ofoogocpreprebrebecbccpuotcofcebcopropreproprebeorobrctsopooprebrobrcbrobroprobtupcopecbueprogrepeobreprepcebrrDcegregertocprepeobcedropreneepe PRÉFACE. EL. cruelle disette qui a afligé la plus grande partie de l’Europe en 1816 et en 1817, a tellement eflrayé les habitants de quelques contrées, elle leur a laissé tant de crainte de manquer d'aliments, que lon a vu un nombre très-considérable de familles abandonner leur patrie, ct aller chercher, sous un cielétranger, des moyens d’existence et la sécurité contre la faim. Sans doute, dans cette circonstance, le souvenir d’un mal presque sans exemple, a trop imposé silence à cet esprit de doute et d'examen, qui devrait présider à la délibération dans des résolu- tions aussi extrêmes; mais gardons-nous d'anticiper sur l’avenir pour présager le malheur; espérons, au contraire, que ces colonies qui sont allées fertiliser un autre hémisphère, ÿ trouveront un sol hospitalier, une terre féconde et Paccomplissement de toutes leurs espérances. Cependant cherchons à rassurer la population qui est demeurée fidèle à ses foyers, et démontrons lui que la nature a mis, presque par- tout, à la portée de l’homme actif et industrieux, des moyens même surabondants, de pourvoir à sa subsistance; essayons de lui apprendre àtirer parti de ces moyens; enseignons lui la manière de faire rendre à la terre les produits dont elle est susceptible, et, surtout, de se les procurer par les procédés les plus réellement profitables, soit au repro- ducteur, soit à la société en général, Préservons-la, s’il se peut, de ces fautes d'économie qui ne sont que trop fréquentes, chez les hommes même les plus éclairés qui cherchent, dans l’agriculture, une récréation utile ou‘une profession lucrative. Amenons-les, s’il se peut à se ren- dre compte des résultats de toutes leurs opérations, afin qu’ils sachent quelles sont celles auxquelles ils peuvent se livrer sans crainte, et celles qu’ils doivent éviter. Telest le but qui m’a fait entreprendre cet ouvrage, et vers lequel je n’ai cessé de me diriger dans tout le cours de mon travail; puisse t-il m'obtenir quelqu'indulgence. Sans doute cette composition n'a pas; A “acquis snr un bail à ferme de 18 ans, j'ai cherché à réunir, dans mes VI PRÉFACE, sans doute elle ne peut pas avoir toute la perfection que je lui désirerais pour remplir, en entier, Pobjet que javais en vue; mais je n’en conserve pas moins lespérance qu’elle produira un bien assez éten- du, déjà durant ce temps qu’il eût fallu consacrer à la rendre ac- complie. Tandis que ce bien s’opérera, que nous en jouirons, rien n'empêchera que de plus capables que moi, ne travaillent sur le même Ass assféstnees. ns sujet, et ne fassent ce qui ne peut être achevé qu'avec le temps, et ensuite d'observations et d'expériences innombrables, Cet ouvrage n’est, en aucune manière, une affaire d'amour propre à comment pourais-je en mettre à une composition qui est plutôt un compte de ménage, que le produit du génie? La bizarrerie de ma destinée qui ma, presque toujours entrainé, comme malgré moi, sur une route différente de celle qui me sembloit ouverte, a voulu que, aujourd'hui, je me trouvasse auteur d’un livre d'économie agricole, après avoir mar-‘ ché, avec succès, dans la carrière, toute différente, à laquelle j'avais été destiné, Au reste quoique j'aie fait, dans le cours d’une vie très-em- ployée, j’y ai, toujours, apporté ce zèleet cette persévérance, sans les-| quels on ne saurait atteindre la réussite, et c’est ainsi, seulement, que| j'ai pu surmonter une foule d’chstacles dont lénumération semblerait| une sorte de roman.| Lié par les souvenirs de mon enfance, par les affections les plus ten- dres, à la Suisse, ma patrie, laquelle, plus d’une fois, me donna des té- moignages de sa confiance et de son approbation qui demeureront,| toujours, profondément gravés dans mon cœur, je me trouve, néan-| moins, propriétaire d'immeubles considérables, dans un pais au- quel je semblais devoir être toujours étranger, et du gouvernement duquel, cependant, j'ai éprouvé une protection et une faveur, qui donnent, à ce gouvernement, des droits sacrés à ma reconnoissance. l'orcé, après un an de possession, de reprendre Pexploitation de fonds entreprises rurales, aux meilleurs méthodes du paiïs, celles que je croyais les plus avantageuses, parmi celles de la Suisse et des autres contrées que j'avais étudiées ou parcourues; surtout j'ai eu en vue de soustraire la population dont j'étais entouré, aux fréquentes atteintes d’une pra- C1) PRÉFACE. VIE Ve fonde misère, en introduisant, au milieu d'elle, un système d’écono: mie rurale nouveau; un système qui füt, du moins en partie, indépen- dant de la grêle et des autres fléaux, auxquels la totalité des récoltes était exposée; un système qui tendit à donner, au peuple des campagnes, cette existence assurée, paisible et douce qui, en le rendant heureux, moral et bienveuillant, lattache à la tranquillité publique. Dans cette entreprise, j'ai eu à lutter contre beaucoup de préjugés, et surtout contre cette répngnance qu'ont presque tous les païsants, à changer quelque chose à l’ensemble de leurs habitudes; aussi, malgré des conceptions dont le temps n’a fait que démontrer la justesse, ai-je vu s’écouler assez de temps, avant d'obtenir la réalisation de mes vues. Plus que personne partisan de cette distribution des terres en petits béritages, qui fait jouir, la plus grande partie de la population, des charmes de la propriété et d’une honnête aisance; qui fortifie les états en leur donnant pour base le bonheur de leurs peuples; j'ai cependant dû m’é- carter un peu de mes principes à cet égard. Pour vaincre, parl’exemple, la répugnance de la population rurale dont j'étais environné, et démontrer, nou-seulement la possibilité, mais encore la bonté, du système d’éco- comic que je voulais introduire, j'ai dû me résoudre à établir deux grandes exploitations métayères, qui donnassent la perspective d’assez grands bénéfices, pour pouvoir être entreprises par des hommes à talents, éclairés et capables de donner l’exemple de Péconomie rurale la plus sage et la mieux réglée. Jusqu'ici tout promet à ces deux mé- tayers, MM. Jaques Véronési et Louis Serra-Zanetti, les succès qu'ils avaient espérés, et une prospérité qui les conduira à la richesse; et leurs succès auront cela de particulièrement satisfaisant, qu’ils pourront être le gage d’une grande amélioration dans le sort des cultivateurs, et d’une angmentation sensible dans la prospérité du païs. L'avenir décidera si le bien que j'ai cherché à faire a pu se réaliser, et si mon passage, car je ne puis appeler autrement la durée de la vie, considérée relativement au temps qu’exigent les grandes améliorations; si mon passage, a laissé quelques traces utiles dans le païs où j'aurai possédé. En attendant, pour ce qui me concerne en particulier, j'ai déjà atteint des résultats assez remarquables, et c’est d’après ces résul- VIH PRÉFACE. tais, non d’après une théorie hazardeuse, que j'ai écrit cet ouvrage, dans lequel j'espère avoir reculé les bornes, si ce n’est de nos counais- sances en agriculture, du moins de leur application économique, et avoir apporté, dans les moyens d’administrer, une précision qui fournit les moyens, non-seulement de connaître les résultats de chaque opération dans les diverses branches de l’économie rurale; mais encore de diriger celle-ci, même dans les plus petits détails, à une grande distance de son théâtre. J'ai cru servir les cultivateurs d’un ordre relevé, de tous Îles pais, en leur communiquant ici, la méthode de comptabilité que j'ai établie dans mes terres. Peut-être aurais-je dû, au moins aurais-je trouvé quelque jouissance à le faire, donner ici le narré de la marche que j'ai suivie dans mes ex- ploitations agricoles et dans les bonifications étendues que j'ai exécutées; mais des circonstances que je ne pouvais dédaigner, sans blesser la déli- catesse, m'ont fait un devoir de m’en abstenir; peut-être un jour cette satisfaction me sera-t-elle permise, etje m’y livrerai, si, en le faisant, je trouve l’occasion de rendre un témoignage public de reconnaissance; à ceux qui auront coopéré à mon œuvre. En livrant cet ouvrage au public je dois m'expliquer sur quelques sujets qui pourraient fournir matière à des observations critiques. En citant fréquemment un ouvrage de Thaer, j'ai réduit à y recourir, et on ne me pardonnera pas plus d’avoir mis mes lecteurs dans cette obligation, qu’on n’a pardonné à Thaer lui-même d’avoir renvoyé à un grand nombre d'ouvrages. Je conviendrai avec ceux qui me feront ce reproche, qu'il serait plus commode de trouver, dans un ouvrage du genre de celui-ci, tout ce qu'on pourrait désirer sur l’ensemble de notre science et de l’art qui en dépend; mais pour que_cela fût, j'eusse dù augmenter, de plusieurs volumes, le nombre, déjà bien grand, de ceux qui sont destinés à l’enseignement de l'agriculture; encore n’eussé-je, fait que m’approprier ce qu’un auteur, bien supérieur à ce que je serai probablement jamais, a dit avant moi, et beaucoup mieux que je ne pourrais le faire moi-même. Je n'ai eu l'intention de dire que ce que Thaer n'avait pas dit, ou ce qu'il n'avait pas dit assez, pour que les çuluivateurs en fussent frappés. Cet ouvrage doit être considéré comme PRÉFACE. 1X relatif à ces Principes raisonnés d’ Agriculiure de cct illustre au- teur, que j'ai eu le plaisir de traduire en français, et il leur servira, si l'on veut, de suplément. Ce n’est pas, au reste, que, isolé, il ne doive avoir son utilité, et ne puisse servir de guide aux cultivateurs doués de bon sens, qui ont déjà quelqu’expérience de Pagriculture. Le second sujet sur lequel je dois prévenir des objections, est l’é- tendue que j’ai donnée à certains chapitres, tandis que j’en ai resserré d’autres dansdes bornes beaucoup trop étroites. À cetteobservation, dont je pe puis contester la justesse, je répondrai que, par système et par prin- cipes, j'ai préféré me taire à donner rien de hasardé, ou à grossir mon livre de choses inutiles, et que, en revanche, lorsque j'ai cru voir une lacune dans l’enseignement que nous avions eu jusqu'ici, je me suis fait un devoir de la remplir autant que cela était en moi, alors même que cela paraissait excéder un peu les bornes que je m’étais d’abord pres- crites. J’ai eu surtout en vue d’être utile, et rien qu’utile. Au reste j’espère que les chapitres qui fourniront matière à cette observation ne seront pas très-nombreux. Un troisième sujet de critique sera, le choix des espèces de monnaie et de poids et mesures dont je me suis servi dans cet ouvrage, choix qui doit paraître bizarre, puisqu'il forme un mélange de mesures de divers païs. J’eusse préféré n’employer que les mesures du païs dans la Jangue duquel j’écrivais; parce que c’étaient celles qui devaient ètre le plus familières au plus grand nombre de mes lecteurs; mais, pour la valeur estimative des choses, et pour les mesures de superficie et de capacité, cela eût présenté des difficultés de tous les moments, pour les compa- raisons avec l'ouvrage de Thaer; pour ces trois parties des nombres, j'ai donc cru bien faire, en conservant l'unité monétaire idéale et les mesures dont Thaer s’est servi dans l’ouvrage que j'ai cité; mais en donnant, toutes les fois que je le jugeais nécessaire, une réduction de ces mesures à la mesure francaise. Pour plus de commodité, j'ai réduit lesscheffels en décimales. Dans la partie de la comptabilité en particulier, comme je donnais la traduction d’un mois de comptabilité effective, j’ai dù conserver la mon- naie même dans laquelle elle avait été tenue; c’est-à-dire lécu romain, C3 a x PRÉFACE. égal à la piastre d'Espagne, divisé en 100 sols, et le sol en 10 deniers; mais cela même était fort indifférent, puisqu'il ne s'agissait pas de faire aucune application de ces nombres; mais, seulement, de faire voir com- ment une comptabilité pouvait être tenue. Pour les mesures de pesanteur, je me suis servi de la livre de demi kilogramme, à peu de chose près la même que celle dont‘Thaer s’est servi. Quant aux mesures de longueur, comme elles ne devaient donner lieu à aucune comparaison avec les formules de‘Fhaer; mais, au contraire, à une fréquente application au sol ou aux instruments, j'ai cru devoir reccurir directement au mètre francais, qui, à Pavantage d’être la me- sure habituelle de la France, joint celui d’être, dans presque tous les pais où cet ouvrage pourra parvenir, une mesure de comparaison con- nue. El se peut qu’il nait échappé de parler de pieds et de pouces; dans ce cas, ce pied doit être considéré comme égal à un tiers de mètre, et le pouce comme égal à la douzième partie de ce pied. La charge fumier a toujours été supposée de 20 quintaux ou 1000 kil: Le foin a été porté à+ 2,60 lequintal, prix qui paraît être le moyen de ceux des fourrages, dans tout l’espace qui s’étend, dès les côtes occi- dentales de la France, jusqu’à celles de la Romagne sur l'Adriatique. Pour l: commodité de l’étranger, je joins ici un tableau de réduction des journanx et scheffels de Berlin aux mesures des principaux païs de l'Europe; à lexception, cependant, d’un petit nombre de ces mesures que je nai pu me Procurer assez LÔt Pour pouvoir les insérer dans ce tableau; comme la place de celles ci est demeurée en blanc, elle pourra être remplie Par ceux à qui il importera qu’elles Le soit. 1 TABLEAU pour la réduction des mesures de surface et de capacité employées dans cet ouvrage. (Les fractions sont toutes en décimales.) MESURES DE SURFACE. MESURES DÉ CAPACITÉ. Er RCE NE ares sr mr CEE PEINE TUE f JOURNAL DE BERLIN.; SCHEFFEL DE BERLIN.| Peas| | Dix Un Dix Un| | Journaux! journal Schelfels| Scheflel ont| fait fout fair(1 à à| Amsterdam+ 1: Amsterdam..:| Shepels 02] 4, 992| BAdene ee. lAïonrnaux 8, 411 oo, 8%1|| Baden,.,..| Scheflelgrainvet 0, 495 ee ee 2 Tuohare 8, o1| oo, 8o1 Dale Ne PC Sts O, 425 APPLE sr ce ds> 1 Juchare 8, 371 Vo, 887 Bavière....| Scheff. grain net 2, 47| 0, 247 a he Juchart 7, 4210 0, 742 Belne tree Muid D 281N0 29 HARBIONNE| à Toruatura 125 DONS) Bologne 1 0.1} Coibe 6, 95] o, 603 Bruuswig..,.| Journal 9» 82] o, 982|| Brunswig....|] Himten as r, 709 { Cassel.| eVitertel GA o, 585 4 Casse 4... 10, 04] 1, 004 Cracovie eee 4, 0, 455 É Dannemark ,...|Tonne de semailles 4, 60] o, 46 Daimemarck...{ Tonne 3, 0, 3985 À Dre:de(Saxe)..| Acre 4,65];*0,1463:{| Dresde+ 1..| Seletfet 5, o, 511!à Ecosse, nr Acre 4, 96] o, 406 Gosse te bre Firlot de from. 15, 1011. 516 Franden css ne Hectare 2, 56! o, 256 FACE ot er 0e Hectolitre 5, 46] o, 546; Genève:-...| /Bause 9, 47| 0, 947 Genève.+« Ft Coupe 6, 95] 0, 6y5 Î Hambourg,..*+{ Journ. du p.b. 2, 641 o, 2064 Hambourg....| Himten de fr.t 20, 7G]-2, 079 Holstein.,,| Tonnede240 p. 4, 87| o, 487 Hoïstein,++| Tonne de roi 4, A} o, 441 Irlande. er. fut Acre 3, 90], 39 Irlande. Quarter 1, 91] o, 1q1 Lausanne.... Pausede 40500 p.14 7, 35] vw, 755|| Lausanne....} Quariteron 30, 3513, 957 THSDOnNE 6e Lisbonne”,| Pontet ere) race 6, 551% a, 639 Londres,>=,+} Bushel 15, 90! 1, 59,| Madden Madrid. ee Meeklembourg Schw.| Perches 1200, 120, MecklembourgSchw.| Scheffel 13, 761 1, 373 Men 0.0:|\|"Pearches Milan. 2} Mostio| Noesis en Naples. Rome ia ROME 2 0e 5| KR NM ee A ee I Dédicüini 2,20] o, 22| Russier 0.+, 0,1, L rTschewert 2, 851 0, 285 SUÉdE er ie te Tonue Dir 0, Sir SRE Tonne à, 710; 373 Turin LEE TRES|! Turin Pre£ Vienne( Autriche). Joch 4, 43] o, 443 Vienue{ Autriche). Metze 8, 8! o, 889 F Wüitembe:g,+..| Petit journal 7, 68| o, 768|| Würtemberg,..| Schetiel 3, 25] o, 328| ||| ||| Re ne a Paÿe 97 100 : 10# FAUTES ESSENTIELLES A CORRIGER. ligne 1 régisseur qni est— lisez régisseur et un sous=régisseur qui est —— 3 amender— lisez ensemencer —— 15 ayauces— lisez avances en engrais 5) _— 28 de même— /isez avances en engrais —— 14 l’y eut— Jisez lui eut —— 5 dèslebas: sans sa cnliure— /isez dans sa culture —— 8 dès le bas: nourice— /isez nourisse __— 1 année du 3.° assolement. Pommes de terre Schefñels 80,—— ajoufez avec, à leur suite, 2 charges fumier, pour réparer l’apauvrissement du sol qu’elles ont occassionné,. —— 15 mais puisque— retranchez ce mais —— 8 dès le bas: fourrage et, trèfle— lisez fourrage, et trèfle —— Set 9 de$. 154 de trouver, nou-seulement— lisez non-seulement de trouver —— 13 et 14 un pied— lisez 50 centimètres —— 10 monture— lisez mouture —— 12 dès le bas: puissent pénétrer avec la,— Jisez puisse pénétrer avec sa —— 10 dès le bas: que le prospère fut— Hisez que le produit fut —— 1 Mais, dans— lisez Dans —— 10 luzerne ne— lisez luzerne n’y —— 6 dèsle bas: qu'il— lisez qui ÉCONOMIE DE PAGRICUETURE INTRODUCTION. \ dd a RURALE est la réunion des diverses branches de l’industrie qui se rapportent à la culture du sol et aux moyens d’en urer parti; par Éco- nomie de l’Agricullure ÿentends la réunion des règles qui peuvent, non- seulement procurer les produits les plus abondants, maïs encore faire décou- vrir quels sont ceux, d’entre ces produits, qui sont le plus réellement profi- tables au cultivateur, et prévenir les mécomptes nombreux auxquels ce culu- vateur serait exposé, s'il n’était guidé que par une pratique simple, ou même aussi par une théorie spéculauve. L’Économie de l'Agriculture établit une mé- thode plus analytique que la science agricole, dans le sens qu’on lui donne communément, et telle qu’elle a été enseignée jusqu’à nous, Nous avons plusieurs ouvrages d’un grand mérite sur lagriculture; le célèbre Conseiller d'État Thaer de Mægelin, nous en a donné un sur la science agricole, qui a considérablement augmenté le cercle des connaissances qui sy rapportent, et qui les a classées beaucoup plus systématiquement qu’elles ne l'avaient eté jusqu’à lui. Il est peut-être le premier qui ait tracé des principes généraux, et qui y ait associé des règles qui les rendent applicables à toutes les localités; ainsi la science a contracté de grandes obligations envers lui. Muis la plupart des auteurs qui ont écrit sur l’agriculture nous ayant tu les mé- comptes qu'ils ont éprouvés dans l’exercice de cet art, l'expérience négative du passé se trouve ainsi perdue pour l'avenir; jai, en conséquence, cru faire uve chose utile à ceux qui se vouent à Pagriculture, en cherchant à remplir cette lacune de l’enseignement agricole, et en réunissant, dans un ordre systématique, les faits qui peuvent les préserver de l'erreur. 2 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. Dix-huit ans d’une pratique suivie avec beaucoup d'entrainement, commea-. cée sans préjugés au milieu d’une carrière toute différente, et ensuite soumise à la méthode la plus analytique et la plus précise, sous des climats divers; des voyages nombreux; l'examen des procédés usités dans des contrées de cir- constances variées, mont acquis, chèérement peut-être, mais avec quelque s0- lidité, une sorte d'expérience sur les diverses branches de l’économie rurale. Si j'ai eu beaucoup de succès, ils ont été devancés par beaucoup de mécomptes; et comme j'estime que ce sont principalement ceux-ci dent la connaissance importe au cultivateur, c’est en grande partie d'eux, ou des moyens de les éviter, que je parlerai dans cet ouvrage. Je ne nie point, au reste, que Îles opérations d'autrui ne nvaient fourni de nombreux exemples de procédés à éviter; mais, en parlant de ces erreurs, je tairai soigneusement le nom de ceux à qui je les ai vu commettre; les miennes sont les seules que je veuille mettre au grand jour. Si, chez nous, quelqu'un avant moieût fait le travail que j'ontreprends aujour- d'hui, une foule d'hommes intéressants eussent été sauvés de fâcheux mé- comptes, et l'on serait persuadé d’une vérité qui ne me laisse plus aucun doute, que l'Agriculture est, non-seulement une occupation noble et douce, qui fournit un aliment aux méditations les plus profondes et à l'imagination la lus active, qui donne du calme à lâme et fait couler la vie au sein des P s 3 jouissances les plus morales, mais encore nn moÿen de faire des profits aussi sûrs et aussi considérables que tout autre genre de spéculation: la classe des grands propriétaires chercherait, dans ce genre d'occupation, un emploi utile de ses loisirs, et son exemple, infuant sur la populauon dont elle est entourée, introduirait l'abondance et le bien-être parmi le commun des cultivateurs. Dans le choix d’un ordre pour cet ouvrage, je ne crois pouvoir mieux faire que de suivre celui que Thaer a adopté pour ses Principes raisonnés d’ Agricul- ture; cet ordre me paraît aussi logique que tout autre, et si même il le fut moins, il aurait toujours l'avantage d’être déjà connu, établi; d’être celui sous lequel l’enseignement de la science agricole se fait plus généralement au- jourd’hui. Du reste, ceci n’est point un traité d'agriculture; je trouverais absurde de répéter ici ce que Thaer a développé mieux que je ne pourrais le faire moi- même. Cet ouvrage ne sera en aucune manière un résumé de celui de ce grand auteur; il lui sera, si l’on veut, une sorté de supplément; mais Jose me flater que, même isolé, il sera utile à la plupart des hommes instruits qui se vouent à l'Agriculture. FF ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. ES Comme cette utilité est le seul but que j'aie en vue dans ce travail, je crois devoir en écarter tout ce qui n’y conduirait pas d’une manière directe; ainsi je tâcherai de ramener les systèmes agricoles à une unité et à une simplicité de principes que j'envisage comme extrêmement désirables. H m'a semblé que, jusqu'ici, l’on s'était trop écarté de cette simplicité, et qu’on s'était donné trop de peine pour enseigner ce qui ne pouvait guère être profitable: Ici je chercheraï à l’écarter, pour n’arrêter les idées que sur la marche qui doit conduire au vrai but de l’agriculture, procurer le plus avantageusement qu’il soit possible, la plus grande abondance de produits uules aux besoins de la sociéte. En proposant au cultivateur une trop grande variété de procédés et d’asso- lements, il semble que l’on ait voulu présenter un aliment à son imagination, ou à son esprit des problèmes à résoudre, et non le conduire, par une route sûre, à des procédés dont le succès ne fût pas douteux. Ce cultivateur n’a que faire de cette multitude de combinaisons desquelles il ne tirerait que des me- comptes; elles semblent plutôt un piége jeté sur sa route, qu’un guide destiné à le conduire sur les traces de la vérité. PRINCIPES FONDAMENTAUX. Soie On ne rencontre guéres de cultivateurs qui ne cherchent à se procurer que’ les seuls objets nécessaires à leur consommation immédiate; presque tous ont en vue d'obtenir la plus grande quantité possible de denrées propres à être: réalisées en argent. Toutes les cultures qui ont lieu à la fois sur de grandes étendues, peuvent être opérées avec des frais proportionnément bien moindres, que celles qui n’ont lieu que sur de petits espaces. On perd beaucoup de temps à passer fréquemment d’un ouvrage à l’autre, et à soigner des produits de plusieurs espèces. Outre cela, des produits très-variés exigent des magasins plus vastes, et présentent beauconp de difficultés pour leur écoulement. Le but du cultivateur doit donc être, moins de chercher à reproduire cette multitude d'objets qni, souvent dans des proportions très- peu considérables, font parue de ses besoins habituels, que de procurer des produits qui, nets de frais, mettent dans ses mains la plus grande somme d’argent. Avec: celui-ci. il s’est bientôt procuré les objets de consommation qui lui manquent, 4 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 7 et il donne ensuite, à ses épargnes, la destination qui est la plus conforme à ses vues. en D: Pour arriver à son but, le culüvateur qui n'aura pas acquis une expérience consommée, cherchera, au moyen d'essais comparatifs Faits avec soin, à dé- courir quels sont les produits les plus réellement profitables, d’entre ceux qui penvent s’accommoder de son terrain et s'associer à une bonne rotation de ré- coltes; après avoir ainsi arrêté uu systeme d'économie et un assolement judi- cieux, il ne s’en laissera éloigner que pour des choses dont l’uulité soit évi- demment supérieure. Les produits les plus profitables sont ceux qui font retirer du sol la rente la plus considérable, déduction faite des avances, c’est-à-dire, des divers frais qui ont été faits pour se les procurer, et de l’appauvrissement qu'ils ont occa- sioné au terrain qui les a portés, Pour procurer cette rente considérable, il ne suffit pas que la culture ait été faite économiquement’, il faut encore qu’elle ait eu lieu judicieusement; que le sol ait eu la quantité d’engrais qui doit pous- ser les produits au plus haut période qu'ils puissent atteindre sans courir le risque de souffrir par lasciveté, er, enfin, que ces produits soient bien ré- coltés, bien conservés, et réalisés d’une manière avantageuse. 6.13. Pour faire sa culture économiquement, le directeur d’une exploitation rus- tique doit avoir une connaissance théorique et prauqne des divers procédés de l’agriculture perfectionnée; afin de jeter son choix sur les plus profitables d’entre ceux qui sont applicables à son sol. Si le cultivateur ne porte pas une atten- tion continuelle sur les moyens d’épargner judicieusement la main d'œuvre dans toutes ses opérations, il est sans cesse exposé à des mécomples. Pour arriver au même but, il faut qu'il avise aux moyens de se procurer à un prix modéré les bras dont il a besoin, et pour avoir toujours ces bras à sa disposition, 3l faut qu'il se ménage la possibilité de leur donner de l'emploi pendant la plus grande partie de l’année; puisque, sans cela, il ne parviendrait à les retenir auprès de lui, qu’en leur assurant une rémunération excessive pour le temps de leur ac- tivité. Le même principe est applicable aux bêtes de trait; presque partout, les travaux qui sont exécutés par le moyen des attelages peuvent fournir matière à de grandes épargnes; mais celles- ci sont d'autant plus difficiles à opérer, que, pour les obienis, il faut surmonter les préjugés les plus in- vélérés. O1 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. fi: 4: Le cultivateur{doit aviser aux moyens d’avoir toujours des engrais en abon- dance. fl ne sème jamais un terrain appauvri, sans commettre une faute, lors du moins qu'il a eu la possibilité de se procurer, à un prix modéré, les engrais qui étaient nécessaires pour réparer cet appauvrissement. La combinaison écono- mique de toute exploitation rustique doit donc lui assurer, soit dans son propre fonds, soit par des achats, la quantité d'engrais nécessaire à la pleine réussite des récoltes pendant tout le cours de l’assolement. ÿr 5. Le culuvateur doit, outre cela, donner des soins assidus à la conservation de ses récoltes; ordinairement cette conservation exige des locaux vastes; il est rare que le perfectionnement de la culture ne réduise pas à faire des cons- tructions nouvelles. LARATES Enfio le culüivateur n'atteint un produit net pleinement satisfaisant, qu’au moyen d’un écoulement avantageux de ses denrées. Ïl n’est pas fréquent qu'il dispose de capitaux assez considérables, pour qu'il puisse se passer d’un débit assuré à des époques fixes. Une baisse soudaine des prix est, pour lui, souvent plus ficheuse qu’une grêle; il faui donc qu'il ait une disposition pleine et enuère de ses denrées, et la faculte de les exporter, sil ne trouve pas à les vendre con- venablement autour de lui. f 7. On a beaucoup agite la question si la propriété des produits du sol portait avec elle un droit d’en disposer, tellement illimité, que le possesseur ne püût être empêché de les exporter à l’étranger, ou si, et à quel point, ces pro- duits pouvaient être retenus dans le pays, pour être employés aux besoins ou à la commodité de ses habitants, quoique à un prix inférieur à celui qu’on en eût obtenu au- dehors. On ne peut contester que le droit de propriété ne se soit établi et nait été reconnu, indépendamment de toute circouscripüon de souveraineté el de territoire, et qu’ainsi, sauf force majeure ou de convention, le possesseur n’ait le droit de disposer de son fonds et de ses produits, selon qu'il le juge à propos, sans avoir à en rendre compte à personne. Mais les hommes s’étant réunis en société pour être protégés, eux et leurs propriétés, contre les molestations de plus forts, ils ont dû se soumettre à certaines con- ditions utiles aux autres membres de cette société, et qui payassent l’assurance que-cette societé leur faisait, de leur personne et de ieurs biens. Ce n’est pas 6 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. ici le lieu d'examiner quelles sont celles de ces conditions qui se rap- portent aux personnes; mais parmi celles qui se rapportent aux propriétés, nous trouvons, sans contredit, ces trois. 1.% De contribuer,. dans une- juste proportion, aux besoins communs de la société, c'est- à- dire, de payer les impôts; bien entendu cependant qu'ils ne dépassent pas la somme des besoins réels de cette société, dans les limites de l’objet pour lequel elle a été contractée, et qu’ils soient répartis avec équité. 2.° De ne pas soumettre ces propriétés à un mode d’administration.qui seit nuisible à la. societé, ainsi de ne pas les laisser dans un état qui puisse-altérer la salubrité de Pair, pi endommager les propriétés voisines. 3.° De pouvoir, dans le cas de besoin impérieux, être tenus de réserver aux membres de Ja société, sous une légitime indemnité, les produits des terres placées sous sa garantie; peut-être même de pouvoir être tenus, dans des circonstances tout-à-fait urgentes, à faire reproduire des: objets de première nécessité, qu'on ne pourroit se procurer du dehors en: quantité sufisante. Il est clair que toutes les gènes qui, en ceci, dépasseraïent le plus absolu nécessaire, seraient une violation non-seulement du but de la société, mais: encore du droit de propriété lui-même. Au reste le bien public exige qu’on restreigne surtéut la troisième de ces conditions, plus encore que les besoins apparents ne semblent le permettre; gear, des entraves dans la libre disposition des produits, naissent presque tou- jours, le découragement, le déclin de l’activité et de l’industrie, par conséquent aussi la disette; tandis que la facilité dans les ventes et les débouchés encourage: à faire reproduire, et amène l’abondance. C’est là une vérité qui est devenue: triviale à force d’être démontrée, et qu’on ne répéterait plus, si lon ne voyait des Gouvernements l'oublier de la manière la plus fâcheuse. Le cultivateur qui aura le choix du lieu où il devra faire son entreprise, fera: une grande faute, s’il se fixe sous un Gouvernement qui commette de telles erreurs, et mette des gènes fréquentes à ce qu’on dispose librement des pro— duits du sol. Le Chef ou Directeur de l’exploitation. >& Ea plupart des entreprises agricoles demandent une persévérance et une assi- duité dont peu de gens sontcapables, et c’est surtout le cas de celles qui, ne se-bornant pas à une culture déjà établie, tendent à opérer un perfectionnement: ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 7 Plusieurs personnes, fatiguées de la vie du monde, ou cherchant un moyen honorable d'augmenter leur revenu, ont lu avec un certain zèle, mais aussi avec légèreté, des ouvrages sur l’agriculture; elles y ont trouvé le compte rendu, par quelque cultivateur, des produits avantageux qu'il a retirés d’un genre de culture, et elles n’ont pas hésité à croire que, malgré leur défaut d'expérience et d’instrucuon, elles atteindraient d’abord le même succès. Elles ont fait une entreprise qui présentait des difficultés, et, voulant hâter le moment de jouir de leurs conceptions, elles n’ont pas mis, dans leur manière de procéder, cette müre réflexion qui accélère la réussite. De cette précipitation sont nés des mécomptes, et de ceux-ci le dégoût. Ainsi ces commencants, attribuant À la mature ce qui n’était que l'effet de leur inexpérience, ont pris une sorte d’aver- Sion pour une profession dont ils n’ont point encore pu connaître les avantages. Un mécompte en a entraîné un autre; en renoncant à leur entreprise, ces personnes ont dû faire le sacrifice de toutes leurs avances, et souvent leurs successeurs leur ont fait payer jusqu’à la destruction de cela même qu’elles avaient le mieux combiné. Ainsi elles ont diminué leurs ressources, au lieu de les augmenter, comme c’eût été le cas si l'expérience et la persévérance eussent 9 MAIN présidé à leurs entreprises. ÿ. 9- L’on doit donc bien se garder de commencer à la légère une entreprise agricole de quelque importance; il faut, au contraire, consulter toutes les con- vesances qui se rapportent à la position où lon est, aux goûts que l’on a, età l'état politique et moral du pays où l’on veut s'établir; examiner soigneusement toutes les circonstances du fonds sur lequel on a jeté son dévolu; surtout il faut bien consulter ses propres moyens. Les circonstances pécuniaires de celui qui fait une entreprise agricole, doivent, comme on le verra bientôt, avoir une grande influence sur le succès de cette entreprise. Mais ces moyens pécu- niaires courraient de grands risques, si l’exploitation n’était pas dirigée avec prudence et avec capacité. Il est donc indispensable qu'avant tout, celui qui doit diriger l’ex- ploitation possède, non-seulement les connaissances théoriques, mais encore les pratiques qui se rapportent à cette direction.{l faut qu'il sache exécuter, afin de savoir ordonner, et de pouvoir juger par lui-même de la possibilité de ce qu'il exige des gens qu’il emploie. En particulier il faut qu'il s’habitue à mettre l’ordre le plus rigoureux dans toutes les parties de l'administration, et à sou- mettre toutes ses opérations au calcul le plus exact de leurs frais et de leurs produits. Ce dernier soin, seul, peut lui indiquer quelles sont celles de ses opé- tations qui sont désayantageuses, et auxquelles, par conséquent, il doit renon- 8 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. cer, et quelles sont celles qui lui donnent les plus grands bénéfices, et qu'il doit mulüplier autant que les lois de la végétation et les convenances agricoles le permettent. Capitaux. NE Le Le capital d’un domaine, c’est-à-dire, celui qui représente la propriété du fonds. doit être envisagé comme étranger à l’agriculture. On peut fort bien 2 Le) 9 Le) P posséder un immeuble sans être cultivateur, et être cultivateur sans posséder de terrain. Dans ce dernier cas il suffit d’aflermer un fonds, ou de le prendre à culiver sous des condiuons quelconques.: Se La personne qui, réunissant des lumières et une saine théorie à beaucoup d'expérience, voudrait faire de l’agriculture une profession lucrative; sans avoir à sa disposition un capital très-considérable, commettrait une grande faute, si elle consacrait la somme dont elle pourrait disposer, en majeure partie à l’achat d’un immeuble. Elle devrait, au contraire, réserver son capital pour acheter un chepteil considérable, et fournir à l'exploitation d’une ferme étendue et à Jong terme, Îl est rare que le capital employé à la propriété du fonds produise une rente de plus de trois à cinq pour cent; c’est-à-dire qu'il est rare qu’on ne düt pas payer cent francs ce que l’on obtiendrait à ferme pour trois ou au plus cinq francs; le capital empioyé au chepteil et à l'exploitation doit, au contraire, sil est bien dirigé, produire une rente de, au moins, 10 à 12 pour cent. Pour éclaircir ceci par un exemple, supposons que deux amis de Pagrieul- ture. possèdent chacun un capital de cent mille francs, et que l’un et lautre ‘veuillent faire une entreprise agricole. AA. consacrera 70,000 francs à acquérir un domaine qui était affermé à 4 pour Sent M EMDNQD, e joues A EE ER NEO MR Er EDS {l lui restera 30,000 francs pour fournir à sa culture, et il en retirera le 12 pour cent.:.......:..4.4,.4..44240 Jesse— 5600 Tl aura, en tout, un revenu de............................. fr. 6400 BB., au contraire, prendra à ferme un domaine de 220,000 francs de capital, qu’il obtient à ferme pour le 4 pour cent, ou 8800 francs; il consacrera en en- _dier ses cent mille francs à l'exploitation de sa ferme; ce capital lui produi- ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE.-9 sant le 12 pour cent, il aura un revenu net presque double de celui qu’obtien- diet giicEsttandire»., cnobinr.50 aus: Bad: cl is fr22000: Si l’un et l’autre, suffisant à leur dépense au moyen du 5 pour cent de leur capital, placent à intérêt l'excédent qu'ils en tirent, et en obtiennent aussi le 5 pour cent, que chacun d’eux ajoute, avec ses épargnes, au capital replacé, dans vingt ans AA. se trouvera posséder, avec son capital primiuf de fr. 100000 une épargne ou cumulation d'intérêts der dote Jr ier-s140200 Ainsi en Tout..... D RAA UT NT GRO M APE ISE tfr. 146500 BB., au contraire, avec son capital primitif de........,....... fr. 100000 se trouvera posséder une épargne ou cumulation d'intérêts de...— 251600 0fr. 331600 Men LOUP URL UOTE HS ARE, BB. se trouvera posséder beaucoup plus du double de la fortune de son frère, et aura, alors, tellement au-delà de ce qu'il lui faudra pour acquérir le fonds qu'il cultive, que le capital qui lui restera disponible, en sus de ce qu'il Jui faut pour la culture de son domaine, égalera, presque, les trois quarts des épargnes faites par AA.; c’est-à-dire qu'il aura gagné fr. 185400 de plus que ce dernier. Dans une exploitation rurale bien active, la seule qui puisse donner de grands bénéfices, chaque journal(1) de terre demande, de la part du cultivateur, l'avance permanente des valeurs ci-après: 1.” Au moins le quart d’une pièce de gros bétail(2), environ...... fr. 60 2. Pour instruments aratoires et outils divers....... Léo Die..— 15 3.° Fumiers ou engrais; le quert de ce qu’on en donne en 4 ans(3)...— 24 4° Semence, travail à impôts................ DR R--: O0 fr, 129 et il est rare que ces deux dernières avances rentrent avant que le cultivateur soit appelé à en faire de nouvelles pour l’année suivante, Ainsi donc un fonds de 100 journaux exige, chez celui qui en entreprend la (1) Je prends ici, pour unité de mesure agraire, le journal de Berlin, comme Thaer dans ses Principes raisonnés d'agriculture. (2) Une pièce de gros bétail donne en une année, lorsqu'elle est nourrie à l'étable, la quantité d'engrais qui suflit à un journal pour quatre années; ainsi la proportion d’une bête de ce genre pour quaire jourmaux de terre arable, est la plus convenable. (3) Trois chariots de 2000 livres fumier, évalués ici. à 8 francs l’un. Dans cet ouyroge je suppose le quintal égal à 50 kilogrammes. p] 10 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 7. culture, un capital de quatorze à quinze mille francs, et de davantage si ce cul- tivateur veut faire des bonifications extraordinaires, ou sil doit n'être pas ré- duit à vendre ses récoltes dans des moments défavorables. Lorsque le cultivateur renonce à la culture qu'il avait entreprise, le capital qu'il y avait appliqué doit lui rentrer en entier, si du moins il avait été judi- cieusement employé. On verra bientôt que, si l’on veut ou doit restreindre cette avance, il n’est pas possible de retirer du sol'une rente trés-avantageuse.| Si l’on veut pousser la culture à un plus haut degré de prospérité, en aug- mentant la proporuon du bétail, il faudra encore augmenter le capital du chep- til, et même celui de lexploitauon; puisque une grande laiterie peut ne pas trouver à écouler ses produits au moment où il conviendrait de les réaliser en argent. Si 1e L'on doit restreindre les instruments et outils à ce qui est réellement nécessaire ou du moins très-utile. Un instrument est utile, 1.° lorsque la valeur de l'épargne qu'il procure dépasse, tant la dégradation insensible et l'intérêt de son capital, que les réparations que cet instrument exige; 2.° lorsque, outre cela, il exécute un travail au moins égal en bonté à celui qu’on eût fait sans cet instrument; en effet il pourrait se faire que, en éparguant un sur les frais du travail, on perdit deux sur la récolte, et alors l'instrument serait nuisible, au heu d’être pro- fiable. a Au reste, il se pourrait aussi que ce qui, sous ce rapport, serail avantageux au culüvateur en particulier, fùt un mal pour la généralité. Ainsi, par exemple, dans un pays où les manouvriers seraient occupés pendant toute la durée de l'hiver, à battre des céréales ou à monder du riz, et où l’on n'aurait aucun autre moyen d’employer ces bras durant la saison où les travaux rustiques sont suspendus, il pourrait être désavantageux à la population qu’on établit des ma- chines à battre les grains et des pilons à riz. En revanche, il est des cas où les machines peuvent procurer un bien général, sans en opérer un pour Ja personne qui en fait usage. Par exemple, si la main- d'œuvre était tellement coûteuse, que le supplément de travail qu'il faudrait pour ensemencer les terres au semoir, s’élevät en effet au-dessus de la valeur de ce qu’on épargnerait en grain; il n’en serait pas moins désirable, pour la géné- ralité, qu’on employät le semoir, dans les années de disette, afin de conserver, pour la consommation, cette quantité de grain que lo semoir épargne sur celle qu'on sémerait à la volée. FL 3 y ECONOMIE DE L AGRICULTURE. 1ï Beaucoup de gens ont la manie de vouloir posséder les instruments, de toutes les espèces qu’ils voient, et emploient, à cet achat, des sommes disproportion- nées à l'étendue des terres qu'ils cultivent; ces instruments occupent dans les bâtiments un espace considérable, ils se dégradent alors même qu’on ne s’en sert pas, et lorsqu'il s’agit de les revendre, souvent on ne trouve personne qui veuille en faire l’emplette. Il est donc essentiel que le cultivateur consulte attentivement ses besoins, et ne se livre qu'avec beaucoup de circopspection au goût des nouveautés en ce genre; mais il importe aussi qu'il ne se prive pas, par une économie mal entendue, des secours qu'il pourrait retirer d’un ins- trument paruculièrement recommandable. Voici un exemple des calculs que l’on doit faire dans les cas de ce genre: Une machine à battre coûtera, par exemple,................... fr. 1500 L'intérêt à 6 pour cent pendant 20 ans, durant lesquels elle peut durer, sans exiger de réparation considérable, s'élève à...............— 1800 ANB. Les petites réparations des premières années sont payées par la rente de la diminution annuelle du capual. fr. 5300 L'on a à battre, annuellement, 600 quintaux grains; en calculant comparativement ce qu'il en coûte pour battre avec la machine, et pour battre selon la manière usitée dans le pays, il y a une épargne de 5o centimes par quintal, à battre de cette première manière. Sur 12000 quintaux que lon battrait en 20 ans, il ÿ aurait donc une épée de ion o-umrr io fr. 6ooo de sorte que, pendant cet espace de temps, la machine à battre procurerait(outre le résidu de valeur que la ma- chine aurait alors) un bénéfice net de.............. peines 5 2700 Bligce st EP, ri: i.:0009 Si, au contraire, l’on n’avait à battre que 300 quintaux, cette méthode cesserait probablement d’être profitable. Le Domaine. Gr 13 J'ai déjà observé que l’exereice de l’agriculture est tout- à-- fait indépendant de la possession du fonds qu’on doit cultiver. Dans Pachat d’un domaine l’on n’a guère à considérer que la rente qu'il produit, net de toute espece:de charges, étant affermé pendant un grand nombre d'années. Lors, au contraire, qu'il 12 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. s’agit de se procurer un fonds pour le cultiver, une foule d’autres circonstances doivent être prises en considération. Il est telle contrée où une population aussi nombreuse que laborieuse paie une rente considérable du sol, et, à force d’y consacrer des soins, trouve encore, dans sa culture, une bonne existence. Là il conviendra de posséder, quoiqu’on paie le journal à un prix assez élevé; mais il ne conviendra sûrement pas d’y faire, comme fermier, une grande entreprise agricole. Une telle en- treprise préparerait plutôt des pertes que des bénéfices. $. sai Celui qui veut entreprendre une ferme, doit la chercher dans une contrée où il trouve, autant que possible, réunis les avantages suivants: * Un sol de bonne qualité; c’est-à-dire pas trop argileux et pas trop sa- blonneux, ni graveleux; un sol profond, homogène, d’une culture facile, et qui ne soit pas épuisé. 2.” Une réunion, ou du moins une situation très-rapprochée, des diverses parties du domaine, et de bonnes communications entrelles. ° Des bâtiments commodes et en bon état. 4° De bonnes eaux, en suffisance pour la consommation du ménage, des bestiaux, dés jardins, et quelque chose au-delà, pour les cas d'accident. 5° Des débouchés suffisants pour l'écoulement des produits. 6.° Une population qui fournisse aux besoins de maind’œuvre pour la bonne culture des terres, et qui soit, en général, laborieuse et morale. 7. Peu de probabilité d’être exposé aux maux de la guerre, 8.° Une position qui soit rarement atteinte par la grêle et les autres acci- dents de température. 9° Un climat qui permette de faire la moisson d’assez bonne heure, pour pouvoir obtenir après elle des secondes récoltes. 10. Un prix de ferme proportionnément bas. Au reste, si le domaine réunit tous les autres avantages que nous venons de citer, on pourra, sans risque, payer, de ce fonds, une rente un peu plus forte que l'ordinaire. fé: 15! Il est des immeubles auxquels'une situation particulièrement riante, des bä- üments d’habitation agréables; un voisinage recherché, donnent un prix exces- sif en comparaison de la valeur effective de leur sol. Celui qui les acquiert doit bien distinguer le capital qu'il consacre à ses jouissances particuliéres, de celui ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 15 qui doit lui apporter un revenu. Dans une contrée où le journal de terre se vend, communément, de deux à quatre cents francs, j’ai vu des terrains de même qualité, mais qui étaient rapprochés de maisons de plaisance, se vendre jusqu’à deux mille francs le journal; c’est de deux à quatre cents, et non de deux mille que le fermier doit payer la rente. Dansle quartier où lon vend ainsi des terres 2060 francs le journal, j'ai vu des personnes accuser, sérieusement, les terres de stérilité, parce qu’elles ne rapportaient que 30 à 40 francs, le journal par année; comme si la nature devait payer la rente du prix de fantaisie que la beauté du site fait donner à ce terrain. Béüliments. 120: Ce que jai dit des instruments peut s'appliquer aux bâtiments; ceux- ci doivent se borner à ce qui est réellement utile. Un propriétaire a construit un bâtiment d'économie rurale, et y a employé un capital de quarante mille francs. L'intérêt de ce capital, les réparations, d'entretien et la dégradation insensible sont à peine portés assez haut à 12 pour cent; ce serait 4800 francs par an. Le domaine auquel ce bâtiment est destiné ne comprend que 150 journaux; chacun de ceux-ci doit donc être chargé de 32 francs pour sa part du loyer; cela absorbe au-delà de la rente du sol, com- ment ce propriétaire pourrait-il espérer d’en obtenir un revenu net satisfaisant? Chemins. AT Il n’est aucun établissement rustique qui n’ait à supporter des frais pour l'entretien des chemins; mais il en est qui ont des charges de ce genre tout- à-fait excessives. Sans parler de ces établissements d'agrément, de ces prome- pades sablées, qui sont tout-à-fait étrangères à l’agriculture, j'ai vu, dans un do- maine de 150 journaux, employer, pendant trois mois, un attelage de quatre chevaux à charger les chemins de gravier. 6o journées d’attelage à 9 francs font une somme de 54o francs, laquelle répartie sur 150 journaux, mettent fr. 5. 60 à la charge de chacun d’eux. Du reste il est d’une extrême importance d’avoir des routes praticables pour le transport des récoltes, soit dans les bâtiments d'économie, soit dans les marchés; 14” ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. lemauvais etat des chemins peut, souvent, occasioner des dommages considérables, et, dans tous les cas, il force à recourir à un plus grand nombre de bêtes de trait. À l’époque des moissons, par exemple, où, en même temps qu’on serre les céréales, on se hâte de rompre pour semer les secondes récoltes, c’est un grand mal que devoir atteler deux on souvent trois paires de bœufs, pour faire des transports que, sur des bonnes routes, deux bœufs accompliraient sans dif= ficulté. Les diverses manières d exploiter un fonds. Üé‘nte Ces diverses manières peuvent se réduire aux suivantes: Le Bail à ferme. Le Bail à métauie. Le Bail à métairie annuel et pour quelques portions de terrain. La Culture à économie; celle qui a lieu par le moyen de valets et de jour- paliers. Examinons chacune de ces manières en particulier. Le Bail à ferme. (19 Je ne répéterai pas ici ce que Thaer a dit sur les inconvénients que ce genre d'exploitation présente, toutes les fois que le fermier ne réunit pas, à des connaissances saines, une probité et une loyauté absolues. Les dégradations qu'éprouve le fonds pendant la durée du bail sont ordinairement telles, que si, au commencement de celui-ci, ce fonds était en bon état, son propriétaire doit déduire, du prix apparent de ferme, une somme même assez forte, et la meltre en réserve, pour réparer les dommages et l’appauvrissement du sol qui ne manquent pas de s’ensuivre. Ordinairement les propriétaires croient prévenir ce mal en insérant, dans leurs baux, des conditions très-précises, avec des clauses comminatoires; mais, pour se faire indemniser de la non-exéeution de ces conditions, ces proprié- taires seraient entraînés dans des procès aussi coûteux que désagréables; ils cherchent à les abréger en soumettant leur bon droit au jugement d’arbitres, et ceux-ci sont toujours disposés à lindulgence en faveur du fermier. Le pro- priétaire est toujours plus ou moins sacrifié dans la décision des causes de ce genre. ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 15 Si, pour s’épargner tant d’ennuis, à la fin du bail, le propriétaire veille habi- tuellement à ce que ces conditions soient observées, il se trouve alors dans une lutte continuelle, dans une sorte de guerre avec son fermier, et est ainsi, souvent, plus fatigné que sil faisait exploiter son fonds à économie, à l’aide d’un régisseur capable et honnête. Après avoir beaucoup réfléchi aux inconvénients qui se reproduisent constam- ment dans les baux à ferme, il m’a paru qu'on pouvait, cependant, y établir des règles telles que, sans géner le fermier durant le cours de son entreprise, elles conciliassent les intérêts du propriétaire avec les siens. f., 20. Les détériorations que fait un mauvais fermier, consistent, le plus souvent, dans l’appauvrissement du sol, dans la diminution des champs à fourrage, et dans la mulüplication des mauvaises herbes sur les terres arables. Je ne parle ni dé la détérioration des bâtiments, ni de la destruction des arbres, ni du comblement des canaux et fossés d'écoulement, ni enfin de la cumulation des terres sur les bordures ou chavessines des champs; les baux ordinaires prescrivent ordinairement des mesures contre ces maux. Quant aux trois premiers genres de détériorations, je proposerai de les prévenir par les dispositions suivantes: A l'époque de l'entrée du fermier dans son bail, il sera pris inventaire de l'état des terres qu’on lui confie; le fermier sera comptable, non-seulement de la totalité des engrais non-employés qui se trouveront alors sur le domaine, mais encore de tous ceux qui auront été mis dans le sol, sans avoir été absor- bés par des récoltes, et il sera, en conséquence, tenu à les bonifier, en nalure ou en argent, à la fin de son bail, selon les règles ci-après: Tous les engrais mis en terre pour une récolte céréale obtenue avant le com- mencement du bail, seront censés exister encore pour une moitié dans Île sol. Si cette récolte céréale a été précédée par une récolte sarclée, et que le fumier ait été appliqué déjà à celle-ci, la quantité de fumier qui sera supposée demeurer dans le sol à la suite de cette récolte céréale, ne sera que de deux cinquièmes de celle qui avait été consacrée à la récolte sarclee. Tous les engrais qui auront été mis sur les prairies ou sur les champs à fourrage, dans les derniers dix-huit mois jusqu’à l'automne qui a précédé le com- mencement du bail, seront supposés exister dans le sol pour une moitié de leur valeur. Ceux qui y auront été appliqués durant les derniers six mois, pour l'entier. 10 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. Tous les fumiers seront appréciés à raison de 8 fr.,(1) la charge de vingt quin- taux, bien entendu qu'ils ne soient pas d’une humidité excessive, et qu'ils ne contiennent que des excréments d'animaux, mêlés de paille ou de bâche{herbes de marais séchées), et non des boues, terres ou autres matières inférieures à ce qui constitue le fumier proprement dit. Les autres engrais seront estimés dans la proportion de la valeur relative qu'ils auraient pour amender les terres. A la sortie du fermier, le propriétaire sera tenu de lui tenir compte des engrais, d’après les mêmes règles et les mêmes principes; pourvu cependant que, en mettant les engrais en terre, Île fermier les ait fait reconnaître par le propriétaire ou le représentant que celui-ci aura désigné à cet effet. Les fumiers laissés en provision seront boniliés, sur le même pied, par le fermier au proprié- taire, et par celui-ci au fermier. Îl sera également dressé un inventaire des champs à fourrage qui existeront à lentrée du fermier dans son bail; on désignera, dans cet inventaire, le temps qui s’est écoulé depuis leur établissement en herbage, et le fermier sera tenu d’en rendre, à la fin de son bail, une pareille quantité, de même nature et en pa- reil état. Si la quantité était moindre, le fermier aurait à bonifier au proprié- taire, pour chaque journal qui manquerait 1° de Luzernières, l'équivalent de six chariots fumier et de 18 hivres belle graine de luzerne, et quinze francs pour frais de labours et ensemencement; 2. de Sainfoinières, les mêmes valeurs; mais 120 livres graine de sainfoin, à la place de 18 de luzerne; 3. de champs ensemenées en trèfle 15 francs par journal. _ Si, en revanche, à la fin de son bail, le fermier laissait une étendue de champs à fourrage plus grande que celle qu'il aurait recue, le propriétaire ne serait tenu, envers lui, qu'à la moitié des indemnités ci- dessus; à moins que, avant cette époque, il n’en eùt été convenu autrement, de gré à gré, entre les parties. Quant à linconvémient des mauvaises berbes, il est beaucoup plus difficile de le prévenir. Heureusement l’intérêt du fermier est, en cela, parfaitement en rapport avec celui du propriétaire; d’ailleurs avec un peu de savoir-faire, le cultivateur qui succédera au fermier se sera bientôt délivré de ce fléau. fs DT L'époque la plus convenable pour entrer dans un bail et le terminer, me (1) Ici le prix ordinaire de la contrée, plutôt élevé que trop bas, ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 17 paraît être le 1.° Mars, parce que c’est celle où les fourrages sont à pen près consommés, et les récoltes de l’année précédente écoulées; mais encore faut-il que, dès le 1.” Octobre précédent, les terres arables aient été mises à Ja disposition du fermier ou du caltivateur qui doit entrer dans le domaine; afin qu'il ait pu préparer ses champs pour ses semailles de printemps. Au reste il faut que le nouveau cultivateur, à son entrée dans la ferme, recoive, de l’an- cien, une quantité déterminée de fonrrages pour nourrir ses bêtes jusqu’à ce qu'il puisse le faire avec de nouveanx herbages. S'il restait une plus grande quantité de ces fourrages, et qu'il ny eût pas, sur le domaine, des bâtiments assez spacieux pour que le fermier qui quitterait son bail, pût, sans entraver le nouveau cultivateur dans son exploitation, faire consommer cet excédent par ses propres bêtes, avant la fin de Mai, ce nouveau cultivateur devrait être tenu d’en bonifier la valeur à l’ancien, nOn au ptix courant, mais à celui auquel les vaches paient ces fourrages par leur rente; prix que, dans ces contrées-ci, j'estime être de fr. 2, 60 pour le quintal ou les 5o kilogrammes, foin de bonne qualité. Si le fermier ne se trouvait pas avoir, à son départ, la quantité de four- rages convenue, il devrait être tenu de la payer an prix courant, ou, mieux, de remplir ce vide par des fourrages de bonne qualité, procurés du dehors. CHU PE À l’aide de ces conditions, je pense que les propriétaires pourront, sans risques, confier leurs terres à des fermiers, et conclure avec eux des baux à long terme; mais, encore alors, trouverais-je beaucoup plus convenable de fixer le prix de ferme en mesures de denrées les plus usuelles; afin que cette rente suivit la progression dn prix des denrées de première nécessité, et que, ainsi, an bout d’un certain temps, le propriétaire ne se trouvât pas tout-à-fait déplacé de la position d’aisance dans laquelle il se trouvait à l’époque où il baiïlla à ferme, Au reste ces denrées ne devraient pas être fournies en nature, puisque, alors, il serait possible que, dans une année mauvaise, la rente de ferme absorbät à peu près toute la récolte; elles devraient être acquittées en argent, an prix moyen des dix dernières années, dont on aurait exclu les deux où le prix aurait été le plus élevé, et les deux où il aurait été le plus bas. Ce prix devrait être uré des mercuriales des deux ou trois marchés les plus voisins, Dans ce que je viens de dire du bail à ferme, je n’ai eu en vue que les intérêts raisonnables du bailleur; quant au fermier lui-même, aussitôt que son bail a été arrêté sur de telles bases, il entre à peu près dans a condition de celui qui exploite son fonds à économie; ce sera donc en parlant de ce genre d’ezxploi- tation, que j'examinerai les convenances du fermier dans son économie rurale, 7 o LL 7) 18 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, Le Bail à métairie. fa, C’est un contrat par lequel le possesseur d’un fonds le donne à cultiver à une famille, à condition d’en partager les produits avec elle. Ce genre d'exploitation réunirait en lui presque tous les avantages, tant pour le cultivateur, que pour le propriétaire et pour PÉtat, si l’on rencontrait tou- jours, dans les familles de métayers, cette parfaite loyauté, sans laquelle le pro- priétaire est presque toujours en souffrance. J'ai trouvé le bail à métairie en usage dans plusieurs contrées de la Suisse, dans quelques-unes de la France, et dans plusieurs parties de ltale; mais dans chacun de ces pays sous des conditions différentes. 6. 24. Pour les grains, il y a assez d’uniformité; le propriétaire et le métayer four- nissent chacun une moitié de la semence, et partagent ensuite les produits, aussi par moitié. fl en est de même pour quelques espèces de récoltes racines, comme par exemple les pommes de terre et les carottes, pour les semences à huile, pour les filasses et pour les fruits; pour ceux-ci cependant, il y a ordinairement cette différence, que les plantations d'arbres et de vigne ont lieu aux frais du propriétaire, qui en paie aussi la culture jusqu’au moment où le métayer consent à s’en charger moyennant la moitié du produit. Mais la partie de l’économie sur laquelle les conditions varient le plus, c’est le bétail, surtout celui de rente. En Suisse, ordinairement le bétail appartient au propriétaire du fonds, qui le transmet au métayer, au prix d'estimation, à charge de lui rendre la même valeur en bétail à sa sortie, et, durant le cours du bail, de lui payer, pour chaque vache à lait, une rente qui s’élève à 70 ou 80 francs de France par an. Le métayer est, de plus, tenu à nourrir et engraisser un nombre convenu de cochons achetés par le propriétaire, et qui sont ensuite partagés par moitié entre lui et le métayer. La laine des moutons et leur augmentation sont, le plus souvent, aussi partagés par moitié entre le propriétaire et le métayer- En France j'ai vu des contrats à peu près pareils: Dans lun et l’autre pays, les impôts sont, ordinairement, laissés à la charge du propriétaire. En ftalie ces conditions varient infiniment. u Si l’on entretient des vaches à lait, ordinairement le métayer fournit sa moitié Te ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 19 du capital des bêtes, ou en paie l'intérêt; le bénéfice et la perte sur ce capital se partagent par moitié entre le propriétaire et le métayer. Le lait est envoyé à une laiterie cosnmune, et le produit est partagé par moitié entre le proprié- taire et le métayer; 1l en est de même du produit des cochons. Souvent aussi, l’on se rapproche de lusage suisse, en se bornant à exiger une rente fixe en argent pour chaque bête de rente, outre l'intérêt du capital total jusqu’à ce que le métayer ait payé sa moitié de la valeur des vaches, et la totalité de celle des bêtes de trait. Là où il n’y a pas des vaches à lait, les bestiaux de trait et les bêtes qu’on élève sont indépendants du contrat entre le propriétaire et le métayer. Ou celui-ci possède le bétail en propre et en retire les profits, comme il en supporte les pertes; ou bien il recoit ce bétail, par un bail à chepteil, soit du propriétaire, soit de tout autre particulier, auquel il en paie une rente, ordinairement en grain; d’ailleurs il partage avec ce bailleur les profits et les pertes, à l’époque de la vente. La mortalité demeure à la charge du propriétaire, toutes les fois qu’elle n’est pas occasionée par la négligence du métayer. Lorsque le bétail baillé de cette dernière manière est entre les mains de bons métayers, il rend ordinaire- ment, à son propriétaire, le 10 à 12 pour cent de son capital, y compris le profit que donnent les élèves, ou plutôt le produit de la vente des bêtes adultes que ceux-ci remplacent. Au lieu de la moitié de la volaille, et en guise de loyer, le métayer paie une redevance annuelle fixe, qui peut aller à 2 francs par journal; mais là où le métayer paie la moitié des impôts, il ne paie pas de redevance fixe de ce genre au propriétaire. Celui-ci, presque partout, fournit au métayer, pour la litière de son bétail, une certaine quantité d'herbes de marais, que ce métayer doit récolter à ses propres frais. Dans le Bolonais et la Romagne, il n’est pas rare de voir des familles de vingt-cinq, trente et même quarante individus, vivre réunies dans une même métairie, et la cultiver avec le plus grand soin. Là, souvent, un père a deux ou trois fils mariés et pères eux-mêmes, et tous les individus dont cette famille se compose, vivent entreux dans une parfaite harmonie, sous la di- recuon patriarcale de ce chef. G+ 25. Le bail à métairie ne peut pas procurer, au propriétaire, ce période de rente, que des connoissances étendues et une expérience consommée lui procure- 20, ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, raient, sil cultivait son fonds au moyen de valets et de journaliers; cependant ploitation peut encore faire obtenir au proprietaire une rente ce mode d’ex e iln’exige que bien peu d’avances de la part de ce tres-satisfaisante, et comm propriétaire, il l'expose à bien moins de risques, que celte seconde manière d'exploiter son fonds. Essayons de donner métairie de 100 journaux, 14 de ces 100 journaux sont, ordinairement, 8 en betteraves pour la nourriture du bétail. 13 4 en pommes de terre, ou autres végétaux de commerce. ici le compte de ce qu’un propriétaire peut retirer d’une cultivée par un bon métayer, et supposons que: en luzerne: 215 en récoltes sarclées, savoir: 435 en froment, 21. en trèfle, 100% Le propriétaire obtiendra, probablement, pour sa part: 700 quintaux pommes de terre à(1) Ÿ 1. BD 0 pui TOUT 140 quintaux froment, outre sa part des semences, à Ÿ 15... 2100 TL devance Lab du melon Ce OO AU 2990 Si] retire en nature la moitié de la rente du bétail, il aura, de plus: La moitié des produits de 18 vaches de rente, et de, annuellement, 2 vaches vendues et remplacées par deux eaux vu'éléves.. /.. 1800 d 51bo Dont il y a à déduire: Impôts, supposés de 24e ie pui rues ri+ 140 Herbes deemorais pour litière, 4» sopenaresl(050 180 Intérêt de la moitié du capital de 18 vaches et 6 élèves. … 110 Fotreuen des balimenis.: us:» Aie ca bo Erais d'adminstalon lle, sr RE Men es 90 Bro Al reste netr à 5. 2m es pet+ 4560 (1) Je continuerat dans cet ouvrage à employer, comme unité monétaire, la valeur d’une s ordinaire, représentée par le signe+, qu'on peut, si Von veut, journée d'homme en temp considérer comme égal à 1 franc. ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 21 Pour sa part le métayer aura: Sa moitié des produits, brut, comme le propriétaire...,+: 7 5:50 Dont il y a à déduire: Pour établissement annuel de 3 journaux en luzernière; tra- P Hes ouvuiets Étiseence MU NM nn Du te À TE Récoltes sur 14 journaux en luzerne; travail des ouvriers.. 140 Cultures et récoltes à 8 journaux betteraves; id. et semence 264 Dites à 15£ journaux pommes de terre; id. etid. 400 Semailles et récolte de 45 journaux froment; travail des ouvriers, non compris la semence.....+.+««. 520 Semailles et récoltes de trèfle sur 215 journaux; semence et Paul des ouvriers. RNA ENS USE, ee 280 ADO Cr RL Lu UC di ORAN IA ER Li fu ee oo Wnvacher et un aide:+ Rime du, hs ES 800 Entenet de du capital des-vathes” 2 am 4 ou, 4 110 PAPAUE en moyenne, 5 bœmis.,... JM. ce ce 6o Herevance fixe au proprietaire..: 43...,..., 1.1. 4 200 Récolte des litières, soins de propreté, travaux imprévus, reuLe et usure d'insiruments, EC, 4.+.-++«ee ee 500 3849 Il reste au métayer un profit net de......+ T 1901 Dans le compte ci-devant, je n'ai porté la valeur, ni da fumier ,ni du travail des bêtes de trait; parce que, m’ayÿant pas non plus porté, dans la recette, les fourrages dont les bêtes sont nourries, ni la valeur des engrais qu’elles pro- duisent, les fumiers consommés et le travail se trouvent compensés par ce moyen. Si, au lieu d’avoir la moitié du produit des vaches, le propriétaire ne relire qu’une rente en argent de, par exemple, Ÿ 76 pour chacune d’elles, la rente nette qu'il retire se trouve diminuée de+ 542, et celle du métaÿer aug- mentée d’autant. Si le métayer est honnête homme et bon cultivateur, les produits se trouveront presque toujours au-dessus de ce que j'ai indiqué. Si c’est opposé, la rente se réduira au taux le plus misérable; alors, à la vérité, le propriétaire aura la ressource de renvoyer le métayer, et d’en chercher un meilleur. Comme, dans le compte qu’on vient de lire, j'ai porté tous les travaux ma- nuels à un taux assez élevé, je dois supposer que cette rétribution suffira à l'entretien de la famille du métayer; si cela n’était pas, celui-ci y pourvoirait 22 ÉCONOMIE DE L’AGRICULTURE. de ces+ 1301 ou 1845 qui, font le bénéfice net annuel de son entreprise. La partie non-absorbée de ce bénéfice servira à fonder, sur des bases solides, le bien-être de cette famille. Il me reste, maintenant, à prouver que ce métayer obtiendra les fourrages nécessaires pour l'entretien de son bétail, et qu’il en retirera la quantité d’engrais dont il a besoin. 14 journaux en luzerne donneront annuellement, au moins, chacun 5O quintaux fourrage sec ou leur équivalenten vert, quint. 700, eten fumier, quint. 1400 8 journanx en betteraves, 112,000 plantes, à 2 livres lune, font 224,000 livres, dont l'équivalent sb. con tn Jens environ 19344 21! journaux en trèfle, à 30 quint. chacun.. 645— 1200 45— en froment, à 15 quint.; paille chituntiiu sde pa ts 4050—— 1318 Bâche(foin marais) pour litière......+ 200— 400 ToraL, Fourrages secs ou leur équiv.t, quint. 22355 quintaux 5752 Piuibres ns ie EN ete ve 009 En supposant qu'il entretienne même quatre bœufs, et que les six jeunes bêtes consomment autant que trois bêtes adultes, chaque bête aurait, ainsi, à peu près go quintaux fourrage d’excellente qualité à consommer par année; c’est 25 livres par jour, ce qui est parfaitement suffisant, puisque, si d’un côté les bœufs consomment un peu plus, de l’autre la plupart des vaches consommeront moins; d’ailleurs, il est probable que la luzerne et le trèfle rendront davan- age que la quantité que j'ai indiquée. Les 5752 quintaux où 280 5 charges de 20 quintaux fumier, surtout avec ce qu’y ajouteront les cochons et les balayures des cours, seront très-suffisants pour tenir dans un état de grande fécondité, les 100 journaux dont est com- posée celle mélairie. Le Bail à mélairie annuel et limité. nr. 26. Cest un contrat par lequel le propriétaire, ou un fermier, donne à quelque particulier, souvent à des artisans ou à des familles pauvres de son voisinage, quelque parte du terrain dont il dispose, pour y cultiver, pendant une année, quelque produit dont ils sont convenus, à charge d’en partager la récolte entr'eux- Ceue méthode a été introduite dans les environs de Genève, pour les pommes ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 23 de terre, par M. Ch. Fictet, qui, en fournissant à la population non-proprié- taire des environs de Lancy, un moyen d'employer utilement son temps du- rant l’hiver, contribue très-essentiellement à la mettre à labri du besoin. Les conditions établies par M. Pictet sont les suivantes: 1.” Labourerle terrain profondémentetsoigneusementàlabéche pendantl’hiver. 2." Au printemps y planter, en lignes, des pommes de terre fournies par le propriétaire. 5.” Les sarcler, nettoyer soigneusement de mauvaises herbes, et buter. 4." Faire la récolte, et rendre au propriétaire son terrain cultivé, de manière que le propriétaire puisse lensemencer en céréales d'automne, sans autre labour Le propriétaire prélève les semences qu’il a avancées, et recoit la moitié du surplus; l’autre moitié demeure au cultivateur pour ses peines. Ce contrat suppose que le terrain baillé ne soit pas absolument maigre, et en effet celui de M. Pictet est en bon état; quoiqu'il y ait, alors, quatre ans qu'il ma été amendé, puisque, ordinairement, il n’est fumé que pour ou sur le blé qui suit les pommes de terre, et que cette première récolte céréale est suivie d’une année de trèfle et d’une seconde récolte céréale, avant que la récolte sarclée revienne. Si le sol était fort appanvri, et que le métayer eñt à sa disposition des engrais, peut-être recueillis sur les grandes routes ou dans les rues, il pourrait être con- venu que ce métayer les appliquerait au terrain qu'il cultive, le propriétaire en fournissant autant de son côté, et que, si ce métayer n’en jouissait que pour cette seule récolte, le propriétaire lui boniferait la valeur de toute la partie de sa moitié qui serait supposée être restée dans le sol à la suite de cette ré- colte; pour les pommes de terre, par exemple, les trois quarts ou les quatre cinquièmes de la moitié fournie par le métayer. f._.27. Le contrat fait ainsi pour une récolte de pommes de terre, pourrait être prolongé d’une année, pour une première récolte de céréales; dans ce cas le métayer pourrait se contenter de recevoir, du propriétaire, deux cinquièmes de la valeur du fumier qu'il aurait mis sur le sol ainsi baillé. Si le métayer seul fournissait des engrais, le propriétaire alors devrait lui bonifier la moitié de leur valeur, et les proportions ci-dessus s’appliqueraient à la moitié du métayer seulement. E La récolte et le battage devraient être en entier à la charge du métayer, et les trois quarts de la paille demeurer au propriétaire, lequel devrait avoir la faculté de 24 semer, au printemps, par-dessus le blé, du trèfle on de la luzerne, dont il ÉCONOMIE DE L’AGRICULTURÉ. aurait la pleine jouissance aprés que le métayer auräit enlevé la récolte céréale. f. 28. à IT est incontestable que les terrains ainsi cultivés à métairie pour un terme très-court, par des gens que le besoin immédiat commande, sont ordinaire- ment poussés à un produit qu'on n’atteint guère avec la culture ordinaire. Sous ce rapport seul de tels contrats seraient déjà avantageux aux deux parties et à la socicté; mais le bien moral qu'ils produisent, l'heureuse influence qu'ils ont sur quelques familles du peuple des villes, les rendent bien plus recomman- dables encore. La cullure à économie, celle qui« lieu par le moyen de valets el de journaliers. f 29. Cette culture est, sans contredit, celle qui pent procurer, an propriétaire du fonds, la rente la plus considérable de son terrain, sous condition cependant: 1.9 Qu'il ait une expérience consommée des travaux d'agriculinre, et de Péconomie rurale, une activité très-grande, et un goût décidé pour la vie des champs. é 2. Qu'il ait des capitaux tels, qu'il ne soit jamais réduit à devoir négliger une opération véritablement avantageuse, faute de moyens d’en supporter les frais. 3.” Qu'il soumette toutes ses opérations à une comptabilité rigoureusement exacte et détaillée. 4° Qu'il sache se procurer des aides et des valets fidéles, zelés, habiles, et de bons journaliers pour le moment du besoin, sans qu'il soit tenu à les aliménter lorsque leur aïde ne lui est pas utile. 5° Qu'il sache tirer parti de ces moyens pour exécuter ses travaux avec ioute l’économie et lhabilité désirables. 6.° Que Îles denrées ne soient pas, dans la contrée, à un prix trop bas, et disproportionné avee la cherté de la main d'œuvre. Ces conditions sont précisément celles qui, en général, assurent les succës du fermier; aussi le propriétaire qui cultive ainsi son domaine, doit-il être envisagé comme l'entrepreneur d’une ferme) Mais qui, revêlant en méme ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 35 temps la qualité de possesseur du fonds, se trouve toujours intéressé à main- tenir ce fonds dans l’état le plus prospère qui soit possible. Lorsque le domaine sera assez considérable pour pouvoir supporter l’entre- ten d’un régisseur, et que le propriétaire pourra s’en procurer un qui ait toutes les qualités que nous exigeons du directeur de l’entreprise| ce propriétaire pourra, de cêtte manière, suppléer à celles d’entre ces qualités qui lui manquent à lui-même. Ils sont très-rares les cas où un grand propriétaire qui exploite ses fonds à économie, peut se passer d’un suppléant; d’un second lui-même, qui porte, d’une manière permanente, son inspection sur toutes les branches de l'exploitation. RAT Dans le compte approximatif que j'ai donné des résultats de l'exploitation par mélayers, on a pu se convaincre que la culture à économie, pourvu qu’elle soit bien dirigée, est réellement celle qui doit donner les plus grands béné- fices; puisque le chef de l’entreprise réunit alors la double qualité de proprié- taire et de métayer, et qu’ainsi, dans le cas que nous avons posé, aux 4580 qu'il obtiendrait dans cette première qualité, il réunirait encore les T 2301 profit net du métayer. Si celui qui exploite un fonds à économie n’est autre chose que fermier, il aura alors, comme compensation à ses peines, les produits nets qui étaient ré- servés au propriétaire cultivateur, c’est-à-dire, dans le cas cite, les+ 5881, moins le prix de ferme qu'il paie au propriétaire. C'est-à-dire que si les 100 journaux qui composaient le fonds affermé avaient coùté, à raison de+ 400 chacun,+ 40,000, et que le propriétaire en retirät pour rente le 4 pour cent, en tout 1606, il resterait au fermier un bénéfice net de+ 4281, c’est-à- dire bien au-delà du 12 pour cent du capital en circulation, qui cependant aval servi de base aux calculs du(. 11. L'ÉCONOMIE PROPREMENT DITE, Ou la disposition des diverses parties de l'exploitation. G: 34 Rien ne demande plus de bon sens et de jugement, je dirai plus de capa- cie, que la disposition de l’ensemble d’une exploitation rurale| et une orga- nisation telle que, du tout et de chacune des parues, on retire le prof le plus grand qui soi possible, 4 5 î {: Hi L He. : t l 26 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. “Si, d’an jour à l’autre, on pouvait se procurer le nombre et le genre d'ouvriers et de bêtes de trait dont on a besoin; si on les obtenait à bon prix; si, en- suite, on ne devait pas les occuper durant les mauvais temps et la saison morte pour les avoir pendant le beau temps; tout serait facile, ou du moins ne pré- senterait plus que des difficultés du second ordre. Mais il est rare que le cul- tivateur jouisse d’un tel avantage; tout au contraire, 1l a besoin de concentrer toutes ses ficultés pour lutter, avec quelque succès, contre ces disproportions qui se présentent sans cesse à lui. Cest là, sans aucun doute, la principale source de ces mécomptes qui ne sont que trop fréquents dans la carrière agricole. Vouloir qu’un homme borué surmonte ces difficultés, c’est demander l’im- ÿ possible; il n’est bon qu’à suivre une routine toute tracée, et il faut admirer sous ce rapport la sagesse divine, qui, le plus souvent, inspire aux hommes de cette trempe une aversion réelle contre tout ce qui est nouveau. Incapables de cette tension d'esprit qu’exigent de nouvelles combinaisons, 1ls abhorrent ces combinaisons elles-mêmes, et se sauvent, ainsi, des fautes dans lesquelles ils pourraient tomber en faisant des applications vicieuses, Je demande pardon aux hommes d'État, si j'ose avancer ici qu'il est peut- être moins difficile d'organiser le Gouvernement d'un pays, qu’une Économie rurale parfaite. Celle-ci exige des talents plus distingués et une fermeté de caractère plus grande. Pour le premier on trouve sur ses pas Îles hommes les plus intelligents, les plus dévoués; pour la seconde, au contraire, il faut tout tirer de son propre fonds, et agir par le moyen d'instruments qui, presque tous, ont une tendance contraire à celle qu’on voudrait leur donner; il faut vaincre les préjugés et obtenir de grands résultats avec de chétives ressources; il ne faut pas se borner à satisfaire aux besoins de la population, souvent il faut savoir proportionner la population au besoin; il ne suffit pas de corriger les fautes, il faut les éviter, les prévenir, parce qu’une seule peut souvent ôter les moyens de continuer l’entreprise. Travail des Attelages. fc 32, À la suite d’une prolongation d'expérience, je confirme ici ce que, dans la note jointe au$. 166 des Principes raisonnés d'Agriculture de Thaer, jai dit sur la convenance qu'il ya, en général, àemployer des chevaux plutôt que des bœufs; j’observe seulement que les bœufs des races du midi mont paru consommer ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 27 moins de nourriture que ceux des races suisses que J'avais alors en vue, mais aussi avoir moins de force(1). Je confirme également ce que j'ai dit, sur emploi des vaches, dans la seconde uote du$. 160 du même ouvrage(2). Dans toutes les contrées où les hivers sont longs et rigoureux, où, durant un long espace de temps, on ne peut pas entrer dans les champs pour les la- bourer, l'entretien d’une grande quantité de bétail, uniquement de trait, est une chose extrêmement coûteuse. Je connais des localités où le bœuf peut à peine être employé utilement pendant 120 jours dans année; si, alors, son entretien revient à+ 406, 7, chacune de ces journées revien- a oh Ne APE TE ES MEET CCE CUS T° 0; 5e De sorte que deux coûtent ainsi.........,....... F0; 70 8, 56 Et un conducteur..... ÉR E 1, 80. On conçoit à quel prix reviennent alors les labours, et combien de circons- tances favorables il faudrait pour contre-balancer ce désavantage. Je n'hésite donc pas à croire qu’il est d’une grande importance, pour le cul- üvateur, de chercher à opérer la plus grande partie de ses travaux par le moyen d'animaux qui paient leur nourriture durant leur inaction, c’est-à-dire par des vaches, qui, dans la plupart des exploitations rurales bien réglées, peuvent être assez nombreuses pour pouvoir exécuter les travaux sans être trop fatiguées. Je pense que cinquante à soixante journées de travail, chaque année, ré- parues, par demi-journées; sur toute la saison des labeurs, n’éprouvent, en aucune manière, une bête de ce genre, et que la diminution de lait qui en résulte, est de peu de conséquence, en comparaison des avantages de ce genre d'exploitation. Saos doute, avec ces vaches, il faudra, presque toujours, une ou plusieurs paires de bœufs à mettre au timon des charrues pour les travaux les plus pénibles; mais la quantité de ceux-ci devra être bornée au plus absolu néces- saire, et, si le sol est léger, ce nécessaire se réduira à peu près à rien, (1) Je répéterai ici pour ceux qui n’ont pas l’ouvrage cilé, que, selon ma propre expé- rience, l’opération qui, faite avec des chevaux, coûterait+ 3, 10, faite avec des bœufs en coûte+ 4, 32. (2) De même que ce qui, fait par des chevaux, coüûterait+ 3, 10, fait par des vaches n'en Coûle que+ 2, 72. TNT Die. TA FO De 7 JRmEn - ut ah ms 28| ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. É f. 33. A Jai vu six bœufs du plus grand volume, attelés à une charrue pour donner un labour très-ordinaire à un terrain qu’on jachérait pour une récolte de fro-‘ ment; ces bœufs labouraient trois quarts de journal par jour; pas plus; on, donna deux labours, et un demi labour pour les semailles.. Calculons les frais de cette culture: 1 labour 8 journées de bœuf, à+ 3, 38............. 27, 04 DT 0==‘delaboura 2 ,!:.:............2 2, 66 L ii?” S 1+ d'un garçon à 1,60.............. 2, rs ak a y de‘mème:, cd 000 MEN RS PSI 2— pour la semaille à quatre bêtes seulement ose ri UE Francs où.>: T 70,4 Quel est le terrain assez fécond pour payer de tels frais? Dans le même moment, et sur un terrain-fort semblable, je vis quatre bœufs d’un taille moyenne exécuter un travail tout aussi bon, sur deux journaux en un jour. Calculons également les frais de ce travail: 1. labour£ journée à quatre bœufs, un laboureur et un garçon(NB. nous les supposerons au même prix que ceux ci-dessus, quoique les bœufs dussent coûter un quart moins à nourrir)........--.-s-eee.-:+.:.8;,‘56 ‘Au lieu de donner un second labour, on donna une culture avec Pextirpateur; celle-ci coûta:...:....:..............te. 2,— Au lieu du demi-labour de semaille, de même,............. 2, Tr 12 56 Francs ou...... Cette dernière méthode présentait une épargne de+ 62, 53; plus de cinq sisièmes. Le public s’étonnera de ce que le cultivateur qui faisait exécuter le premier de ces travaux, n’a trouvé que la ruine dans la culture de ses terres; il en accusera encore l’agriculture; tandis qu'il ne devrait limputer qu'à ceute lé- gèreté de caractère qui fait agir sans réflexion. Dans tous les lieux où la terre est légère et n’a que peu de consistance; et surtout si le labour ne doit pas excéder six pouces(4 de mètre, environ) en profondeur, deux bêtes suffisent pour mettre la charrue en mouvement} et un homme pour la conduire; un tel attelage laboure fort bien deux journaux ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 29 et demi en un jour. Là le labour ne coûte pas même T3 par journal, parce que, dans de tels terrains, les bêtes peuvent être en activité pendant presque toute l’année; ainsi on fera là, pour fr. 7, bo, ce que nous avons vu en avoir coûté ailleurs 75, og; cependant 1l se peut que la récolte y soit plus belle que sur le terrain où la culture était si coûteuse. Quelle n’est pas la différence de résultat dans ces deux manières d’exploiter?.... Il est donc d’une extrême importance pour le cultivateur, de chercher à opérer ses travaux par des forces qui soient employées en entier, et qui pro- duisent l'effet le plus grand qui soit possible sans trop épuiser. Cette dernière circonstance est nécessaire 1.° parce que toute la fatigue qui ne peut pas être réparée par les jours de repos obligatoires(fêtes ou jours de pluies excessives), doit être ajoutée à la consommation du jour où elle a eu lieu. 2.° Parce que, lorsque la peine est trop grande, le travail en est ralenti, et qu'il en résulte une perte plus grande que l’épargne qu’on a voulu faire en n’employant qu’un moindre nombre de bêtes de trait. J'avais lu que, en Angleterre, dans la Belgique et dans le Piémont, on la- bourait avec deux bêtes seulement, et je voulais atteindre un résultat à peu près semblable sur des terres fortes. J’accusais mes bêtes et leurs conduc- teurs de mauvaise volonté, et prenais de l'humeur contre eux, comme si la ténacité du sol ne leur avait pas présenté d'obstacles. Le travail se faisait mal, il avançait peu, et les bêtes souflraient. po Règle générale. T1 faut que la force que les bêtes ont à vaincre dans le trait, ne dépasse pas la moyenne de la leur, dans l’exercice ordinaire qu’elles sont habituées à en faire; à défaut de cela leurs forces sont bientôt épuisées, et ces bêtes n’agissent plus que lentement et mal. Mais aussi faut-il habituer ces bêtes à un travail prompt, à une démarche active, et à un emploi réel de leurs forces, et, pour que cela ait lien, avoir un œil toujours attentif sur leurs conducteurs, afin qu'ils ne se relächent pas. Les bêtes, comme les hommes, s’habituent dès leur jeunesse à l’activité, ou à l’indolence et à la paresse; leurs forces sont souvent doublées par l’exercice qu’elles en font, si les personnes qui les élèvent les y habituent par gradation et sans les chrarger au-delà de leurs forees. 60,35. Beaucoup de cultivateurs croient faire une grande épargne en achetant, à bas prix, des chevaux ou des bœufs jeunes, pour en retirer un léger service nn Pt pe cree er nmeieres a é TER Hi F 30 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. et les revendre ensuite. Sans doute, alors ils retirent de ces bêtes un prix supérieur à ce qu’ils en ont payé; mais la nourriture qu’elles ont consumée, les” soins qu’elles ont exigés, et l’exiguité du travail qu’on en a obtenu, absorbent! beaucoup plus que ce prétendu gain sur lequel on avait compté. Ce genre de spéculation ne peut convenir que dans des localités où l’on a, en abondance et: à bas prix, des fourrages qui ne peuvent pas convenir à des bêtes de rente, et où l’on na pas de grands travaux à exécuter. Partout ailleurs, il convien- dra au cultivateur d'employer du bétail adulte, fort et vigoureux, et lors- qu'il l'aura habitué à son genre d'exploitation, de le conserver aussi long-temps que cela lui sera possible. D’autres cultivateurs, ayant du bétail à réformer, le tiennent à l’engrais pour le vendre ensuite avec plus d'avantage.{l est rare que cet engraissement ne coûte pas beaucoup plus que le moutant de la différence qu'il y a entre ce qu’on eût rétiré des bêtes en les vendant de suite, et le prix qu’on en obtient après l’engraissement, même en comprenant, dans cette différence, la valeur du fumier qu’on a obtenu des bêtes engraissées. J'ai eu bien des mécomptes de ce genre, et j'ai vu des cultivateurs en avoir d'énormes. Il est rare que, dans les grandes exploitations rustiques, 1l convienne réellement de se livrer à lengraissement des bêtes à cornes. V'alets et journaliers. Presque partout la journée d’un valet coûte un tiers, souvent une moitié plus que celle d’un journalier. Il importe donc de ne tenir de ceux- là que pour les choses qui ne peuvent pas être faites par ceux-ci. Il ny a peut-être aucune position où il soit avantageux de tenir des ser- vantes pour exécuter des travaux de culture proprement dits; à peine peut-on employer utilement les femmes dans la campagne pendant six ou sept mois de l’année; pendant les cinq ou six autres, on cherche en vain à leur don- ner un emploi profitable; le déficit sur le produit de leur travail, durant cette partie de l’année, qui doit alors être réparti sur les journées d'été, élève celles-ci à un taux tout-à-fait disproportionné à la valeur du travail que ces servantes opèrent. En revanche, comme journaliers, les femmes peuvent être employées avec avantage à beaucoup de travaux, pourvu qu’elles veuillent réellement y apporter de l’attention et du zèle; malheureusement; ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 31 dans plusieurs pays, j'ai vu les culuivateurs se plaindre de leurs ouvrieres sous ces rapports, et, souvent, trouver plus économique de leur substituer des hommes, malgré le haut prix de leur journée. GrIe C’est une des parties les plus essentielles de l’économie agricole, que sa combinaison avec le nombre d'ouvriers qu'on a à sa disposition, et la re- cherche des moyens de se procurer des journaliers, dans la quantité dont on a habituellement besoin, en leur procurant de l'emploi pour toute l’année. Dans les environs des villes, le cultivateur n’a aucun souci à cet égard; là il a, presque toujours, la facilité de se procurer, au moment du besoin, les ouvriers qui lui sont nécessaires, pour les renvoyer ensuite, lorsqu'ils cessent de lui être utiles: mais il en est tout autrement dans des contrées peu habi- ices; là ce n’est souvent qu'avec beaucoup de peine, et après avoir construit des habitations pour loger des familles de journaliers, qu'il peut s’assurer du nombre de bras dont il a besoin. J'ai connu un propriétaire qui, pour cultiver 200 journaux, tenait, toute l’année, seize à dix-huit domestiques, tant hommes que femmes, dont chacun, lun dans l’autre, lui coûtait plus de 5oo francs. Ce cultivateur s’étonnait de ce que son domaine ne lui donnait pas de rente, et me demandait de lui ex- pliquer ce phénomène. J'avais bien plus besoin d'apprendre de lui comment, avec le laissez aller qu’une telle manière d’administrer supposait, son domaine pouvait nourrir tant de gens et fournir à leur salaire. Une exploitation rustique n’est autre chose qu’une fabrique de denrées; il faut donc chercher, comme dans les manufactures, à y introduire la plus sévère économie dans toutes les parties; chercher à y exécuter toutes choses avec le moindre nombre de bras, avec le plus de promptitude, et avec les moyens les moins coûteux qui soient possibles, sans cependant négliger la bonté de l’ouvrage. C’est pour avoir négligé ce but, ou pour ne l'avoir pas su atteindre, que tant de cultüvateurs sont allés à leur ruine. Dans des opé- rations dont les frais s'élèvent souvent à deux ou trois fois plus que le produit net qu'elles doivent laisser après elles, il est facile de concevoir que le plus léger écart absorde ce produit net. C’est ainsi que, dans l’exemple que jai cité en parlant du travail de l’attelage, si aux T 75, o9 de labours, j'ajoute 2 pour semailles, 1 77, oga reporter. ï LE : | î ÉCONOMIE DE L’AGRICULTURFs + et 77, 09 reportés. {l! 18. pour semence, | 48— funuer absorbe, 12— récolte et battage; la dépense s'élève en tout à + 2155, og. Si, alors, la récolte est de 8 quintaux froment à 15 francs, ce QU TOTAL ee ne Lee Fi T20 joints à 16 quintaux paule ao, 00 Re 8 en Lout...t à cui 0 TE lon perdra, réellement, sur ce capital, Ÿ 27, 09, bien loin d’avoir un be- péfice pour compenser les impôts, les frais d'administration et la rente du sol. Mais si, au lieu de ces+ 75, 09, nous n'avons plus que Ÿ 12, 56, la totalité des frais ne s’élevant plus qu'à 92, 56, il reste une rente nette, de Ÿ 51, 44e ce qui, en déduisant+ 3,44 pour impôts et frais d’administrauon, laissera un résidu de+ 48 pour jouissance du fonds et bénéfice de culture, résidu assez 14 satisfaisant. A f 38 Dans toutes les localités où le sol est d’une culture facile, les calculs de 2 {ll travaux qu’on trouve joints au$. 200 du premier volume de l'ouvrage précité de Thaer ourront, sans aucun doute, se réaliser. Toutes les fois qu’on dé- ,;, 1 passera le nombre de journées qu'il indique pour cliaque travail, ee sera pour n'avoir pas su amener chaque opération au degré d’économie et de perfec- li|| ion dont elle est susceptible, et cependant il n’y a pas la centième parue des Al culüvateurs qui atteignent une pareille économie dans lemploi des forces dont Lu ils disposent; il ne faut donc pas s'étonner de ce que peu de gens tirent des: profits considérables de leurs exploitations rurales. | Direction de l’économie rurale. |(050: Il) Si ce n’est pas celui même pour lequel l'exploitation a lieu, qui en prend | soin et la dirige, il me paroît à tous égards convenable que le directeur, quelle que soit la dénomination qu’on lui donne, ait une part au produit net qui est le résultat de son industrie; non-seulement cette part est une ré- compense bien appliquée; non-seulement c’est pour ce directeur un puissant encouragement; mais encore cela lui donne une apparence d'association qui 17 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 33 ajoute de l'intérêt à tout ce qu'il fait, le relève à ses propres yeux,‘ét pourrait, à elle seule, le faire résister à la tentation d’un gain illicite. Je suis tellement partisan de ce principe, que je voudrais intéresser de Ja même manière, au succès de l'exploitation, tous ses principaux employés, les maîlre- ouvriers, et jusqu'aux premiers et plus anciens valets. De ceue manière tous envisageraient le succès de lexploitation comme plus ou moins leur propre affaire. J'ai moi-même essayé d'employer cette méthode dans mes terres de la Romagne et du Bolonais, et je me propose de lui donner là une extension encore plus grande. Parmi les différents moyens que le directeur peut avoir d’intéresser les va- lets au succès de l'exploitation, je pense qu'il se trouvera à merveille de tenir, avec eux, et presque chaque jour, une sorte de conseil consultatif, où il s’établisse une discussion sur les travaux faits et sur ceux qu’on doit faire. Non-seulement cette méthode relève les valets à leurs propres yeux; mais encore elle développe, dans leur esprit, le mouf et le but de chaque opé- ration; elle détruit leurs préjugés et leur résistance; elle les attache à l’ex- ploitation, et les intéresse à ses résultats. Peut-être aussi contribue-t-elle à une certaine harmonie entre les diverses parties de l’ensemble, Dans de telles réunions, le directeur doit, non-seulement supporter, mais encore provoquer, une franchisse absolue, pourvu qu’elle ne s’écarte pas des bornes de la convenance, et qu’elle ne porte pas atteinte à la subordination. Il faut que les individus appelés à ce conseil, y épuisent leur esprit de con- tradiction; hors de là, il ne faut tolérer chez eux aucune critique de ce qui a été ordonné: surtout il ne faut pas hésiter de renvoyer tout individu qui, s’étant tu dans la délibération, se permettrait, dans les conversations avec ses camarades, de critiquer les ordres qui auraient été donnés. Du reste, l’on conçoit que, après la diseussion, ce doit toujours être au di- recteur à prononcer sur le parti qu’on doit prendre, et que, hors du conseil, ce Directeur doit être aussi décidé dans son commandement et résolu dans la manière de se faire obéir, que là, il avait été empressé à rechercher les opi- nions de tous les individus dont il était entouré. Dans la saison des grands jours, il conviendra que le conseil se tienne pen- dant le repas où le plus grand nombre d'employés sont réunis. Cette délibéra- uon n’empêche en aucune manière les valets de satisfaire leur appétit; au con- taire, si le directeur a un peu de savoir-faire et sait mettre un peu de bonne D 31 34 ÉCONGMIE DE L'AGRICULTURE. humeur dans ses discours, ce sera un moyen de rendre le moment du diner doublement agréable à tous les employés de l’explortation, Nous verrons bientôt qu'il est indispensable de tenir un journal exact de toutes les opérations; c’est sur ce journal que doit s'appuyer la comptabilité.' Comptabilité agricole. f. 4o. Un grand cultivateur qui se dispense d’avoir une comptabilité rigoureusement exacte et détaillée, me paraît avoir beaucoup de rapport avec un fabricant, qui manufacture des marchandises de différents genres, et qui, sans s'inquiéter si elles ne lui coûtent pas plus qu'il ne peut les vendre; sans s'informer quelle d’entre elles peut lui donner le plus de profit, les rassemble dans ses maga- sins, et les vend au prix courant, comme il peut. Ce fabricant n’arriverait, à coup sûr, pas à toute la perfection d'économie dont sa manufacture serait susceptible; l'inspection et Île contrôle seraient imparfaits, et ce fabricant serait fortuné si, au lieu d'augmenter son aisance, il ne trouvait pas la ruine dans son établissement. En 1802, ayant soupconné ce besoin de comptabilité pour toute exploitation agricole, je nv’étais proposé de soumettre la mienne à ce genre d’épurement, et, en attendant que j'eusse le courage de mettre, pour cela, la main à l'œuvre, j'avais tenu, chaque jour, une note exacte de tout ce qui avait été appliqué à mon domaine de Genthod sur les bords du lac de Genève. A la fin de l’année, rédigeant, suivant ma coutume, le bilan de ma for- tune, je m’aperçus que ce domaine ne me rendait pas une rente satisfaisante. Je pris alors mes notes en main, et entrepris de dresser moi-même, à mon économie rurale, pour cette année-là, un grand livre en parties doubles, d’après le principe établi parmi les négociants, que; pour cel effet, je me fis expliquer du mieux que je pus. Je me livrai à ce travail, avec toute l’opiniâtreté qu'il fallait pour l’ac- complir sans en bien connaître la méthode, et, après m'être donné trois ou quatre fois plus de peine que ne s’en fùt donné une personne du meuer, je parvins à achever cette opération et trouvai ma balance. On peut s'imaginer quelles furent mes seusations lorsque, pour résultat, jeus la certitude qne mon fonds, un fonds qui représentait un gros capital, m'avait donné une - ÉCONOMIF DE L'AGRICULTURE. 55 perte de 24 francs, au lieu d’une rente; loin de m'avoir procuré des béne- fices de culture........ 11 se vérifia ce dont je commencais à me douter, que la moitié des opérations que nous faisions, étaient passives, et absorbaient le bénéfice des autres. Cependant j'avais suivi la route frayée, et avais ob- servé, assez docilement et comme je l’avais su, les conseils de ceux de mes voisins qui avaient bien voulu diriger mon iuexpérience. Je dus, comme on le pense, changer à peu près tous les combinaisons économiques de mon exploitation; dès-Jors, celle-ci prit une tout autre tournure, et me procura une rente satisfaisante. Si, comme tant de cullivateurs, je n’eusse eu ni le courage, ni la persé- vérance nécessaires, pour sonder mon économie jusqu’au fond, je n’eusse pas tardé à être arrêté dans ma marche, et à grossir le nombre de ces amis, de Pagriculture découragés, qui sement partout l’épouvante contre elle. Parvenu aux moyens de découvrir le véritable résultat de chaque chose, j'ai, au con- iraire, senti mon entraînement vers l'agriculture s’accroître, à mesure que ses admirables mystères se dévoilaient à mes yeux. MAT J'ai souvent été sollicité de donner au public la méthode de comptabilité que j'avais élablie dans mes terres. Je me félicite d’avoir renvoyé cette publi- cation jusqu’à ce jour, puisque cela n’a procuré lavantage de présenter cette méthode avec des perfectionnements qui la rendent applicable à toute écono- mie rurale, quelque considérable qu’elle soit. D'ailleurs, jai toujours fait ouvrir les livres de mes exploitations rurales, à tous ceux qui m’ont témoigné le désir de les voir, et je n’ai cessé de répéter aux agriculteurs combien une comptabilité méthodique et détaillée était nécessaire à leurs succes. Je l'avoue à regret, jusqu'ici Jai trouvé pen de culiivateurs qui eussent ce désir de scruter leurs propres opérations, qui, seul, pouvait les engager à entre- prendre‘un tel travail; je n’en ai pas même rencontré un grand nombre qui en senüssent toute l’uulité(1). (1) Dans le petit nombre des amis de l’agriculture que j'ai vus infroduire des comptabilités rigoureusement exactes et détaillées dans leurs exploitations, je dois mettre en tête M. de Fellenberg en Suisse, et M. le Marquis Saporiti à la Sforzesca en Piémont. L'économie rurale de ce dernier s'étend sur un domaine de 5000 journaux tous, ou à peu près, exploités pour son compte. Sa comptabilité est d’autant plus admirable que, s'appliquant à une aussi vaste étendue, elle n'entre pas moins dans les plus petits détails. 56 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, "Il ne peut entrer dans mes vues de faire ici un traité sur la manière de tenir les livres; un tel traité ferait à lui seul un ouvrage, et il en existe plusieurs sur cette matière qui, ayant été composés par des gens de l’art, valent probablement mieux que ceux que je pourrais faire, En supposant done l méthode de tenir les livres en parties doubles connue de mes lecteurs, du moins dans ses principes(1), je procéderai à son applicauon à l’économie rurale en particulier, (1) L'on sait que la manière de tenir les livres en parties doubles est une méthode dans laquelle 4out objet qui doit être porté sur le livre de comptes ou grand livre, Pest, à la fois, au débit d’un compte et au crédit d’un autre, de sorte que, s’il n’y a pas erreur dans les comptes de ce livre, la somme réunie du Devcir se trouve constamment et parfaitement égale à celle réunie de l’Avoir de tous ces comptes. Pour que cela puisse avoir lieu, il faut que le propriétaire de la comptabilité y ait un compte de fonds capital qui soit comme la source de tous les autres, et dans lequel le résultat final de tout le: mouvement de la comptabilité, c’est-à-dire des profits et des pertes, vienne se fondre. La Caisse y a également son comple en débit et crédit, auquel on porte la somme des objets reçus ou livrés, tandis que, d’un autre côté, on porte ces objets, en détail, au crédit et débit des divers comptes pour lesquels on a recu ou livré. Un compte de Dépenses générales peut y être ouvert à tous les frais de divers genres qui se rapportent à l’en- semble sans pouvoir imputés à aucune partie de l'exploitation en particulier; ce compte, lorsqu'on veut le balancer, se décharge sur le débit de celui de Profits et Pertes; c’est-à-dire qu’on porte dans le Devoir de ce dernier compte la somme qu'il faut porter daus lAvoir du compte de Dépenses générales, pour que la somme de cet Avoir soit précisément la même que celle du Devoir. Lie compte de Profits et Pertes est débité en faveur des différents comptes, du montant des pertes qui ont eu lieu sur ceux-ci; au contraire, il est crédité du montant des bénéfices, qui sont, alors, portés au débit des divers comptes sur lesquels ils ont eu lieu. Ce compte Profits et Pertes se balance ensuite par celui de Fonds capital, c’est-à-dire que, si la somme de tous les Profits dépasse celle de toutes les Pertes, on porte au crédit du compte de Fonds capital\a somme qu’il faut ajouter au débit de Profits et Pertes pour les ba- lancer. Lorsqu'on veut clore un Grand Livre pour en commencer un nouveau, et faire le Bilan qui doit montrer le résultat final de toute la comptabilité, et, par le moyen de la balance parfaite de la somme du Devoir de tous les comptes avec celle de Avoir, prouver qu'il ne s’est glissé aucune erreur dans ces comptes, on renconire alors le solde qu'il faut pour balancer tous les comptes non-clos, avec un compte qu'on ouvre pour cel effet, qu'on intitule Bilan de sortie, et dans lequel les débiteurs paroissent créditeurs et les créanciers au contraire débiteurs. Sur ce compte, la somme de tout le Devoir doit se trouver parfaite ment égale à celle de tout l’Avorr. Si cela n’est pas ainsi, il faut en chercher la cause jus- qu’à ce qu'on la trouve, puisque c'est un indice certain qu'il y a erreur dans quelque compte. Plus d’une fois un petit nombre de francs ou de centimes de différence a fait dé- couvrir des erreurs très-considérables. ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 37 Je voulais savoir, non-seulement comme le fait le commun des cultivateurs, ce qu’on recevait et livrait, tant en argent qu’en denrées quelconques; mais encore ce que chaque fonds, chaque récolte, chaque produit avaient coûté, tant en semences et engrais, qu’en frais de travaux; les journées de bêtes de travail, celles de valets et celles de journaliers, devaient donc entrer pour beaucoup dans la comptabilité. Afin de n’être pas réduit, dans chaque opération, à créditer successivement trois ou quatre comptes, ce qui aurait eutraîné des‘longueurs interminables, Jetablis un compte de Journées di- verses ou 1ous les frais de labour et l'entretien du bétail venaient se fonüre, pour être portés en bloc aux comptes avec lesquels ces objets devaient se rencontrer, La combinaison de ce compte est, à peu de chose prés, tout ce qui peut réellement m'être attribué dans cette méthode de comptabilité. $. 4o. Afin d'expliquer la méthode que j'ai successivement établie et perfecuionnée, d’une manière moins abstraite que cela n’aurait lieu par des raisonnements, je donnerai ici, en francais, des extraits du journal de ma terre de Genthod en Romagne pour 1816, pris aussi littéralement que possible>€t j'y ajouterai les observations nécessaires pour les faire comprendre. Pour ouvrir le Grand Livre qui doit succéder à l’ancien, on le commence par un compte intitulé Bilan d’entrée, lequel est semblable à celui de Bilan de sortie du précédent livre, en tout point, si ce n’est que tout ce qui, dans celui-ci, était au Devoir, se trouve au Bilan d'entrée dans V'Avoir, c’est-à-dire que les débiteurs y reparaissent débiteurs et réciproquement. Pour rencontrer tous les objets portés à ce Bilan d’entrée, on ouvre alors des comptes, à tous les créditeurs et débiteurs de ce bilan, et l’on y porte au crédit ce qui est au débit du Bilan d'entrée, et réciproquement. De EN RS ES CC ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. EXTRAIT DU JOURNAL DE BILAN D'ENTRÉE du 1. Janvier 1816. in | Les suivants doivent à Bilan d'entrée: Améliorations capitales(1), celles qui ont été faites aux fonds ci-après: | EC ee Re Se OO 0 D DICO) D 011.070 | à la métairie Fanni, outre la bâtisse faite en 1812,et quise Ë trouve déjà comprise dans le capital d’a- chat porté sur ma comptabilité génér." ——.......... —=, EOrNACE Lead ——, une grandi étableet un portique ——, 1813 étable rebatiles moe ——(Canova, 1813 demême a——(Qaseltars ni —— Via Tiglio, maison de factenre SERRE —— Maria, comme à la mé- tairie anni..:... | PrASTRES.. SPENCER TT M CETTE en : a #|& 1813. À 1814. À 1815.| 1816.[A| à pe L: 10 P 1124114, 4 78409, 3] 218133, 7] 44146, 5ke171 03,9 | 51163, 71 231,89, 9} 476162, 84 323181,4 1083|q7, 8 12181,4—|—t—|—{—|— 12181, 4 457|63,2) 23849—|=t—=|— 481148, 1) 57|45, 8)—|— À 5oh4,7)—|— 107|60, 5. | salBo, ah| lus he) Re Sp e 25182,7—|—1—|—|—-|— 25182, 7 429 01,0—|— À—|— À—|—{ 422/01,0 a 86l08,08—|— 86,08,0. —_—| CS| 2210 02, 311039 84, 11 831119, 2! 368|27,984449133,5| || LA | A Revonrer....f4449|35, 5 (1) Ce sont des bonifications foncières qui augmentent le capital du fonds, telles, par exemple, que les bä- tisses neuves, des plantations d’arbres et de vigne 4 . sons déduction de la vente des vieux arbres, elc. ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. REBORD 0 a—_— Métairie Fanni avance de culture pour 1817 et suivantes: N.° 1(1) royolement et en semencement en fro- ment sur luzerne rompue.......... Es 9[85,7 me CH De MEME nee Niandnu 6|38,3 — Beti1 De même.(Je les omets ici pour ne pas alonger sans utilité) { 2 labours et semaille en froment 5, 26,7 à 10|36,7 À 2 char. fumiers de laut. 18:6 5, 10.0 2 ? 2 — 12 — 18 Un demi-labour, et un royolement en Dé- Gcembress Sobocbocooc Mb Oo Pichanses fumier........(12, Sn C0) DEP MEME NQUAU LS Or — 20 demi-labour en Septembre......... Métairie Trignano; de même: N° 1,2,3. Divers labours préparatoirs pour l’eta- blissement en luzernière...... 49, 85 24 charges fumier de laut.®° 1816 63, 80 106[65,0 SES DER RES a mn si D O — 4 les trois quarts de 8 charges fumier de l’au- tomne 1515, dont l’autre quart a été absorbé p. une médiocre récolte de chanvre 18, La+ de 30 corbes fum.'de volaille, 33 l’autre moitié absorbée de même. 4, 38 2 labours et en semencement en froment en Novembre 1816..... 5, 94 14 quartiroli froment de semence 5, 25 et ainsi de suite. SRE Apour corbes 22, 6,eu-promisiony:::::4 406. mu da Jia 2e. Vins; nel O70 HI dememelt Miete IE EU CCE ie HSE dut 82) où de même: 2... Li OMR? Bœufs;— SFERISTANIS ER CE NODR eee à++ ce=+ eus ae Jeunes bêtes; pour 11 génisses et la motié de deux indivises avec Véronési, et atanreau, tous /deHla#race de SChamylz:-.»..:«+ ee»::. Instruments es outils d'agriculture;(suit l’énumération et l’estimation de chacun SCOR DAS IE SONMMAInE AO) de. SP C0. cu:....! 7 tunes solde du par lui àice jam-.. 2. 9.....…....-.+. (2) PLASTRES 4449 133,5 62 18,7 140|22,0 LLON TE 213|80,0 178 136,9 260 1— 2001— 304 164,0 127 27, L 6165|81,3 - L é Le L5; El e (1) Ces Numéros représentent des pièces distinctes, ici ce sont ceux de larges planches de terre séparées par des lignes d'ormeaux et de vignes. (2) ici il west pas questiou de la Caisse, c’est ce facteur gu régisseur qui la tient, de sorte que le compte de celui-ci est proprement le compte de caisse. ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. Du même jour. Bilan d'entrée doit aux suivants: a Dépenses générales; impôts dûüs pour le dernier sémestre de 1815, qui ne seront payés que le 8 Janvier 1816, et portés dans le journal du même mois 49|86,1 à Capital en circulation; pour l'exploitation, le montant dudit.........| 6115|95,2 Prasrres..:| 6165|81,3 Pour ne pas donner trop de longueur à cet ouvrage, j'ai cru devoir ne placer ici que ce peu d'exemples extraits du Journal de Bilan d’entrée de 1816. Je dois observer que ce Journal de Bilan d’entrée et chacun des Journaux men- suels forment autant de cahiers séparés, que l’on réunit, ensuite, à la fin de l’année. Cela ne peut pas avoir lieu différemment, puisque, le plus souvent, j'habite à 120 lieues de distance de cette terre, et que, ne voulant pas être, alors, moins régulièrement informé de tout ce qui s’y fait, j'exige que lon m'envoie le Journal aussitôt après la fin du mois auquel il se rapporte. C’est chez moi que se rédigent, tant le Journal de clôture et balance des comptes, à la fin de l’année, que le Bilan d’entrée de l’année suivante, parce que ce travail doit se faire d’après les opérations portées au Grand Livre de l’année qui vient de s’écouler, et que celui-ci demeure toujours entre mes mains. C’est aussi chez, moi que, par la même raison, l’on rédige le bilan d’entrée qui commence la comptabilité de l’année suivante, et dont, pour cet effet, j'envoie copie au facteur ou régisseur, afin qu'il puisse le transcrire sur un double de ce Grand Livre qu'il ne manque pas de tenir pour son usage. 6. 45. Quant aux journaux des opérations courantes, ils sont tenus par le régisseur, lequel m’envoie, chaque mois, le relevé que je rapporte ensuite ou fais rap- porter sur le Grand Livre de cette terre. Xl serait beaucoup trop long, sans doute, d'inscrire sur un Grand Livre les opérations de chaque jour; cependant, pour avoir, avec exactitude, la somme collective de ce qu’a coûté une opération, ou an labeur, il faut néces- sairement faire, chaque jour, le compte de la main d'œuvre et des travaux ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, AT d’attelages qui y ont été appliqués; afin de pouvoir, ensuite, en faire le relevé, pour le porter:au journal du mois. Jai, pour cet effet, exige, de mes facteurs, des journaux que nous qualifions de Journaux de semaine, sur lesquels toutes ces choses sont portées, et dans lesquels je trouve l'indication spécifique de tons les individus qui ont été employés pour mon compte, le nombre des bêtes de trait mises en œuvre, la manière dont le bétail a été nourri, ce qu'il en a coûté et ce qui doit en être attribué à chaque compte, enfin la distri- bution du temps et des frais pour les divers travaux; par conséquent l'indi- cation de ce qui doit être mis à la charge de chaque pièce, et la désignation des individus qui, ayant dirigé chaque opération, sont, en quelque manière, responsables de son succes. Je vais maintenant transcrire ici ces journaux de semaine, tels que je. les ai recus pour le mois de Septembre 1816, et jy joindrai les observations que je croirai nécessaires, soit pour les rendre plus intelligibles, soit pour relever les fautes de méthode qui pourraient s’y trouver. Je dois observer que, quoique chaque page de ces journaux en prenne deux de cette impression, pour ceux qui sont faits à la main une seule page suffit. Cette observation, quoique en apparence très-futile, ne l’est pas enuèrement; il convient de ne pas encombrer les bureaux, sans nécessité, d’un volume de papier excessif; mais, surtout, il importe de resserrer les écritures, afin de rendre les ports moins onéreux. ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. JovrNAL de TÉRRE DE Journées diverses pour la Rem %- OP PP É PP NEEEERNEERIRE Te© S L= e. 84&= 212|<< OUVRIERS rr BESTIAUX é; S MonTaANT KI==— A= Fi a.“eue employés jo Lsilelts S|:|€] ro a Ë ä Pere 5& 5= 5== Es Et déni Pour le compte du Propriétaire.| 5| 5| 5 SRE PEAR(4 s°| 4% ASSET STE| E © le| Et Mails ils ë& | de Pots. dE FE E M Piast| Piast.&= Eee 392| 1%| 448 Pasquali, Dom., maître-ouvrier(1).|—} 1 1 1 1 1 11116»| 658 500! 11| 248| Bruneli, Antoine, vacher...:... L L 1 L 1 LA Le L| 736 one 115| Brunei, Barbe, Vachere: 7.0 L L L 1 1 1 L 7—| 805 200! 14| 248 Veroli, Francois, bouvier....... L L L 1 L L L 7 11736 200! 15| 248| Tassinari, Hercule, bouvier..... Let de L 1 LP 11736 00! 11| 248| Vernocchi, Gharles, journalier(2). dla lu Joomla ben Ph 1 612. 200! 11| 268| Venturini, Baptiste,#.......--- nb L£ 1 1| 6 1| 488 200| 15| 248| Bentivoglio, Jean-Baptiste, de, À Toledo| 0 Te at D| 488 200| 15| 248] Galanu, Vincent, d.....--.-..—À. L ni lee 116 1| 488 200| 1# 248| Baldini, Sante, id..........::.:—| 1 L lu 1|& 1l116 =| 1E—| Le même, à la tâche, pour cibler.|—|—|—|—|—|—| 1 1—|048 200! 12| 248| Caldironi, Sante, journalier.....| PE L L 1 L 5 1,240 200! 11| 248| Medri, François, Se RONA EME—+| 1 1 1 1 1 15| 6 11488 200! 14| 248| Mainardi, Charles, res SEE à tele Ta aller Le 6 1| 488 200! 31| 248| Camauzi, Nincent Mere Lecce—| 1 1 1 t NS) 4 F0 200| 15| 248 Callegati, Antoine, ëd.......... D Re SEE Pa en D ph AR et pe ee 200! 12| 248| Cecoli, Joseph, id...,.........—| 1 L 1 1 L L 6 1| 488 140! 12| 188| Cecoli, François, id........-... ir.) abat au 1,128 140| 12| 188] Baldini, Catherine, journalière...|— 2) L'or orties 511 1) 034 140! 12| 188| Veroli, Dominique, ëd.........|— one AURA ESS 034 140! 31%| 188| Montanari, Marie, id..........|— Loos ul Le) der SERN| 034 140! 12| 188| Venturini, Marguerite, id......|— 5| 1 1 L 1 1| SEE|034| 140|: 188! Vernocchi, Jeanne, id..........|— 2 autre Rn 5il 21,034 140! 17| 188] Tassinara, François, id......... L£ 3 2) LE 11 311—]658.p} 140! 11| 188 Medri, Angeline, id...........|— 3| 2 Ten 311—1658 140| 1} 188| Foleti, Lucie, 1d.......-......|—+| 4 L L L 51] 1)034| 140! 12| 188| Ricciardelli, Lucie, id..........|— La il ill+ 94920)| à Bœufs.(3)...| 8 1.6.1 6| EVE E[SE RSS Naches nr.:..... LM Re re elite—| 1 24| 41]—|=| a$ 6 1| 350| Fourrages divers consommés pour..|—| 1 7 ent nt ES| | BI RUE| 5|26: 325|314/2g1|281 30,18] 65,277| el he. Lo|| Norss. Le pot de vin est calculé À Piastre o, 032.| Le pot et demi que Pascali reçoit le Dimanche quoique ne travaillant pas; réparti sur chacun des jours| ouvriers, a porté le montant du vin à P. o, 056, par jour, au lieu de P. o, 048.| | ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 43 HG E N T H O D. Lemaire du 1.” au 7 Septembre 1816. — 7— none) SOMME| VIN. NI| payéeeffecti-] con-| vement.{sommé! (5)(6) à& 2 Pots = S a 2= À 58|—— 104 36— 10%| of:—— 10%| 36._—— 10%| 30;—— 10%| (2 1 300 5| 80 1 200 9 88 F. 1 200 9 ÿ À 1 200 9| il—| goo 63| 8 pe TE 15| 0.. 1 RTE 73| 8* 1 200 9 gl: k 1 200 9 9! FEA Sr_ 800 6 18.. 1 200 9| À— 540 9 3—| 770 81 3°. el 749 8+ 3—— 770 8L. D314| à. Tu 119 8+| k; SE=.) 770 8% ss s*—| 490 54 56—&go 52 re.— 770 8% ï SR So_— 700 73 ‘ Au Crédit de Veronési, pour journées payées...| 18| 340| 214: fi— æ—— Vins, pour 2141 poils consommés(7). 6 864 f É 7.—,— Pasquali, pour son travail...,.. 2| 352 9!——— Brunetti, travail de lui et de sa femme. 1 869 ——— Veroli et Tassinara, leur travail...| 2| 800 ——.— Bœufs et Vaches, leur travail...| 14| 670 ——— Diverses métairies et foins pour nour- LM TNA EN RON SRE 18| 382 Piastrese.: à:. 2 65|»277| | re SDS DES ER T'ES a 44 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. ER PRE PNR EPA EE RER SEE EEE oo mm D Pr GT ir TAPEZ A DOIVENT. Vaches. ue Jeunes bétes.. Bœufs...... Trignano.... AH do 0 06 Palazzola... Dimanche, 1.7 Sept. 1816. Les soigner et.traire, porter le lait à la fromagerie,+ Bruneuti, et.1 sa femme(8). Entretien de 10 vaches, À en luzerne verte de Trignano à P.o, 110, et+ en foin sec à Ib. 40 par chacune; ainsi Ib. 200 à P.0, 370 le Énue Fée Les soigner; Tassinari 2.............. o5angode: Nourriture de+ une génisse adulte,+ un taureau, et+ eos génisses de plus d’un an, à P.o, og0 chacun; plus, À six tant taureau que génisses de plus d’un an, à P.0, 050, au pâturage de la Palazzola, et 1 à feuille de la dite, au même prix...........4 2 .... ss... Les soigner; bouvier Veroli+........................ de he ed La Nourriture de 6; Lau pâturage de la Mara‘et 2 à la feuille de la susdite, à P. ax 110. Brunetti À journée; faucher luzerne pour les vaches: 2: 27202 D AGE CARE à Veroli 5 journ.; garder les bêtes au pâturage, et cueillir de la Foie 3 L Ver necchi pour la dite feuille. À: La Tassinari À journée, garder les bêtes au pâturage,_. feuille pour“és His CE. Me ss... 5 Tassinart,, cueillir de a sortes esssesssssseserss esse: Vaches cer Jeunes bêtes.…. 1502715 000 00© TROIS 0 Co 0e 0 Trigrano.... Canova...... Maria. Palazzola.... Lundi, 2 Les soigner et nourrir comme hier, mais+ en foin sec, à De 4o chacune,+ au pâtu- rage, à Trignano, et+ en luzerne verte de Fanni, aussi à P. 0, 110; les Ib. 154 foin à P.0, 37 Le Es a PO D M LU Re LC Comme’hier. Her h Le. CM CPRee ere e ue ce SUR RATE PA Les soigner et nourrir; mais 4 en foin à 1b. 40, à P.o, 370 le quintal, et+ en feuille de la Maria, à P. lie. ot OT O Le MAT AR AE D DA RE EE AE EE ae 0 + journée Brunetti; faucher de la luzerne pour les bêtes et la charrier à l'étable EL. 400 : journée la Brunetti; garder les bêtes au pâturäge....... as de 4 + Journée bouvier Veroli, et 5 journalier; transporter deux charriols famier dès si Agale: au chenevier n.° NT avec six Rene et À deux. puis, labourer partie du n°1 et tout le n.° 2(q).. se Pasquali, 7 journaliers et Fr. Decoli: égramoner et Jabourer à le Pêche’ une long de la cour, et épandre fumier aux dits n.° 1 et 2. journée Baldini et} sept autres; finir le premier battage au: chanvre du n.° 35, e commencer le second. ie Medri et Sontnalier cueillir de la feuillé pour les bœufs... } 1 journalier; cueillir de la feuille pour les bœufs........ Tassinari; cueillir de la feuille, et À sa femme, garder les jeunes bètes au pâturage: ses... oi.» = bande | 2 CH AL e se 0e ee) el ss. is Ra be Hacies: 1.520 Jeunes bétes.…. Bœufs:..... Trignano.... Canova..….... Maria: 200 Palazzola.... THIN Tee Mardi, 3. à luzerne de Fanni à P:0, 110: _.... Comme hier, mais d au pâluragé à For et Comme hier......: US ie ae te Comme hier, mais 2 en à Ruille de à Maria, et L en TT sec, ainsi ï 1b. 180 à P. 0, 37: Se pal et 5 sept ju naliers, finir de semer en luzerne' le’ n.° 2, ét faire les rigoles Aou à, et 1* la Baldini, et+ Veroli, et? journalier avec six au et la Brunelli,! garder les bèles au pâturage. Venturini, et+ Fr. Cecoli; dresser et faire sécher ce‘chanvre in n.° 35 à l'étaufl de Massa, le serrer et charger. sn e Dot ne 07% 6» ve eos«6e 0 de+ RO ES ET CS CU >| a S. Agate Medri; Tassinari; Brunetli; versent se œorioiqia en lspiafiels© eee eo eee vraies ee ne re ee Sr... cueillir de la feuille dormean pour en nourrir les bœufs.............: cueillir de la feuille;+ faucher de Ja luzerne et la transporter à Pétable...............e K=bl= ve Vernoechi el+ quatre vaches; transporter de c ce chanvre à la maison du régisseur sa femme, garder les bêtes au päturage....-r| Pia: { ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, 45 nes aa PRE ACR EE TT de norme LE EP D RL PE PRE 7 ET NEVER LE ' se NOMBRE prs JOURNÉES î# | Piastres.| Milliëm.‘— mm mm| Piastres. Millièm?| 84 d'hom. et f.| debêt. detr.| d'attel. étr.| . ke;(| j— 239 11— pie ] 1 529 ; 1 290 ar_ PEEl s_— o62 1—— Il| Arab À 812 gs 750—_ sé — o62 1 JS=L 0— 660= Æ E re 722 |-—,==_ 194 url{| .|— ee— 1l—— Ca sé 310 | ads ous 11—— En 280 5 Ge== 3| 777| lu 13+ éab ie 11—_ 1 437 er TS:_———== 812 “All:—— L—_: 836 ” FE À—_—— 124 à v 029 L| ll 2 817 11 7#1 5 218 L. 372 9——_— È| im— 4—_—= 753 n Bou 5e 1——— 310 ;|—|= 14—— gr 280 ° 1 l 193| 7= 9 770| ll—=: Le LE 1 281 |, RP L—_— 812 A+ 3 ES Fe. Ca 798 }l| d 11]. 2 638 6—— 0 ‘Al= 846 4 a"TA| l/ re 536 2——| 6 3 Dr 752 4 he æs|) 792 | 2 892 14 7È_ ‘4— 58 ar—— ‘Al oÿ 5 sl) 342 LT has 2||— 629 se|— 287- 1 us “!—— 1—— ER 248 TA— 1+ a— ù ar 280 =_=—_ Cu F24..; | 245 81— 10: 4": 7 007 Ë |=:| 6? AG ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. EE DOIVENT. Mercredi, 4. Paclies 00 Jeunes bêtes,. Bœsteie Trignano.... Canopa. 2-0 Hannte de ione Mari ue Palazzola.... Comme hier, mais? au pâturage à la Canova, et+ avec de la luzerne verte de la Fanni.|| Comme hide, DU ae Ur cime eue do lai etat te«fe ns moe ee ONE De CECI Comme hi ee 2e PE Re CE rie: DRE be PT Er EL 0 2 DES| :: à: EN Par É|:: L Bentivoglio,+ quatre journaliers, et+ cinq femmes; finir de faire les rigoles| aux 0.°#, 2,,3, et de les arranger.......................:........:...... à ! Pasquali et quatre femmes; scier du chanvre femelle, égramoner«et bécher la-cour, pour la préparer à être semée en luzerne(10)................:.............. d 3 Véroli,+ journalier et six bœufs; donner à la dite un labour profond(de 14 pouces et demi)......2..4..4 ess... seesesse soso... L Caporal, et+ six jouraaliers,% deux autres, et L cinq femmes; donner les deux premiers battages à du chanvre dela dite cour....:.................. 1 Cecoli,£ un journalier, el+ quatre vaches; transporter un charriot chanvre du n° 35, dès l'étang à la maison du régisseur.......4:...............4..: 1 la Brunetti; garder les bêtes au pâturage............................ À Brunetti; comme hier...... EN AT D re Pt+ MR à 0 Mo no 0 à| 1 Medri, ét! journalier; faire{de la feuille pour les bœufs................ 1 5 Tassinari, et+ sa femme, comme hier........:4.....:..,....:.....::| ay Jeudi, He Vaches......] Commelhier. a....cume 44e ses ogens ts see ep eee die vase# aie eee EN Jeunes bêtes..| Comme hier ei... Art hun 44. est rise tnt. En| Bœufs......| Comme hier, mais nourris enliërement avec de la feuille de la Maria............. Fanni.......| 4 Brunetti comme:hier.......h...........-.... 4... R ste: 0) Canova......| Pasquali et six autres; labourer à la bêche autour de la cour, égramoner, briser les| mottes, semer le la luzèrne et faire les raies d'écoulement. 4......41.6@.2 4 Bentivoglio, un journalier et huit femmes; donner le premier battage au chanvre de la dite course 12 20h oi dan eue. lee ee orele op eie sels eteereie QU iegee I 1 la Brunelli; garder! les bêtes au pâturage.......:.-.:..-:b.-...el...s un Maria.....l à Medri, ét! journalier; cueillir de la feuille pour nourrir les bœufs..L........|IM Buchilles(*)}.|! Véroli, et! journalier, et+ six bœufs; en conduire un charriot à Lugo........:1|M Palazzola...|© Tassinart, el L'sa femme, comme bier.............4...-.i.-ssssestrs.:s"tf| 1 Véroli,! journalier et 2-six bœuf; finir..de rompre la terre n.°6.............:| q on Vendredi, 6.1. Vaches.. Jeunes bêtes.. Boœufs S'ASE Fanni.. Via Tiglio.. Canova,.,,..… ….... Maria. se... Palazzola..….. (*) Copeaux. à+= 5+ 81e ere Fe ù 4 feuille de FA Maria. Comme biér.:.°..|.....$ à»- Commenter EVE 4-0.| HEa) LlRe Véroli; Îes soigner, P.0, 62; 1 en foin Bruneiti, comme Mer-+£-: Met nte s e Js ne/eele Véroli, À journal. et 6 bœufs;} rompre, passer Île traineau à régaler, et semer navelle. 1 Bentivoglio, 42 journalietiet? huit femmes; terminer de battre le chanvre du n.° 35, et mettre les chenevottes en tas.. 7....«2.+. la Baldini, et L sept autres; récolter des haricots a Pasquali, et 5 quatre journaliers; faucher des mauvaises des"ne 16h 7el 8/22... EL NN RES la Brunêtti; garder les bêtes, au pâturage.."...-+-+ SGH Et Medri, let%-journalier; cuéillir de la feuille pour les bœufs....+.+.--: + ælaui-bl= .+ CPR LÈE OC SAONE n.° 98, ét lés serrer. herbes le long = le eyes rare ss‘7e or) des fossés|}| RE 7 CA} de KI Pasquali} et+ cinq autres; faucher Le long des fossés des n.° 42° et 82° ,et commencer és ne mel OF LE tn be 1 TA 5 Tassinari, et+ sa femme; comme hier.. su css set esse este 5 à o tele ie eo ja.s‘ele jo ele 7e em pere lie ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 7 PE SERRE PPT PCT SRNTE de= | NOMBRE pes JOURNÉES: ù| | Piastres.| Millièm‘i{& Piastres.| Milliem.‘ | d'homm. et f.| de bêt. de tr.| d’attel. étr.°"s| ) 71e nl|—— 1—— 1 282 | 1 |——"—— À— 812 k ES pare£——— 798 olk :—à_ 5—— 1 090 ur| |— 976 4}=— (al 2 592 11 6— leu> 5 85 M 1 769 7È—— 9 d 165 2 1 ï— 465= 1%—, à 057 L— FE 4—— L_——— 124 —— 1—=.— 310 —— 14_——— 280 | 24 fe— 10 56%;:4 , l--— 1 Se— 1 282 ! U ——_———— 812 ——$——— 722 ; 1 de 2e à——— 124 '! 2 1 936 7== ts à 3 3 2- 10— Ai 99 Re, 057 à—= ee— 1l——— 310| |—— 1 2—— 864 | 28 ï ee( 5 à sa | à 14 À} 2 008 1 728 1 4— ‘ f| 231 5—| 10 DES| ï c£: Es 1 25 cie 1 282 : es as ss= ER= 812 k 4 54 Hs rs LS.— 836 af 4; LL 5 D—_—_— 124 Al=— 1 6= 2|} 59 à À 1 638 8— es| à 4 2 15 né vARÉN| nr du 7 Éd I EL EN | 7 À 959 3+——| — 094=_—— |— 310 11 D A ES j 872 PE Le ms— 280 »|— D D bi an } | QG [er] ] mi D | | Rs 0 mm, te” ou { 48 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. PRET: | | DOIVENT. Pia Samedi, jus Vaches.....| Comme hier, mais? au pâturage à Trignano, et} à luzerne verte de la Fanni.. | Jeunes bêtes.. Comme hier 494.4, 4e, 7. im AR Lol. fe ss to enieee Horse BŒufs ed L Véroli; les soigner, et nourriture, moitié en feuille de la Maria, et moitié en foin sec. Fanni.....| À Brunetti; faucher de la luzerne et la transporter à Pétable............... T Pasquali, et£ cinq journaliers; faucher de Pherbe le long des fossés aux n.° 18, 19, 20 et 21, et en serrer 10 quintaux secs..«.+.+,: RAS dd Trignano... 1 Pasquali, et} quatre journaliers; égramoner au n° 18....... sl che She 3 Véroli,£ un journalier, et six bœufs; labourer le même n° 18...... Sn + la Brunetti; garder les bêtes au pâturage........ PARARRS 2 DO D GE Dons| Froment....| à Baldini(à la tâche, sauf 14 pot vin), et 2 journalier; cribler du froment(11).. Canova...,..| 4 la Baldini, et 4 huit autres; recolter des haricots au n° 2g...4.........: 1 la Véroli; battre du chanvre femelle de la cour....................-: 1 GCeccoli, À sept femmes, et+ quatre vaches; raleler les herbes sèches des n.° 6, 7 et 8, et en conduire 13 quintaux à la Maria................. eee| Maria.....| 4 Ceccoli,+ huit femmes, et 1 quatre vaches; recolté 20 quintaux foin d’herbes|| fauchées auxbn.6; 420061 820. CA. AR EL Eee Nat de ER 1 Pasquali, et! six journaliers; finir de faucher les herbes le long des fossés des n.°2 et 6. 1 Medri, et! journalier; cueillir de la feuille pour les bœufs.....,.... 00 Palazzola...| 5 Tassinari, et} sa femme, comme hier....,...............,.......:.: | RÉCAPITULATION. + | Sept:| DOIVENT Bœufs.| Vaches.| Jeunes| Trigua-| Maria,| Palaz-| Fanni.| Canova.||}, | bêtes. no. zola. f Rae | laiD|—————|722 11529!— 1812]—|124]—|310!— 280—|—|—|—’ lab————1836l 114371— 181292 5\918]—|310]—|280]—|1241— 1753)|- |3M|————|—|\398l 11281]— 1812} 61732]—|248)=|280!—\n24)—|629htr | 4 M._————|798| 11282,— 18121 1|o90!—|310!—|2801—|121 5l85gl|||: STE_————|—|722l 11282)—|812)—|—|—|3109 21008,—|124 3|993||l|:- [6V.|—————| 836 1la82t foros gro dre to8o="241"37M691I hi rs.__————| 836 112811— 18121 3|:132 11522—|280|—|16861:1]|419 Ut Us À Piastres....| 51548] 91374) 51684} 16] 296“5e 31688] 11306] 151832 Quant. de foin cons. 1 D. 1b. 200_ 2 L. 254— 3 M. 80 S 4 M. 80 Er 5J= 6 V GE 7 non| Le] D © | | È en © La ba D Bed a 2 Ter © S © | LES (Cp) S Se| eà 1 À EE © Le D © où Q & SA © pa © GS) re © © D N © D b & e. —— RIRE:—R- Sept.” AVOIR»E Véro-| pœnfs.| Vaches.| Trisna-| Palaz- Lapin,| Fanni. Canova.|}\! LA ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, 4 Lise NOMBRE nes JOURNÉES He|’ Piastres.| Millièm‘:—| Piastres.! Millièm.‘ || d’homm. et f.| de bèL.s de tr.| d’aitel. étr.ers| bei D Q = — 836 bI-et-8|— ©© Yo >|-RI-aIvk RS ee Em” can, en CPE re me mm Re GR pen Re 1 CS on © ,. a 520 1_ 5 ue erh — 567 1 2 es el— 645 2}—— 1 522 os— 310 1+—|== ë_—— 1+—|—— 280 - 23| 71|— 10 175 Eee mr” ra Via' Bu- ro Froment es Toraz. OM] Tiglio. chilles. è à sn Foin.|Brunetu.| Femme Véroli,| Tassi- Pas- Vin. Toraz. no! fs: uneiii nari. quali. «- s dE||||| e HArmoË==| 200—|06714-—|20a)—|2008—|— E—|— 3| 367 A 1959)—|200!— 0671—|200!—|200]—)392}—|—] 6)256 Mr 12994—]|200}— 067]—|200!—|200!—|3928—|—ŸE 6|ogo Al 12964—|2007—_ 0671— 200!—|2001— 3928—|—} 61)165 Ti|— 5—)|200— 0078— 1,200!—|200!—|392 1]— 6| 089 TAN— 200067=| 200—|200—|392$—|— 5| 903 PANNE| 4441— 5001— 067,—|200Ù—| 200—| 392 G|8648 31]407 A]|$| SR 1740151159} 2|4oo!— 469% 2,400! 1,400] 213528 6G|864. 65277 L||||||| à 7 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. TERRE DE JournAz de Journées diverses pour Al bma Cie ii FÆ—_—_— rage VA ce£ g. î 5| 521$ É| nee OUVRIERS rr BESTIAUX À 5 nee= 9£==‘a| Moxranr | 5$“4 È É 5 empioyÿes£ Fe_| D ds 2:= ro| uses ne PApOUr le compte du Propriétaire. E££ SE# ࣠se| As LE si aléas re lle ||=————— ES Mit| Mills nr| | de Pots de#£ Piast Piast.| É= ||| a= | 392| 14| 448 Pasquali, Dom., maïître-ouvrier.|—| 1 L ï L 1 1 6 2| 688 | 200! 15| 248| Brunetti, Antoine, vacher....... en rent tn dti 1 1736.|| | Ge 115 Brunelli, Barbe, vachere.. 51e, Al du 1 1 1 1 7|— 805| pop 45 as Veroli, Franedis, bouvier....... 1 LEE PO 1 L 1 I 7 11736 | 200! 15| 248 a Hercule, bouvier..... d ri 1 nier) 1,736 160! 12| 208| Pasquali, Louis, journalier......, ne AT 1 L| 5il 11144 160| 11| 208| Bentivoglio, Jean-Antoine, id.. dt| AU 11| 51) 13481 160| 15| 208 None Bapliste, 2d.-..-.-0e—| 1 1 1 1 21 1| 52) 1|1248) 160| 11| 208| Vernocchi, Charles, id.......... door ed r 1] 1|:61) 115521 160! 14| 208| Galanti, Vincent, id............ ail 1 L 1 1 Lidl SE:| —| 1à 48| Baldini, Sante, à la tâche......—| a—|—=|\"x 1 1|&|— 19211 160| 14} 208| Caldironi, Sante, journalier.....—| 1 1 1 1 RE ES DE CAE 160! 12| 208| Mainardi, Charles, id........ A Lo 1 1 1 Pi di GO TER 160| 11| 208| Medri, François, id.,.......... CN Pa do to das 160| 14| 208| Cecoli, Joseph, id......... de 02) ha ri TF1|528 LS 160! 14| 208| Camanzi, Vincent, id...........—|\Ni fu nl LS Destin EE 160| 11| 208| Callegati, Antoine, dt os fl eh) hs| 100| 15| 148| Cecoli, François, CAE ARE ace Violin 1 1 1 1] 115|—/740 1h 100! 12| 148| Baldini, Catherine, journalière. nee du de ln EN 1, 115|—|740|| 100! 11| 148| Veroli, Dominique,:4.. DA Qt RS el A a RTL 11 1] 5|—]|740 ll! 100! 11| 148| Medri, Angeline, LA ae sets PROC RES Pope PE TO AA 1} À| 5.—/|740 100! 12| 148| Montanari, Marie, A EL CA 1] 115|—]|740 1h! 100| 15 148| Venturini,. Marguerite, id..,...|—| 1| 1411,:) 21851— 740|l\, 100| 15 148| Foletti, Lucie, 1d..............—| 1 1 1 Lu 1] 115}—#40) 100| 15 148| Ricciardelli, Lucie, id....... En PR OR NOR RS pe NOUS DER D| 100! 15 148| Vernoechi, Jeande,.52....,. lu) LL Men 11 11 5|—|740 ii 100! 12| 148| Tassinari, Françoise, id......... 1. las tel tee dal 518||. | 870] Bœnf....................|— 88181858 451! 161773] 225| Vaches... Pchod ete A ge ie 12 ang a En M Sn RE RE RS 21700|E, À Fourrages divers consommés pour., ll| if|.=)= 765= 511351 32% 3451354)234 284 195 66| 425. ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, D1 DGENTHO D. l''iSnaine du 8 au 14 Septembre 1816. re S ARRET RTE TITRE RE ER£ | | SOMME VIN ant| payéeeffecti-| con-| AL, | vement.|} sommé, ë g Ë 5 Pots. £= 8= ‘: os.—— 101| ——— 10%| à—— 104 ..-—— 104 le Ê—— 10+ 14 Ê.— 880- 14.— 880 L 14: 880 ï 35 x.= 1 o40 9+ L:.: 880 81 19 Gn cat er e‘1 6 14:- à:—| 880 81 il::—| 880 81| ai:.:; tt 880 81| E es—| 880 81 il—| 880 8+ 2. LAeS.—| 160 15| 2—| 500 7 -—| 500 73 WW!» A—| 5oo 7È °— 500 7| 74..— 500 73 1 Ê.<— 500 73; . e.. 500 7È P e Aa À ex FX il k: à| 5op 7| sul- A—| 350! 5! Li(Au Crédit de Veronési, pour journées payées...| 13| 470| 2091 HAN=— Vins, pour 2091 pots consommés..| 6| 696| |_1 bn Pasquali, pour son travail...: 2.|.,352 HA—— Brunetti, travail de lui et de sa femme. 1| 869 UMM——— Veroli, pour son travail.... 1| 400 Nc ne ASIA) de méme 0 1| 400| NE Bent«dûimêmes ns 4 ddacn 2.1 26:,|477 T..—..— Vaches, de même. SN. lan be700 Ü——— Diverses métairies et foins pour nour-|£| rilure de bétail....| 19 765| | | Piastres. à 66| 425| (l|| D ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. | DOIVENT. Dimanche, 8. Jeunes bêtes.. Bœufs... Maridi. 0 Palazzola.. Brunetti, et 1 sa femme; nourriture comme Hiet it RENE SRRERRE Tassinari; nourriture+ en feuille de la Palazzola et 2 au pâturage de la dite.. Véroli; nourriture+ en feuille de la Maria et 2 au pâturage de la dite..... Véroli et 1 journalier; cueillir de la feuille pour les bœufs..........:.. Brunetti; faucher de la luzerne pour lés vaches. 0e 0. 220. 00h ee la Branetti; garder les vaches au pâturage. at dé se Ste Tassinari, el+ sa femme; cueillir de la feuille pour les bêtes et les garder au pâturage. plubleki=p]ovp|e| ko] Lund, 0 Jeunes bêtes Froment.... Fanni..... Trignanq... Comme hier, mais 2 huit vaches au pâturage à la Canova et! avec de la luzerne de la Fanni, à P. o, 110 ch.;, et deux vaches au foin sec à 40 Ib. chacune ou 80 1h. pour les deux, à P. o, 370 lé fprinall à+ à+++ 4e desde se RQ GConmendhien es D DU dd ui coeur Comme hier, mais au nombre de huit, et 1 avec de la feuille de Ta léesse dela Fanmis hi: cr re- net e Baldini à la tache 11 pot vin, P. 0,048, et 1 journalier; cribler du froment..... 5 Véroli et© trois journaliers avec huit bœufs et 2 quatre vaches; rompre les terres|| 4 n.° 18, 29,20; et 2 du 21, avec deux éharcües.+ de eme di de la Canova e 1 Cecoli, et+ deux journaliers; faucher de la luzerne pour les bœufs....«+.:: À-Branelul dommad hépae ue: Lan ve 2) 1 Pasquali, À cinq journaliers, et 5 Fr. Cecoli; égramoner au n° 18...-+:+-::| 1 Pasquali, et 3 cinq journaliers; sarcler de la garance au n° 33...:....:-:- 2 la Baldini, et= eux. autres femmes: véndanger.-‘+ 0."|| 1 la Baldini, et+ six autres. femmes; cultiver les plantations des n° 35, 36 et 37: À La Véroli, 5 trois autres, el L Fr. Vérôli; travailler le chanvre femelle recolié dans la|| cour, scier celui du n.° 35, et le porter auprès de la maison(12).:-.....:....::| 1 Medri; cueillir de Ja fenillé pour‘les bétesi ns... here ! la Brunetti; garder les bêtes au PT PP ES PE| Comine Me. drame. Dong de éme set nidphpet situe ECTS Mardi, 30 Jeunes bêtes Bœufs.... Palazzola,. Canova..…. Dépenses genc- 1 Brunetti, et: sa femme, nourriture 2 en pâturage de la Canova et À avec des e de nourriture entière rutabagas du n.° 22 de la dite, à raison de 72 1b. par journé d’une vache(13), à P. 0, 150 lo quiniale. ee: 7 NAN tn Comme Hier UE Ce ee ere Comme hier, mais 2 avec de la feuille et Lavec d ! la Baldini, et+ cinq autres; scier du chanvre femelle aux n:. à la maison et étendre...+...°°"? la Véroli, et} une autre; lés recueillir.+610 Lee LT I are one e e'slsla so doses are| vs irsrres des 00) 1 5 la Baldini, et 5 deux autres; vendange". vil iii. Num E tes ETS ENAS 5 Tassinari, et+ sa femme; comme. Jar: DO AVC RC RL OMR LR, 1 Véroli,+ trois journaliers, et+ huit bœufs; labourer le n,° 15 avec deux charrues 1 la Véroli, et} quatre autres femmes; arracher des carottes el des pommes de terre 1 Louis Pasquali, et 1 quatre vaches; conduire um chariot pommes de terre à Trignano:|| Pasquali et six journaliers; sarcler la garance au n:° BEN 40 V8. PPT R ME 6 TEE| 1 la Véroli, et+ quatre autres; recofter des rutabagas au n.° 22, savoir 20 quintaui NE 244 HE nhiqie ee 0! où ATOS E racines et 5 quintaux Féudles sd. 5 2012 INR 1 Louis Pasquali, et 1 la Brunetti; garder les bêtes au phturagenenii.. ue ces ere et tp M| 1 Brunetti; aider à arracher-des-rutabagas...-.."2.! 1 Medri,+ autre, cueillir de la feuille, et+ un autre, recueillir du chiendent pouf} 1 Yéroli, Ltrois autres et 5 huit bœufs; charrier du sable du fleuve sur Ja route de Lugo(10 _— 1 quatre vaches; conduire ces rutabagas à la Fanni......:/h} ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. — a RON EEE TEL MREEREE EETE PERTE DT SIREN PEER CERN DEP ||| NOMBRE pes JOURNÉES| Mes Piastres.| Millièm.® ane, À Piastres.| Millièm.° |& d'homm. et f.| de bèt.‘ de tr.| d’attel. étr. trs j| )| se É:. des Le 1 284|| vint: matt 1 Li dd,= À| |+ 812 he é 5 ti A ES ire se|— 14——— sos| |_ L——— 124 4 ee— 1_—_—— 058 ll—— 1— Eu—| 260 5z—— 3 651| ]| Lét TC C—— e( 01 .== 1—— 1 357 —— 1= eg EE ai 1 PE a*——— 942 cry RE 2 Cr Er= 256 erl. /,# 4 214 3 10= 3 — 156 s A a 4 370 f 1 — 124:—= 2 ES L j— 818 31_——} 942 — 744 3_— LE ;—— 296 2 un 4 1!— 346 2 Lis ie LS 2 120 — 468 31_— — 208 1=.— hs 3 a—_ 58 5 =— 1+_—_— i— 260 241 102—| 11 059| L ct| plié| _——— à—— 1 281| 5 Le:——— 812| :] 2 ë (1 Bon te: 1e et B joe ah 1 — 222 1— Eure n 2— 296#71 — 074 i——| — 333 2+—_—| z*.. 13 ne ra 1 798| A 7| 22-| Te 185 1| ï ad 13 RE FT_ 361 ee un 176_=_— j 1 696 7_— ja a. 370——| ol a ee| É rs E ÿ 2 735 — 057= us, |— 124 É——— Gi di— 312 1l—=| . REA me: 51 SEA| 2 410| 10()° RC A 71 1 635 237 9%— 10 535 À Q1 # ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. | | | | | | DOIVENT. Mercredi, 11. Piasl Vaches ee Jeunes bêtes.. Bœufs..... Trignano,.. Canova..... HÉGRIQ o A 00 0 Palazzola... Comme hier, mais? au pâturage à Trignano, et+ Canova, comme hier........... Comme hier.... 2 ee Comme hier, mais!: en feuille de la Canova,+ feutlerde Hrieaano ti. 4... hi Ne Se 5 bouvier Véroli,+ un autre,! deux autres, six bœufs, 5 deux autres, et? quatre vaches; rompre les n° 4, 5 et 6 avec deux charrues(17).............. 1 Medri, et! un journalier; cueillir de la feuille pour les bœufs............. Louis Pasquali, et} cinq femmes; récolter des rutabagas au n° 19.......... À la Braneui; garder les vaches au pâturage..... ’asquali et six autres, sarcler la garance au n.° 33......... Medri; eueillir de la feuille pour les Dœuis ee 1 Brunetti; récolter des rutabagas au n° 22......::+..:: Ja Baldini, et 2 sept autres; récolter pommes de terre au n.° 1, etenlever la fane, charger. Ceccoli,! deux bœufs, et! deux vaches; transporter ces pommes de terre à Trignano. de terre au grenier de Trignano........ en rutabagas du n.° 22 de la RS NR e eos. ce. ele le lee qe nr pm edtehele"eee een en en chiendent de la dite, et+ . ss ete que one 0 À DARCOS ECC REC see, e eefse ae) een DO OI|— bee) ê 6 L] Louis Pasquali; porter ces pommes g Tassinari, cueillir de la feuille, et; sa femme, garder les bêtes au pâturage.. la Baldini, et!: deux autres; vendanger et piler les raisins, di. Ceccoli, et! deux bœufs; conduire une demi bosse vendange à la cour du propriétaire. 6 se ou—e ta Jeudi, 12. Hiaches see Jeunes bétes.. Bœufs...... Trormment. he AGREE AE Palazzola.:.. M. 19 Trignano So Canova.ss. Comme hier, mais 2 au pâturage à Trignano, et+ aux rutabagas du n° 22 de la Canova, à 72 Ib. et 2 à 4o Ib. foin sec chacune Commellierctn. he seu s#e me. ere. on. ee Comme hier, mais et+ en luzerne de la Maria..... Baldini à la tache avec 14 pot vin(P.0, 048), la Baldini, et À une autre; transporter des pommes de terre Tassinari, et& sa femme; comme hier li 4: here: Véroli, à trois autres, huit bœufs et la moitié de quatres vaches; rompre les n.° 19 et 20, et le reste du n.° 6, avec deux charrues(x8).-.- 1 Ja Véroli, et& cinq autres; egramoner au 11 SE Lo RER En En ne Medri; cueillir de la feuille:+ deux journaliers; du chiendent: les bêtes au pâturage...: la Véroli, et+ cinq autres; la Véroli, et+ une autre; autres; égramoner..«eee Pasquali et six autres; sarcler la garance au D 39h SR se+ aise eee ele+R Medri, et! un autre; cueillir de la feuille pour les bêtes.. la Baldini, et! une autre; secouer du chanvre femelle de la cour, et travaux de vendange..... ! Brunetti; récolter des rutabagas au n° 22............+... see. [e°) 3 a) © = > @ _ > Q > = © < œ ss... et un autre, cribler du froment... au grenier de Trignano. e sd re me à siseleite Ba el eee) e) db eve elnelat]= me ais se use. RI-k Aro te 0 Oo ere ler a etes o\eiete e ere-n ie ee no ss a de récolter des rutabagas au n.° 20.,.:........... cinq baure le chanvre femelle des n.° 4, 5 et 6; et: ele os:0 0 0 ciegnre 6 ss) do) CET 2 1 5 60-60 à oo où ce e o ÊL 5 ss eos«us teio.s e 0e se copie ent Ci Vendredi, 13. Vaches.«re Jeunes bétes.. 3 Brunetti, et+ sa femme; entretien de six, L au pâturage de la Maria, 5 en rutabagas du n.° 22 Canova, L en foin see; et quatre vaches au foin sec, à 40 Ib. chacune... 1 de la Palazzola, et À en foin sec, en tout 190 Ib. foin. Tassinari; entretien+ eu päturage Véroli; entretien de 8 bœufs,+ en feuille et chiendent de la Canova, et+ en foin sec,€n tout 107 Ib. foin Fr. ms, me ste ete" rs 2 JL 2 A Teportélerssnessrsose Î à / D me EU———— ù Ar NOMBRE pes JOURNÉES;{| Piastres.| Millièm‘| Piastres.| Millièr.* d'homun. etf. de bèt.‘ de tr.| d'attel. étr.°| D. d | —— 1—— 1 281| —_ L——— 812 | —— L——== 942 3 863 25 10— — 156 3—— 4 376 FR 299 152 Ru gr| 7 »} ms 0: 5 3=— 1 696 7 Li se — 104 z—= 1 924 |— 124 3—— — 789 5%=— |— 268+ a— 1 109 — 052 ï Le Et |— 260 11—= _— 148 1 gs=— 566 3— 158= Fc:=| 232 11—— 11 010| d _—— 1—— 1 357 2, ce L—=+h fiat 7 2 L_—_—— 942 :—— 2——— 256 e_— L——— 148 1— me; 1;=—— 260 fl ;& o64 3 10— . 14% 3 EX+ î L 266 15= et D 5 267 — 148 1— es || _ 345=——| 1 696 7 Fes TA| 1— 156: LE ts| Ê 2 079:: À 2 = 099$==| — 124 k—| J Il 251 10_ 11 LL y Dinant 1e a| |—— 14__— 1 600| 1= ee=—— 1 165 44} jô 3 L ps L Es_ 1 106 1 ==_— 3 871| ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. CA S \ PS gens. EE ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. Es D mt nn on mes | DOIVENT. Canos Maria. Uno ves Fronreni te Palazzola: FROPORAES EE ee TL Pasqua, et L'six autres; sarcle” lÿgarance‘au n.° 33.. 00 nn 3 la Boldini, et À cinq autres; récolter des haricots aux n.° 28 et 29 È L PO NE + la Véroli, et À une autre; assortir le chanvre femelle du n.° 35..:......: Medmécnelhrede latedillié.:7"10202 0 jo o AS AO ERA Le Véroli, et 5 trois autres; rompre au n.° 35, avec 2 8 bœufs, 2 4 vaches et 2 charrues. Bruneth} récoliem des mulabagas aus neio2t 0. ct 122. la Brubeiti; garder les vaches a palurage. 0e CU RE CA Baldini à la tache, avec 1£ pot vin, Pasquali et À Fassinari, cribler .. À A 2 la Passiuants garder Les Détes au paturase PR PART EC OR ER ) 1=RI=kI=A 0... 2 0060. HachES ee Jeunes Bœufs F'anni. béles.. Trisnano.,.. FYGment. Palazzola... Cri eeeco Samedi, 14. Brunelii et sa femme, comme hier; entretien 2 au pâturage de la Canova, et + en cutababas de ltSnano; a lb 72/par jpurnce 2 cd ee CR DE Commenlundi.s"he RE RE Us Me de de de CR CE Gommetbien-tauffsjouraéerdte Véro 220020 0 Véroli, et+ un autre; rompre le n.° 5 avec 8 bœufs, et à 14 pouces de profondeur(19). Mernoëchi;#fauclier au nait de la luzerne pour les bœuts 2" PC PE EC CEE Brunetti, À la Baldini, et À sept autres; récolter rutabagas au n.° 17, et À Louis Pasquäli avec À deux vaches pour[es conduire à la Eanni........... 1.0... Baldid) à la tâché avec 12pot vin, et> Tassinan; cribler,+... 0.000 Tassinani, et Lisa femme-jeardersles Détes au palunace 2 Pasquali, et À huit autres; labourer les plantalions anciennes aux n.° 5 et 6.... Pasquali, 2 sepl autres, et+ un autre; sarcler la garance n.° 33...!..,,,. MedriB®=cueullir de la feuille pou les bêtes. pH m0 mn Brunelli; Cnécoller destrntalasas-au on. 17200 2 2 ce OS EE Ah ADI et CODE] pont a RÉCAPITULA'TFION. pus—_ D— Sept DOIVENT Bœufs.| Vaches. F Jeunes| Maia.| Fanni,| Trigna- À Palaz-| Gonova. Gron bêtes. no. zola. Fan | Res| 8D==— 722 11281}— 812}—|394|—|1241—|058 200 ANS| gLi—————| 942 11357—|812 nn 413701—|g42}—\260! 2/|120 u 10M{—————|942 112811—|812}— 361]—|—1{—|296 1 798 2| 7851 äl 11 M.———_— a 942 11231— 812 1109—— 4 376—|566 1 924 ri 32J1—————| 942 11357—|812—|148}—|— 5| 267+|209) 2|075 al 13 Vi———— 1| 106 1600 111651—|o29|—|—.—|— 074 41615 p\ 14 S 1———— r| 044 12811—|8121—|— 313541—|8951—|840 11570 pri || RE 08 EE EN Le sien|||| Piastres....| 6|640! 91438] 6|037| 2\o41| 71848! 11,854! 41058{ 15|039; = | AROUE 1 ét LA | Sept.” AVOIR 5» Luc Bœufs.| Vaches.| Trisna-| Fanni. Palaz-| Maria.| Canova. pur | nési. no. zola. Li | foin. ÆAutab.|: 8 D. lb,— bb. 0) PEN RD) 7338—|t—|}—|\750)— 660)—)—> L) 9: L. 80+—| 21960!—|600!—|—}—|367)—|750f—|— 1| 027 Li 10 M.= 240|—|— 210960!—| 300!—|—|—|733 mn 1 2 nm 1 954 bi 11 M. Le 2401|—|— 2! 960—|6758- 11026—|—}—)7508—|—|— 954 BL (aan 80 zoo»|—|— 2| 960!—| 450!—|881f--|— F—|750!—|2953 Fo L ET e 527 144|—|— 119738—| 600!|—|—}— 7| 375—|220)—|607 L | 14 S. 107 240 13&70 2 960 Eee 075= 367— 294—|750—|— Fo qi PET. pie jme De meme mans ue|| lb, 794| 1b.1056 13| 4 16| 773 2 2; 1 394& 875 L 6: 380 ere ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 57 NOMBRE pes JOURNÉES: Piastres.| Millièra—| Piastres.| Millièm.‘ | d’homm. et f,| de bêt.s de tr.| d’attel. étr.crs —— 2%—— 3 871 3 848 31=—+— — 444&;——— — 148 1—— Ex, 2: 1 Se>\ 4 615 3 00g 2 8—— — 062 L— mn)— ——— L—_—— 029 —— 2—|—_ 396 .. 2 a AE an ls= 074 | 153 8— 8 985 LS ss 1—— 1 281 ——+_——— 812 sa bars=—— 1 o44 k 302 17 8—— LE 054 KR dé| 3 354 L —— Fi 3|——|= 895 —== a Cr 52=— 172 — 136 A—A= — 704 3——_—} Te 840 1 305 51—+ _—- 208 1—— 1 570 — 057 L—— pes | L Re| CE 20, SES=. L 9") 2908 A Fe l Dé Froment! Dépens. Toraz. général. |||| 65 mel=)==)=—|)=)=) 1h:3165: as| Et|) à= N| T2) 11| 059 —|— Dot Et| RER| Pl L 501635 Le|=. Ca nl—| tone El EE EE ar lo10 —| 256+|— ri— Li ja mn nl Peut Peus Mani Me DUT —| 396|—|—|— Ca) LE+_——|—|—|— 8, y85 —|172—|—||- ni 2 ul Met tes Pat rs 5,968 || Tamron all DER: RCE] nd 2|410=. W" JEuS Er| Es+—!—|—} 66,425 il| fl| l|| Donne veroh D Tai D Pas- D pains. ia. Torar Bruneuti nari. quali.| LL—[0671—|200!—|200!—|—|—|—|— 5/77 ——|200]— 067!— 200!—|2001—| 3921—|296—|—|} 7;| 425 DEPoE— 0671—=|209)—|200!—|392}—|—}|— 7| 049 :—|200— 1067—|200!—|200!—|392—|—|—|— 7| 42% —|200—|067—| 200 cool— 392$—|296—|— 7| 275 200!—|067]— 200]—[200}— 392| 949|— 6 983 [|2004— 1067}—/}200f—|200!—|392—| 595 6|696£ 27| 092! =— Has)| MARÉES EEE ES) MR SAC ER E DRE 1| 400 pire 1“ 1,400! 2,352 2| 936 ji 968 66] ci 8 | 58 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. | TERRE DEVICE Δ f JourwAz de Journées diverses pour la Samar See“gi RSR CR Es Le| eee Re OUVRIERS sr BESTIAUX L= | EURE; Es,£= É=‘à| MoxT ANT | FAI“msiqré 5|... EUR, l'Éte à | ES ES our le compte du Propriétai Sd ételE le Bi|#0 4 SFA | AIRE p 2E ropriétaire. À His£ 5|© E. 1| d É A nm|«a m| F4©| E Il 5 ea nd un: | Mint| Mis E ä l de| Pots. de À| E Piast.| Piast. 2| 2 | ÉCL PE 4oo! 23 44o Posquali, Dom., maître-ouvrier...—| 1 1 L L 1 1 6 2|64o ol 25 ol Brunelti, Anloine; VaAChEr: Me. ce L 1 1 1 1 1 t 7 1 1680 ER 67| 25 107| Brunetti, Barbe, VAChEle- Érres 1 L 1 1 L 1 L 7—|749 1 200| 25 240! Véroli, Francois, bouvier..... id 1 1 1 1 L 1 ï 7 1 1680| 200| 23 240| Tassinari, Hercule, bouvier..... L 1 L 1 1 1 1 7 1 1680 1 | 160| oi| 200| Pasquali, Louis, journalier..,.:|—|! 1 1 1 14h 2#6 1 1200 4e || 160| 21| 200! Bentivoglio, Man_Knioine 24.40 ie) deal et LL 2e 6 1|200 hs | 160! 23| 200 Venturini, Baptiste, ëd.....l.-.: 1 1 1 Aer 1 51 1|0Ë7 À | 160! 23| 200 Galauti, Vincent, id.:-:.- cal dis 1 1 1 1 1 6 11200 b | 160| 21| 200 Mainardi, Charles; Do al 1 L 1|—| 2 41— 866 1 160| 2} 200! Vernocchi,, Charles; 14... ù 1 1 1 il 1 1 1 7 1 1400 le: il 160! 25 200| Medri, François, TARA Du PAS 1 1 1 1 1 1 6 11200| ll 160| 23| 200 Camanzi, Vincent, id........ AE DA EN 1 1 1]#l— 3:]— 1667| | 160! 21| 200| Baldint, SADIe: 2 ECC. De= EPS a ml LD me ke | 21010) Re même, à la tâche, pour cribler-sl— lose ne TE—|o40| | 160! 23| 200 Caldironi, Sante, journalier.....—| 1 1 1 2h 7 1 51 1 1066| | 1601 25| 200 Ceccoli, Joseph, id......es.eee| 1 1 1 ii 1} hPRESR 2108 ner | 160! 23| 200 VicindlE TP 0SEphe re eee eprec een ST DE== 21— 134 he. 100! 23| 140 Ceccoli, François, id............|— 1 1 1 1 L 1| 6|—]|840 pb: 100! 22| 140| Baldin}, Catherine, journalière...|—|? 1 1 1 1 1| 6|—|840| rou-|--21..|.2401...Veroli, Dominique,-id......sss| 1 1 1 1 Dean LiL-e0/ee D—|840 l: 100! 22| 140 Montaliari., 4.-+0-.lt. MT D 1 Cidbr Do Tr 1708 h: 100! 21| 140| Medri; Angéline, id... ee| nl NE 1 1 1 HERO IE| 840 b: 100! 21| 140| Folettii Étetenoh. es MT 7 1 1 1 I m0 840 h: 100! 24| 140| Venturini, Marguerite, Pet Fe Met GE QE nee 6| 820 a 100 2!| 140 Vernocchi, Jeanne, id.:...:.:..|— 1 1 1 1 1 1 6|.—|840 hi}}:. | 100! 24| 140 Tassinari, Françoise, id.....? En M LE Lt NS) Sa à 4go A 370| Bœufs........ po PRES eue| 2 8,8| 8|48| 171760 | 295| Vaches Rite Se ER Te TN 2 Has ad TL 15) 5% 11313 l|| Fourrages divers consommés pour..|— ES En ES A Te en 276 Au || lu| Es ee|| || 511321 31% 3111315|314 3151955, 66 188: A Il | z‘| ô 5| ë l| i ls.|||\| à NB. Cette semaine l'on à commencé à con-| EI sommer du mi-vin nouveau a P 0,016 Re le pot. D ur eo tee ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 59 GE NT HO D, | Semaine du 15 au 21 Septembre 1816. ne Es ce era SOMME VIN payéeeffecti-} con- vement. Jsomm Le) es re] Ê=] Pots, »<= 4|-£ | Fa Æ |+1 te sit‘,(SAMOA rat qu 173 | Hd. ss À e se RCE ea 175 .—_— 1 .-.. 02 175 PRE. se se. er 175 : Or A—— 1 175 deb.: ë: è— 960 15 di: ur:— 960 15 :. RE Se 5— 853 sa . Ponte M.:—|:960 15 |..,..,—— 693 10È |.. rie BU No Pr 1 120 174 2 : Fe Et Sa. dire—| 960 15 | À 5 ñ. î DT—| 534 81 | ë= À.— il ||,> pie re 160 2} ||..... 0... æ 25 || k es A sans de. FREE, 854 134% 3 [ARE- À: pt Ds Poe it 880 135 ; Ë: an: be culs 206 1 5 hi:. he M aie; mn 000 15| |— 6 |. NEED site BTS EE 15 VE Ur ne: 99 14 |+ d= BU re sr 200 121| PRE. se—| 600 15 ae Ce Aie—| 600 15 | ê cr: É— 600 15| |&re he. D je unes FLE RE" TT 600 15 RME Se: sh- k—| 350 3 5. 1 Au Crédit de Véronési, pour journées payées...| 14| ogo À 3571 7 NES 907 pots consommés.... 5 720| 1——— Pasquali, ses journées 0,016 le pot. 2 360| |——— Brunelli, journ de lui et de sa femme 1 869| ——— Véroli et Tassinari, leurs journées. 2| 800| ——— Bœufs et Vaches, de même. 41.00 073| br——— Diverses métairies et foins pour nour-| | rnüre de Detail....- Lovers LEZDAR 276| ||| |. an| || Piastres.. 66| 188| | Go ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. PRET 7 DOIVENT. Dimanche, 15. Vaches. Jeunes bétes. BŒusi dec HRanni eee. Trignano.. o Canoe ee Maria.. Palazzola.. 3 Brunelti et+ sa femme; soigner, traire, et porter le lait à la fromagerie.............. Nouriture de 10 vaches,? au pâturage à la Fanni, 1 à celui de la Canova à P. 0,110 par bête, et+en rutabagas de Trignano(22) a Ib. 72 par journée entière de bête, ainsi 1b. 240 a PPONSOTE QUI EM M Rs. Re CL + Tassinait; les SOBUEL A: 6 me free ee io eee à MAD. 0 Et Ci CON Nourriture de 1 génisse adulte, 1 taureau et 3 génisses d’un an, à P. 0,090 chacune, 2 au pâ- turage de la Palazzola, et+ avec des feuilles; et de 6 génisses de moins d’un an à P. 0,050, de lafmème mamere 7 Ne Le eee eco ee Heemeer ee ei steie ee scie + Véroli Mes-soigner..,:.. Mi... 42... de 0 NN NT NN IR S Nourriture de 8 à P.0,110,+ au pâturage de la Marie, et! à feuille de la Canova.. + la Brunetlisgarderées bèles aupalutrage 2... 1... 00 RU + Pruneltié récolter désratabashs au n 7.0... 0 RE A A D MER De 1 Vernocchi; cueillir de la feuille, et À la Branetti; garder les bêtes au pâturage..... 3 Véro, cueillir aela feuille pourles bœufse+... 0e PNR Re 3 Tassinari; cueillir de la feuille pour les bêtes, et À sa femme; les garder au pâturage... Vaches: re Jeunes bêtes. Bœufsn-e... 0 Trignano... Via Tiglio.. LÉTRSNS à Palazzola. ,.. Canova..... Lundi, 16. CRCECRORCECCE OR CEE....-. GCOMMERTERE SE RU RU eue an pe ee CN RP EE Commefthier. 1.. 4: SONDE DE GS: Se de ne AC SEE RE CE- Comme hier, mais? avec de la feuille de la Canova et 1 en luzerne de la Maria... Bronetuf/récollep des rutahapas au n2017 0-2. ENT ART ANS DE DAS ie la Véroli et Tune autre; travailler du chanvre femelle des n.* 4, 5,6 la Bruneiti; garder les bêtes au pâturäge...... Bentivoglio, travailler à la cave dû propriétaire. Commellner#1. at. à.|. SC ET- 3 Véroli,£ un autre,? un autre et! Fr. Ceccoli, avec 8 bœufs; labourer la chavessine des n.%° 29, 34, 35, 36, 37 et 38, et biher lé n.° 51(23) CROCODILE OU EEE ENS à een eee« a%ie+ 0 de le of e"ee. ete CRD CROAO OO DRM METEO étethetn ee js isid s«lie as D et 1, la-Baldipiet3 agtres, et un autre’, vendañtgers#07 0008 MR PNIeS + Jos. Ceccoli et+ deux vaches; conduire deux demi- bossélies vendange à la cave du P'ODHIÉLAIREN Re eee fe cle ine ec te cu ja o te CN Ne LES AO RSS 1 Pasquali, 5 autres, et? deux autres; sarclér la garance n.° 33....,......:... 2 la Véroli et? deux autres; récolter des haricots aux n.% 28 et 29 eee ete ete CR 1 D Bssqualie fauclier Jes tiges des hanicois abs dits: 0.0 OO PURES 1 Gal queillis de la feuille pour les bêtes. 7,470 05 0e SOLE EEE Ja Mantinai, récolter des ruiabhgäs du n°53.#0 PS Waelies... 11, Jeunes bétes..| BŒuS Lee". Trignano... Main. se 0e Maria. 0e Froment... Carnosa..... Mardi, 13. Comme hier, mais? au pâturage à la Maria, et! en rutabagas de Trignano n.° 17:.. Comme hier... . Sie sie le Foltettre tata e deboriee ele late Ale eo SE Comme hier; Len feuille, 1 en chiendent, et en+ luzerne.de la Canova..,....... Brunetti, et+ six autres; récolter des rutabagas aun 07. ele an ANUS Medri et+ deux vaches; conduire des rutabagas et du chiendent à la Fanni.... Pasquali et? deux autres; cuhiver Ja plantation n.° 18.... Bentivoglio et? un autre; à la cave, tirer du vin au clair. la Branetti; garder les bêtes au pâturage.... ONIMEMNIEE CES ee ne M PO dAUE RAR OO Venturini et+ deux autres; commencer à donner Île second battage au chanvre.... Galanti, À un autre et 1 Fr. Ceccoli, recueillir du chiendent au n.° 33....... 370 la Véroli, rateler les tiges de haricots au n.° 28, et+ avec+ une autre enlever du chiendeñt au n"32 2 NE Na Te RIRES la Véroli et 4 autres vendangtr"000 OR Pasquali et 6 autres, 2 un autre et? un autre, sarcler la garance;au:n,,,33.... 6 Véroli,? deux autres, 3 Fr. Ceccoli et 8 bœufs, labourer le n.° 28, et biner les n. 99,91 et 52(24) avec æ charrdes.. 0000. RE US n'istelelig ee pie a ete ete CE ET ou LC nt LC mt ER æ= Pias ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. G1 A ge EU UD Dune den SNA Re SU PCI ERUNT— 1 | NOMBRE prs JOURNÉES: ns Piastres.| Millièm.*,—,| Piastres.| Millièm.* d’homm. et f,| de bêt.S de tr.| d’attel, étr.© — 174 1=— 1 274 || 1 100_ Es Fos 060 1 pe — 810 |—| 750——— |— 060 di Hu ct ss} 4 |_ 880 ie===—} CH | sas en ni ne Que—_ 026 | PES+ î ra=,_ 120 —— Fr—== rl Q2T 4 Le— 3 Eur Z— 180 _—— re es=:_ 250 5È— ns 3 827 —— 1—_— 1 274 gr Le L==.— 810 2e.— 3—_— 940 = 120 à— 2 ce 093 5_— 3} Fe 215 Me_— L_—==— 054 ES it. ui= Re— 050 rs— 15—=— 250 | 3 374 2 8\ | 665 4£— | |_— 200 L 2== | 1 740 7À_ à 6 706 |— 280 2== jh |— 200 1_ es | 200 1—_— |= 047 L+ 25 | | 231 82+ 10 297 a— 1—— 1 274 —= 1 us— 810 18: 2e î a: PP 940 _— 540 3:—— — 180 1 L ee 1 o01 = 281 2—— Lu Les 11 Êué_—— 267 sit Æ à ds=— 054 de —=— 11 e,—— 250 4 — 200 1—— — 285 dE=— e 1%“Æ 65 ir oi Den 5 7 1 158 5—— | 3 545 f5) 8 nn 0) L 83 ||| 231 8}|| 10 253 PS ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. DOIVENT. Vaches... Jeunes bêtes,. Bœufs..... Trignano.«. 9; Mari ee Palazzola.... Canopa..." Pias Mercredi, 18. Comme hier, mais} au pâturage à Trignano; 1 à celui de la Maria, et+ en ruiabagas de‘Tedañoge hr: de MITA NE Hein,» eee Poe ts: Commethier 20e ne RE Sr ER Preis cos Re Re Ne Comme hier, mais 2 en feuille, et+ en paille de haricots et en chiendent de la Canova| 1 Brunetti; récolter des rutabagas ss. 1.4. pt...) pr.: 1 Ja Branetti; garder les bêtes au pâturage.-....|..........+eec Pasquali, 2 autres et 7 femmes; cultiver les plantations n.° 5.6. 7.8.9. 10.11.12. 13et 19. L la Branetti; garder les bêtes au pâturage.... 4...: 4f+ fe cf os 9 5 1 Ja Tassinari; garder les bêtes au pâturage;€ faire de la feuille pour les bêtes......! 1 Bentivoglio; donner le second baltage au chanvre:..................:.- 1 Galanti et! deux autres y compris Fr. Ceccoli; cueillir de la feuille, et? un autre; recudilir duschiendente ht MR ee de.«0... re- Venturini et 3 autres; donner le second battage au chanvre.................||= 3 Bouvier Véroli et? trois autres y compris Fr. Ceccoli; biner les n.° 24. 25. 26. 27. 14. ell15, avec. bœufs et 4 charrues(25).«..-.{.+ ets emss els enr à = Jeudi, r9- LS Mideles 0e Jeunes bétes.. Bœufs...... 7. Trignano. Fannr oser Palazzola... Canona-c 00 | Comme hier, mais six+ au paturage à la Canova, 1 à celui de Trignano et+ aux ruta- bagas dudit n.° 17, el quatre au foin sec*%o lb: al0,271le quint 2 ere Commelhier:. à ec MACON ET RS A CR ET fe en dede Commethier:#0. ciao A Ne OR Pie Abus le le eo eee ab Dale De oùe+, 10,2. 10e tee»(arte lee 1 la Brunetti; garder les bêtes au pâturage........ 1 Brunetti; récolter des rutabagas au n° 17..........:.::. Pasquali, deux autres, el 2 sept femmes; cultiver les plantations n.° 20. 21. 22. 23. 24. 25} 26 Gt A7 cule» Fove se he cle cl ee er rép red ve S La Baldini, et six autres, chacune?, égramoner au n° 17...-. 3 Véroli et+ trois autres compris Fr. Geccoli, avec 8 bœufs; labourer le n.° 17, et biner les n.° r8 et 19 + Gallanti, cueillir de la feuille........°... Vernocchi,! un autre, et? Fr. Ceccoli; récolter de la luzerne au n.° 11 et la porter à. Trismano,.sesh-2.n: mege eue de-APiResLu...t. EX nee + Venturini et+ trois autres; donner le second battage au chanvre........,.... 1 Bentivoglio; aider à Baldini à metre le chanvre en ballots, et vin audit Baldini, 2 pots; 5 ne ne ere ons aleaite Be+ je s'en} e nie e#0 POP ES PARC PTS CUS 2 0 CO NCIS ON ÉOEONON OSCES-C CCG OT COS OR D QD. se lake ele ete ea tete ne phone /n+ se ps 4 Se fais“. n ete se 6e ei ...s..... et(HA do do 0 DRIRREOS à En A0 000 0e HOnObIe 00 DD D. 0 DEL 3 Tassinari: cueillir de la feuille pour les bêtes; et 1 sa femme; garder les bêtes au 4;; 3» 8 pâturage....-...: M CAT HRCELE CIO 2 L Galanti; cueillir de la feuille pour les bètes; et! la Brunetti; garder les bêtes au pâturage Vendredi’, 20. Vaches,..., 1 Jeunes bêtes. Bœufs..... anni Casetta:.…, Palazzola... Trignano... = Bruneuti et! sa femme; nourriture de q vaches et un taureau+au pâturage de Trignano, 1 x. 2 1 à celui de la Canova et 3 avec des rutabagas de la Canova n.° 22, et 2 vaches au foin sec, le Lout au poids et prix que dessus...+.:+.+++ ox) ni Comme hier, sauf que 2 des jeunes génisses ont élé nourries au foin, à raison de 30 lb. Done ie PR RS nee AE à; Comme hier, mais: en luzerne de la Fanni,+ en feuille de Trignano, l'en feuille de la Canova, et un+ en foin........ a L Véroli et& un autre, avec 2 huit bœuf et? deux vaches; Lite RoenVéste ele oies, n'a ee qionsentre finir de rompre le n.°5et plane elle n'en re hee Ye die ps . e n'eite. ete commencé. le n.2 11,-f 2 ee or 1 Vernocchi; faucher de la luzerne pour les bœufs.... 1 la Montauari; cultiver les pommiers greffés et les müriers, el égramoner-: SiTassinani et sa femme, COMMENMIENNE eh-M 6--NCS. 4 3 Pasquali, 2 autres et# un autre; faire les rigoles des n.° 18 et 19-.-:: 1 Galanti cueillir de la feuille.. 1 Véroli. L Ver bail AA EULE jm) + Véroli,+ Veruocchi,+ un autre, x Fr. C ne ip mets elle aieito eus re Ne de ar nm: 920, 0 ecoli et huit bœufs; biner le A reporier pus ee: Eur ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 63 | 7 NOMBRE pes JOURNEES De sa. Piastres.| Milièm°|__——,| Piastres.| Millièm.‘ ÿ d'homm. etf. de bèt.5 de tr.| d’attel. étr.rs RE| as| é——_— 1—— 1 274 k HA LES 1=. 3 vf réro à ne î—_—| 96 — 120 k—— "== 026_.—— z 966 19. 1 820 19;— pos i,& a Ÿ ta A Le er 250 1À_——#9 1 es ss: ss ie} 450 6;: Ï ne 335 15— a 800 4 TA Dre 3 4 680 27, 3 545 3 8—) | 25| 8= 10 say a 19.= ja== 22 1——_ 1 426 is es 2:——— 810 Fe— 5. Fe 00|A 940 Ce 027+—= 4— 120:—— ok} s 1 493 LE TE ns 6 062 Les 327 2+—_—= né 3 995 3 10— h.— 100 5—— pat, rer 1 nee 3 ie, a ie 135 ‘À— 267 1—__— 1 153]£ 240 2_——}— 757 «#1] de= 250 1}—— s. ae Li£——— 126 agf 25à| 10_— 10 256 , 21 n0)| ba__— 1—_ 1 570 jp j| re sis= 2e=_ 932 4—— L—— 1 o42 sa 2 493 1 62_— 543 — 050+— Lu}= ==— L— Da he— 070 LS— 3— Pure— 250 — ggo 3 — 100 3 1 182 1 22 2| LC À 9% 93 6 H Te 1 » 64 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. EEE D APP IE RSS DEN SU ere DOIVENT.| Pias | lose Report. 5 Dit Trignano.| 1 la Véroli, 1 autre et 5 autre: récolter des rulabagas au n.° 7..... En< + la Brunei; garder ne“bêtes au pâturage...: Ce t-o k + Brunelti Re Ges-rulabadas auga.°,170 me, 2h».. 5 Monde 5 3 Venturini et 3 autres; passer, pour la seconde Ru le chanvre au battoir 6 Go:< Canova.....| 1 la Baldini et 3 quatre autres; cultiver la pépinière, et A- À A En= 3 la Baldini et L trois autres; vendanger 5© PÉTAE S UE scie* + Galanti, cueillir de la feuille.: AE re AE ouh L= + la Bruheuti, garder les bêtes au pâturage.: Ë CEE ce= un: Samedi, 21.) f— ..- A n. 4:| Miochest 0e! Comme hier, mais huit bêtes,? au pâturage à la Canova et L en rutabagas de Trignano, quatre bêtes au foin sec.: a Re+|= Jeunes bêtes..| Comme hier::|; BŒuSr ere Comme hier; mais‘ en‘luzerhe de la Fanui,. el 2 en feuilleet chiendent della Canova e Fannr ee 1 Ceccoli el+ un autre; faucher de la luzerne pour les bètes… 4): ie LS Trignano....|+? Véroltei 5 lens autres, 3+ Fr. Ceccoli, et 8 bœufs; biner les n.° 5. 6 et 175+ avec 2 s cherruss 1 Pasquali& autres et 2° deux autres; curer les rigoles des plantations 1 la Véroli, 4 autres, 2 une autre, L une autre, et 1 Fr. Ceccoli; recueillir du chiendent pour les bêtes dans les plantations et aux 2. 19 et 20.::= 3 Brunelti; garder les bêtes au pâturage; À me= Canova......| 1 Galant; de de la feuille pour les bêtes k.:= + la Brunetti; garder les bêtes au pâturage::; Be| Fe + Medri,+ un autre,+ la Baldini, 1 deux autres et+& vaches; tavaux‘de vendange.|« Palazzola...| à Tassinôri;; cueillir de la feuille pour les bêtes, et 1 1 sa femme, lei garder au pâturage.| | ES MRC=. 1 RÉCAPITULATION. il ET | k A 7 r. Se=.- Via Sept.” DOIVENT Bœufs.| Vaches.| Jeunes| ponni,| Trigna Canova.| Maria. Palez r bêtes. no. zola. glic ml {| || 15 D|—————|940 1/2744—]810!— 0261—|120—|2271—|180]—|250 Ti 16 L|—————| 940 D'or 80) Nr 213 61706;—|—|—\250 rl 7 M— 2 to) Lloret go)|—) soil 56h 6h al 18 M—== giop alor 810) El à 9661 4\680$—|027}—|450 al 19 L|—————| 040 114261— 810!—|135 61062?—|196}—|—}—|757 ral OR En rte 11042! 11570]—{932} 215431 3)504!—|7561—!—|—|250 F DNS EN 0—| 940 1|6G4GT—|932—|100 60467—|8271—|—}—|250 F| a 5= D. Piasbies 61682, 9g|738| 51|gr4 2804) 18 12] 181979}—|261| 21457 au LE ni ë Es. Vi Sept.© AVOIR pr Y US Bœufs Vaches.! Fanni. KCanovya. Trigna Palaz Maria. k nési no. zola. El gl ' Ù { Foin. Zutab.| 15 D.— Ib. 240|| À| À|)—|— E—|660!—|3671=|750]—|587 In 16 LE._ 240— 21960!—|150!—|366!—|587]—|367}—|750!—|293 F 17 M.— 240—|— 2 960—|113l—|——|880)—|367|—|\750!— 753 Fr! 18 M.— Cao lis 21960—|—Ù—|—}—|g801—|733}—|750!—|367 Fr 1) 1, Bite DSL,| SITE 2960814501 4= 111001—|44ol—|750!—|— nr 207N, 247 940411——|,— 219601—|300!—| 147 11026!=—|5141—|650)—|— F 7 ds pan DU FN le|& CHR) 220 102 14| 090 219608—|300!—|293 r| 173 294| 650 L- U| 7 SE TN—|]|—}—— ee a 1h, 623| 1b.1536 14/0090! 17|760 1| 313 8061 6|306) 3|0821 5) 050 1| 980| Q1 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. à LS ||; NOMBRE nes JOURNÉES à de Piastres.| Millièm$$—— Piastres.| Millièm.° | d'homm. ei f.| de bêt.S de tr.| d’attel. étr.°s + 2 272 9 g+—| 6 407 ZQA% SE an :— 385 24 a D 27 4 Fi ce 3 504 — 120 5—— :— 700 3%—— — 350 2À==— ;= 280 2 ste EN a c 1 pre En ; 100 1 Le 756 — 026 1 pus Le Î È| 22 9+—$ 10 667| on es 0, \ D— 1—_—— 1 646 ‘ SR+ sn ui 932 1 ya mes= 3 nes Cu 940 : Sp 5=:—_ 100 ” 3 545 3 8= 1 506 61 2 és nl 6 046 — 875 6t——_— — 120 L—— # — 200 1 es Lis; | LL. 053 î—_ 827 ù— 574 15 13— ;—— 15——— 250 MORE MA, 110 25) l'or— ol 74 ESA EPS: QUE LES EE Sp Re oO NOEL lee 5 N, > Vic 1 L AE Caselta- Vin: Toraz, glio. “IL E| Nas OO EE ES Se ne Pt 6 0947—|— À— 050—|—Ù| À| À)| 1» 297 à|—V—|—Ù— 12678—| À—| À—|—Ù)|.| 101253 J0 bp= À NN— NT—)—Ù= Lao! 147 50 ES R= ER E Ph 2 dl oo ï|— N—|\o7oh—!—Ù)| À| À||||} 10! 667 0 pe Re==)=)| ie NT 5 ot za DIE| SR EE LS CR ER EUE,| OX Dre 2e| Me L dE Lot) 0701547)—|) D No)|} 66 188, 57! EE A = 7e... 1. Viati- Pas- Brunetu.! Femme. Véroli. Fassi- Vin. Foin. glio. qualr. nari. |°; T\—1—}—)—|\200)—|067}—|2001—|2009—|—|—|— 87 717331— 393]—/|200!—|067}—|200}—|200!—|—]—|— 9|—}— 13051—)|200!—|067!—\1200!—}200—|—1—|— 3 D—1—|395)—1/200)— 0671—|200!—|200!—|—|—|— 67 Z|—}{—|393]—|2007—|067}—|200—/|-200!—|—E—|— à, ZT)—i—|394!—]|200)— 067—|2008— 2008—!| 1—|— 2|—Ù— 1394]— 2008—|067}—|2001—| 200 5}720 21319 CL} 1]+1735{ 21360! 1/400f—|4691 1l400Ù 1400! 57208 21310 4 40|| Toraz..,. 66| 188 66 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. | T-E R R:E---DMKE Journaz de Journées diverses pour la Sema je RÉ—— rares ER— ls Joe| E SEA à| | Bale|<= OUVRIERS rr BESTIAUX:=| SES à L 3 dE |=>| 35 2 É employés rs) e à E Fe pur ce Monranr| (l o:|«Se#©£“= A:= rare | HSE AIRES+ lu P RAC SELS PEN IE S| She TOTAL.| | ah can pour le compte du Propriétaire.|£| 5| s|©| 3|© ST e SR ENS ASS last re| | Ex| æ, A EX| ||| li| RES G Der-ns À Mills| Mills se { de| Pots.| de 5 A | Piast.| Piast..&= | olre 4oo! 2%| 440! Pasquali, Dom., maître-ouvrier...|—{| 1 1 L L L al 6 2|64o 200! 23| 2 10| Brunelti, Antoine, vacher....... ar ln) nel ler 1[680| 67! 23 107 Bruneuli, Barbe, vachére........ 1 L L 1 1 L t 7—|7à9| 200| 25| 240 Véroli; Francois, bouvier..... RER L L 1 1 1 Le 7 1,680| 200! 22| 240| Tassinarñi, Hercule, bouvier..... 1 1 1 1 1 1 Del 7 1 1680 160| 21| 200| Bentivoglio, Jean-Ant., journalier.|—| 1 1| 1 1 L L 51 11100 160! 2:| 200! Vernocchi, Charles, id. chebirres 1} 1 1 1 L 1 1-7 1|400 160| 25 200! Galanti, Vincent,&d............—| 1 1 1 L 1 1 6 1 200 160! 91| 200] Camanzi, Vincent, id......-. Neue 4| 2 sl+} Lol SE 2068| Re 160| 21| 200| Mainardi, Charles, eme em SE 1 5 1 A À L 5+ 11067| 160! 25 200| Caldirom, Sante,...1id...0.h.-..—| 1 5| 1 EN à 1 5£ 1067| 160! 21| 200| Medri, francois cd.-E-reeeil| à g| À ue 1,067|: 160| 21| 200 Ceccolt, Joseph, 12...-.:2,1..407=) 1 1—| 1 1 1 ÿ 1[000 If 160! 24| 200| Venturini, Baptiste, dns 21 1£| al 2| 52h.11066| L 169!>!| 200| Caligati, Antoine, it ee coupon el œil Al tele al vel 667|. 160! 2} 200| Vicinelh, Joseph.................|— 5 ï? 2|— 2oll— 1584| EN 800| 3 848|, Marchiani, la charrue de Paul,—| 1 EE) PA ES ER ARTS So|< 4oo| 14| 424| avec ses bêles(21)...-.....#—|—|—| 1 1 1:10 11272|: 3o0| 24| 310 Rossi, Joseph, maçon...:......|—|—|—| 1—| 1 1—|34o| à —| 2!| 040! Siroli, Vincent, charpentier à dau LL. 5]—|—| 3%]—]|030|| 100! 21 140| Ceccoli, Francois, journalier.....|—| 1 1 1 21+60 Sr— 1787 ù 100| 22 140| Baldint, Catherine, id... 5.4|) 1\ 4 1 1 1 51—]|770 1 100! 2! 140] Veroli, Dominique, id......,..:|—| 1 1\ 4h 1 1 5 À—|700 14 100| 2!| 140| Venturini, Margterite,-id.: 2. 12e Ji], à 1\ 1 1 1| 51f—|770 À 100! 21| 140| Montanari, Marie, ne oo tou) tareil à 1er fa let OS 7e; 100 25| 140] Foletti, Lueie, id....:.........|—| 1 È aa a) SP 770): 100! 25| 140] Medri, Angeline, ëid...........|—| 1 Lies| alhare| 5" ee à 100: 24 140| Vernocchi, Jeanne, 2e. mette Jet 23| 1 1 1 1 Se 770: 109 24 140| Tassinari, Francoise, id.......... EN Ur k à 1} 4] 341— 490 100, 2À 140| Sasselli ,/ Lucie!, id...|| 2 3 1 1 1 1| 51 770 Brno ln Bœufsi. dti.…-LLeiress ne RE 8|:8|: 8 8| 8|: 8|48 171760 20| NAChEM A mes cms anbee seche sh es sl 67S 4 Fourrages divers consommés, pour.|—|—|—,||| T7— À 211714 à RME_- 331|334|199+1 69|649 ï | ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 67 LG E NT HO D. ‘L Semaine du 22 au 28 Septembre 1816. EE— HET SOMME VIN| IT payéeeffecti-{ con- vement. Fsommé| È Ê£ Pots. | Ex= 10 z© a CERN. e CR Era CG 1 30-: 2 na me 49. er DE* ||=l% 30| c DE pur 172 D| me 680 135 00| 1 120 17 00:..— 950 15 66-—| 854 À 132 57.|| 804 13e 67.—| 854| 131 67 si:‘+|—| 854 noi o0|:::—| 800| 191 66.. ee 5—| 854 131 67|‘.. TOO 31 gi ss—| 466 j 18. Des—| 800 | ï. 1 200 à jo|€..| 200 27 30 2. De 1 87. ÉS‘ 11009 14 À 70 bib) bRC:—| 090 134 00 ni.= ln OX 1921 70|. ROUES.+... TE 55a Jos 70 Ce CE::—| 550| 23° 7|“Heu Le..°..—| 550 135 æ|.-.—| 6500 12} 70.. 2.0.° es 550 19% q|.—| 350 8 2 a Dale tue, de o ete ve lue| 099 13 pe Au Crédit de Véronési, pour journées payées...| 16| 539 À 3703| A——— Vins, 370; potscon. à P.0,016 lepot.| ,5| 932 de——— Pasquali 2 ISES journées. nee 2| 360 f——— Brunei, journ deluiet de sa à forme 1| 869 7)——— VNéroli et Tassinari, leurs journées.| 2| 800 ——— Bœuf et Vaches, de même....| 18| 435 ——— Diverses métairieset x pour nour- miurende Détail 0e ee fee 21| 714 Piaalres n ÉVDIE: 002 69| 649 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. Dimanche, 22. machiesssne Bœufs. Trionano.. Maria Caro as eee Palazzola.... À f Jeunes bêtes.. Comme hier; mais au pâturage à Trignano au lieu de l'être aa ms En die 2 vachés de plus au ert 2. me. AE" L Tassinari; les soigner, nourriture de 3 géni se5 du un an à P. 0, 090, Six der moins‘d'u un|: an a PO: 050 chacune, au paturi age el à la feuille de la Palazzola, et des auires génisses | de moins d’un an au foin sec à 30.1b. l’une elja P.0, 370 le quintal. 2260 Comme hier; mais 2 au pâturage de la Maria, el; en feuille de la dite DE RTE 0 Brunet wécolter des rutabagas ou n°7...:..:..N..:-.... 9 0" la Brunélili, garder les béles at palurase RL Véroli; cueillir de la feuille ponr les bœufs... Vernocchi; cueillir de la feuille pour les bêtes.........-.--..-..-* Comme’hier RE En CPR ee cm cie ei saw Jeunes bêtes Bœufs.... Trignano., Vins. Canova.... Palazzola. Vaches: à TOO ER EE Lundi, 23 Comme hier; ; mais dix bêtes,! au pâturage à la Fanni, 5 à la Canova et 1 en rulabagas NC GS ES AA ARE AT One or Comme nn 20e CU PU here open te« Comme hier; mais Z en lazerne de la Fanni, È en féuille de la C Canoya, et= au foin à o Ib. bar jouriée. de béles|... hp};"ire rc cu Brunetu; garder les bêtes au pâturage. RE Re A CE CAE LE Véroli; 5 un autre, et huit bœufs, phrs Marciani et ses quatre bœufs, rompre le n.° 11, et-biner denis 2.8 ac. de A ad ct che ocre Ceccoli et= un autre,? quatre vaches; mener au n.° 12 du fumier acheté à Si°. Agate. 1,$ .. nie le ehraise:e re se D 1 Ceccoli et Lun autre; faucher de la luzerne UE ne RS ete Dee CRE 0 ec L Brunelti, récolter des rutabagas au n.° 7,... Sn ne NAT ML UNS à 1 Pasquali et 5 autres, plus Z un autre; faire le rigôles aux n°” 03.144108 ec 2 Ja Baldini ets huit Cnil autres; récolter des rutabagas au n.° 7,..........: 1 Ceccolivet& deux vaches; Faute des rutabagas à Pét Me de la Jeu Fe 1 Ja Baldini et 5 huit ess enlever le chiendent aux plantations non 758 9: 10. 11- 12 el 19, el aux rigoles des n.® 2.3 et 4, pour en nourrir lés ibetese re 1 Bentivoglio et 5 un autre; travailler à la cave pour tirer le vin au Claine 2-0 1 Galanti; cueillir de la feuille pour les bêtes, et 3 la Brunetti, les garder au pâlu- rage RL. de mule tpae ee taie dre Art Commethiens 1 An PO MR à eee ei ROUE er UE Mardi, 24; Vaches... Jeunes béles Trignano.; Vin sie Bâche.: Bœufs...... cher une cuve à Lugo Qu D ne; Sen ae.: -.| L Pasquali et+ sepl MU faucher du marais%Ta“métefrie Eugénie de la terre de Massa. MR Res ARR PR RITES APR RE Te Re Véroli, L un aulre et+ six: Lure tiborér ET à Lie 1 ce Me RURE RE, MARIA 20 Canova.....,| 3 Galanti et! Fr. Ceccoli; cueillir de la feuille. RE LE ee Palazzola..|. Comme! hier. RME RE RE ETES Comme hier; mais 10,2 au pâtur. de la Maria, ce en rutab. de Trignano n.° 7, 4au foin, Conrme hier nement no SU A et ae; | Comme hier; mais Len feuilles de caroles de la Maria, Len feuille de la Canova, et 1 en chiendent de Frignano..:.. A en RO Ge, Le irAt Ce! Véroli,? un pa ét eirbœuf‘rompre 1 m7; AR RER RER hi,: Fr. Ceccoli et: deux bœufs; transporter à la Maria, pour les bêtes, du Vernocchi, chienden de Triggamo.. secs tee eee sentir es 1 Brnnelti; récolter des rulabagas....... 1 Pasquali etLün ahtr A travailler à la. cave, plus! 1 Véronecehi et 1 deux bœufs aller cher-| ... on O 3 end ee dé e ve) 1 4 1 Vernocchi,! Fr. Ceccoli et+ deux bœufs; conduire à la maison‘an Régisseur, 1 charge Garoltes£i,. 2: la Baldini; au sept autres; ar irracher des carottes! et es“porter hors du champ. 1 3 1 la Branêlli; garder les bétes au pâturage Mae... re 5 + la Baldini et& sept autres; vendanger. De cl© D 0 ee eee ete à Pias Î / ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 6q RE ar ns ë 350 NOMBRE pes JOURNÉES Piastres.| Millièm.‘i mn—| Piastres. on | | CO ET CIC OI CES COS 2 AE CE TA ed bd (e} Die) 21 | | CD > ar ri 1 te 1 ss) sc“ L== 1 4 15 1 — 1— a, Z L cet rt 120 ü J / 2 mn 1 540 61 as pes 840 6 ces == 125 J ie 2 925 Fil | res D © =© 11 © ss © x] I | LI ol} Pb | D en m e M e D (°» SQ (ep) = ge © ND © © CN D ASC | É SARL D [Sa © + de bi d’homm. et f.| de bêt.“ de tr.| d’attel. étr.** = er 1 1 865 =. Fe— 852 —— ee 4 _— 120 ve =‘Va D 174 MR GE 5— 180 Fi RE= 200 UE FA— 250 ! 461 Fa M 1;— 1 865 =— us 852 a Li| x 039 138 8 800 22 5 185 3 100 Les 4 LR & D){o]-b)se)-11=0/s90)R SLT TT ee ee mu ESS CN | Ci I ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. DOIVENT. Mercredi, 25 Vaches:-: Jeunes bétes.. Bœufs..... HART Trignano... Canova..:... Palazzola.... vw en rutabagas de Comme hier; mais seulement onze, et? au pâturage à Trignano, et dite méêlairie+...+... Comme ler; mais Comme hier; mais E 5 | viler ete(es: Smile tie Se‘e ee+ ee ve 0e 4 1 en herbe de la Palazzola..,. au pâturage el 3 2 avec de la feuille, et£ au pâturage à Trignano........... 0... 2 3 2 1 Pasquali et 4 cinq autres; faire les rigoles aux n%11 et 12.....:....+... 2 Pasquali et 2 quaire autres; faire les rigoles aux n% 1et7,.:.......+.: + Bruuetti, récolter des guiabagas#".- 1. 77...6. De."+ 1 la Brunetti; garder Îles vaches aw pâlupagers.. 4..." 4.t-"s. Véroli, deux autres, Fr. Ceccoli et huit bœufs, chacun!; finir de rompre le n° 7, et biner Mn. À OUR NT RE im. SE 7e Re Galanti,! deux autres, et£ Fr. Ceccoli; cueillir de la feuille pour les bêtes«... boss le Mis Mau fioir de ad M Re tons uote e'lsite sel ie 9 ere to RES 1 Commefavant hier:.- 2 0+ de ee sf- Véroli,+ deux autres, 1 Fr. Geccoli, et.$ et labdurer le n.4 5.-.:..5.«\ Baldini et 5 4 autres; vendanger. la Véroli; récolter des rutabagas\au(TS MO CSÉE è Beutivoglio et+ un autre; travailler dans la cave du propriétaire.... 4.++. ne Ki— CRC ADP OC ATOME OP qe sis oo rie es niet ee is GROS pe Jeudi, 26 Septembre. Vaches.- re Jeunes bêtes.… Bœufs...... HAN eee Vin es: Palazzola... Maria. 1e Canova..... Trignano... Comme hier; mais dix, 2 en luzerne de la Marie, et! en rutabagas du n.° 7 de Trignano; D'au fin 1360 Ibh lune 8 10 Re, Se Lt Comme“hier; mais 2 en feuille et L au pâturage de la Palazzola.. 2... Comme bier; mais£ en luzerne de la Fanni,+ en feuille de la Canova et l'en foin à 4o Ib. par journée.......: 3 Véroli,+ Vernocchi, 1 Fr. Geccolt, 6 bœufs, et 2 deux autres, plus Mäachani et ses deux bœufs; rompre au n.° 10 et commencer leg... hp.".h re. Ceccdli, faucheride la luzeine aux n.° jg eta0......n.-. fes... 5 Pasquali et 5 six autres; faire la rigole aux n.° 8. get10.......+..+++--" Benuvoglio et 5 un autre; travailler à la cave.......... maçon Rossi, et 4 charpenter Siroli à la tâche; faire la monture dé la cuve achetée, etla ee D.-- tee Tassinari et À sa femme; comme samedi dernier.:... la Baldini, et! Fr. Geccoli, vendanger;+ Vernocchi et raisins à la cave:.. la Véroli, et 2 six autres; vendanger ss... la Brunetti; garder les bêtes au pâturage..«+.++++: Galanti; cueillir de la feuille pour les bêtes.«..E+ la Baldini, et+ sept autres; vendanger À..:.«de++.; s Pasquali et, 4 sept autres, compris Fr. Ceccoli; vendanger et porter la vendange à la cave. Brunelti; récolter des rutabagas.«++++++: AO- D irgiele© 70e«eee ele ee) ah se m0 op ne. de sn ere de«ie es ét bi Ni pt «© 0 0e see ele à as see een deux bœufs, charrier les EL an 3 Le DE ER ECC À CHR SSP Ru PAU AE GOSO DCS NE QU ER So.+ 22.218000 es ele oies ee le ne< ne ele(ere. eue . Rte els: an ea eo ne arte ipnes esse; in KI ROI= RO Ie et RO EI RO Vendredi, 27: Vaches... Jeunes bêtes. Bœufs...... Trignano.,. Pal&zzola... TL 0e Canoÿæ es: Comme hier; mais? au pâturage à Trignano, et+ aux rutabagas du n°7 de Trignano.. Commelhier,....4..... ë Comme hier;? en luzerne de la Fanni, 1 Brunelti; récolter des rutabagas..+:++: la Brunetti; garder les bêtes au pâturage... ed she. che. Tassinari, et+ sa femme; conime hier. 18. A Véroli, L Vernocchi,? Fr: Ceccoli, 6 bœufs, et? deux autres; plus Marchiani et ses deux bœufs; finir de rompre le n.° 9 el commencer le n.° 8, à 14 pouces de profondeur. 1 Ceccoli; faucher de la luzerne aux n° 7 et 8; et! Fr. Ceccoli, la rateler et transporter à l'étable. nr UE Caldfioni et deux autres; Rire tes rigoles.aux n.014. 5,607 on e Galauti et+ un autre; cueillir de la febillepour les béles..4.."#..:°°. 9 Vernocchi et!: deux bœufs; charrier 23 bosseltes raisins{ouléss.. 6.4. 0+0 A reporter...+ Canoya, et en foim.... aise De ee. PAS Len feuille de la PAR LRO NO CR OMC CUIR ........ 5 sep e se ces vis je eee le e A MOOD CO A RCD SC bell] a. da. 050 le aie, 02e ST AS MS NOR elTNene re‘api Info= . D»: rl re| ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, Le«1 e NOMBRE pss JOURNÉES:| Piastres.| Millièm®|:=—, f Piastres.|'Millièm.° À d'homm. et f.| de bêt.’ de tr.| d'attel. étr.crs| 23| del| ph_—== 1—— 1 383 oi—— 4——— 730 “ss bu:==_—_ 940 me OR ce — 120 ë——— ù— 054 5—— 2 181 ,€ | 1 182 1 22_— 5 es pe 52 ni, d6à me I— 335 4+ ns LE | qi 3 e. à 5+— 3 593 M3) 0 î“s E , à a den EE 3 xs ee_ 266 ï brel p.286 5 9 907 | ano;| 4.| si ER LE LE E 1 555 En n ce foin 7 D|=|> “À 3 50= 74 1 51= 820 31 ES=* an 0 Aer 333 12 ES= eLée= 03 ;{l pat 370 1È=— 7 4- 250 1_— rlel}_ 653 rh a 403 1 2 DAT | ee 654 42—_ 4 LH tesa î Bi Ts 708 : 2 be 200 1——} AMIE—| 397 25—— mac RC j Le 667 2?—— (4 “1== 120‘ pe“ba} BE 787 25% 8 1 11 311 7 nos Eu Fi 1— 1 383 jrs nl a— à ce—— 730 nm FT Frs 4 ml TE 1 039 | si 054 î- 2 j— 174 U| A EE 12 Le=— 250 1 Se pe 3 452 1e 7e 1 ortel SA 270 1l LS HR& 322 ‘ 4 2 :|_ 600 3—— ‘4— 183| 12 TE= . Fan 29%£ 5 ST À| 480} 10 8 1 7 898 71 T2 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. a_——- | DOIVENT. ‘ u;| Vendredi dit.+— | HRODOTE: Dies sie Dite Canova...| 1 la Baldini, un autre et© six autres; vendangér.............. Ba PT 400 | 1 la Véroli et ciaq autres; récolter des rutabagas au n.° 22, et couper la‘fanne PUS Maria....,|+ Galauti; faucher des herbestaux"n:°..7 Et 8.205 SR 77 m0 re LE tie Bâche.....! 1 Pasquali et quatre autres; faucher du marais......,.,............ Samedi, 28. Vaches....| Comme hier; mais? au pâturage de la Marthe et+ à la luzerne de la Fanni.: Jeunes bétes..|. Commelhier: 0. 0 ri= Br... CORmME hier; mais+ en luzerne de la Fanni,+ en feuille de la Canova,‘et! en| foin. Fannieit.|) Nero 1 Vernochi, 1 Fr. Ceccoli, six bœufs., et? deux autres; de plus, ane et les Aux siens; finir de rompre le no 6, el commencer le n.° 7.. 1 Pasquali et six autres, Lun autre, et 5 Fr. Ceccoli; fäire les\rigoles aux n.°2,3, ket 23. | 1 Brunelti; faucher de. la luerners Se EN TE ER Re TA, ee NE Bentivoglio, et 2 un autre; travailler à Ce Gaye.= us© OS | Ha evaolre Galauli: fiücher.des-herbes le long des fossés, en cAhduire 400 1b. à la maison,|| et? Cueillrr de la- feuillet.‘ re lo op Ge An | 1 Ja Baldini el+ sept autres; recolter des cafottes”. 4. D | Canova....| 4 la Brunetti, garder les bêtes au pâturage.. A Lie 1 Veragechi, el à deux bœuf, charrier des rutabaghs à à la‘Fanbi= Vernocchi, et| 1 deux bœufs, charrier à la cave deux demi bossettes de raisins ibees SE à 3 Ja Baldini, et? sept autres; v VEUUANSEr Ne he ee à Re 0 00 dt ie LU unie A Cr 0 LÉ DER Loos ro 0: G re: : RÉGAPITULATION. |%= LR | Sept.’ DOIVENT Bœufs.| Vaches. A Erigna-| Maria.|Canova.| Palez-| Fanni. | Jeles. no. zola. Y | Em oo Det—)——\gho| 1}865}1—|852}— 174— 180)—|200 ons—|— | 03 L|=——\— 11039] 118651— 852, 21926—|—}1:—|227|—|950!. 5185 ri | 24 Mi—————| 940 11865}— 852 2|l180 1,641—|24#7—|437—|— F D 05 M= 1= 2h\9to)) 11383—|730 2| 181=—Ù—1335} 3:5931—|479 EL mie|) 0391 115691—|730|—| 87}—|708!—|597|— 6531. 41525 k 07 VN|———— 1| 039 113831— 730]—|1741—| 067 116001—!9250 4 3922 3 DORDRIN EP e 1|03c 113831—|730]—|—;—| 574 111471—\250!] 51383 F Piasires««16076-11310 51476142). 130! 41353] 5|683) 19894 r- | LS STRESS 4 | Tr ee PT | Sepe. AVOIR 5e Véro-| Pœufs.| Vaches. Le Maria. À Fanni.| Canova. Trigna- b. | pese. Zola. no. NN | EE TT 22_—————|—À—|—— 570!—|880 RANe D CNE- 1,100 | 23 L|—————|— 2) 960)=|5j0Ù—|—{À— 6591—|661!— 367 È lo4M|———|—|— 2| 960 6751— 570$—| 753 pa Le mie: 5864—|661 Ë [o5M|————|—|— 21960!—|—]— 6G7of—|——|=—] 2 090 Fi 126|————|— 21960!-—|—|— 670%—|733 A 294]— 367 F | o7 V.|————_ 219501—|—}— 670!— mie 29% 1,210 5 23 S.|—==— 7 16| 539 2! 9608—||— 6708—|— Fu dé 2 Viol) CARE) DEN, Re SELLE| Lt Eu LE(lu car D. Re AS te er à| Piastres...| 16] 539 17] 760 651 4 3)o} sad nee: 9361 5,795 IE ) ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, 3 O1 : NOMBRE pes JOURNÉES;| Piastres.| Millièm|—.; Piastres.| Millièm.! d’homm. et f,| de bêt. de tr.! d’attel. étr.crs j == 480 10 8 1 7 8y8 — g10 6+— ne — 210 1}—— L 600 par£a,.——— 067 us— 5—— 1 240 24E 8 1 10| 805 rs Se 1— us 1 383 _ RER L_— 1 039 3 452 1} 74 1 1 811 8+—== 5 383 — 120 5== Se _— 1È——— 267 _— 200 1= Bu = 374 22== ts} Sp 574 en 054 3= Les 1 14 ke 347 1 2 ün 7 746 5i—— sul_— 17——|— 250 ;| FIRE ent 242 SM 8 1| 10 773 a= 2£ : LT a Vin. Bâche. ToraL. nl el a SR ER== 4| 461 — 1333,—|— À—)—Ù—|—Ù| 2)||| 1 676 —[6341—|920)—|—Ù9—|—+?||||| 9|7:6 —|266—|— en Pr Ge re) ever in MONS) de Et An nes 9! 907 (708)—|==| et=)||) 11) 50 —|=) 21)2409—|\ 1—|—)—|—Ù| À__|__|:0|805 —|267|—|—i—|—|——|—]—|—|—|—] 10) 773 2 205 2]n6o1—— l|—Ù—|—Ù—|—} 69|649 | L : Pas Tassi- P: l Brunetti.! Femme.! Véroli. à GÈt Foin. Vin. Toraz..| nari. quali| —|2001— 0671—|200—| 200 4j== ua avi Re 2 es) —|200!— 0671—|200f—|200!— 393 1206 TE 1—|:— — 12001—|ofiÿ|—|2001—|2001— 393—|814—|—)—|— —|200!— 1067!—|2007—|200!— 3431—|—Ù| 1__| 00) 067—|2001—|2001— 393—| 688 mn RE nl —|200!—|067|—|200)—|200!— 393]—|3921—|+__! —|200!— 067|—|200!—|200— 395—| 392 5 932}==) | Ce QE E HR CARN ERRRRR RE ON, RS 11400!—|469 1,400 11400 Me Fe 5 932! 69 649 l||| 10 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE.- OBSERVATIONS. (1) Le maïître-ouvrier Pasquali a un gage fixe et est payé chaque mois; sa nourriture Vest de même au régisseur; le vin qu'il consomme, seul, passe ici comme dépense; ses journées sont portées ici au prix d'évaluation; et comme cet employé consomme du vin le dimanche, quoiqu'il ne travaille pas, le montant du vin du dimanche ou des autres jours de chômage, doit être réparti sur le prix des journées que cet ouvrier a effectivement faites. Brunetti, sa femme, Véroli et Tassinari sont également payés au mois; mais comme ils ont été employés le dimanche à nourrir les bêtes qu'ils soignent, le vin a, chaque jour, pu être imputé aux comptes pour lesquels ils ont travaillé. (2) Vernocchi et ceux qui Le suivent sont des journaliers; leur salaire se compose de vin et d'argent; celui-ci se paie à la fin de la semaine, et est porté, alors, au crédit du régisseur, dans la colonne intitulée Somme payée effectivement. (3) Les journées effectives des bœufs sont calculées à Piastres 0,370, c’est-à-dire, à envi- ron 2 francs l’une; la nourriture, au vert seulement, à P.0,110, el celle au foin, à raison de 40 livres de 12 onces par jour, et de P 0,370 le quintal, à P. 0,148; malgré cette dif- férence entre le prix des journées de travail et celui des journées de nourriture, les journées de chômage, les soins, l'intérêt du capital et sa dégradation, sont tels, qu’à peine le compte de bœufs se soldera-t-il en bénéfice. (4) Cette colonne comprend le montant total des journées de travail qui ont été faites; ce montant se compose du salaire en argent, nourriture et vin, pour les valets; du prix en ar- gent et vin pour les journaliers; du prix en argent pour les bêtes louées; du prix moyen d'évaluation de la journée pour mes bêtes propres; on ajoute, dans cette colonne, la valeur totale des fourrages consommés par le bétail, afin de compléter la balance des objets qui ont été portés au crédit des divers comptes dans la colonne(5). (6) Cette colonne indique la quantité de vin consommée, par chaque ouvrier, pendant la semaine, et dont le montant réuni doit être porté au crédit de Fins; eomme on le voit en(7). en: (8) Ceci est le temps appliqué aux vaches même pour les soigner, celui qui est employé à garder les bêtes au pâturage, étant destiné à faire tirer parti, sans autres frais, d’un produit qui, sans cela, serait en grande partie perdu, doit être porté au débit du fonds qui fournit le pâturage, lequel est, aussi, crédité de la valeur de ce pâturage; il en est de mème des frais de récolte des fourrages verts; ils doivent être portés au débit du fonds qui fournit ces fourrages, tout comme ce fonds doit être crédité de la valeur de ceux-ci. Jci le régisseur a-eu tort de calculer la nourriture au pâturage, au mème taux que la nourriture au vert dans l’étable, puisque, par le moyen de celle-ci, la totalité des excréments du bétail est convertie en fumier et est réunie au tas; tandis que, lorsque les bêtes vont au pâturage, près d’une moitié de ces excréments tombe ou sur le chemin, ou sur Le pâturâge lui-même sans lui profiter beaucoup. ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 70 Les‘frais qu'il en coûte pour cueillir la feuille nécessaire à la nourriture d’une bête, s'élèvent ici à la moitié de la valeur de celte nourriture. (9) Le régisseur aurait dû distinguer le temps employé au N.° 1, de celui employé au N.° 2. Du reste, lorsque’ le travail des N.% 1, 2 et 3 a été acheyé, il a été facile de répar- tir les frais sur les trois, en proportion de leur étendue. (10) Quoique tous ces travaux aient eu lien à un même fonds, il fallait distinguer ceux qui se rapportaient au chanvre, c’est-à-dire à la récolie, de ceux qui avaient en lieu pour un nouvel ensemencement. (11) Ce Baldini est payé à tant par mesure, comme on le verra au Journal mensuel; le vin seul est donné par journées et porté ici. (12) L'on a également commis une faute, en ne séparant pas ici les travaux pour le chanvre du N.° 35, de ceux pour le chanvre de la cour. (13) 72 livres racines de rutabagas ne sont pas l'équivalent de 4o livres foin see; ainsi fraîches;, il en faut environ 100 livres. Le prix de P. 0, 150 le quintal de 12 onces, com- parativement à o, 370 le quintal du foin, peut subsister. (14) Je fais employer le chiendent à la nourriture des bœufs; il est très-bon pour cela, et c’est une manière de payer, en partie, les frais du nettoiement des terres infestées par celte détestable plante. (15) Omis d'indiquer la quantité récoltée; l'indication de cette quantité faciliterait la S Jacques Véronési, régisseur, doit aux suivants: Froment, produit de la vente de 20 corbes à Louis Martelli de Medi- Cibane als ul. isa1p Je hist Guen{ces cie noivecd ufr ina Maïs|; produit de la vente de 4o:corbes à Gaspard Vespiniani CATTORE SE PRENONS RP ARS ARPAUNSS AAS de'rRe Bêétes à chepteil chez ÆAntonelli, vente de deux vaches pour P, 96, 25; dont porté ici ce qu’elles ont coûté lPannée dernière Métairie Belfiore, et au crédit du métayer Antonelli, sa moiué du'bhénéfice:sansceswaches# fous ab 15. amicales Sail Hi, SET Profits‘et pertes, la part du propriétaire du même bénefice. Canova, recu de l’ancien métayer Buzz à compte de sa dette Buchilles, produit de deux chariots dites vendus à Antoine Zabéron: de Eugo....,.. Lente OO de Me Le UE(TE Chenevottes, produit de h vente, de cinq, chariots, à Sante Baldini, Matthieu Bianchedi, Dominique Bianchi, Sante Ca- pra et François Véroh, chacun un chariot.......:..._.. Du dit Jour. P, 100,— 118,— 67, 20 &, 53 4355 3| [SA] La F | O3} Les suivants doivent audit V’éronési: Dépenses générales, traitement dudit régisseur pour Je mois de Septembre LOLD me ct R'12 025 Dit du copiste extraordinaire. ART ETS" trrC ae Dan 2,—- Collation en pain aux métay.” qui ont amené le maïs....— 24,© Achat de 3H: graisse pour les chariots: 222.52: Ar,=—" 56,- Bœufs Capital, achat de deux de quatre ans, au marché de Lugo, d'Antoine Sartoni de Cottignola..........,.:.. Bœufs entretien et travail, 4 Ib. huile consommées pour ka lampe en Août et Septembre....:......-.c.........: À REPORTER P. 102, 6o, 14, 62, 5 #7,:20,.,- sn QU ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 79% REerorT P. 102, 60, 5 Bestiaux& chepteil chez Antonelli, achat de deux vaches: au marché de Lugo, de Jacques Latuga, pour remplacer celles 5 62, P qu ont etéwendaes ff Ssoallilus 1600.00 n0e otilant Métairie-Belfiore, paxé à lemballeur Baldimi. pour emballage de FU P 5 280 Ib. chanvresà P. 0,:05;:0 le:quintsÿ dont la moitié doit portée être-au débit du métayer Antonellhi 2,44 4.4.2. Fumiers, achat de 4char.° à Lugo,de DominiqueZurla P. 10,— ) 69,:dEaminiqu; ——1——S."Agate, de Bentivoglio 1, 20 A née ie oops, Seganti à 1, 60 ——2———.,—-. 7 la, veuve Gadione ou an fs ibagte ss:& Jo Frais de voyage à Longastrino, p.en acheter— bo Froment, aucrib."Baldmi, criblage de 70 corbes, faisant la part du propriétaire, et une partie de celle des métayers, des semences pour celte année, à P'o,6n95: P. 1,05 Dit de 100 corb.° pour la vente à 0,01,- 1,— Dit. de 18 criblures et froment de reDut.:. 080.0 4 Ca Heu 0,01, 5] 0,27 Mesurage de 20 corbes vendues...——— 0,10 Métairie Canova, à lemballeur Baldimi, emballage de Ib. 755 chanvre à D, 0, 052.... He Métairie Pioppa, au même pour Ib. 1066, la moitié de cette dé- pense devant être imputée au débit du métayer Bellosi Mélairie Casetta, au même pour 1b. 640; la moitié de même au débridæmetayer Drusk 2 Me.... 1... us Métairie Fantona, au mème pour Ib. 272; la moitié de même au débit du métaÿer Baronëini..:::::.::°: PP- ÎWétairie Fornace, au même pour Ib. 922; la moitié de même au débit dû métayer Bassi............. À ou é Métairie Via Tiglio, au même pour lb. 466; toutes de la por- ! tion du propriétaire......... P. 0, 14 au fonienier Benghi pour avoir, OU: IE PAS. ce lu— 40 Transport d’un mesure gravier pour mettre au fond dudit puits— 40 54,—- “4608,- 17, 60,- 2,42,= 5e nn nil 10e = 11, ds a- sir — 94,7 À REPORTER P. 178, 77, 80: ÉCONOMIE! DE’ L'AGRICULTURE! . Report P. 178, 97,! Métairie Trignano, àu nsdlé Baldinr pour: Le tr: de 44o]b.: x| chanvre..eallan 1onslqrios curog.. saute esupark.s..oges 90 So vags— Chanvre, de 2° déni au même pour emballage de Ib.-1000, au même prixeb ssstladens. nou albit anuliornies sens Us 5a,- Maïs, au même pour mesurige de 40 corbes vendues P.:0,: 20 à AngelineGrandi, p.loyer de-son grenieren 1816 Bi", spa Anstruments et outils) payé au PPS Foraigal, son: compte ré= 6 duitio/cuod 9) ESS 40 PE— © Achat dé viéux cercle, afin d’en faire des plés petits pour mettre aux fonds des seaux-de cave::.= 30" Achat d’un puisgir'de enivre-pour les bossettes, pesant 41b! Gonces 1,10 Au serrurier Negyiani son compte éd.à LL hnhealite 200 ais Acliat de-fer au magasin de Lugo p. ferrer la nouvelle charrue àaroues ]b. 5, 1oncesào,06 P. 0,50,5: 5, 10: 30,08 0,46,5: 17, 6 à0, O6, unsoc1,05,0 1,8% Au tonnelier Siroli pour mettre des cercles à 3 seaux de cave......= 10 Au même pour réparer les jougs et les timons des bœufs..….....- 46 (Gi) 97 20; #aches, achat de 5 1b: huile Rp Pere rer consommées en Août et Septembre... hs". Se one— 60, Jeunes bêtes à cornes, je Ba Se Ai need RES Je Journées diverses, paye aux divers journaliers s employés, comme cela se voit aux 4 résumés des journaux hebdomadaires.. G62,. 43, Maitre-ouvrier Pasquali,son salaire et nourriture pour de cranbre 11, 60; Vacher Brunetti, celui de hui et sa femme, de nm se. 8,— 6,— Bouvier Véroli, salaire, y compris sa nourriture, de même....… Bouvier Tassinari, de même..........sup:rnmenesmesesses 6,— Métairie Fanni, curer le puits et y mettre du gravier au fond.— 5, Métairie Fornace, urer le puits.... serres. 2100 Due.#0 P. 289, 45, 4 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 8I Du dit So Septembre 1816. Journées diverses doivent aux suivants: a Poe, leur travail de cé) mois... ,...,.4......,.(a) P. 65,61; 5 SNS, dememes. An CROIS EL Rennes 2.3,(3) 6:09 0 a Métairie Trignano, nourriture du bétail au pâturage, avec de la luzerne verte, des rutabagas et de la feuille d’ormeau(4) 14, 26, 6 & Métairie. Palazzola, de même, au pâturage et avec de la feuille darbres.et de la luzerne.............: tu 20166,.5 a Métairie Maria, de même.............. OR De RES 8, 68, & Mélairie Fanni, de même, au pâturage et avec de la luzerne O VErRLE. 7 Te ER. À & Métairie Canova, de même, au pâturage, avec des ruta- bagas‘et de[x feuille d'arbres........,:..,. M 4. 17, 02,11 à Métairie Via Tiglio, de même, au pâturage, la moitié devant être portée au crédit du métayer Véronési.............(5)—, 75, 3 à Vin, celui consommé çe mois, Corb. 8, 235 pots vin pur, et— 14, 287— mi-vin, comme cela se voit aux Journaux hebdomadaires.......... 925, 91, 2 4 Foir, cel consommé, Quint. 55. 39, idem.........., 192, 73, 0 & Maître-ouvrier Pasquali, son travail de ce mois, idem.. 9, 42, 4 à Vacher Brunetli, travail de lui.et de sa femme, P.5, 60 et D A so ie aie eue FO ER es 7, A7.@ @ Bouvier Véroli, son travail de ce mois, zdem........... 5, 60, o: a Pouvier Tassinart, de même, 1dem-.......,.,.. REA 5, 60, 9 P. 205, 10, o Du dif Jour. Les suivants doivent 4 Journées diverses: Bœufs, leur entretien de ce mois, selon le détail porté sur les Journaux RÉbdomadameste.c he soul at À M un jen SPP NS, 64.6 RE meme RL Ro usa D.: 09:10, 9 Po ES 0 comes, de mème..."eo ce ee“0% 11} 1 À REPORTER P. 88, 82, o Z1 82. ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. Rerorr P. 88, 82, o Métairie Trignano; Travaux de bonificaion, culuver les plan- \ tations n'a 27.0... L'RRSR sME, 4 Travaux de culture annuelle:(6) Faucher.de l'herbe, cueillir de la feuille,.et garder les bêtes au pâturage.. P. 1, 58, 8 Transporter du fumier, labourer et semer en luzerne les n.”1,, 2:04. 29, 9% 3 Labourer, biner et recueillir le chien- dent sur les n.” 4,6,6,7,17;, 18, 19, et 20, pour les semailles de cette automne(7).......... 25, 53, 4 u Recueillir la graine de chanvre des 1., n24,b, 6(B);2.5.-.:0.-07e—, 73, 4 Passer au double battoir le chanvre de ces trois numéros.+-»++» Récolter les rutabagas des n.° 7, 179 19 et 20, les laver et donner aux ÉD RM NE es DD Curer les rigoles stables d’ecoulement des"1,2, 3, 4, 5, 6,18 et19. 4, 86, 1 :.—, 66, 7 ——— 61, 66, 9 “—, 70,© Vendanger..... —_—— Eh, 58,5 Métairie. Maria, faucher de Pherbe, cueillir de la feuille, et garder les bêtes au pâturage...:++++-| TR PRE à Faucher des herbes auprès des fossés, les fanner et serrer 20 quintaux foin.......-+.--: 1, 77& Récolter 4o quintaux pommes de terre au D.» et les transporter à Trignano....+.-++: 1, 61, 8 Récolter 10 quint. 40 Ib. carottes, au même n. 1, 11, 1 Labourer le terrain qui a rapporté ces deux récoltes—, 85, o Vendanges à à++ Re LR oo e 3 one tatin) 9; 55, k me À REPORTER P. 153, 79, 7, ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, 83 Report P. 153, 75, 7 Métairie Palazzola, faucher de l'herbe, cueillir de la feuille, et garder les bêtes au pâturage....... P,:'6,-97, 9 Done es n. Dbbieu ame Cid 4 Let 6,—, 0: Hiaivaux au chanvre du.n. 15....,|....:—, 70, 7 2 L Récolter des rulabagas ann. 5 7.7.9.,=, 77,© Vendanger, et charrier les raisins à la cave du propriclairé: 4.1... 0%. 2,129;.q . 15, 88, 6 Métäirie Fanni, faucher de l'herbe et garder les bêtes au Per ee. Faucher des herbes sur les n.”° 18 à 21, et les Peenlen.--.-....1..l—, 56; 2 Béchautmep les n, 16,129, 20.et 21:...... 4, 21, 4 Roniÿre tes luzernières n.” 2, 5, 7, 8,9, 10 et dr. à LS pouces profondeur,:. 4..... 20, 94, 2 Approfondir les rigoles stables des n.” 2 à12, et don am EN. 27"0 4007r, 9 Charrier deux charges fumier au n.° 12.....—, 80, 0 31, 75, 2 Métairie Canova, travaux au chanvre de la cour, et du BR ee ch dures ie... Po, D,& De même, à la graine de chanvre des dits.:.. 1, 15, 2% , la cour, à 14 pouces et demi; la niveler, __ enlever les mauvaises herbes, et semer enluzerne 5, o1, 6 : Recoñter les haricots aux n.” 28 et 29......#, 26, 4 Sarcler la garanee au p.193.....>.:....... 10, 68,® Recolter des rutabagas au n°22............ à, 2%, 4 Labourer les n.”° 14, 15, 21, 24, 25, 26, 27, 28, 30, 31, 52 et 55, pour les semailles d'automne 13, 47, 5 Culüver les vieilles plantations dans ces numéros.—, 54, G Culuver la DÉRDRRE Ce- dE dei 5 55, o Cueillir de la feuille et garder les bêtes au pâtu-, Pen pol m hr.«es. à 4 56,72 Faucher de l'herbe sur les n.” 6, 7 et8, et récolter Te im.+.- 0.. Le 1, 67,9 Vendanger, et charrier les raisins à la cave.. 5, 16, 1 .. 6:& 54, 20,& À REPORTER P. 255, 57, 8 84 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 7 Report P. 255, 57, 8 Mélairie Via Tiglio, labourer pour le métayer Véronési, et ason débit,. 9e PR Re Et 45020 Garder les bêtes au pâturage, la moitié au debit du dit(a) Ge MMA ne Fo MSIE RENE TRES 2, 64, 4 Métairie Casetta, culüver la pépinière....:. à+»+»« à— 07,© Buchilles, en charrier deux charges vendues à Lugo.....—, 86,# F'roment,,. enblage..ss.. RS 0. L'on Dépenses générales, corvée communale pour charrier du sable sur là£rande‘route. Su APP Re ee er O Ne Mel Vin, travaux de cave pour réduire les raisins en vin...... 2, 52,@ Bâche.(foin Maras)-faucher. 442000. 00, Oise P. 267, 55, 9 Du dit 30 Septembre. Fumiers doivent aux suivants: à Vaches, pour 44 charges, de 65 quintaux Fune, produites par elles durant ce mob, a P. 5.07 04 87. MP- 29 10, 0 & Jeunes bêtes à cornes, pour 2 Charges 4... 0. 168. 0 à Bœufs, pour 15 charge......,.............. 4, Bo, o P. 24,—, 0 Du méme jour. Métairie Fanni doi: à Fumiers, pour deux charges mises au n.° 12, achetées pour P. 4, 30, o Du même jour. Les suivants doivent à Béche(foin marais): Vaches,! charge, employée pour litiére... P. 1, 80, 8 Jeunes béles à cornes,?— de MEMBER ee dd COM Boœufs, L— de méme.+, ie 4 VOOR 3 charge. P.:h, 49, 5 Du méme jour. La Fromagerie doit: à, Vaches, pour Ib. 4200 lait produites par elles pendant ce mois P. 25, 08, 0 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 85 Du même jour, Graine de luzerne doit aux suivantes: a Métairie Maria, pour Ib. 90 récoltées au n°5, àP.0,15 P. 15, 50, o & Métairie Fanni,——85— Auxin. 20 et 29. 19595; 0 Ib. 175 P.:20, 29,© Du méme jour. Les suivants doivent à Graine de luzerne: Métairie Trignano, Ib. 60 semées aux n.° 1, 2 et 3... P. 9,—, 0 Métairie Canova, Ib. 25 semées à la cour..... 5 2, 7b,. 0 _ Du méme jour. Chanvre de première qualite. doi aux suivantes: & Métairie Pioppa, 1b. 533 récoltées à la part du propriétaire a P'éfaoless.. P:.27, 73, 0 Lo 633 à la part du meétayer‘ Bellos, dont àle créditer 27, 71, 0 55, 42,© & Métairie Casetta, 320 du propriétaire, à PA 00.4 2. n DO KO:0 320 du metayer Brusi, à son’ credit. 4.4. 103.10; 0 32, 324 o à Métairie Fornace, 460 du propriétaire, à P215 A0 4 AS go Oo 400 du métayer Bassi, à SOMYGICUL. 7.7 22" 02.0 & Métairie Fantona, 186 du propriétaire, à HR) doi. 5::. CD 186 du métayer Baroncini, à son Crédit:.:.= 8,92, o # NN Moiein'a0088222., De... P 155, 4, o 86 7 a Métairie & Métairie à Métairie à Métairie & élairie ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. CNT AN- Chanvre nl à Métairie | a Mélairre a]Mélairie a Métairie a Mélairie a /Métlarrie & Métairie a Métairie à Métairie a Mélairie |& JMétairie a Métairie & Métairie 106 corbes, RsrorT‘1b--2998 ue. mn 0.6 42, o Belfiore, 140 du propriétaire, à P.5. 7,—, o 140 du meétayer Antonelli, à SON PEU.«se= 0 arms© 14,—,© Via Tiglio, 466 du propriétaire; à PH. inerte Lol 25,0 266 du métayer Véronesi, à Son crédil. 2 4. 2800 0 58, 06, o Trignano ,; toutes au propriétaire, à P. 5, 20 22, 88,© Canova, 755 de même id. 39, 26, o Palazzola, 75 de même 3 P. 4,80 5, 68,0 Ib. 5260 net- P..27x, 28, a Du méme jour. de seconde qualité doit aux suivantes: Pioppa, pour 203 Ib. récoltées à la part du pro- puctaites à Pe35..:. P. 6h og... Casetta,— 120— de mélne.:.. 3, Do, 0 Fornace,— 67— dé meme... 412 01 0 Fantona,— 71— de éme. cr 2 00 Belfiore,— bo— de nemer 2m. dore c Via Tiglio,— 82— dé mème... 400 Palazzola,— 305— de héme. ne Le 10 000 Oaneba nr,— 195— defmême 0, een Trignano,— 426— de même..|:}: 296,0 1519 Tb: P. 45, 57,© Du méme jour. Maïs doit aux suivantes: à Métairie Pioppa, pour 48 corbes récoltées à la part du pro- priétaire, à P. 2, 90 P. r59, 20,© Casetta,— 27— dé même:.:,..: 76) 96,0 Fornace,— 12—* dé méme.:... 2 54, 60,© Fantonà,»— 16— 48 même:.., 040) do Belfiore,— 3— dé méme.|,+. 6, voi ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. Du méme jour. Pommes de terre doivent: à Métairie Maria, pour 40 quintaux recoltés au n.° 1... P. 7, 44,© Du mème jour. Carottes doivent: à Métairie Maria, pour 10 quint. 4o Ib. récoltés au même n.° P. 1, 80, o æ- Du méme jour. Les suivants doivent à Graine de navette: à Métairie Via Tiglio, 3 Ib. semées sur un chenevier, à P.0, 10, dont la moitié au débit du métayer P.—, 30, o Îétairie Casetta, 4— de: méme 46 bit 140 Métairie Pioppa, 6— de MEME Une Dion 100, 0 Terre de Massa Lom- barda, 25— cédées, pour la dite, à Barbiéri... 2, Bo, 0 58 1b. P::135%60, 0 —Du même jour. "… Chenevottes doivent aux suivantes: à Métairie Trignano, 2 charges produit du battage du chanvre À desin."n4 ret.6 tas PS 0 a Mélairie Canova, 2— produit du battage du chauvre s dela cour et du n° 494.1: 2,—, o à Métairie Palazzola, 1— produit du battage du chanvre d de la cof ete du m.° 15..: 1,—, o 5 charges. P. 5,—, o Du même jour. Haricots doivent aux suivantes: à Mélairie Pioppa, pour corb. o, 5 q. récoltés, à la part du : propriétaire, à P. 3, 5o. P. 1, 09, o & Métairie Casetta,—— 0, 2— de même.#...—, 45, o d Métairie Via Tiglio,—— 0, 3— de même.,,.:.—, 65,0 & Métairie Canova,—— 9,0— dé même...:. 34% 50, o à Métairie Trignano,—— 0, 4—. de même,....—, 87, 0 Corbes 9,14 q. P."9 4, 54, o 88 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. : Du méme jour. Foins doivent aux suivantes: à Métairie Canova, 13 quintaux de moindre qualité recoliés, à P. o, 18, 6 le quintal.. P. 2,&1, 8 à Métairie Fannis 10— de même.... P.1, 86, 0 6 quint. bonne qualité, à P-0, 97, 0.. 2, 22, 0 4, 08,© à Métairie Maria, 20— ne Dee Re ASE NA RS TAPER & Métairie Trignano, 15 q. luzerne sèche des n.” 14,15 et 16, 4,.81,:0 & Métairie Palazzola, 10 q. de même, du n° 21....... 3, 70, 0 Quintaux 43 Q. 29 P. 18, 72, 8 Du méme jour. Le Propriétaire doit: x CT CHAR Û FF 117 à Chanvre première qualité, pour Ïb. 5072 net, expédices pour son compte à N. N. à Bologne afin de l’acheminer à la des-: tination que ce premier luÿæ donnée(10)...... an V9 Du méme jour. Les suivans doivent à Froment: Lui-méme(11), pour 6 corb. 9.q. déchet sur 100 corbes criblées os pour être vendues............u....s..sve. P. 31, 61, 2 Pour 5 corbes 2 q. déchet sur le criblage des semences..... D Cet res ARR Er NL 4 328562, D) Pour 1 corbe 8 q. bon froment retiré du criblage des criblures, à P. 4, 50............. ro DE Criblures, pour 7 corbes criblures de diverses qua- fins reunées dudit.......... nee". ts Du même jour. Les suivants doivent à Froment rebut: Froment, pour 3 corbes 4 q. bon froment retiré du criblage de 1, EURE 19, 504) rb. 4, 5o, 0: LP: 18, nf| G*|| 8 corbes froment rebuts,..: 600 ete ne Criblures, pour 2 corb. 4 q. retirées du eriblage des mêmes 8 co ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. Du dit jour. Les suivants doivent à 7’in: Lui- méme, 5 corb. 2 pots, décale et lies, à P, 0, 05, 2 le pote ui. PL v P.:8, 06, 4 Froment,—— 10— bus par les bouviers qui ont amené le froment..........—, 48, o Mais,+—— 410— bus/par les bouviers qui ont amencilelmaiss 2% 22... ui 20 5 09) O Îétairie Via Tiglio, 6——— consommées par Véronési et sa famille, à mettre à son débit. 9, 60, o P. 18, 46, 4. À S. Acare, ce 15 Octobre 1816. (Signé) VERONESI. # Tel est le journal que j'ai recu pour le mois de Septembre 1816; l'on a pu voir que tout le détail des journaux bebdomadaires y est réuni au compte de journées diverses, en débit et crédit. En effet si nous jetons un coup d’œil en arrière sur ces journaux hebdomadaires, nous#rouvons que la somme, soit du débit soit du crédit, s'élève désle 1au. 7 Septembre a... P 6h; 97, — 8-- 14— ER 66, 42, 5 :— 15-- 91— ane de 66, 18, 8 — 22-- 28— Phi 69, 64, 9 126759"9 NB. Le crédit et débit du 29 et du 30 entrent dans, le compte de la première semaine d'Octobre. On fait ainsi pour ne pas partager les semaines, et il en résulte qu'il y a quelquefois cinq semaines dans un mois de comptabilité des journées diverses. Si, maintenant, nous cherchons, sur le journal mensuel, la somme du crédit de journées diverses, nous la trouvons bien être de ces P. 267, 53, 9; et si nous recherchons la somme du débit, nous trouvons d’abord au crédit de Véronési, pour salaire aux ouvriers.....,...........-. P. 62, 45, 9 rc de divess comptes........ 205, 10,© P. 267, 55, 9) Ce qui fait également notre balance. Dans le journal mensuel, chaqne opération se trouve notée d’uné manière assez précise pour qu'on en connaisse les frais, en bloc, et si l’on désire en 12 90 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. connaître les détails, exécutée, et qui est l’ouvrier qui l’a dirigée, où n’a qu'à ouvrir les journaux hebdomadaires, et l’on y trouve tout ce qu’on peut désirer à cet égard. Je dois maintenant donner les observations auxquelles renvoient les Numéros n a rencontrés dans la lecture du journal; je relèverai ainsi, non des jamais, mais de légères fautes, ou d'administration, savoir, par exemple, par combien d'ouvriers elle a cté qu’o erreurs, car il n’y en a ou de rédaction. (1) Pour ce qu'on paie en frais d'achat, construction et réparation des instruments, il ne suffit pas d’énumérer au journal, comme on il faut aussi indiquer l'application de ces débours, ainsi dire, par exemple: roues neuve, destinée à labourer des terrains trop secs le voit ici, les divers débours qui ont eu lieu; Façon et matériaux d’une charrue à y marcher régulièrement......... P,» pour que la charrue sans roues puisse » Pour réparotion d’un avant-irain decharrue sait etais ie ser eAeeNtse Achat d’un puisoir de cuivre pour fa vendampe.....:...,....""1".%% et ainsi de suite, de manière à établir là balance de la somme payée. Cette récapitulation est utile pour la rédaction de l'inventaire à la fin de l'année. (2) Voici un exemple unique, pour moi du moins, du bon emploi des bœufs; sur 180 journées si, ce mois-ci, les bœufs présentent-ils un continuel qui eut lieu, dans cette con- nnée, le compte d'entretien et travail » ouvrières, il n’y en a eu que 25 de chômage; aus bénéfice de P. 41. 98; cela est dù au‘beau temps trée-là, pendant tout le mois de Septembre. Cette a de mes bœufs s’est soldé en bénéfice, ce qui ne m'est, je crois, jamais arrivé; en revanche, comme la terre était excessivement sèche, il a fallu presque toujours une moilié plus de bêtes qu'il n’en faut, d'ordinaire, pour exécuter les labours dans cette contrée. Je dois observer, du reste, qu'il s’en faut de beaucoup que ces P. 41, 98 soient un bénéfice net, puisqu'il y a encore à déduire l’usage des chariots et instruments aratoires, et le coûteux entretien des bœufs durant la saison morte, ou, si l’on veut, la perte sur le capi- enfin, l'intérêt du capital, et le loyer de létable. ial pour les revendre en automne, et, et c’est la plus grande faute d’ad- (3) Les vaches n'ont presque point£té employées, ministration que j'aie à reprocher au régisseur, (4) Ici le journal devait spécifier la part que le pâturage, la feuille, la luzerne et les rulabagas de chaque Numéro avaient à celte somme. En reprenant les journaux hebdoma- daires, je puis en dresser le compte, mais c’est un travail que le rédacteur du journal devait m'épargner. Cette observation est applicable à toutes les autres métairies. (5) De mes bêtes propres ont été au pâturage sur la métairie cullivée par Véronési; d’après le principe établi dans les baux à métairie, la moitié du produit brut de ce pà- turage doit appartenir au mélayer; en revanche celui-ci doit supporter en entier les frais de garde de ces bêtes. (6) Je distingue toujours des frais de eulture les travaux de bonifications la dénomination frais de culture, je comprends tous Ceux qui se rapportent aux récoltes, lors même que ces frais seraient deslinés x une série d'années; comme, par exemple, les se- mailles de luzerne, de garance, elc,; seulement je répartis ces frais sur les années de la du compte d’une année à celui de la suivante. capitales. Sous durée, en en transportant le résidu, ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. gL J'éclaircirai ceci par des exemples. Planter des ormeaux et de la vigne en lignes, est considéré, par moi, comme une boni- fication capitale, mais jen déduis le produit net des vieux arbres arrachés. En revanche, si j'ai établi, par exemple, une luzernière, jen répartis les frais sur les années de sa durée, comme on le verra dans un tableau que je placerai à la fin de cet ouvrage, et pour cet effet je porte chaque année, par bilan de sortie, au débit de l’année suivante, la partie de ces frais d'établissement qui doit être imputée non-seulement à celte année, mais encore à celles qui doivent lui succéder. (7) La dépense de chacun de ces Numéros avrait dû être indiquée séparément. (8) Le produit de chacun de ces Numéros devrait l'être de même. (9) Ici il y a erreur de distribution; la totalité des frais doit être à la charge du métayer; celte garde est comme une dépense de récolte; le pâturage vaut lx nourriture des bêtes, moins la garde et le fumier perdu. (10) Le régisseur a laissé le prix en blane, parce qu'il ne le connaissait pas. {11) Les 6 corbes 9 q.et les 5 corbes 2 q. étant une perte, ils ne doivent être portés, an Débit, que dans la colonne de l’argent comme augmentation de prix à ce qui reste, et non dans la colonne du grain; en revanche, au Crédit, ils doivent être portés dans l’un et dans l'autre, puisque la quantité qui existait dans le grenier est diminuée d’autant. C’est précisément lopposé pour les 1 c. 8 q.; c’est une entrée effective qui doit être portée au Débit dans la colonne intérieure du grain, comme à celle de l'argent; en revanche, au Crédit, seulement dans la colonne de l'argent, parce que c’est un gain, el non une sortie. Les 7 c. criblures viennent, au Débit de leur compte, dans l’une el l’autre des colonnes, et, dans le Crédit du compte de froment, seulement dans la colonne de l'argent. En effet cette perte a déjà été portée en sortie, au compte de froment, comme déchet. (5/1 2 Jose me flatter que les exemples et les explications que je viens de donner, suffront pour faire comprendre cette méthode de comptabilité, à tous les cultivateurs qui ont quelque connaissance de l’art de tenir les livres en parues doubles. (.." AG. Le Grand livre d'exploitation est tellement semblable àä,ceux qu’on tient ordinairement, qu'il serait supperflu de s'arrêter à en faire la descripuon. Je me bornerai donc à donner des directions qui se rapportent à quelques comptes particuliers. Je réunis dans un compte de Dépenses générales les impôts, Îles corvées pour l’entretien des routes et chemins, et les dépenses d'administration ou autres qui ne peuvent être imputées à aueun fonds en particulier. Dans Ja bonne règle, à Ja fin de l’année, le solde de ce compte doit être réparti à 92 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. charge de tous les fonds, proportionellement à leur valeur établie d’aprèsile cadastre des impositions, L Le compte de Profits et pertes est celui où viennent se fondre, en Débit et Crédit, les profits ou les pertes de tous les autres comptes de l’exploita- tion, sauf ceux du Capital en circulation pour l'exploitation, lequel, lui-même, recoit l'issue du compte de Profits et pertes, en Débit si les pertes dominent, et en Crédit si ce sont les bénéfices. Le compte d’Znstruments et outils d'agriculture comprend au Devoir 1.° la valeur capitale des instruments, selon l'inventaire inséré au journal du Bilan d'entrée. 2.° Celle de l'achat de nouveaux instruments et de la réparation des. anciens. 3.° Le montant de l'intérêt du capital qu’ils représentent; cet intérêt doit être porté directement au crédit de Capital en circulation, comme dü au pro priétaire pour l'avance du capital des instruments. L’Æ4voir du même compte se compose 1.° des ventes, s'il y en a eu. 2.° De la valeur de ces instruments et outils, à la fin de l’année, selon l'inventaire dressé pour être inséré tant au Bilan de sortie, qu'à celui d'entrée de l’année suivante. 3.” Du surplus, qui représente l’usage et la dégradauon de ces instruments et ouüls, et qui doit être porté au Débit des valets, des journaliers, des chevaux, et des bœuafs et autres bêtes de trait, pour chacun, autant que cela se peut, proportionné- ment à la valeur et à l'usure des instruments qu’ils ont mis en œuvre. Au compte de chaque valet vient, au Devoir, ce qu'on a payé à ce valet pour gage, son entretien et toutes les dépenses accessoires dont 1l a pu être Pobjet, et, dans leur nombre, sa part de l'usure des outils. A l'Avoir vient Île montant du travail effectif que ce valet a fait. Les journées de valets étant estimées d'avance, par approximation, il serait fort difficile que le Devoir et l'Avoir des comptes de ces gens balançassent complètement, à la fin de l’année; le solde qu'il faut pour faire cette balance doit, en conséquence, être porté au débit de Dépenses générales, pour être réparti, comme le reste de ces dépenses, sur tous les fonds; si, au contraire, il y a du revenant-bon, il doit être porté au crédit des mêmes Dépenses générales. Ïl en est de même du compte de Journaliers. Le compte des Chevaux et des autres bêtes est fondé sur les mêmes prin- cipes. Le compte des Bétiments, sis coûtent d'entretien plus qu'ils ne pro- disent, doit être balancé par le compte de Dépenses générales, comme une dépense qui doit être supportée par tous les fonds. S'il y a du bénéfice, au contraire, il doit être porté à Profits et pertes comme produit d’un fonds. ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 99 Le compté de chaque espèce de denrée doit contenir, au Deyoir et à Avoir, une colonne intérieure pour recevoir l’indication des quantités maté: rielles qui entrent en magasin ou qui en sortent, et dont on porte en même temps la valeur dans la colonne de l’argent. Le solde en bénéfice ou en perte, doit être rencontré avec le compte de Profits et pertes. Au reste, si l’on garde des denrées en provision, il est juste qu’elles bonifient à Capital en cér- culation, l'intérêt du capital qu’on a laissé absorber par elles dans l'espérance d’en tirer un meilleur part. En général chaque branche de l'exploitation doit bonilier l'intérêt des avances qu’on lui a faites, si, du moins, on veut con- naître le produit net réel de chacune de ces branches. Le compte de chaque métairie ou de chaque fonds particulier se compose: au Devoir 1.° De tous les travaux qui y ont été faits pour la récolte prochaine, ou pour bonifications capitales. 2.° De toutes les fournitures en engrais, semences ou autres choses. 3.” Des intérêts de ces avances, si elles ont eu lieu à une époque éloignée. 4.° De sa part proportionnelle des Dépenses générales. L’Avoir, au contraire, se compose: 1.° de la valeur de tous les produits, quels qu'ils soient, que ce fonds a donnés pendant lannée, lesquels, en re- vanche, doivent être portés au Débit des comptes des diverses denrées en pro- vision. 2.° Du montant, porté au Débit du compte des Æméliorations capi- tales, des bonifications capitales faites pendant l’année. 5.9 Du montant à porter à charge de Bilan de sortie des avances faites pour Pannée où les années sui- vantes. On concoit que les frais de semailles d'automne, par exemple, doivent être transportés, de cette manière, d’une année à l’autre; mais cè n’est pas tout; lés engrais, par exemple, qu’on donne à une récolte» ne sont pas en- tièrement absorbés par elle, il en reste une partie dans le sol, et cette partie doit être portée à la charge de la récolte suivante; sauf à celle-ci, si elle n’absorbe pas en entier ce reste, à se décharger du montant de ce qu’elle aura laissé dans le sol, sur la récolte qui doit la suivre. C’est ainsi qu'une récolte racine absorbera probablement de 4o à 60 quintaux fumier par journal; que la récolte céréale qui suivra, absorbers une moitié du fumier que ceite récolte sarclée aura laissé; le trèfle rien, et la seconde récolte céréale le surplus; sauf cependant ce qui demeure toujours dans le sol lorsqu'il n’est que dans un état d’épuisement ordinaire. Cette proportion, quoique moins précise que celle qui nous a été donnée par lillustre Thaer auf. 258 de ses Principes raisonnés d’ Agriculture, traducüon française, est assez Voisine de la réalité pour que AOUS puissions nous en contenter dans des comptes de ce genre. Il est des avances de culture qui ne doivent rentrer qu’au bout de quelques 9k ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. années, comme par exemple celles de la garance; d’autres qui doivent être réparties sur plusieurs années de jouissance, comme par exemple l’établisse- ment de champs de luzerne et de sainfoin; jindiquerai dans un tableau placé à la fin de cet ouvrage, quelle est la partie de ces avances qui doit être laissée à la charge de chaque année, et celle qui est représentée par les sucs qne cet état d’herbage laisse dans le sol, au moment où il cesse pour faire place à la culture. Au reste, la répartition de toutes ces choses demande, de la part de celui qui uent la compubilité, un jugement parfait et beaucoup de sagacité. Si la somme du Crédit est plus forte que celle du Débit du compte d’un fonds, ce fonds se trouve, alors, avoir donné du bénéfice, et, comme nous l'avons vu plus haut, on porte au Crédit de Profits et pertes la somme qu'il faut ajouter au Débit de ce fonds pour balancer son compte. Si, au contraire, le Devoir surpasse le montant de PAvoir, alors le fonds a donné de la perte, et il faut la porter au Débit de Profits et pertes. Dans les commencements ce dermicr cas se réalisera souvent; ce ne sera qu'à d’une entreprise agricole, qu’on apprendra à éviter les opérations l’aide d’une comptabilité bien en régle, passives. Pour les fonds cultivés par des métayers, on ajoute des colonnes intérieures 3 on y répète toutes les sommes des articles ant au Devoir qu'à PAvoir, et l l, l’on peut se dispenser d'ouvrir qui concernent le métayer en particulier; ainsi à celui-ci un compte à part. La méthode de comptabilité que je viens de décrire suffit, sans contredit, pour que celui qui veut se donner la peine de rechercher les détails, puisse faire le compte des dépenses et produits de chaque récolte; mais il m'a paru que, pour les premières années d’une entreprise rurale, ce n’était point encore assez, qu'il fallait se procurer un tableau de ces résultats qui fût continuelle- ,+ x, 7 ment en évidence, de manière à garanur des erreurs qu st en partie à cela que je destine les plans une négligence pour- rait facilement laisser échapper; c’e dont j'ai parlé ci-devant page 75, observ. 17. HR Lip À à Pour chaque métairie jai 1." un plan de bonifcations capitales. 2.° Des plans annuels de culture. Le premier est un plan de la possession avec ses div n et avant la bonification; j'y trace les les plantations, à mesure qu’elles à pouvoir toujours Y isions, fossés et arbres, 1els qu'ils étaient à la prise de possessio améliorations capitales, la nouvelle division et ont lieu, et y inscris les frais de chacune, de manière ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, 95 recourir pour vériñier ce qu’elles me coûtent, et n’en servir de guide pour les opérations du même genre que Jai à faire dans la suite. Ceci m'est d’au- tant plus uule, que mes fonds étant uniformes et plats, présentent, à peu près partout, les mêmes opérations à faire, et les mêmes difficultés à vaincre; de sorte qu'une opération faite économiquement dans un lieu, fournit les moyens de se former un tarif assez juste de ce que les autres du même genre doivent coûter. Je puis, ainsi, quoique éloigné de mes propriétés, en con- trôler toutes les opérations, et, de cette manière, je suis parvenu à faire exé- cuter la plupart de ces opérations, pour une moitié moins que ce qu’elles me coûlaient avant l'introduction de cette métode de comptabilité. Au reste, lorsque la bonification est finie, ce plan de bonification, déposé dans ma petite archive, est une chose assez instructive et curieuse à laisser à mes successeurs. Le plan de culture demande, en général, à être renouvelé tous les ans; ül doit: contenir toutes les divisions et subdivisions, numérotées, comme dans le plan de bonification, avec cette distinction, que, ce premier contenant les anciennes division et ensuite les nouvelles, j'ai dû donner, à chacun de ces genres de division, une numération disuncte, et que, sur le plan de culture, il n’y a plus que Pétat actuel et un seul genre de numéros. Sur chacune des divisions, ou même des subdivisions, s’il me convient d’en séparer le compte, j'inscris: (a) Au commencement de l’année, les dépenses reportées dès l’année ou les années précedentes, en ayant soin d'indiquer la quantité d’engrais qui reste dans le sol, et sa date. (b) Ensuite, mois par mois, et à mesure de l’arrivée des journaux, les dé- penses qui se rapportent aux mèmes divisions, et les récoltes ou produits qu’on en a retirés. (c) A la fin de l’année, j'ajoute aux produits le montant des dépenses qui doivent être imputées à l’année suivante; pour être trés-exact, il faudrait au- paravant ajouter, aux dépenses, la part des dépenses générales que ce terrain | doit supporter, et l'intérêt des avances qui lui ont été faites. En déduisant le montant total de ces dépenses, du montant total dé la recette, auquel jajoute celui des frais qui doivent être mis à charge de l'année suivante, je trouve alors, pour résultat, le produit net de l’année. Une copie du plan de chaque métairie avec ses divisions est entre les mains * de mon régisseur, et, par le moyen des numéros, nous nous entendons avec la plus grande facilité, comme on a pu le voir dans les journaux, soit pour. les ordres, soit pour les explications à donner. 96 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. f. 48. Tout cultivateur qui suivra cette méthode, sera, j'ose le lui assurer, salutai- rement effrayé de la quantité de fausses spéculations agricoles qu’il fait, et il se convaincra bien vite de la nécessité d'apporter des charnsements à son économie; dans tous les cas il verra, du premier coup d'œil, quels sont les produits qui lui présentent le plus d'avantages. $. 4g. Mais, me dira-t-on, que de peines, que de travail, que de soins, pour une carrière dans laquelle on ne cherche, d’ordinaire, qu’à laisser couler douce- ment la vie! À cela je répondrai, que je n’écris point pour ces gens qui sont toujours. sausfaits de la médiocrité, et qui ne veulent que ce qui a été fait par leurs peres. Ül serait fort inutile d'écrire pour ces personnes-là, elles ne lisent point, et surtout elles ne se donnent jamais la peine de rien changer à leurs habitudes. Je m'adresse à ces personnes, de quelque ordre qu’elles soient, qui aiment à voir le succès couronner leurs efforts; qui veulent que, de leur peine, il résulte un profit, alors même que ce profit ne serait point nécessaire à leur existence, et qui recherchent la perfection et laccomplissement dans. tout ce qu’elles entreprennent; je m’adresse à ces personnes, quelles. qu’elles. soient, qui veulent le bien des nations, comme celui des particuliers, qui savent que la richesse de celles-là se compose essentiellement du bon emploi de tous les individus qui en font partie, et que ce qui est nuisible au parti- culier dans l’exercice raisonnable de ses facultés, nuit en général aussi à l’as- sociation dont il fait parte. Ces hommes-là ne rejetteront point une chose bonne, parce qu’elle doit donner un peu de travail. Au reste, ce travail en lui-même est fort peu de chose pour un homme acuf, et il serait bien peu coûteux, Si on voulait en charger une personne salariée. Jai deux exploitations rurales, dans la basse Romagne, l’une. d’une terre de 5oo journaux, dont 200 sont cultivées par des, métayers; celte terre est régie par une seule personne, qui suffirait parfaitement à sa tâche, si une certaine habitude de fréquenter les marchés ne lui enlevait une partie de son temps, que je lui fais remplacer par un copiste temporaire, D'ailleurs cet agent a quelques autres occupations qui me sont étrangères.| L'autre terre comprend 1680 jonrnaux, dont 1100. environ, sont ou affer- mes ou culivés par des métayers, et une dime qui s'étend sur 4500 journaux. ÉCONOMIR DE L'AGRICULTURE. Or ° y#:: Cette terre a un intendant ou régisseur qui est, en même temps, teneur de livres: proportionnément à l'étendue de l’une et de l’autre de ces terres, le ; Prop; persomitel est, à peu de chose près, aussi coûteux dans l’une que dans Pautre. Le régisseur de chacune de ces terres m'envoie,‘tous les mois, la copie de son journal pour ce mois. Jl suffit de quatre ou cinq heures de travail pour la rapporter sur le grand livre de la prennère de ces ierres, et de deux ow trois pour inscrire les opérations sur les plans respecufs; voilà douc, chaque mois, sept heures d’employées; c'est par Annee. Au, Le. À cela it faut ajouter l'ouverture des comptes au grand livre..... Ea copie du plan des cinq métairies que je tieus à économie. Pour balancer les comptes à la fin de l'année à faire le bilan... Correspondance 8 heures par mois.......,.....,............ - à 12 par jour, cela fait 23 À jours par année. TOTAE. 84 heures 12 50 60 96 282 heures La seconde de ces terres emploie environ une moitié plus de temps; de sorte que les deux ensemble absorbent, dans lannce, 55 à 60 journées. Si un défaut de capacité, ou un certain éloignement pour ce genre d’occu- pation, me forcaient à remettre ce soin à une personue à gages, en la salariänt, même très-convenablement; je ne pense pas que quelques centaines de francs fussent à regretter, lorsqu'elles seraient employées à un tel contrôle de toutes les opérations de mes économies rurales, Au reste, quel que soit le genre de comptabilité que lon suive, il faudra toujours y consacrer quelques instants, et à ceux-ci il faudra ajouter ces longues journées que passe, au milieu de l'inquiétude, du doute sur la probité de ses employés, de la recherche des causes de ses mécomptes, Île propriétaire dont l'administration ne s’appure que sur une comptabilité générale; ces jour- nées seront bién plus pénibles, plus fatigantes, que les soixante que je con- saere, chaque année, à acquérir une connaissance aprofondie de mes intérêts;. et, sur la bonne administration de mes agents, des preuves qui me com- mandent l'attachement pour eux et la reconnaissance pour leur zèle(1). Avant d’avoir réduit toutes choses à cette parfaite régularité, j'avais cru {1) Depuis que ceci a été écrit, une grande partie de mes lerres qui étaient cultivées à économie ou par valets et ouvriers, a été amétayée; le surplus le sera de même dans 1a suite; le travail de la comptabilité est donc considérablement réduit, soit pour les régis- seurs, soit pour moi ou pour la personne que j'emploierais à tenir mes livres, et il tend à \ se réduire chaque jour davantage. Fe Æ Ko rvemn Toito"7 cs etc 13 pee — Error, ET 9$ ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. devoir recourir à un secrétaire; auqel je confiais ces soins; mais outre que je ne scrutais plus les choses qui m'intéressaient avec le même détail, et que, par conséquent, je devais diriger moins judicieusement, je trouvais plus fau- gnant d’avoir à‘prescrire et surveiller ce travail, qu’à le faire moi-même. Je me séparai done de ce secrétaire, et repris des soins qui, pour moi, ne sont qu'un amusement. Je conviens qu'il faut que dans un pays où les régisseur cependant j'y suis parvenu, Sans difficulté, avec un de mes agents qui est né dans lque peine pour établir ce genre de comptabilité s sont pris dans une classe fort peu instruite ÿ Ja classe des paysans. Je m’attachai d’abord à démontrer à ce régisseur la nécessité de ce travail, en lui prouvant qu'il faisait, pour moi, des opérations absolument passives; c’est- taient plus qu’elles ne pouvaient produire; il fut frappé et peiné tout à la fois de ses fautes, et me demanda de lui expliquer mes idées, de lui uivre. Je satisfis à sa demande, et, huit jours après, rédiger un modèle qu'il pûts il m’apporta son jouroal, rédigé avec une exactitude qu'il avait poussée jusqu'aux à-dire, qui coù millièmes de franc. Jose assurer que tout régisseur qui nest pas en état d'apprendre, en peu de jours, à rédiger des journaux semblables, ne sera nullement capable de diriger, avec avantage, une exploitaäon rurale de quelque étendue, et que, s’il ne üent pas une telle comptabilité, quelle que soit sa capacité et son expé- rience, il commetlra sans cesse des erreurs d'économie tout à fait fâcheuses. Quant à moi, je me fais un devoir de reconnaître que je dois à ma compta- bilité la plus grande partie des connaissances les plus solides que jai pu acquérir en agriculture, et qu'il ne s'est écoulé aucune année où elle ne rnait montré et ne me montre des fautes d'économie de la plus grande conséquence, que, sans en sorte que je conçois à peine qu'on ose elle, je n’eusse point aperçues, ande exploitauon agricole. s'engager, sans un tel guide, dans une gr Proportion entre les engrais, le fourrage et le bétail. $.. Bo. calculer quelle est et doit être Rien n’est si rare que de voir les cultivateurs et les engrais, le four- la véritable proportion, entre l'étendue de leurs terres, rage et le bétail de leur exploitation rustique. Presque tous culuvent ùne étendue de terre plus grande que celle qu'ils savent amender convenablement, » LA CR"%: Vis, ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE."+. ce et, ainsi, ieu* exploitation ne leur donne, en aucune manière, les bénéfiers dont elle serait suscepuble. Plusieurs entretiennent plus de bétaii qu'ils n’en peuvent nourrir d’une ma- nière convenable, et il n’est pas rare qu'ils soient réduus, ou à vendre leurs bêtes à un prix inférieur à ce qu’elles valent, ou à les nourrir avec üné Dar Ç\- monie telle, que ces bêtes dépérissent sans donner de rente, où enfin à se procurer, au-dehors, un supplément de fourrage, quelquefois aux prix les plus ruineux. Un peut nombre d'hommes sages seul, combine son économie de manière à lui conserver toujours les proportions les plus profitables. On ne saurait trop le répéter aux agriculteurs, il n’en coûte pas davantage de cultiver le sol pour une récolte de dix et même de quinze pour un de semence, que pour une qui ne donne que trois pour un. La richesse du sol, c’est-à-dire la quantité des sucs nutritifs qu’il contient, ou bien la proportion d’engrais qu'il a reçue et qui ne lur a pas encore été ôtée, souvent seule, déter- minent cette différence dans la quantité des produits, sans que, pour l’ordi- maire, la valeur de la partie de ces sucs qui est absorbée par l'augmentation de ces produits, approche de la valeur qu'a cette augmentation de récolte. f.. 5x, Selon le principe posé par Thaer au 6. 258 de la traduction française de Pouvrage précité, un scheffel froment bien nourri(1) absorberait, dans le sol qui le produit, une quantité de sucs égale à}£ d’une charge de vingt quintaux fumier; ou, si l’on veut, 13 quintaux fumier(2). J'ai lieu de croire que cette proportion ne se vérifie que lorsque ce fumier provient de bêtes dans la nour- riture desquelles la paille est entrée pour beaucoup, et, ainsi, n’est pas de très- bonne qualité; mais, en l’admettant pour réelle, et en supposant que la charge de 20 quintaux fumier(3) coûte+ 8, outre Ÿ 1, 23 pour la transporter et Pé- pandre, chaque scheffel(4) froment qu'une augmentation de fumier procurerait dé plus, sur un terrain d’ailleurs ensemencé, ne coûterait que Ÿ 6. La petite augmentation qui a lieu dans les frais de récolte et de bauage, est plus que (1) C'est-à-dire, 1909 hectolitres; 45 kilogrammes environ: (2) 650 kilogrammes. Ainsi un hectolitre froment absorberait 1188 kilogrammes fumier; une coupe de Genève 937 kilogrammes fumier. (3) 1000 kilogrammes: (4) C'est-à-dire, chaque quantité de 45 Kilogrammes fromenti. 100 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. compensée par l'augmentation de quantité de la paille, et par l'épargne de | semence qu’on peut faire, lorsque le sol a été richement amendé, sur la quan- tité qui est nécessaire pour amender un terrain maigre. I paraît donc que toute la quantité d’engreis qu’on ajoute au terrain, jusqu’à celle qui ferait verser Les céréales par lasciveté, procure, par chaque quantité de 13 quiutaux fumier, un bénéfice égal à la différence qu'il y a entre ce que coûte ce fumier, et le prix auquel se vend le scheffel froment(1).{1 ne faut pas perdre de vue, au reste, que ce bénéfice ne se réalise pas entièrement sur la pre- mière récolte céréale; mais seulement sur l’ensemble des récoltes qui com- posent la rotation, ou le cours de l’assolement. Selon ce que je viens de dire, si le froment se vendait+ 18 le quintal où les 5o kilogrammes, le cultivateur tronverait encore de l'avantage à acheter du fumier à 20 la charge de 20 quintaux, pour le donner au terrain qu’il en- semence, et ceci d'autant mieux que la récolte de trèfle qu’on place ordi- nairement entre les deux premières récoltes céréales, devenant d’autant plus belle que Le sol où elle végéte a reçu plus engrais, il en résulte, non-seule- ment un bénéfice considérable sur ce trèfle, mais encore une augmentation réelle de la richesse du sol et de sa fécondité, par suite de la beauté de çe trèfle(2), fi: Sa Essayons de démontrer ce que je viens de dire par un exemple qui soît à la portée de toutle monde, et, pour cela, supposons que deux frères aient par- tagé entre eux une étendue de 20 journaux terrain parfaitement égaux en qualité, et culuvent chacun leur part, sans autre différence, si ce n’est que Jean donne à son terrain 10 charges de 20 quintaux fumier par journal, tandis que Jacques ne lui fa aucune avance de ce genre. (1) Ou, par chaque quantité de 1188 kilogrammes fumier, un bénéfice égal à la diffé- rence qu'il y a entre ce que coûte ce fumier et ce que coûterait un hectolitre froment, et, par chaque quantité de 937 kilogrammes fumier, un bénéfice égal à la différence qu'il y a entre ce que coûte ce fumier et ce que coûterait une coupe froment, mesure de Genève. (2) La reproduction d’un hectolitre froment en sus de la semence, absorbant, dans le sol, une quantité de sucs égale à 1188 kilogrammes fumier de médiocre qualité, si nous supposons que la charge de 20 quintaux ou 1000 kilogrammes fumier coûte en effet+ 10, ÿ Compris les frais pour le transporter et l'épandre, et que les frais tant de lahour que d’ensemencement et d'assainissement du sol s'élèvent à 4 48 par hectare; non compris la semence, que nous supposous prélevée sur la récolte, une récolte de 4 hectolitres froment Dans le compte comparatif qu'on va lire, j'ai suivi, pour calculer tant la quantité des produits que l’appauvrissement du sol, les formules données par ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 101 ‘en sus de la semence, par hectare, coûterait au cultivateur, indépendamment de toute rente du sol,+ 95, 52, de sorte que l’hectolitre reviendrait à.........+ 23, une récolle de 5 hectolitres+ 107, 40, et, par conséquent, l’hectolitre 21, ———— 6_— 119, 28———— 19, =—— 7— 131, 16———— 18, ——— 8— 143, o4———— 47, ——— 39— 154, 92———— 17, —+— 10— 166, 80———— 16, ———ai— 178, 68——_——— 16, D À— 190, 56—_—_—— 15, ete m1— 202, 44—_——— 15, ———— 14— 214, 32———— 15, —==— 15— 226, 20——_—— 15, ——— 16— 238, 08_————_— 14, ———17_— 249, 96—__——_ 14, ——— 18— 261, 84%————— 14, _———19— 273, 72———— 14, æ—— 20— 285, 6o————_ 14, ATEN Sig— 297, 48—_—— 14, ——— 22— 309, 36———— 14, ——— 23— 321, 24————— 13, AN 00 np«EC 333,29———— 315, st spot Lis ppméuts BEA MTLEenN Oo D SENS V5, Dé vigntt 2eme au SG BST.(Jen OO, an dinde rap ——— 27— 368, 76——_—— 13, "TR 228— 380, 64———— 13, tm= 29— 392, 52———— 125, np aise“os ou era in wdhon Lo coLoup-sagertiss mt He— 416, 28—_——== 13, UE RER eT)_ 428, 16_———— 13, Je dois observer que le prix de+ 10 pour une fort élevé, et que, plus ce prix est bas, plus la différence est grande dans le prix auquel revient l’hectolitre; puisque, si celui du fumier n’était que+ 6, au lieu de 10, une récolte de 4 hectolitres, par‘hectare, ferait revenir l’hectolitre, au cultivateur, à 4 18,43, tandis charge de 1000 kilogrammes fumier est qu’une de 32 hectolitres ne le porterait qu'à+ 7, 92. Lorsque la récolte est très-chétive, comme c’est le cas lorsqu'elle rend moins de 6 heclo- litres en sus de la semence, par hectare, il est à supposer que le sol n’a pas recu d’engrais depuis long-temps, et, dans ce cas-là, il semble que la récolte n’ait coûté que les frais de travail; mais c'est une illusion absolue; cette récolte laisse alors Le sol d’autant plus oppauvri. 2% 102 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. Thaer dans l'ouvrage précité; j'ai supposé qur le sol venait de donner une récolte jacherre non fumée, et ne contenait plus que 40 degrés de fécondité. Ainsi, sous les conditions ci-dessus, e’est-à-dire, de+ 48 frais de labour et ensemence- ment, et de+ 16 la charge de 1000 kilogrammes fumier, un üéciare ensemencé en froment produirait, net de frais, et semence prélevée, lorsqu'il aurait rendu: 8|, et que Fhectolitre froment serait au prix de = L10,—|+15,—|+20,—+ ee+40,—|#45,—|+50,— 4|P.55,32|P.35,52| P.15,52|B. 4,48 B.24, 48 B.4%,48| B.64, 48 B. 8%, 48| Bio, 48 8 63,04|. 23,04|B.16, 96| 56,96| 96, 96| 136, 96| 176, 96| 216, 96| 256, 86 12 70, 56 10, 56| 49,44| 109, 4%| 169,44%| 229,44| 289,44| 349, 44 409, 44 16 78,08|B. 1,92| 81,92| 161,92! okt,g2| 3a1,92| 4o1,92| 481,92] 561, 92 20 85, 6o r4, 4o| 114,40| 214, 40) 314, 4o| 4v4, 4o| 514, 4o 614,40! 714,40 24 93, 12| 26,88| 146, 88| 266, 88| 386, 88| 506,88| 626,88) 746,88] 866, 88| 28| 1o0,64| 39,36| 179, 36| 319,36| 459, 36| 599, 36| 739, 36] 879, 36| 1019, 36: 32| 108,28| 51,84| our, 84) 371,84] 531,84| Eg1,84| 851, 84/1021, 84| 1171, 84 NB. P. désigne Perte, et B. Bénéfice: Ce tableau démontre que, quelque abondante qué soit la récolte, si le froment est à un taux inférieur à la valeur proportionnelle du fumier, cette récolte donre de la perte; mais: que, dès que le prix du blé sélève au-dessus de cette valeur proportionnelle, le terrain: donne un produit net d'autant plus élevé que la récolte est plus abondante, c’est-à-dire, que le sol a recu plus d’engrais judicieusement appliqués: On voit à la coloune de+ 15 Vhectolitre que le même terrain qui donne une perte nette de+ 35,52, lorsqu'il ne donne que 4 hectolitres par hectare, et encore une perte de+ 10, 56 lors même qu'il donne 12: hectolitres par hectare; finit par donner, net,+ 51,84, lorsqu'on pousse la récolte à 32 hectolitres par hectare.: L'on voit aussi que lorsqu'on arrive à des prix plus élevés, le cultivateur trouve un avan- tage prodigieux à faire, à son terrain, l’avance de tous les engrais que ce terrain: peut sup- porter sans courir le risque que les céréales y versent, puisque le même terrain qui don- nerait une perte nette de Æ 15, 52 peut, au moyen d’une addition d'engrais, être porté à un produit, net de-frais, de..... TE A D 0 CC$ 211, 84 an bénéfice net de...... 4 4 ee Lt EE 371, 84 DE PAR ee 531, 84: ME AB UE aie pbiecietie 691, 8% CONTRE RCE e XVe 851, 8% FARINE 1011,. 84 104), 48 4e son ee 1171,. 8%: ÉCONOMIE DE L'AGRICUBTURE. QUANTITÉ de produit que le sol doit don- F£conpiré ner Proportion| Ecorbée par Fécoxpiré ;> nément à Ja Cours de récoltes de JrAN.|quantitédesues| cette A qu'il contient;,| quantité de ajoutée. ou au degré&|—- broduits: fécondité qui a. nee DEeGRés. DEcRÉs. Fécondité naturelle du sol......———— 40,— re 1 1." ANNÉE. Froment, 10 charges Prato teen———— 100,— Récolte, outre la se- menbe fn eus 8,- 61 56,——— 2.— SARA EAGLE CTSERECES_———— 14,— 3°— HAOHBONT:. à neue 6,03 39, 20—— 154,— Il reste dans le sol Degrés de 95, 20 fécondité: 225204 temr———— 58, 80 Il s’est donc bonifié de Degres 18, 80. .; FécoxpiTÉ ; HITS absorbée par FéconorrÉ Cours de récoltes de JacQeurs.|de produits etc. cette nur (V. ci-dessus.) quantité de a M produits. ScHEFFELS. DEGRÉS. DESRÉS Fécondité naturelle du sol......———— 40,— MAANNÉE. Æornent. As 9. 46 16,— 3.—....... San Ne———— C4 nr DA— NÉVpmMERL.. rire 1, 60 10, 4+ 492,— c| ACER RRtE Il reste dans le sol Degrés de 26, 4 ÉCCOMRE Se EN MC”_———— 226 * Il s’est donc appauvri de Degrés 24, 4. Ceue différence dans Pétat du sol est équivalente à Charges de 20 quintaux fumier 4, 32 par journal. 104 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, ; Culture, frais et produits de Jr4N. Première récolte de l’assolement, FROMENT. DÉPENSES, Labour de 10 journaux(1), 1 homme et 2 chevaux pour 24 journaux; 4 hommes et 8 chevaux.......:....... ea dt 30,— Ensemencement,. 1— UE Ua setouee Re bare 1, 5o: Hersage, 13— D oc ceuee si ne 6, 55 Fane-les raies d’écoulement et les eurer......:...,..::,.:, 10,— Frais de semailles 48, 25: Outre cela, il a donné à ses 10 journaux, 100 charges fumier, qui lui ont coûté, y compris pour les charrier et épandre...... 1000,— Et il a dépensé, pour la moisson, la journée de 6 hommes, 5:femmies Rv.32 chavaux. aff. Di iePae. Lon nn; 24,— Battage de 96 seheffels, à+0, 5o......... A ES Pa LE,— Enéreét. dés dantess te... O0 has AS ie cie 64,— + 1184, 28: PRODUITS. Scheffels 86, x froment, à+ 12,—........ et RO 3 Quintaux 164, paille, à 50. PARU, 82,— À quoi il faut ajouter la valeur de 44 D fu- mier que cette récolte laisse dans le sol(2).&äo,— + 2156652 Seconde récolte, TRÈFIE. Dépenses. :$ 1: 70 Ïb. graine de trèfle...... RE ee DA RL PO in a fo Ensemencement.…. 0.2 as... ne fees Le 1, Bo: Récolte. 2. ep TN D A UE ec 45,— Intérêt des avances........... Es chanteuse VIRUS.: 4%,— (1) Voyez la 4° page de la Il.° évaluation de travaux de Thaer,$. 200 de la’ traduction: précitée. Je porte ici les journées de chevaux à+13, celles de laboureurs. à+ 15 50, et: selles de femmes à+ 1. (2) Je divise ici les frais de l'amendement entre deux. récoltes céréales par portions: égales, afin de simplifier les calculs; du reste, ces deux récoltes n'absorbent que 560-465 40 charges fumier qui ont été consacrées au sol. ÉCONOMIE DE L'AGRICUETURE: PRODUITS. 1546 journées nourriture de vache, à+ 0, 60...+ 807, 60 Troisième récolte, FROMENT. DÉPENSES. Comme la première année, sauf que le labour coûte une moitie HDi D... NN ERRRE EEE 4.| FR+ 63, 25 Valeur du fumier qui n’a pas été absorbé par la première récolte 440,— Intérêt de cette somme pendant un an...................,... k4,— Moisson et battage, ,..,,.......,...,.,.,......,...,.......,. 59,— + 606, 25 ProDUuITs. Scheflels 60, 5 froment, à+ 12,—....... scie 41729, 00 Quintaux 120 paille, à... ONE CAN 60,— + 783, 60 RÉCAPITULATION. Dépenses. PRODUITS. Peemntcolte. 2... Pn84 29.......:../2... Æ 1555, 20 Seconde récolte........ ÉD DO M deu maso ur. 807, 60 Troisième récolte....... Dao EPA crie AE VS 783, 6o + 3146, 40 RE 1921, Ml; resteren produu net"."487.006, AE TES: I 192440 ou par journal+ 122, 64, et par année.........+ 40, 85 Culture, frais et produits de Jacques. Première récolte de l’assolement, FROMENT. L DÉPENSES. Frais de semailles, comme Jean................... MS ie+ 48, 25 RL AR 8e en NV cie en ce 20,— Battage de scheflels 54, 6 froment, à+ 0, 50.......... 106 ÉCONOMIE DE L’AGRICULTURE. ’ PRODUITS. Scheffels 24, 6 froment, à+ 12,—...........+ 295, 20 Quintaux 58, 82 paille, à D HD. Lane 29, 41 + 324, G1 Seconde récolte, TRÈFLE. DÉPENSES. no lb. graine de 1Héfle ra Si RAR PVR ER ML A. Pig re+ 40,— Ensemencement.................s...t..... RATE RPAUDE. 222 1, 56 Récolles.,:/%::5,u51204 de Le AA ol à 30,— + 71, bo PRODUITS. 326 journées nourruure d’une vache, à+ o, 60..+ 195, 60 Troisième récolte, FROMENT. DÉPENSES. Semailles, comme celles de Jean.......:.::--+-..::::.-..:..+ 63, 25 Moisson et battage.....,...:...:........:: LR ES Oh 0 355,— + 98, 25 CRE AR ER EE PRODUITS. Scheffels 16 froment, à+ 12,—......,.....+ 192,— Quintaux 444 paille, à DO et--eebrr 22, 25 + 214, 25 RÉCAPITULATION. DÉPENSES. PRODUITS. Première récolte.........+ 85, 55......,.... A au+ 324, 61 Séconde réeplte....:.... Das DD eee ch 195, 60 Troisième récolte......., 08; 25..,e-rperenersmerdtr 214, 25 + 754, 46 no id fe 420 255, 30 T1 reste en produit net..,..........-+.......-.°+ 479, 16 ou par journal+ 47, 916, et par AMC: pre ee+ 15, 972 Si des+ 1225, 40, produit net de Jean, nous déduisons les+ 479, 16, produit net de Jacques, nons trouvons que les 100 charges fumier de Jean ont donné ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, 107 EC OURe) de DUT Au, Leu AT UE ANIEE 746, 24 à quoi il faut ajouter la valeur des degrés 4, 32 différence d’ap- pauvrissement dans le sol, représentée, pour les 10 journaux, par 432,— Le bénéfice net sur le fumier s’est élevé effectivement à..... V D170 24 ou à+ 11, 782 par charge, lesquels ajoutés à+ 8 prix d'achat, non compris la voiture, portent la charge à 19,782; cependant on observera que, ici, nous n'avons porté le froment qu’à Ÿ 12 le scheflel ou les 45 kilog., tandis qu’au(. précédent, nous l’avions supposé à Ÿ 18, les bo kilogrämmes. Ce parallèle doit sufhire pour démontrer, aux culivaieurs, de quelle importance il est pour eux d’avoir toujours, à leur disposition, la quantité d'engrais néces- saire, pour pousser leurs récoltes au plus haut degré de richesse qu’elles puissent atteindre sans être exposées à verser. Au reste, si, comme cela doit être, en tête de l’assolement, il y eùt eu une récolte sarclée, et que le fumier l'y eût été consacré, l'économie de Jean se fut montrée supérieure à celle de Jacques, de bien plus encore que ce que nous avons vu ci-dessus, fe 53, Dans une culture très- active, il ne faut pas moins que 12 charges de 20 quintaux fumier, par journal de terre arable, tous les quatre ans, pour conserver le sol dans un état de fécondité satisfaisant. C’est trois charges par journal, chaque année. Les moyens de s'assurer celle quantité doivent done être un des premiers buts du cultivateur. Une bête à cornes passablement grande, c’est-à-dire qui consomme chaque jour 25 livres foin, ou du vert en proportion, qui est nourrie toute l'année à Vétable, et reçoit, en 12 mois, pour litière, 20 quintaux paille ou herbes de marais desséchées, donnera, en une année, 12 charges fumier, c’est-à- dire, à peu près la quantité qui suffit annuellement à 4 journaux terre, ou à 1 journal pendant 4 ans; une bête de ce genre ou un cheval, et même quelque chose de plus, par chaque étendue de 4 journaux, paraît donc la proportion de bétail la plus convenable à une exploitation rustique. Les prairies naturelles à demeure et les pâturages permanents, altèrent con- sidérablement cette proportion. Si ces premières, arrosées par des eaux fécondantes, ou favorisées de quelque autre manière, ne demandent aucun engrais, les fumiers faits de leurs produits peuvent être consacrés à l’améndement des terres arables. La propor- tion de bêtes nécessaires pour obtenir la quantité d'engrais dont on a besoin, se amer eue | f le L 108 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. tronve, à la vérité, toujours en rapport avec l'étendue de ces dernières terres; mais, dans le choix des produits qu'il veut exiger de celles-ci, le cultivateur est, alors, plus libre de porter son choix sur des récoltes d'objets de commerce; dans l’assolement qu'il donne à ses champs, il peut diminuer la proportion des récoltes fourrages, de tout ce qu'il obüent de ses prairies naturelles. Si, au contraire, ces prairies ne donnent des produits qu’en proportion de la quantité d'engrais qu’on leur consacre, il est rare, très-rare, que de tels fonds donnent un produit net satisfaisant; dans tous les cas, ces prairies ne doivent être comptées comme un supplément aux terres arables, que pour le surplus d'engrais qu’elles procurent après avoir fourni à leurs propres besoins. On conçoit que, alors, indépendamment du nombre de bêtes nécessaire pour produire la quantité d’engrais que les terres arables demandent, ilen faut, encore, pour produire celle qui est nécessaire aux prairies. Les pâturages sont, à cet égard, dans la catégorie des prairies qui n’ont pas besoin d’engrais; mais le cultivateur ne doit pas perdre de vue que, près de la moitié du fumier que devraient produire les bêtes, durant l’époque où elles sont nourries au paturage, tombe ou sur le pâturage lui-même, ou sur les chemins qui y conduisent, et est, ainsi, perdue pour les terres arables. Une bête qui, nourrie à l’étable pendant toute l’année, produit de 11 à 12 charges fumier, n’en donne plus guères que de g à 10 charges, si elle est nourrie au päturage pendant quatre mois. $. 54. Les prairies naturelles semblent, à beaucoup de gens, l'unique base solide d’une agriculture vigoureuse; mon expérience m'a, au contraire, démontré qu’un dé- faut de véritables connaissances en économie rurale, seul, peut faire rechercher un tel moyen. En effet, si l’on en excepte les prairies privilégiées, qui sont arrosées avec des eaux particulièrement grasses, c’est-à-dire chargées de sucs, ou calcaires, les prés naturels donnent rarement un produit, en fourrages, aussi considérable que celui qu’on retire des champs soumis à un assolement judicieux, indépen- damment encore des céréales et autres produits de commerce qu’on retire de ces champs, dans l'intervalle des récoltes consacrées au bétail. Souvent il faut une étendue considérable de prairies, pour donner les 100 à 120 quintaux foin, qui doivent fournir la quantité d'engrais nécessaire pour fumer complètement un journal terrain, tandis que trois journaux en trèfle, deux en luzerne, deux en pommes de terre, et souvent un seul en beueraves ou en choux, y suffisent, sil ont été convenablement préparés, ensemencés et soignés. ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. À 10 f. 55. Eo général plus on concentre les engrais sur un petit espace, plus le produit æet qu’on en obtient est considérable; pourvu que la richesse du sol r’aille pas jusqu'à donner aux récoltes de la lasciveté, puisque les produits aug- mentent proportionnément à la quantité des engrais, sans que les frais deculture en soient augmentes. D'ailleurs, lorsque le sol argileux se trouve fort appauvri, il commence tou- jours par s'approprier une partie des engrais qu’on lui donne, avant d’eu laisser passer aucune partie aux plantes qu’on y sème; si donc on distribuait une petite quantité de fumier sur un grand espace, il pourrait se faire qu’elle ne profiiät, en aucune manière, aux récoltes qu’on y sémerait, et qu’elle ne donnât quelque signes de sa présence, qu’en favorisant l'effet des engrais qui lui seraient en- suile associés, c’est-à-dire, en remplissant ce besoin du sol qui devait, avant tout, être sausfait. Dans ces cas-la il importe, plus encore, que le fumier soit concentré sur un espace resserré proportionnément à sa quantié; surtout si, à laide du peu d'engrais qu’on a, l’on cherche à en faire reproduire de nouveaux. 6. 56. Cependant il est des produits qui, ayant besoin, à la fois, de beaucoup d’es- pace dans lair eu de beaucoup de culture, n’étendent cependant pas leurs ra- cines sur un espace aussi grand; si ces produits ne craignent pas de se trouver en contact direct avec du fumier pur, on peut, alors, répartir les engrais qu’on a, sur une plus grande étendue, en les plaçant, avec une grande régularité, sous les plantes mêmes ou lignes de plantes qu'ils doivent alimenter, et en laissant, pour le moment, sans amendement, les intervalles qui séparent ces plantes. Souvent, avec une quantité de fumier peu considérable, on peut, ainsi, se pro- curer une récolte de racines tres-abondante, et, par ce moyen, se procurer une quantité d'engrais plus grande que celle qu’on avait consacrée à cette ré- colte, quantité qui, cependant, ne se trouve absorbée que pour environ un tiers, ou, au plus, une moitié. Aussi long-temps que le cultivateur n’a pas des fumiers en abondance, il doit, sans sa culture, donner une grande préférence aux récoltes qui prennent une partie de leur nourriture dans l'atmosphère, et qui, ainsi, n’appauvrissent pas le sol en proportion de la quantité des produits qu’elles donnent. C’est par- ticulièrement le cas des plantes légumineuses, et de celles que nous rangeous dans la classe des récoltes sarclées à fourrage. ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. g Ge 57e Depuis long-temps je cherche la mamière la plus prompte de procurer beaucoup d'engrais avec peu de ressourees; c’est-à-dire, de mettre, le plus vite qu'il est pos- sible, dans un état de grande fécondité, une étendue de terram considérable, sans, pour cela, avoir de grandes ressources extérieures: Après beaucoup d’es- sais, le moyen auquel je me suis arrêté, est de soumettre ce terrain à las- solement ci-après. 1. Betteraves, que, dans les pays d’un climat chaud et sec, j'envisage comme la plus abondante et la moins casuelle d’entre les récoltes que nous qualifions de récoltes racines, ou bien aussi, sous un climat humide et pluvieux, Æuta- bagas où Navets de Suède. L'on aura soin que le fumier soit toujours placé en lignes, sous les plantes, afin que chaque plante se trouve en contact avec des engrais; puisque, sans cela, ces plantes demeureraient très-chétives. Ainsk employées, six ou, mieux, huit charges de vingt quintaux bon fumier sufi- sent pour un journal, pourvu que le sol ne soit pas, d’ailleurs, très-épnisé. 2, Luzerne; Von aura soin de donner, au terrain, le supplément d’engrais: nécessaire pour bien fumer les espaces qui ne l’ont pas été; ces engrais doi- vent être pris sur ceux qui out été produits par la récolte de betteraves de l’année: précédente. 35. Luzerne. 4. Luzerne fumée, en automne, à six charges par journal. 5. Luzerne. 6. Luzerne, à rompre avec soin, après la troisième ou la quatrième coupe. 7. Froment et, après moisson, Mülliet pour fourrage et, parmi; Trèfle incarnat. 8. Trèfle incarnat, ps Betteraves fumées. 9. Froment et Trèfle rouge par dessus. 10. T'rèfle rouge. 11. Froment et, après moisson, Mülliet pour fourrage et, parmi, Trèfle incarnat. 12. Trèfle incarnat, puis, Betleraves fumées. 15. Froment et Trèfle rouge. 14. Trèfle rouge. Froment, puis, Milliet avec Trèfle incarnat. ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 111 Voyons quels seront les résultats que cet assolement procurera en engrais. Quantité de fumier. Parjournal. PRODUITE Charges, de CoNsoMMÉE Lies 1." Année. Fonds primitif 6 ou 8 f Pour betteraves............ 8 : Produit des Betteraves.... 10 fe luzerne, complément... 6 OU Zee. 50 2 HAE méme 7. ue 5 Mn De eme..:......... be et eh ee Be. 6 DU De MéMe 2. cou eu“ae 5 D DS meme:, 3..." 4 7. From."etMilliet,pailleetfoin 4 S nvlrefle incarnatiet Betlenaveses De 2 00 de si hr 4 16 de Froment, la palle...:... 2 RO MRC+... 3 11. From." et Milliet,pailleetfoin 4 12. Trèle incarnat et Betteraves 12-+-:..-:...................-È 15. Froment, la paille........ 2 Quanuté consommée... A2 A4 Mbretle. 42. Lu. ne 3 Il reste disponibles.... 4 15. From.'et Milliet,pailleetfoin 4 PAPE no—— Quanute produite, y compris dE les 8 charges en provision 86 Voilà donc un journal terre qui, en quinze ans, a donné, au-delà de l’a- vance qui lui a été faite en fonds primitif et, après avoir abondamment pourvu à ses propres besoins, un revenant-bos de 36 charges fumier, qu’on a pu con- sacrer à d’autres fonds, et qui, outre cela, a produit une rente extrêmement considérable. Mais il ne faut pas s’y tromper, on ne saurait obtenir de tels résultats qu'avec la culture la plus accomplie, et en ne négligeant aucun des soins ‘qui peuvent assurer la réussite. Je parlerai dans la suite, de ces soins et des moyens d'assurer le succès des récoltes, à moins de grêles ou d’accidens de température graves. 6. 58. Si, de cette manière, on peut amener des terres incultes à un état de fécondité pleinement satisfaisant, à plus forte raison pourra-t-on établir, dans = 112 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. le éommun des exploitations rurales, cette heureuse proportion entre étendue du terrain, les engrais, le fourrage et le bétail, laquelle doit servir de base à une bonne économie. 6.#59: L'on vient de voir combien, en général, les prairies naturelles sont peu nécessaires pour alimenter la fécondité d’un domaine; cependant on ne saurait se dissimuler qu'il est des terrains qui présentent des difficultés si grandes, qu’on a besoin du concours de moyens extérieurs, pour les amener à donner des produits avantageux. Ce ne sera pas à des terrains de ce genre que s’a- dressera le cultivateur qui aura le choix du siège de son entreprise; cependant il le pourra encore sur des terres tellement montueuses et pierreuses, que la luzerne ne put y avoir qu’une réussite très-imparfaite. Dans de telles localités, l'agriculture a pour ressource le Sainfoin(Esparcet), qui se plait surtout dans les sols calcaires, et qui, sil ne donne pas des produits aussi abondants que la luzerne, a, en revanche, l'avantage de durer plus long-temps, et de n’exi- ger, dès ses semailles, plus d’autre engrais que du plâtre. Lorsque le sainfoin occupe un terrain qui lui convient, et que son ensemencement a bien reussi, il peut donner, pendant plusieurs années et, par chaque journal, la quantité de foin nécessaire pour faire trois et quelquefois quatre chariots de vingt quintaux de fumier. Lorsqu'on remet en labour les vieux herbages composés de celte plante, le sol s’en trouve reposé et très-propre à produire des céréales ou des récoltes d’un autre genre; cependant il n’est pas dans un état aussi prospère 5 que celui qui a produit de la luzerne; seulement il est un peu moins difficile à rompre. Si, au lien d’être montueux et trop sec, le terrain est, au contraire, dans une situation trop basse pour la luzerne, le cultivateur pourrait essayer d’y in- troduire du Fiorin( Agrostis alba), dont, depuis quelques années, on vante l’ez- trême abondance, comme plante à fourrage. Je préviens du reste mes lecteurs que je n'ai pu essayer la culture de cette plante sur des sols de’ce genre, et que, sur des terrains secs, hormis dans des jardins, je men ai pi obtenu, ni même vu obtenir des produits considérables. f.(Go. On peut prévoir le cas ou le cultivateur ayant, pendant long-temps, suivi Vassolement améliorant dont je viens de parler, ou tel autre qui conduirait au même but, se trouverait avoir des engrais en surabondance et des terres trop grasses, de manière à devoir chercher des produits épuisants; alors et seulement ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 113 alors, il pourra se livrer à la culture des végétaux de commerce; à faire produire des plantes qui, en donnant des profits considérables, appauvrissent sensiblement le sol. : 6x: Dans les posiions où le cultivateur peut se procurer des engrais de bonne qualité, en abondance et à des prix avantageux, 1 n’est plus dans l’obligation de maintenir cette parfaite proportion entre Ja quantité des fourrages et du! bétail, et, par eux, des engrais avec l’étendue de son terrain, qui est indis- pensable dans les situations isolées. Là les engrais sont une matière première, qu’on se procure à prix d'argent pour la transformer en denrées. Le culivateur n'a, dans ce cas, qu’à calculer quel est le prix auquel il peut payer ces engrais, pour retirer encore, de ses produits et par conséquent du terrain, un profit satisfaisant. Il se trouve dans une condition particulièrement avantageuse; mais, souvent aussi, il a dû payer le terrain à un prix d’autant plus élevé, (5 02 Je dois rappeler, ici, aux cultivateurs, l'importance qu'il y a de donner, aux engrais, toute l’activiié qui est possible. Dans le système de culture triennal avec jachère, il est d'usage de conserver les engrais d’une année à l’autre; c’est-à-dire, d'appliquer, à la récolte de cé- réales d’automne, tous les engrais qui ont été faits depuis les semailles de l’an- tomne précédente. Si, au liew de s’abandonner à celte mauvaise économie, Fon donne aux engrais toute lactivié qui est possible, on parviendra, durant cet intervalle de temps, à en doubler la quantité; éclaircissons ceci par un: exemple. Je. suppose qu’un cultivateur entretienne douze bêtes à cornes adultes, ët les nourrice, pendant les deux tiers de l’année, à l’étable, et, pendant l'autre üers au pâturage. Chacune de ces bêtes donnera, environ, neuf charges de 20 quintaux- funuer, savoir, sept charges des le 15 Octobre au 15 Juin, et deux dès le 15 Juin au 15 Octobre. Au 1.” Avrilil disposera de 57 charges fumier, quil consacrera à 10 jour- maux terre, lesquels il aura labourés profondément en automne ou pendant l’hiver;-il enterrera ce fumier en lignes ou, mieux encore, dans des creux, les unes et les autres très-régulièrement espacés, pour semer, par-dessus, des 19 114° ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, bétteraves. Y1 se bornera ainsi à donner 5£ charges fumier par journal, sauf à en consacrer, en automne, six ou huit autres au même terrain. Ces 10 journaux betteraves, semés et cultivés d’une manière accomplie, et qui auront, pour Vé- géter, la saison la plus favorable de l’année, donneront, déjà en Septembre, l'équivalent de 100 quintaux(1) foin par chaque journal; peut-être même une quantité sensiblement plus grande. Si donc ce cultivateur pouvait faire consommer une telle quantité de ces racines en deux mois, 1l se trouverait avoir, en Novembre, la quantité de 106 charges fumier, donnée; tant par les betteraves, que par la quantité de litière consacrée au bétail qui les aurait consommées. Cependant cette récolte n’aura absorbé que, au plus, une moitié du fumier mis en lignes, c’est-à-dire 29 charges; il en restera donc, dans le sol, 285 qui, avec les 106 nouvellement obtenues, feront 134%, au lieu de 572 seulement, que ce cultivateur aurait eues sans cela. Au 1.” Mai, notre culuvateur aura encore 104 charges fumier, que le bé- tail aura produites pendant le mois d'Avril; à cette époque il sémera encore 2 journaux en betterave, ou en rutabagas, a son climat est ordinairement humide; il recoltera en Octobre et, d’après les mêmes proportions que nous avons indiquées ci-dessus, il se trouvera avoir, effectivement, 265 autres charges fumier, à la place des 104 seulement, qu'il aurait enes sans cela, Si le climat est humide, il sera encore temps, au 1.” Juin, de planter, ou même de semer, 2 journaux en rutabagas, avec 104 charges fumier, que ce cultivateur aura obtenues en Mai, et la récolte qu'il en reurera pourra iransr former en 225 charges fumier, les 104 qu'il avait employées, Au 1.° Juillet, ce cultivateur consacrera 8! charges fumier, qu'il aura alors, à un journal terre, où il sémera du milliet pour fourrage, et dont il irera 2 charges fumier, en sus de qui aura été absorbé par la récolte; ainsi ces 8+ charges se trouveront portées à 10£. Au 1. Août, il aura 6 charges fumier; il les emploiera à semer? journal en milliet pour fourrage, et, par ce qu'il obtiendra de cette récolte, il trans- formera ces 6 charges en 7. Du 1.” Août au 15 Octobre, il obtiendra 15 charges fumier desquelles il ve pourra plus uürer d'autre parti intermédiaire, que d’en consacrer une parue à du blé noir ou des fèves à enterrer verts pour engrais. (1) Ou 5090 kilogrammes ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, 319 RÉCAPITULONS. 575 charges fumier employées le 1.” Avril ont été portées à 134$ 104————."Ma_—— 26} DO ji. de JU——.— 22% 8———— 1." Juillet—— 10} 6_———— az." Aoùû—— 7 15_———— 35. Octobre—— 15 Ainsi ces 108 charg. de 20 quint. ou 1000 kilog., fumier seront, en une année, transformées en——— 216 charg. Mais que le cultivateur n’imagine pas atteindre de tels résultats avec une culture négligée; il ny arrivera qu’au moyen de procédés accomplis. Je ne pourrais trop le dire et le répéter, les récoltes racines sont une source de très- grands avantages, lorsqu’elles sont conduites convenablement, et, tout au con- traire, plutôt de pertes, lorsqu'elles n’ont pas obtenu les engrais et les tra- vaux nécessaires. Cependant ces pertes mêmes ne tardent pas à être réparées, si le sol a été parfaitement nettoye de mauvaises herbes. Au reste, alors même que le cultivateur atteindrait seulement la moitié des avantages que semble lui promettre l'emploi que nous venons de lui conseiller pour ses engrais, un tel résultat serait encore infiniment avantageux et à la pros- périté de son fonds, et à la sienne en particulier. D'ailleurs je conviens que, pour consommer, en peu de mois, une telle quantité de racines, il faudrait une quantité de bêtes peut-être plus grande que ce cultivateur pe pourrait en loger, ou que ses moyens ne lui permet- traient de se procurer; il serait donc assez difficile de mettre à exécuuon, de point en point, tout ce que j'ai indiqué plus haut; mais si même l’on De pouvait consommer qu'une partie de ces recoltes jusqu’au moment des semailles d'automne, et que le surplus dût être réservé pour provision d'hiver; il n’y aurait pas moins un prodigieux avantage à avoir suivi cette mé- thode, puisque la quantité primitive d’engrais se trouverait, dans tous les cas, augmentée pour l'automne et le commencement de l'hiver, et qu'on aurait, pour le printemps, ce qui aurait été fait dès lors. Au surplus, le fumier épandu, même au premier printemps, sur les semailles d'automne, du moins en terre légère, produit souvent plus d’effet que s’il eùt été emterré, ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. Des divers systèmes de culture. $. 65. C’est en vain qu’on chercheraïit de grands profits dans l’assolement triennal pur, c’est-à-dire, avec jachère morte. Une année où, loin de produire, le terrain coûte, au contraire, des frais de cultures réitérées, cette année absorbe la majeure partie des bénéfices qu’on obuendrait des deux autres. C’est avec raison que, dans les contrées où l’on ne connaît pas d’autre système de culture, les champs n’ont qu’un prix iout-à-fait bas, et qu’on envisage une grande preporuon de terres arables, surtout si elles sont soumises au droit de parcours, comme une source de ruine pour l’économie rurale, et, à la longue, aussi pour le culüvateur. Le misérable fumier que, dans les exploitations sou- mises à cet assolement, on retire du bétail nourri avec de la paille, presque sans mélange, ne forme guères que du quart au tiers des sucs qu’une récolte passable doit absorber. Un tel système de culture ne saurait présenter quelques avantages, que lorsqu'il est aidé par une grande étendue de prairies natu- refles; à peine peut-il convenir à un pays où la population est peu nombreuse, proportionnément à l’étendue des terres, et où un climat trop sec ne favorise pas l’enherbement des champs et par conséquent les assolemens dont le pätu- rage de ceux-ci fait parte; encore, sous un tel climat, pourrait-on remédier à cet inconvénient en semant, sur les céréales, de la graine de trèfle blanc, de ray-gras et d’autre plantes qui forment de bons pälurages, el, nneux que cela, de trèfle rouge ordinaire, Cet assolement expose constamment ceux qui le suivent aux horreurs de la famine, puisqu’une grêle leur enlève en un moment, tous, ou presque tous, leurs moyens d'existence, et, sous les circonstances même Les plus favorables, 1l ne remplit, en aucune manière, les vues qui paroissent lui avoir donné nais- sance, savoir de procurer la plus grande quantité possible de produus farineux. Un système de culture dans lequel ous les produits sont à la fois exposés à un même fléau, est une combinaison monstrueuse en économie politique; il est procrit par Ja raison et par l'humamité. Dans les contrées où une judi- cieuse association de produits de diverses espèces, de fourrages destinés à la nourriture d'animaux de traitet de rente, de récoltes souterraines(si je puis me servir de celte expression) et de récoltes céréales, constituent l’ensemble du systeme agricole, rarement les habitants des campagnes ressentent cette affreuse misère, qu’on rencontre dans les pays qui ne produisent que du grain. Là un ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 117 produit est détruit, mais l’autre subsiste; si une cruelle tempête a fait dispa- raïtre l’espoir d’une belle moisson, les pommes de terre ont été sauvées de ce fléau par la terre qui les recouvrait; leur fanne, à la vérité, a souffert; mais elle ne tarde pas à reprendre sa vigneur primitive. Le’ foin récolté a assuré la subsistance, non-seulement de ces vaches, dont le lait fournit une boune nourriture, mais encore de ces jeunes bêtes, qui sont destinées à procurer quelque argent pour les besoins du cultüvateur; et si même quelques prairies ont été frappées de ce fléau avant d’avoir donné leur dépouille, celle-ci, décomposce sur le sol, contribue à le féconder et, par-là, augmente Îles récoltes suivantes. Il n’est donc point indifférent aux Gouvernements que le culuvateur suive tel, plutôt que tel autre système de culture; puisque, dans l’un, ils trouvent une sé- curité sur les moyens de faire subsister les peuples, qu’ils ne rencontrent nul- lement dans l'autre. En effet, autant que j'ai pu en juger dans les pays que jai parcourus, partout où le peuple des campagnes, tout en cultivant ses champs, possède et entretient du bétail de rente, ïl jouit de plus de bien- être que dans ceux où il n’a d'autre ressource que la enlture des grains. Au resie ce rest pas en gênant les culuvateurs dans leur économie, muïs en Îles éclairant sur leurs véritables intérêts, que les Gouvernements doivent chercher à intro- duire, parmi leurs ressortissants, le système de culture le plus profitable. La gène dégoûte et énerve, la libre jouissance du sol, au contraire, anime le culu- vateur et lui donne de l’émulation. Cullure des grains. 5.‘64. Le système de culture auquel on a donné ce nom consacre la plus grande partie des terres exclusivement à la culture des céréales, et une partie moins étendue à des prairies naturelles à demeure. Il n’a pu se fonder que sur l’absence de vraies connaissances en économie végétale et agricole, et sur l’opiniou erronée, que ce n’est qu’en consacrent les champs exclusivement à la culture des grains, qu’on peut se procurer une abondante quantité de ceux-ci. Aujourd'hui il n’y a rien de mieux démontré que la convenance de faire akerner les produits de différents genres, afin de ne laisser jamais la terre dans linaction et d'obtenir, ainsi, une beaucoup plus grande quantité de denrées. On peut donc considérer le système de culture qualifie de culture des grains, comme n’existant plus que dans des localités où l’esprit d'observation et la vraie 118 science agricole n’ont pas encore pénétré. Aujourd’hui, à l’aide d’assolemens bien calculés, on obuent, de cette même étendue de terrain qui était autre- fois exclusivement consacrée aux céréales, et de celle qui était non moins ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. exclusivement en pré, une quantité de produits, pour la nourriture de l’homme et l'entretien du bétail, toute autre que celle qu’on en retirait, autrefois, sous le système de cullure des grains. $. 65. Eclaircissons ceci par des exemples, et voyons ce que l’on peut se promettre de divers systèmes de culture, en partant du même point et avec les mêmes ressources. Dans les caleuls qui vont suivre, je considérerai la pomme de terre comme ali- ment pour les bêtes, à raison de 200 Ib. ou 2 scheffels pour 1 quintal foin, et comme aliment pour l’homme remplaçant le froment, à raison de 300 lb, ou 3 schelfels pour un scheffel de 90 à gx Ib. froment. Pour être plus exact, peut- être eussé-je dù admettre 220 Ib. comme équivalent d’un quintal foin, et seulement 276 Ib. comme équivalent d’un scheffel froment; mais cette dif- férence n’est pas tellement considérable, qu’elle pût apporter une grande dif- férence dans les résultats des calculs que je vais présenter: d’ailleurs, comme, en substituant la pomme de terre au foin, nous ne donnons point, à celte espèce de produit, l'emploi le plus avantageux qu’elle puisse avoir, il n’est que juste de choïsi, pour son évaluation comparative, les données qui rapprochent le plus sa valeur relative, dans les diverses destinations qu’on peut lui donner. N.9 1. Système de culture des grains; Assolement triennal pur. PRODUITS(1). Augment.| Diminut”.|, ds er: Fécondité Froment. de de Pour 2 JOURNAL TERRE, Fourrag”. où équiv. fécondité.| fécondüé. restante, Quintaux. aol! Degrés(2)| Degrés(2)| Degrés(2). Fécondité naturelte du sol....:———— 40, YA ANDNÉES JACHÉrE....-…- mere—— 10,—— 50; 8 charges de 20 q. fumier,—_ 80,— 130; Annee, Fromenl..--..-...... 15, 40(3)| 8,—&> 78; 3. Année, Avoine, scheflels 8....f 7, 14 3, 08— 20, 58; 4. Année, Jachebe. delete—— Le,— 70; 5. Année, Fromént: Le 1100 06 4, 30_— 28, 42, 6.° Année, Avoine scheflels. 4,2...) 4, 12[ 1, 6o— 10, 5 31, 2 35, 72|x6, 98 (1) Toutes les fractions ont été portées en décimales, pour plus de commodité. (2) Chaque degré de fécondité est supposé égal à2 quint., ou 100 kilogrammes fumier, par journal;ou 301 kilogrammes par hectare. (5) Pour calculer le produit en paille, voyez la formule qui est à la fin de ce volume, mais ajoutez le montant de la semence au produit en grain; ici je w’ai supposé qu’un scheffel semence par journal. ÉCONOMIF DE L'AGRICULTURE. 119 Les résultats de cet assolement sont, en 6 ans Quint. 35, 72 paille qui appliqués au bétail, pourront donner 3, 57 charg. fumier de très- médiocre qualité; ainsi, paran,.....,.........2......... charg 0, 5 Scheffels 16, 98 froment, ou l'équivalent en avoine............. scheff. 2, 83 Et un appaurvrissement de, au moins, degrés 8, 5 ou, par année...... degr. 1, 4x N°2. Assolement triennal avec emploi de l& première jachère,. FAURE: Augment.| Diminut."| Fécondité ‘ ee À le de k| Froment. è restante. Pour 1 JOURNAL TERRE. Fourrag.| ou équiv.: fécondité.|fécondité. : Schef. ï: Quiaus.(fdefoe) mages| Dé.| Degré Fécondité naturelle du sol...————— ka 2. Anvée, 8 charg. de 20 q. fumier——_— 80— 120 Pois Penn| 6 4— 10 110 2°/Année, Froment etui. 2 ul(13, 20 6, 77— 44 66, 3.° Année, Avoine, scheffels 6, 6..| 6, 05 2, 54— 16, 5 49, 5 Année, Jacheres"ss sm. Ch—— 11— 60, 5 8#:° Année, Froment{. es ee HU IS ROE 3, 69= 24 36, 5 5.° Année, Avoine, schelfels 3, 6..! 3, 65 1, 3)— 9, 1 27,& Ë 36, 99 18, 39 Les résuliats de cet assolement sont, en six ans Quiar. 36, 99 paille, qui pourront donner 32 charges fumier de médiocre qualité, ainsi, pae REED Mi ele Dee aie mieielsis lee ce+++ et....| Charge. O, 616 Schefels 18, 39 froment, ou l'équivalent en avoine............. schef. 3, 065 Et un appauvrissement de degrés 12, 6 ou, par aunée.,......... Degrés 9, 1 Si maintenant, entrant un peu plus avant dans les'perfectionnements, nous substituons la pomme de terre aux pois, en consacrant, à la nourriture du bé- tail, la portion de la récolte de ces tubercules qui est nécessaire pour rendre au sol ce que cette récolte lui a ôté de sa fécondité, nous aurons les résuliats suivants, N.° 5. Assolement triennal perfectionnée. Fécondité naturelle,..,._—-——|—_— 4o 8 charges fumier.,.....—— 80— 120 2° Année, Pom.‘ deterre, sch.80{(1)| 20, 73| 12, 84{ LE 30 120 2.2 Année; firoment.....…..…...| 14,55 7» 39— 48 72 3.° Année, Avoine, scheff. 7, 2.. 6, 50 2, 77— 18 5% HS Année;-Jacherete 57, 2—— 11, 4 RE 65, 4 Ho ANnées Froment 21.026.| 82:55&— 26 39,& 6.° Année, Avoine, sch. 3, 9..! 3, 96 1, 95 on 10 29, 4 y 54 09 28, 53 (1) Ici je continue à suivre les formules de Thaer. Selon lui, un jeurual bien cultivé et passablement fnmé, doit ren- due 80 sch. pommes deterre, lesquelles pèsent 80 quint. et, consommées par Le bétail, rendent 48 quiutaux fier, x==; 120 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. Les résullats de cet assolement sont, en 6 ans Quint. 54, og fourrage, dont quint. 20, 73 en foin ou équivalent; ces quint. 54,09, joints à la fanne des pommes de terre, donneront charges 5, 34 fumier, de qualité sensiblement meil-- leure que celui qui est produit par les assolements précédens; ainsi, par année, charg. o, 89 Au reste. à considérer le fourrage comme moyen de procurer des engrais, il: faut observer que les 2 charges produites par les pommes de terre, jointes aux. 10 degrés augmentation de fécondité due à la culture du sol pour cette récolte, ne font que compenser les 30 degrés d’appauvrissement occasionné par la récolte elle-même, de sorte que la quantité de fumier réellement obtenue, ne peut, comparativement. à celle des: assolements précédents, être comptée que pour a chaïges 3, 34/om##@par annee RE A-.. chars 0 Scheffels 28, 53 froment, ou l'équivalent en pommes de terre et avoine.. scheff. 4, 75: et un appauvrissement de Degrés 10, 6o ou, par année, de#:++..=. degr. 1, 76: Passons maintenant à l'introduction du trefle dans l’assolement. N° 4. Assolement triennal perfectionné. | PRODUITS.-Augment,| Diminut.| Fécondité- F de de Pour: JOURNAL TERRE| Froment Fourrag.*| Ou équiv fécondité.| fécondité.| restantes Quintaux.| Scheflels. Degrés.| Degrés.|: Trois prem."années, commeci-dessus] 41, 58| 23—= 54 .* Année, Erèfie en place de Das 20)(1)|— Es— 62 ° Année, Froment.-“sie 8; 26 3,*84— 24, 8 37,2 6e Vo Ayoine, ee 2. FD die Br.| 1,443= 9, 3 27,9; TS 407)|" 28, 24| Les résultats de cet assolement sont, en 6 ans Quint. 73, 57 fourrage, dont quint. 40, 73 en foin ou équivalent; ces quint. 73, 57, joints: à la fanne des pommes de terre, donneront..«.+.+...... Charg. 7; 29° fumier, de qualité:encore meilleure que le précédent; ainsi, par année... charg.. 7, 215 ou, si nous en déduisons Ja quantité qui est absorbée par la récolte de pommes de terre :,», Hein oi 4 Scheffels 28,,24 froment, ou l'équivalent en pommes de terre et avoine.-. sch. 4, 707 et un appauvrissement de degrés 12,.x4 ou,par année.…,-+..,-#1 ete deg: 2, 016 Cet assolemest a produit, en froment, quelque chose de moins-que le précédent, parce 3 À, s FA£s pax la récolte’ outre 15 quint. 12 1b. produits parla faune. Pour remplacer les 20 degrés ou2 charges fumier absorbés par la 1 i nsommer de pommes de terre, il faut donc, indépende imment des 15 quiwt. 12 lb. produits par la.fanne, faire co, 2 unt, 731b par le bétail, 41 quint. 46,1b. pommes de terre, qui équivalent, poux Ja nourriture. des bêtes, à 20 qui. Se:: laus la transformation: foin; mais ne enr que 24 quint. 88 1b. ie(si d’aillenrs on suppose doublé, da fumi i i ire; I a scheflels en fumier, le poids de la paille de litière mise sous le bétail qui a consommé les pommes de terre) 38 : à Danse e schefle roment 54 pommes de terre qui restent pour la nourriture de l’homme, font l’équivalent de scheflels 12, 24, f£ (1) Après 2 récoltes de grain, onne peut guères espéer davantage d'un sol qui ne contient que 5 fécondité. o, 885° 4 degrés de ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 121 que le trèfle, se trouvant mal placé, n’a pu donner qu’une chétive récolte, et que, dans ce cas-là, le froment qui suit a, loujours, un mauvais succès; il laisse le sol apauvri de degré 1, 5 de plus; mais, comme il a donné 20 quint. trèfle, qui doivent rendre charg. 2 fumier, équivalentes à 20 degrés, il est évidemment plus avantageux que le précédent. Apportons une autre modification à cet assolement et retranchons-y la pre- mière récolte d’avoine. N.° 5. Assolement quinquennal. | PRODUITS. Augment.| Diminut.| Fécondité Pour=| Froment Ge: de s 1 JOURNAL TERRE. Fourrag.*| ou équiv|'écondité.| fécondité.| restante. u equiv. Quintaux.| Scheffels. Degrés. Degrés. Degrés. Les deux premièresannées, comme au pénuliième assolement. 35, 08 20, 23 oi ot 72 2 Année sDnefle 1:-+. 1-50 Li 12 ie 84 4.° Année, Froment... 2AION0E 5, 16 es 5516 50,4 5.° Année, Avoine, schef. Ed na et TS TO 1, 92 ris 12, 6 37,8 80, 38.:|27,: 32 Les résultats de cet assolement sont, en 5 ans Quint. 80,38 fourrage, dont 50,73 de bonne qualité, ainsi Res charg. 7,97, ou, par DOTE C ee eh ee A CR ee. ele+: et.#Chargs.-1, 59 A la vérité, de cette quantité, 2 charges ont dû être appliquées au sol, à la fin de la première année, pour réparer l’appauvrissement occasioné par les pommes de terre, ce qui, comparativement aux premiers assolements, réduit ces 1,59 à... 1, 19 Scheff. 27, 31 froment ou l'équivalent, ce qui fait, par année,...... scheff. 5, 46 Et le sol n’a perdu que deg. 2, 2 de sa fécondité, ou, par année,.... 0, 44 L'on voit combien il est préférable de retrancher la première récolte d’a- yvoine; voyons s’il ne conviendrait pas de retrancher encore la seconde. N° 6. Assolement quatriennal. En supposant toutes choses égales aux quatre premières années du précédent assolement, nous nous trouvons avoir pour résultat. Quint. 75,62 fourrage, dont quint. 50, 73 de bonne qualité; scheff. 25, 39 froment, et une fécondité du sol de deg. 10, 4 plus grande qu’au commencement de l’assolement. Cet assolement nous donnera, par année, fourrages quint. 18, 90, ou fumier, charg: 1, 879 À la vérité, des ch. 7, 4g produit total, il en a fallu 2, pour réparer l’épuise- ment occasionné par la récolte de pommes de terre, ce qui, comparativement aux premiers assolemens, réduil ces 1, 873 à................. charg. 1, 373 ERoment M ie ue neue cat. eue« e nt: schett. 67549 Et une amélioration du sol de degrés 10, 4 où, par année,........ degrés 2, 6 Mais nous voilà tombés dans l’assolement quatriennal,: auquel il faut toujours revenir, pour tirer des terres arables, par la culture de nos produits les plus habituels, la plus grande rente qu’elles puissent procurer. 16 122 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, “ Récapitulons les résultats: de ces divers assolements. Le N.° 1. donne, par année, en froment” ou l'équivalent,. 2, 83 Fumiercharg.o, 59, etunappauvrissement de degrés 1, 4x D'hHAe Haine) ra 3, 065—— 0,616———,a 4.> CR i TE ee 4, 75 Ta mr 0, 56 AZ Fra ER 1, 76 RE— 4, 707—= 0,885——— 92, 016 BH———— 5, 46—— 1,19——— 0,4% (np pere 6, 349—— 1, 373 etune amélioration du sol de degrés 2, 6 L'on voit que l’assolement quatriennal donne, en grains, en fourrages et en funners, à peu près le triple de ce qu’on obtient de l’assolemient triennal pur. Les calculs qui précèdent ont eu lieu d’après des formules dressées pour le climat et le sol du nord de l'Allemagne, pour un pays où le bétail est nourri, en grande partie, de paille et où, par conséquent, les fumiers sont moins substan- uels que dans les pays où l’agriculture est plus perfectionnée. Dans les contrées où le bétail est mieux nourri et où le climat est plus chaud, on peut compter sur des produits un peu plus considérables proportionnément à la quantité de fumier. Au reste, il n’est que convenable, dans les calculs de ce genre et toutes les fois qu’on recommande une culture nouvelle, de demeurer toujours plutôt au-dessous qu’au-dessus de la réalité; afin de ne pas exposer, à des mécomptes, les cultivateurs quise laissent persuader à adopter la méthode qu’on leur propose. Je nai pas cru devoir mettre ici lÆsso/ement triennal! en parallèle avec les Assolements alternes avec päturage; parce que ceux-ci n’ont pas d’affinité avec lui, et qu'ils ont, au contraire, un but tout différent. Au surplus, j'aurai bientôt occasion d'examiner ceux-ci avec détail. f. 66. Mais, ici, 1l me reste à rechercher quel peut être le produit net, en argent, que le cultivateur retire de l’assolement triennal pur; afin qu’on puisse le com- parer avec celui des autres assolements, que nous examiuerons dans la suite, Produits d’un journal. Froment ou l'équivalent en avoine, sch. 16, 98 à+12............-L 205, 76 Paille... 4.42, uit 05748660 bo 17) 00 Dont déduisant la valeur de 81 degrés fécondité ab- sorbés en 6 ans et représentés par 5 charg. fumier. 4:01 8,50 HL'rESReTeR RER t 9, 26 AL TÉPOrIET ss arr se AE 2 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE: 123 Report....,: 219, 12 Frais. Babore a POLE RE JR ET RE eee+ 19 8 Charges de 20 quint. fumier à+ 10 y compris pour le transporter et épandre...:...-.-.--:-:°°°° 80 Semer en froment, herser et faire les raies d'écoulement 1, 80 MRoclemehbaitte..:.:1....0..44..:..%#amere ss 6, 40 DORADOME pour Nommer... 2, MEN, 2e ehse tse L Semer, herser et faire les raies d’écoulement....... 1, 70 Rébolter Et Date, 99 ARE DO, LUN, 7, re ste 5, Eu les mêmes dépenses, moins le fumier et la$ du battage, pour les trois dernières années..............:: 28, 80 139, 70 Ïl reste un produit net RU un a| 7 CS 73, 42 ou, par année,+ 12, 23 dont, cependant, il y aura à déduire le loyer des bâtimens pour loger les produits, les frais d'administration, les impôts et une juste compensation pour la grêle et autres accidents de température. Dans le conrpte qu’on vient de lire, les labeurs sont supposés avoir été faits avee toute l’economie qui a servi de base. aux calculs de travaux joints au f. 200 des Principes raisonnés d'agriculture de Thaer, édit. fr.*; mais, sur mille cultivateurs, il y en a à peine un, qui exécute ses travaux d’upe manière aussi économique, et surtoût pas parmi ceux qui sont demeurés dans Papathie et l’igno- rance qu’un tel système de culture suppose; de sorte que, de fait, le produit net du sol se réduit à-peu-près à rien. Pour fournir aux 8 charges de 20 quint. fumier et aux#5 charge fumier qui représentent l’appauvrissement du sol, il faut, outre les quint. 35, 72 paille, associer, à ce journal terre arable, une étendue de pré qui donne annuelle- ment quint. 8, 79 fourrage, c’est-à-dire,} journal d’assez bonne prairie; ou 2? journal de mauvaise, ou enfin la jouissance de pâturages qui suffisent à la nourriture du bétail nécessaire pour obtenir, en six ans, charges 5, 278 fumier; sans cela ce système de culture ne pourrait, en aucune mamière, se soutenir. Si au lieu de donner, la première année, une jachère morte, on se procure une récolte de pommes de terre, comme nous l’avons vu à l’assolement n.°3, et que, au 124"ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. lieu de consacrer scheffels 38, 54 pommes de terre à la nourriture de l’homme; on les fasse consommer par le bétail, on aura bien, alors, quint. 23, 18 fumier dé plus que nous n’avons indiqué comme résultat de cet assolement; mais ce ne serait là qu’une Bien chétive ressource, et cette ressource paraîtrait, au contraire, une ruine au culuvateur, lorsqu'il devrait, pour cela, renoncer à employer les pommes de’terre à la nourriture de lui et de sa famille, parce que un tel système de culture a ordinairement, pour compagne, la pauvreté du laboureur. On a cependant pu voir que, à mesure qu’on rapprochait l’assolement triennal des assolements alternes,«et surtout, de l’assolement quatriennal, il don- nait des produits plus abondants et, plus de moyens de maintenir la fécondité du sol indépendamment de tout secours«extérieur. Le trefle qui a été semé sur une seconde récolte.céréale ne réussit jamais qu'im- parfaitement, tandis que son succès est à-peu-près assuré, lorsqu'on le sème sur une récolte céréale qui suit une récolte sarclée fumée. À cette place, et pourvu que le sol soit dans un état de fécondité satisfaïsant, ïl donne, presque tou- jours, de 50 à 45 quintaux fourrage d'excellente qualité; c’est-à-dire un pro- duit de+ 80 à 100 qui n’en coûte guëres plus de.+ 15 de frais On ne peut donc le retrancher sans diniinuer‘la rente-dn sol, à moins cependant que ce ne soit pour lui substituer la luzerne ou le sainfoin, lorsque, le sol ayant porté plusieurs fois du trèfle, 1l.n’en donne plus'de belles, récoltes, ei veut, en conséquence, ne pas en porter pendant.un certain nombre: d'années, jusqu’à-ce que:les causes de sa non-réussite: arent disparu(1). Dans les lieux où, l’on a besoin de: heaucoup:de fourrages, et où un sol particulièrement sain assure la durée du trèfle, lon pourrait sans inconvenents, laisser subsister cette plante pendant deux étés‘après l’année de son ensemen- cement; pourvu toutefois que le sol eût été, auparavant, parfaitement nettoyé de mauvaises herbes; mais, cette seconde année, le trèfle es, toujours, plus sujet à manquer, surtout si le sol a de la disposition à être infesté de mauvaises herbes. Cest cette dernière circonstance qui fait que, souvent, la récolte céréale qui (1) Je ne puis pas m'expliquer d’une manière plus claire sur un fait quiest, encore, couvert &e beaucoup d’obscurité dans la théorie de végétation, Le déclin des récoltes de trèfle, à mesure qu’elles reviennent, quoique à 3 ou 4 aus de distance, sur un même sol; déclin qui n’a pas lieu lorsque, entre ces récoltes de trèfle et durant quelques années, le terrain est occupé par quelque autre plante à fourrage, ou même par toute autre récolte qui n’appauvrisse pas le sol. ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 125 suit ce trèfle, ne vaut pas celle qui vient après un trèfle d’un an. D'ailleurs le sol est, alors, d’autant plus vite rassasié de cette plante. Lorsque nous parlerons du trèfle en particulier, je reviendrai sur cette ma- tière; ce que je viens de dire était nécessaire pour expliquer mon système sur l’assolement des terres. Le Systéme de culture alterne ÆAssolements allernes avec paturage. 3#07: Les assolements dans lesquels le sol est consacré à servir de paturage an bétail pendant un temps plus ou moins long, sont incontestablement préférables à Jancien système des jachères, à l’assolernent triennal avec jachère morte. Nous avons vu que, à moins que Îles grains ne s’élevassent à un prix excessif, la culture des terres soumises à ce dernier assolement, ne devait donner que peu ou point de bénéfice, il en est autrement des assolements avec paturage; si même, dans ces assolemens, les récoltes céréales ne donnaient pas du gain, ce qui arrive guères, les années de palurage ne pourraient pas manquer de donner un produit net quelconque, au cultivateurquisoumet son bétail à une bonne économie. Mais la comparaison des assolements allernes avec paturage prend une toute autre tournure, si elle a lieu avec les assolements aliernes associés à la nouri- ture du bétail à l’étable. Les premiers ne peuvent avoir Ja supériorité sur ceux-ci, que dans des localités qui manquent de bras, dans celles ou des grêles fré- quentes ou d’autres accidens de température, expesent les récoltes à de nombreux dangers; dans celles où les champs sont entremêilés de beaucoup de prairies, dont on laisse fréquemment arriver les plantes à maturité, et où, par conséquent, les semencesde ces plantes, transportées par les vents, couvrent le sol de régétlaux incompatibles avec la prospérité et la durée des trèfles, des luzernes et des sain- foins. Dans les contrées où ce dernier inconvénient a lieu et où, d’ailleurs, l’enherbement du sol est favorisé par un chmât humide, il serait trop difficile, même au moyen de sarclages réitérés, de tenir les terres exemptes de mauvaises herbes, pour qu’on voulut renoncer à un système de culture qui n’est pas saus avantages, et s’exposer à l’inconvenient ci-dessus, pour l'espoir d’unprofitincertain. 4. 68. Nous ne tarderons pas à examiner les avantages des assolements alternes avec 126 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. ÿ nourriture du bétail& l’étable; ici, nous devons nous occuper de ceux aveë paturage. Lorsque ceux-ci sont bien réglés; que l’on y a établi une juste pro- portion entre les récoltes céréales, les engrais qui sont nécessaires pour assurer tant la parfaite réussite de ces récoltes, que la richesse des herbages qui doivent leur succéder, et, par conséquent, les fourages et les paturages qui doivent nourrir le bétail et procurer ces engrais; lors, d’ailleurs, que le sol a de Ja dis- position à s’enherber; ce système de culture assure une rente d'autant plus satis- faisante, qu’elle n’est achetée que par peu de main d'œuvre, par peu de souci, et qu’elle ne demande pas de grands capitaux. Les récoltes céréales que le sol produit à la suite d’un repos de plusieurs années, surtout si ce sol est léger, sont, assez souvent, plus riches que celles qu’on obtient - d’un terrain continuellement soumis à la charrue. Si donc, par une sage écono- mie de son bétail, le cultivateur sait tirer un parti convenable de ses fonrrages et de ses paturages, et donner, aux céréales qui succedent à l’état d’herbage ou le précédent, cette culture judicieuse qui assure leur réussite, 11 ne manque pas d’obtemr, de son terrain, une rente avantageuse. Mais, sous un climât chaud et, sec, la reproduction spontanée des herbes et leur végétation dansla saison des chaleurs, ne sont pas telles, qu'on puisse jamaistrouver, dans un tel système d’assolement, les grands profits que donnent les récoltes racines, les trèfles, les luzernes et les sainfoins; tout autant de plantes qui ne s'associent qu'avec la nourriture du bétail à l’étable. Sans doute les pommes de terre s’accomoderaient fort bien d’un terrain qui sortirait d’un long repos, pour- vu cependant qu'il fut suffisamment divisé par des travaux préparatoires; mais, lorsqu'on veut laisser le sol fréquemment en herbages, il ne convient guères d'y cultiver beaucoup de ces récoltes sarclées, qui demandent la des+ truction des plantes mêmes qu’on cherche à mulüplier. Quant à la luzerne, au sainfoin et au trèfle rouge, ils veulent un terrain d’où les plantes même qui constituent les prairies ordinaires, soient bannies; d’ailleurs, à la longue, ces premières ne s’accomodent pas de la pression des pieds du bétail; elles veulent, non être foulées et broutées à chaque instant; mais être fauchées au moment de leur plus grande vigueur, c’est à dire, ou en fleur, comme le samfoin et le trèfle, ou un peu auparavant, comme la luzerne. On ne les coupe jamais hors de ce moment sans perdre, non seulement sur leur qualité; maïs encore sur Ja quantité des produits qu’elles doivent donner pendant Pannée. Enfin, deux de ces plantes, la luzerne et le trefle, exposeraient à un danger de gonflement conu- nuel, les bêtes ruminantes qui les brouteraient au paturage. Ces trois espèces de ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 127 plantes sont éminemment qualificés pour être associées à la culture des récoltes sarclées et à la nourriture dn bétail dans les étables; cependant, depuis quelques années, en Suisse, en Jialie et, depuis plus long-temps, en Angleterre, on associe le trèfle avec du Raygrass(Ivraie vivace, lolium perenne, lojezza, lolie- rella}, quelque fois aussi avec du trèfle blanc rampant, et d’autres plantes encore, pour former des paturages, en les semant par dessus des récoltes céréales; mais, dans ce cas-là, ordinairement la première, et quelque fois aussi la seconde année, on fauche ces herbages, au lieu de les faires brouter, et l’on introduit comme cela, un système d'économie muse, qui uent des deux genres de la culture alterne, et qui est, réellement, beaucoup plus profitable que le système de culture avec paturage, dans toule sa pureté. $ Go. Les assolements alternes avec paturage varient à l'infini; quelque fois les récoltes céréales y dominent, de manière à ne laisser qne peu de temps au repos, ou à l’état d’herbages; alors ils ne donnent que de misérables récoltes, à moins qu'il ne s’y associe une proportion de prairies uaturelles!, telle, que le cultivateur puisse entretenir nne quantité de bêtes qui lui donne des engrais en suffisance: d'autrefois ce sont les années de repos ou de paturage qui y dominent; alors, sans doute, le cultivateur peut s’y procurer des récoltes céréales riches et une rente satisfaisante; si, du moins, il saitüirer un parti convenable de son bétail. L’ex- cès dans la proportion des herbages n’a rien qui doive répugner, puisqu'il contient, en lui-même, tousles moyens de passer promptement à une économie plus judicieuse. Dans quelques contrées, le cultivateur ne rompt ses palurages qu’en automne, pour les ensemencer immédiatement en céréales, surtout en épautre, en rompant, avec des instrumens à main, la tranche renversée par la charrue; dans d’autres, 1 prépare le sol, par une jachère morte, à être eusemencé en grains; dans d’autres, c’est par une récolte jachère, ou par une récolte de lin; dans d’autres, enfin, il pro- cure d’abord une récolte d'avoine sur le paturage rompu, puis il donne une ja- chère, ou se procure une récolte jacherre, qu'il fait suivre par une où plusieurs récoles céréales. Quelque fois, au moment de rompre ses herbages, le cultivateur y épand une assez grande quantité de fumier, quil enterre par un labour unique, pour semer les céréales d'automne et, l’année suivante, il fume de nouveau, pour une seconde récolte de la même espèce de céréales, à la suite de laquelle il laisse son terrain en herbages pendant quelques années, D’autres fois il ne donne 328 ÉCONOMIR DE L'AGRICULTURE: qu’un seul amendement pendant tout le cours de l’assolement; dans ce cas, où guidé par des vues étroites, il consacre cet amendement aux premières céréales, dans lPespoir d’en tirer un plus g grand profit; ou bien, plus éclairé, 1l le donne à la récolte qui précède immédiatement le repos, afin d’assurer d'autant mieux là| fécondité des herbages et, par conséquent, la reproduction de nouveaux: engrais.| Quelle que soit celle de ces dispositions que Le cultivateur adopte, quelque| judicieuse qne soit son économie, je le répète, il ne retirera pas, de celle-ci, des produits aussi abondants, un profit net aussi considérable, que du système de culture avec nourriture du bétail à l'étable; si, du moins il n'ya rien, dans sa position, qui apporte des obstacles à celui-ci. Cependant, si le système de culture alterne avec paturage suffisait à là contrée où il est établi, je me ferais bien quelque scrupule d’eg provoquer le change ment, pour luisubstituer nn systéme de culture dans lequel les casualités seraient plus à redonter. Ce premier genre d'économie pour les icrres est, d’entre ceux: que je connais et qui sont destinés à reproduire des grains,‘un-de ceux qui con- servent le cultivateur dans là situation la plus catme; du moins si les années de paturage dominent dans l’assolement.… $ Toi Au reste, ce système de culture présente aussi ses grändes erreurs. La pre: mière et la plus grave de toutes celles que l’on peut y commettre est, sans con- tredit, de ne pas donner au terrain, avant-de le laisser en repos, des engrais en suffi: sance pour assurer la fécondité des herbages; ou, si l’on n’en a que peu, de les donner pour les premières récoltes céréales, au lieu de les réserver pour celle qui précède le repos. Sans cette dernière précaution, le sol abandonné à lui- même, ne donne plus que des produits misérables, et les recoltes qui suivent le repos deviennent, alors, de plus en plus chétives. J’ai vu des herbages de ee genre ne contenir, guères, que de l’oseille et des plantes d'aussi mauvaise qualité, qui, toutes, portaient l’impreinte de la misère-et de l’épuisement dans lequel on laissait la terre où elles végétaient. De tels herbages sont le sine d’une culture? en déclin, les pertes y remplacent les bénéfices; la ruine du cultivateur qui suit uve telle économie est à peu près infaillible. Mais, alors même que le sol serait dans un état de fécondité parfait, s'il ne contient les germes que de plantes mauvaises ou qui ne soient pas propres à la nourriture du bétail, le cultivateur commettrait une grande faute, sil abandonnaït ce terrain à lui-même, sans chercher à y dé- truire ces semences de mauvaises herbes, et sans leur en. substituer de bonnes. ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 129 Daos ce cas là, il ne faut pas hésiter, non-seulement de donner au terrain uné jacherre complète ou, beaucoup mieux que cela, d'y cultiver deux récoltes sarclées successives, préparées ou séparées par des labours, qui ramèvent à la surface et fassent germer ou périr, toutes les semences qu'il s’agit de dé- truire; mais encore d’épandre, ensuite, sur la céréale qui précède le repos, des semences de trèfle rouge, de tréfle blanc rampant, de raygras ou d’autres plantes de prés vivaces, propres à la nourriture du bétail au paturage. Pour peu que le sol laissé en paturage ait de consistance> Sa couche supé- rieure, non-seulement serrée par les racines des végétaux, surtout du chiendent, du trèfle blanc et d’autres plantes rampantes; mais encore durcie par les pieds du bétail et par les eaux, n’est point d’un labour facile. Pour faire ce labour, il faut choisir un moment où le sol ait l'humidité convenable: sans pourtant être très mouillé et, surtout, ne pas manquer d'employer, pour ce travail, une charrue dont le soc et le coutre soient parfaitement tranchants; sans cela il fandrait augmenter, de beaucoup, le nombre ordinaire des bêtes de labour. Mais, quelque bien exécuté que soit ce labour, si l’on n’a pas passé deux corps de charrue lun après l’autre dans la même raie, ou si l’on ne s’est Pas servi, pour l’exécuter, de la charrue appellée Trenching-Plough par les Anglais, il est très-difficile que la totalité de la croute enherbée soit parfaitement recouverte par la terre meuble et, si cela n’est pas, les plantes de pré ne tar— dent pas à prendre le dessus sur les céréales. Quelques cultivateurs croient prévenir ce mal en passant, sur le sol labouré, une herse forte et pesante, qui déchire les gazons et divise les tranches; mais celle opération ramène une grande partie des plantes à la superficie du sol, et là, ou celles-ci rentrent de nouveau en végétation et reproduisent, par là, l’incon- vénient même qu’on a voulu éviter, ou bien elles se desséchent et laissent éva- porer une grande partie de leurs sucs, au lieu de se décomposer et de servir d'engrais, comme cela a lieu lorsqu'elles sont convenablement ensevelies. 11 faut donc ne rien négliger pour que les herbages, c’est à dire la croûte supérieure du sol, soient parfaitement recouverts par le labour; si ce but n’avait pu être rempli, il faudrait, alors, recourir aux instrumens à main, aux houes où hoyaux, pour finir de renverser les tranches, pour les couper et les diviser. On est effrayé du nombre d’ouvriers, hommes, femmes ou enfans qu'il faudrait pour exécuter un tel travail sur de’grandes étendues;| 12 ou 14 ne seraient pas trop pour suivre une charrue qui aurait une marche un peu prompte; c’est à dire qu’il faudrait de 5 à 6, journées d’ouvrier par journal, sans que, pour cela, le travail fut aussi 17 | pañfait qu'il le serait si, au lieu de ces ouvriers, on eut, seulement, employé || M :; nil 130 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. il une charrue convenable, afin de ramener, à la surface du sol, la quantité de fil l||{ll terre qui était nécessaire pour bien recouvrir les gazons. |. | Pour opérer ce dernier effet il faut une couche de terre de quelques || pouces, deux ou trois au moins, et celte lerre, quoique ayant eu un repos ’& ci 4).…, 1 de quelques années, aurait, tout au moins, besoin d’être un peu aërée, pour ( ! | TIR perdre sa crudité et devenir très-favorable à la végétation des céréales. Il n’est| pas douteux qu’un léger amendement de chaux, ne lui fut alors très-avan- if tageux, mais je préférerais encore lui donner quelques peux de fumiers ani- {| 1 JU maux, si j'en avais assez à ma disposition pour pouvoir en employer lä, sans | Ro A É:.,, |(le All diminuer la ration des terres qui devraient être préparées pour l’enherbement. Deal d11!| A à. oil| Je ferais épandre ce fumier à la surface du sol, afin d’être bien sür que la Ni partie supérieure de ce sol ne demeurät pas privée des effets de cet amen- dement; jen userais aipsi, surtout si le sol était léger et perméable. i il La première année passée, les plantes qui formaient le gazon se trouvent | || décomposées, il convient, alers, de les ramener à la surface, pour servir à 1 l'alimentation d’autres céréales, ou de récoltes sarclées. || Je ne pense pas que, dans aucun cas, même dans les assolemens de ce genre, il puisse y avoir de l'avantage à semer plus de deux récoltes céréales consécu- tives sur un même terrain. Va: ll Pour demeurer fidèle au plan que je me suis proposé, je devrais donner ii le compte des frais et des produits probables des assolemens de ce genre; | mais les premiers dépendent tellement de la nature et de l’état, tant du sol, | | | | | | que de la température, des instrumens qu’on emploie, et de l’habilité des la- | boureurs; les derniers, des mêmes circonstances et de plusieurs autres encore, { qu'il y a une différence totale entre les résultats qu’on obtient dans un lieu, et {l ceux qu'on obtient dans un autre. Je suis donc obligé de laisser, à chaque cul- | tivateur, le soin de rédiger lui-même ce compte, d’après sa localité et les ré- [APR sultats qu'il peut y obtenir en observant les précautions que je lui ai recom- mandées, et je dois Pexhorter à substituer, autant qu’il le pourra, des récoltes Il | 1 à|;:: sy,» s qi jachères qui fournissent des aliments pour son bétail, à ces jachères mortes ||-, i À|| dans lesquelles, à l'absence de rente, viennent se joindre les frais coûteux de a Al | Jabours muluüplies. ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 151 De la succession des récoltes. Va Ta Après ce que Thaer a dit dans ses admirables$. 555 à 571, de ses principes raisonnés d'agriculture traduction française, et ce que j'ai dit, moi-même, dans les chapitres que je viens de traiter, je ne pourrais guères que répéter, st je voulois m’étendre sur cette matière; peut-être même ne ferais-je qu’affabhr ce que cet auteur a présenté d'une manière si frappante. Je me bornerai done ici à rappeler, en raccourci, un nombre de faits qui me paraissent ne pou- voir, être mis trop souvent, sous les yeux du cultivateur. La succession des récoltes doit être déterminée. 1. Par les convenances locales, c’est-à-dire, par les rapports réciproques du sol et des plantes, et de celles-ci entr’elles, convenances qui font que l’une de ces plantes réussit mieux dans un terrain que dans un autre, après une plante qu'après une autre. 2. Par les convenances économiques, c’est-à-dire, par le besoin de telle espèce de produit, plutôt que de telle autre, et par les prix qu’on peut en tirer. Ceue dernière considération doit entrer dans la balance pour le choix d’un assolement; mais cet assolement une fois établi, et reconnu avantageux, le culüvateur commettrait une grande faute, sil le bouleversait et courrait le risque de déranger les proportions de son économie, pour se procurer un profit momentané, même assez sensible. 3.° Par les moyens dont on dispose, soit en bras pour l'exécution des tra- vaux, soit en argent pour les avances. Il y aurait une extrême imprudence à introduire, tout-à-coup, une culture de détail, sur de grandes étendues, dans un pays où les ouvriet seraient rares, et où lon n'aurait pas la certitude de pou- voir s’en procurer, du dehors, à des prix modérés; il n’y en aurait pas une moindre à faire l’entreprise d’une culture perfecuonnée, sans s'être assuré les moyens d’en payer la dépense. f. 75. Jai dit plus haut que les convenances agricoles semblaient recommander, de plus en plus, la succession quatriennale. 1. Récolte sarclées. 2. Céréales. 3. Trèfle. 4. Céréales d'automne. Quant au choix de l'espèce de céréales qui doit succéder à la récolte sarclée, si celle-ci était une récolte de légumes, comme, par exemple, des pois et sur- 132 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. tout des fèves, il n’y auroit pas à hésiter,‘à donner la préférence au froment, à moins que le sol ne fût tellement sablonneux, que cette meilleure des céréales ne put pas y reussir. Si cette récolte était des pommes de terre ou des racines, beaucoup de gens, et surtout dans le nord, préféreraient lui faire succéder des céréales de printemps, surtout de l'orge. Quant à moi qui ai toujours vu les pommes de terre et les betteraves prêtes à être récoltées en septembre, et qui ai toujours eu, après elles, des récoltes de froment dont le produit était plus avantageux que celui de l'orge, je ne vois pas de motif pour changer de méthode Si le sol étoit excessivement léger, j'y sèmerais du seigle ou, peut-être, de l'orge d'automne, ou bien du froment de printemps, ou même de l’orge, si je prévoyais qu’elle dût avoir un débit proportionnément plus avantageux. ÿ:, Il ne m'a pas paru que le trèfle qui avait été semé sur des céréales d'automne fut sensiblement plus casuel que celui qui l'avait été sur des céréales de printemps, surtout si une partie des engrais destinés à celles-là avaient été épandus à la surface du sol pendant l'hiver, afin de féconder la couche supérieure; sou- vent même il m'a semblé que les trèfles semés sur les grains d'automne résis- taient mieux au premier hiver, que ceux qui avaient été semés sur des grains de printemps; parce que, comme le sol de ces premiers avait déjà pris son as- sietle avant l’ensemencement du trèfle, les racines de cette plante y trouvaient un appui plus ferme, et n’y étaient pas, comme cela arrive quelquefois à la suite des grains de printemps, déchaussées par l’affaissement du sol, et abandonnées à cette acuon successive de la gelée et du soleil qui, souvent, les tue avant qu’elles aient donné le produit qu’on a droit d’en attendre.: Après un 1rès-beau trèfle, on ne manque jamais d’avoir un beau froment d'automne, surtout si l’on a eu soin d’enterrer une pousse de trèfle de douze à quatorze centimètres de hauteur, pour servir d'engrais et conserver le sol dans une grande fécondité. IL’ n’est même pas rare que ce froment se laisse tomber par lasciveté; pour éviter ce mal, il faut ne semer que tard et, comme lon sait, toujours sur un seul labour. Après cette seconde récolte de fro- ment, on peut fort bien se procurer, la même année, une seconde récolte; dans les climats tempérés du blé noir, du milliet pour graine, ou des raves. Dans les climats moins favorisés, du milliet ou des légumes à faucher en vert, ou du colza pour la même destination. Telle est la rotation de récoltes qu’une longue expérience nous a indiquée être da plus avantageuse et qui me parait devoir être la base de l’économie rurale. ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE: 133 675. Dans quelques contrées on a substitué le chanvre à la récolte sarclée; comme celui-là doit être précédé par une jachère d’automne, ou, mieux que cela, par une demi-jachère fumée, suivie d’une récolte verte à enterrer comme engrais, le froment qu’on sème après lui devient, ordinairement, très-beau; mais il n’en est pas ainsi du trefle qui succède à celui-ci et, moins encore, de la seconde récolte céréale. Je ne regarde donc point le chanvre comme une récolte avan- tageuse à cette place, lorsque le trèfle fait partie des récoltes de l’assolement. ÿ 70. Plusieurs culuvateurs se sont bien trouvés de laisser subsister le trèfle pendant deux ans, et en effet lorsqu'il est beau et le terrain sain, il résiste fort bien à ce second hiver; mais il arrive, assez souvent, que, la seconde année, le terrain qui porte ce trèfle est infesté de mauvaises herbes et ne donne plus, à sa suite, une récolte de froment aussi belle qu’on devait l’espérer. A cet inconvénient il en faut joindre un plus grand encore, c’est que le terrain est très-vite rassasié du trèfle, et n’en donne, alors, que de chétives récoltes. ÿ 77. Heureusement nous avons les moyens de remplacer avantageusement le trèfle et de rendre, au terrain, cette harmonie dans ses parties constiluantes que cette plante exige. Ce moyen consiste à subtituer au trèfle la luzerne et, dans les terrains rapides, très-graveleux ou excessivement sablonneux, le sainfoin, pour les laisser subsister pendant quelques années. Ces deux espèces de plantes don- nent pendant quatre, cinq, six ans, et souvent beaucoup plus, des récoltes non moips profitables, que les plus avantageuses de celles qui entrent dans nos assole- mens ordinaires, et procurent, au terrain, un repos qui ne convient pas moins aux céréales qu’au trèfle. f. 78. L'année qui suit la seconde récolte de froment, on pourrait s’en procurer une de légumes sarclés, ou une de produits à faucher en vert, surtout de légumes, pour leur faire succéder une troisième récolte céréale; mais le sol ne pourrait fournir à ces deux dernières récoltes que misérablement, si on ne lui ajoutait quelques nouveaux engrais, et deux récoltes ne me paraissent pas suffisantes pour payer un nouvel amendement; d’ailleurs, pourquoi renoncer à l’avantage de ces ré- 134 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. coltes de fourrage intermédiaires, qu’on obtient sans nouveau labour, qui sont nécessaires pour procurer des engrais, et qui, elles-mêmes, loin d’épuiser le sol, augmentent au contraire sa fécondité? [ne nest jamais arrivé d'obtenir, d’un même amendement, deux belles récoltes de‘céréales, sans qu’elles eussent été séparées par une récolte verte de plantes légumineuses. Le fumier, pour produire ce qu’on a droit d’en at- tendre, n’a, guères, que deux places dans l’assolement, savoir, 1° pour la récolte jachére; et, 2.° pour la récolte céréale qui la suit, ou sur elle, c’est- a-dire, épandu à la superficie du sol, sur les semailles mêmes parmi lesquelles on doit épandre la semence de trèfle ou de luzerne; on peut y ajouter, 3.° l’a- mendement de la luzerne à la fin de sa troisième année. $ 79. Je ne parle pas ici de quelques produits destinés au commerce, auxquels on peut consacrer des amendemens particuliers et qui sortent des combinaisons usuelles de l’agriculture; tels sont, la garance, le pastel, le lin et plusieurs autres, qui, cependant, pourroient fort bien entrer dans des assolemens réglés. J'aurai occasion de parler des convenances de chacun de ces végétaux en parüculier. Felles sont les règles économiques que l'expérience nous dicte, lorsque, dans le choix d’un assolement, nous n'avons autre chose en vue que le plus grand profit. Mais sil s’agit seulement de corriger, par exemple, les assolemens avec pätlurage, pour les rendre aussi avantageux que cela est possible, sans changer leur durée, nous devons nous contenter d’appliquer, à ces assolements, la partie de ces règles qui est compatible avec eus. Culture alterne perfectionnée avec péturage. ÿ. 80. J'ai déjà dit que l'introduction des récoltes sarclées entre les récoltes de ... vue A] 0 À s ee grains, irait parfaitement au système de culture alterne avec pâturage, si, par les sarclages, ces récoltes ne concourrotent pas à détruire les semences de plantes à fourrage qui sont répandues dans le sul. Au reste cette circonstance même serait plutôt un bien pour les céréales qui suivraient ces récoltes, si l’on remé- diait à cette destruction des plantes spontanées, en semant, sur la récolte de | P grain qu précède le repos, de la graine de trèfle rouge et blanc rampant, de ray-gras, ou de quelqu’autre plante à fourage, ce qui donneroit, au bétail, ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 135 une nourriture bien plus substantielle, bien meilleure, que celle de paturages qui ne doivent leur enherbement qu'à la multiplication de toutes les espèces d'herbes, souvent mauvaises, dont les germes se trouvent dans le sol. Au reste le perfectionnement de ce genre de culture lui donne la plus grande partie des inconvéniens qu’on redoute dans les assolemens alternes avec nour- riture du bétail à l’étable, sans lui assurer les bénéfices inhérents à ceux-ci. Si, au lieu d’avoir une grande partie de ses champs en pâturage, le cultivateur mettait, peu à peu, celte quantité de terrain en luzerre ou en sainfoin, il dou- blerait ses fourrages, et cette augmentation de produits lui fournirait les moyens, tant d’augmenter son bétail, que de suffire À l'augmentation de main-d'œuvre que ce changement de système occasionnerait chez lui. Dès qu’on entre sur la route des perfectionnemens, il n’y a aucun motif pour ne pas diriger sa marche im- médiatement vers la perfection; mais puisque, comme je le prouverai en par- lant des défrichemens, pour qui sait commencer avec mesure et suivre avec persévérance, les moyens les plus rétrécis ne tardent pas à s’étendre d’une ma- micre à peine croyable. Cullure alterne perfectionnée, avec nourriture du bétail à l’étable. (81. C’est ici la perfection de l’agriculture, dans l’état actuel de nos connaissances, la manière la plus profitable de ürer parti du sol. Soit que le culuvateur ait pour objet de se procurgr le plus grand lucre qui soit possible, soit qu’il cherche à faire reproduire la plus grande quantité de denrées; soit, enfin, qu'il cherche à pousser son terrain à l'état de la plus grande fécondité, et à Pyÿ maintenir; il ne sauroit s’écarter de ce système de culture; qui, jusqu'ici, réunit tous les avantages. Mais c’est aussi ce système de culture qui demande les plus grandes avances, c’est lui qui demande et occupe le plus de bras; c’est lui, enfin, qui exige; de la part da cultivateur, le plus de bon sens et d’habileté. Je ne répéterai pas ce que Thaer a dit, sur cette matière, dans ses principes raisonnés d'agriculture, ni ce que j'ai dit plus haut à ce sujet; je me bornerai à donner le tableau de ce que l’on peut attendre de ce système d’économie champêtre et d’ässolement des terres, au moyen d’une culture excellente, d’un sol sans vices et d’un climat tempéré, et à comparer ces résultats avec ceux d’une culture mauvaise; afin de préserver les cultivateurs de ces dommages dont ‘ 156 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, je-v’ai point été exempt, dans Jes premiers temps de mes. essais agricoles, et que je vois, chaqne jour, se renouveler chez des cultivateurs dépourvus de réflexion ou d’expérience. f., 82. Etat des frais et des produits de 10 journaux terre, soumis à la culture alterne avec nourriture du bétail à l’étable, sans autres secours, er2 engrais, que ceux qu’ils tirent, annuellement, de leur propre fonds. Pour obtenir, de ce terrain, une fécondité continue, il faut que chacun de ces 10 journaux recoive de 12 à 14 charges de 2a quintaux ou 1000 kilog. fumier, de 4 en 4 ans, ce qui ferait de 30 à 35 charges, par année, pour les 10. Pour obtenir ces 30 à 3h charges, il faudra une quantité de 500 à 350 quintaux(15000 à 17500 kilog.) tant fourrage sec, que litière, ou plus encore, si une partie de ces fourrages secs est représentée par des ra- cines vertes; parce que celles-ci donnent, en proportion de leur faculté nutri- tive, une quantité de fumier moindre en poids, que ne le fait le foin; défaut qui, à la vérité, est en grande partie compensé par l’excellence des engrais qu’elles produisent. Si lon pouvait s'assurer que le trèfle ne manquerait jamais de prendre pied dans le sol, il suffirait de le faire arroser, après chaque coupe, avec des engrais liquides, pour qu’on put compter, par chaque journal, sur 5o quintaux et plus, foin sec, ou l’éqnivalent en verd; en mettant done le quart des terres, ou 2% journaux, en trèfle, on en obtiendrait, annuellement, de 125 à 150 quintaux(6250 à 6500 kilog.) fourrage sec, et en semant du milliet et du trèfle incarnat à la suite de la seconde récolte céréale, on en obtiendrait, en raison de l’état prospère du sol, probablement, 25 quintaux de chacun, par journal, où 125 quintaux(6250 kilog.) sur le tout, tant en automne qu’au prin- temps; el en joignant, à ces quantités, 72 quintaux(3600 kil.) paille de froment, on atteindrait, à-peu-près, la proportion d’engrais dont on aurait besoin; d’ail- leurs rien n’empécherait qu'on ne consacrät+ ou 4 journal à se procurer, en betteraves, un supplément de fourrages égal à 25 ou 5o quintaux(1250 au 2500 kilog.) foin sec. On pourrait, ainsi, établir lassolement de je RCE À journal betteraves pour le bétail + Récoltes sarclées CU P 2 journaux pommes de terre, à consommer dans la. maison ou à vendre, ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 197 Froment d'automne ou de printemps, avec Trèfle rouge. Trèfle rouge. Sie le im Froment d'automne, suivi de Milliet pour fourrage, et de Trèfle in- carnat à faucher au printemps de l’année suivante, avant lensemencement de la récolte sarclée. Mais cet assolement, quoique judicieux à divers égards, ne donnerait point assez de sécurité au culuvateur; ses betteraves pourraient n’avoir qu’une réussite imparfaite; son trèfle pourrait être détruit à sa naissance, ou pendant son dé- veloppement, par une sécheresse excessive ou par le versement da blé; enfin une secheresse prolongée pourrait empêcher le succès du milliet et la germina- uon du trèfle incarnat. Sans doute, ces divers inconvémiens ne se réaliseraient que bien rarement tous nne même année; mais un seul suffirait pour mettre le cultivateur dans uue sorte d’embarras pour la nourriture de ses bêtes et sur les moyens de se procurer la quantité d’engrais nécessaire à son économie, D'ailleurs lorsque, pendant un certain temps, les récohes de trèfle rouge se sont succédées, de quatre en quatre ans, sur un même terrain, elles y de- viennent fort chétives; il ne convient donc pas d'y en semer de nouveau, jusqu'à ce que cette lassitude du sol so dissipée; pour arriver à ce but, et méme pour augmenter encore l’abondance dans les récoltes céréales, il convient de mettre ce terrain, alternativement et pour quelques années, en her- bages vivaces, surtout en luzerne, Il sera donc à propos d’avoir toujours deux journaux, de ces dis, en luzerne, en les renouvellant tous les einq ans; mais en ne le faisant, chaque année, que sur un cinquième de leur étendue, et en rompant une pareille portion de la plus ancienne luzernière, de sorte que chaque parue ait, à son tour, ses cinq ans de repos, 0ù, pour parler plus exactement, d'état d’herbages. 11 conviendra donesfe suivre Passolement de 2 journaux en Récoltes sarclées, dont! en Betteraves et 1, en Pommes de terre 2........ en Froment d’automne@u de printemps avec Trèfle rouge 2........ en Trèfle rouge 2........ en Froment d'automne, puis Mzlliet pour fourrage et, Trèfle incarrat; celui-ci pour le premier printemps de l’année suivante, sans retarder la récolte sarclée qui doit lui succéder. 2 Journaux en luzerne. L’ensemencement de ce qu’on voudra mettre en Inzerne se fera, au prin- temps, par dessus le froment, comme cela a lieu pour le trèfle; senlement un peu plus tard, afin de ne pas exposer les plantes de luzerne anx atteintes de la gelce. 18 138 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. % FRAIS. D'après les calculs de travaux de Thaer, mais les journées de chevaux, bœufs et vaches, ou de bêtes de trait, en moyenne à H 2, celles d'hommes à+1,50 et celles de femmes+ 1. Pour la première année ousole, Récoltes sarclées. 2 Journaux, Labour profond, 3 h.et6B......+ 16, 50 27 Charges fumier, charrier et épan- dre, à+ 10...-....++. 270, Second labour, 1h.et2b....... 5, 50 Mettre les pommes de terre dans les sillons sur 14 journal, 34f...... 3,75 Passer la herse, Lh.ethb.........‘1,75 Passer l’extirpateur lorsque les pommes de terres sont levées,#h.et+b.... 2,75 2 Cultures avec la houe, 5h. et£b... 220 1 Sarclage à main pour enlever le reste des mauvaises herbes, 1 f....... Récolter lespom deterre1Fh.et12f. 14,25 Les charrier, 1 h.et2b.......: 5, 5o Semer les betteraves sur 3 journal, et remettre de la graine germée dans les places où la première n’a pas levé PRE a, Enlever les plantes surabondantes 1 f. 1, Donner le premier sarclage, 15... 1, 50 RP le isecondi Net rte Gloss 2, Récolter les betteraves,£h.et3f... 3, 75 Les charrier,£h.et 5b...,..., 334, 84 À déduire, La valeur de charg. 21, 2 fumier, qui demeurent dans le sol pour les récoltes suivantes(1)... 212, 60 Id. d’un tiers du labour extraor- dinaire et nettoiement du sol.. 8,67 œ— 221, 27 CiBé TT ESS| Il reste Pour la seconde année ou 2.%° sole, Froment. 2 Journaux. Un labour après l’arrachement des pom- mes deterre et des betteraves, 1h.2b. 5,50 Ensemencement à la volée, 5h..:.: 0, 50 Hersage, Lh.et5b.........:. 2, 25 Facon des raies d’égouttement et Tossestiash.: 4. pr 2, 5o Moisson 3h.,25f.et3b,....,., 8, 75 Bautage de 23 scheff. à 40,80... 18,40 + 37, 90 | PRODUITS. 180 Scheffels(9000 kilog.) pommes de terre à L2(+ Ales 100 kilog.)+360, 6o0o Racines de betteraves à Ib. 24 l’une font 1b. 15000(7500 kil.) c.à d. l'équivalent, selon mon expérience, de Ib,5953 foin, que, pour être d'autant plussürsde ne pas avoir des mécomptes, nous réduirons- à 1b. 5000 ou ki- log. 2500 à+2,60 le quintal outles HO: kKIlS 7 Aer 130, J'omets la fanne des pommes de terre et des betteraves, comme compensation à la moindre quantité de fumier que ces pro- duits donnent, proportionné- ment à leur équivalent en foin. + 4go, en dépenses effectives....,:...-..+ 15, 57 et en produit net.......+ 376, 43 20 Scheff. froment, outrelasemence, à—12(gookil. à+ 26,66 les SONO) eue+»: 940, 41, 40 cite; paille à+0,50, ou à La les 100 kilog.,,....+ 20,70 =: Er uE SE ARE A reporler......+ 260.70 (1) Voyez Le tableau de la distribution des frais d'amendement, labour ex gsL à Ja fin de ce volnme. traordinaire et nettoiement du sol, qui ÉCONOMIE DE L Report...... 37; gol À quoi il faut ajouter La moitié de ce qui restait en fumier dans le sol.......+ 106, 30 Le+ des frais de culture re- tenus ci-dessus......... 2, 89 Intérêt d’un an de+ 221, 27 à 1Op.C.+..s..esoesor 21, 27 130, 46 Dépenses de Pour la troisième année ou 3.° sole, 7réfle rouge. 2 Journaux. Ensemencement, sur la récolte céréale de la 2.4 année, Lh.:........ 0,38 Un second tiers des frais de culture réser- VES Ja DA Annee. detente enr ee Enterrer avec le rateau,2h........ 5 1b. 14 Semence......: Ne 10, Faucher et serrer une récolte dérobée, en automne, l’année de l’ensemence- ment, et deux l’année suivante 6 h. 2, 89 D D 6, Intérêt d'un an de+ 112,08, qni res- taient en frais d’amendement et cul- DB Ne a etes à.» 11521 Dépenses de cette année ou sole, adéduiret- 4-4. 1. Il reste en Pour la quatrième année ou 4. sole, Froment, 2 Journaux. Frais pour le froment, comme la DAS AnnÉer 400: here 207500 Resté du fumier et des cultures extraor- AIRES Se 2 0 2+ 100,10 Intérêt d’un an de cetie somme.. 10, 92 Passer le ratissoir à avant-lrain, après LAMROISSON: EE et+ à» Nes 2” Un labour D ee 5, 50 Hersage léger....,...-..... 1 Semer le milliet et le trèfle mcargat. 0,40 Semence de lun et de l’autre..-. 10, Passer le rateau et faire les raies d’é- oONLIentent 0.+.&, Faucher et serrer lg milliet,: L£h. 1 f1b. 4,925 De même...... le irèfle incarnat, au printemps suivant.......«+: 4, 25 Plätre épaudu sur le trèfle incaruat au printemps. 4«+++ se ee+ 6, Dépenses de cette année Il reste en AGRICULTURE. 139 Report.....+ 260,70 cette année ou sole à déduire...: Il reste en produit net.......+ 92,34 Trefle sec, en 3 coupes, 80 quint.(ou kil. 4000) à+ 2, 60 le quintal.*.+ 208, 43, 48 PRO MED ec ce ie ir A04702 puis Milliet et Trèfle incarnat. Froment et paille, comme la seconde année et nee 2.«4 2200, 70 45 quint. foin de milliet à+2,40 108, 45 id. trèfle incarnat, ou printemps de l’année suivante... a+2., 90, e L + 458,70 où Sub; A'JÉUNITE. 4 3+ see eo 195, 41 produit Ab... 00. 265, 29 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. Pour la Zuzerne. | || 2 Journaux. ” [I Les frais d’ensemencement sont les Produit moyen, 100 quintaux foin de | mêmes que pour le trèfle, sauf qu'il luzerne sec à 2, 60...... 260, faut, au moins, lb, 30 semence, et que celte semence coûte près d’un tiers ide plus re chere 39, 38]. H faut mettre à sa charge la totalité des deux neuvièemes du labour pro- fond et du nettoiement du sol, qui MEL) n'ont pas été absorbés par les deux ||| premières récoltes de l’assolement, 5, 76 { | l q Si, d’un côté, la récolte de froment qui suit la luzerne, est déchargée de sa |} moilié de cette dernière dépense, ll de l’autre, elle a à supporter uneaug- | menlation sur les frais du labour, ||| lequel est, toujours, beaucoup plus# Ü| fl difficile après une{uzerne qu’apr ès ME) le trèfle. pas + 45, 1 CE ARREENE BAS Ces frais, répartis sur cinqans, metlent | à la charge de chacune, en moyenne,—- 9,03 1} 3 Du quart de+ 106, 30 fumier, qui 11 restaient dans le sol, desquels les | trois autres quarts restent à charge de la récolte froment qui suit... he) + D'une moitié de 12 charges fumier | appliquées à la luzernière, à sa 3.° [} année, et dont l’autre moïtié res- [| | | tera à charge de la récolte froment quisuit la luzerne#0 20, Intérêt d’un an de, en moyenne, |—- 195, fumier qui demeurent dans | 1e SOL RES RE ER.. 19, 56 (ll Récolte de 5 coupes luzerne.... 20, | Dépense d’une année à déduire..#......+.+:. 73, 85 | 11 reste en produit net.........+«+ 186, 15 ; k avaient été prélevées sur la récolte même. ai toujours supposé que les semences du frement 1e Re : es de récolte céréale { Selon les formules de Thaer je n'aurais dû porter le produit de la 2. sn qu'à 15 scheffels, au lieu de 20; mais, dans mes diverses exploitations rurales, ME ê É rai\ 1 écédée jours, à la suite d’un beau trèfle, une récolte de grains plus forte que celle qui l’a précédée, Join de l'avoir plus faible, comme ces formules le supposent. RÉCAPITULATION. La 1.° sole de deux journaux donnera de produit net...+ 376, ï SR 92, 34 A reporter....,.. 468,77 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 141 Report..:.... 468,77 SR en eee+ ae de, ef 164, 52 Re NA er Le Hu een. os+.+ 203,29 La luzernière également de 2 journaux....... 186, 15 Ainsi 10 journaux donneront net, par année,—- 1082, 73 ou, par journal,+ 108, 27. Tels sont les résultats que, sauf le cas d’accidents de température graves, on peut espérer d’une excellente cullure. Je ne pense pas les avoir exagérés; mais, tout au contraire, les avoir réduits à un taux très-modéré. La quantité de fourrage que le terrain ainsi cultivé donnera, par année, sera \| ge q> i; ÿ Foin ou équivalant Paille. POUR de sole em 20.0 hi Qiint,” 50 2.° on. pan une"aré ee, suite» ado CE Halal ends sets dis 60 De 4° USE Mel dorée Jos ee go 41, 40 Alu RENE) de 22 eee. 708 ss 100— Fatout be. Quint.: 520, Oiuing: 02.60 C'est au-delà de ce qui est nécessaire pour famer convenablement ces 10 journaux, et pour être ressuré contre les suites des accidents de tem- pérature. Avec cette quantité de fourrage on pourrait entretenir, toute l’année, quatre vaches de taille moyenne. pires. Examinons maintenant les résultats qu’on peut attendre d’un tel assolement sous une culture négligée et mal condune, afin d’être salutairement effrayes des fautes qu'on peut commettre dans une chose parfaitement bonne en elle- même. Au lieu d'admettre, comme nous l'avons fait dans le compte qu’on vient de parcourir, que tous les travaux ont été faits avec la parfaite économie dont ils sont susceptibles; nous supposerons, au contraire, qu'on s’est laissé aller à cette insouciance sur les détails et sur les combinaisons économiques qui, chez le cultivateur, s’allie ordinairement à l'éloignement pour tous les perfec- tionnements; nous supposerons aussi que les labours sont opérés par une charrue à avant-lrain, mue par quatre gros bœufs à pas tranquille et lent, et qui ne romp, en un jour, qu'un journal de terre passablement argileuse, ou seule- ment trois quarts de journal, lorsque le sol est excessivement tenace. 143 Pour la 1.'°année ousole, Récoltes sarclées. Frais. 16 Charges de 20 quintaux fumier, transporter et épandre imparfaite- met Te ou ee TOO) Un seul labour, de 18 centimètres de profondeur, à 2 h. et 4 bêtes par Journal, ces bêtes-ci à+ 3 par Jour, parce que, dans une telle économie, elles sont ordinaire- ment peu employées:+ à 4.4.4 30, Mettre les pommes de terre dans les sillons sur 11 journal, 6femmes... 6, Donner une culture avec le hoyau à main, 54 hommes par journal... 11,62 Buter, de même avec des instrumens À A LE 11, 62 En automne, récolter avec la charrue; par Journal, 1 j.® charrue et 10 femmes ou enfans à 10, 80.«-+ 34: 50 Un second labour pour+jourual en bellenayes+: ombre a 7, 50 ”. Ensemencer alamvoléen 7. 0, 10 Hiersage JR pour Lu re 50 Un premier sarclage, 5 femmes 5, Unssecond 46. fe Hi 6, Récolte Eh:, 4 fier Eh, Ju 0 0 6, —- 278, 84 Dont il faut déduire: La valeur de 12%charg. fumier, qui demeurent dans le sol pour les récoltes suivantes....—- 126, } Des frais de nettoiement du sol.. 7, 54 195, 24 Et les Produits, quiseréduisent à l’équivalent de quint. 46 1b. 60 foin à 2, 60oleq.! 121,16 254, 70 I ya, sur les 2 journaux, une perieneliede- 00-49 Pour la 2.% année ou sole, Froment. Frais. En automne,undemi-labour pour 11jour- ual qui était en pommes deterre..— 11,25 Et un labour entier pour ce qui était exlhetteraves::r2 rpm lei. 7,150 Sémera la volée. Na 0, 50 FTETSER RC. à à 2 SON F Faire des raies d'écoulement avec la charrue tea re à 22e 5, Poisson; 5'he, AP b.:.!,(sr Battage de 12 scheffels, à+ 0,80... 9,60 LE LL ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. La terre ayant été où abandonnée à elle-même" dès la moisson précédente, ou pâturée, se trouve infestée de mauvaises herbes, et la charrue, en ne fai- sant que dresser la tranche de terre sur le côté ,; au lieu de la renverser, a, encore, favorise la multipli- cation de ces herbes, Le sol n’est ni aëré ni ameubli. On compte, pour le diviser, sur la culture qu'on donnera aux pommes de terre, et sur le second labour pour les betteraves.‘ En cultivant les pommes de terre, on divise, en effet, la tranche; mais or ne parvient pas à le faire d’une manière satisfaisante, parce que le sol est trop lié par les racines de mauvaises herbes; de peur de gâter les pommes de terré, on se borne à cultiver et nettoyer le sol à sa superficie. Ainsi, la plupart des mauvaises herbes, quoique fatiguées par deux cultures, demeurent dans le sol; prêtes à en reprendre possession au printemps suivant. IF survient une sécheresse, et les pommes de terre, placées dans un terrain aussi peu profond, demeu- rent très-petites; la fanne sèche, déjà en Juillet, et des pluies, qui surviennent ensuite, font qu’elles ger- ment ei donnent de nouveaux tubercules; de sorte que, à la récolte, il s’en trouve de deux éditions; des premières‘qui ayant donné des germes et de nouvelles pousses, ne sont plus, ni savoureuses, ni nourrissan£es, et des secondes, qui n’ont pas atteint leur maturité, et qui sont acqueuses et mal.-saines, Le produit n’a pu être que de 50 schelfels, outre la semence, par journal, ou 75 pour le tout. Je suppose le scheflei de lb. 100, et 1b. 230 de ces pommes de terres égales en valeur à 1b, 100 foin; elles sont de trop mauvaise qualité pour pouvoir être vendues sur les marchés; nous avons donc, pour résultat, foin....,...... quint. 32,60 Les betteraves ont moins souffert de la sérhe- resse, mais Jeur végétation en a été retardée; d’ailleurs, semées à la volée dans un terrain rempli de mauvaises herbes et mal divisé, elles ont mal levé, et n’ont pu être réguliè- rement espacées; il y est demeuré de nom— breuses places vides, et, comme le fumieravait été mal réparti, une grande partie des plantes n’en a point atteint et est demeurée_mi- sérable. La récolte n’a été que de 3vov plantes à1b. 1à, ce qui fait Péquivalent de quin- taux DEMO.. re ee ebe et cl ee D NIIE quint. 46,60 D'ailleurs, les cultures données aux betteraves ont eu les mêmes défauts que celles qui ont été données aux pommes de terre. Report..... 47, 85 À quoi il faut ajouter: La moitié de ce qui restait dans le sol en fumier. chere eue est 09, + Des frais de nettoiement du sol Im Panmnéent-te. nr D+61 Intérêt de+ 133, 54, reste de fumier et nettoiement du sol, pendant UN an... 13, 35 Et... de+ 24, 14 perte de l’année précédente....., 2,41 81, 27 + 3129, 12 À déduire les Produits. 9 Scheffels froment à H 12, 108, 25 Quintaux paille à 0,50 12,50 Q£? 7 120, 50 Tl y a encore une perte de... 8,62 Pour la 3.° année ou sole, Trèfle. Frais. Semer par-dessus la céréale de la se- CDndERAnNéens et à 2e o, 38 Pb eérainédetrete 4 4... 10, Faucher et serrer 2récolles 4bh.2f.1b. 11, 3 Des frais de nettoiement du sol opéré MU ANNÉE ce rose ele 2, 41 Intérèt de+ 68, 03, reste de fumier et vettoiement du sol, pendant un an. 6, 80 ——— de 32, 66 perte des années pré- CEUBDIES end te eds ie 3, 27 Total des frais........ 4 33,86 Produits. Pâtvrage du trèfle l’automne de la pre- mière année.... TE RU) EU Cie ait Foin de tréfle et de mauvaises herbes, en 2 coupes, 22 quintaux à+ 2,60.. 57,20 63, 20 Dont déduisant les frais....... 33, 86 Il reste un produit net de..,...+29, 34 Pour la 4. année ou sole, Froment, Frais. Les mêmes que la seconde année, ex- cepté qu'it faut un labour entier sur toute la surface du sol, ce qui oc- casioue une augmentation de dé- pense de+ 11,25......,...+ 59, 10 e plus une culture avec une herse IOUEUERE en DA Lee 5, A reporter....+ 64,10 ÉCONOMIE DE L’AGRICULTURF4 Le terrain, mal égoutté par des raies tracées avec la charrue et d'auprès desquelles on r’a point en- levé la terre cumulée par les versoirs, a souffert de l'humidité foide de Vlhiver; les mauvaises herbes se sont emparées du sol, et ïl n’a rendu, en sus de la semence, que scheff. 4£, au lieu de 6 qu’il aurait dû donner, par journal. Une grande partie des plantes de trèfle sont tuées, à leur naissance, par les mauvaises herbes; d’ailleurs le sol n’a pas assez de fécondité pour donner une récolte tant soit peu abondante, I1 n’y a pas de récolte dérobée de trèfle cette année; le sol n’est pas dans un état assez prospère pour cela, Le sol demeure infesté de mauvaises herbes; cependaut on ne lui donne qu’une culture ordi- naire; chaque tranche placée à-peu-près de champ, par la charrue, laisse à découvert une bordure du chiendent ei des autres herbes qui la recouvraient, Ponr pouvoir enterrer la semence et diminuer cette quanuté d’herbe, l’on donne une culture#vec une herse lourde, fortement chargée, et traînée par quatre bœufs, laquelle déchire le chiendent et les agrostis, en arrache une partie, et laisse le reste, fatigué, mais ässez également répaïti sur toute la surface du sol, et prêt à en reprendre possession au prin- temps suivant. 144 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 7 Report....+64, 10 À quoi il faut ajouter: Le reste du fumier et du nettoïement du sol opéré la première année.. 65,41 Tntérétd'un an. c- 6, 54 Dit de+ 3,32, résidu de perte des années précédentes......+. Oo, 33 +- 136, 38 Dont il y a à déduire: Les Produits, comme la 2.4 année.. 120, 50 Jl y a une perte de....— 15, 88 ÆEuszerne. Les frais d’ensemencement sont les mêmes que lorsque la culture est excellente, eest=a-dire, de ce sec...+ ne re 0,00 À quoi il faut ajouter les? des frais de nettoiement du sol, laissés en arrière la seconde année.... ee++&, 82 mm + 44,20 Ces frais, répartis sur 5 ans, mettent à la charge de chacun d'eux......+ 8, 8% Du quart de+ 63 fumier qui restaient dans le sol après la HSannee:+ Dyle L D'une moitié de 8 charges fumier appli- quées à la luzernière à la fin de la 3.° année, et dont l’autre moitié tom- bera à la charge du froment qui sui- vra la Juzerne........ Je= à 10,09 Intérêt d’un an de, en moyenne,+123 LÉUMLE ES chu. D; 00 Récolie de 4 coupes luzerne...... 15, + 50, 65 1: ÿ Produits. 3o quint. foin de luzerne à Æ2, 60... 78, dont déduisant les frais....... 50, Al reste un produit net de... 27,35 Après la récolte de froment, le sol demeures rempli de mauvaises herbes, et si appauvri par elles, qu'il ue saurait être question de semer du milliét et du trèfle incarnat, ou que, si l’on en semait, ces deux récoltes ne donneraient, décidément, que dela perte, au lieu de profit. L'on conçoit ce que doit être une luzernière éta- blie, de cette manière, sur un labour peu profond et en terrain aussi peu amendé, mais, en revanche, plein de germes de mauvaises herbes. IF n’y a au- cune apparence que cette luzerne puisse durer 5 ans, de 30 quint. par ap, où 15 par Journal. etses produits n’alieindront qu’à peine une moyenne ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. RÉCAPITULATION. Profils. Pertes, Parsons. à srierses.+ 24, 14 Die DD ne ie US CU eo ina at eee à 8, 62 3e are OI LOT RSE LL 590 34 4 ME res l'alerte ANR ee Er 15, 88 Tarluzennière eh a. 27, 35 + 56, 69+ 48, 64 Dédiisantiles pertes juste 4 f 48, 64 Il reste un produit, en apparence net, de+ 8, 05 ou de+ 0,80 par journal et par année. C’est beancoup moins que ce qu'il faut pour balancer les impôts, la rente et l'entretien des greniers et granges, les frais d'administration, et les dangers de grêle, bien loin que cela procure quelque rente du sol lui-même, et un bénéfice de culture. La quantité de fourrage que le terrain ainsi cultivé donne, par année, s'élève Foin. Paille, pou nsale 2... dune. ui Quint. 46,60 CA ER ur— Quint. 25 D y comp. le patur. de l'automne, 24, 40— 4° Le— 25 15 luzeméere.+ 30 RS ——— Quint. 101. Quint, 45. Cette quantité de fourrage et de litière donnerait, à peine, 14! charges de q 5 ap 9 2 8 20 quintaux fumier, au lieu de 24, que ce terrain en emploierait dans le cours de l’assolement, Quant aa capital que le cultivateur doit avoir à sa disposition, pour lune et l’autre de ces manières d'exploiter, il est, à peu de choses près, le même:& ce n’est que, dans le premier cas, il fant deux vaches! de plus, et, pour com- mencer l’assolement, une provision de 11 charges fumier de plus que dans le second, et la différence de résultats dn premier au second de ces deux cas, dans les deux premières. années, fournit au-delà de la valeur de ces vaches et de ce fumier, laquelle d’ailleurs, n’est point un capital dépensé, maïs seule- ment une valeur momentauément occupée pour lexploitation de ce terrain, I, 19 146: * ART Telles sont les routes qui, partant d’un même point, conduisent le culuvateur ou à sa fortune ou à sa ruine. Sans doute, il n’y aura qu’un peut nombre de culüivateurs qui marchent d’une manière absolue dans lune ou dans Pautre; cependant je puis affirmer qu'il n’y a aucun des faits du second cas que je viens de détailler qui ne soit tiré de ma propre expérience, dans les premiers temps de mes essais en agriculture. Quant au premier cas, il est, en entier, üré des faits que j'ai presque contiuuellement sous les yeux, non-seulement dans mes propres exploitations, mais encore dans un climat moins favorisé. Je pnis même assurer que j'ai assez sensiblement attéaué l’un et l'autre des extrêmes. Il ne faut pas perdre de vue que Île prix des denrées change, du tout au tout, les résultats d’un assolement; car si, au lieu de prendre pour moyenne des prix, le taux de+ 12 pour le quintal froment pommes de terre 2 nee se sieste 2 Co sh. foi 0,50......... paille; j'eusse porté ces denrées aux prix où nous les avons vues au commencement de 1817; savoir: + bo pour le quintal froment 10..- pie ne- sc POINDIES de. L8rre Re Ut Don Je ER, paille Le produit net de chaque journal s’élèverait, dans le premier cas, de+ 108,27, à la somme incroyable de environ+ 360, par journal et par année. Au reste, dans le cours ordinaire des choses, le taux du produit net est beaucoup moins altéré que cela ne semble, au premier abord, devoir être; parce que la hausse du prix est déterminée, le plus souvent, par la rareté des produits, c’est-à-dire par le mauvais succès de la récolte; la baïsse du prix, au contraire, par l’abondance. Vendre 5 à+ 10 ou 6 à+ 5 reviendraient au même, si 6 n'avaient coûté plus de main-d'œuvre, et p’avatent pas absorbé plus de sucs, plus d'engrais, que trois. Presque toujours une récolte décidément faible donne de la perte au lieu de profit; il faut que le cultivateur ne s'expose pas à en avoir de telles. Ja déjà dit ces choses; mais je ne crois pas devoir me lasser de les répéter, lorsque l’occasion s'en présente; parce qu’elles ne cessent pas d’être uules, ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 147 Rapports réciproques des divers genres de culture. 6. 65: Après ce que j'ai dit plus haut, je n'ai que peu de choses à ajouter sur cette matière. Les assolements qui donnent le plus d'activité au terrain sont toujours les plus avantageux, pourvu qu'ils se composent des produits qui donnent les profits nets les plus considérables et les plus assurés, et que ces produits se trouvent placés, dans la rotation, de la manière qui leur est la plus convenable. Par activité je n’entends pas des labours et des cultures continuels; mais une grande reproduction de végétaux, ou la reproduetion des plantes qui donnent un profit considérable, relativement au temps durant lequel elles occupent le sol, Il peut même se faire que cette activité soit compatible avec un long eloigne- meut des récoltes; ainsi la garance occupe le sol pendant trois étés, c’est ordinarrement à la fin du troisième seulement, qu’on récolte la racine qui en fan la partie essentielle; cependant la terre ne laisse pas d’être, pendant ce temps-là, dune grande activité, puisque elle amasse des produits qui, au moment de la récolte, donnent une bonne rente du sol, pour tout le temps où ils l’ont occupé. Je n’envisage pas comme active une terre qui est soumise à une jachère morte, quoiqu’on la remue fréquemment; elle n’est que passive. Mais si, à cette ja- chère morte, l’on substitue une récolte sarclée racine ou légumineuse, la terre devient alors active, et d'autant plus que cette récolte sera plus riche et plus abondante. f. 66. Après avoir long-temps disputé sur les avantages et Îles inconvénients de Îa jachère et du droit de parcours en commun, les cultivateurs sont maintenant tombés d’accord sur la réalité des avantages attachés à la propriété illimitée du sol, et sur la convenance de tirer parti de la jachère; maïs plusieurs d’entr’enx ne sachant donner un emploi convenable à leurs fourrages, semblent encore n’envisager comme profitables, que les produits qu'ils peuvent réaliser immé- diatement en numéraire; arst ils mulüplient les récoltes céréales, et en font succéder denx, souvent même troïs, l’une à l’autre, sans se douter qu'ils ne retirent aneun profit net d’un tel système, et que, loin delà, ce système les con- duit à leur ruine, en épuisant leur sol et le remplissant de mauvaises herbes. f. 87. Es sont très-rares les cas où il convient de semer deux récoltes céréales l’une 148 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. après l'autre; peut-être même faut-il les réduire à celui du millet ou du blé noir en seconde récolte, et à celui où la crainte d’une disette forcerait à semer sur un chaume rompu, parce que la température aurait empêché de Île faire ailleurs; encore cela ne peut-il se faire que par un mouvement d'humanité et de patriotisme; puisque, dans une telle position, la seconde récolte céréale ne peut, que bien rarement, donner les profits qu’on retroit d’une récolte différente, plus adaptée à l’état du sol. g. 88. Si le cultivateur a le rare bonheur d’avoir des engrais en surabondance, il peut se livrer à la culture des plus précieux d’entre les végétaux de commerce; wais il ne doit le faire, en grand, qu'après s'être assuré, par des expériences économiques précises, des avantages comparatifs qu'il peut retirer de Pun plutôt que de Pautre de ces végétaux. Ma propre expérience n’a démontré qu'il y à une différence étonnante, dans les résultats économiques de la culture de ces divers genres de produits, quoique les cultivateurs se livrent indistinctement à la culture de Pun et de l'autre, dans un même pays. Rien ne prouve mieux l'insouciance irréfléchie des cultivateurs, que ces solécismes d'économie qui se perpétuent, dans une contrée, pendant des siècles entiers. Des moyens de remplacer les récoltes détruites par des accidents de température. $.* 89. Quelque judicieuses que soient l'économie et la culture des terres, on ne saurait empêcher que des accidents de température, ne fassent manquer ainsi, ne dérangent les proportions a régularité dans le mouvement des récoltes ou ne les détruisent, et, habituelles de l’économie, celles qui assurent} de l'exploitation; et comme, pour ordinaire, ces accidents ce serait souvent en vain que le se font sentir, à la fois, sur des districts plus ou moins étendus, chercherait, dans ses alentours, les moyens de suppléer à ce que vé; c'est donc dans ses propres ressources qu'il >ortions entre les diverses branches culuvateur de pareils accidents lui ont enle doit chercher les moyens de rétablir les pro; de son économie, lorsque ces proportions ont été dérangées. Le vide que de tels accidents peuvent occasioner dans les produits, peut être de deux genres; ou il a lieu dans ceux qui sont destinés à la nourriture ou c’est dans ceux qui sont ou aux autres besoins immédiats de l’homme; duire des engrais. destinés à alimenter le bétail, et par-là, aussi, à repro ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 149 LL f go. Dans le premier cas, le mal sera bien moins fächeux sl est survenu avant que le produit eût atteint sa perfection, sa maturité; parce qu’alors ce produit n’a enlevé, au sol, qu’une petite partie de ses sucs nutritifs; dans ce cas, qui se rapporte aux récoltes céréales, aux légumes, et à quelques plantes de com- merce, il n’y a pas à hésiter; il faut se hâter de donner, au terrain, la cul- ture nécessaire pour le rendre propre à être ensemencé de nouveau, et, si la saison est trop avancée pour qu’on puisse, encore, y obtenir des récoltes du même genre que celle qui a manque, l’on pourra s’y procurer du maïs cinquantain, du milliet, du blé noir, ou du Lin; une récolte de pommes de terres hätives pourrait, aussi, y venir à maturité; mais elle demanderait, tout au moins, un sol qui, par sa profondeur et sa nature, fournît toujours, à la plante, une humidité suffisante pour sa végétauon et son développement. Ainsi ce cultivateur trouvera quelque compensation à sa perte. Mais si l'accident n’est survenu que lorsque la récolte a atteint le point où elle devait être serrée, elle s’est, alors déjà, approprié tous les sucs que le sol devait lui fournir; le mal sera, alors, incomparablement plus fâcheux, et d’au- tant plus, que l’on aura moins d’engrais pour réparer l'épuisement du terrain; Von aura, dans ce cas, besoin de beaucoup de réflexion et même de beaucoup de fermeté de caractère, pour ne pas détourner une partie de ces engrais de la destination qu’elle devait avoir, et ne pas déranger les proportions de l’éco- nomie. Cependant on doublerait le mal, si l’on soustrayait, à des récoltes- fourrages à venir, les fumiers qui doivent assurer leur réussite; on détermi- nerait ainsi le déclin de l’économie et l’on s’oterait, peut-être pour un temps assez long, les moyens de rendre, à celle-ci, toute la vigueur nécessaire à ses sueces. Dans un tel cas, 1l faut se soumettre au mal dont on est frappé, et ne chercher un remède, que dans un redoublement des soins qu'on donne à la culture, et dans emploi des moyens qu’on à à sa portée, d’augmenter la fer- ülité du sol et, par conséquent, la quantité.des produits. MMOR, Si, au contraire, ce sont des récoltes destinées à l’entretien du Détail, que ces accidents de température ont atteints, le cultivateur aura, à sa disposition, des ressources assez nombreuses pour remédier à ce mal. Celui des accidents de ce genre qui se reproduit le plus fréquemment, et qui me paraît être le plus préjudiciable à économie, est celui où les trèfles semés 150 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. parmi les céréales, ou n'auraient point levé, ou auraient été détruits après leur naissance, Nous avons supposé ailleurs que 30 à 34 quintaux fourrage sec étaient le prodtit moyen qu’on pouvait retirer du trèfle, tant Pautomne de l’année où il a été seme, qu'en deux coupes de l’année suivante. Il s’agit de remplacer, dans l’économie, celte quantité de fourrage. Si le sol qui devait produire du trèfle était très-fécond, et plutôt léger que trop argileux, en y semant, aussilôt après la moisson, du milliet un peu épais, et, par-dessns ce milliet, du trèfle incarnat, on pourra espérer, par le premier, de 18 à 25 quintaux fourrage sec de très-bonne qualité; deux mois suffiront pour obtenir celte récolle, qui sera suivie d’un bon pâturage d’antomne, et, au printemps, d’une récolte de 18 à 22 quintaux trèfle incarnat; si l’on fauche celui-ci lorsqu'on commence à y apercevoir les premiers boutons, il est en= core suivi d’une seconde coupe dont on peut laisser mürir la graine; c’est tout ce qu'il faudra pour remédier à l'accident survenu; cependant rien n’empêche que, en consacrant, au même terrain, après une première coupe de trefle in- carnat, une quantité d’engrais égale à celle que pourra rendre le fourrage de milliet et de trèfle incarnat qu’on a obtenu, on ne s’y procure encore une récolte de betteraves, et, dans ce cas, on pourra en tirer des lproduits égaux à plus de 100 quintaux foin, et, par eux, l’équivalent de g à 10 charges de 20 quintaux fumier. Tous ces produits n’occuperont pas le sol pendant un espace de temps plus long que celui de la durée ordinaire du trèfle. Une autre manière de remplacer le trèfle rouge ordinaire, lorsqu'il a manqué, consiste à semer, du 1° Août au 1.” Novembre, des vesces précoces du Maine, destinées à être fauchées pour fourrage. Au printemps on en obtient, de très-bonne heure, et déjà avant sa floraison, une abondante: récolte de fourrage d’excellente qualité, mais qui demande à être consommé en vert, et quelque temps après, une seconde coupe, un peu moins abon- danie, mais qu’on peut laisser arriver au point où on la veut pour en faire du fourrage sec; cette seconde et dernière coupe, quoique inférieure à la précédente, peut encore donner de 15 à 20 quintaux foin sec, si, du moins, on sait résister à la tentation de laisser arriver eette dernière pousse à maturité. Si cette pousse a été fauchée an point de floraison, lon a tout le temps de lux faire succéder une récolte de milliet pour fourrage, et après celle-c1, de bien préparer le sol pour les semailles d'automne. Cette vesce s'associe très-bien avec le seigle; les tiges de celui-ci lui servent de support. ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE: 151 On trouvera une autre ressource du même genre, dans des semailles de seigle ei de gesces d'automne faites déjà au commencement d’Août; on pourra en ürer une récolte de fourrage en automne, et une seconde au prin- temps, assez LÔt pour pouvoir leur faire succéder des pommes de terre ou des betteraves. Le maïs, semé plus épais que de coutume et fauché en vert, peut aussi, fort bien, remplacer le fourrage que Pon a perdu; mais il appauvrit plus le terrain, que ne le fait le seigle, et, si j'en dois croire mon expérience, il n’est pas très-favorable à la réproduction du lait chez les vaches; du moins l’est-1l dé- cidément moins que les plantes légumineuses et les récoltes racines. Pour toutes ces récoltes, il est entendu que le sol n’était pas appauvri; puisque, d’ailleurs; sur un sol épuisé, l’on n’eût obtenu que de chétives coupes de trèfle. Tous ces moyens peuvent faire envisager au cultivateur d’un œil tranquille, la non-réussite de ses tréfles et de quelques autres récoltes à fourrages; cepen- dant elle ne laisse pas d’être, pour ni, un mal considérable; parce que ce n’est pas sans soins et sans frais qu'il se procure les récoltes subsidiaires dont je viens de parler. Au reste, malgré ces ressources, malgré la grande convenance qu'il ÿ a à donner aux fourrages et aux engrais toute l’activité qui est possible, le eului- vateur n’agirail point avec prudence, si, après avoir franchi les premiers mo- ments de son entreprise, où, d'ordinaire, il éprouve une sorte de disette de fourrages et d'engrais, il ne se créait pas, peu à peu, un fonds de réserve en fourrages, pour remédier aux accidents qui peuvent atteindre ses récoltes. De cette manière, il se trouvera complétement rassuré contre le danger de devoir, par la réduction de son bétail, apauvrir son fonds et diminuer ses ressources. Passage à un nouvel assolement. 5, 02. Le passage à un nouvel assolement suppose, toujours, une augmentation d'intensité dans la culture, par conséquent nne augmentation, du moins momen- tanée, du capital en circulauon et de la main-d'œuvre. S'il s’agit de diminuer Pétendue des terrains qui sont en repos, ou de di- minuer la quantité des fourrages, parce qu’on a des engrais en surabondance, cas trés-rare, l’on n’a autre chose à faire que d’augmenter la proportion des terres ensemencées en céréales ou en végétaux de commerce. 152 première récolte, parce que cette ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. cé La plupart des cultivateurs, sément sur les herbages rompus, de l'avoine en plante a assez de vigueur pour jeter ses ra- n n’a pas le temps nécessaire pour eines dans un sol non divisé, et que si l’o ussiroit guères dans donner au terrain une préparation soignée, le froment ne re Je ne puis que me ranger à C6 système, si, du moins, une telle posiuon. la superficie du labour, pour assurer la réussite le sol n’est pas assez meuble à de froment. Dans le Piémont etle Milanais, souvent on sème, sur les prés rompus, du lin, qui y réussit à merveille. Lr4 $. 99. Ici se represente la question si l’on d deux récoltes consécutives de céréales, bien 1 orge et 2 froment, ou bien enfin, oit semer, sur un herbage rompu, comme, par exemple, 1 avoine€t 2 froment, ou 1 céréales d’au- emps, sans amender le sol de nouveau. dire, si la couche de gazon n’étoit pas urée d’humus et très-féconde, je crois tomne et 2 céréales de print Si le sol n’est pas très-gras; c’est-à- très-épaisse, el entourée d’une terre sat épuisant ainsi, an lieu de lui conserver qu'on commettroit une grande faute en V par une addition d'engrais, une vigueur qui assure l'abondance des récoltes ain est extrêmement riche, il n’y aura pas un grand suivantes; mais si le terr ère récolte céréale par une seconde, sur- inconvénient à faire suivre une pren de froment. Ce qui doit déterminer dans le parti oins avantageux qu'on pourrait faire d’une re à prendre, c’est l’em- tout colte plutôt que ploi plus ou m d’une autre. 6. 94. e récolte jachère sur un herbage rompu; parce P multipliées et qu’elles y seraient qui ont été enterrées, le Il ne convient pas de placer un que les cultures à la houe devraient y être tro trop coûteuses. Il faut auparavant laisser, aux plantes temps de se décomposer et de se transformer en engrais; Cela ne saurait se faire plus avantageusement qu’en employant ce temps et le sol à procure céréale: mais, après cette première récolte, ou tout au moins après la seconde, il est très-convenable de recourir à une récolte sarclée, pour nettoyer par- et le préparer à recevoir, sur une céréale, la semence du oudra introduire dans l’assolement. ageux de fumer pour la récolte jachère, afin st possible; cependant si l'on n’a r une recolte faitement le sol, irèfle ou de la luzerne qu'on v Je crois qu'il est toujours avant que cette récolte soit aussi riche que cela€ ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 153 pas d'engrais disponibles, on peut aussi fumer pour la céréale qui suit cette première récolte, ou, durant l'hiver, par-dessus. Cette dernièr profitable au développement du trèfle et de la luzerne e méthode est » Si l’on en sème par- dessus la céréale; particulièrement lorsque le sol est léger, sablonneux et net de mauvaises herbes; si le sol était très-argileux, les eaux, au lieu d’ en- traîner les sucs en terre, les emmèneraient, au contraire, en grande partie hors du champ, et si le terrain portait beaucoup de semences de mauvaises Berbes, le fumier appliqué à sa superficie favoriserait leur développement, de sorte que les germes de trefle et de luzerne qui naîtraient parmi ces herbes, Courraient grand risque d’en être étouffes, Dans tous les cas, il faut se garder de laisser appauvrir le sol qui a été en repos, avant de le fumer; la fécondité qu'on chercheroit ensuite à lui rendre par une abondance de nouveaux engrais, natteindrait, que difficilement, celle qu’on peut lui conserver à la suite du repos, par des amendemens convena- blement rapprochés. f.“ db. le cultivateur a pour but d'augmenter, à la fois, le produit net de son terrain et la quantité d'engrais, par conséquent de fourrages, qu'il en obtenoit; il faudra, alors, qu'il restreigne la culture des céréales, au lieu de l’étendre; mais cela pourra facilement se de beaucoup la quantité de leurs produits mencé en grains recoive une prép auparavant. Si, en changeant d’assolement, faire sans diminuer ; Pourvu que le sol effectivement ense- aration plus convenable que celle qu'il avait J’aiindiqué, à 6. 57, le moyen qui, jusqu’à présent, assuré de se procurer une abondance d'engrais; je ne répé Jai dit à cette occasion. J’observ m'a paru le plus terai pas ici ce que erai seulement qu’il im>Jorte 1[; dans ce cas, de répartir les engrais dont on peut disposer, de manière à se procurer la plus grande quantité possible de ces récoltes qui, employées à 1 bétail, sont, elles-mêmes, transformées en engr Prenant une partie considérable de leur nourriture dans l'atmosphère, tirent ainsi, du dehors, de nouveaux moyens de fécondité. à nourriture du ais, et surtout de celles qui, Les récoltes racines, lorsque le sol où elles végètent à été préparé et amendé sont, avec les choux, probablement celles qui peuvent reproduire la plus grande nutritifs; et comme leur produit net en argent est égalem semblerait na convenablement, de manière à en assurer la réussite; quantité de sucs ent considérable, il turel de les muliplier, en les faisant succéder lune à l’autre; mais 20 154 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. ilen est, des récoltes sarclées, comme de celles des autres genres, elles aiment à être séparées par d’autres produits qui, s’'appropriant des sucs d’une pature que ces premières ont négligés, rétablissent les proportions qui leur con- viennent dans les parties constiuantes de Fhumus et du sol où elles doivent végéter. Après les récoltes racines, c’est, sans contredit, la luzerne qui pro- cure la plus grande quantité de matière nutriuve pour le bétail, sur un espace donné; puis le sainfoin, le trèfle et les autres plantes qu’on sème à ceteffet dans les champs. Je ne parle pas du Fiorin, parce que je n’ai pas une opinion ar- rêtée à son sujet, et que jy vois renoncer des cultivateurs qui avalent été fortement prévenus en sa faveur. Je ne parle pas non plus ici des prairies na- turelles, parce qu’elle ne font pas partie des terres arables, dont, seulement, il s’agit, lorsque nous parlons de passer d’un assolement à un autre. Au reste, les récoltes jachères, malgré les secours que fournissent, pour leur culture, les houes à cheval de diverses espèces, emploient trop de bras, pour que l’on püt les muluplier à l'infini dans une contrée. Le cultivateur doit disposer ses assolements de manière à occuper, autant que cela est possible permanem- ment, les bras dont il a besoin. Si, durant une grande partie de l’année, ces bras étaient sans emploi, il faudrait, dans la saison d'activité, les payer à un prix excessif; sans quoi an ne les trouveroit plus au moment du besoin. + a6: Ce que je viens de dire suffira, j'espère, pour diriger le cultivateur dans le *\ Li.,: passage d’un système de culture à un autre; cependant je dois encore le prémunir contre quelques erreurs qu'il pourrait commettre dans ce passage. Je ne n’ex- cuse point de me répéter, lorsque je le crois nécessaire pour préserver le cului- vateur de pertes et de mécomptes. Pour rompre un terrain qui à élé long-temps en repos, surtout pour rompre une vieille luzernière, il faut un attelage vigoureux et une charrue qui retourne parfaitement la tranche; l’un est coûteux, et lautre, souvent le culuvateur ne l’a pas à sa disposition. Si celui-ci ne remédie à ce défaut par des travaux uels, il n’obtiendra qu’une récolte chétive, ainsi il perdra la rente de son man terrain et lappauvrira, souvent sans même récupérer la totalité des frais qu'l PI; Î aura faits pour la récolte. Si l’on place une récolte jachère sur des herbages rompus avant d’avoir laissé décomposer, sous une récolte céréale, le gazon qui a été renversé, le sol wayant, alors, pas encore acquis cette maturité qui met ses SUCS EN état d’être absorbés par les organes des plantes, la terre demeurant agglomérée en mottes de gazon; ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 155 cette récolte jachère-n’y végétera que faiblement, et comme, alors, sa cul- ture n’en sera que plus coûteuse, cette récolte deviendra un sujet de perte, au lieu de donner aucun profñt. Le cultivateur qui s’apercevra qu’il va être en perte, sera, trop souvent, enclin à abandonner une telle récolte à elle-même, pour en urer ce qu’elle pourra donner sans frais; alors le sol s’infectera, de plus en plus, de mauvaises herbes; la récolte céréale qui viendra ensuite ne pourra, en conséquence, qu'être tout-à-fait médiocre; le trèfle qui lui succédera plus mauvais encore, et, enfin, la récolte céréale qni viendra après celui-ci, si mauvaise, qu’elle ne paiera point ses frais. Si, au contraire, loin de se décourager, le cultivateur eût consacré les soins nécessaires à la récolte sarclée; si, au besoin, il lui eût donné un peu d’engrais, probablement cette récolte l’eût fait rentrer dans ses avances; et, dans tous les cas, le succès des récoltes suivantes l’eût amplement dédommagé de ses sacrifices, et récompensé de son courage. DES PARTIES DE L'ÉCONOMIE QUI SE RAPPORTENT À LA NATURE DU SOL. $. 97. Les terrains qui pèchent par l’un ou l’autre des extrêmes, l’argileux ou le sablonneux, présentent au cultivateur des difficultés de tous les moments. 1.7"00: Pour être labourés, les terrains argileux demandent et plus de force, et un temps plus propice; il faut saisir le moment où la charrue peut y entrer sans qu’une excessive humidité fasse agglomérer les parois de la tranche, au lieu de les diviser, et où, cependant, le sol ne soit pas intraitable par sa siccite. Le labour fait, il faut, sonvent, avoir recours, pour diviser les mottes, non- seulement à la herse, mais encore aux rouleaux à pointes, au cylindre et à l'extirpateur, aux maillets et aux autres outils à main. On ne les nettoie de chiendent qu'avec une extrême difficulté, Il est plusieurs produits qui n’y réus- sissent que très-médiocrement. Enfin, pour que les récoltes n’y deviennent pas très-casuelles, il faut avoir un soin tout particulier de couper ces terrains de tranchées, de fossés et de rigoles profondes, afin de les bien assainir, C’est assez dire combien ils redoutent les positions basses, Toutes ces circonstances rendent la culture des terrains argileux beaucoup plus coûteuse et beaucoup plus difficile, que celle des sols légers ou d’une con- sistance moyenne. 156 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. Les terrains argileux étant composés de molécules qui ont une grande affi- nité d’aggrégation, s’approprient les engrais qu’on leur donne et ne s’en des- À saisissent facilement, pour les laisser passer aux plantes, que lorsqu'ils en ont en surabondance, lorsqu'ils en ont au-delà de leur quantité essentielle. Il faut J donc une plus grande quantité d’engrais pour obtenir un effet apparent sur un terrain argileux fort appauvri; mais aussi, lorsque ce terrain a été une fois bien pourvu de sucs, il conserve plus long-temps sa fécondité, que ne le fait un terrain sablonneux et leger. La même affinité d’aggrégation qu'ont les molécules des terrains argileux, fait qu'ils sont moins perméables aux eaux. Ainsi, dans les terrains de ce || genre, l’on n’a point la même facilité d'appliquer le fumier à la superficie du sol, lorsqu'on n’a pas eu ce fumier à temps pour l’enterrer avant les semailles, Des engrais ainsi appliqués à la surface d’un sol argileux, seraient, en grande partie, entrainés, hors du champ, par les eaux, sans lui profiter beaucoup. | Les terrains argileux sont favorables à la reproduction des froments d’au-, | tomne, des fèves, des choux, et du trèfle; en revanche plusieurs espèces de froments de printemps, le seigle, l'orge, l'avoine, et la plupart des ré- coltes racines y ont moins de succés. Ces terrains redoutent moins les longues sécheresses, la végétation y est moins {l promptement entravée par elles. L’argile peut être, pendant long-temps,€ex- posée à la chaleur, sans que pour cela elle laisse échapper le degré d’humidité avec lequel elle peut, encore, fournir à la végétation. Si elle est imprégnce d’humus, que sa couche végétale soit épaisse, et sa superficie tenue meuble, elle fournit, aux plantes qui y végètent, les aliments qui leur sont nécessaires, tandis que les plantes du même genre qui se trouvent dans les sols excessivement légers, sont arrêtées par la sécheresse, et même dépérissent. $. 99- Les terrains sablonneux au contraire, s’approprient d’abord les engrais qu’on leur donne, les décomposent et les transmettent avec une grande facilité aux végétaux qui y croissent. À laide surtout des fumiers, moins chauds, de bêtes à cornes, ou, mieux encore, des engrais Végétaux, des récoltes vertes, qu’on y en tout aussi enterre comme engrais, et de labours profonds, on ÿ obuent, grande abondance, presque tous les produits qui sont qualifiés pour les ter- rains argileux, et beaucoup d’autres qui ne réussiraient point sur CEUx-Cle Si la couche inférieure des terrains sablonneux n’est pas de très-mauvaise aature, on peut, en défoncant, donner, à la couche végétale, une profondeur ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 157 qui favorise, pour plusieurs années et d’une manière à peine croyable, la croissance de la plupart des végélaux, et surtout des plantes à racine pivotante, telles que la luzerne, le sainfoin, les carottes, les diverses espèces de navets. Les terrains légers fournissent, beaucoup plus facilement, un abri aux semences de mauvaises herbes, et celles-ci ÿ germent et s’y multiplient à l'infini; mais aussi est-il bien plus facile de les y détruire, que dans les terrains argileux. Les récoltes qui passent l’hiver en terre souffrent, en général, moins, du- rant celte saison, dans les terrains légers et sablonneux, que dans les terres fortes et argileuses; ces premières retenant moins d’eau, sont bien moins alté- rées dans leur volume par les gelées et les dégels; par conséquent les plantes y sont moins exposées à être arrachées par la gelée, et leur racine laissée à nu par le dégel. Dans les terrains sablonneux, la culture est, en général, beaucoup plus facile; elle exige non-seulement moins de force de trait ou de bras, mais encore moins de capacité, moins de perspicacité de la part de celui qui la dirige; cependant si ces terrains manquent lellement d'argile, qu'il n’y ait aucune liaison entre leurs Parties intégrantes, qu'ils courent les risque d’être déplacés par les vents, ou si, seulement, les racines des plantes n’y trouvent pas un abri, un appui suff- sant, ils ne présentent guères de perspective d’une économie avantageuse. Heureux le cultivateur dont le sol tient un milieu entre, ces deux extrêmes, et nest exposé à aucun des inconvénients dont je viens de parler. C’est assez dire que celui qui cherche à former un établissement agricole doit rechercher des terrains où il rencontre cet avantage, et que cest seu- lement lorsqu'il n°a pu en obtenir de pareils, qu'il doit se résoudre à s’attacher à des sols moins favorisés par la nature. Ce serait ici le lieu d'indiquer la valeur relative des différentes espèces de terre; mails comme cette valeur dépend, non-seulement de la composition du sol proprement dit, mais encore de la plus ou moins grande proportion d’humus qu'il contient; pour établir ici cette valeur, je devrais entrer dans des détails: qui me conduiraient au-delà des limites de cet ouvrage, encore ne mettrais-je pas les culivateurs à l'abri de fâcheuses erreurs. C’est des circonstances et des apparences locales, qu'ils doivent tirer leurs inductions, dans le choix du fonds sur lequel ils veulent exercer leur industrie, en examinant soigneuse- ment les considérations que Thaer rappelle très-Judicieusement aux f. 102 à 119 £E surtout aux(. 550 à 575, de ses Principes raisonnés d'Agriculture, Tra- duction francaise, = 158 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. BONIFICATION DU SOL PAR LE MOYEN DES ENGRAIS. f. 100. Lorsqu'il s'est agi de la proportion des engrais avec le fourrage et le bétail, jai cherché à montrer, au cultivateur, combien il lui est important que les terres qu'il ensemence aïent toujours une quantité d’engrais telle, que les récoltes y soient aussi belles que possible, sans, cepeudant, courir le risque de verser par lasciveté. J'ai démontré suffisamment que les frais qui résultent de la richesse de la récolte, ne sont nullement proportionnes à la valeur de l'augmentation des produits. Tout cultivateur qui méconnaîtra cette vérité, ne fera jamais que végéter dans la médiocrité, si même:il ne court à sa ruine. J'ai également indiqué, f. 57, le moyen que, jusqu'ici, j’envisage comme le plus prompt d'arriver à une grande reproduction d’engrais, sans l’aide de secours étrangers, et, à$. 62, j'ai démontré à quel point il est important de donner, aux engrais, toute l’activité qui est possible. Ici, il ne me reste qu’à examiner les circonstances qui se rapportent à quelques espèces d'engrais; afin de préserver les cultivateurs de pertes auxquelles plusieurs d’entre eux s’expo- sent, et de leur indiquer quelques procédés qui me paraissent présenter des avantages incontestables. CE TOR Les engrais animaux en général, contiennent, sous un moindre volume, une plus grande quantité de sucs nutritifs; aussi est-il telle plante dont les organes ne peuvent pas en supporter le contact immédiat, à moins que leur activité n'ait été tempérée par des cultures qui les aient incorporés au sol d’une manière accomplie. Quelques-uns de ces engrais sont tellement chauds et actifs, que, pour être appliqués avec avantage aux sols légers et sablouneux, ils doi- vent être associés avec des engrais plus frais, ou mélangés avec de l’eau, ou, enfin, être divisés et répartis sur de grandes étendues. J'ai cru remarquer que des jardins et des champs qui, durant plusieurs an- nées, avaient été amendés uniquement avec des fumiers de bêtes à laine et de chevaux, ne rapportaient plus des produits aussi riches, que lorsqu'ils re- cevaient des fumiers de bêtes à cornes et de cochons. C’étaient des terres sablonneuses; je doute que cet elfe eût eu le même degré d'intensité sur des sols argileux; mais encore ne peut- on disconvenir que le fumier de bêtes ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, 159 à cornes ne conserve, à la terre, plus de fraîcheur que celui des bêtes à laine et des chevaux, et les matières fécales. ÿ:: 109, Pre En Suisse, nous nous sommes fortement exagérés les avantages des Engrais liquides, c’est-à-dire, des urines du bétail délayées avec de l’eau. Sans doute partout où l’on n’a pas des substances propres à servir de litière pour le bétal, et où ces substances sont à un prix trop élevé proportionnément à la valeur du fumier, il faut bien employer, dans l’état liquide, une grande parte des excrémens du bétail; mais je ne saurais comprendre pourquoi il faudrait y mélanger de l'eau; je ne verrais dans un tel procédé qu’une ang- mentation, à peu près infructueuse, de la main- d'œuvre et des frais de transport. L’on nous a beaucoup parlé de la décomposition de l’eau qu’on mêle avec les excrémens des bêtes; mais que peuvent être les sucs contenus, par exemple, dans la charge d’un charriot d’eau, comparés avec ce qu'il en coute pour faire arriver cette eau dans des réservoirs coûtenx eux-mêmes, el pour la trans- porter, après le mélange et la fermentation, sur les terres auxquelles on des- une de tels engrais? Veut-on des engrais solides? Les 30 à 30 quintaux paille qu’un journal terre produit, en deux récoltes céréales, dans le cours de l’assolement qua- triennal, sont suffisants pour absorber l'humidité des excréments produits par une pièce de bétail dans le cours d’une année; et ces excréments, joints à cette paille; produiront bien les 12 charges de 20 quintaux fumier qui, en général, suffisent à l'amendement de ce journal terrain, pendant le cours de cet assolement. Il suffit d’éloigner, des tas de fumier toutes les eaux étrangères, sauf celles de pluie qui tombent immédiatement sur eux, et de faire réunir, dans une fosse et, si cela se peut, au centre des tas, le liquide qui s'écoule de ceux-ci, pour le puiser, à mesure du besoin, et en arroser ces tas, afin qu'il ne s’y introduise pas de moisissure, et que la fermentation n’en soit pas interrompue par une chaleur sèche. Veut-on, au contraire, faire passer la presque totalité de la paille par le corps des animaux, afin de profiter immédiatement du peu de sucs nutritifs que, relativement à son volume et à son poids, elle contient encore? Alors, après avoir donné, au sol des étables, une construction qui permette que les bêtes se passent de litière, il faut réunir les excréments du hétail dans des places où la partie de ces excréments qui a le plus de consistance puisse fermenter 160 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. et se décomposer, en augmentant cette consistance au lieu de la diminuer, et où les urines demeurent également rassemblées, et fermentent, sans qu'il vienne s’y joindre des eaux du dehors. On emploiera ensuite ces engrais sous ces différentes formes, et loin qu’ils coûtent plus de main-d'œuvre que si on leur eût associé de la litière, ils en absorberont, au contraire, moins; la paille mieux animalisée, plus décomposée, dans son passage par le corps des animaux, qu’elle n’eût pu l’être par un simple mélange avec les excréments, se combi- nera infiniment mieux avec les excrémens produits par les autres fourrages, et, par ce moyen, deviendra plus propre à féconder le terrain. fr"2100 Dans les lieux où l’on entretient une grande quantité de volaille, on peut se servir, avec beaucoup de succès de ses excréments réduits comme en poudre, en les épandant, à la volée, à la superficie du sol, pour fécouder cette superficie, de manière à la rendre plus propre à recevoir de petites semences, et assurer le succès de leurs semailles; quelquefois, aussi, pour donner de la vigueur à quelque partie des semailles de l'automne qui souffrent de misère dans un sol excessivement appauvri. Souvent on peut, ainsi, doubler les produits, sans qu'il en coûte des frais proportionnés à cette augmentation de récolte; aussi, dans toute économie ru- rale bien ordonnée, devrait-on avoir, pour le printemps, quelque provision d'engrais de ce genre ou de quelques autres analogues, pour, au besoin, les em- ployer à cet usage. Les plumes et les rognures tant de cuir que de cornes, appliquées à la surface du sol, et légèrement enterrées, sont aussi d'excellents engrais; mais je n'ai pas fait, sur leur emploi, des expériences assez précises, pour pouvoir rien dire de positif sur la valeur relative qu’elles ont, soit entr’elles, soit comparativement aux fumiers proprement dis, $. 104. Les matières fécales employées dans leur état naturel, ou desséchées et re- duites en poudre, sont au nombre des engrais les plus acüfs qu’on puisse employer dans l’agriculture. Sous cette dernière forme, elles sont particulièrement propres à l'emploi que nous avons indiqué pour les fumiers de volaille. Appliquées à la superficie du sol, elles favorisent, singulièrement, les semailles de trèfle, de lu- zerne, de sainfoin, de chanvre, de lin, et, en général, de tous les végétaux dont la semence ne veut être recouverte que légèrement, et qui, ainsi, à leur ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 161 premier développement, ont besoin de trouver, autour d'eux, un sol riche et une abondance de sucs, pour pouvoir résister aux influences d’une tempéra- ture défavorable. $. 105. Plusieurs cultivateurs font des mélanges de terre avec des engrais, avec des fumiers, des végétaux et d’autres substances de diverses espèces, de la chaux, du plàtras de vieux bâtimens, de la marne ou tout autre objet qu'ils croient suscepuble d’être employé à l’amendement des terres; si cette manière de former des composts doit avoir pour effet, de mettre en fermentation et de décomposer des substances qui, appliquées directement au sol, demeureraient long-temps sans se transformer en sucs nourriciers, elle ne peut qu'être avan- tageuse, pourvu qu’elle n’emploie pas une main-d'œuvre excessive; mais si ces composts ne sont autre chose qu’un mélange de fumier avec une plus grande quantité de terre, et qu’on prétende, par-là, augmenter considérablement la quantité des engrais, on est dans une grande erreur; l’on ne fera qu’augmenter les frais de transport et de main d'œuvre. Si la terre qu’on veut mélanger avec gre et appauvrie, elle s’'appropriera une partie des engrais qu’on lui joindra, et ne s’en dessaisira plus facilement; si, au contraire, cette terre est féconde, l’on ferait tout aussi bien, de la charrier directement sur les champs auxquels on la destine, et d’y transporter aussi le fumier, de les y épandre et de les recouvrir; de cette manière l’un et l’autre donneraient des produits, et procureraient des fourrages et de nouveaux engrais, pendant ce temps où, d’ailleurs oisifs, ils coûteraient beaucoup de main- d'œuvre dans les cours rustiques. le fumier est mai Ce que jai dit plus hant au sujet des engrais liquides, est également apph- cable à ce genre d'engrais. Lor sque les matières destinées à servir d'engrais doi- vent être transportées, il importe de ne pas en multiplier le volume et le poids, Sans augmenter proportionnément les sucs nourriciers qu’on cherche à incorporer au terrain. L'on a beaucoup recommandé ces mélanges de terre et de fumier pour amender les luzernières à leur surface et; ainsi, garnir le collet des plantes et leurs talles. Ils ne pourraient en effet qu'influer très-avantageusement sur elles si, presque toujours, ils ne portaient, avec eux, d’une infinné de semences de Mauvaises herbes et, ainsi, le germe d’une ruine prochaine pour la luzer- nière. Je me trouve infiniment mieux d'appliquer, aux luzernières, des engrais animaux, sans autre mélange que la lière, et de faire alterner cet amende- ment avec celui de plätre, 21 162 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. ÿ._ 300. | Quant au Terreau, toutes les fois qu’on voudra l’employer à la surface du| | sol, on devra, auparavant, s'assurer qu'il ne contient pas beaucoup de semences | de mauvaises herbes; sans cela on courrait grand risque de hâter la destruction | des produits vivaces auxquels on l’appliquerait. Lil!| 6, 107: | EU(1 a à e F ir li le fumier. c à-dir qi 11 tout, des récoltes à enterrer vertes pour tenir heu de iumer, cest-a-aire, ||(l L'on n’a point assez recommandé l’emploi des Engrais végétaux, et, sur- | | pour multiplier, dans le sol, /a quantité des sucs nutritifs. | J'ai, à diverses reprises, rappelé aux culüvateurs que, si, dans un sol déjà | amendé, quoique d’une manière insuffisante, lon sème des produits qui aient la faculté d’absorber et de s'approprier une grande quantité des sucs de lat- mosphère, et, qu’on enterre ensuite, ces produits, avant que leur fleur se soit nouée, il en résulte un complément d’amendement du sol, très considérable et, en général, beaucoup moins coûteux que si on l’eût donné par le moyen de fumiers proprement dits. Mais ce n’est pas tout encore; ce Senre d'amendement donne, à la terre, une fécondité plus sûre et plus durable, que plusieurs espèces de fumier, et une fraîcheur, qui est singulièrement avantageuse au dévelop- pement d’un grand nombre des plantes que nous culüvons. Jusqu'ici, nous n’avons pas d'expériences positives et qui aient la précision désirable, par lesquelles nous puissions déterminer, d’une manière assurée, quelle est la richesse que nous pouvons ajouter au sol par ce moyen; cependant, de la réunion d’un grand nombre de cas successifs, je crois pouvoir déduire, avec certitude, que«si, d'abord après la récolte, on donne, au terrain, une ja- » chère d'été(1), afin de détruire, autant que possible, les mauvaises herbes et de » procurer l’aëération du sol; qu'avant de donner le second labour, on consacre, » àce terrain, par exemple, huit charges de 20 quintaux fumier; qu'on y sème, » à la volée, des Fèveroles, la quantité d'usage pour une récolte pleine: lon a, » alors, en Octobre ou Novembre, des fèveroles au point de floraison, c’est-à » dire, de 1 à 2 pieds de haut, et que, en enterrant ensuite ces feveroles par un » bon labour, en guise d’engrais, on procure, au sol, un état de fécondité au » moins égal à celui qu'il eût eu, si on lui eût donné 2 ou 3 charges fumier de (1) Pour l'explication de cette expression, voyez ci-après, au chapitre des labours. Pour| les frais de toute cette opération, voyez ci-après: À la culture du chanvre. ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, 163 » plus, au lieu des fèveroles, et que cette fécondité est plus Gurable, et assure » mieux le succès des récoltes.» Dans quelques contrées, les Lupins remplacent les Fèveroles pour cet usage, dans d’autres, c’est le Blé noir; mais il n’y a aucun doute qu'il ne faille, pour cela, un genre de plante à fanne abondante, qui prenne une grande parte de sa nourriture dans l’atmosphère, et dont le développement soit prompt. Dans le Bolonnais et dans la Romagne, l’on a, souvent, recours à ce moyen d’amender les terres pour les récoltes de chanvre, et l’on sait que celles-ci sont plus belles, dans ces contrées, que nulle part ailleurs. Au reste, il vaudrait la peine de s’assurér, par des expériences directes, si lon ne pourrait pas obtenir le même effet de quelque autre plante dont, comme le Colza, la semence füt moins coûteuse que la Féverole, ÿ: 1: 108: Les gâteaux de Colza ou d’autres graines à huile, réduits en poudre et épandus à la surface du sol, sont aussi une excellente espèce d’engrais, surtout pour les chanvres, dont ils rendent la filasse et plus moëlleuse et, à ce qu’on nassure, plus abondante; au reste, témoin du premier de ces elfets, persuadé que le développement de la plante est fortement avancé par ce genre d’engrais, je ne puis rien aflirmer de positif sur cette augmentation du poids de la filasse, que certains culuvateurs ont cru devoir lui attribuer. f. 109. À la suite de plusieurs expériences, je puis assurer que, d’entre les Engrais minéraux, la Chaux, appliquée aux terres, n’y produit nullement un effet proportionné à ce que cet amendement coûte, si le sol se trouve déjà appauvri, et sil ne contient pas des substances, des plantes ou des racines, que la chaux puisse décomposer et transformer en sucs nourriciers. La chaux entre comme parlie constituante dans la formation des plantes, mais seulement en très-petite partie; sa principale efficacité, dans l’économie de la végétation, consiste à accélérer la décomposition des substances qui peuvent servir d’ali- ment aux plantes après avoir subi cette modification. L’emploi de la chaux est une manière de demander au terrain les sucs qu’il contient encore; si le culti- vateur lui fait cette demande pour employer ces sucs à reproduire d’autres sucs, c’est-à-dire, à procurer des récoltes qui produisent de nouveaux engrais, 1l agit en bon père de famille; dans le cas contraire il arrache, à son fonds, les der- niers reste, de sa fécondité. 104 . fé4z0: ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, Quant au Marnage, je n’ai rien à ajouter à ce que Thaer en a dit aux 66. 637 à 651 de l'ouvrage précité, et à ce que j'ai dit, moi-même, dans les notes que j'ai jointes à ces(. (ELLE, Autant on retire d'avantages du plätre, lorsqu'on l’applique à des récoltes semées sur des terrains riches, autant on perd ses frais et ses peines, lorsqu’on y recourt pour des fonds maigres et appauvris. Dans les terrains de ce genre, je n'ai jamais vu le plâtre produire un eflet sensible sur les récoltes. Ea rappelant ici que le plâtre favorise le développement surtout des plantes légumineuses ou à fleurs papilionacées, des vesces, des gesces, des luzernes des sainfoins, etc.; je crois utile d'observer que, indépendamment des circonstances que j'ai énoncées plus haut, et de l'importance du choix d’un moment pro- pice pour épandre le plâtre, il est tels terrains où cette espèce d'engrais mi- neraux produit beaucoup moins d’effet que sur d’autres. Îl est donc prndent de faire, dans chaque localité où l’on veut introduire ce genre d’amendement, des essais comparatifs, pour s'assurer des avantages réels qu’on peut en espérer, afin de juger s'ils dépassent, en effet, les frais qu'il occasionne. Lorsqu'on veut épandre du plâtre sur le trèfle, sur la luzerne, le sainfoin ou tout autre récolte, il faut le faire lorsque les feuilles commencent à couvrir le sol, c’est-à-dire, lorsqu'elles ont, de 10 à 15 centimètres, de hauteur, par un temps calme et non pluvieux, cependant plutôt à la rosée que dans un temps irop sec. La quantité qui m'a paru la plus convenable est, un peu moins de deux scheffels, ou d’un hectolitre, par chaque journal de terrain. Dans la plupart des contrées que j'ai parcourues, cette quantité de plâtre, avec la main-d'œuvre pour l’épandre, ne coûte pas au-delà de+ 5, et il est bien rare que l'avantage que cette dépense procure, ne soit pas d'une valeur beaucoup plus considérable, BONIFICATION MÉCANIQUE DU SOL, (nan: C'est ici l'art le plus universel, et cependant un de ceux qui sont le plus ... LES s, éloignés de la perfection. Au reste, cette imperfection n’est point étonnante; puisque lexécution des uavaux agricoles est, généralement, abandonnée à la ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 165 parte de la population qui a reçu le moins d'éducation et de développement, c’est-à-dire à des gens incapables d’analyser l'emploi des forces, et de cher- 1 cher les moyens les plus judicieux soit d’en tirer parti, soit de les économiser. ] Loin de chercher l’éparone des moyens matériels d'exécution, la plupart des D> pPiur mercenaires que le culuivateur-emploie, mus par un esprit de corps, par une idée d'intérêt personnel, écartent, au contraire, les moyens d’abréger les opérations agricoles; de sorte qu'il faut, à ce cultivateur, une continuité d’attention et une capacité toute particulière, pour introduire, dans son exploitation, toute l’éco- nomie de main-d'œuvre dont elle est suscepuüble, et que, souvent, il n’y réussit qu’en donnant lui-même l'exemple, c’est-à-dire en exécutant personnellement les procédés nouveaux qu'il cherche à introduire, et sur lesquels il n’a pu, d'avance, gagner la persuasion et la bonne volonré de ses gens. Jai, moi-même, fréquemment dû recourir à ce moyen, et je n’ai dû le succès dans la plupart des perfectionnements que j'ai introduits dans mes terres, qu’à quelque adresse que je me suis plu à acquérir dans l'exécution des travaux de l’agriculture perfectionnée. Je conseille donc à tous les propriétaires qui veulent exercer l’agriculture en grand, d'apprendre eux-mêmes à exécuter ce qu'ils seront appelés à or- donner, non-seulement dans le but que je viens d’énoncer; mais encore afin de pouvoir juger de la possibilité et de la bonté de l’exécntion, et de ne pas décourager leurs entours par des ordres inexécutables ou par des reproches mal fondés. La Culture. f,145: On rencontre très-souvent(et ça été mon cas dans les premières années où J'ai consacré mes loisirs à l’agriculture) des cultivateurs qui, à l’aide d’un seul labour, sans avoir bien divisé et pulvérisé le sol, sans avoir bien mélangé les engrais avec le terrain, attendent, de celui ci, ces récoltes riches et égales, qu'on ne rencontre que sur des possessions parfaitement cultivées, sur des posses- sious qui, depuis long-temps, sont soumises à une culinre soignée: et amélio= rante, sur des sols abondamment pourvus d’engrais, et auxquels'cès engrais ont été parfaitement incorporés. J'avais lu dans la Bibliothèque Britannique le compte rendu de ces riches récoltes de choux qu’on obtient quelquefois-à la suite de cultures très-soignées; J'y avais vu que ce genre de produits réussissait fort bien sur les terrains ar- ui gileux. Je n’hésitai point, je fis épandre un peu de fumier sur une terre tel- Il 4 Ù | 166 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. | lement forte, que six bœufs ont ordinairement de la peine à la rompre; jy 1 fis donner un labour qui laissa le terrain en autant de plateaux parfaitement {| imperméables: je fis planter sur ces plateaux, c’est-à-dire sur les tranches ren- Ni| versées par la charrue, des Choux à tête de tambour(Drummheaded Cabbages)', dont j'avais fait venir la graine d’Angleterre, et je comptais sur une aussi belle récolte, que si j’eusse planté sur une terre de jardin. Le succès fut tel qu'il devait être, c’est-à-dire aussi misérable que possible... Et moi de crier contre les auteurs qui nous induisaient en erreur, en nous vantant leurs bonnes for- tunes agricoles; je ne me doutais pas même qu'il y eut de ma faute, dans le || mauvais succès qu'avait eu cette opération. fl Je souhaite à tous les cultivateurs plus de sagesse que je n’en eus dans cette circonstance et dans beaucoup d’autres semblables, et je les exhorte fortement à ne semer aucun produit, sans avoir auparavant donné, au terrain, toute la préparation qui lui est nécessaire. Dans les sols légers et sablonneux, cette préparation est ordin aire, elle demande non-seule- airement peu couteuse; dans les terrains argileux, au contr ment beaucoup plus de travail, mais encore un discernement assez grand, chez celui qui la dirige; puisque, en entrant sur le sol dans un moment inopportiun, lors, par exemple, qu'il est trop humide, lon perd, pour une année, et quel- quefois au-delà, les moyens de rendre au sol lameublissement nécessaire au succès des récoltes. Je ne répéterai pas ici tout ce qui a été dit à ce sujet, très-judicieusement, par Thaer, au$. 677 de ouvrage si souvent cité. . 114. ll Dans une expérience assez longue, je n'ai pas trouvé que des cultures sim- ples, quelque réitérées qu’elles fussent, détruisissent completement les mau- vaises herbes qui se multiplient en poussant des dra A. Ë À« 4 peut-être que si l’on continuait ces labours pendant plus d’une année; l’on obtiendrait, enfin, l'effet désiré; mais cet effet, alors, geons ou des bulbes; serait acquis à si baut .: Dis Para ait oi prix, qu'il n’y.a pas à hésiter de le procurer au moyen du sarclage d’une ré <; Par ce moyen, l’on obtiendra et souvent avec un grand sol, qui sont colte jachère, ou même de deux consécutives. un nettoiement du sol plus complet et plus prompt, bénéfice, au lieu de ces grands frais et de la perte sur la rente du inhérents aux jachères prolongées. En effet, une jachère complète nécessite la perte d’une année de rente, ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 167 ce qui, seul, est déjà une dépense plus forte que ce qu'il en coute pour un sarclage parfait; outre cela, elle demande des labeurs réntérés, lesquels sont d'autant plus couteux, que le sol est plus argileux; de sorte que, si elle n’est pas associée à une culture très-vigoureuse et très-riche, elle absorbe, à elle seule, tout le produit des années actives de l’assolement. Les Instruments de labour. - f. 225: Les labours qu’on fait avec les instruments à main sont susceptibles d’une perfection telle que, dans les lieux où la main-d'œuvre n’est pas très-couteuse, et où les denrées se vendent à un haut prix, on trouve, souvent, de l’avantage à y recourir pour des fonds de peu d’étendue. Mais, alors même qu’un pro- duit net plus considérable inviterait à y avoir recours, et que le culüivateur aurait les moyens de suffire aux avances qu'une telle culture nécessite, la po- pulation ne fournirait pas des bras pour faire de tels travaux sur de grandes étendues. C’est donc la culture, avec les instruments mus par les bêtes de trait, qui est destinée à nourrir le genre humain, et C’est, par conséquent, d’elle, que nous devons nous occuper ici. La C'harrue. 6. 116. Les labours sont, en général, l'opération la plus couteuse de la culture or- dinaire, et si l’on considère qu'il est tel lieu où 6 bœufs ne rompent que trois quarts de journal en un jour, tandis que, dans d’autres, 2 chevaux labourent jusqu'à deux et demi journaux dans le même espace de temps, on compren- dra que Part et les circonstances apportent des différences, à peine croyables, dans les frais de culture et, par conséquent, dans les produits nets qu’on reure du sol. Les dissertations qu'on a écrites sur les charrues et le labour sont sans nombre, et malheureusement il en est peu qui aient été rédigées avec une impartalité judicieuse et entière; plusieurs ont poussé la partüalité en faveur des usages de la localité dans laquelle elles ont été écrites, jusqu’à établir en principe que, sil eût été possible de faire mieux, la sagesse des siècles n’eût pas attendu jusqu’à ce moment pour en faire la découverte. Cependant s'il est in- contestable que, dans nombre de pays, on ne peut pas exécuter avec deux bêtes et un seul conductéur des labours ordinaires, comme cela s'opère en dr ES) En. 108 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE: Flandre, en Piémont, dans la Lombardie, sur les bords de Adriatique, dans une parte de l’Angleterre, de la France et de l’Allemagne;1l n’est pas moins démontré que, au moyen d’une bonne charrue, cela pourrait avoir lieu dans beaucoup de contrées où l’on emploie un plus grand nombre de bêtes de trait, et que, dans tous les cas, on pourrait diminuer le nombre des bêtes, si ce n’est pour tous les labours, du moins pour ceux qui mexigent qu’une profondeur moyenne. L’éclaircissement de ce fait est d’une telle importance pour l’économie de chaque contrée, qu’on conçoit à peine que des gouvernements sages et pater- nels n'aient pas fait exécuter, pour y parvenir, des épreuves comparatives dans les diverses parties de leurs domaines, afin de lever, sur cette matière, jusqu’à l'ombre du doute, Ïl suffirait, ce me semble, de faire éprouver, dans les diverses contrées où on laboure avec deux seules bêtes de trait, quel est le degré de force motrice que ce labour exige, jusqu'à quelle profondeur on peut labourer avec deux bêtes et, enfin, quelle est la force moyenne des bêtes de trait. Comme ces diverses forces se calculent en mesures de pesanteur, il est tres-facile de Îles évaluer, à l’aide d’un dyramomètre. Lorsqu'on connaîtrait ces, proportions d’une manière certaine et mathématique, on éprouverait alors, avec le même instrument, le degré de résistance que présentent les Ilabours ordinaires du pays où l’on opère, et la force des bêtes de trait qu'on y emploie; si, alors, le labour usuel, ou seulement le genre de labour nécessaire, se trouvait ne pas excéder la force moyenne ou soutenue de deux bêtes de trait, ou, si l’on vent, celle que les bêtes des contrées mises en parallèle, emploient dans l’exé- cution des labours, on aurait, alors, la démonstration que emploi du plus grand nombre de bêtes n’a d’autres causes que l’habitude ou le préjugé. Un gonver- nement qui, par ce moyen, ou par l'introduction d’une charrue perfectionnée, parvieudrait à diminuer d’un uers ou d'une moitié les frais du labour, pro- eurerait, à son pays, un bénéfice dont on peut à peine se faire une idée. $. 117. Les ennemis des perfectionnements Ont coutume d’opposer à l'introduction de nouveau instruments, quelques inconvénients qu'ils ont pour certains. cas particuliers; comme si un grand avantage qui se réalise dans neuf cas, ne =,’ 1 19..; pouvait pas effacer quelque désavantage dans le dixième. C’est ainsi qu'ils com- ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 1 69 battent lnsage des charrues sans roues(1), parce que, dans les temps de sé- cheresse excessive, il est des terrains où elles n’ont pas une marche aussi ré- gulière que les charrues à avant-train. Cependant, les avantages de ces char- rues sont incontestables, partout où, le sol n'étant pas excessivement pierreux, il permet l'usage des socs tranchans sur le côté, et où le terrain n’est pas tel- lement inchné, qu'on ne puisse y employer que des charrues à versoir mo- bilé, afin de renverser la tranche toujours du. côté de la pente. Les Houes à cheval. fi©1708; Jai fait l'essai des Cullivateurs où Houes à cheval sur des terrains de di- verses espèces; sur les terrains meubles, légers, exempts de pierres, et bien préparés, ils m'ont rendu les plus grands services; dans les sols argileux, pier- reux et mal régalés, au contraire, je n’ai jamais pu en ürer de grands avan- tages. Sur les terrains de ces derniers genres, j'ai trouvé préférable de faire donner des cultures à main, surtout si les récoltes ne voulaient pas être butées. Lorsque le sol est fortement infesté de mauvaises herbes, ce serait en‘vain qu’on lui donnerait de nombreuses cultnres avec les houes à cheval; les chien- dents, l’avoine à chapelet, les agrostis et les autres mauvaises herbes de ce genre, ne peuvent. être détruits, qne par un sarclage à main, aussi parfait que cela ést possible, ou par un défoncement qui les enterre à une grande p'ofondear. Lorsque les récokes rangées en lignes suffisamment éloignées demandent à recevoir un butage élevé, l’on peut, avec avantage, se servir de culliva- teurs& cheval semblables à de petites charrues, munis d’une seule rone, pla- cée sous le devant de la perche et qu'on hausse ou baisse à volonté, pour régler la profondeur de la culture qu’on opère par le moyen de ces instru (1) Les charrues de Yorckshire, de Small et de Bailey, et même la charrue Belge laquelle tient une sorte de milieu entre les charrues à roues et les charrues sans avani-train. Cette deruière charrue est, de toutes celles à moi connues, celle qui me paraît réunir le plus grand nombre d’avan(ag sa traduction dans la Biblioth. Britannique. Du reste, son imitation serait très-diflile, si Pon n’en és. Pour sa descripüou el son usage, voyez Schwertz, Agriculture Belge, où avail une sous les yeux. Si l’on se propose d’en faire usage, il ne faut pas hésiter à en faire venir une, des lieux mêmes et, si Pon peut, de Su, Nicolas dans la Belgique, non loin d'Anvers. 22 170 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. ments. Ces cultivateurs sont traînés par un seul cheval; ils procurent une ” épargne de main-d'œuvre très-considérable, et cette épargne n’a pas lieu anx depends de la bonté du travail. L’'Extirpateur. hi 120 L’extirpateur rend des services de tant d'espèces; il épargne tant de bras; il donne au sol une préparation, en général, si parfaite, qu’on doit s'étonner de ne pas voir son introduction s'étendre avec une grande rapidité. Mes mé- tayers de la Romagne, ennemis de tous les procédés nouveaux en agriculture, ont, du premier abord, été frappés de son utilité, et s’en servent avec em- pressement, lorsque je consens à leur en prêter, pour exécuter leurs semailles d'automne et recouvrir le blé semé à la volée. Cette manière de semer tient un certain milieu entre la méthode ordinaire d’ensemencement à la volée, et celle avec le Semoir, instrument que je n’ai pas éncore cru devoir introduire dans mes propriétés, de peur de fatiguer mes gens par un trop grand nombre de nouveautés. La méthode de semer à l’extirpateur a les avantages de lPense- mencement sous raies, sans avoir quelques défauts qu’on lui reproche, et elle est beaucoup moins coûteuse; elle expédie au moins trois fois autant d’ou- vrage, sans exiger beaucoup plus de force motrice. Elle se rapproche un peu de l’ensemencement avec la charrue d’Arndt. Oa observera que je parle ici surtout de l’extirpateur de Fellenberg, avec ses perfectionnements; c’est le meilleur instrument de ce genre que je connaisse, Voyez Princ. raisonnés d’Agric. de Thaer(. 702, de l’édit. française. Les IHerses. (126: Je nai rien à ajouter aux observations que Thaer nous a présentées à ce sujet, si ce n’est que j'ai, presque toujours, trouvé des inconvénients à faire passer, au printemps, des chevaux ou autres bêtes de trait sur les semailles d'automne, pour enterrer les semences de trèfle, de luzerne ou de sainfoin, ou pour régaler le sol. Dans cette saison la terre est rarement assez débar- rassée de toute eau surabondante, pour que les pieds des bêtes de trait n’y laissent pas une empreinte plus ou moins profonde. Pour prévenir ce mal, j'ai fait construire des râteaux de bois solide et dur, de dimensions plus grandes que les râteaux ordinaires, et avec lesquels je fais ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 171 donner un rätelage à toute la surface de mes semailles. Ce hersage ou ratelage- à bras, revient à un prix de bien peu de chose plus élevé que celui qui est opéré par des chevaux, et l’avantage qui en résulte est tellement supérieur, qu’on ne devrait pas hésiter de donner la préférence à cette première méthode, et que lon devrait même l'appliquer à la plupart des autres semailles, Le grand Ratissoir ou Ratissoir à avant-train. ÿ,‘127 Jai fait construire un ratissoir assez semblable à ceux dont on se sert pour raüsser les allées des jardins, mais je lui ai adapté une perche ou age, comme aux Charrues, afin de pouvoir l'appliquer à un avant- train, qui règle sa marche et arrête les secousses qu’une résistance inégale ue manque pas de produire. Jemploie, avec beaucoup de succès, cet instrument pour donner une culture aux terres après moissons, et trancher ainsi les mauvaises herbes, sous terre, afin de les faire périr. La lame de ce ratissoir ayant, environ, 85 centimètres de longueur, culuve ainsi, en avançant dans le sol, une bande d’une largeur à- peu- près pareille. Aln de fixer, d’une manière précise, la profondeur de la culture, j'ai fait ajouter à cet instrument, à 30 on 55 centimètres en avant de la lame, deux peutes roues de 22 centimètres, qui, pouvant être haussées et baissées à vo- lonté, servent à régler la profondeur à laquelle la lame du ratissoir doit en- trer en terre. Jai fait placer ces petites roues dans cette place, et non derrière la lame, afin quelles cheminent sur le sol avant qu'il ait été enhivé. Pour que le raussoir marche sans entrave, il faut: 2.° Que le chaume ait été fauché près de terre. 2.° Qu'il n’y ait pas des herbes trop longues qui se nichent entre la lame et les roues, et obstruent cette première. 5.° Qu'on fasse entrer la lame assez en terre, pour qu’elle puisse y couper les racines, au lieu de les entraîner devant elle, ce qui lui oterait la faculté de trancher, et la ferait incontinent sortir de terre. 4.° Que le sol soit au moins bien essuye, si ce n’est absolument sec. En passant cet instrument à deux différentes reprises en terre, l’on peus donner au sol une culture de 5 pouces et même plus, et cette culture est très-suffisante pour la plupart des secondes récoltes. 11 suffit alors de semer et de passer la herse, De cette manière l’on est dispensé de faire casser les mottes, ÉCONOMIE DIE L'AGRICULTURE. 172 même dans les terrains argileux, puisque le sol demeure assez divisé pour que la semence puisse y germer et y acquérir son développement, sans autre culture. Le ratissoir, dont je viens de parler, suivi d’une herse, est particulière- ment convenable pour enterrer le pare des bêtes à laine. J’ai employé le ratissoir, sur des terrains très-argileux, à aide de deux vaches seulement; mais je conseillerai toujours d'y en employer 5, ou 2 bœufs; de cette manière, une journée d'homme et de deux bœufs bien dressés sufhira pour culuver 5 à 6 journaux de terrain. Les Rouleaux. PME DER Je n’ai pas de remarque importante à présenter à leur sujet, je me bornerai à soumettre, aux culüivateurs, le compte de ce qu'il en coûte pour ameublhr un journal terre, par leur moyen. Avant tout, j'observerai que, en marchant pendant un espace de temps un peu long et à la continue, sur un terrain excessivement dur et raboteux, et en y trainant un rouleau assez pesant pour briser des mottes de terre très- argileuse, les bêtes de trait se fatiguent à tel point, qu'il faut abréger le temps du travail, d’au moins un tiers de sa durée ordinaire. 4 Chevaux sont nécessaires pour traîner un rouleau de grandes dimensions sur un terrain laboure; 4 bœufs y suffiraient de même; mais 1ls courraient grand risque de se blesser les pieds, s'ils cheminaient, pendant quelque temps, sur un terrain ainsi raboteux, alors même qu'ils seraient ferrés à la manière ordinaire. d'abhlevau:. ne 4-86 heal à 20 mette srconductenr sg Dors resta amie ss 1, 5o 19, 5o : e 0 C) A passeront le rouleau sur 4 Journaux, en un JOUr; chaque journal coulera Lr 4 FT te cet SNS RSS Ru ,. A ei+ 7 2e 2e, Cette operation devra élre suivie par une culture avec l'exurpa- teur, qui soulève et divise la terre durcie par le rouleau, Bœufs à+ 2 PNR UE, LACDDAUCLOUL SO Tee Ce 1, 5o 1 Garçon 1 ER etfoin demilliet,,....lb: 2000,............ SAN DR TT N.° 2, foindeluz.°... DRM VU OO! rer: ciebateie etc ien Se ni tele ere 0 MR D foie ALUETIES sp er A IN DDOD items emo ptene EE 5° hi netdetion. à Mssorerer ve L2000 ein nvte siioelets idem a RP TU 0 Lu sé. MaSodke these ARR Dos eue 6,.-..2dem... suioe= 800! iarsieaie craie can) PRUo 8; 7, betteraves, l’équiv.® de... 65000,............ LR ete 000! En tout, la sept.° année, Ib. 850: Ib. 1085007. Ib, 2000! charg 110% De ces charges 1104 fumier, il en emploiera',. 6 à fumer, enllignes, 1 journal N° 1, après la récolte de trèfle iucarnat, pour y semer des betteraves, au printemps de la 8.° année: 12 à fumer, par dessus, la luzerne N.°#, déjà en automne de la 7.° année. 39 à accomplir l'amendement du....7,pour le semer en luzerne au print.* de la 8.° année: 531 à fumer, en lignes, gjournaux... 8, pour les semer en betteraves, au printemps de læ 8;° année. (*) Voyez la note à la page précédente, ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 185 La huitième année, il récoltera,, au N°3, foin de trèfleincarmat......... Ib. 2000, et par elles, fumier,® 2 better.®* Péquiv. de............. 10000,........ À ER RNA t 10 2, froment....... 1b.850,outrelasem.ce, et paille lb. 2000,.......... 2 et foin de milliet... dr 0.1 2000, cm Se 3, form de luzerne... PA OO aise eee ee HAE etre k DU. PET ie nice Hands se t AOOOD, craie ne Det la n ele RE O De ARTE me ve ee PNR AA TOODDN Din mien NI Men es Ru(Ce) DE EMA ee de PR CON(00), u0rae DD Le LAS PL, RAID CUT POI Mae LC RO OOONT hier De 13 8, betterav.* l’équiv.' de dame 90000 espere DA EU I CARNET à En tout, la huitième année, 1b. 850. 1b. 166000. Ïb. 2000. charg”. 168 De ces Charges 168 fumier, il en emploiera, & à accomplir l'amendement du N° 1, par-dessus les semailles de blé, pour favoriser la naissance du trèfle rouge qu'il y sèmera au printemps de la 8.° année. 6, à fumer, en lignes, 1 journal N° 2, après la récolte de trefle incarnat, pour y se- mer des betteraves, au printemps de la 9.° année. 15, à fumer, par-dessus, la luzerne N.° 5, déjà l'automne de la 8.° année, 544, à accomplir l'amendement du.... 8, pour le semer en luz.*, au print.” dela 9.° année. 881 à fumer, en lignes, 15 journ.(*), pour les semer en belteraves, au prinilemps de la g.° année. La neuvième année, il récoltera, “au N°:, froment........... 1b. 850, outre fa semence et paille, Ïb. 2000, et, par elles, fumier, ch. 2 2, foin detréfleincarnat...., Hbsr M 62000. 58h", DÉRRNNrS betteraves, l’équiv.*de…. RE ee 10000 eee ie 10 3 MOMENT Ne elite 850,outrelasem.ce, HS: 2000 Li 2 foin de milliers RE at easte cest DODDS Ne ARAENRE &, foin de luzerne,....... Lie Jr detre 7:%)/8000 26.° SE DE REC) RTL PRE RE TE APE re 12000;:. ci de MEME CRT A OO ET RNA SE OMODON EN Re btatsedee OUR MAC UTIC HÉOALIOOeE EC Den be à Le 2000 PEER et 00e D AE. Le avc VS, ee CTABODOMEI Te ne+ US 9, betteraves, l’équiv.' de. SH ATADOON RES déssse 150 En tout, laneuv.” année, Ib. 1700. 1b. 259000. Ib. 4000. ch. 263 De ces charges 263, il emploiera,, 4 chars àaccomplir l’'amend.' du N.° 2, par-dessus Îles semailles de blé, pour favoriser la naissance du trèfle rouge qu’il y sèmera au prin- temps de la 9.° année. 6, à fumer, en lignes, rjourn. 3, après la récolte de trèfle incarnat, pour y semer des betteraves au printemps de la 10.° année. 24— àfumer, par-dessus laluzerne 6, déjà l'automne de la 9.° année.£ 2 185 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. Aus ir l À 911 à accomplir l'amendement du 9, pour le semer en luz.°, au print.‘ de La 10.° année. * 137$ à fumer, en ligues, 23 journaux 10, pour les semer en betteraves, idem. La dixième année, il récoliera, au N.°1, foin de trèfle rouge,............... 1b. 3000, et, par elles, famier, charg.' 3 2, froment de printemps,; oud’automne, Ib. 850, outre la sem.ce et paille; lb 2000, 2 3, foin de trèfle incarnat, ee 2000%, 18700 RE AR ee 2 betteraves, l'équiv.!‘.:.2: Aer PÉTOOOD RMC ARE A... oo 4, froment,......1b. 1700, outre la sem.ce et; dem... SM 000 ee& et foin de milliet,.. UT TEL: HOOD NN EL eu RS 4 5, foin de luzerne,... A LOe R 46 AE. LR AO (D ns AA ES or co icinas BE HN POUDO,(Here à bn Be 1 C TH de LOETL) ete+ aie a Mise 2 HOUOD; riche AB LUC) CE D AE MAUR D DOS D 00 PRES 20 00e M SD 0 cttiQue oh D gy. rdenn Me sie A Ce M DODOOP ER ee AE LEO) 10, betterav.’, Péquir."de ss di 280000) reaS ie que RER 00 En tout, la dixième année, Ib. 2550. Ib. 393000. 1b. Gooo. ch. 39g De ces charges 399 fumier, il en emploiera, 4 à accomplir l'amendement du N.° 3, par-dessus les semailles de blé, pour favoriser la naissance du trèfle rouge qu’il y sèmera à la fin de l'hiver de la dixième année. 39, à fumer, par-dessus, la luzerne, 7, déjà l'automne de la dixième année. 1381, à accomplir l’'amendementdu 10, pour le semer en luzerne, au printemps de a A année, et il lui en restera. 217!, pour fumer, s’il le veut, enlignes, 362 journaux, à semer, en betteraves, au printemps de la 11.° année. RÉCAPITULATION. ne LEUR PRODUITS, FRE jose É er À DS Hors bonifiée.| employé, Hroments SU} Paille. procuré. Journ.x Charges de Ib. 1b. 1b. Charges. 20 quintaux. Provision, Re A Ale LE 8 1 1 8 PRET RS da ocre R 10 2 1 10 eue oies cite A PP 12000|... à 12 3 1 12 nt he BARS AM HN 17000 ie 17 4 2 17 Sent eg ee TT HHOOO NUE 33 5 21 33 D OT Ed HMMÈLIE A5aQ0l te ut 45 6 4 45 SH Re cs cie HAE HOBOO Le A0 70 7 L 70 nd dd pate ARR| EYE mL) 108500 2000| 110,3 8 9 100 27 NEA EE MESA 850 166000 2000 168 9 15 168 an#0 REX ge 1700 259000 4000 263 10|. 23 263 Ar NU A 2550 393000 6000 399 11 181,4[et il restera dispo- 217,5 nibles, 11355 Ib, 5950. lb. 1113500.[1b. 14000. Ich.* 11353. ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 187 Dans les calculs qu’on vient de parcourir, et sous les conditions qui lenr ont servi de base, je ne crois avoir exagéré aucun genre de pro- duits; cependant quoique notre cultivateur n’ait eu, de première mise en fonds en fumier, que 8 charges de 20 quintaux lune, il se trouve avoir, au bout de 10 ans, bonifié et mis dans un état de culture et de fécondité parfait, 65 journaux terrain défriché, et avoir procuré Ib. 5950 ou scheffels 66 froment, Ib. 1113500 foin, ou lequivalent en betteraves et 1b. 14000 paille, et, parle moyen de ces deux dernièrés espèces de produits, charges 1127 fumier, dont, à la vérité, 910 ont été employées à la bonification des terres dont nous venons de parler; mais dont il lui reste charges 217 4 dispo- nibles pour continuer ses bouifications. Si, maintenant, nous évaluons ces produits en argent, nous aurons pour schelfels 66 froment, outre la semence, à+ 12à+ 792 Ib. 1115500 foin dont 1b. 1097500 provenant de luzerne, trèfles et bette- MN CP. D di. onu 28555 10/400,..... de,inilel#48. 0,024 240 6,000.... de trèfle incernat, 0, 02‘120 15: 4,000 paille 4 Æ 6,06644 4.5.4 pus toured 70 Ainsi, des produits bruts pour....+ 29757 Ce qui fait, également brut, par année et par journal,+ 165, 31 et, net de frais et engrais, certainement près de+ 100 (1406: I nous reste à examiner quel serait le capital qu’exigerait l’entreprise d’une telle bonification. En prenant+ 200 pour valeur capitale de chaque journal du sol à défricher, l'intérèt à 4 p.$, de cette somme s’élèverait à+ 8, que le cultivateur aurait à prélever, chaque année, sur le produitide ses récoltes, après leur réalisation, Mais ce cultivateur a dû, avant tout, posséder 8 charges fumier\ RE A on LT. Ga Et de quoi fournir au défrichement, à l’ensemencement, à la culture et à la récolte d’un journal en betteraves, lesquels frais PouPenn Seleverna) Je CR MR AM A Are,< 57 Il se peut qu'il ait exécuté lui-même tous ces travaux; mais, A reporter....,+ TL ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, 188 Report: Au%534%%) 1% dans ce cas là, 1 a dû avoir en provision, et consommer, l’en- treuien de lui et de sa famille, ce qui revient au même. Pour cette première année, il avait donc besoin d’un capital devis he oriindnh ét cr ele efil ac MT Se ne Mn Dès l'automne il a, outre cela, besoin de bétail pour con- sommer sa récolte; maïs il peut en prendre en loÿer, ou faire quelqiautre arrangement qui le dispense de posséder lui- même le capital de ce bétail. Düïllears, sa récolte et son bétail lu fournissent les moyens de donner une garantie suffisante, pour l’avance du capital nécessaire à cet achat, sil est réduit à em- prunter ce capital. L'automne de la première année; notre cultivateur se trouve avoir des produits pour+ 260, sur lesquels il a à payer + 8 pour rente du sol; il lui reste, disponible, la valeur 6 0" COR EE QE RL NSP EN Pt re 252 sur cela il aura à fournir, la seconde année, so charges fumier aux N.%-1 et 2.),....+ 80 Travaux et semence pour le N.° 1, ensemence- ment en Jluzerue, et frais de récoltes.. …... L7 Frais de défrichement du N.° 2, et d’ensemen- cement en betteraves, culture et récolte.... 57 11 paiera la rente de ses 2 journaux terre....... 16 Et se bonifiera, à lui-même, l'intérêt à 10 p.$ de son IT an Re ct Li 21 cie ARR 12 10 avance primitive, 219, 10 Îl se remboursera à compte de son avance pri- millyetide. 1: Gain, Te AR ATA TE 39, 90 de en De sorte qu’elle se trouvera réduite à+ 81, 10. À la fin de la seconde année, il se trouvera avoir des produits Dour à... 2eme- Jeu held UX+ 912 Sur cela, 1 aura à fournir, Ja troisième année, Frais derécolies an 9 EU MN Pt" ep#0 12 charges fumier, aux 9 et 3..:..«.-: 96 A reporter......“ 100.+ 513 | ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 18Q Travaux cet semence de Inzerne au N,° 2, culture et D nu nus ehs- miser&7 Frais de défrichement et autres, pour betteraves, au M AD eumaeal als direz duel puni le, ur 57 Î1 paiera la rente de ses 3 journaux Orne. sh su: 24 Et se bonifiera, à Jui-même, l'intérêt du solde de DONC AD pTiEMUl..-,+.)+ 8 11 éobie 11 se remboursera à compte du solde de son avance AR de 0-.-.:. u: ci ar VA 69, 89 De sorte qu’elle se trouvera réduite à+ 11, 21 À la fin de la troisième année, notre cultivateur se trouvera avoir désiptpdRNS pour... CAB di+. à+++ 442 Sur cela, il aura à fournir, la quatrième année, D eu eaunNe 1: du..,"© 19 D ce ue dog Di à» Mie die) vite 10 27 charges Fumiers ayix 9 et.#4.:,-+++»- 136 Travaux pour l'établissement de la luzerne au Ne 3 CR at a ne ut mire 47 Frais de défrichement et autres, pour les betteraves 2 ide sin« ce 114 Renteide 5 journaux terre.-+++++--; 40 Intérêt de+ 11, 21, solde du capital PHONE 1 12 558, 12 Al lai restera dispomble, ,...:.1"... péemeih 83, 88 Desquels il consacrera+ 11, 21 à se rembourser du solde de son avance primitive, en disposant des 2, 67 restants. Ce P; P; à sera alors le cas, pour lui, de penser à acquérir, peu-à-peu, la propriété du bétail qui doit consommer ses récoltes. A la fin de la quatrième année, il se trouvera avoir des produits PE+ acer nig T 00 Sur cela, il aura à fournir, la cinquième année, Les frais de transport de fumier, et de récolte au DR T 32 A reporter...+ 22+ 858 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. Report...+ 22 858 Frais de récolie-auiee, Mt Eine Noa 10 De même... au.. AE Éerie d 10 33.charges-funtier ax 7:7. 1540 PIEInns 1,4e 5,264 Travaux et frais pour l'établissement de la luzerne, 4 et réc. 94 Frais de défrichement et autres pour les betteraves, 5 142 bo Renté de_} à journaux terres”... M/S€ Go Éd. 50 11 Tu: restera, disponibles...""2".:+ 255,50 Ce qui, joint aux+ 72, 67 de l’année précedente, forme ut capnal de.) un 2+ 328 17 A la fin de la cinquième année, il aura, outre cela, des produits Doure rie” rio CARD AN FE NA HEAR Sur quoi, il fournira, la sixième année, Travaux de récoltes de luzerne et semailles en froment au N°1.+ 18 Travaux de transport de fumier, et de récolte au 2. 22 Travabé de récolte at e-...-/0P.D Ne ONTIOS 10 De meme au© 72 4 L'PPAULER, PONS 4. 20 45 charges fumier aux..++++++++: 2,56 560 Travaux pour létablissement de la luzerne et pour lésérébolles aus: ue dot pnu QE Le Le à ie 317 bo Frais de défrichement et autres pour les betteraves 6.-228 Rente de 11& journaux terre.-{: MR Sr«7#02 867, 5o T1 lui restera disponibles..+..+*. 4 4+ 502, bo à ajouter aux+ 528,17 de l'année précédente, ce qui portera son capital disponible à+ 650, 67, et il aura, outre cela, nette de tous frais, la récolte de cette sixième année soit+ 1820. Je ne pousserai pas plus loin ces calculs; on a pu voir que, loin d’avoir be- soin de nouveaux capitaux, notre culuvateur, après être rentré dans son capital primiuf, aprés avoir abondamment pourvu à toutes les dépenses qu’exige son exploitation croissante et la pleine fécondation de ses terres, par conséquent l'augmentation progressive de son capital en circulation, acquiert, chaque jour, de nonveaux moyens disponibles à appliquer à des achats de bétail ou à d’auues entreprises, ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 191 257. Mais, tout réels que soient les aperçus, les calculs qu'on vient de lie, une telle entreprise pourrait difficilement être réalisée, dans toutes ses parues, sans être liée à une exploitation qui embrassât d’autres terrains. Plus de trois cinquièmes des fourrages que produisent les terres défrichées sont des betteraves qui, non-seulement doivent être consommées dès la fin d’Août, au 1. Mai suivant, c’est-à-dire en 8 mois; mais, de plus, ne doivent être données au bétail à cornes qu’ayec mesure, et guères en proportion plus forte que la moitié de sa nourriture. La dixième année procure la quantité de fourrages nécessaire pour nourrir 44 vaches; mais, de cette quantité, trois cinquièmes doiveut être consommés, en 7 à 8 mois, par 80 vaches ou 70 bœufs el ne former qu'environ la moitié de leur nourriture; il faudrait donc pouvoir disposer de Ib. 240000 foin sec, pour le même espace de temps, tandis que, pour toute l’année, il n’y en a que Ib. 155000. Pour entretenir, pendant toute l’année, ces 80 vaches qu'il faudrait avoir pendant 8 mois, il faudrait ainsi se procurer, du dehors, Ib. 327000, ce qui ne serait guères possible, si ce n’est dans le cas où une telle entreprise serait associée à une vaste étendue de prairies, ou de champs à fourrage. 5 Au reste, on pourrait employer une grande partie de ces betteraves à la nourriture et à l’engraissement de bêtes à laine et de cochons, ceux-ci en particulier, peuvent être nourris, exclusivement ou à peu près, avec ce genre de produit. C’est moins pour tracer au cultivateur une règle qu'il doive observer de point en point, que j'ai présenté le tableau ci-dessus, que pour lui montrer ce qu'ik est possiblé d’obtenir du sol avec une économie judicieuse, et une bonne culture, An reste, sous un climat et dans des circonstances favorables, ce ne serait pas là que s’arrêteraient les avantages d’une telle économie du sol; puisque en lialie, j'ai vu des luzernières atteindre un produit de 1b. 10000 en foin sec, par journal et par année; tandis que le maximum auquel j'ai porté les luzer- méres est lb. 6ooo. (2258. D'ailleurs, et je ne saurais trop le répéter, ce n’est qu’au moyen d’une col- ture accomplie en tous points, qu’on arrive à de tels résultats; sans une cer- taine perfection de procédés, l’on n’approche de rien de pareil et loin de là, souvent on a des mécompties même considérables, 192 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE: = Outre cela, tous les terrains ne sont pas également propres au genre de cui- ture ci-dessus, les sols excessivement sablonnenx et peu profonds, ne sont pas fa- vorables à la betterave, et ce west qwà l’aide de beaucoup d’engrais et surtout d'engrais qui ne soient pas très-chauds, que la Iuzerne y réussit; le froment, le trèfle même, n’y ont presque jamais un succès complet; mais, dans Îles terrains de ce genre, le sainfoin pourra remplacer la luzerne, et y donner des produits très-abondants, quoique moins que celte-là; les betteraves n’y atteindront, peut- être, pas tout le poids qui a servi de base à mies calculs, cependant si, au- dessous de cette couche de terre trop chaude, leurs racines tronvent des fu- miers de bêtes à cornes, qui conservent, pendant longstemps, leur bumidité, ou, mieux encore, si l’on a pu enterrer une récolte verte pour servir d’en- grais, il est à présumer que la réussite des betteraves ne laissera que peu à désirer. Les mêmes moyens continueront d'ufluer avantageusement sur Île froment et Île trèfle. Cette entreprise rencontrerait de plus grands obstacles dans un sol excessi- vement argileux, froid et naturellement hunnde; aussi plains-je£out culuiva- eur qui entreprend Île défrichement d'une grande étendue de“terrains de ce genre. Il devra commencer des travaux de desséchement coûteux, et ne pro- céder à l’ensemencement, qu'après avoir vaincu tous les obstacles que la na- ture du sol et sa position Lui opposaient. Âlors, sans doute, et surtout en augmentant la quantité des engrais, en recourant à ceux d’entre ces engrais qui sont les. plus chauds et les plus.acuüfs, il pourra suivre le mênie système de culture; encore n’y atteindra-t-il que difcilement tous les résultats an- noncés ci-dessus, et surtout ce ne sera que lorsque le sol se trouvera par- faitement divisé, etimprégné de sucs, d’une manière égale, dans toutes ses parties; lorsque les engrais se seront comme combinés avec lui, que le culu- vateur pourra compter, d’une manière posiuve, sur les succès de son entreprise et la complète réussite de ses récoltes. Je recommanderni aussi la Pomme de terre pour être cultivée sur des défrichements; elle y donne souvent des produits très-abondants, qui ne le cèdent gnères à la betterave, en quantité de sucs nutritifs, et qui, outre cela, présentent Pmappréciable avantage de pouvoir être employés à la nour- rture de homme. Le Rutabaga donne des produits très-considérables dans les contrées d'un climat tempéré et humide, pourvu qu'il puisse atteindre des engrais; mais dans des terrains auxquels les fumiers n’ont pas été parfaitement incorporés, sa réussite est extrémement casuelle; dans des défrichements, il serait toujours , ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 193 préférable de les transplanter d’un semis qu’on aurait préparé d'avance, à cet effet, et de lui consacrer également le fumier en lignes. La Carotte donne des produits qui ne le cèdent en rien en quantité et en qualité aux autres récoltes racines; mais comme elle veut un sol parfaite- ment divisé, el imprégné de sucs dans toutes ses parties, elle n’est pas propre à occuper un défrichement. Je ne parle ici ni des Fèves, ni du Lin, ni d’autres produits de com- merce qui réussissent fort bien dans les défrichements; il n’y a pas à hésiter de donner, dans ces premiers temps, la préférence aux récoltes fourrages, afin de multiplier les engrais, et de réserver la reproduction des objets d’une vente immédiate, pour cet heureux temps où l’on aura des engrais en sur- abondance. $. 139.: Lorsque le sol défriché contient beaucoup de dépouilles de végétaux, un amendement de chaux suffit, souvent, pour lui donner une fécondité très- satisfaisante; mais faut se hâter de profiter des sucs qu’on a, par ce moyen, appropriés à la végétation, et les employér à reproduire des substances, à l’aide desquelles on puisse se procurer de nouveaux engrais; si, au lieu de suivre ce système, le cultivateur veut se procurer d’abord des produits de vente, il s’ôte les moyens de donner, à son terrain, la fécondité dont- il était sus- cepuüble. f. 140. Je nai pas parlé de l’Ecobuage, pour les terrains défrichés, quoiqu’on lenvisage, assez généralement, comme un moyen d'accélérer la fécoudation des sols de ce genre. Ponr brûler, il faut du combustible; or, dans notre vieille Europe, ce combustible n’a, nulle part, assez peu de valeur, pour qe ce que nons pouvons qualifier de ce nom, puisse, sans sacrifice, être consacré à lécobuage des terres. Quant à la croûte d’herbages desséchée qu'on soumet ordinairement au brälement, sans addition de combustible, elle suppose un terrain bien recouvert de végétaux dont les racines soient en- trelacées les unes avec les autres, et il est rare que le sol sonmis au défri- chement proprement dit, présente une surface pareille; au reste, si même cela était, il conviendrait bien plus denterrer cette croûte d’herbages à une certaine profondeur, pour l’y laisser décomposer sans qu’elle perdit ancune partie de ses sucs> que de la soumettre à la déssication et à un brüûlement 25 194 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 7.-, e.., qui, comme que l’on fasse, laisse toujours dégager, sous la forme de gaz et de fumée, une partie essentielle de ces sucs. Au reste, je renvoie à ce que jai dit, à ce sujet, dans la note jointe au. 788 de l’ouvrage précité de Thaer; quant aux frais d’une telle opération, ils sont toujours considérables, et réduisent, en conséquence, à un nombre extrêmement resserré, les Circons= tances où il peut être convenable de recourrir à elle. Ce serait en vain que, pour ce cas, je recommanderais, comme je lai fait pour beaucoup d’antres, de faire des essais sur de petits espaces, afin de juger, du petit au grand, des frais et des résultats auxquels on pourrait s'attendre; souvent il wy a qu'un moment, dans l'année, où cette opération puisse être faite avec facilité; ce moment passé, l’on serait renvoyé à l’année suivante; et la facilité, la promp- titude de cette opération, dépendent tellement de la température, qu’un essai ne peut donner aucune mesure pour cé qui serait opéré dans une autre circonstance. fai Souvent le cultivateur qui opère un défrichement, trouve, dans des por- tions du terrain auquel il n’a pas touché, des secours importants pour la nour- riture du bétail et pour la reproduction de nouveaux engrais; s’il en a de pareilles qui donnent du pâturage, il peut se procurer l'avantsge de faire parquer, par des bêtes à laine, les terrains qu'il veut féconder, et ce par- cage produit un effet très- considérable, surtout si, après chaque coup de parc, le cultivateur a soin de faire enterrer les excrémens par une légé ere culture, avec le ratssoir à avant-train et la herse, ou avec la charrue. Haies, Clôtures. $. 142. Je n'ai que peu à ajouter à ce que Thaer nous dit sur celle matière. Dans des climats tempérés où chauds, j'ai employé, avec succès, le Porte- chapeau à former des haies vives; ces haies, outre qu’elles sont impénétra- bles, me procurent, souvent dès leur quatrième année, une rente assez considérable, en épines, pour clore ou pour entourer et défendre les jeunes arbres, ou en bois de four. La manière qui m'a paru, à tous égards, la plus prompte, la plus éco- RP ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 195 nomique et la plus sûre, pour former des haies vives, consiste dans les procédés suivants. Si lon veut se procurer des haies d’Aubépine ou Epine blanche, il faut, aussitôt qu’on a recueilli la graive de cet arbuste, la mettre dans un lieu qu’on puisse maintenir chaud pendant tout l’hiver, et là, la mêler avec du terreau léger ou du sable, et la tenir humide jusqu’à ce qu’elle soit gerniée, Si cette opération a été suivie avec soin, dès le printemps la graine d’au- bépine commence à s'ouvrir et à donner son germe, ce qui, sans cela; n'aurait lieu qu’une année plus tard; il faut, alors, la semer dans une pépi- nière dont le sol, riche ou bien amendé, ait été fouillé à aumoins un pied de profondeur, et l’y déposer en lignes, afin de pouvoir, plus facilement, la sarcler et la nettoyer-de mauvaises herbes. Si c’est du Porte-chapeau, l’on peut attendre le commencement de jan- vier pour mettre germer la graine comme nous l'avons dit ci- dessus.. Elle lève toujours la première année, et atteint même, souvent, la hauteur d’un demi-metre. Il convient de laisser lune et l’autre de ces plantes, pendant deux étés, dans la pépinière, en ayant soin de les cultiver deux fois chaque année, et de les tenir soigneusement nettes de toute mauvaise herbe. Dans l'été où l’automne de cette seconde année, on préparera les fossés destinés à la plantation de la haie, et, pour l’aubépine dès que le froid aura fait cesser toute végétation, pour le porte- chapeau seulement à la fin de l'hiver, on y placera les jennes plants. En arrachant ceux-ci de la pépinière, il faut avoir un soin tout parucu- lier de n’en point raccourcir ni offenser les racines; pour.cet effet, on ouvrira un fossé devant la première ligne et, en creusant au-dessous de la région de ces racines, on fera détacher, doucement, le sol dans lequel elles sont logées; on lèvera alors les plantes, sans les endommager en aucune manière, et l’on plon- gera, immédiatement, leurs racines dans une bouillie végétale, composée de fiente de bêtes à cornes, de terre et d’ean, qui lés garnisse, les protège contre l’action de l'air, conserve, si cela est possible, leurs organes les plus déliés, et leur fournisse un aliment, jusqu'à ce que ceux-ci aient acquis assez de vigueur pour aller, eux-mêmes, chercher leur nourriture dans le nouveau sol où on les aura placés. Si l’on plante d’abord après cette opération et que, après avoir garni les racines avec la terre la plus meuble, on mette, par-dessus, une couche de fumier; qu’on recouvre ensuite celle-ci de terre, et que, s’il ne survient pas inxmédiatement de la pluie, on arrose avec de l’eau, ou, mieux encore, 196 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. avec des égouts de fumier, afin d’unir les radicules au terrain dans lequel elles sont logées; on sera étonné des progrès rapides que fera une telle haie. Il suffira alors de la tenir, pendant deux ans, soigneusement culüvée et nette de mauvaises herbes, pour qu’elle puisse déjà se défendre elle-même, et protéger le terrain qu’elle borde. Si l’on néglige ces procédés et qu’on établisse la haie avec la parcimonie ordinaire, cette haie se fera attendre souvent sept ans et plus, sans, même alors, remplir entiérement le but qu’on s’est proposé. Ses pousses, rachitiques, ne donneront aucune rente, alors que la haie, plantée à la même époque avec les soins convenables, aura déjà payé, des siennes, tous les frais que son établisse- ment avait coûté. Quelques personnes sont dans le doute si elles ne doivent pas recéper; seulement un peu au-dessus de terre, la tige des aubépies qu’elles plantent ainsi, afin de favoriser la pousse des- nouveaux jets. Je pense, sans doute, qu’il’convient de retrancher une partie des branches; mais, aussi, qu'il faut en laisser assez, pour défendre la plante contre la pression des pieds des pas- sants et du bétail, qui, sans cette précaution, sont fort enclins à faire un sentier, des plantations de ce genre. Des moyens d’assainir et égoulter les terres. f. 145. Les opérations de desséchement sont, sans aucun doute, du nombre des plus importantes de l’agriculture; mais elles demandent, aussi, beaucoup de jugement dans celui qui les dirige; sans cela, ou elles ne produisent pas l’effet qu’on a droit d'en attendre, ou elles ne le produisent que pour peu de temps, ou, enfin, elles coûtent des frais énormes. Ici je renouvelle le conseil que j'ai, déjà tant de fois, donné au cultivateur, de tenir le compte le plus exact de ses dépenses, et de faire des essais sur de petites étendues, afin de ne pas prolonger des opératidis dont il espérerait en vain de récupérer les frais; alors, instruit à temps, il sera conduit, tout natu- rellement, à chercher des moyens plus économiques d'opérer ce quil a en vue, et il les trouvera, le plus souvent, dans des tranchées ouvertes, à moins que son sol né contienne, dans sa couche végétale, une quantité de pierres, auxquelles il ne puisse donner une destination plus profitable, que de les enfouir dans des tranchées sonterraines, destinées à emmener les eaux gurabondantes qui croupiraient sur ce terrain, ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 197 f. 144. Dans la plaine du Bolonais et de la Romagne, la surface du pays est tellement peu inclinée que, sur une lieue et demie détendue, en longueur, qu’occupe la principale de mes propriétés, nous n’avons pas au-delà de 10 pieds de pente. L'on conçoit combien, en conséquence, il faut de jugement pour que, par- ticulièrement sur les terres argileuses, on n’ait pas à souffrir de la stagnation des eaux. Cependant, là, nous en souffrons bien moins qu’en Suisse, où le sol a, partout, une pente plutôt excessive qu'insuffisante, et nous le devons, entièrement, à la grande industrie, fille de la nécessité, que le cultivateur de ces premières contrées met en usage pour se débarrasser des eaux qui pour- raient lui nuire, Comme la méthode d’assainissement et d’égouttement des terres qu’on suit dans ce pays-là, est également applicable à toutes les autres con- trées excessivement plates, je crois être utile en donnant ici, par le moyen d’une figure, la description de cette méthode, La planche ci-jointe* représente une possession arrangée et distribuée comme elles le sont dans le Bolonais et la Romagne, et ensemencée en céréales d’au- tomne. Cette possession est supposée étre de 120 perches de Bologne, égales à 456 mètres, de longueur, et de 60 perches, égales à 228 mètres, de largeur. Cette longueur est coupée en trois divisions 4, B et C. Chacune de ces divisions est séparée de l’autre par une bordure ou chavessine 10. 10. 10. 10, par- tagée, elle-même, en deux, par le fossé d'écoulement stable 5. 3, lequel se jette dans un autre fossé d'écoulement plus considérable 4, qui a, lui-même, son débouché dans le canal d’écoulement provincial 5, et, par celui-ci, dans le fleuve 6, qui conduit les eaux dans la mer. Les chavessines doubles 10. 10. 10. 10. et les chavessines simples 11, 11: sont, dans toute leur surface, de 20 à 24 centimètres, moins élevées que Îles planches labourables, actuellement ensemencées en céréales d'automne; elles demeurent toujours en herbages, et servent ainsi, alternatitement, ou de chemin de charroï, ou à donner des fourrages qui, ordinairement, y sont assez abon- dans, soit parce que, quelquefois, on y dépose des engrais, en attendant qu’on (*) Ce plan simulé est tourné à rebours de ce que sont les plans ordinaires, c’est-à-dire, que le sud est au haut, et le nord au bas. Cela a été fait ainsi, parce que l’inclinaison du sol est au nord, et qu'il a paru plus naturel de faire que la partie la plus basse du terrain se trouvât au bas de la planche. Les N.°,1 jusqu'à 18 servent à distinguer les‘planches de terre les unes des autres, 198 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. puisse les épandre sur les planches, soit paic« que celles- ci se déchargent d’une partie de leur eau surabondante sur ces chavessines, et leur transmet- tent, ainsi, une partie de leurs propres sucs. Au moyen de ces chavessines et de la parfaite régularité des planches, Pean ne pourrait déjà pas séjourner longtemps sur ces premières; mais on ne s’en fie. point à elles pour assainir les champs; ceux-ci sont, ordinairement de 10 en 10 perches( de 58 en 38 mètres}, coupés par les rigoles permanentes 2, qu’on laisse enherber sur leurs bords, et qu’on a soin de, réparer et curer, de temps en temps, afin qu’elles conduisent toujours les eaux surabondantes des planches qu’elles bor- dent, dans le fossé 3. Dans l’opération du nivellement des terres, on a soin de faire que la place où doit être tracée la rigole permanente 2, soit, toujours, la plus basse de chaque planche; cependant on ne se contente point encore de ce moyen de faire écouler les eaux, on trace encore, chaque fois après avoir semé, les rigoles transversales 1, qui doivent conduire, dans la rigole permanente 2, l’eau surabondante du terrain qui les entoure. Ces rigoles 1, sont le seul travail d’égoüttement que le cultivateur ait à faire à époque des semailles d'automne; c’est ordinairement après avoir accompli tous les travaux des semailles du printemps, qu'il se donne le soin de curer les rigoles per- manentes et les fossés et canaux d’écoulement. On concoit, sans que j'aie besoin de le dire, que tant ces rigoles que ces fossés, doivent étre maintenus dans un état de régularité parfait, pour pouvoir remplir toujours le but auquel ils sont destinés sans que cependant l’eau y croupisse; les unes et les autres ont une pente très-légère sans doute, mais continue; il résulte de là que, à son extrémité, la rigole est plus profonde que vers son commencement, et, par conséquent, qu’elle est plus basse que la chavessine qui doit servir de chemin de charroïi. Pour faire passer l’eau sous celle- ci, l'on pratique, en conséquence, un petit aquéduc en briques 7, qui s'étend dès la rigole 2 au fossé d'écoulement 3, et qui est, ensuite, recouvert, de manière à ne laisser aucune trace à la superficie du sol de la chavessine. Où voitici, en 8, des lignes d'arbres, ordinairement des ormeaux, quisuppor— tent les vignes dont tous ces champs sont garpis, et sont, en été, unis, non-seulement par leur branchages, mais encore par les pampres quon étend, annuellement, du haut de la tige de chaque arbre, vers la partie inférieure de celle de l'arbre voisin. Ces lignes d'arbres ne sont qu'indiquées sur les divisions B et C, par les bignes ponctuees 9, d’ailleurs elles n’ont aucun rapport avec l'assainissement du sol Au moyen de ce système d'assainissement des terres, je puis assurer que les récoltes ne souflrent jamais d’uue humidité excessiie; au reste, je fai ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 199 encore subdiviser mes planches, en les labourant, en autant de planches secondaires ou billons, parallèles aux rigoles permanentes, et de 5 mètres de largeur; ces billons se trouvent séparés, l’un de l’autre, par une rigole, faite avec la charrue, et qui conduit les eaux dans la rigole transversale; de manière que l’on semble avoir épuisé les précautions, pour garantir les produits contre l’action d’une humidité excessive. Je vois, dès ici, mes lecteurs s’effrayer de la dépense qu’un tel arrange- ment des terres doit occasionner, et cela m'oblige à leur en donner ici la note, non en spéculation, mais tirée de mes propres comptes et de sept ans d'expérience. Enlever la terre surabondante des bordures pour former la chavessine, et transporter cette terre sur les places basses, de manière à niveler le sol; par chaques gone us Bi once né de Louvres dite où+: 26 Faire une levée de terre, de 7 pieds de largeur, dans la bande où doit être tracée la rigole permanente, afin de donner, ensuite, pluss de /régulante à celle-ci: 7,+ pie ie v. Dir Er AR RE. 2 Tracer et creuser la rigole permanente, et construire l’acqueduc SON OMAN ENSIReNT AU US AS de, A Ne dan Male dar tre A8 3 Portion du fossé d'écoulement à charge de chaque journal.. 1 Total des frais d'établissement permanent(1)....+ 32 Les frais annuels ou particuliers à chaque récolte, c’est-à-dire, ceux. qui ont lieu pour curer ces fossés et rigoles, et pour former les rigoles non-per- manentes, ne sont pas aussi considérables qu’ils le sont partout ailleurs, pour opérer l’égouttement des récoltes. ’ f- 45. L’assainissement du sol qui a lieu par le moyen de tranchées souterraines, est, souvent, tellement coûteux, que je conseillerai, à tous ceux qui voudront en entreprendre sur de grandes étendues, d’en faire, préalablement, un plan régulier et un devis trés-précis; pour cela, ils devront, non-seulement, s'assurer (1) Là ces frais sontfaits pour toute la durée des arbres qui soutiennent la vigne, desquels la plantation, l'amendement et la culture jusqu’au moment où cette vigne est en produit, coüûtent, encore;, environ+ 80 par journal, de sorte que l'établissement complet d’un journal terrain nu en hautains, et son parfait assainissement, coûlent environ+ 112 par journal.La durée de ces arbres peut aller à 60 ou 80 ans, après lesquels il convient de renouveler la plantation, 200 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. de la quantité de matériaux nécessaires et des frais qu'il en coûtera pour les transporter, mais encore faire quelque essai, sur une petite étendue, de la mé- thode qu'ils auront adoptée, et choisir, pour cet essai, toujours la partie la plus difficile, afin de s'assurer que les dépenses qu’une telle bonification occa- sionnera, ne dépasseront pas l'augmentation de valeur qu’elle donnera au sol, pendant un temps plus ou moins long, temps que l’on ne peut jamais étendre, avec certitude à plus de 10 ans. Il conviendra surtout de mettre les frais de cette méthode d'assainissement en opposition avec ceux des tranchées ouvertes, lesquelles sont moins coûteuses et presque toujours plus efficaces. Ma propre expérience n'a convaincu qu’on peut facilement, et presqne sans s’en douter, dépenser au-delà dé la valeur du sol pour procurer Passainis- sement des terres par le moyen de ces tranchées souterraines. 11 vaut donc la peine de faire, avant de lentreprendre sur de grandes étendues, des essais à l’aide desquels on puisse juger de ce que cette méthode d'assainissement pourra coûter. Cullure des prairies. 6: 140. L’ignorance des véritables principes de la culture des terres arables, et lépni- sement complet de celles-ci, qui est toujours la conséquence de la mauvaise administration des fermiers, ont fait attribuer aux prairies, dans quelques contrées, une valeur tout-à-fait disproportionnée à la rente qu’elles peuvent produire. TU faut un concours de circonstances très- extraordinaire, surtout la facilité d’arroser avec des eaux très= fécondantes, pour qu'on puisse retirer, d’urie prairie, ce que, à l’aide d’une bonne écononne et d’une bonne culture, on peut obtenir des terres arables. Cependant une prairie contient, dans la croûte d’her- bages qui couvre la surface du sol, une masse de sucs nutritifs, qui ont une va- leur très-réelle, et que, ordinairement, n’a pas un champ en labour, alors-même qu’il aurait été récemment amendé, L'on peut donc dire que le pré a une plus grande valeur, et que le champ apporte d’avantage; à la vérité, l’excédent de rente de celui-ci peut être considéré comme un résultat de Pindustrie, puisque, dans des mains inha- biles, le pré rapporte toujours quelque rente, tandis que, au contraire, le compte du champ se solde souvént en perte, ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 201 J'ai souvent vu des prairies qui, dans les ventes, atteignaient le prix de douze cents francs le journal, et qui ne rendaient pas annuellement, en moyenne, Ib. 1800( goo kilogrammes) foin, en deux coupes. Si l'on évalue ce foin à 2 fr. 60 le quintal, cela ferait..... fr. 46, 80 Dont il y 2 à déduire L'impôt et les frais, tant de clôture que de nettoiement. 4 fr. Poe is uauellemen poura.::...,:.4.............. 10 Frais de deux récoltes.......... D JE : te Le produit n’était que de....:......:...,.. 21, 60 Ou£ à de un peu plus que 1 À p.$. A’.* Dans la même contrée, un journal de très-bon champ ne coûte que 60 fr.; si ce champ est mal administré, il ne donne aucun produit net; si, au contraire, 4 à 4 il l’est avec sagesse, 1l rapporte de 60 à 80 fr. net. Ce champ peut rapporter le 10 et même le 15 p. 93 qu’elle différence! Cependant les personnes étrangères à la science agricole et, dans ce nom- bre, je comprends aussi les cultivateurs qui ne se laissent guider que par leurs habitudes, sans analyser les résultats de leurs opérations, préfèrent posséder des prairies, soit parce que, dans une contrée où …il n’y a que peu de bons fermiers, ils mettent, du plus au moins, leur propriété à l'abri de la mau- vaise foi, en imposant à leur fermier l’obligation d’épandre annuellement, sur leur prairie, une quantité déterminée d’engrais, et en leur interdisant de mettre celte prairie en labour; soit, aussi, parce qu’ils ne connaissent pas la meilleure manière de urer parti de leurs terres arables, ou qu'ils redoutent le souci que cette culture leur donnerait. Une circonstance qui contribue aussi à conserver aux prairies, dans cer- taines contrées, uue valeur disproportionnée à la réelle, c’est le préjugé que beaucoup de gens ont contre le foin de trèfle, de luzerne et de sainfoin, pré- jugé qui le répute inférieur, en valeur, au foin de prairies naturelles; quoique, bien récolté, il vaille, en effet, un neuvième de plus, pour la nourriture du bétail, qué celui des trois quarts des prairies naturelles. Cest à ce préjugé, en faveur des prairies, qu’est dne la propension qu'ont quelques propriétaires à en établir de nouvelles, sans se laisser arrêter par les frais considérables, et tout-à-fait disproporlionnés au produit net, qu'il en coûte pour faire énherber le sol, 26 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. f. 2147. Je vais transcrire ici le eompte de ce qu'il n’en a coûté, à moi-même, pour procurer cet enherbement sur des terrains des bords du lac de Genève, en suivant la méthode qui m'était recommandée par des personnes à l’expé- rience desquelles je croyais devoir m’abandonner. Sur un journal, 12 charges de 20 quintaux fumier; ou 8 de 30 quintaux transporter et épandre soigneusement.:..:++++++: Fr." 115 3 labours pour bien nettoyer et pulvériser le sol, et pour lui bien imconporer.les engrais. 4: 1.10+1, ea en 30 Diese SUN, 6e A De 0 rar Rens AA a CE 4, 5o Régalement et nivellement du sol......+.:-. 6 Semer, herser et passer le rouleau.....+«+++: 4 3 quintaux semence de Fromental(Avena elatior) et d’autres graminées#40 600 0L RUE ROME 2e 90 & Ib. graine de Trèfle blanc rampant et de Minelle dorée. 6 EDEN à Meuse à» Den poee e 3 T'iannee rente s0b 4e ou ee er. 24 Pendant l'hiver, encore un léger amendement à la surface du sol. 65 Fr. 547, 5o Malgré le haut prix que me coûtait cet enherbement, je ne suis jamais du sol sur lequel il avait eu lieu, Îles Ib. 1800 foin, Par parvenu à obtenir, ci-dessus, pour base du calcul que j'ai présenté du journal, que jai pris, produit d’un journal de prairie. Une seule récolte de betteraves, obtenue avec 6 charges fumier, m’eût procuré autant d’aliment pour mes bêtes, qu'un journal de ma prairie ne men eût donné en 6 ou7 ans. () Pour former des prairies de ce genre, il est beaucoup plus économique et plus pro- e cette quantité de Fromental, et de substituer, fiable de n’employer qu'un quart, au plus, d de Vulpin des prés, et 1b.20 graine au surplus, Ib. 20 graine de Raygrass, Ib. 10 semence de Paturins. Je dois avertir mes lecteurs que j’ai pris ici la semence d'Avoine from est dans le commerce, c'est-à-dire telle qu'on la récolte, et nullement dépouillée de sa entale telle qu’elle balle. ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 203 Une seule année de la luzernière que j'eusse obtenue sur le même terrain, avec une quantité d'engrais égale à celle que j'avais donnée au pré, m’eût donné, en un an, autant de fourrage que celui-ci en trois ou quatre années; enfin, deux récoltes de trèfle en un année, sur la même étendue de terrain, m'eussent donné plus de fourrage que ce pré en denx ans. Ce sont là des faits si évidens, si prouvés, qu’ils ne devraient plus avoir besoin de démonstration, et cependant, ils sont méconnus dans des contrées entières. ÿ 140. Il en est tout autrement des prairies arrosées par des eaux chargées de sucs ferulisants; quelques-unes donnent une rente à peine croyable, Jai vu, dans le Milanais, des prairies arrosées par les eaux qui recoivent les immondices de la capitale, être fauchées, pour la troisiéme fois de l'année, au commencement de mars. Les eaux chargées de matières fécales, qu’on y iutroduisait pendant tout l'hiver, s’étendaient, uniformément et à la continue, sur Ja surface de ces prairies disposée en plans inclinés et, après y avoir déposé les matières dont elles étaient chargées, elles allaient se jeter dans des fossés d'écoulement. Ainsi, la gelée n’avait pas de prise sur ces herbages; tandis que, ailleurs, la neige et la glace rendaient le sol inaccessible à la végétation, ces AJarcite, comme les Milanais les appellent, se couvraient d’une herbe tendre et toufue, qu’on fauchait dès qu’elle avait atteint 10 ou 12 pouces de hauteur, et qu’on donnait, en vert, aux vaches, afin de main- tenir, par cette nourriture succulente, leur fécondité en lait. Les cours d’eau qui recoivent les égouts des villes, des villages et des lieux fort habités, ont la propriété de faire pousser une grande quantité d'herbe; les prairies qui les recoivent se rapprochent plus ou moins de celles dont je viens de parler, selon que ces eaux sont plus ou moins chargées de sncs nutriüfs et chauds, et qu’on les tient plus habituellement en action sur le sol. IT est aussi des eaux calcaires qui, appliquées à Pirrigation des prairies, y favorisent tellement la végétation des herbages, qu'ils y atteignent la même richesse de végétation qne dans les prés qui reçoivent les égouts des villes et des villages. On voit beaucoup de prairies de ces deux genres en Suisse, et elles y sont une des propriétés les plus recherchées; jy en ai vu qu’on affermait jusqu’à 140 fr. de France le journal de Berlin. Mais il fant se garder de con- fondre avec les prairies de ce genre, ces terrains enherbés, ou sécs on qui ne sont arrosés qu'avec des eaux dépourvues de sucs, et qui ne donnent ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 204 que les plus maigres produits, si on ne leur consacre une abondante quantité d'engrais. Ce dernier genre de prés, comme je l’ai démontré plus hant, est loin de donner une rente considérable; il n’y a-pas de doute que, si le même terrain fût transformé en champ à fourrage, et alternait, ensuite, entre des produits variés, on n’en reuràt une bien plus grande quantité de nourriture pour le bétail, indépendamment d’une quantité d’autres denrées, et, surtout, qu’on n’obünt, du sol, un produit net incomparablement plus grand. La récolte des Foins. f. 140. Pendant plusieurs années, j'ai cherche les moyens les plus économiques de faire la récolte des fourrages, et la methode à laquelle je me suis arrêté, comme la meilleure et la moins couteüse, consiste dans les procédés ci-après. Eparpiller l'herbe après qu’elle a été fauchée, afin qu’elle s’essuie et se fane. Le soir, avant la chute de la rosée, la retourner, de maniere que la partie qui a reçu l’action du soleil et qui serait altéréé par l'humidité de la nuit, se trouve placée dessous, tandis que celle qui est demeurée encore verte, et qui peut, sans inconvénients, recevoir la rosée, se trouve du côté supérieur. Le jour suivant, celle-ci se fane à son tour, et, vers le soir, on met alors cette récolte en tas de un ou deux quintaux, qu’on presse légèrement, afin d’en accélérer la fermentation. Ordinairement, au bout de 12 ou 15 heures, ces tas prennent de la chaleur; l’humidité recélée dans les tiges des plantes commence à en sorur. Lorsque la calorique est assez développé, pour qu'on puisse à peine laisser la main dans ces tas, il faut les ouvrir et étendre le fourrage; si celui-ci recoit, pendant deux ou trois heures, l’action du soleil, il est sec, on peu s'en faut; il est rare que, alors, il ne soit pas déjà en état d’être tassé, sans risque qu'il se gâte, ou qu'il prenne feu. De cette manière, les fourrages conservent les feuilles et les fleurs des plantes, et ils coûtent infiniment moins à faner, que lorsqu'on les brasse et les retourne souvent. On concoit que, lorsque le temps menace de pluie, cette méthode doit subir des modificauons; il faut, alors, interrompre ces opéralions et mettre le ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 205 foin en monceaux, afin qu'il soit protégé contre l'humidité, autant que cela est possible, et préservé de détériorations. Da reste, je ne puis que renvoyer mes lecteurs à ce que Thaer a dit très- judicieusement, sur cette matière, aux$. 935 et suivants de la traduction française de ses principes raisonnés d'agriculture, et je dois me borner à ajouter, ici, que les repousses de fourrage qui sont atteintes par l'automne, c’est-à-dire par une époque brumeuse, humide, er où le soleil est trop peu élevé sur l'horison pour donner beaucoup de chaleur, sont si difficiles à faner et à sécher suflisamment, que leur récolte coûte, assez souvent, plus du tiers, et près de la moiué de leur valeur. Je conseille donc aux cultivateurs de faire, autant que cela se pourra, consonimer de telles pousses en vert, par le bétail, dans Vétable, plutôt que de s’exposer à tant de frais, pour n’obtenir, souvent, qu’un succès tres-imparfait. $. 150. Les frais de récolte du foin dépendent de tant de circonstances, qu'il est difficile d’en donner un aperçu tant soit peu général. Si-le sol est uni, l'herbe pas trop dure et point versée, un ouvrier, passa= blement exercé, en fauche très-bien un journal et À en un jour; pour faner et aider à charger, il faudra£ journée d'homme et 5 de femme; ces deux opérations réunies ne devraient donc coûter que+ 2 au plus; mais comme il est rare que, au moment des fenaisons, les ouvriers ne soient pas à un prix plus élevé qu’à l'ordinaire, on ne peut guëres porter cette dépense à DOS ONE M RU de ne dd ic L A ASS+ Hi-C 2, 09 Pour charger, serrer, décharger et tasser, 5 homme DE cheval 2, 5o 5 Si ce journal a donne 20 quintaux, chacun d’eux aura coûté+ 0,25; sons des circonstances moins favorables, cette récolte coûtera beaucoup plus, quelquefois même la récolte de chaque quintal pourra s'élever au double; l’on concoit, en conséquence, combien il ya d'avantage a faire consommer en vert ce qui est le plus difiicile à faner et à amener à un état de siccité suffisant, Les Péturages. far Ï est incontestable que, par le pâturage, on peut, souvent, retirer du sol \ En rom. ne. si es 206 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. Y E des produits qui, sans cela, seraïent à peu-près perdus. Mais quelle ect la valeur de ce pâturage? C’est une question à laquelle il n’est pas aussi facile de répondre qu'on le pense généralement. Le pâturage nourrit- il autant que le fourrage vert donné à l'étable? Il devrait valoir autant que celui-ci, moins la portion des excrémens que Île bétail perd sur le sol où il pâture, et en s’y rendant; les frais de la récolie du vert étant, tout comme ceux de la garde des bêtes au pâturage, mis à la charge du fonds qui a produit chacun de ces genres de nourriture. Une vache consommant chaque jour, en fourrage vert, la quantité d'herbe qui produirait Ib. 25 fourrage sec, doit donner, au moins, lb. 46 fumier, indépen- damment de ce qui provient de la litière. Lorsque la vache est nourrie au pâturage, environ une moitié de ses excrémens tombe hors de l’écurie, sans profiter sensiblement au terrain pâturé, St, d’ailleurs, l’on n’a soin de les recueillir et de les épandre par-dessus ce terrain, après leur avoir fait subir leur première fermentation. Si le pâturage est fort éloigné de l'étable, une grande parue 8 de ces excrémens se perd sur la route. Si Ib. 2000 fumier pur ou sans mélange de paille valent+ 10, Ib. 46 vaudront+ 0,25. Si Ib. 100 fourrage see valent+ 2, 60, Ib. 23 du même fourrage, vaudront+ 0,508; en déduisant, de ces+ 0,598,+ 0,115, pour la moitié perdue des engrais que la vache eût du produire en un jour( indépendamment de toute litière), la valeur du pâturage se trouvera réduite à+ 0,483. D'après ce compte, lorsqu'une vache mange, en fourrage vert, Véquivalent, en quantité, de Ib. 25 fourrage sec, cette nourriture an vert vaut+ 0,598, et alors les frais de récolte du vert doivent être imputés à charge du fonds qui l’a fourni. Sous ces mêmes conditions, le pâturage d’une vache vaut + 0,483, et, alors, le fonds qui le fournit doit être débité des frais de garde du bétail. Mais, sonvent il s’en faut, de beauconp', que le pâturage ne donne une nour- ... Q Le Le ù L Lu riture aussi abondante et aussi profitable que la nourriture ordinaire à l’étable, ù à.: il et ce n’est que lorsqn'il doune une nourmture égale à celle-ci, qu'il peut valoir ces+ 0,485;+ o,4 me paraissent donc être un prix moyen, déjà assez élevé, pour la nourriture d’une telle bête, sur un pâturage de médiocre qualité. RL Û. Se, Une question que nous avons à nous faire, c'est, jusqu'où peut aller a convenance de faire consommer la pousse d’un terrain en herbages, en Ja ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 207 faisant pâturer, plutôt qu’en la faisant faucher et donner au bétail dans l’étable. Cette question se présente sous plusieurs faces, et sa résolution dépend en grande partie des circonstances de la localité. Observons d’abord qu’il est hors de doute que les bêtes ne nuisent à la végétation et à lareproduction des végétaux, par la pression réitérée de leurs pieds, et que ce dommage est poussé très-loin, lorsque le gardien du bétail, au lieu de le tenir réuni dans un même lieu, jusqu’à ce qu’il ait terminé de brouter l'herbe que celui-ci porte, laisse errer ses bêtes cà et là, à leur volonté, les laisse aller continuellement d’un lieu à l’autre, sans laisser, aux parties broutées, le temps de repousser avant d’être foulées de nouveau par les pieds des bes- taux. Ce mal est si réel, si considérable, qu'il ne faut pas moins que les excrémens liquides et solides que les bêtes laissent tomber sur le sol, pour qu’on n’en voie pas les fâcheux effets. Si donc on fauchait l’herbe au lieu de la faire brouter par le bétail, et que, recueillant, dans l’étable, les engrais qui en proviendraient, on donnât effectivement au terrain qui aurait produit lherbe, la portion de ces engrais qu'y eût déposé le bétail s y eût pâturé; il n’y a nul doute que ce terrain ne produisit davantage; je pense donc que, toutes les fois que, pour faucher et transporter à létable le vert nécessaire pour nourrir une vache, il n’en coûtera pas plus de+ 0, 115, il convient décidément mieux de suivre cette méthode, que de laisser pâturer les bêtes. REPRODUCTION VÉGÉTALE. $:_ 153. IL est d’une extrême importance que, dès les premiers moments de son existence, la plante recoive toute la nourriture qui est nécessaire, non-seule- ment à son alimentation, mais encore au plein développement de ses organes et de ses forces; s’il en est autrement; si, durant le cours de sa croissance$ la plante est, un moment, affautie par un absence de sucs nutriufs, ses or- ganes se resserrent et perdent de leur élasticité, ses forces vitales diminuent 8 et celte plante, alors même qu’elle parvieadrait, ensuite, à récupérer ses forces dans leur intensité primitive, ne pourrait, cependant, plus acquérir la grandeur et la perfection dont elle était suscepuüble. 1 est donc essentiel que le sol qui doit fournir à la végétation contienne, en eflet, tous les sucs qui peuvent donner de l’activité à cette végétation, 208 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. | et que ces sucs soient distribués de manière à pouvoir être atteints par les | succoirs des plantes. Ce serait en vain qu’un sol recélerait en lui des sucs| | nutritifs, même en surabondance, s'ils étaient mal répartis, on placés trop | profondément en terre, de sorte que les plantes ne pussent par les atteindre | dèsles commencements de leur végétation; de telles plantes périraïent avant| le temps, ou, si elles atteignaient le période ordinaire de leur durée, ce Î | ne serait que misérables, rachitiques, et sans avoir profité de ces sucs; tandis | que, peut-être, d’autres plantes qui rencontreraient des engrais réunis en masses et nullement mélangés avec le sol, s’en approprieraient une trop grande quantité, et se laisseraient tomber par lasciveté, ou périraient d'in- digestion. 6. 154. Îl est, sans doute, des plantes à organes vigoureux, qui, aidées des subs- tances atmosphériques qu’elles s’approprient, savent aller chercher, à une grande distance, une petite quantué de sucs, que la terre recèle encore, et se les approprier, de manière à prendre un développement assez considérable, quoique dans un sol mal préparé; mais la plupart des végétaux, pour atteindre tout le développement dont ils sont suscepubles et arriver à leur perfection, | se ne; ainsi conserver leur port et leur santé jusqu’au terme naturel de leur durée, c’est-à-dire jusqu'à ce qu'ils aient donné leur semence, ont besoin de trouver, non-seulement des engrais, des sucs qu'ils puissent atteindre, mais encore de les trouver appropriés à leur nature, et également répartis et comme com- binés avec le sol. Ce n’est point dans un court espace de temps qu’on obtient un tel résultat sur un terrain appauvri; surloul si ce sol est argileux; il fant, souvent, pour ly atteindre, soumettre ce sol, pendant plusieurs années, à une culture améliorante et judicieuse. Aussi un terrain qui a été amené à un état de pleine fécondité, vaut-il incomparablement plus que tout autre sol auvri, auquel, cependant, on donnerait la quantité d'engrais qui devrait, fécondité. Sur ce premier on obtiendra, CNE dans la suite, lui procurer cette dès les premiers moments, des récoltes accomplies; tandis que, sur le second, on u’aura, pendant long-temps, que des succès imparfaits. L'on n'obtient des succès entiers, que sur un sol dont la couche végétale est, dans toute la profondeur où les racines des plantes peuvent agir, sufisam- ment et uniformément imprégnée de sucs appropriés à la végétation. D'ailleurs la plupart des plantes ont, dans les commencements de leur existence, une splière d'activité si petité; que pour peu que; les engrais ne ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 209 couvrent pas toute la surface du sol, il se peut qu’elles n’en atteignent aucune partie. Alors leurs semences peuvent bien commencer à pousser leur germe, puisque, pour cela, lhumidité et l’air leur suffisent; mais nullement prendre leur développement. Lorsque cette humidité se trouve absorbée, il ne reste, à la jeune plante, presque aucune substance à l’aide de laquelle elle puisse se soutenir et prendre son accroissement; alors cette plante doit nécessairement périr.{l est quelqnes végétaux, 1l est vrai, qui, au commencement de leur existence, ont déjà les moyens de s'approprier les gaz atmosphériques, et d'en turer leur nourriture, au point de n'avoir besoin que de très-peu de secours du sol lui-même pour continuer ce développement; mais, ces végé- taux sont peu nombreux, et ce ne sont, malheureusement, pas ceux qui nous sont les plus uules et que nous cherchons le plus à reproduire. Il est donc d’une extrême importance, non-seulement de donner au terrain toute la quantité d'engrais que demandent les produits qu’on veut y cultiver; mais encore d'incorporer soigneusement ces engrais avec le sol, par des cul- tures réitérées. Cependant de telles cultures seraient extrêmement coûteuses, et finiraient par absorber, en entier, la valeur des produits auxquels elles seraient destinées, si on les donnait sans se procurer quelque produit immédiat de chacune d’entr’elles. Il convient donc d’appliquer les engrais, d’abord à des récoltes qui puissent, mieux que d’autres, se passer de ce parfait mé- lange des sucs avec le sol, et qui, ainsi, fassent türer part du labour même par lequel on aura enterré ces engrais. Nous reviendrons à ce sujet en parlant des pommes de terre, des betteraves, et de quelques autres pro- duits. La culture qu’on donnera à ces récoltes| pendant leur végétation, le labour et les cultures qui les suivront, concourront, alors, à opérer ce parfait mélange qu'on désire, et, à mesure que les cultures et les récoltes se succèderont, les sucs qui demeureront dans le sol se trouveront mieux mé- langés avec lui; à la vérité ces sucs iront aussi en diminuant proporuonnel- lement de quantité; mais si lon a soin de rendre au sol, en engrais, à chaque période d’assolement, un peu plus que ce qui lui est nécessaire pour les produits qu'on en exige, à la suite de quelques rotauons ce sol deviendra tellement ferule, qu'on n’y verra plus de récoltes médiocres. Si le cultiva- teur voulait amener, dès les commencements, à cet état, un sol épuisé, il devrait y consacrer une quantité d’engrais et des travaux presque effrayants; il doit donc se contenter d'avancer peu à peu vers ce but, en tirant parti de son terrain, et être satisfait des récoltes encore très-belles, que ce terrain peut produire, dans l’état d'amélioration progressive où il se trouve. 27 210 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. Au reste, si le cultivateur est réduit à appliquer ses engrais à un genre de produit, le quel demande qu'ils soient bien répartis sur toute la surface du sol, il est extrêmement à désirer pour lui, que ces engrais soient dans un état qui permette de les diviser parfaitement, et il n’y a gueres que l’état de pulvéru- Jence er celui de liquidité qui présentent celte facilité. L’etat de pulvérulence ne s'obtient que des matières fécales et du fumier de volaille dessechés et réduits en poudre, des gâteaux résidu de la fabrication de Phuile, pilés, de la suie et, en partie, des râpures de corne, Je ne parle pas des cendres, ni des engrais mi- néraus, parce que je ne les considère, guères, que comme des agents de décompo- sition pour les substances qui sont contenues dans le sol. Les espèces d'engrais ré- duits à l’état de pulvérulence me paraissent devoir être réservées, exclusivement, pour produire leur effet à la surface du terrain, en portant du secours aux plantes qui se trouvent sur un sol trop appauvri; mais, surtout, en aidant au dévelop- pement du germe des petites graines. Quant à l’état de liquidité, ses avantages sont entiers sur les terrains légers et perméables; mais sur les terres argileuses, il a l'inconvénient de faire durcir la surface, bientôt après que de tels engrais ont été épandus sur elle à nu, et d'empêcher que l'air atmosphé- rique n’y pénètre; il n’est donc applicable qu'aux herbages qui couvrent le sol de leur ombre, ou aux terrains qui doivent, bientôt, recevoir une nouvelle culture. Les semences qui n’ont pas alleint la perfection dans lenr accroissement, ou ne germent pas, Ou ne donnent que des plantes malsaines et faibles; c'est donc une économie très-mal entendue, que de ne pas séparer les mauvais grains d'avec les bons, pour opérer l’ensemencement; dans les céréales, ce grain avorté où mal mûr, que le crible eût séparé, eût pu servir d’aliment à l'homme, tandis que, mis en terre pour servir de semence, ilne fait que trom- per l'espérance du cultivateur.{Il vaut mieux semer plus clair, et ne semer que du grain parfait. J'ai cru remarquer que le grain provenant de terres riches et qu’on tient dans une activité constante, est, en général, moins nourri que celui des sols appauvris, ou, du mains, peu féconds. Ceci pourrait être expliqué par la proportionné- ment plus grande quantité de sucs atmosphériques que Îles épis d’une récolte rare peuvent trouver autour d'eux et s'approprier; mais en attendant que ce phénomène, que J'ai observé depuis quatre ou cinq aus seulement, soit parfaite- ment vérifié, je ne puis que conseiller aux culuvateurs de se procurer, autant ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, 211 que possible, des semences parfaitement bien nourries, et, s'ils n’en trouvent pas de telles dans leur récolte, de les chercher ailleurs. Il est rare que des semences de grain resserré et mal nourri, ne donnent pas aussi des produits du même genre. Dans le règne végétal comme dans l'animal, il convient de chercher toujours les plus beaux individus pour en tirer race. Du reste, je ne puis que renvoyer à ce que Thaer dit très-sagement dans les f. 968 à 978 de l'ouvrage si souvent cité. f. 156. Pour tous les produits, et surtout pour ceux qu’on ne se propose pas de sar- cler, il importe, non-seulement de ne semer que de bonnes graines, mais encore de n’employer que des semences parfaitement nettes. Quand je dis nettes, J'entends exemptes de toute semence d’autres plantes. Mes champs étaient infestés de semences d’ivraie et de vescerons; durant trois ans j'eus soin de faire, non-seulement cribler toutes mes semences de froment, mais encore de les faire, ensuite, trier sur la table, et de faire enlever dans le champ, au printemps, toutes les plantes de mauvaises herbes qui se mon- traient eucore parmi mes céréales. Ce parfait nettoïiement de la semence coûtait + 1,80 par quintal, et l’enlèvement de la mauvaise herbe, dans les bles, au printemps, était payé par l'emploi de l'herbe à la nourriture du bétail. Des lors le grain de ces champs se vendit,+ 1, et quelquefois 2, par quintal, de plus que celui des champs où l’ou avait négligé de tels soins; ee grain était fort recherché pour semence, et l’on était toujours assuré de le débiter avantageuse- ment; le bénéfice de cette précaution s’élevait donc à 4 ou 5 fois ce qu’elle r avait coûté. 4" 57: J'ai souvent été consulté sur la convenance d'adopter où non, l’usage du semoir à blé, pour diverses exploitations rurales. Je vais maintenant examiner cette question. Je ne répéterai pas ici ce que, dans la note jointe au(. 979 de ma traduction des principes raisonnés d’agriculiure de Thaer, j'ai dit sur les propriétès du semoir. J’admets comme démontré que cette machine exécute l’ensemencement tout aussi bien, si ce n’est mieux, qu'il ne peut l’être de toute autre manière, el que, outre cela, elle procure une épargne d’un tiers sur la quantité de semence. Ua semoir de Fellenberg, le plus parfait de ceux que je connais, coûtera environ trois cent quatre-vingt francs, el il durera plus ou moins, selon l'emploi DETTE 4 Lo MEL DL ro me Te: 212 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. qu’on en fera et la nature des terrains dans lesquels il sera mis en action. Je suppose qu'il aura, en moyenne, une durée de 20 ans, lorsqu'il sera employé à l’ensemencement de 4o journaux. Chaque année de sa durée devra donc être chargée, pour sa part du capital d’achat de......... francs 19. La première année devra, de plns, être chargée de l'in- téréra di#pour Cent duicapital. 047 FA AI TURIN 50a Ainsi en 1outde tre ments IRus fr". 57, o L'année suivante le capital, par conséquent aussi l'intérêt, se trouvent dimi- nués; mais alors commencent quelques réparations d'entretien| qui vont peu à peu en augmentant, à mesure que l'intérêt diminue. Aïnsi les frais qui résultent de lusage du semoir, et qui doivent être portés à la charge de chacun de ces 40 journaux, s'élèvent à un peu plus AR rie 2e ea Ni te Dre tee dE ON TR EEE Les frais d’ensemencement peuvent être augmentés par l’usage du semoir dé, aupluse 2.200.) ML DRE d, Ainsi la dépense, sur chacun des 4o journaux, s’élèveraà.. fr. 2,42 de plus que si l’on eût semé à la volée. 11 n’y a aucun doute qu'on n’épargne davantage, sur la quantité de semence qu’on eût employée; indépendamment donc de l’avantage qui en résulte pour la récolte, il est beaucoup plus économique de semer ces 40 journanx au semoir; pourvu toutefois, qu’on ait des ouvriers capables de bien exécuter cette opéra- üon, ou un inspecteur qui soit en état de la bien diriger. Mais si le nombre des journaux se réduisait, par exemple, à dix, les fr°. 57, ne seraient plus répartis que sur ce nombre, et l’avantage deviendrait, alors, beaucoup plus douteux. Dans les contrées qui ne recoltent pas du grain en suffisance pour leur con- sommation, ce n’est pas une épargne de peu d'importance, que celle d’un tiers des semences; lorsque, avec cette épargne, l’on joint une quasi certitude d'obtenir une meilleure récolte. IL vaut donc la peine d’adopter l’usage du semoir, dût-on s'associer, 2 ou 3 petits propriétaires ensemble, pour se pro- curer et posséder, en commun, une de ces utiles machines. Je connais des contrées où des particuliers font la spéculation de tenir des semoirs, pour aller semer chez leurs voisins moyennant une rétribution. Au reste je ne dois pas dissimuler que, pour les cultivateurs qui auraient pas fait, d'avance, une sorte d’aprentissage de l’usage de cet instrument, Ou qui ne seraient pas doués d’une intelligence particulière, associée à quelque connaissance des méchaniques, cet usage présenterait, au premier moment, des ÉCONOMIE, DE L'AGRICULTURE. 213 difficultés assez grandes. D'ailleurs pour introduire une méthode de ce genre dans un exploitation rustique, il y a toujours plus ou moins à lutter avec les valets; mais cet inconvénient est commun presque à tous les perfectionne- ments agricoles; pour le surmonter il ne faut qu’un peu d’énersie et quelque persévérance; et lorsqu'un tel perfectionnement a pris pied dans Pexplonation, il s’y perpétue sans peine, alors même que le personnel des valets est changé. Les nouveaux ouvriers mettent de l’amour propre à ne pas être jugés moins adroits que leurs prédécesseurs. Je n’ajouterai que peu de chose à ce que Thaer nous dit très- judicieuse- ment sur l’époque où l’on doit semer. Plus je multiplie mes observations à ce sujet, en les étendantsur des climats variés; moinsje puis asseoir un système absolu, Pour les semailles d'automne c’est, le plus souvent, la température qui suit l'ensemencement et pire que cela, celle du printemps suivant, qui détermine la convenance qu'il y a d avoir semé plus tôtoù plus tard. L'on peut cependant dire, en général, que plus le terrain estriche, plus le cli- mat est chaud, moins il importe de semer de bonne heure, $. 159. 11 n’y a aucun doute sur la convenance absolue de preserver les semailles d'automne du mauvais effet des eaux stagnantes, par des rigoles et des fossés d’écou- lement nombreux, profonds, parfaitement accomplis, et où l’eau ait toujours un hbre cours. La plupart des cultivateurs croient qu'il suffit au succès de leurs semailles d’y avoir tracé, avec la charrue, en divers sens, des sillons peu pro- fonds, sans abattre et étendre, tout autour, la terre cumulée, sur leurs bords, par les versoirs de cette charrue. Cette terre forme, alors, autant de petites digues, qui, non-seulement empêchent que l’eau ne pénètre librement dans les rigoles, mais, encore, font des espèces d’étangs des portions de champs qu’elles entourent, y retiennent les eaux, et produisent un effet absolument contraire à celui qu’on avait en vue. Il est indispensable non-seulement de faire étendre k sur les semailles, avec des râteaux, la bordure que la charrue forme de chaque côté des rigoles d'écoulement qu’elle trace; mais encore de faire ouvrir, avec la pèle, dans toutes les places où l’eau pourrait-être arrêtée, de petits embran- chements qui amènent cette eau dans les risoles. Outre cela il faut faire curer les principales de ces rigoles, avec des instruments à main, de manière qu’elles soient a—— 214 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. plus profondes que le labour, et puissent, ainsi, fournir un écoulement aux eaux qui croupiraient dans le fond de ce labour. De cette manière et en donnant, à ces rigoles et à ces fossés d'écoulement ou d’assainissement, une direction qui, ne leur laissant que l’inclinaison nécessaire, prévienne le ravage que des eaux rapides ne manqueraient pas de faire, on met les semalles à labri de ces at- teintes de l'hiver qu’on observe, presque chaque année, sur les fonds où l’on wa pas usé de ces précautions. Ces soins coûtent, rarement, plus d’une journée d’ouvrier par chaque journal de terre ensemencée, et, quelquefois, ils déci- dent absolument du sort de la récolte. (160: Autant les produits qui passent l'hiver en terre redoutent la stagnation des eaux; autant les récoltes de printemps ont besoin qu’on prévienne, pour elles, les ficheux effeis d’une sécheresse excessive. Pour prévenir ces eflets, le cul- tivateur a divers moyens à sa disposition. 1.° Fouiller profondément le sol et le parfaitement diviser, avant d'opérer l’ensemencement. 2.° Lui donner en suf- fisance des engrais frais et qui conservent long-temps leur humidué. 3.° Le tenir soigneusement houé, de sorte qu'il soit toujours perméable, et que les gaz athmosphériques puissent y pénétrer. 4° Les arrosemens aruficiels. J'ai déjà parlé de ces moyens, il ne me reste qu’à les envisager sous le rap- port dont nous nous occupons. L'effet des labours profonds et de l’ameublissement complet du sol, dans toute l'épaisseur de la couche vévétale, est prodigieux; il est rare que les plantes qui végètent dans un sol ainsi préparé et, d’ailleurs, suffisamment amendé, souffrent de la sécheresse; au contraire; souvent leur végétation ÿ est d'autant plus rapide, que la température est plus chaude. Il ne me paraît, en consé- quence, pas douteux, qu'il n’y ait de l'épargne et du gain à donner une culture profonde, et parfaite, pour les récoltes de printemps, et à la renouveler à cha- que révolution de l’assolement. Toutes les récoltes de celui- ci y gagnent, sans aucun doute. J'ai parlé des avantages des récoltes vertesenterrées comme engrais, elles sont particulièrement favorables aux produits qui passent en terre toute la saison chaude; il est bien rare que, dans ur sol où ua tel amendement a eu lieu d’une manière accomplie, les récoltes de printemps soient éprouvées par la sécheresse, Après ce genre d'engrais, ce sont les fumiers de cochons et de bêtes à cornes, qui concourrent le plus à tenir les plantes vigoureuses, durant le cours des plus grandes chaleurs, ÉCONOMIE DK L'AGRICULTURE. 215 Les houages contribuent puisamment au même but; là où le sol a recu une préparation convenable et où le culuivatenr a soin de tenir la surface du sol ameublie pendant tout le temps de la végétation, il est rare que les plantes soient fortement éprouvées par la sécheresse, Le Rutabaga, et les Navets sout les seules plantes d’entre les usuelles de notre économie agricole, Gont il mail paru qu'une chaleur excessive altérât le principe vital, malgré toutes les précautions ci-dessus. Je parlerai bientôt de la culture des récoltes sarclées, et je prouverai, j'espère, que les houages peuvent être faits avec assez peu de frais, pour que les avantages que procure cette opération, dépassent de beaucoup ce qu’elle coûte. Quelques‘cultivateurs n’osent pas toucher à leur terrain, lorsqu'ils le voient serré par une sécheresse excessive; ils craindraient que les plantes qui y végé- tent n’en fussent tuées. Jai éprouvé tout le contraire, dans des expériences comparatives faites pour éclaircir mes doutes à cet égard; les arbres, la vigne, el les plantes cultivés restèrent verts, ceux qui ne le furent pas, jaunirent et perdirent leurs feuilles. Au reste, 1l ne faut point attendre que le terrain soit durci et la sécheresse à son comble, pour donner les cultures néces- saires, Sans quoi il pourrait se faire qu’on coupät les racines coronales et latérales des plantes, dans un moment où ces plantes auraient le plus de besoin de tous leurs organes; il faut, au contraire, par des cultures données dans les pre- miers temps de la végétation, forcer la plante à jeter ses racines plus profondé- ment en terre, et à ne pas laisser dépendre son alimentation d’une couche qui est sous l'influence immédiate de tous les accidents externes. Si cependant on avait négligé de donner ces cultures à temps, il ne resterait peut-être plus d'autre moyen, que de recourir aux arrosemens. Les arrosemens à main sont à peine praticables pour les fleurs et pourles jar- dins de peu d’etendue, l’agriculture ne connaît d’arrosements faits à main, guères que ceux qui sont employés comme amendement, c’est-à dire ceux qui ont lieu avec des engrais liquides. Je me suis déjà expliqué au sujet de ceux- ci; ici il ne peut être question que des arrosements avec des eaux courantes, que le cultivateur aurait à sa disposition. Si le sol qu’on veut arroser est très-argileux, l’arrosement court le risque de le serrer extrêmement, et de le rendre ensuite très-difficile à diviser; l’arrosement n’y serait point assez généralement avan- tageux, pour qu'il valût la peine d’y faire les établissements que cet arrose- ment nécessiterail. Si le sol est léger et sablonneux, lParrosement ne saurait lui faire aucun mal, et il favoriserait, sensiblement, la végétation des produits ?£ Le: PIE.::" qu'on Yÿ aurait semés; mais il faudrait le borner au seul nécessaire, sans cela les 216 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. produits y perdraient beaucoup en qualité. C’est donc principalement aux trois premiers des moyens que j'ai indiqués, que le cultivateur doit recourir pour préserver ses récoltes des effets d’une sécheresse excessive. Des diverses espèces de Céréales. FE 95 7 Les céréales, et surtout la plus précieuse d’entr’elles, le froment, entrent tellement dans nos besoins que, partout où elles peuvent végéter, elles occupent une partie considérable des terres; cependant il s'en faut de beaucoup que, dans la proportion actuelle des prix des divers produits du sol, ce soit leur culture qui donne, au cultivateur, le profit le plus considérable; partout où l’assolement triennal avec jachère morte est établi; partout où les grains sont habituellement à très-bas prix, le cultivateur ne peut fournir à la culture des grains, qu'à l’aide des sacrifices qu'il exige de ses prairies ou de ses pâturages. Mais lorsque la culture des céréales fait partie d’un assolement judicieux, et lorsque le prix des grains, dans la contrée, est habituellement à un taux passablement avantagenx, les années où le sol produit du froment peuvent encore être comptées dans le nombre de celles qui donnent, au cultivateur, un profit très-satisfaisant. Je dis du froment, parce que, hormis un petit nombre de cas d’une nature particulière; cette espèce de céréales est toujours celle qui donne le profit net le plus considérable. Ïl est probable que, lorsque les faits de la science agricole seront poussés à un grand degré d’évidence, les prix relatifs des denrées que notre sol donne, entreront plus en rapport avec la quantité de produits qu’on peut obtenir de chacun d’eux et les frais que leur reproduction coûte au culuvateur. En attendant, il n’est pas douteux que l'agriculteur judicieux, qui appro- fondit les convenances économiques, ne puisse opérer des combinaisons beaucoup plus profitables, que celles du commun des gens de campagne. Mais la eulture des grains sassocie trop bien à celle des autres produits, pour que, hormis dans un petit nombre de cas particuliers, il puisse con- .. e ce NS 3>“p venir de ne pas la faire entrer, pour beaucoup, dans l’assolement des terres, indépendamment même du besoin général qui commande cette culture, et en fait un devoir. Les disettes, qui nous atteignent, de temps en temps, prou- vent, suffisamment, que la reproduction des grains qui à heu sur ivé RUE’espè du sol cultivé, ne va pas au-delà des besoins réels de l’espèce humaine. .. à? 7»« nn Au reste, nous aurons occasion de voir qu'il s’en faut, de beaucoup, qne l'ensemble ce soit par le moyen des céréales, qu'une étendue de terrain donnée, uourrik ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 217 le plus d'individus; on peut dire seulement qu’elles sont une nourriture plus généralement adoptée; un aliment approprié au goût de plus de gens; d’ailleurs cet aliment se conserve, plus facilement que d’autres et sans préparation, d’une année à l’autre; 1l est plus sain, plus propre à conserver nos organes dans leur état naturel. Il est donc probable que, aussi long- temps que la population ne s’étendra pas d’une manière démesurée, les grains formeront toujours la parte la plus essentielle de la nourriture de l’homme, Cullure des Céréales. (, 4162: Les céréales, comme presque tous les autres genres de plantes, aiment un sol entièrement net de mauvaises herbes, parfaitement cultivé et ameubli, abondamment fourni de sucs et avec lequel ces sucs soient incorporés d’une ma- nière complète et uniforme, avec lequelils se soient en quelque facon combinés; enfin, un sol bien régalé et bien égouté, sur lequel les eaux ne puissent ni croupir, ni séjourner long- temps. L’avoine peut bien avoir une réussite satisfaisante sur un sol très-médiocrement ameub'i, pourvu qu'il soit, d’ailleurs, suffisamment riche et pourvu de sucs; mais, seule, d’entre les céréales, qui ait celte propriété, elle n’en a pas moins une réussite bien plus complète, lorsqu’on lui consacre tous les soins que je viens d’énumérer. Après avoir posé ces principes, il est presque superflu de dire que les céréales peuvent se contenter d’un seul labour, ou qu’elles en demandent plusieurs, selon l'état où se trouve le sol au moment où on le leur consacre. Mais, dans tout système de culture sagement combiné, les cas où un seul labour ne suffit pas, sont extrêmement rares. En ellet, si les céréales succèdent à l’état de prairie ou d’herbages vivaces en général, il ne saurait convenir de donner plus d'un labour, puisque un second ramènerait, à la superficie du sol, des plantes qui, enfouies, se décomposent et se tranforment en sucs fertilisants, et qui, au contraire, exposées à l’ardeur du soleil et à l'air, se réduiraient presque à leur partie filamentense, leurs parues les plus nutritives se combiuant avec Pair et s’en allant, au loin, peut-être fertiliser d’autres terrains ou servir d’aliment à d’autres récoltes. Si ces herbages sont un trèfle, une luzerne ou un sainfoin, le sol se trouvera, presque toujours assez meuble, pour qu'il n'ait pas besoin d’un second labour. Si, aucontraire, les “Céréales succèdent à une récolte sarclée, celle- ci doit avoir laissé Le sol 28 218 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. dans un état de netteté et d’ameublissement suffisant, pour qu'un seul labour suffise encore. Mais si l’on devait semer une récolte céréale à la suite d’une du même genre, opération qui me paraît devoir être restreinte au seul cas d’une disette ou d’un besoin absolu, sans doute il faut bien, alors, donner une sorte de jachère d'été, afin de procurer, au sol, une aëration, que j'envisage comme néces- saire entre ces deux récoltes, et de détruire, le plus qu’on le peut, les germes de mauvaises herbes dont le sol est infesté. (5165: Le labour fait, si le terrain est suffisamment ameubli et divisé, l’ense- mencement s’opèrera sans difficulté; la semence épandue à la volée ou avec des instruments, pourra être répartie d’une manière égale et uniforme; mais si la terre se trouvait amassée en grosses mottes, 1l serait essentiel de diviser celles-ci avant de semer. Partout où les insectes ne détruisent pas les germes naissants procréés par la semence, un grain de froment on de toute autre d’entre les céréales, parfaitement sain, placé au milieu de chaque espace d'un décimètre quarré et à une profondeur de 6 ou 7 centimètres, sur un sol suffisamment amendé, procurera autant de produits, qu’une quantité de semence incomparablement plus considérable; pourvu, cependant, que ce grain soit placé, en terre, assez-tôt pour que la plante puisse prendre le talle- ment convenable; ce serait 255000 grains par journal, et, selon la méthode ordinaire, l’on en épand au moins sept fois autant, soit afin de faire la part des accidents occasionnés par la température et les insectes, soit parce que l’on n’a, jusqu'à ce moment, pas trouvé d’autre moyen assuré, de ré- arité qu’une telle économie exigerait; partir la semence avec l'extrême régul aticable pour si ce nest de planter, opération que j'envisage comme impr de grandes exploitations. T1 vaut donc beaucoup mieux épandre, même à la volée, un scheffel semence par journal sur un terrain convenablement pas; puisque, dans le premier, le grain se d, la semence, amassée qui ne feraient que divisé, que deux ou trois scheffels sur un terrain qui ne l’est trouvera également réparti, tandis que, dans le secon par places, donnerait naissance à des touffes de plantes, que le sol ne demande pas une prépa- s’entre détruire. Il résulte, de cela, que pour celui qui ‘ration moins parfaite pour l’ensemencement à la volée, doit avoir lieu au semoir. ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 219 f. 164. Des herses à dents perpendiculaires n’enterrent point suffisamment le grain Al L£ 3 à Al pue lé, L epandu à la volée; lors même qu’on les passe à réitérées fois sur le sol, première pluie abondante qui suit l’ensemencement laisse toujours, la à découvert, une partie plus ou moins considérable de la semence; Si des oiseaux ne sont véaus auparavant la dévorer. Il faut, pour enterrer le grain, des herses dont les dents, inclinées en avant, entrent en terre et amènent, à la super- ficie du sol, quelque parüe de la terre qui avait été enfouie; mais, ce qui vant mieux encore, c’est l’extirpateur, et, par dessus tout, le semoir, qui, bien dirigé, ne laisse pas apercevoir, à la surface du sol, un seul grain de la semeñce consacrée au terrain. Moins l’époque où l’ensemencement à lieu est avancée, plus on peut enfouir 5 dans les contrées d’un climat tempere où chaud, elle lève fort bien à 14 et même la semence profondément en terre 16 centimètres de profondeur; si, du moins, elle a été mise en terre avant la mi-octobre; plus tard, elle courrait le risque d’y pourir; mais Je ne saurais voir aucun avantage à l’enfouir à plus de 7 à 8 centimétres de profondeur, quelle que soit Sème, et si c'était en novembre» Ce Serail peut êtr que, pour les cérales de printemps, que plus on sème tard, époque où l’on e déjà beaucoup. On conçoit il fant prendre les époques inverses, et moins il y a de danger à enfouir la semence de ces céréales un peu profondément. t J'ai déjà dit que, pour semence, il fallait toujours choisir les grains Îles plus accomplis; mais si c’est du froment, et surtout si l’on sème dans une saison froide et humide, il importe de faire subir, au grain, l'opération du chaulement, au moment où l’on veut le semer, afin de préserver, autant que possible, la récolte des atteintes de la carrie. L’ensemencement opéré, il faut, sans tarder d’un seul jour, tracer les raies d’éyouttement ou rigoles, et les accomplir le mieux que cela est possible. Pour tracer ces rigoles, le mieux est d’avoir recours à une petite charrue, able à celle dont on se sert pour buter les pomn qu’elle ne laisse pas retomber, après elle, d de la terre qui‘av sembl 1es terre; mais afin ans la raie, une grande partie ait été relevée par les versoirs, il faut ajouter à ceux-ci, dès le milieu de leur hauteur et deleur longueur, d'autres pelits versoirs ET ES 290 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. ou ailerons, plas ouverts que les versoirs principaux et qui, s’élevant vers leur extrémité postérieure, prennent la terre surabondante, avant le moment où elle pourrait retomber dans la raie, l’entraînent et l’épandent sur la sur- face du sol ensemencé: souvent et toutes les fois que le soc de l’instrument ne sera pas construit de manière à avoir de la disposition à entrer et à se tenir en terre, cet instrument ne tracera pas des raies assez profondes; dans ce cas il ne faudra pas hésiter à placer un poids sur le corps de la petite charrue, afin de la forcer à entrer plus profondément en terre. Il convient que cet instrument soit mis en mouvement par un seul cheval, ou par deux chevaux attelés l’un devant l’autre, afin que les trous formés par les pieds des bêtes, en avançant, soient défaits et effacés par l'instrument, sans qu’on en aper- coive plus de traces. Indépendamment de tous ces soins, 11-faudra, encore, avoir recours au râteau à main, pour épandre l'espèce de bourelet que la terre relevée aura formé aux extrémités des ailerons de la petite charrue, le long de l’espace parcouru par elle. 11 importe beauconp qu'il ne reste, auprès de ces raies ou rigoles, aucune élévation qui empêche l’eau d'y arriver. Ces précautions ne suffiront pas encore, il faudra, avec des instruments à main, déboucher l'extrémité des rigoles, et rendre plus profondes les principales d’entr’elles, de sorte qu’elles puissent recevoir el emmener toutes les eaux surabondantes qui se trouveraient même au fond du labour. Il faudra veiller à ce que, en recreusant ou curant ces rigoles on fossés d'écoulement, les ouvriers en épandent la terre au loin, et d’une manière aussi uniforme que possible, soit afin que la semence ne soit pas inégalement recouverte, soit aussi afin de laisser un libre cours aux eaux, à la surface du sol. Les semailles exécutées de la sorte pourront affronter les dangers de l’hiver; si elles ne leur échappent pas complétement, elles n’en éprouveront, du moins, jamais que de légères atteintes, à moins que le sol wait, en lui, des vices qui le rendent impropre à la culture des grains. 60.466. TL est trèstemarquable que, quelques soins qu'on se soit donnés, qnelques essais, quelques expériences qui aient été faits, on ne soit point encore parvenu à connaître les moyens de s'assurer des récoltes de céréales très- abondantes. Si le sol ensemencé est maigre, les plantes y sont rares, ou du moins les épis en sont çourls eL ne portent que peu de grains; si, au COntraire, le sol ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 221 est riche, les plantes deviennent très-touffues, les épis longs et pesants, et ces plantes courent le risque de se laisser cheoir par lasciveté, ou elles sont abattues par les pluies et les vents entre la floraison et la maturité; alors, elles ne donnent plus que peu de grain et encore de médiocre qualité. Le trop, en ceci, est si voisin du pas assez, qu'on peut dire, avec vérité, qu'il y a beaucoup de hasard dans le suceès de récoltes de ce genre. Je ne veux pas dire, par cela, que la capacité, le bon sens et l’expérience, n’aient pas la plus grande influence sur le succès; mais, seulement, qu'ils ne sont pas suffisants pour l’assurer, comme dans quelques autres produits. De tous les moyens que j'ai vu employer pour préserver de belles céréales du versement, celui qui m’a paru avoir le plus de succès, est de couper, une et même deux fois, la sommité des plantes de ces céréales, au printemps, avant que leur tige s'élève. Peut être le point de perfection pour la culture de ce genre de plantes est il placé à ce degré de fécondité du sol, où la récolte peut se passer de cette précaution, sans cependant être trop faihle. En effet, être réduits à enlever des forces vitales aux plantes, doit nécessai- rement être une erreur en agriculture; lorsque la science sera parvenue à sa ma- turié, nous ne serons probablement plus réduits à commettre cette erreur. Au reste, avant de recourir au moyen dont je viens de parler, les cul- tivateurs feront sagement, de l'essayer, comparativement, sur de petites éten- dues et sur l’espace de grain qu’ils cultivent. En Italie, lon a fréquemment recours à ce moyen, et on l’y emploie avec succès. La paille en demeure plus courte et plus vigoureuse, 6. 167. Lors, au contraire, que les plantes sont excessivement faibles, il ne faut pas hésiter, si l’on en a les moyens, d’épandre, à la surface du sol, encore au premier printemps lorsqu'on n’a pu le faire en hiver, quelques engrais d’une division et d’une digestion faciles, tels que du fumier de volaille, des matières fécales, des boues de rues bien décomposées, ou même du fumier de bêtes qu’on aura soin de diviser et répartir parfaitement. Uue petite quan- tité d'engrais, employée de cette manière et à propos, peut, souvent, dou- bler le produit net d’une récolte. Ainsi, le cultivateur qui n’aurait pas, pour sés semailles d'automne, la quantité d'engrais dont ses céréales auraient besoin Pour être cultivées avec succès, ne doit pas se laisser arrêter, par cette circonstance, de faire ces semailles; sil a parfaitement accompli celles-ci, sil a bien égoutté le terrain ensemenucé, peu de plantes succomberont à l'hiver, 222 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, et,aupremier printemps, la quanuté, toute moderée qu’elle soit, d'engrais qu'il épandra à la surface du sol, ranimera la végétauion, donnera aux plantes la vigueur nécessaire pour taler et donner d’assez beaux épis. Cette méthode n’a réussi, surtout dans les terrains meubles et sablonneux; elle a un peu moins de succes dans les terres argileuses et compactes; ici l’eau peut, facilement, entraîner, au loin, une grande partie des sucs du fumier qui a été épandu à la surface du sol. 6. 168. Si le terrain où l’on sème des céréales d'automne est sauvage, que, depuis très-long-temps, il nait recu aucun amendement, et qu'il wait pas été soumis à une aëralion suffisante, il est toujours prudent de réserver une parue des engrais qu’on destine aux céréales qu'on y sème, pour être épandue à la surface du sol, ou au moment même de l’ensemencement, ou ensuite, en hiver. Cette précaution ne doit pas être négligée, surtout lorsqu'il s’agit de semer, au printemps, par dessus de telles céréales, du trèfle, de la lnzerne, du sainfoin, ou d’autres graines, lesquelles, devant naître parmi une récolte qui a déjà pris possession du sol, et se défendre contr’elle jusqu’après la moisson, ont besoin d’une aide et de secours qui leur soient particulièrement adaptés. On conçoit, au reste, que, ponr opérer cet amendement, il est très* essentiel de choisir un moment où la gelée, ou, tout au moins, une tempé- rature sèche, permettent d’entrer sur les semailles, sans les endommager, et sans laisser des empreintes à la surface du sol. $. 169. On a beaucoup, et avec raison, recommandé de herser les céréales d’au- tomne, au printemps; afin de garnir les plantes avec une terre. nouvelle. Les bons effets de cette méthode sont si réels, qu'on ne saurait trop la conseiller aux cultivateurs; mais comme, le plus souvent, au printemps, les bêtes de trait enfoncent, dans le sol en végétation, y laissent de fortes empreintes et durcissent; d’une manière fâcheuse, une partie considérable de ce sol; j'ai trouvé beaucoup plus avantageux de faire passer, à bras, et sur toute la surface du sol ensemencé, de grands räteaux qui, d’ailleurs dirigés plus à volonté, produisent un effet beaucoup plus accompli, sans que lin- convénient précité ait lieu, Ceue méthode ne doit, surtout, pas être négligce, ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 223 lorsque l’on a semé de la luzerne parmi les céréales; il est très- essentiel d’en recouvrir avec soin la semence, en faisant attention à ce qu’elle ne soit pas amoncelée dans quelques places, pour demeurer trop rare dans d’autres. De cette manière, l’on fait du bien, à-la-fois aux deux produits. Ce même procédé ne sera pas moins utile au trèfle, si, à l’époque où on le sème parmi des céréales d'automne, époque, qui doit, toujours être très-précoce, le sok est assez essuyé pour permettre l’action des râteaux. La dépense que ce procédé occasionne dépasse, de bien peu de chose, celle dun hersage, et cet excédent de frais est bien plus que compensé par la perfection du régalement du sol, et les autres avantages inhérents à cette methode. La Moisson. $. 170; Doit- on faucher les céréales avec la faulx, ou bien les scier avec la Jaucille? C'est une question qui n'a, peut-être, pas encore été envisagée sous ses divers points de vue. La moisson avec la faulx peut être exécutée sans difficulté, Partout où les céréales ne sont pas très- claires et écloppées( j'entend par écoppement, cet état dans lequel sont des céréales faibles, lorsque, au moment de la moisson, une partie des tiges se trouve cassée et, ainsi, laisse tomber ses épis vers le sol, tandis que les autres demeurent debout. Le fauchage ne coûte que la moitié du sciage; cetle prennère manière de faire la récolte est beaucoup plus prompte, en même temps qu’elle coûte moins. Le fauchage permet d'employer des enfants; ceux= ci peuvent fort bien relever le blé après Ja faulx; tandis que, lorsqu'on scie, ils ne peuvent guères être employés que pour porter sur le lien. La paille demeure plus longue lorsqu'on fauche; le sol est mieux nettoyé que lorsqu'on à scié, à moins que, après la faucille, Pon n'ait fait passer la faulx pour recueillir le chaume, ce qui occasionne une grande augmen- tation dé travail. Le sciage avec la Jfaucille, au contraire, arrange plus régulièrement la paille; celle-ci prend moins de volume; en général, le blé scié coûte moins de peine à baure, le fléau ou la machine quelconque avec laquelle le battage 524 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. s'opère, rencontre moins d'obstacles dans une petite quantité de paille que dans une grande. Le blé sciéest, en général, plus propre que celui qui a été fauché; plusieurs des mauvaises herbes qu’on trouve ordinairement parmi les céréales, échappent à la faucille et restent dans le chaume. J'ai, moi-même, fait mettre ces deux méthodes en concurrence dans mes ierres de la Romagne. Mais comme les ouvriers que j’employais étaient fort exercés au travail de la faucille, et que le fauchage du blé était, pour eux, une opération toute nouvelle, l'épargne qui résultait de l'emploi de la faulx en place de la faucille, n’était pas tel, qu'une grande partie n’en füt absorbée par l'augmentation des frais de battage. Au reste, si mes grains eussent été debout au lieu d’être, en grande partie, versés, et qu'on eût pu les faucher à l'engerai, le fauchage eût, sans aucun doute, eu une supériorité décidée sur le sciage, parce que l’on eût ainsi épargné, presque en entier, l'opération de relever après la faulx. Sur les bords du lac de Genève, je n’ai pas observé que les ouvriers qui battent le blé à la tâche, demandassent une rétribution plus forte, pour celui qui avait été fauché, que pour celui qui avait été scié; dans ce cas, il n’y a pas à hésiter, l’augmentation de la longueur de la paille, la diminution d’une moitié sur les frais de moisson, sont trop importantes pour devoir être négligées.| Mais, comme chaque pays a sa méthode particulière pour battre, j'exhorte fortement les cultivateurs, à faire des essais comparatifs précis, avant de se décider exclusivement pour l’une, afin de choisir la plus économique. En 1816, la récolte complète du froment dans la terre de Massa-Lombarda , coûta, par journal de Berlin, francs 4, 80. plutôt que pour Pautre de ces méthodes, en Romagne fut faite à la faulx, l’autre moitié avec la faucille, puis le chaume les frais de cette dernière opération furent joints à ceux du de la moisson fut pluvieux, mais le temps devint La moitié, environ;, fauché et récolté séparément; >lte du blé. Le commencement sciage et récc in-d’œuvre était excessivement chère; les journées d'homme bientôt tout-à-fait beau. Ea ma revenaient, en tout, à Fr 2, 50; et celles de femmes, à Fr” 2, 30. A’-J 4 ŸA}s La même année et sous les mêmes circonstances, Ja récolte de la terre de Genthod, située à moins d’une lieue de la précédente, me couta, par 16. Nulle circonstance ne justifiait cette différence, si ce journal, francs 7, e de cette dernière était un peu plus abondante. Le plus nest que la récolt ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, 925 ou le moins de savoir faire des maître- ouvriers, paraît avoir occasionné ce plus ou ce moins, $. 171. Divers essais de battage m'ont convaincu que la méthode de séparer les céréales de la paille, par le moyen de grands cylindres en bois, cannelés et un peu coniques, mus par des chevaux sur une aire où ces céréales sont exposées à l’action d’un soleil ardent; que cette méthode est plus écono- mique que celle du battage avec des fléaux. Mais cet avantage, com- paré avec l’inconvenient de devoir exécuter ce travail durant la saison la plus chaude et à-peu-près la plus active de l’année, au lieu de le faire, durant les pluies et dans une saison morte, doit faire donner la préférence au battage avec des fléaux. Lorsque les terres sont cultivées par des métayers, et que Île propriétaire doit recevoir sa moitié de la récolte en nature, il importe, à celui-ci, que l'opération du battage soit promptement expédiée; alors il faut, sans doute, faire cette opération pendant les chaleurs de l'été, qui contribuent si essen- tellement à faire sortir le grain de lépi. Mais, dans tous les cas où l’on ne pourra pas renvoyer le battage à l’époque des mauvais temps de l'automne et de lhiver, et où l’on pourra réunir, dans un même lieu, assez de céréales pour qu'il vaille la peine de se procurer une machine à battre, de l'espèce usitée dans la Grande-Bretagne, il n’y a pas à hésiter de recourir à cette machine pour opérer le battage des céréales. Avec un tel instru- ment, Ce battage ne coûtera que, au plus, le tiers de ce qu'il coûte exécuté avec le fléau. Cette épargne, si considérable en elle-même, s'associe à un avantage plus grand encore, celni du laisser libres des bras qui, dans cette saison, sont extrêmement utiles pour les travaux des champs. J'ai remarqué que, partout où le battage des grains est opéré, avec des bêtes, d’abord après la moisson, l’on néglige des travaux qui seraient extrêmement essentiels, soit pour se procurer une seconde récolte, cette même année, soit pour préparer les terres et procurer, tant leur aëration, que la des- trucion des mauvaises herbes pour l’année suivante. $. 172. La séparation du grain d’avec la poussière et la balle, s'opère de diverses Maniéres; mais la plus économique est, sans contredit, celle qui a lieu par le moyen du moulin à ventillateur. F9 &) 226 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. Dans un essai comparatif, fait sous Îes yeux de mes agents et en partie sous les miens, cette opération coùta, pour une mesure de Ib. 135( 675 kilog.) froment, Avec-Tléemoulin'aventillateur:#17 AN Re© Au véntement-sur lairé en plein aire.++:©+:*: A la vérité, le local n’était pas trés- favorable à cette dérnière opération, Fr. o, 062 0, 200 et le vent, très-irrégulier, la favorisait moins encore; mais c’est déjà un grand inconvénient, pour cette méthode, que de dépendre d’un local et d’un vent plus ou moins propices. D'ailleurs, le moulin à venullateur que je possédais, m'était nullement un des plus parfaits que j'aie vu meltre en œuvre. (170. J'ai vu dépenser, pour faire la moisson sur un journal de terre, Fr.*12 et, toutes choses d’ailleurs égales, cette moisson ne coûter que. 4,80 J'ai vu le batage et neuoiement d’une mesure de Ib. 135 fro- ment COULET: 2287. cd. Nr UN CS 7) et avec une machine à battre mue par un cours d’eau seulement. 0,2D Cette différence sur ces deux opérations, seule, fait dejà la rente, à 6 pour cent, d’un journal de terre, au prix auquel quarts de l'Europe; et, cependant, ces deux opérations ne forment pas la moitié des dépenses qu'une récolte céréale occasionne. ‘il se vend dans les trois 6. 174. Lorsqu'on se propose de battre bientôt après la moisson, et que l’on n’a pas un couvert tout-Xfait près de l'aire, ce serait une très- de‘serrer les gerbes autrement qu’en meules. Placces de cette manière, les ant quelque temps. Dans tous les cas, de manière à rendre Île mauvaise économie que céréales se conservent fort bien pend les bâuments d'économie doivent être construits que cela est possible. déchargement et le tassement des récoltes aussi facile wil faut, granges sont construites de manière q harger et tasser lés gerbes ou le oir lien, les journées de Dans quelques contrées, les souvent, Cinq à six personnes pour déc foin, et, à l'époque où ces opérations doivent av à+ 2, Bo. Sous les portiques rustiques manouvriers reviennent, fréquemment, rations ne: coûtent qu'à peine le sixième du Bolonais et de la Romagne, ces:opé d’une telle dépense. 11 vaut la peine de se procurer une telle épargne. ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, Le Froment. CES Cette espèce de céréales obtient, si généralement, la préférence chez les consommateurs, qu'il faut des circonstances et des raisons trés-particulières, pour ne pas lui donner le pas sur toutes les autres, dans les terrains où elle peut réussir, Je n’en connais aucune qui donne une telle quantité et une telle qualité de sucs nutritifs, sur un espace de terrain donné, si ce n’est, pour la quantité, le méteil, mélange de froment et de seigle, et le maïs; mais l’un et l’autre lui sont inférieurs en qualité. Le froment réussit particulièrement bien après un beau trèfle; c’est peut-être à cette place que son succès est le plus assuré; il l’est aussi après les fèves sarclées et fumées, après le colza et les pavots sarclés et abondamment fumés: après le chanvre, le lin et la garance, pourvu que le sol ait été non- seulement convenablement amendé pour ces deux espèces de produits, mais encore tenu net de mauvaises herbes; enfin, sur une jachère morte fumée; mais Jai déjà dit que, dans ce dernier cas, la récolte s’achetait à trop haut prix. Îl réussit aussi après les pois et les vesces, pourvu qu’on ait pu em- pêcher que les mauvaises herbes ne s’établissent dans le sol. Après les récoltes racines, le froment donne encore une récolte fort pro- fitable; cependant il est rare que, là, il soit d’une beauté remarquable, à moins qu'on ne lui ait consacré de nouveaux engrais, en proportion aussi forte qu'il peut la supporter sans souffrir de lasciveté. Ainsi que je lai dit ailleurs, il semble que ces récoltes racines dérangent, dans le sol, la proportion des sucs nutritifs qui est la plus favorable céréales, et cela, cependant, sans précisément épuiser le terrain; trèfle et la luzerne y réussissent alors particulièrement bien, de froment qui suit le trèfle, aux puisque le et que la récolte quoique sans nouvel amendement, est, ordi- nairement, beaucoup plus abondante que celle qui est venue immédiatement à la suite de la récolte racine pour laquelle on avait fumé. Sur des /uzernières rompues, le froment a de même un grand succès, lorsqu'on O a pu donner un labour assez parfait pour que les plantes d’herbages ne repa- raissent point à la surface du sol, et que, pourtant, ce labour n’est pas telle- ment profond, qu’il mette hors de l'atteinte des plantes du froment la couche F 2{ E F, du sol qui a été améliorée par l’état d’herbages. Il en est à-peu-près de même des sainfoinières rompues; cependant comme elles laissent le sol d ans un état moins prospère, les récoltes céréales y ont, le plus Souvent, uu peu moins de succès, 208 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. © Les froments d'automne réussissent décidément mieux dans les terrains ar- gileux que dans les sablonneux; cependant si l’on a enfoui, dans ces derniers, des récoltes vertes pour engrais, la réussite du froment y est, souvent, parfaite. Je ne me permettrai pas de recommander une espèce de froment plutôt qu'une autre; des essais comparatifs faits dans chaque localité, seuls, peuvent être un guide assuré dans ce choix. Le froment paraît absorber, dans le sol qui le produit, une quantité de sucs égale à 13 quintaux fumier de médiocre qualité, par schellel, ou 1188 kilogrammes par hectolitre. Si le fumier est de très- bonne qualité, moins. Pour les profits qu’on peut retirer de la culture du froment, je renvoie mes lecteurs à la note que j'ai jointe ci-devant au(. 51. Le Froment de printemps. 6... 176. Il est un grand nombre de variétés de cette espèce de céréales, dont telle réussit bien dans un terrain, qui n’a que peu de succès dans un autre. La plupart sont beaucoup plus casuelles que les froments d'automne, et reus- sissent, en général, mieux sur les sols légers, que sur les terrains argileux; à poids égal de grain, elles donnent, aussi, moins de farine que les froments d'automne. Il y aurait donc beaucoup de moufs de renoncer à leur culture; pour se livrer exclusivement à celle de ces derniers, si nous ne trouvions en eux une précieuse ressource; soit pour les cas dans lesquels la température, ou le retard des récoltes préparatoires empêchent de semer en automne, soit pour associer à des semailles de fourrages au printemps. La plupart des cultivateurs ont éprouvé que le trèfle, par exemple, semé parmi le froment de printemps réussit mieux, est moins casuel, que celui qu'on sème par-dessus les céréales d'automne; il en est de même de la luzerne et du sainfoin; c’est-là une forte raison de chercher une espèce de froment de printemps, qui, à cet avantage, réunisse celui de n'être pas très-casuel et de réussir dans les terres fortes(1). Qi) Depuis que cet ouvrage a été composé, le savant auteur de la partie agriculture de la Bibl. Univ. nous a donné(Vol. 11, nouvelle série) des détails sur la variété de froment de printemps, qualifiée de Blé de Fellenberg, qui la recommandent fortement, surtout pour les sols qui inclinent vers l’argileux. RE‘1 à ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, Le Seigle. $. 177. Ce genre de céréales cédera la place au froment, à mesure que l’agriculture se perfectionnera, partout où le sol ne sera pas absolument dénué de consis- tance. Mélé avec le froment, il procure, en général, des produits plus abon- dants, une plus grande quantité de matière alimentaire, que le froment seul; mais ce mélange ne trouve pas, sur les marchés, un écoulement aussi facile que le froment; c’est donc, surtout pour son propre usage, qu'il convient au cultivateur de s’en procurer. Le seigle veut être semé de bonne heure; c’est donc par lui qu’on doit commencer les semailles d'automne. À la récolte, il faut éviter qu’il ne recoive de la pluie après avoir été scié, parce que son grain perdrait beaucoup de sa qualité, et ne ferait plus que du pain très-médiocre. Îl importe done de ne le moisonner que par le beau temps, et de le lier presque à mesure, afin de pouvoir le serrer avant qu'il tombe de l’humidité, Le seigle paraît absorber, dans le sol qui le produit, une quantité de sucs égale à 10 quintaux fumier de médiocre qualité, par scheffel, ou 914 kilo- grammes par hectolitre. Partout où le seigle est à bas prix on peut, avec avantage, en semer de bonne heure, et surtout avec des gesses ou des vesces d'automne, pour se procurer du fourrage vert, au premier printemps. Sonvent on en obtiendra une petite coupe en automne. On l’a aussi recommandé, d’une manière par- ticulière, pour être semé dans le commencement de l’automne et enterré en fleur au printemps, comme engrais; mais jusques à ce que des expériences bien convaincantes nous aient démontré qu'il en doit être autrement, nous persisterons à donner, pour cet usage, la préférence aux récoltes légumi- neuses, lesquelles paraissent s'approprier une plus grande partie des sucs de l'atmosphère. L Orge. J"°170. La convenance de semer cette espèce de céréales dépend, en grande partie, de la demande qu'il y en a, c’est-à-dire du prix qu’elle atteint dans les marchés. En général, le froment donne un produit net en argent plus considérable, 230 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 7 Si, comme je le pense, une sage économie interdit de placer deux récoltes céréales l’une après l’autre dans les assolements réglés, l’orge ne pourrait y trouver d'autre place qu’à la suiteQes récoltes sarclées, et là même il est rare que l’on ne trouve pas beaucoup plus d'avantages à semer du froment d'automne ou de printemps. Cependant l'orge d'automne devancant les froments, pour la maturité, de 15 jours au moins, sa culture se recommande pour les années où l’on prévoit qu'il y aura disette à l'approche de la moisson. L’orge paraît absorber, dans le sol qui la produit, une quantité de sucs égale à 7 quintaux fumier de médiocre qualité, par scheffel, ou 659 kilogrammes par hectolitre. L’ Avoine. ÿ..+ 170. Au prix auquel cette espèce de grain se vend ordinairement, et, à la valeur qu’elle a relativement au froment, il ne peut que très-rarement con- venir d’en semer. Beaucoup de particuliers en sèment, afin de s’épargner l'ennui d’en chercher ailleurs pour leurs besoins et, sans doute, ils ajoutent au prix réel de l’avoine, celui qu’il attachent à l'absence de ce petit souci; c’est ainsi seulement que, le plus souvent, ils peuvent se persuader qu'ils retirent, en effet, quelque rente du terrain qu'ils consacrent à celte cereale. Quant à moi, j'ai toujours trouvé cette culture passive, si ce n’est dans un petit nombre d’années où l’avoine avait atteint un prix tout-à-fait dispro- portionné à sa valeur réelle ou proportionnelle. Cependant, sur des herbages rompus, dont on n’a pu diviser convenablement les gazons, et où, par conséquent, le froment ne réussirait qu'imparfaite- ment, on peut, en première récolte, se procurer de l’avoine avec avan- tage; les organes vigoureux de ceue plante, pénètrent assez bien dans Jes mottes et s’approprient une partie de leurs sucs, alors même que ceux-ci ne semblent point encore être à leur portée. Ce cas est presque le seul où la euliure de l'avoine soit profitable. Si, cependant, le cultivateur avait le besoin de s’en procnrer, l'avoine prendrait, dans l’assolement, le même rang que l'orge,©’est-à-dire entre les récoltes sarelées et le trèfle. Dans ce cas, il faudrait bien se donner de garde de semer épais; car, sur un sol ainsi préparé, l’avoine talle ordinairement beaucoup, de sorte que si l’on n'épargnait pas extrêmement la semence, les plantes de la céréale ne laisse- raient aucune place au trefle. oo— ÉCONOMIE DE*L’AGRICULTURE. 231 L’avoine veut être semée au printemps, aussitôt que possible, en février même, si le temps le permet«et que làèsol soit en état de la recer Oir; aussi convient-il toujours de préparer, en automne, le terrain qu'on con- sacre à cette espèce de céréales, de manière que, au premier printemps, on n'ait qu'a semer et recouvrir la semence, Une chaleur et une séche- resse excessives, survenues à l’époque ou le grain se forme, nuisent cssen- üellement à la grosseur de celui-ci et à sa bonté. L’avoine paraît absorber, dans le sol qui la produit, une q'antité de sucs égale à 5 quintaux fumier de médiocre qualité par scheffel, ou 457 kilogrammes par hectolitre, En 1816, j'ai vu récolter, le dernier jour de novembre, de l’avoine qui avait essuyé la neige, la gelée et l’intempérie la plus prononcée; cependant elle était encore fort bonne, Le Milliet, $::*200 Dans tous les pays d’un climat un peu favorable, on cultive cette espèce de céréales en seconde récolte, après le froment et surtout après le seigle, et si le sol est riche, meuble, et pas trop argileux, que, de plus, il tombe la pluie nécessaire pour faire germer et naître convenablement les plantes, elle rend des produits très-abondants. Les Lombards en sèment ainsi une quantité; dans la Romagne j'en ai vu des récoltes d’une grande beauté, mais rarement sur de grandes étendues. Au nord des Alpes, ce n’est guëres que lorsque la moisson peut être faite dans les premiers jours de Juillet qu’on a l’espérance de voir mûrir le milliet en seconde récolte. Cependant, lorsque le temps lui est favorable, dans cette saison-là, 9 à 10 semaines lui suffisent pour naître et atteindre sa maturité. Au reste, si même le milliet ne parvient pas à cette maturité, il n’en de- meure pas moins très-utile comme fourrage; soit en vert> Soit reduit en foin sec, il est une excellente nourriture pour toute espece de bétail à lait et de trait. À la suite d'essais très-nombreux sur la meilleure manière de s'assurer des récoltes de milliet après la moisson des blés, je me suis arrété à celle-ci. Passer le ratissoir à avant-train d’abord que le chaume à été enlevé; répéter cell opération, si, par ce moyen, on peut cultiver la terre à 15 ou 16 centimètres de profondeur; sinon, et dans tous les cas s’il s’agit d’enterrer du fumier, donner un labour à la charrue; herser de manière à ameublir parfaitement le sol: 239 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, Je soir, à la rosée, ou du moins vers le coucher du soleil, semer la graine de milliet, qu’on aura, auparavant, fait germer parmi du‘sable humide; donner de nouveau un coup de herse, plus léger que le précédent, ou, beaucoup mieux, enterrer au râteau, mais toujours immédiatement et avant que la terre et la semence se sèchent. Si la terre a l'humidité et la fécondité nécessaires, si elle n’est pas infestée de mauvaises herbes, et si elle n’est pas trop argi- leuse, la récolte n’y manquera point. Comme toutes les céréales, le nulliet ne craint point d’être hersé durant sa végétation, même très-fortement; j'ai essayé avec succès d’en semer du germé parmi une récolte de la même espèce de grain, dont une partie avait manqué, on passa, par-dessus, une hérse chargée et traînée par deux chevaux; le milliet, qui était, alors, élevé d’environ 2 décimètres, fut un peu fatigué; mais il ne tarda pas à reprendre sa végétation, et même avec plus de vigueur qu'avant le hersage. Quant au milliet resemé, il n’atteint un grand développement que dans les places absolument vides; car sl est entouré de plantes des précédents ense- mencements; ces plantes lappauvrissent extrêmement, soit par le moyen des sucoirs de leurs racines, soit en arrêtant et s’appropriant les sucs de l’atmos- phère, sans lui en laïsser rien passer. Je n’ai connaissance d’aucune expérience précise qui détermine la quantité de sucs que le milliet absorbe dans le terrain qui le produit. d'estime qu'il tent, pour cela, le milieu entre le seigle et lorge. Toutes choses étant disposées de la manière économique que j'ai indiquée plus haut, le milliet sera une des récoltes dérobées les moins coûteuses que nous puissions nous procurer, puisque 2 cultures avec le ratissoir ne coûtent, par journal de Berlin, que..+ 2.1. sadla herses 0e ee ns note CN NS L’ensemencement et larrangement du sol......-+-.. La SémMenES du+ oies(AO Ne et Lie NV à D à Ea:recolles Baise un TORTUES RES Si lon fauche le milliet en fleurs, on pourra atteindre un produit de 20 à 24 quintaux foin, et même plus; mais cela ne sera pas ordinaire. D'ailleurs, V'appauvrissement du sol qui sera occasionné par cette récolte, coupée au point de floraison, ne sera guères sensible. ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE.. La cullure des céréales en lignes. Léa à 8 2 Je nai pas eu l’occasion d’en faire lessai sur mes propres terres, et ne lai vu exécuter qu’une seule fois. Je suis très-disposé à croire que cas, elle peut être très-avantageuse; Préparé, et une adresse d’exécution si > Pour certains mais elle demande un sol tellement bien introduites. Il vaudrait cependant la à ce genre de travail tous les genres de ré d'œuvre considérable. Comme, dans notre Système de culture habituel ment, sur la moitié de l'étendue de nos récoltes cér graines de plantes à fourrage, » nous semons, ordinaire- éales, du trèfle ou d’autres et que cet ensemencement doit avoir lieu dès la fin de l'hiver, nous n’aurions pas, alors, le temps de donner les cultures que les semailles en lignes demandent> DéCessairement de produits plus grande que celle q la surface du sol. » POUr procurer une quantité won obtient par l’ensemencement sur toute Pour la seconde récolte céréale de 1’ luzerne, ou le sainfoin, raient tellement la march Magerait, probablement, Il résulte, de-] de culture alterne assolement, celle qui suit le trèfle, a les racines des plantes des herbages rompus, entrave- e régulière des pieds de houes, que la culture endom- plus la récolte, qu’elle à, que ce genre de culture ne » Qui, cependant, paraît mériter ne lui procurerait d’avantages. peut s'associer avec le système la préférence sur tous les autres. Je ne m’étendrai pas d’avant culture; afin de ne Pas répéter ce que Thaer a dit, mieux que je ne pourrais le faire moi-même, aux ff. 980 à 1088> de ses Principes raisonnés d'agriculture, tra age sur les céréales et leur d. franc”. Le; Légumes. ÿ:. 2182: Les récoltes à syliques sont avantageuses Torsqu'ôm est arrive at point d’a- &+: F. an À a p e voir des engrais en assez s'ande abondance, Pour ne pas devoir rechercher, 50 534 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. entre les récoltes céréales, des produits uniquement destinés à l’entretien da bétail. Elles doivent être envisagées comme une sorte de milieu entre les récoltes fourrages et les végétaux de commerce; parce que, en eflet, elles don- vent, ordinairement, une certaine quantité d’ahments pour le bétail; leur paille est beaucoup plus nutritive que celle des céréales, et d’autant plus qu’elle contient un plus grand nombre de syliques qui, n'ayant pas atteint leur maturité, ont ré- sisté au battage; d’ailleurs, ces récoltes appauvrissent incomparablement moins le terrain que ne le font les graminées céréales;‘1l paraît même démontré que, lorsqu'on les fauche en fleur, elles ne diminuent, en aucune manière, la fé- condité du sol. J'ai déjà dit que, lorsqu’on les enterrait comme engrais, elles augmentaient considérablement cette fécondité, ce qui paraît dù à ce qu’elles ont, éminemment, la faculté de s'approprier des sucs de l'atmosphère, sucs qu’elles communiquent, ensuite, au terrain dans lequel on les eufouit. Au reste, cette faculté semble dépendre, beaucoup, de la vigueur que la richesse du sol lui-même communique à leurs organes; puisque les plantes rachitiques et faibles ne paraissent trouver que peu de secours dans l’atmos- phère, et que le plâtre, qui agit si puissamment sur ce genre de végétaux lors- qu'ils croissent dans un terrain fécond, ne produit que bien peu ou point d'effet, sur eux, lorsqu'ils sont dans un sol maigre et appauvri. Pour que les récoltes légumes produisent, en effet, ce qu’on peut en at- tendre, et pour qu’elles laissent le sol dans un état satisfaisant, il faut, on ne saurait trop le répéter, il est indispensable, que le terrain qu’on leur con- sacre soit préparé avec soin; pour la plupart d’entrelles qu’elles soient cul- tivées pendant le cours de leur végétation, et pour celles qui ne doivent pas l'être, qu’elles couvrent entièrement le sol, et que cette épaisseur soit due à la richesse de leur végétation, non à un ensemeñncement trop épais; afin que Jes gaz qui se forment alors sous leurs touffes, contribuent à féconder le sol, concurrement avec l’aëration qui est le résultat des sarclages. Pour obtenir A tels résultats, il faut, non-seulement que le terrain où on sème les récoltes légnmes soit passablement riche, mais encore qu’il soit exempt de mauvaises herbes, surtout des espèces! qui se mulüplient par leurs racines, afin que l’on ne soit pas réduit à endomager la récolte pour opérer le nettoiement du sol. La convenance de donner la préférence# ce genre de produits ou aux végétaux de commerce, est déterminée, non--seulement par la quantité d’en- grais dont on dispose, mais encore par Île produit net relauüf que les uns et les autres procurent, et ce produit net dépend d’une foule de circonstances. Les végétaux que nous qualifions de produits de commerce absorbent, en ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 235 DER 1| d£ d 4. 0 1 1) 1 général, une beaucoup plus grande proportion d’engrais que les récoltes légumineuses. Avant de se décider absolument pour l’un ou l'autre de ces genres de pro- duits, le cultivateur éclairé agira sagement, non-seulement en consultant les besoins de son exploitauon, mais encore en faisant des essais comparatifs, qui lui apprennent quels sont les frais et les produits relatifs de chacun de ces genres de végétaux. Les Pois. 0 FO: Ceute espece de produit est très-casuelle, si, pendant sa végétation, elle n'est soutenue par des ramures, et l'emploi de celles-ci ajoute infiniment ux frais de la récolte. Le pois réunissant le double avantage d’être très- putrilif, et d’être aussi propre à la nourriture de l’homme qu’à l’engraissement du bétail, vaut, assu- rément, la peine qu’on s’en occupe d’une manière particulière, dans des essais com- paratifs; afin de déterminer, dans chaque localité, quel est le produit net qu’on peut en obtenir en moyenne, et de juger, d’après cela, de la convenance relative qu'il y a de se livrer à sa culture. Là où il réussit très-bien, il égale presque le froment, en abondance de produit, et si, d’un côté, il exige, pendant sa végétation, des sarclages et des frais que ne demande pas le froment; de Pautre, il absorbe moins de semence, et coûte moins de récolte, à moins qu'il wait été ramé; outre cela, il m'occupe le sol que pendant une demi année, il ne lappauvrit que fort peu, et semble rendre, par sa fane, presque autant d’engrais qu'il en absorbe, D'ailleurs, il peut être consi- déré comme récolte préparatoire, destinée à nettoyer le sol par le moyen des sarclages qu’elle exige. Pour conserver les pois qu'on ne destine pas à servir de semence EE paraît convenable de les faire passer à une étuve, afin de faire périr les vers et autres insectes dont, ordinairement, cette récolte abonde, Les Lentilles. $. 184, Cette espèce de légumes demeurant beaucoup plus basse que les pois, est un peu moins casuelle; mais, sans en avoir Vespérience, je me doute qu'elle 236 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. appauvrit davantage le sol, soit parce qu’elle ne produit pas, sous sa fane, ces gaz fertilisans qu’on attribue aux pois, aux vesces, au trèfle et à quelques autres plantes légumineuses, soit aussi parce que sa plante étant beaucoup plus petite, ne peut, ni atteindre la même quantité des sucs atmosphériques, ni produire; par le moyen de sa fane, la proportion d’engrais qu’on obtient des pois. Les Haricots. ÿ:, Ce genre de plantes a des espèces très- nombreuses, dont le plus grand nombre donne des récoltes abondantes, lorsqu'elles ont recu la préparation et les soins convenables. La plante, dumoins celle des espèces qui ne s'élèvent pas beaucoup, ayant un peu plus de consistance que celle du pois, il est rare que les pluies battantes la fassent verser et tomber en terre comme celui-ci. L’appauvrisse- rhent que les haricots occasionnent au sol, m’a paru tenir le milieu entre celui des pois et celui des lentilles. Les haricots( ceux du moins qui n’ont pas besoin d’être ramés) gagnent à être semés au semoir, en lignes espacées à environ 4 décimètres, les plantes à environ 1 décimètre, l’une de l’autre, dans les lignes. _{1 convient de les semer aussitôt qu’on ne redoute plus la gelée, en terrain passablement gras, cultivé profondément, bien ameubli et bien nettoyé; outre cela, ils veulent être sarclés soigneusement et butés. Mais comme ils redoutent une sécheresse excessive, je crois très-convenable de ne leur donner qu'un buttage plat. J’expliquerai cette expression dans l'instruction sur les récoltes sarclées. Le haricot germe très- facilement en terre; il faut se garder de chercher à le faire germer avant de semer, surtout en le faisant tremper dans leau; ila beaucoup de disposition à entrer en putréfaction et perd, alors, la faculté de se reproduire, J'ai dit qu'il voulait être semé d’abord que les gelées ont cessé; c’est afin que les syliques et le grain se forment avant les chaleurs excessives; et en terrain profond, afin qu’il ait moins à souffrir de la sécheresse. D'ailleurs, il peut aussi être semé plus tard et sur un labour peu profond; mais ses succès dépendent, alors, fortement de la température. ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 257 L’abondance du produit des haricots est aussi casuelle que celle des pois; si l’on n’a eu soin de préserver cette récolte des atteintes de la sécheresse, peu de jours suffisent, souvent, pour faire évanouir l'espoir d’une récolte abondante. Les Fêves. 6. 186. Je ne répéterai point ici ce que dit Thaer dans ses principes raisonnés d'Agriculture, f. 1108 et suivans de la traduction francaise; je me permettrai, seulement, d’y ajouter quelques particularités qui se rapportent à des climats plus doux que celui où Thaer opère. , Je n'ai jamais eu des récoltes de fèves abondantes, si elles n’avaient été semées de très-bonne heure au printemps, ou même en automne; les fèves ne craignent pas l’hiver, pourvu que le sol ait été soigneusement assaini par des rigoles d’égouttement et des fossés d’écoulement pour les eaux; si donc on craint de ne pouvoir pas les semer dans le cours de février, il vaut mieux le faire déjà en automne. Du reste, nulle récolte ne m’a paru plus casuelle que celle-là; la culture la plus riche et la plus parfaite peut bien en assurer une récolte passable, mais nullement une très- abondante. Sa fleur se noue très- difficilement, et dépend, pour cela, plus qu'aucune autre, de l’état de l’atmosphère; de sorte que, après la plus belle apparence, lon n’obtient quelquefois qu’une très- modique récolte. La rouille et la miellée, qui les attaquent tres-fréquemment, sont deux maladies dangereuses pour elles; à la vérité, l’on remédie à celle-ci en pinçant les fèves à leur sommité et en emportant la partie retranchée hors du champ, et c’est pour cela encore qu’il importe que la plante ait à-peu-près achevé son développement du 10 au 20 mai, époque où les pucerons commencent à se montrer au haut des plantes. Quoique des fèves semées à 5 ou 6 décimètres de distance, et culuvées avec la houe à cheval, parviennent à se joindre à leur sommité, je n’en pense pas moins que, lorsqu'on peut avoir, à un prix modéré, des ouvriers exercés au sarclage des fèves, il est beaucoup plus avantageux de les semer, aussi en lignes il est vrai, mais éloignées seulement de moitié, c’est-à-dire d’en- viron 5 décimètres, et les grains à 12 ou 15 centimètres l’un de l’autre dans les lignes. Avec cette méthode, il faut mettre une importance plus grande encore 238 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE.| à ce que le sol soit bien netioye de mauvaises herbes, déjä avant de semer les fèves; car, sans celte précaution, le sarclage deviendrait très-coûteux et très-diffcile. Dans des essais comparatifs qui, à la vérité, n’avaient pas toute la precision que j'exige d’une expérience pour la juger concluante, je n’ai aperçu aucune différence entre les récoltes de blé qui venaient après des fèves dûment sar- clées, et celles qui suivaient la jachère morte. Je ne concçoïs point comment un produit qui donne tant de sucs alimentaires, peut atteindre sa maturité sans culever au sol beaucoup des substances qu'il contient; cependant, en pratique,| cela semble démontré. Îl est évident que la fève se nourrit, en grande parue,| des substances atmosphériques; mais laissera-t-elle, pour cela, de s'approprier| aussi une portion des sucs nutritifs du terrain où elle végète? Cette faculté que la fève a de s'approprier, en grande partie, les sucs con- tenus dans l’air dont elle est entourée pendant sa végétation, la rend éminem- ment propre à donner des récoltes vertes, destinées à être enterrées comme engrais; aussi, en Jtalie, en fait on un grand usage pour cela, ainsi que je l’ai dit plus haut. Si, par des vues économiques, on ne veut pas consacrer, aux fèves qu’on destine à rapporter leur graine, une jachère d'été, on peut les semer à la suite d’une récolte dérobée de milliet pour fourrage, qu’on aura abondamment fumée. Je n’essaierai point ici de donner un aperçu des frais de semailles, culture et récolte des fèves, ni du produit qu’on peut en espérer; toutes ces choses dépendent de trop de circonstances pour que de tels calculs, faits sans que préala- blement ces circonstances fussent données, ne pussent pas entraîner les cului- vateurs daps l’erreur. C’est sur leurs propres essais, sur des essais faits dans leur propre localité, seulement, que ces cultivateurs peuvent asseoir leur opi- nion sur la convenance de se livrer à la eulture de cette plante. mu Les Vesces. $. 287. Dans ses circonstances économiques, la J’esce se rapproche beaucoup du pois; P 2 mais, n’altéignant pas une aussi grande hauteur, elle n’a que faire d’être ramée; elle peut aussi se passer d’être sarclée, et son grain, moins savoureux que celui des pois, est, moins souvent, employé à la nourriture de l’homme; ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 259 est trés-bon pour la volaille et le bétail, et c’est, ordinairément, à cet usage qu’on la consacre dans la plupart des contrées de l’Europe. Dans les lieux où l’on cherehe à muluplier les fourrages, on recourt, assez souvent et avec raison; à la vesce, pour cet effet, On la sème, soit en automne, soit au printemps; mais, dans cette dernière saison, de préférence lors- que les gelées sont passées et que la terre est réchauffée. Dans le premier cas, on peut, souvent, couper la vesce près de 10 jours avant le trèfle incarnat, ce qui la rend extrêmement précieuse; à cette époque, à peine montre-t-elle quelques boutons à fleur; elle pousse bientôt de nouvelles tiges, et l’on peut, alors, laisser arriver cette seconde pousse à maturité, à donner sa semence. Si le sol était passablement pourvu de sucs, quoique à la suite de la seconde récolte céréale de l’assolement, il donnera du grain en abondance. Comme il périt toujours un nombre de plantes plus ou moins grand, à la suite de la prenière coupe, il importe, lorsqu'on veut se procurer ainsi deux pousses, de semer les vesces épaisses, presque autant que le blé, ou, ce qui est encore préférable, de les associer avec du seigle, qui leur serve de ramure et les soutienne pendant la maturation. Le seigle donne également deux coupes. La vesce printanière du Maine, semée les premiers jours de septembre, la quatrième année de l’assolement, c’est-à-dire à la suite de la seconde récolte céréale, chez le célèbre Ch. Pictet, à Lancy, dans un terrain de bonne qualité et d’une consistance moyenne, donne, dès le 20 avril, une récolte verte équivalente à 25 et 50 quintaux d’excellent foin; alors, encore tendre, elle reläche le bétail, sans cependant lui donner la diarrhée; à la suite de cette première coupe il en pousse une seconde, moins abondante que cette première il est vrai, mais qui est bien assez fournie pour devoir rapporter sa graine. Cette seconde pousse déjà en fleur au commencement de juin, et müûrit avant la fin de juillet. Cetic variété de vesces peut également être semée au printemps, lorsque les froids sont passés et que la terre est réchauffée, En la semant en mai on la récolte mûre en juillet. Lorsqu'on sème cette vesce en. automne, après une récolte céréale, il suffit, 1.0 de faire enlever, avec des hoyaux, les touffes de mauvaises herbes qui existent dans le sol, lesquelles pourraient se multiplier par leurs racines ou leurs stolons, telles, par exemple, que le chiendent, les agrostis, etc., si, du moins, il n’y en a pas une quantité telle, qu'il faille avoir recours, pour -240 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. les détruire, à une jachère d'été, cela coûtera, par journal....+ x 1 1 culture avec le ratissoir à avant-train coûtera, de même,.,., 5o 1-labour avec, 2 bêles, 1. 47 QU EDR PERS Se et A0 3, 50 La semence, 1 quintal:vesces.............., 9 Herser et faire les rigoles d’égouttement.......... 2 Plâtre, 1 4 scheffel par journal et épandre.......... 3 Faucher et récolter en vert la première coupe........ 3 Récolte de la seconde coupe et battage.......... 6 Appauvrissement du sol ocasionné par la maturation de la graine. 10 Total.des/frais..."1 4160 — Produits. Première coupe, l’équivalent en vert de 25 quintaux UPPER 2 ed ae ie ee D UD Seconde..... grain, 5 quintaux au moins...... 9 45 et fane ou paille, 18 quintaux à.... 1 18 + 128 Dont AEUUISAHL LES JFAIS EC RE 39 Ïl reste pour bénéfice et rente du sol pendant un an...... 89 La\Gesse m’a paru avoir, pour les propriétés, beaucoup d’offinité avec celte vesce; mais, je l'ai toujours semée ei vu semer en automne. Elle s'associe fort bien avec le seigle, en tout, si ce n’est qu’elle réussit aussi dans des terrains argileux qui ne conviennent gueères à celui-là. Après avoir fait la première coupe de gesses, au moment ou leur floraison commencait, on peut, sans inconvéniens, leur donner une culture avec une houe qui, au lieu de socs, ait des pointes semblables à de longues dents de râteau. Comme Ja gesse pousse sa racine perpendiculairement ou à-peu-près en terre, ces dents passent entre les racines, sans leur faire grand dommage, et cette culture est extrêmement profitable au sol et à la récolte. Le Blé notr. 4. 188. La culture du blé noir, pour son grain, est, assurément, une des plus casuelles que l’agriculture présente; la température influe sur elle de toutes sortes de manières. J’ai récolté au-delà de 9 scheffels par journal(1), d’un (1) Hectolitres 19, 23 par hectare. EU SE ‘ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 244 grain bien nourri, et d’autres fois pas même 2 et encore de mauvaise qualte. Dans le premier cas, j'avais un produit net assez considérable; dans le second, j'etais fort éloigne d’avoir récupéré mes frais. Mais une circonstance qui ne permet pas que nous néglisions le blé noir, c’est qu'il presente, à Ja population des campagnes, un remède contre la disette, dans le cas ou une température défavorable, ou des accidents, sont venus détruire les céréales,: Nous n’avons pas encore des données précises sur le degré d’appauvrisse- ment que le blé noir opère, sur le sol; je’serais tenté de croire que, à quan- tité égale de produit, calculé d’après le volume, et non au poids, il est d'environ un quart de celui qui est occasionné par le froment. La détermi- nauon de celte circonstance doit entrer, pour beaucoup, dans la convenance de se livrer à la culture du blé noir. Dans la note jointe au f. 1124 de la traduction précitée de l'ouvrage de Thaer, j'ai dit que cette récolte n’occupait le sol qu'environ trois mois. C’est surtout pour les semailles de blé noir qu’on peut tirer un grand parti du raussoir à avant-train; l’ensemencement de cette plante peut se faire sans autre labour que deux cultures avec cet instrument, suivies d’un hersage; cette récolte coûte, alors, bien peu de frais, et l’on gagne, de plus, linappréciable avantage de pouvoir en accélérer l’ensemencement. Souvent, a l’époque où ce- lui-ci a lieu, un ou deux jours décident dn succès de la récolte. Les auteurs Allemands, et parmi eux, le célèbre Thaer nous présentent celte plante comme un fourrage excellent. J'ai essayé, à diverses reprises, d’en faire donner en vert au bétail, et n'ai jamais apercu, chez lui, de la ‘propension à ce genre de nourriture. l est rare que des bêtes à cornes y touchent, si elles n’ÿ sont poussées par la faim; bien moins suis-je parvenu à en faire manger la paille; elle a toujours été rebutée par mes bêtes, et n’a pu être employée que comme litière. Culiure des récoltes sarclees. $. 189. Cest ici une des branches les plus importantes de l’agriculture proprement dite; où lon parvient à y introduire l’économie désirable, et à y exécuter les travaux d’une manière accomplie, avec célérité et à peu de frais, et ainsi lon peut se livrer à. mulüplier des produits qui donnent de grands profits et 51 349 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 4 procurent des avantages considérables; ou bien on n’exécute les travaux de cette culture, que d’une manière imparfaile, ou avec des frais excessifs, ét alors ce genre de produits ne donne guères que de la perte. Dans le premier cas, on peut se livrer à toutes les branches de l’économie rustique, et pousser ses produits au plus haut degré de richesse; däns le second, aw contraire, l’on doit se borner aux parties les plus simples de l'art agricole, et écarter des nouveautés qui ne prépareéraient que des mécomptes, f: 190. Ii n’est peut-être aucun pays où l’on n'ait senti le besoin de donner, à certains produits, une culture durant leur végétation; mais lorsque ces pro- duits n’occupaient que des espaces de peu détendue, lon n'avait guères besoin de chercher des méthodes abrégées, pour opérer celte culture; ce fut seulement lorsque les avantages qu'on retirait de ces petits espaces; eurent encouragé à étendre cette culture, qu'on sentit Pimportance d’en faciliter et accélérer les travaux, en employant des instrumens qui remplaçassent des bras que l’on n'avait pas à sa portée. Ce furent surtout les terrains faciles et d’une surface unie, qui firent entre- ux; mais lorsque, en voir la possibilité d'une telle épargne dans les trava dextérité dans les pra- s’exerçant sur de tels terrains, on eut acquis de la des terrains difficiles; aussi est il telle contrée cédés, on appliqua celle-ci à de trait, des où l’on voit exécuter, avec des instrumens mus par des bêtes opérations qui seraient jugées impraucables dans d’autres lieux, quoique placés sous des circonstances tout-à-fait semblables.; Dans les contrées où il ny a que des terrains difficiles, on n’a gnères tenté d'employer les instrumens de l’agriculture perfectionnée; envisageant l’em- ploi de ces instrumens comme impossible, quelque fois, aussi, à la suite d'essais infractueux, on a renoncé à culuver les plantes auxquelles ces instrumens étaient destinés, ou bien on s’est contenté de les cultiver avec des instrnmens à main, et l'on n’a pu trouver, dans de telles récoltes, tous les profits dont elles étaient suscepubles. ke bag! nt, que des culuivateurs plus éclairés cher- Cependant il arrive, assez souve ailleurs; mais ne chent à introduire, chez eux, ce qu'ils ont vu exéculer sachant exécuter eux-mêmes, ils sont réduits à employer de et ils ne tardent pas à ètre rebutés par le non succès, ls ce. qu'ils non. pu fre avec; des ins- s ouvriers. égale- ment inexercés, cherchent alors à faire opérer à bras, ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 243 trumens mus par des bêtes; mais la lenteur de travailleurs inexercés, les fatigue et les dégoûte; les frais excessifs de ces cultures absorbent une partie de la récolte d'autant plus grande, que la lenteur du travail empêche qu’elles n’aient lieu dans le temps le plus opportun, et que, ainsi, les plantes ne peuvent prendre l'accroissement, ni donner tous les produits, dont elles seraient susceptibles. Beaucoup de cultivateurs sont conduits, de cette manière, à renoncer à un genre de récoltés, qui pourrait, cependant, leur donner des avantages con- sidérables.. Je vais essayer de préserver les cultivateurs de ces méprises, et de leur donner, à cet effet, les instructions nécessaires. Je les prie de maccorder une attention un peu suivie. $. 19€. Nulle récolte du genre de celles que nous qualfions de sarclées, à l’ex- ception des fèves, ne réussira si, avant de la semer, on n’a donné, au sol, des cultures suffisantes pour le diviser parfaitement. Ces cultures, cet ameublissement préalable du sol, sont la première con- diion du succès. Une seconde condition de ce succès, ou, du moins, de ses résultats éco- nomiques, c’est que, en même temps qu’on divisait et ameublissait le sol par des cultures réitérées, on l'ait débarrassé, autant que cela était possible, des mauvaises herbes, tant de celles qui se multiplient par leur graine, que de celles qui se propagent par leurs racines on autrement. Il n’y à aucune comparaison entre les frais que coûte le nettoiement du sol nu, avec ceux que ce nettoiement occasionne, lorsqu'il faut ménager les plantes d’une récolte qui occupe le terrain et, ainsi, choisir une partie des plantes pour les détruire, et une autre pour les conserver; souvent les racines vivaces de la plante dont on veut débarrasser le sol, se trouvent tellement entrelacées avec celles du produit qu’on cherche à favoriser, que, quelques soins qu’on se donne, on ne peut détruire complètement l’une, qu’en sacrifiant aussi l’autre. Si le genre de produits qu'on veut se procurer demande, un sol auquel les sucs nutriufs soient bien incorporés, il faut, ou que ce sol ait recu des engrais en abondance pour les récoltes précédentes, ou que ceux qu’on lui consacre pour celle-ci, lui soient mélangés avec soin, par les divers labours qu'on lui donne pour l’ameublir. Eafñn, si la récolte doit être cultivée avec des instrumens à cheval, il 244 ÉCONOMIE DE L'AGRICUETURE. faut, encore, que le sol soit parfaitement régalé et uni, afin que les houe aient un passage libre et ne soient pas jetées contre les plantes. Îl est sous entendu que, pour ces récoltes comme pour toutes les autres, Île sol doit être suffisamment égoutté; car il est à remarquer qu'une humidité excessive au-dessous de Ja surface du sol, est nuisible à toutes les plantes que nous cherchons à multiplier dans notre agriculture. Je me souviens parfaitement d’avoir négligé toutes ces précautions, lorsque je commencai à essayer des récoltes sarclées. On conçoit qu’elle fut la réussite; cependant je ne soupçonnais pas qu'il y eût de ma faute; j’accusais, de la meilleure foi du monde, les auteurs dont j'avais bien mal compris les pres- criptions. f. 192. Si le sol préparé ne se trouve pas suffisamment pourvu de sucs, et que Von n'ait, cependant, pas une quantité d'engrais suffisante pour pouvoir en donner à toute la couche végétale; si, de plus, le produit qu’on se pro- pose de cultiver est d’un génre qui ne redoute pas de se trouver en contact immédiat avec le fumier, il faut, alors, distribuer cette quantité insuffi- sante d'engrais dont on dispose, de manière qu’elle n’occupe que les seules parties du sol qui sont comprises dans la sphère d’activité des racines des plantes. Si ces plantes doivent être espacées à une grande distance dans tous les sens, ces engrais doivent donc être placés dans des trous ou creux, à la place que doit occuper chaque plante. Si, au contraire, les plantes ne doivent pas occuper une surface de plus de 20 à 30 décimètres carrés, il convient alors de placer le fumier en lignes à 5 ou 6 centimètres au- dessous de la superficie du sol. 1.:.19%. Pour enterrer le fumier de cette manière en lignes, j'ai fait essayer de diverses méthodes, et celle qui m’a paru la meilleure consiste à donner, au terrain, un labour, superficiel, mais parfaitement régulier et droit, et à faire jeter, dans Ja raie qui occupe la place où doit-être la ligne de plantes, le fumier qu’on des- tine à cette ligne, par des ouvriers qui mettent assez de célérité à ce travail, pour ne point retarder le labour. L'on peut voir dans la planche ci-jointe à fig. 1, 3 et 5 la coupe d’un terrain préparé de cette manière. À fig. 1.le fumier est placé dans une raie sur 25‘à fig. 5 dans une raie sur trois, et à fig. 5 dans une raie sur quatre. as 2 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. Designe la superficie du sol avant le labour. b. La profondeur de la raie. c. Le fumier. d,e,f, g;,h,t. Les tranches renversées par la charrue. &. Les plantes mises en lignes.. 1. La superficie du sol labouré, après qu'il a été régalé. Il est évident que, par-dessus les lignes de fumier, la tranche renversée par la charrue devra se trouver plus élevée que celles qui seront tout à côté d’elle: Un coup de herse ou, mieux, d’extirpateur, surtout si l’on peut le donner en travers ou en biais, abattra cette élévation, en jetant, sur les côtés, une partie de la terre qui la formait. Si le produit qu’on veut cultiver ne veut pas être buté, il suffit d’un coup de herse; parce que, le fumier ayant de la dispo- sition à s’affaisser, la surface du sol rire suffisamment, alors même que, au premier abord, elle paraïîtrait encore tant soit peu plus élevée que celle des inter- valles. Si, au contraire, ce produit aime qu’on amoncèle la terre autour de lui pendant sa végétation, il convient, alors, d’enterrer le fumier par un labour inégal, comme on le voit à fig. 7, et de semer ou planter dans la partie la plus basse des lignes enfoncées, e, g, à, afin de ürer ensuite, durant la végétation, la sommité des tranches voisines d, f, h, autour des an, de facon qne, à la suite de deux cultures, la surface du sol présente l'aspect de la ligne /fig. 8; c’est ce que j'appelle donner un butage plat. 7 ait dit plus haut que, pour enterrer le fumier en lignes, il fallait donner un labour parfaitement régulier et droit; on conçoit que cela est indispensable pour que, en semant et plantant, on ne courre pas, nr lement le risque de semer ou planter sur des places qui n’ont pas eu d’engrais. Au reste comme, de la superficie du sol jusqu'aux engrais qu’on a enterrés de cette manière, il y a, toujours, une certaine épaisseur de terre non amendée, et comme, cependant, il importe beaucoup de favoriser le prompt développe- ment de la plante, et de l'aider à atteindre la couche d’engrais qui est au-dessous d’elle, le cultivateur fera sagement, de recouvrir aussi la semence qu’il dépose sur le sol, avec un peu d’engrais pulvérisés; comme par exemple des excrémens des bêtes ramassés sur les chemins, ou d’autres qui soient suscepubles d’être parenee divisés; si les lignes de plantes ne sont pas très-rapprochées, il ne faudra qu’une petite quantité d'engrais pour satisfaire à cette précaution, la- quelle, cependant, est très-essentielle au succès de la récolte, Si l’on met en terre des plants, au lieu de semer, et que les racines de ceux-ci puissent atteindre le fumier enterré par le labour, il suffit parfaitement qw’elles aient été plongées 240 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, dans la bouillie végétale dont je parlerai bientôt; il serait superflu de mettre des engrais à la superficie du sol. 6. 194. Lorsqu'on veut semer, on étend le cordeau dans la direction qu’on veut donner aux lignes, si c’est avecle semoir que cet ensemencement doit s’opérer, on passe cet instrument le long e1 tout auprès du cordeau, de manière cependant à ne pas faire plier celui-ci, ou à ne pas le déranger de sa direction; si l’on n'avait pas de semoir et qu’on dût, en conséquence, semer à la main, il faudrait alors tracer le long du cordeau et à l’aide d’un marqueur(1) les raies où la semence doit- être déposée, et, après avoir placé celle-ci, la recouvrir avec des engrais pul- vérisés ou avec Je râteau. Si l’on a employé le semoir, il aura, le plus souvent, parfaitement recouvert la semence. Si, dans les lignes même de plantes, ces plantes doivent être espacées à un pied et plus, et que la semence soit assez grosse pour qu’on puisse, facilement, en prendre un grain à la fois, avec les doigts, et que d’ailleurs, isolée, elle ne soit pas, comme les choux, lesrutabagas, les navets etc. exposée à être dévorée par les insectes à sa naissance, l’on trouvera de l’avantage à déposer cette semence, grain par grain, ou deux grains rapprochés lun de l’autre, à la fois, auprès des marques d’un cordeau espacé, et à les faire recouvrir, à mesure, d’une pincée ou poignée de terreau, ou d’autres engrais parfaitement pulvénsés ct hunudes. Dans ce cas là, il y assez souvent de l'avantage à ce que Ta semence, hu- mectée pendant un, deux ou trois jours, selon sa nature, ait été amenée au point de germer promptement; afin que, donnant tant plus vite, à la super- ficie du sol, des marques de son existence, elle fasse connaître les places où elle a manqué, assez LÔt pour qu’on puisse remplir ces vides, ou par de la nouvelle semence germée, ou par des plants préparés d'avance à cet effet. Les semences veulent être plus ou moins recouvertes; lorsqu'on opérera l’ense- mencement espacé dont je viens de parler, il faudra employer un ouvrier, muni d’une houe à main, à préparer chaque place où l’on doit déposer un ou (1) Instrumeut de la forme d’un rÂteau; mais de dimensions plus grandes, et dont les dents, beaucoup plus grosses, sont placées à la distance que doivent avoir les lignes de plantes. On traîne cet instrument le long du cordeau pour tracer les lignes et former.un léger sillon qui reçoive la semence. LS ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 247 deux grains de.semence, et à recouvrir, de laterre qu'il enlévera à chacune de ces places, la semence qui aura été mise à la place précédente. Une femme ou seulement un enfant sera employé à déposer la graine à côté de cet ouvrier, et un second à placer, dessus, le terreau on l'espèce d’engrais qu’on lui aura consacré, et comme il importe que la semence qu’on dépose en terre, germée ou prête à l'être, y trouve une humidité suffisante pour que sa naissance ne soit point arrêtée, il faudra, souvent, avoir recours à une humectation arufcielle; et, pour cela, ik faudra employer un troisième enfant muni d’un seau, à jeter, à mesure, avec la main, de l’eau sur ce terreau ou cette espèce d'engrais. dont on a couvert la semence. Ces divers opérations doivent se faire tellement simultanément, que la graine le terreau et l’eau soient, déposés pendant que le premier ouvrier prépare la place suivante, afin que, de la terre qu'il en üre, il puisse recouvrir légèrement le terreau mis a celle-là. 1 ne faut pas perdre de. vue que l’humectauon, st elle a lieu, doit toujours. se faire avant qu’on recouvre de terre la semence et la petite quantité d’engrais, qu’on lui a appliquée. r, CÉRT IE __» Que d'opérations, que de frais!» S’écriera-t-on(Quel cultivateur se sou- mettra à des détails si fastidieux?...» Tous ceux qui chercheront à atteindre le produit net le plus considérable et qui auront la ferme volonté d'y parvenir. Pour faire l’ensemencement de cette manière il faudra:‘ ne pren agen d'une Houe à la Did: …..,,..../ NT 1. Enfant muni d’un vase qui contienne la semence, pour la placer Ne derc des manques du Cordead+ à 0e 2,7.) DOM 0,40 1. Enfant muni d’un panier, qui dépose une poignée de terreau, ou de quelqu’autre espèce d’engrais bien pulvérisée, sur la se- Mouce Miuieub detre placée... eus nn à.. 0,40 ..1. Garcon ouune femme, muni d’un seau, qui, avec la main, jette un peu d’eau par-dessus ces poignées d’engrais...... 0,60 1. Garcon ou une femme qui pourvoie à mesure d’engrais et d’eau le troisième et le quatrième de: ces ouvriers....:+.... 0,60 Le premier et le dernier remueront et feront.étendre le cordeau, En 12 heures de travail ces 5 individus, qui coûteront peu de chose CR ne ete ri... À. He: sèmeront, ainsi, 10000 plantes, c’est-à- dire enyiron un journal, sichaque plante ;), J; que I (A 248 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. occupe environ 26 décimètres, quarrés, et si cette opération est bien faite; celle de regarnir les places où la semence a manqué, n’emploiera que du tiers à la moitié de cette main d'œuvre. LT Qu'est-ce que c’est qu’une telle dépense, lorsqu'elle doit assurer une récolte qui peut donner un produt net de+ 15o ou 200, et même plus, si elle réussit, ou, peut-être, se solder en perte, si on néglige de lui consacrer les soins nécessaires? ‘ D'ailleurs, cette manière d'opérer l’ensemencement épargne, non-seulement beaucoup de semence, mais encore de temps qui, sans elle, serait nécessaire pour éspacer les plantes. Al Au reste, le cultivatenr n’a pas de choix, lorsque le temps est sec; c’est par ce moyen seulement qu'il peut s’assurer la réussite. C’est ainsi que, au milieu d’une sécheresse et d’une température très-chaude, en 1818, je me suis pro- curé de belles récoltes de betteraves, tandis que mes métayers, pour avoir voulu épargner un ou deux francs par journal, n’ont pas eu la cinquième partie | de ce qu'ils devaient obtenir. Au reste, lorsque le sol, extrêmement argileux, a de la disposition à s’aglo- mérer et, après la pluie, à être durci par le soleil ,. de manière à former, à sa| Il superficie, une croûte dure que les cotyledons des plantes ne parviennent point| | à percer; là, dis-je, la semence se perd souvent tout-à-fait; elle y périt, faute de pouvoir pénétrer à l'air. Sur de tels terrains les précautions que nous avons | prescrites ne suffisent point encore; il convient de préparer, en automne ou én | hiver, un mélange de terre sablonneuse avec des engrais, afin de s’en servir, au printemps, pour couvrir la semence, sans recourrir, ponr cela, au sol même sur lequel se fait lensemencement. On concoit que, dans ce cas, il en faut une quantité double de celle d'engrais qu’on eût déposé sur la semence, si l’on eût dû recouvrir ensuite avec de la terre, $. 296. S'il s’agit non de semer, mais de planter, de mettre en terre de jeunes plants, 8;,| oiera également le cordeau espacé,| x levés dans un semis préparé auparavant, on empl et, après avoir enlevé, avec soin, les plants du semis, et leur avoir donné la pré-|: paration convenable, on les mettra à la place qu'ils doivent occuper auprès de chacune dès marques du cordeau qu’on aura tendu à cet effet. -_ La méthode la plus convenable pour tirer les plants du semis et les préparer, est la suivante: L'on prendra une bêche, et l’enfonçant, de toute sa longueur, dans le sol; ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 249 devant Ta première ligne de plants, on linclinera du côté opposé à ceux-ci, de ma- nière à les soulever, avec la terre dans laquelle ils ont végété; on soulèvera légère- ment ces plants, avec la main, puis on divisera cette terre avec précaution, de ma- niere à séparer et détacher les plants, sans oflenser aucunement ni leurs princi- pales racines, n1 leursradicules. Si, malgré ces précautions on n’a pu empêcher que quelques-uns de ces plants n’aient souffert, on jettera ceux-ci, et ne conservera que ceux qui sont demeurés parfaitement sains. Après avoir mis ensemble une poignée de ces plants choisis, et l'avoir arrangée de manière que le collet de chacun d’eux se trouve à la même hauteur, on retranchera les deux üiers des feuilles qui, devant également se faner, ne feraient qu’ouvrir le centre de la plante et l’exposer à une action excessive des rayons du soleil; puis, on plongera les racines, jusqu’au collet, dans une bouillie composée de fiente de bêtes à cornes, de terre végétale un peu argileuse et d’eau de fumier, mélangées en- semble. Chacune de ces racines se chargera de cette bouillie, et se trouvera, ainsi, non-seulement protégée contre l'influence de l'air; mais encore fournie d'un aliment pour les premiers momens de son séjour dans sa nouvelle de- meure; d’ailleurs, ainsi préparées, ces racines ont et plus de consistance et plus de pesanteur, ce qui contribue beaucoup à rendre plus facile leur intro duction dans les trous destinés à les recevoir, Pour planter, on se servira du plantoir. Celui-ci n’est autre chose qu’un piquét de boïs dur ou de fer, d’un pied et quart, environ, de longueur, apointissé dans sa partie inférieure et coude ou muni d’une traverse dans la supérieure, de manière: que louvrier puisse le manier et appuyer dessus, pour l’introduire en terre: sans se blesser la main, Si l’ouvrier est habile et que le sol ait été convenablement préparé, d’un seul! coup le plantoir doit pénétrer en terre à une profondeur suffisante, et si la terre a le degré d'humidité modérée qu’on doit toujours désirer pour pouvoir planter ayec certitude de succès, en sortant du sol ce plantoir laissera: ordinaire-- ment le trou assez bien ouvert. L'on doit avoir soin de faire distribuer les plants le long du cordeau et vis- à-vis de chacune de ses marques, de manière que l’ouvrier qui plante, les trouve toujours prêtes, lorsqu'il arrive, à chaque place: En même temps donc que cet ouvrier enfonce, d’une main, le plantoir en terre, de l’autre il se saisit du plant qui vient d’être déposé tout auprès, et, en tirant ce plantoir du trou quil a formé, il y introduit la racine du plant jusqu’au collet; alors, et presque: simultanément, il chasse de nouveau le plantoir en terre pour garnir et serrer la plante. Pour que cette dernière opération se fasse promptement et bien, l’ou- 82 250 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. vrier doit introduire son plantoir obliqement en terre, en commençant à six ou huit centimétres du trou où est le plant, eten chassant contre le bas de ce trou; cela doit également se faire en un seul coup; l’ouvrier alors, ramenant son plantoir sans le retirer de terre, contre le coilet de la plante, rempht, par ce seul mouvement, la totalité du trou, et garnit la racine,(chose absolunrent essentielle) dans toute sa longueur. Il suffit alors qu’en retirant son plantoir, l'ouvrier fasse tomber un peu de terre dans le dernier trou, afin qu'il ne reste pas ouvert, ce qui accélérerait l'évaporation de l'humidité du sol. Il convient que, dans cette opération, les ouvriers occupés à la plantation se tiennent et marchent sur le sol déjà planté, c’est-à-dire dans l'intervalle des lignes, afin de ne pas durcir l’espace où la plantation n’a pas eu lieu; mais il faut aussi qu'ils se donnent de garde de meure le pied ni sur les plants mis en terre, ni anprès d’eux. Pour peu que le sol contienne d'humidité, les plants ainsi mis en place, après avoir été plongés dans la bouillie végétale, n'ont que faire d’être arrosés. Ts reprennent fortbien et ne tardent que de peu de jours à rentrer en végétalion, Au reste trois ou quatre jours après que celte plantation a eu lieu, il faut par- courir toutes les lignes, et substituer de nouveaux plants à ceux qui ont man- qué; si ces opérations sont faites comme elles doivent l'être, il ne manquera pas uue plante sur cent. Si les plantes doivent être espacées à une distance assez grande, pour que les houes à cheval ou à traits puissent y être passées dans plus d’un sens, il faut, alors, faire la plantation ou l’ensemencement, de manière que les plantes soient ali- snées dans tousles sens; de cette manière l’on épargne beaucoup de travaux de mais, qui seraient infiniment plus longs et plus coûteux que ceux quise font avec la boue à cheval. Pour opérer-cet alignement dans tous Îles sens, il faut étendre un cordeau espacé, qu’on avance, à desintervalles égaux et parallélement, sur deux lignes égale- ment parallèles, et semer ou planter devant chaque marque du cordeau. Si le place- ment du cordeau à lieu d’une manière régulière, les plantes doivent nécessairement être alignées de quelque côté qu’on les regarde, et l’on peut passer la houe æntr’elles dans toutes les directions, pourvu qu'il y ait, entre les lignes, l’espace pécessaire pour que les plantes ne cowent pas le risque d’être offensées par Jinstrument. x! ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. f 198. Si, au lieu de transplanter, on a déposé la semence dans la place même où les plantes qu’elle doit produire doivent achever leur végétation, il faut, après avoir mis de la nouvelle semence dans les places où la première a man- qué, et aussitôt que les plantes ont atteint leur quatrième feuille, enlever toutes les surabondantes. Îl ne convient jatnais d’en laisser plus d’une à une même place, et il y a, souvent, moins d’inconvénients à ce qu’elles soient trop éloignées les unes des autres, qu'il. n’y en aurait à ce qu’elles fussent 1rop rapprochées. Dans les récoltes racines, 20 petites plantes, telles qu’on les obtient lorsan’elles ont végété les unes- près des autres, n’en valent, souvent, pas une seule qui a atteint le volume qu’on peut espérer de celles qui ont été convenablement espacées, Les plants, mis en terre avec le plantoir, se trouvent déja convenablement isolés; cette circonstance commanderait l’adoption de la transplantation pour tous les produits qui demandent à être à quelque distance les uns des autres, si le plus grand nombre des végétaux que nous comprenons dans la classe des récoltes sarclées, ne souflraient extrémement d’être déplacés du lieu où ils sont nés-pour achever leur végétation dans un autre. Lorsque le fumier a: été distribué en lignes, les plants qu’on y introduit avec tontes leurs racines se trouvent en contact immédiat avec Jui; ce fumier accélère leur végétation: et l’alimente pendant sa: durée, pourvu qu'il ait l'humidité nécessaire, et il est rare que les engrais que Pon enterre ainsi, convenablement humectés, perdent complètement cette humidité, avant le retour des pluies qui leur en communiquent une nouvelle. Les plantes qui ont été semées en place, aucontraire, doivent, si le terrain m'a.pas élé amendé déjà pour les récoltes précédentes, auparavant parcourir, de leurs petites racines, une couche plus ou moins épaisse de terre presque Sans snos, pour aueindre les engrais qu'on lenr a consacrés. Si ces racines ren- eontrent une motte de terre épuisée et sèche, elles s'arrêtent, et la plante dè- meure rachitique, si même elle ne périt tout-à-fait; si, au contraune, elles: se trouvepl parmi une terre bien divisée, le terreau ou la petite quantité d’en- grais que j'ai conseillé ,.ci-dessus, de donner par-dessus la semence, alimente les suoceoirs de la. plante, et condnit ses racines jusqu’au fumier qui est placé au-dessous d’elle. 11 est très-important de veiller à ce que les ouvriers qui dep'o-- sent; avec la main;, la semence sur le sol, grain par grain, la placent ou. :252 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. sur de la terre bien ameublie ou, tout au moins, dans l'intervalle.des peutes mottes, et jamais sur des surfaces durcies et imperméables. Si la semence a été épandue au semoir ou de toute autre manière qui ne permette pas de choisir Jes places où on la dépose, qu’elle n'ait pas été recou- verte de terreau ou d’autres engrais, et que le sol ne soit pas d’ailleurs dans un état de fécondité satisfaisant, plusieurs plantes ne trouvant pas, autour d’elles, les sucs nécessaires à leur végétation, périssent où demeurent misérables; d’autres, au contraire, rencontrant des engrais ou une terre riche, prennent “un grand développement. Telle est la eause de cette grande inégalité qu’on observe dans les récoltes; partout.où le sol n’a pas été bonifié, depuis long- temps, par des amendemens soigneusement mélangés avec lui. L’on concoit, en effet, que lorsqu'on épand, même avec la plus granderégu- arité, une quantité, même considérable, d'engrais à la surface du sol, et qu’on l'enterre ensuite, souvent profondément.et à l’aide d’an seul labour, ces engrais doivent être plus ou moins déplacés, par l’action de la charrue, du lieu relauf qu’on leur destinait, de sorte qu'il est des espaces qui en ont en surabondance, tandis que d’autres en sont absolument dépourvus, il s’en faut de beaucoup que toutes les plantes qu’on sème sur un tél terrain m’atteisnent quelque partie des engrais; il ne faut donc pas s'étonner de ce que les récoltes semées ainsi ,imme- diatement après l'amendement, sont fort inégales et n’ont qu’une réussite im- parfaite. f. 199. Si le sol a été soigneusement préparé et netloyé de mauvaises herbes avant la plantation ou les semailles, la culture dont la plaute a besoin durant sa végétation, se fait avec facilité, soit quelle s'opère par le moyen d'instru- ments à main, soit qu’elle ait lieu avec des instruments à traits. Dans tous les cas il faut commencer par cultiver, avec des houes à main ,; l'intervalle qui sépare les plantes dans les lignes. Si la plantation a‘été faite d’une manière régu- lière, cela s’opère, avec une grande promiitude, en marchant en travers des lignes, au moyen de houes proportionnées à la largeur des intervalles.et bien tran- chantes, surtout à leurs angles. Si, au contraire, la semence a été épandue en hgnes non interrompues, il fautcommencer par espacer, c’est-à-dire isoler, les plantes qu’on veut conserver, et couper celles qu'on veut détruire. Cela se fait très-facilement au moyen de houes à main bien tranchantes’, que leur légèreté permet de manier avec adresse; si les plantes-étaient'serrées lesunes près des autres, en toufles, il faudrait, alors, s’y prendre avec les mains, pour enlever les plants inutiles, de peur d’endommager ceux qu’on voudrait laisser. C’est seulement du chiendent, de l’avoine à:chapelets, ou d’autres plantes quise muliplient ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. après avoir ainsi bien désigné et isolé ceux-ci, qu’on devrait recourir à la houe à main, pour détruire, à la fois, tout ce qu'il resterait de plantes inuules, entre celles qu’on voudrait conserver. Il n’est pas douteux que ces deux opérations réunies n’emploient plus de temps que la transplantation, si celle-ci est exécutée par des ouvriers habiles. On procède ensuite à culuver les intervalles des lignes. Si on le fait avec des instruments à main, cela peut encore se faire assez promptement. On emploiera, pour cela, des houes larges et fort inclinées, que les ouvriers feront travailler dans le sol en les retirant à eux; mais cela se fera d’une mamière encore plus parfaite, à l’aide de bêches, légères, mais larges, fort tranchantes et un peu recourbées en avant, que les ouvriers mettent en œuvre, comme cela a lieu pour les rauissoirs sur les allées des jardins, c. à d. en reculant. De cette manière, les ouvriers ne marcheront pas sur le terrain qu'ils viennent de cul- tiver, comme cela a lieu lorsqu'ils font cette opération avec des houes, et la terre demeurera ainsi plus lésere, elle conservera mieux sa fraîcheur et son humidité intérieure. Si la culture des intervalles qui séparent les lignes, s’opère avec la boue à cheval, elle a lieu avec une grande promputude, c’est-à-dire aussi vité que le cheval marche; mais quelle que soit l’adresse de l’ouvrier qui guide linstrument et la bête de trait, il ne peut pas empêcher que quelques plantes ne soient offensées par eux; d’ailleurs, il est des récoltes si délicates, et c’est le cas, par exemple, de la betterave, et des terrains qui se durcissent si facilement, que l'emploi de la houe à cheval entre leurs lignes n’y est pas toujours praticable; afin de ne pas devoir renoncer, dans leur culture, à lPemploi des instruments de Pagriculiure perfectionnée, je voudrais qu'on se servit, pour les cultiver, de houes du genre de celles que nous faisons traîner par des bêtes, mais plus légères et plus tranchantes,‘et qu’on ferait traîner par des ouvriers; ceux-ci exerceraient, sur le sol, une pression moins forte; ils ménageraient davantage les plantes, et s’arréteraient ou se détourneraient, au moindre avertissement de l’ouvrier qui dirigerait l’instrèment. Rien n’empécherait, d’ailleurs, que les manches de la Aoue à traits me fussent disposés de manière qu'ils pussent être tenus et dirigés dès l’intervalle qui suit celui dans lequel la hone est mise en action. De cette manière, la terre ne serait plus foulée à la suite de l'action de la houe. Couper, entre deux terres, les mauvaises herbes qui se tronvent dans les intervalles des lignes, n’est point les détruire; S’iliexiste, dans ces intervalles, 254 ÉCONOMIF DE L'AGRICULTURE./ par leurs racines où repoussent d'elles, il n’y a pas à hésiter de faune, avant de passer la hone à traits, parcourir ces intervalles par des ouvriers munis de hovaux à deux pointes, qui arrachent et enlèvent jusqu'aux. derniers vestiges de telles plantes. Si cette opération wa pas été faite avant la première cul- ture avec la houë à traits, elle doit avoir lieu avant la seconde. Des plantes de ce genre doivent être absolument proscrites des champs de tout bon cul- üvateur; si le sok en.est exempt, la première culture une fois donnée, ce n’est plus. une dépense considérable que de réïtérer les cultures avec des houes à: traits. Les cultivateurs qui veulent introduire, chez eux, l'usage des Aoues.à cheval ne doivent pas hésiter de se proourer; pour cela, des ouvriers qui soient bien. exercés à ce genre de travaux, et, si cela se peut, qui aient acquis leur expérience dans un lieu où le sol ne soit pas facile; sans cela leurs ouvriers pourraient faire plus de dommages qu'ils ne procureraient d'épargne. 6. 200: Tout ce que j'ai dit ci-devant se rapporte plus particulièrement à la eulture des plantes-qui ne doivent pas être butées et qui se trouvent sur un terrain régalé et nni. Quant à celles. des plantes qui doivent, être butées, elle est beaucoup. plus simple. Si ces plantes se trouvent sur un sol uni, il suffit 1.° d’en enlever les plantes surabondantes:;. ainsi que je Pai indiqué plus haut, 2.° D'en exurper toutes les mauvaises herbes.. 3.° De passer le butioir ou une petite charrue à: deux. versoirs.,. à: réitérées fois. entre les lignes. L'on obtient alors. le: résultat dont j'ai présenté la coupe ci-devant fig. 10: Si cependant les lignes sont fort: éloignées les unes des- autres, et: que le buttoir, lors même qu’on le passe- raiu. deux fois dans la même raie, ne dût pas parvenir à amonceler. la-terre jusqw à: la tige des plantes, il faut, alors,. à. l’aide d’une petite charrue- à laquelle on n'aura laissé qu'unversoir, jeter, contre les plantes, en commencant à env. 3 de- cimètres d'elles, d’abord une tranche, puis une semblable de l’autre côté, puis: voe troisième,.une quatrième, jusqu’à ce que l’on soit arrivé au milieu des- intervalles, après quoi l’on passe à une autre ligne, jusqu'à ce qu'on ait achevé cette opération sur toulc l'étendue du champ; alors on peut: passer le buttoir dans la raie que la petite charrue. a laissée ouverte, au nubeu des intervalles. L'état où cette opération. laisse le. sol est représenté à fig. 9. Mais si la: plantation ou. l’ensemencement, ont été opérés de la manière que j'ai représentée, à fig. 7, pour recevoir un buttage plat, buttage que, surtont ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, 295 ‘pour les produits qu’on sème au printemps, je crois de beaucoup préférable au buitage élevé ordinaire, la méthode qu’on doit suivre est toute différente. Si le produit qu'il s’agit de buter redoute d’être entièrement recouvert de terre, ou que sa fane soit ofensée par le heurt des mottes on des instrumens, cas rare dans les plantes qui veulent que la terre soit amoncelce autour d’elles: il faut, alors, avec des houes on des hoyaux à main, abattre les élévations qui sont entre les lignes et en rassembler la terre autour des plantes, jusqu'à ce que la surface du sol soit régalée; mais il vaut mieux faire cette opération en deux fois, seit afin qu'une plus grande partie du terrain soit soumise à l’aëration, so afin de détruire, d'autant mieux, teus les genres de mauvaises herbes dont cette partie du sol peut être infestée. Si, au contraire, le produit qu’on cultive est robuste et ne craint pas d’étre offensé, il faut passer, par-dessus à-la-fois deux des élévations qui séparent les lignes de plantes, une herse ou un extirpateur qui abatte ces élévations, fasse tomber la terre surabondante qui les formait, sur l'enfoncement où se trouvent les plantes, et, par ce moyen, recouvre et bute celles-ci. Cette opération sera réitérée, puis il conviendra de passer, au milieu des intervalles qui séparent les lignes de plantes, un cultivateur, ou petite charrue sans versoir, attelce d’un seul cheval on de deux, l’un devant l'autre, et qui pénètre assez profondément dans le sol, pour labourer cette partie qu'on voit au-dessous de 8 aux raies d, f et A, fig. 7, et qui n'avait pas été remuée, lors du labour par lequel on a enterré les engrais. En donnant, avec la herse ou l’extirpateur, la culture de laquelle yai parlé ci-dessus, il faut avoir soin que les bêtes de trait marchent sur les intervalles les plus élevés, entre les lignes de plantes; afin que l’instrument soulève la terre qu’avaient pressée les pieds de ces animaux. Si cela ne peut pas avoir lieu, il ne faut pas hésiter à faire opérer le butage plat avec des instrumens à main. Quelque fois cela peut s’operer d’une manière à-Ja-fois économique et accomplie, avec des râteaux à dents de fer un peu longues et Tégèrement recourbées en avant; espèce d’instrument qui trouve son utilité dans plusieurs opérations de l’agriculture. Je doïs répéter ici que plus les plantes redoutent la sécheresse, plus il est utile que la superficie du sol où elles végètent soit maintenue meuble et détachée. C’est surtout pour obtenir cet avantage que l’usage des houes à cheval est si précieux, en permettant de multiplier les cultures, parce qu’elles coûtent fort peu. ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. f'iaor. J'ai dit plus haut que je croyais le butage plat de beaucoup préférable au butage élevé, surtout pour les récoltes. du printemps; je dois maintenant en espliquer la raison, La plupart des plantes qui demandent à être cultivées durant leur végéta- tion ,. passent en terre le temps des plus fortes chaleurs. Si on leur donne un butage fort élevé comme on le: voit à fig. 10, le sol qu'elles occupent pré- sente, à l’action du soleil, une surface: beaucoup plus grande que celle qu'il a lorsqu'il demeure plat; outre cela, l’eau de la pluie y tombant sur des plans incli- nés, souvent même, durcis par la pression: des versoirs de l'instrument dont on s’est servi, ne fait guères que couler par- dessus, sans s’y arrêter, el va se rendre hors du champ au lieu de le féconder. D'ailleurs, si d’un côté Ja surface du. sol, considérablement augmentée par la formation de ces prismes, semble- avoir une aération plus étendue; de lautre, et ainsi que je lai dit, la forte: pression qu'il faut pour amonceler la terre de cette manière, la rend à-peu- près imperméable à Vair, et ne fait qu’acélérer. l’évaporation de l'humidité et la complète dessication du sol, Après m'être, pendant long-temps, conformé à l’usage qui nous est venn du Nord, c’est-à-dire de pays plus humides que nos contrées, de donner des butages élevés, jai été amené, par des exemples comparatifs qu’un, heureux hasard a mis devant mes yeux, tant en Jialie qu’èn Suisse, à adopter la méthode des butages plats que je viens de décrire, au moyen desquels, pourvu qu’on tienne le sol toujours meuble à sa superficie, il est rare que les plantes souffrent, d’une manière sensible, de la sécheresse, quelque opimitre que celle-ci soit. Au reste, je ne dois pas négliger de dire que la méthode‘des butages plats demande ,. d’une manière beaucoup plus absolue que ne le fait celle des- butages ordinaires, que, aussitôt après les semailles, le sol soit assaini par des raies d’égouttement transversales, plus profondes que le labour, lesquelles sauvent la semence de l’action d'eaux stagnantes, et préviennent ainsi la: putréfaction de celte semence., f. 202: °° e+ Joe.. 9 U; pe: Je vais maintenant donner ici l'indication du temps qu’absorbent, en général ,. Ja plupart des opérations que je viens de prescrire; j'ai en vue de sauver, par- ;< Ê[4; y, 1%“os là, de mécomptes considérables, beaucoup de cultivateurs qui n'auraient ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 257 pas eu loccasion d’acquérir, sur cette partie de l’économie rurale, assez d'expérience pour savoir ce qu'ils peuvent attendre et exiger des ouvriers qu'ils emploient. Pour enterrer le fumier en lignes comme je lai indiqué, la main-d'œuvre v’est pas plus considérable qu’elle ne le serait, s’il était épandu à la surface du sol et qu’on düt le bien diviser; mais la distribution des ouvriers demande beaucoup de sagacité chez celui qui préside à cette opération; sans cela, les ouvriers demeureraient dans l’inaction, tandis que la charrue tracerait les sillons qui ne doivent pas avoir d’engrais; lorsqu'on n’a pas deux charrues qui se suivent, il convient toujours de commencer cette opération sur deux plan- ches à-la-fois, afin que les ouvriers puissent, à l'aise, épandre le fumier d’un côté, tandis que la charrue travaille de l’autre. Comme le labour, par lequel on enterre les engrais en lignes, vient toujours à la suite d’autres cultures, etc omme il doit être peu profond, il suffit de 2 bêtes et d’un homme pour lexécuter sur 2& journaux en un jour; pour épandre le fumier sur le même espace de terrain, il faudra 4 ouvrières si l’on garnit de 2 sillons 1, et 3 si lon ne met du fumier que dans 1 sillon sur trois. Pour passer la herse sur le sol, afin d’abattre la terre amoncelée sur le fumier et de régaler le sol, il ne faut guères plus de temps que pour les her- sages ordinaires. Pour donner un butage plat avec des instrumens à main sur le terrain en- semence ou planté, conime on le voit à fig. 7. Il faut 2 journées d'ouvriers par journal, et autant pour récidiver cette opération, Pour passer le cultivateur entre les lignes des plantes, soit qu'il s'agisse de donner un butage élevé simple, à une récolte semée sur de deux raies une: soit qu'il s'agisse de remuer la bande de 1erre demeurée immobile sous le labour, dans le cas représenté à fig. 7, sous les tranches d, f, h, un homme, un garcon et un ou deux chevaux, selon la résistance qu'opposera le sol, expédieront 6 journaux en un jour. Si les lignes de plantes sont plus éloi- gnées, qu'il faille donner deux traits de charrue de chaque côté, et passer le butoir au milieu des intervalles, il faudra un peu plus du double du temps employé pour l'opération ci-dessus. Tracer les lignes avec le marqueur et remuer le cordeau de quatre en quatre lignes, sur huit journaux, emploiera deux ouvriers pendant un jour. Jai dit, plus haut, ce que l'opération de l’ensemencement au cordeau Sspacé, avec toutes les opérations qui peuvent assurer le succès, emploie 3 où 258 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. de main-d'œuvre; cette main- d'œuvre diminue à mesure qu'on retranché quelqu’une des opérations dont j'ai parlé. Pour transplanter il faut, pour chaque journal, de une et demi à troisjournées d’ouvrier planteur, selon qu'il est plus ou moins habile, et que les plants doivent être plus ou moins rapprochés. Si chaque plante doit occuper moins de 20 décimètres carrés, il faudra plus de temps encore. L'opération de lever les plants du semis, de les préparer et distribuer aux planteurs, exige à-peu-près autant de temps. Pour cultiver entre les pla selon que les lignes et les plantes sont plus éloignées. il faut, de plus, espacer les plantes, on doit ntes, dans les lignes, il faut de deux à trois journées par journal, Si en faisant cette opération ajouter, à cette main d'œuvre, un pareil nombre de journées pour enle- ver, avec les mains, les plantes qui entourent immédiatement celles qu’on veut conserver. Pour culüver, avec la main, trois journées par chaque journal; cette opération est tout autrement longue et les intervalles des lignes, il faut, de deux à s'il y a beaucoup de chiendent ou de mauvaises herbes à extirper, coûteuse. Je nai pas besoin de dire que, plus le sol est meuble, leger, exempt de pierres et de mauvaises herbes, plus ces opérations s’exécutent avec faci- lité, perfection et promptitude, et que, plus, au contraire, le terrain est argileux, durci par l'humidité, infesté de chiendent et de mauvaises herbes, et rempli de pierres, plus ces cultures sont coûteuses et imparfaites, Végétaux de commerce, 62059. aux cultivateurs; il ne peut être On ne saurait trop le dire et le répéter ngrais en surabon- quesuion de se livrer à cette culture que lorsqu'on a des e dance. D'ailleurs, il est rare que ces végétaux donnent un produit fourrage convenablement culuvées. net, égal à celui qu’on peut retirer de plantes à La rulture des végétaux de commerce tenter réalisables immédiatement, et que les a toujours le commun des cul- uvateurs, parce que ses produits sont aisissent pas l’économie rurale dans son faisants, que ceux qui se présentent Ü, culuivateurs, c’est le fro- loitaion; parce que c'est hommes qui ne calculent pas, et nes ensemble, ne voient jamais de résultats satis directement réalisés en argent. Selon beaucoup de ment seul qui produit quelque chose dans leur exp ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 259 la seule denrée qu’ils envoient au marché; ils semblent ne pas se douter que ce froment est essentiellement dû au pré qui a produit le fourrage dont leur bétail a été nourri, et que, si leur bétail, tant de trait que de rente, ne leur a pas procuré un revenu en argent, immédiat et très- considérable, c'est qu'une partie essentielle de son travail et de ses produits a eu son emploi dans leur exploitauon, et que son prix leur rentre par une autre voie,| Plantes huileuses. Le Colza et la Navette. f. 204. Le Colza m’a toujours paru donner un produit plus abondant que la Na- velle, surtout dans les terrains argileux, et il est, sans contredit, un des végétaux de commerce, qui donnent le produit net le plus considérable. Non- seulement le colza est peu casuel; mais encore il est d’une culture facile, parce qu’il aime à être buté et que, comme il termine sa végétation avant l’époque des grandes chaleurs, on peut, à volonté, lui donner le genre de butage qui coûte le moins. D'ailleurs, il ne craint point la transplantation, pourvu qu’elle ait lieu, en automne, d’assez bonne heure pour que les racines puissent prendre possession du sol avant que les gelées surviennent. 11 permet donc de donner au terrain, entre la moisson et la transplantation, tontes les cul- tures nécessaires pour le bien nettoyer, de manière qu'il n’exige guères plus; durant la végétation du colza, que des cultures avec des instruments à cheval. U suffit d'enlever le petit nombre de mauvaises herbes qui auront survécu à ces cultures. Le Colza prend, dans l’assolement, la place de la récolte sarclée; il réussit dans des terrains même très-argileux, pourvu qu’ils aient été convenablement amendés et bien cultivés; mais comme il est fort sujet à être dévoré par les insectes, au moment de sa germination et jusqu’à ce qu'il ait poussé sa quatrième feuille; il convient d’en faire des semis déjà en Juin ou Juillet, afin de les renouveler, si la première semence venait à manquer, et de pouvoir, ensuite, faire la trans- plantation, en Août ou Septembre, dans le sol où le colza doit achever sa végétation. Du reste, il est indispensable à la réussite du colza, que la parue du sol, où il doit germer et faire sa première végétation, soit également et abondamment imprégnée de sucs nuuitifs. 260 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. La plantation doit se faire de la manière que jai indiquée ci-devant 6. 196. Les frais et les produits d’une récolte de colza peuvent être les suivants, sur un journal. Passer le grand ratissoir aussiôt après la moisson, y Compris les frais pour extirper, auparavant, les touffes de mauvaises herbes qui pourraient se trouver dans Jets: sue. ot rm pen 4 TO eut QUE PIRARSRRNELInSS 12 charges(1) fumier, transporter et épandre;+ 120, le?, seu- lement, absorbé par cette récolte... 4.+++.+.+... 30 Intérêt du total pendant un an;.:.+++ ,;++..+... 12 Un labour,# journée à 4 bœufs et leurs conducteurs:.... 5, bo Une culture à l’extirpateur et une à la herse......... 5 14000 plants pris au semis, y compris la bouillie végétale.:.. 14 Planterset reparer hou: he der dev et MUNIE ME Le Faire les raies d’égouttement..::+:+:++++:: 2 Un léger butage avec la houe à cheval, en automne.....+ 1, Fo Au-priotémps; bütér de‘nouveau: 4) 2.N0e RU eUr 1550 Enlever, avec des instruments à main; les plantes de mauvaises herbes qui ont échappé à cette culture...:: NL bts 1 Sérerieconert(21. me0l0s& QHOMRO atteint PORCR SR Ant EAST) 6 BUOU SAS JR PE Rte Re 5 Produit probable. 15 scheffels(ou hectolitres 8, 19) à+ 10,-:+...- 150 Dont deduit les dépenses csidessus HT MER SECTE 82 reste up produil net de, 2+ 68 Le prix du colza varie avec celui de l’huile; ordinairement ce prix atteint, au moins, celui que je lui ai donné dans le compte ci-dessus. Le colza peut, fort bien, être employé en vert comme fourrage et, dans ce cas, produire plusieurs coupes, non-seulement l’année où il a été semé, mais encore la suivante; il ne faut, pour cela, que lui donner un sol bien amendé et bien cultivé. Le colza cultivé pour cet usage, a le grand mérite de donner du vert, au printemps, 10 ou 12 jours avant la luzerne. 11 peut, aussi, être semé pour être enterré-comme engrais vert,€t le peu (1) 1 y auroit peut- être de J’avantage à porter celle quantité à 15 charges. D— 261 qu'il en coûte pour ensemencer un journal, le recommande éminemment pour ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. cet usage. Du reste, je n’ai rien à ajouter à ce que Thaer dit des deux plantes dont il s’agit ici. L'on peut aussi cultiver, pour en türer la graine et en faire de l'huile, le Turneps de Suéde ou Rutabaga, que l’on destine plus ordinairement à la nour- riture du bétail, La culture de cette plante pour l’usage ci-dessus, et ses pro- duits, ont beaucoup de ressemblance avec ceux du colza, Quant à sa culture comme plante à fourrage, nous en traiterons plus bas. Je n’ai rien de nouveau à- observer sur le Colza et la Navette de printemps, la Moutarde, le Raïfort de la-Chine, la Cameline cultivée ei le Tournesol; je confirme ce que jai dit dans la traduction des Principes raisonnés d’Agri- culture de Thaer. Le Pavot: ÿ. 200 Ensuite, de nouveaux essais faits sur la culture de cette plante, je dois recom- mander non-seulement de la semer aussitôt que l’on peut entrer dans les champs, et mème sur la neige; mais encore, et toutes les fois que le sol ne sera pas d’une grande richesse, d’épandre, par-dessus la graine semée, quelque peu d’engrais pul- vérisés, qui aident à alimenter les peutes plantes à mesure qu’elles naissent. Si lon ne veut pas ensemencer une seconde récolte parmi les pavots, la distance la plus convenable d’une plante à l’autre, dans les deux sens, est 5 dé- cimètres pour un sol riche; et 4 pour un sol moins fécond. Sur un sol maigre, il ne peut jamais convenir d’en semer. Du reste comme, si l’on n’exige pas une seconde récolte du terrain après la mois+ son des céréales, l’on a toute l’automne et le commencement de l’hiver pour pré- parer le sol qu’on destine aux pavots, cette récolte est du nombre de celles pour lesquelles j'envisage comme très- à- propos d’enfouir une récolte verte comme engrais; en suivant Ce principe, je donnerai ici la note des frais et des produits de cette récolte, sur un journal de terrain. Exurper les touffes de mauvaises herbes et passer le grand ratissoir, d’abord après la moisson...... Re CC ........ 9 charges fumier, transporter et épandre.....+0go. Le: a scheffel(Decal.* 5,46) fèves, et21b. graine decolzaetsemer 10. He di seulement, A choraeadereelt@:récoltes(2140 2! AB Rat|, 25 ner dHtont bendautiun an... 12.7. 0..+ 10, 20 à reporter 262 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. Report... 37, 20 Labour, À journée à 1 homme et 2 bétes de trait...:. 3 En automne, un labour profond pour enterrer les fèves.et le colza. 6 Régaler le sol avec des räteaux à main, ou la herse, et faire les raies d'éconlement. 2e MX LE SE. pee te ASSISES& En Liver semer les pavots en ligne, sur la neige, si cela se peut, eu épandre des engrais pulvérisés par-dessus la semence:.... FA une charge fumier+ 10;+ à charge de cette récolte.... 2, 5o Semer de nouveau quelques places où la semence aura manque. 1 Eclaincir, jespacer 5«1 43 000 de Re ee 0e 3 Deux, houages, à main 444 0h 8020 CN OL 6 Récolte. et baltiagee 04 eu dti}: aRbeite Non@PE Lx A9 5 ; 70, 70 Produit. Pour ne pas l’exagérer, je le porterai à 7 scheffels(Hectolitres 3, 822), dont chacun donnera de Ib. 25 à 24, excellente huile; la fabrication étant plus que payée par le résidu de la fabrication......+ 164, 5o Dont déduisant les dépenses ci-devant...... 70, 70 fl resterait pour rente du sol, et produit net......+ 95, 8o Les plantes à filasse. Le Lin Je regrette de ne pouvoir donner ici un parallèle économique entre les avan- tages de la culture du lin et ceux de la culture du chanvre, et entre le lin d'automne et celui de printemps. Dans les parties de la Lombardie qui sont arrosées, on cultive beaucoup de lin après moisson, et d’après les renseigne mens que jai recueillis sur les lieux, on sème celte récolte dérobée de lin dans les premiers jours de Juillet; le 20 Août, je l'ai vue en fleur, mais les récoltes m’en ont paru bien inférieures à celles du printemps. En lualie, on est assez généralement d'accord sur ce point, que, partout où le chanvre peut bien réussir, sa culture présente plus d'avantages que celle du lin; cependant on retire de ce dernier une quantité de graine qui donne beaucoup d'huile; cela devrait, à quelques égards, compenser la différence considérable qu'il y a dans la quantité de filasse que l'une et l’autre de ces plantes donnent, 7, ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 263 Le Chanvre cultivé. f. 206. I1 demande un sol meuble, ni trop argileux, ni trop sablonneux, abondam- ment pourvu de sucs nutriufs, profond, bien nettoyé de mauvaises herbes et, autant que possible, abrité contre les vents violents. Je ne connais aucune contrée où cette culture ait été poussée à une per- fection aussi grande que dans le Bolonaïs, et dans une partie de la Ro- magne et du Ferrarais; il n’est pas rare d’y voir des plantes de 4 à 5 mètres * de longueur hors de terre, et qui ne laissent pas de donner de la filasse et trés-belle, et très-fine. Je vais décrire ici les procédés que l’on suit dans ces contrées-là pour la culture de cette plante, qui, dans l’assolement, prend ordinairement la place de la récolte sarclée. Aussitôt qu'on a enlevé le chaume des blés on donne un deux- tiers- la- bour. Ce labeur consiste à renverser, avec une charrue à avant-train, deux tranches de 3 décimètres de largeur, l’une contre l’autre sur une bande également de 3 décimètres, qui reste dessous, absolument recouverte par les deux qui ont été renversées. La chaleur qui est ordinaire dans cette saison, ne tarde pas à faire périr la plupart des mauvaises herbes qui sont contenues dans le sol ainsi renversé et recouvert, et, pour peu que ce sol contienne d'humidité, les semences qui sont recélées vers sa superficie, y germent et poussent, de ma- nière à pouvoir être facilement détruites par les labours qui doivent suivre. Dix ou quinze jours après on passe, par-dessus ces ados, un traîneau à régaler, ou une espèce de poutre, qui en abat les sommités. Ensuite on charrie et épand, par-dessus le sol(pour Pétablissement de cette culture, c’est-à-dire pour la première fois,) 12 charges de Ib. 2000(ou 1000 Kilos.) bon fumier par chaque journal,( 2 ans après seulement la moitié), puis on sème environ un Scheffel( Décalitres 5, 46) Féveroles. Alors, on refend, c’est-à-dire qu’on donne un deux-tiers-labour précisément opposé au précédent et dans lequel l’ados vient là où était auparavant la ri- gole, et celle-ci là où était l’ados; puis on passe, de nouveau, le traîneau à régaler ou la poutre, pour abattre la somimité des ados, et l’on fait des fossés transversaux d'écoulement, afin que les eaux ne séjournent pas dans le sol, qu’on puisse plus facilement, dans l’arrière automne, De un labour Sr celles-ci, parvenues à 1 4 ou 2 pieds de hauteur, Pour enterrer les féveroles; doivent être enfouïes en terre pour servir send 20% ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. Quelquefois, au lieu de féveroles, on sème, mais seulement avant de passer le traîneau à régaler, quelque plante du genre de la navette ou du colza, pour servir au même usage. Avant que la gelée survienne, on exécute le labour dont je viens de parler; le plus souvent on le donne à bras, avec de grandes bèches qui pénètrent à, au moins, 35 centimètres en terre. Dans ce cas, on commence le labour au milieu de la pièce, afin que le fossé que la bêche laisse ouvert, se trouve aux extrémités du champ, à la place où la charrue termine son action et amasse, toujours, une plus ou moins grande quantité de terre. On régale et arrange, et l’on assainit bien le sol, en y traçant des raies ou fossés transversaux d'écoulement; au lieu d’ados ou de billors, on ne voit plus alors, sur l’espace cultivé,‘que de légères raies parallèles qui, de 5 en 5 mètres, conduisent les eaux surabondantes dans ces fossés transversaux, et donnent, au sol, l'apparence d’être divisé en planches. Le terrain demeure dans cet état jusqu’au milieu ou à la fin de Mars. Alors on épand la graine de chanvre sur le sol; c’est ici, surtout, qu’un semoir serait éminemment utile, non-seulement pour épargner de la semence qui est toujours assez chère; mais encore, et surtout, afin de n’en épandre, sur le sol, que la quantité qui est réellement nécessaire. S'il est essentiel qu'il y ait le nombre de plantes convenable, il ne l’est pas moins que ce nombre ne soit pas excessif, puisque, lorsque la récolte est trop épaisse, elle n’a ja- mais autant de succès que lorsqu'elle l’est au point convenable, et que c’est une opération coûteuse et longue que d’éclaircir en donnant les sarclages. Avec cette semence on épand, ordinairement, des matières fécales, du fu- mier ou des plumes de volaille, des gâteaux de colza ou d’autres graines à huile, ou enfin des raclures de corne. On enterre le tout avec des houes à main, puis on régale soigneusement le sol avec des râteaux. Aussitôt que le chanvre est bien levé, on lui donne un premier sarclage avec de petites houes pointues et étroites, et, lorsque le chanvre à atteint un pied où un pied et demi de hauteur, on récidive ce sarclage; plusieurs culuvateurs se bornent, cette fois-ci, à arracher les mauvaises herbes avec les mains, sans employer la boue. 11 nya paru que l’espacement qu’on envisageait comme le plus désirable, était d'un décimètre carré, par plante; c’est-à-dire quon aimait qu'il y eût une centaine de plantes, par mètre carré; je pense qu'l est préférable qu'il y en ait un nombre un peu plus grand, surtout si le sol est très-riche, afin que les plantes deviennent moins grosses, et que la filasse soit plus fine. ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 265 Ordioairement la récolte du chanvre mâle a lieu, trois semaines après celle des froments; on la fait lorsque les plantes, ayant épandu leur poussière sé- minale, commencent à perdre leur feuilles ou, du moins, que ces fevilles jauuissent, On n’arrache pas, on scie avec des fancilles un peu semblables à une faulx dont on aurait enlevé la moitié de Ja lame et les trois quarts du manche. On laisse en pied la quantité de plantes femelles qu'on juge conve- nable pour se procurer la semence dont on a besoin. En ceci, les Italiens me paraissent commettre une erreur; il vaut beaucoup mieux élever les plantes de chanvre qu'on destine à rapporter la semence, parmi les plantations de mais et de pommes de terre que lon récolte à peu près dans le même temps que la graine de chanvre, et parmi lesquelles des plantes de celui-ci, isolées, donnent des pro- duits incomparablement plus grands que ces plantes effilées qui ont crû serrées les unes contre Îes autres dans les chènevières. Si on laisse mürir la graine dans ces dernières, les mautaises herbes y prennent pied, le terrain s’'appauvrit, et la récolie de froment qui suit, en souffre toujours plus ou moins, tandis que si l’on déchaume d’abord après la récolte du chanvre mâle, on a tout le Lemps nécessaire Pour netoyer et faire aërer parfaitement le sol, ou pour se procurer une récolte dérobée de fourrage. À mesure qu’on scie le chanvre on le dépose sur le sol par javelles trans- q P J versalement placées les unes sur les autres; on le laisse ainsi sécher, ce qui a lieu en deux on trois jours, si le temps n’est pas défavorable; lorsque ces ja- yelles sont sèches, on en secoue l'extrémité» Pour en faire tomber les feuilles, Alors, on transporte le chanvre auprès des bâtimens rustiques, pour l’as- sorur. Cette opération se fait de la: manière suivante. On place le chanvre en tas, horizontalement, le bas ou le gros bout des plantes appuyé contre un mur ou une paroi, afin que, de ce côté-là, les plantes soient tontes éga- lement avancées, et que l'inégalité des brins de chanvre, Se montre toute dœæ côté opposé. On pose sur le 1as, auprès du mur, des plateaux Pour tenir ce tas en ordre, et empêcher qu’on ne le dérange, en tirant les brins pour les assorur. On procède alors à assortir. Pour cela, les ouvriers saïsissent, avec les mains et par poignées, les brins les plus longs qui se présentent, et, aprés les avoir tirés hors du tas, ils les lient au milieu de leur longueur, en javelles; ils emploient, pour lier, des brins de chanvre étiolé, En ürant, ainsi, toujours les brins les plus longs, les ouvriers arrivent» enfin, aux tout-à-fait courts, et à épuiser la récohe(1). Lorsque les ouvriers ont rassemblé 12 javelles, ils en forment un (x) Cette opération a encore pour but de le nelloyer des tiges de liserons qui, souvent, s'entortillent autour d'elles, 34 266 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. faisceau, qu'ils lient alors aux deux extrémités. Afin que ces faisceaux soient d'une grosseur uniforme sur toute leur longueur, on y met la moitié des ja- velles tournées d’un côté, l’autre de l’autre, On laïsse dépasser un peu la som- mité des plantes, et on la retranche, pour ne laisser que ce qui peut donner de la bonne filasse. En assortissant ainsi ce chanvre, lon doit séparer toutes les plantes ou brins qui sont tarés, où qui ont péri avant la récolte. L'on envoie alors le chanvre au rouissage. Celui-ci a lieu dans des étangs adaptés à cet usage et dont il est à désirer que l’eau puisse se renouveler à volonté. Les étangs les plus usuels sont creusés, en terre, assez au-dessous de la superficie du sol, pour qu’on puisse les maintenir toujours pleins d’eau. Ces élangs sont munis, dans toute leur étendue, de pieux plantés en terre à une profondeur d'environ 2; mètres, afin qu'ils ne puissent pas être arrachés par l'effort que fait le chanvre pour revenir à la surface de lPean; d’ailleurs, ces pieux sont plantés en lignes régulières, éloignés Îles uns des autres d'environ 2 mètres, et comme ils tiennent, vers leur sommité, à des traverses en bois, de 16 centimètres sur 4 d'épaisseur, qui s'étendent de l’un à l’autre, dans un sens, ils semblent former, dans l’eau, des espèces d’allées. Ces pieux doivent ne s'é- lever que jusqu’à un peu au- dessous du piveau ordinaire de l’eau, afin qu'ils ue soient pas altérés par l’action alternative de la sécheresse et de l’hu- midité. L'étang a, ordinairement, un peu plus d’an mètre et demi de profon- deur, excepté auprès des bords, où l’on forme une espèce de banc en planches et qui n’est recouvert que par 8 ou 10 décimétres d’eau. C’est sur ce banc que les ouvrières se tiennent dans l’eau, jusqu’à la ceinture, pour laver le chanvre, avant de le sortir du rouissoir. Pour rouir le chanvre, on l’introduit dans ces allées, les faisceaux assortis aussi bien que possible. Ceux-ci sont placés dans le sens des allées même, on en met jusqu’à ce que toute la largeur de l'allée soit remplie à deux faisceaux de hauteur. On prend alors des pièces de bois, de la dimension des traverses, et qui aient 3 ou 4 décimètres, en longueur, de plus que la largeur des allées; on introduit une des extrémités de ces pièces de bois sous une des traverses qui. bordent l'allée, et par-dessus les faisceaux de chanvre; alors, pesant sur l'autre extrémité, l’on force le chanvre à s’enfoncer dans l’eau, jusqu’à ce qu’on puisse introduire celte autre extrémité sous la traverse qui est de son côté. On voit que la pièce de bois a fait l'office de levier, pour forcer le chanvre, malgré: sa légèreté, entrer dans Veau et à y demeurer. Îl faut une de ces pièces 8 8; À de bois à chaçune des extrémités des javelles: ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 267 Jusqu'ici toutes les opérations du rouissage sont exécutées par des hommes qui marchent sur la sommité des pieux, sur les traverses et sur le chanvre même, sus entrer dans l’eau. Ces hommes se servent de perches munies de crochets en fer, pour se saisir des faisceanx et les arranger dans lean à. volonté, On commence à établir les étangs d’une manière différente; au lien d’y en- foncer des pieux et d’y faire des banquettes en bois, on se borne à en paver le fond, ou à le revêtir de briques et de maçonnerie; tout-au-tour, les côtés sont soutenus par des murs, également en maconnerie, et l’on retient le ‘chanvre dans Peau, par le moyen de grosses pierres qu’on pose dessus, Ordinuirement le chanvre qu’on à fait rouir dans des étangs de cette espèce, est encore plus beau que celui qui Pa été dans ceux de l’espèce dont j'ai parlé ‘en premier lieu. Lorsqu'on n’a des étangs ni-de l’une ni de l’antre de ces espèces, on fait romr Île chanvre ou dans des courants d’eau, daus le lit des fleuves, en le liant avec des cordes, de peur que, l’eau venant à croître, ce chanvre ne soit entraîné; ou bien dans des marres creusées dans ce but, et dans lesquelles on force les faisceaux de chanvre à demeurer dans Peau, en les chargeant de terre que, pour cet effet, l’on prend au fond de Pétang même. Le chanvre qui a été roui de cette dernière manière est toujours beaucoup moins blanc, sa filasse se vend assez souvent un sixième de moins, que l’autre. Tontes les fois qu'il n’y a pas de pieux, les ouvriers qui mettent le chanvre au rouissage doivent travailler dans l’eau, Quatre jours après avoir mis le chanvre au rouissage il faut commencer à le visiter et à essayer si la filasse se détache facilement de la partie ligneuse, il est très-essentiel de ne pas laisser passer le moment où cela peut avoir lieu, car douze heures passées au rouissoir, au-delà du temps nécessaire, altére- ‘raient fortement la qualité et la force de la filasse. C’est, ordinairement, vers le sixième jour, que le rouissage est accompli; mais cela dépend beaucoup de la nature de Peau et de lélévation de la température. Si l’on veut de la lasse très-forte plutôt que très-belle, il fant enlever le chanvre, du rouissoir, aussitôt que cette filasse commence à se détacher alors qu’on romp les brins du chanvre; si, au contraire, on veut de la filasse plutôt très-belle que très-forte, on laisse le chanvre au rouissoir pendant douze ou dix-huit heures*de plus. à É On procède alors au lavage. Des femmes, en mauvais haïllons, entrent dans le rouissoir, sur le banç destiné à les recevoir; là, elles ont de l’eau jus- qu’à la ceinture, ‘258“ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. ne Fe:: Des hommes, si l’étang est à pieux ou à pierres, sinon ces femmes elles- mêmes dégrgent des faisceaux de chanvre el en rompent les liens pour sé- parer les javelles les unes des autres. Alors, ces femmes se saisissent de ces javelles avec les deux mains, et les élevant à diverses reprises, à la hauteur où leurs bras peuvent comniodément atteindre, elles les rejettent horizontalement et de tontes leurs forces sur l’eau, en les faisant, à chaque reprise, tourner un peu sur elles-nièmes, afin que chacune de leurs parties éprouve l'effet de ce choc. Cette opération détache presque toute la filasse de la partie ligneuse du chanvre et, en même temps, la dépouille de la terre et des immondices qui pourraient s’y être attaches. Après avoir répété ce heurt du louvrière saisit la javelle du peut bout, filasse de l'extrémité inférieure de la tige; puis, ait que la filasse détachée s’entortille autour de la chanvre sur l’eau, trois ou quatre fois, et la chassant dans l’eau du côlé op- posé, fait, ainsi, détacher la roulant la javelle dans l’eau, f javelle; ceci, afin que, en s’égouttant, cette filasse ne soit pas en contact avec le sol. gazons, destinés à servir LE à,..’! Tous les étangs de rouissage sont enloures de prés g d’étendage pour le chanvre. de Ja manière que nous avons décrite, Après avoir lavé chaque javelle, s’en saisit et la dresse, le gros bout l'ouvrière la jette sur le gazon; un ouvrier contre terre, appuyée contre d’autres javelles; là le chanvre s’égoulte. Chaque journée commence par l'opération que Je viens de décrire. À une heure après midi, environ, les femmes sortent du rouissoir, s’habillent plus proprement;, font leur repas, et procèdent, alors, à mettre le chanvre à l’étendage. Si cela n’a pas déjà été fait dans le rouissoir, ces fem de chaque javelle, le lien qui la serrait auparavant par le mil rtent les brins en les posant sur le gazon, e des fusils qui appuient les uns ement exposé au soleil mes poussent, vers le haut eu, et, ouvrant cette javelle par le bas, elles en éca les têtes en haut et réunies, à-peu-près comm contre les autres. Le chanvre se trouve, ainsi, parfait même qu'il ne recoil pas de pluie, circonstance er à l'air; cependant, alors beauté de la filasse, il ne lui faut pas qui est fort à désirer, surtout ponr la moins de deux jours pour se sécher complètement. trop souvent il renverse les javelles qui sont Si quelque gros vent survient, à Pétendage; äl faut, alors, se bâter d’aller les relever. des bâtimens d'économie, le chanvre Vers le soir on charge et emmène, auprès le plus souvent sans désemparer; qui a atteint le degré de siccité nécessaire; et, ÉCONOMIE DE. L'AGRICULTURE. 269 souf pour faire un léger repas, on le dépouille de sa partie ligacuse, que nous appellerons désormais Chènevotte. Cetie opérauon a, presque toujours, lieu dans la veillée, c'est-à-dire au commencement de la nuit. On se rappellera que le chanvre a, souvent, 4 mètres et plus en longueur; qnoiqu’on en ait retranché la sommité qui ne pouvait pas donner de ia bonne filasse. Cette longueur s'associe nécessairement à une certaine grosseur, et celle ci pe permettrait guères que ces tiges pussent être ronipues par le moyen des bat- toirs ordinaires, à moins qu’on ne leur donnât des dimensions et une pesanteur qui reudrait leur emploi impraticable en grand. Pour remédier à cet incon- vénieut on a recours à la méthode suivante. L’on‘plante en terre et debout, un plateau de bois dur de 30 à 55 cen- timiètres de largeur, environ, et qui ait, à peu pres un mètre de longueur, hors de terre; on entaille sa partie supérieure, de manière qu’elle ait, un peu, la forme intérieure d'uu croissant; d’ailleurs, on abat et l’on arroudit les bords de cette espèce de croissant, afin qu'ils ne présentent, à la filasse, qu'une sur- face unie er douce. Ün ouvrier prend, alors, les javelles les unes après les auires, et, commençant à les présenter par le gros bout, il les appuie sur le plateau et les y avance, de manière qu'il y ait, toujours, de 16 à 20 centi- mètres, de tige non-rompue en dehors du plateau. Pendant ce temps-là, deux femmes, armées de bâtons durs, et pesants, surtout, à leur extrémité inférieure, un peu dans le genre des massues, frappent sur le bout de la javelle à mesure que l’ouvrier l'avance; un seul coup suffit pour rompre celle-ci, de manière que, si la javelle a 4 mètres de longueur, il faut, environ, dix coups de cha- cune des femmes pour la rompre, l’extrémité supérieure que louvrier tient dans sa main n'étant point soumise à ce battage. Si les ouvriers sont exercés à ce travail, une minute sera plus que suffisante pour rompre trois jayelles sem- blables. Aussitôt que louvrier qni tent la javelle, Pa avancée près de sou extré- mité, il la quitte d’une main pour en saisir une autre, afin de la substituer à celle-là, au moment même où il l’a achevée, de sorte qu'il n’y ait aucune in- terruplion à cette opération. Avant de poser la javelle battue, l’ouvrier, ou la secoue lui-même d’une main, afin d’en faire détacher les chènevottes qui ne sont pas déjà tombées devant le plateau, ou bien il la fait passer à une ou- vrière qui fait cette opération et dépose la filasse en tas. Pour que louvrier qui présente les javelles sur le plateau ne soit, également, pas arrêté dans cette opération, il faut que l’ouvrière qui lui apporte les faisceaux de javelles, ait soin de placer celles-ci de manière qu'il en ait toujours sous la main. 270 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. La filasse sort de cette opération, souvent entièrement dépouillce de chè- nevoites sur toute sa longueur, sauf à lextrémité que louvrier tenait dans sa man. Afin d'accélérer ce premier battage, l’on a inventé des moulinets qui rem- placent les ouvrières armées de bätons. Ces moulinets ressemblent assez aux dévidoirs qui se meuvent verticalement, seulement ils sont de dimensions tout autrement grandes et, au lieu d’av oir, à extrémité de leurs quatre bras, des croissants destinés à recevoir l’écheveau, 1ls ont des espèces de maillets destinés à rompre le chanvre, ls sont mus, à lPaide de manivelles, par un ou deux ouvriers; ils pourraient également l'être par le moyen de l’eau. Lorsque cette opération est terminée, les ouvrières reprennent cg poignées de chanvre et les passent, alors, à un battgir muni d’un seul fléau, semblable à ceux qu'on emploie en Allemagne et en Suisse. Le chanvre étant en général, fort long, louvrière le saisit d’une main par le milieu, ou même plus près de l’extrèmité, et, le faisant passer entre le battoir et elle, elle l’introduit entre les contre-fléaux, en avancant sa main jus- qu'à ceux-là; alors, retirant peu à peu le chanvre à elle, elle le bat, en frappant dessus avec ce fléau, aussi vite que cela lui est possible; elle recom- mence celte opération jusqu'à ce que le chanvre soit débarrassé de ses chè- nevottes, et pour cet effet, à chaque fois, elle retourne un pen le chanvre sur lui-même. Lorsque cette partie de la poignée est expédiée, l’ouvrière passe à nne autre, jusques à ce que la poignée soit achevée. Ce second battage est suivi d’un troisième, exécuté par le moyen d'un bat- toir à deux fléaus et trois contre-fléaux. Cette fois-ci, l'onvrier ne se borne pas à battre la filasse, il la tire encore, pressée dans l'instrument, pour l'as- soupplir, et la débarrasser des petits brins de chenevottes, et des nœuds qui sy trouvent encore, On ploie alors la filasse en deux, et on la met en balles pour la livrer au commerce. Les métayers Bolonais ont l'habitude de Ja mettre auparavant en tas, la parue replée en dehors, arlistement arrangée, C’est dans cet état qu'ils la consiguent au facteur du propriétaire qui vient, avec des emballeurs, pour la trier et Pemballer. On écarte tout ce qui est tarré, de cette première qualité, et les culuvateurs, qui sunt jaloux de présenter le plas beau chanvre, ont soin, en la passant au battoir double, de faire tomber lextrémité iuferieure de la filasse des gros brins, laquelle est, toujours, et plus grossière et plus faible, et de la jeter parmi les étouppes. ——————" LA ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. o7i Les Bolonais distinguent leurs filasses en Chanvre grèse, qu’on distingue, Ini- même, en Zondrin et en Chanvre de seconde qualité; en Chanvre rebut ( Mezza Canape); en Chanvre tarré,( Basso di Canape); en Etonppes, (Stoppa); et en Chanvre femelle,(Canapazzi); ce dernier est le produit des tiges qui ont donné la graine. Chacune de ces espèces a sa destination et son emploi particulier. Il faut beaucoup de bras pour exécuter des travanx si multipliés, et le cultiva- teur qui devrait payer des ouvriers pour exécuter toutes ces opérations, lune après l'autre, trouverait rarement son compte à la culture du chanvre. Dans les contrées dont je viens de parler, cette culture n’a lieu, guères, que dans les métairies éultivées, à moitié fruit, par des familles de paysants, qui ne tiennent point note de emploi de leurs journées, et qui font, de nuit, une grande partie de ces tra- vaux. D'ailleurs, comme les récoltes de chanvre alternent, sur le même sol, avec celles de blé, et qu’on fume, plus ou moins, tous les deux ans pour celles-là, ces dernières sont ordinairement très-belles, ce qui n'influe pas peu sur le bien être du culuvateur. Reprenons ce qui se rapporte à la culture du chanvre. Lorsqu'un terrain a été adapté à cette culture, on le fame, en général, tous les deux ans; mais la quantité d’engrais qu’on lui donne n’est plus que d’une moitié de la quantité primitive; quelquefois mêmé on se borne à lui continuer, en entier, la récolte à enfouir commie engrais et ce peu de matures fécales, de fumier de volaille ou d’autres engrais, que j'ai dit plus haut qu’on recouvrail avec la semence. On assure que le terrain qui a recu, comme engrais, des plumes, des ra- clures de cornes, ou des gâteaux de colza pulvérisés, produit plus de filasse, et que celle-ci est plus belle, plus moelleuse et plus pesante. La grêle, même la plus légère, endommage sensiblement le chanvre, elle fuit, aux tiges des plantes, des plaies qui detériorent considérablement la filasse. Une récolte de chanvre fortement grèlée, doit être coupée sur le champ, elle n’est bonne qu’à être jetée au feu, ou tout au plus à être convertie en en- grais, mélangée aux excréments du bétail. Les vents violents endommagent aussi le chanvre; ils battent ses uges les unes contre les autres et détériorent la filasse; quelquefois même ils rom- pênt la plante, ou l’ébranlent au point d’en arrêter la végétation. Le chanvre redoute extrêmement une humidité excessive; 1l n’a aueun succès dans un terrain qui n’est pas parfaitement égoutté. Une chaleur excessive peut lui être nuisible, lors, surtout, qu’il n’a pas reçu 272 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, d'engrais végétaux, en faisant entrer(à ce qu’on prétend) le fumier contenu dans le sol, dans une espèce de fermentation que les Bolonais appellent sub- bolizione, qui retarde la végétation dans sa marche, et empêche que le chanvre ne prenne up grand accroissement. Si le sol est trop maigre, la plante demeure chétive, misérable, au point de ne pas payer la moitié des frais qu’elle coûte. Si le terrain est excessive- ment gras, souvent 1l sintroduit dans les tiges du chanvre des vers qui en dé- truisent ou, du moins, endommagent une grande partie, en faisant rompre les plantes, au milieu de leur végétation. Les chenilles font aussi beaucoup de mal à cette plante. Durant les travaux que le chanvre exige depuis qu'il a été seie, le chanvre redoute extrêmement la pluie; celle-ci lui Ôte sa belle couleur, et altère sa qualité. Eufiu une méprise au rouissage peut détruire la qualité de la filasse. Toutes ces circonstances font, de la culture du chanvre, lune des cultures les plus casuelles qui existent; elle exige une succession de travaux et d’a- vances de plus de treize mois et, souvent, peu de temps avant le moment qui doit récompenser de tant de sacrifices, un instant suffit pour faire éva- nouir jusqu’à lespérance d’en trouver la réemunérauon. Mais cette culture ne s’aurait s'associer à la négligence et à des procédés vicieux; elle est dune la compagne de récoltes en général belles; aussi, dans les contrées. où la cul ture du chanvre est poussée à une grande perfectson, le peuple des campagnes jouit il, en général, de plus de bien être qu'il w’en a, daus la plupart des contrées où cette culture west pas introduite. Gardons-nous cependant de croire, comme le paysan Bolonais, que le chanvre ait une influence avantageuse sur le froment qui lui succède. Al est, au con- traire, assez épuisant pour que chaque quintal filasse absorbe les sucs d'environ 10 où 12 quintaux de bon fumier ordinaire, ou de l'équivalent en engrais d’autres genres. IL est très-probable que, si lon. consacrait les mêmes soins à la préparation d'autres récoltes, on obtiendrait, de celles-ci, des produits bruts si ce n’est supérieurs, du moins égaux à ceux du chanvre, et, dans tous les cas, avec beaucoup moins d’avances. Au reste, il est rare que la première fois qu'on sème du chanvre däns un terrain, Pon obtienne une récolte de la plus grande beauté, on ven obuent guères de ce genre, que lorsque les engrais Ont été parfatement mélangés et se sont comme combinés avec le soi, Si ce mélange parfait, si ceue combinaison à ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, 52 279 en lieu, si le térrain est favorable, et la culture excellente, l’on péut éspérer une récolte de Bb. à 600 et même jusqu'à 1b. 700 filasse par journal, ét comme cette filasse, bien préparée, se vend, assez souvent,+ 40 le quintal, il se peut que le produit brut de la récolie s’élève à+ 280 par journal, que nous fédiirene cependant 4: 4: ui, ou SEA+ 200. Les frais que ce produit aura occasionnés seront, à-peu- près, les suivants: Ta denR ter Se Or.: 22000[Où League cons+ 4 Paiser lé traineau à régalér 5. 05 D Qui lue ils 30 charges fumier, charrier et épandre+ Fes on us 1 quintal fèves et semer.....1..,...,.‘@f.*08>.40n d'Honee dé rene irétoltes 4 Un LU Le ao 27 Fefesdre le detx-ers-ljbour. 2 21,141 2 2 4 Passer le traîneau à régaler et faire les raies d'écoulement. 2, 5o Un labour à la bêche, en automne, pour enterrer les fèves, 19 jéurnées/d'éhdfiera Æ1, 60:! PUS 0, 18 LG 99: La semence de chanvre peut être compensée par la récolte de la graine. à Engrais à enterrer avec la semence, au printemps,+ 18, dont à charge de cette récolte. E RME D dd UNE, Intérêt d’une année des engrais et travaux préparatoires de FoNREE Debédement Po OL Tes Jus sa outil 13, 64 Enterrer la semence et les engrais avec la houe et passer le yateau, 4 journées femmes....... Lo Pouce TS Æ SAMCIAMES Ne ee et pre PLUME TRES à RS 6 6 pa a oc 9 Secouer, trapsporter, assoriir, lier. à.:. …... EU| Transporter au rouissage, laver, faire sécher, transporter de nouveau à la maison, donner les trois battages, cet onvrage se fait à la tâcbe pour+ 6 les Ib. 100 ou les 5o kilogran. 30 PE te a duc ce Portion du loyer de l'étang de FO get JU 0, La 0 158,04 H resterait un produit net de.....,.+ 61, 96 Si le labour profond a eu lieu à la charrue> Cette circonstance pent appor- ter une épargne de+ 9. 40 sur les frais, et porter le produit net à+72. 56, par journal, 35 274 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. Au reste, ce n’est pas trop que de déduire un cinquième du produit brut, pour couvrir les casualités; ce serait+ 40 à Ôter de ces+ 74, 26; il ne reste- rait donc réellement que+ 31, 26. Si le sol est maigre, et s’il n’a pas recu la préparation convenable, le pro- duit sera, alors, infiniment moins considérable, et, souvent, loin de couvrir les frais. {I est même rare que, la première fois qu’on sème du chanvre dans un terrain, il donne une récolte trés-abondante, si l’on n’a donné, à ce terrain, une quan- té d'engrais plus considérable que celle ci-dessus, avec une culture parti- culièrement bonne. Comme nous n'avons pas, que je sache, la meilleure manière de cultiver le chanvre, une instruction détaillée complete et écrite dans notre langue, sur j'ai cru ne devoir négliger, ici, rien de ce qui pouvait guider les gens de campagne dans cette culture. parlé de la machine nouvellement inventée pour travailler le lin Je n’a pas et que l’on cherche à appliquer également sans le soumettre au rouissage, au chanvre; après avoir fait essayer cette mac} ait absolument impropre au travail ne sous mes yeux, je suis de- meuré convaincu que sa construction la rend étation. La partie bgneuse du chanvre bolonais d’un côté, si on la brisait entre des ou déchirée, et que, d’un chanvre d’une belle veg est ordinairement trop grosse pour que, roues canelées, la filasse ne fût pas souvent rompue de l'autre; la machine ne s’usat pas promptement dans un tel travail. D’ail- leurs, le travail du chanvre, parce moÿen et il n’y a aucun doute que la quantité de fil ne füt, proportionnément, considérablement augmentée. , serait plus long et plus coûteux, asse qui tomberait en étoupes Les plantes colorantes. La Garance. f. 207. Cette plante veut, tont comme le chanvre, pour elle, il importe, plus encore, que et qu'il soit exempt de toutes espèces de ent souvent à près d’an un terrain très= riche et qui ait recu une préparation accomplie; le sol ait été culüivé profondément, mauvaises herbes; puisque, d’un côté, ses racines pénètr de l’autre, s'étendant aussi sous la superficie de mètre de profondeur, et que, qu’on lui donne, durant sa végétation, des cul- sol, elles ne permettent guères ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 275 tures assez profondes, pour détru re les matvaises herbes, qui, cependant, lui portent toujours dommage, si même elles ne la détruisent tout- à- fait. La garance veu, de plus, un terrain leger et qui n'ait pas trop de CODSsislance; sans cela, elle coûte, à récolter, une main-d'œuvre à peine croyable. J'ai, moi-même, payé+ 240, par journal, de frais pour faire cette récolte; à la vérité, il en était résulté un défoncement du sol, à 85 centimètres de profon- deur, tellement parfait, que la luzerne qu’on y sema devint d’une beauté qui pourrait difficilement être dépassée. Afin de gagner du temps pour préparer le sol, il convient, en général, mienx de former, dans un terrain riche et sablonneux, et dès le printemps, un semis d’où l’on tire les plants, en automne, pour les mettre en place. De cette manière, on peut profiter du sol, pendant tont l'été, et s’y procurer une récolte sarclée, laquelle paie largement les frais de nettoiement; alors, la garance n’occupera guères le sol que pendant 22 mois. I convient de planter la garance en lignes espacées à 5 décimètres les unes des autres, et les plantes à 55 centimètres, environ, de distance dans ces lignes. On lèvera les plants du semis en octobre, et on les plongera, immédiatement et à mesure, dans la bouillie végétale dont j'ai parlé à f.196; mais sans retrancher la sommité des plants. Comme les racines de la garance ne sont ni droites, ni tres-pliantes; mais, au contraire, cassantes, il ne serait pas trop praticable de les metire en terre avec le plantoir; je pense, en conséquence, que le meilleur _-moyen de faire la plantation est le suivant. On tracera, sur le sol préparé, des lignes ou sillons parallèles, à 3 mètres les uns des autres; celte opération pourra se faire, auprès d’un cordean tendu; avec une petite charrue où buttoir; après avoir ainsi marqué les planches, on jettera, l’une contre l’autre, une tranche de terre de chaque côté de la ligne, de manière à former un ados d’environ six décimètres de largeur. Ou pourra employer, pour cela, la même petite charrue, à laquelle on aura Ôté un des yersoirs, Ou tout autre charrue légere, qui puisse être mue par une seule bête de trait. Des femmes on des enfans, réparus sur toute la longueur des sillons, déposeront, alors, les plants à la place qu'ils doivent occuper, c’est-à-dire à 33 centimètres les uns des antres, appuyés contre les deux tranches qui auront été reuversées, la sommité du plant, sa fane, étendue sur le terrain labouré, tandis que le bas de la raciue atteindra le fond de la raie. L'on donnera, ensuite, de chaque côté, deux autres traits de charrue, et, par ce moven, l’on renver- sera, contre le premier ados, quatre autres tranches, dont les deux premières garniront les plauts qu’on aura déposés dans le sol, Dre CE roms 276 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. L'on placera de nouveaux plants contre Îles tranches des deux raies qui seront restées onvertes, puis, de chaque côté, l’on renversera une nouvelle tranche, et, en faisant cela, on atteindra, presque, le milieu de l’espace qui sépare les ligues; de sorte que la planche se trouvera accomplie, si ce n’est que, entre deux planches, il restera une côte étroite. On concoit que afin de ne pas offenser ni déranger les plants qui auront été placés dans les sillons, faudra que l'animal qui taînera la charrue, marche, non au fond de la raie, mais au bord, et sur le terrain que cette charrue va renverser. Cette planche portera quatre lignes de plants. On passera, alors, à la plan- che suivante, et quand celle-ci sera accomplie et qu’on aura refendu la côté, avec la charrue munie de ses deux versoirs, il restera, entre les deux plan- ches, une rigole ou un fossé ouvert, au moyen duquel la garancière sera parfaitement garantie de l'humidité, si, du moins, on a eu l'indispensable soin de donner, à ce fossé, toute la profondeur nécessaire. _ Si Fon a donneé une largeur convenable et égale à chaque tranche, et tiré des sillons irès-droits, cette plantation sera aussi régulière qu’on puisse la désirer. L'été suivant, on sarclera la garancière soigneusement, deux fois au moins; au mois de Juin ou de Juillet, la garance fleurira, il conviendra alors de la faucher, pour s’en servir comme fourrage, à moins qu’on ne veuille en récolter la graine. En automne, on étendra, par-dessus la garancière, 6 charges de 20 quintaux fumier bien consommé, et l’on recouvrira ces engrais avec de la terre qu’on enle- vera, avec la bêche, dans le fossé qui sépare les planches, Au printemps de la troisième année, on donnera un dernier sarclage; en Juin ou Juillet on fauchera la fane pour fourrage, si on ne veut la laisser por- ter sa graine. En Août, on récoltera la garance en défoncant le sol. Il na paru, après divers essais, que le moyen le plus réellement économique de faire cette opération, de manière à ne laisser en arrière aucune parte des racines, c’est d'y employer des ouvriers munis de hoyaux à deux pointes et de pèles, lesquels procèdent comme pour faire un défoncement. Si même cette méthode coûtait quelque chose de plus que les autres moyens qu’on pourrait employer, elle compenserait largement cet inconvénient, par les avan- tages, qu’elle assurerait pour les récoltes suivantes. Voyons maintenant ce qu’on peut espérer de cette culiure, sur un journal de terre, ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. Dépenses. Première année. Préparation du sol, comme pour le chanvre, en y joignant la valeur totale ha Put 4. 0 mat 290,40 Si, au lieu de cela, il y a eu une récolte sarclée, les frais seront bien moins considérables. Tracer les lignes avec une petite charrue ,; ou un culuvateur à cheval et le cordeau, si, déjà, ces ligues n’ont été tracées en faisant on be nn pu Pia nou ur 1 Labour avec la petite charrue à cheval, pour plantér.... 3 Eaviron 14,000 plants de garance plongés dans la bouillie végétalé. 22 Les mettre en place, huit ouvrières, chacune À journée... 4 Faire er curer,les fosses entre les, planches, su, ui siscsn 2 Seconde année. RO nn 4. 6 D dome.. 0.. …... 2.|. 3 6 charges fumier, les charrier et épandre,..,..... 60 Les recouvrir avec de la terre des fossés......,.. 2 Troisième année.: M RE M ah ss ex 3 Harcohe du fiurrmagel: set 2007 5 oungogm te nus d SUR 4 Récolte de la garance et défoncement du sol(1)...... 90 Bntérét desuavaües her pin M de Dei ra 09 DU die: 40, 6o Doul-des frais...< 2,., … À 577 Produit probable. Liv. 800, ou 400 kilog. racines de garance sèches et bien net- de nn à eve ed DER (1) Si le sol n’est pas très légér, et que la terre ait de la disposition à rester agglomérée en moltes, celte récolte peut coûter infiniment plus; parce que, alors, il faut briser toutes ces mottes, pour en tirer les racines de garanc, qui peuveut y être renfermées. Ces racines etest, à sonlour, transformé en éléments de matière organique animale, ou il est décomposé et dissous, et, par-là, transformé en élé- ments de yécétation, en substances propres à la nourriture des plantes. Souvent aussi Jes végétaux se décomposent et rentrent directement dans l’économie de la végétalion, sans que les substances dont ils étaient composés, passent par le corps des animaux, Les substances minérales, elles mêmes, peuvent être transformées en matièrés orgas niques el, alors, elles entreat dans la rotation dont j'ai parlé ci-dessus, El résulte de tout ce que je viens de dire que les éléments de nutrition, soit des plantes, goit des animaux, doivent être en grande partie les mêmes, quoique sous des propor- tions, et des préparations diverses, et sous des formes qui ne paraissent pas avoir rien de £conmun, ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. j._ a07 La laîche ou bâche contenant beaucoup plus de sucs nutriufs que la paille; quoique moins que le foin proprement dit, doit avoir une valeur tout autre- ment considérable que la paille, et d’autant plus, que le mélange avec les matières animalisées, lui fait bientôt perdre son acidité. Si, pour la reproduc- tion du fumier, le foin est évalué à+ o, g2 le quintal, la laîche ou bäche peut l'être à+ o, 68. Quant aux feuilles qui sont tombées des arbres en automne, et qu’on emploie au même usage, il y a des variations infinies de celles du noyer, qu’on croit égaler et même surpasser la paille, à celles du chène qui, contenant beaucoup de taunin, ne se décomposent que très-lentement et très-difficilement. Au reste, lorsqu'on a des feuilles à sa disposition, Von ne saurait en faire un meilleur usage que de les employer comme litière, sous le bétail, pour les convertir en fumier. $. 286. La convenance de donner de la litière au bétail à cornes et aux cochons, est beaucoup moins évidente que celle d’en tenir aux chevaux et aux bêtes à laine; pour ceux ci, le besoin d'empêcher que les excréments ne s’attachent au poil des uns et à la laine des autres, rend la litière absolument nécessaire. Au reste, si même la liuère n'avait d'autre uulité que de tenir le bétail plus au sec et mieux cou- ché, il serait encore convenable d’en douner, toutes les fois qu’on pourrait s’en procurer à bas prix; mais ce n’est pas à cela seulement que se bornent les avan- tages de la litière, puisque, lorsque les matières qu'on emploie à cet usage ont été mélangées avec les excréments du bétail, elles entrent en fermentstion, se décomposent, et se combinent avec ces excréments pour faire un tout quask homogène, parfaitement adapté aux besoins de la végétation. Cependant, si l’on n’a pas de liüère à donner aux bêtes à cornes, elles penvent très-bien s’en passer; sans parler des vacheries des montagnes, dans lesquelles on ne donne guère de la htière au bétail, et où celui-ci n’en jouit pas moins d’une santé parfaite, on sait que les bêtes reposent fort bien sur un plancher incliné, fais de plateaux de bois dur, ou de briqnes maconnées et placées de champ, qui laisse «un libre écoulement aux eaux. Dans le Bolônais et la Romagne on ne donne aux loges des bêtes, que tout juste la longueur nécessaire pour que les pieds de derrière de ces bêtes puissent y reposer; derrière ces loges et tout auprès, est une rigole ou canal, de 25 à 30 cenümètres plus bas que les loges, où tombent les Cd 990 excréments; de celte manière, il est rare que les bêtes se salissent, alors même qu’elles n’auraient pas de litière, ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. Pour les bœufs qui reposent à nu sur leurs loges, il convient qu'il y ait, au plancher, des trous par où les urines puissent s’écouler à mesure; sans cela elles croupiraient toujours plus ou moins sous le corps de l'animal, et pour- raient lui nuire, ÿ. 260, Les cultivateurs de la Suisse allemande donnent, à leurs fumiers, des soins extrêmement convenables, et qui me paraissent devoir être rapportés ici. Je dois rappeler que ces cultivateurs font un grand usage des engrais liquides que nous nommons liziers ou lizée, et les Allemands Gülle, et que, en conséquence, leurs établissements rustiques sont pourvus des fosses ou réservoirs nécessaires pour la préparation et conservation de ces engrais. J’examinerai bientôt ce sys- tème d'opérations sous ses rapports économiques; mais je dois, auparavant, en décrire les procédés. Derrière les loges des bêtes est une rigole en boïs, parfaitement horisontale; sous cette rigole et sous l’allée de l’étable, sont placés 5 réservoirs à lizée, de au plus 18 décimètres de profondeur, et de 12 à 14 en largeur. La rigole a des ouvertures par lesquelles elles peut se vider dans chacun de ces réservoirs, et qu’on ferme et ouvre à volonté; d’ailleurs on a fait, au-dehors, les dispositions nécessaires pour pouvoir introduire, dans cette rigole, autant d’eau que cela peut être utile. On étend la litière sous le bétail; mais, chez les vaches’ en particulier, ce n’est guère que la parue de cette liuère qui est sous le derrière de la bête, qui reçoit les excréments et se salit beaucoup. À mesure que les animaux laissent tomber de gros excréments, le valet qui soigne les bêtes, tire ces excréments, sans la paille, dans la rigole, où, d’ailleurs, les urines se rendent d’elles-mêmes; avant que la rigole soit à moitié pleine, et, au moins une fois chaque jour, le valet intro- duit, dans cette rigole, une quantité d’eau égale à celle d’excréments, puis il les brasse soigneusement ensemble, de manière à en faire une sorte de bouillie brune, qu'il fait ensuite couler dans la fosse destinée à la lizée de la semaine; il remplit de nouveau la rigole d’eau, et la lave soigneusement, afin que l’eau se charge de tous les sucs qui y étaient demeurés, el il fait de nou- veau couler cette eau dans la fosse. De cette manière, il y a toujours trois parties d’eau avec une d’excréments. Lorsque ces excréments proviennent de bêtes à l'engrais, on ajoute une partie d’eau de plus. On réunit ainsi, dans une ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 333 même fosse, les excréments de toute une semaine, pour les y laisser subir leur fermentation; celle-ci, dans les temps chauds, s’accomplit ordinairement en 15 jours, qui se prolongent quelquefois jusqu’à un mois, lorsque la tempéra- ture est froide(1). 11 reste toujours, parmi la paille, une plus ou moins grande partie des excré- ments. Ordinairement deux fois par semaine, le valet enlève, de dessous les bêtes, la partie de la litière qui est aïnsi salie, en laissant celle qui, placée au- devant des bêtes, est restée à peu près dans son état primiuf. Il tire cette première dans la rigole, et là il la foule, avec ses pieds, puis il la re- iourne avec un trident, ou tout autre instrument, afin de la bien imprégner d’excréments; il la comprime de nouveau, de manière qu’il ny reste aucune partie sèche; puis il la pousse à l’extrémité de la rigole vers la porte, pour Py laisser égoutter; alors il transporte ce fumier sur le tas, y étend d’une manière aussi accomplie que possible, et en telle sorte, qu'il y ait, partout, une même proportion d’excréments; ensuite il marche sur le tas, afin de le serrer et qu’il n’y reste aucun vide où il puisse naître de la moisissure. Outre cela, toutes les fois que le tas a l'apparence d’en avoir besoin, il larrose avec les égouts qui en proviennent, lesquels il recueille, pour cet effet, dans une petite fosse pratiquée, le plus souvent, au centre du tas. De cette manière, le fumier ne tarde pas à entrer en fermentation muqueuse, de sorte que, en cinq se- maines, les matières dont il est formé sont assez décomposées pour que ce soit, alors, le moment le plus favorable pour en faire usage. Dès-lors, il ne gagne guère plus en qualité, et g à 10 mois après, si on ne Penfouissait en terre pour en tirér parti, il commencerait à perdre sensiblement de sa qualité; 1k s’y établirait une sorte de fermentation charbonneuse au moyen de laquelle, quelques mois après, ce fumier se trouverait converti en une espèce de tourbe, presque dénuée de mucilage et qui ne pourrait plus contribuer, d’une ma- niere très-essentielle, à la reproduction des végétaux. Ainsi que je l’ai dit plus haut, on réunit dans une même fosse, toute la lizée d’une semaine; ce mélange ne tarde pas à entrer en fermentation; alors il se forme, au-dessus, une écume composée, en grande partie, d’all umine(2) et des parties fibreuses des excréments; la partie liquide qui est au-dessous, qni con- (1} Je dois la pluspart des détails que je donne ici sur la réduction des excréments en lizée à M." de Grouner ci-devant Capitaine général des mines de la Suisse, lequel s’est occupé depuis maintes années, en observateur éclairé et profondément instruit, de tout ce qui se rapporte à l’économie des engrais. (2) Substance semblable au blanc d'œuf. 333 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. tient, surtout, le mucilage étendu dans l’eau, constitue la véritable lizée; au fond de la fosse, il se forme un sédiment, auquel vient se réunir l’écume, lorsque, par le moyen d’une pompe, l’on a enlevé toute la lizée de la fosse; on puise ce résidu, et on l’étend sur le tas de fumier; là il se combine avez les engrais concrêts. L’addition hebdomadaire de ce sédiment au tas de fumier, rend le besoin d’arroser celui-ei beaucoup moins fréquent. L’eau mélangée avec les excréments d'animaux, est tellement dénaturée de sa constitution primitive, que, st l’on en étend la moindre goutte sur un corps parfaitement blanc, dur et uni, et qu’on l’observe avec le microscope, l’on y découvre une multitude d’animaux imperceptibles à la simple vyg, et qui se meuvent en différents sens. Il est probable que cette circonstance contribue à animaliser cette eau; tout au moins est:l certain que cette prodigieuse quantité de petits corps organiques, en se décomposant, doit devenir, pour les plantes, une nourriture assez substantielle; mais comme les sucs nutriufs que contient l'eau, ne sont qu’en petite proportion, l’addition des substances alimentaires, qui peut avoir lieu par ce moyen, ne doit jamais être bien considérable. La lizée dont la fermentation est accomplie peut se conserver, sans s’altérer, pendant plusieurs mois; mais je n’ai pas besoin de répéter qu'il convient de donner aux engrais toute l’activité qui est possible. Du reste si l’on veut en faire des provisions, il faut que les grands réservoirs soient places de manière qu’on puisse y faire couler la lizée sans frais; il faut aussi qu'ils soient cou- verts et préservés de la gelée. Là où les fosses ne sont pas placées sur des plans assez inclinés pour qu’on puisse faire couler la lizée, de la fosse même dans des tonneaux placés sur les charriots qui doivent la transporter sur les terres, on puise celte lizée par le moyen de pompes qui, en guise de piston ont un sac de cuir, en forme de cône renversé et lequel, sans pouvoir être refoulé sur lui-même, se reserre, cependant, en descendant, pour laisser passer le liquide, puis se rouvre en remontant et, ainsi, élève la lizée comme l'aurait fait un véritable piston. Ordi- nairement ces pompes sont portatives; on les place dans le lieu ct au mo- ment où l’on en a besoin, de sorte qu’une seule suflit pour une exploitauon même assez considérable. Au reste, l’ouvrier le moins exercé peut en faire une, mème en fort peu de temps. A l’aide d’une telle pompe un valet peut, en une matinée, remplir une dizaine de grands tonneaux, que Vattelage charrie à mesure sur les champs et sur les prairies. Afin de réparur la lizée d’une manière plus égale, on place, der- rière le tonneau et en travers du charriot, un caisse étroite, qui dépasse Lérêré ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, 335 les roues, de 15 à 18 centimètres, et qui est percée à son fonds, de trois ran- gées de trous, en quinconce. La lizée se rend dans la caisse, au travers d’un robinet à bouche recourbée; afin qu’elle se distribue également dans cette caisse, et ainsi tombe, d’une manière uniforme, sur toute la largeur de la bande par-dessus laquelle cette, caisse passe, on place dans la caisse, devant l'orifice du robinet, une planche destinée à rejeter cette lizée des deux côtés. Si l’on veut fumer peu, c’est-à-dire étendre beaucoup la quantité de lizée qu’on a, l’on imprime au chariot un mouvement rapide, ou bien on recouvre une des lignes de trous, en ayant la précaution de n’ouvrir le ro- binet qu'aux deux tiers de ce qu'il peut l'être. Veut-on fumer abondamment, on fait marcher les bêtes d’un pas lent, en laissant ouverts, tant le robinet que la totalité des trous de la caisse. L’on peut, de cette manière mieux que de toute autre, graduer l’amendement qu'on donne au sol. Pourvu qu’on épande la lizée dans la soirée, ou le matin de bonne heure, elle ne court jamais le risque de brûler les plantes, ni même d’altérer leurs feuilles. Elle peut être appliquée indistinctement où aux herbages vivaces, ou aux récoltes en pied, ou aux terres labourées, il suffit qu’on puisse l’épandre sans trop de frais. La lizée est parfaitement adaptée aux besoins de la végétation, il paraît que, à l'instant où elle a été épandue sur le sol, les succçoirs des plantes commencent à se l’approprier ,-et comme son état de liquidité fait qu’elle se: divise et s’étend infiniment plus que les engrais concrêts, c’est, incontestable- ment, le moyen le plus accélératif de transformer les fourrages en de nou- veaux fourrages; puisque, en été, il ne faut, pour ce retour, guères qu’une période de sept semaines ou deux mois, lorsqu'il a lieu par le moyen des lu- zernes et des trèfles. Cette circonstance rend ce genre d'économie extrêmement profitable| dans de petites exploitations où des familles de paysanis, consa- crant tout leur temps au sol qu’elles culivent, n’emploieraient également pas leur temps à d’autres travaux, lors même qu’elles renonceraient à transporter, ainsi, leurs engrais sur leurs‘terres dans l’état de liquidité. Pour la grande culture et les grandes exploitations, il restera à examiner si l’établissement des fosses et ré- servairs nécessaires, le transport d’engrais sous un beauconp plus grand volime et un beaucoup plus grand poids, et les frais qui en résultent, n’absorbent pas le bénéfice qu’on trouve dans cette prompte uulisation des sucs. Il ne faut pas confondre la lizée avec les égouts des fumiers et des cours de fermes, ceux-ci sont d’une couleur beaucoup plus brune et ont des qualités différentes, selon les matières dont ils sont composés, 354 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. Voyons maintenant quels sont les frais'que coûte cette manière de traïter et d’employer les excréments du bétail, afin de les comparer avec les avan: tages qui peuvent résulter de cette méthode, et prenons pour base de nos calculs une étable de 20 bêtes à cornes. . A pp,.», Cinq fosses à lizée de 8 mètres cubes de vide chacune, construites dans l’é- table même, derrière les loges des bêtes, c’est-à-dire sous Pallée et la rigole, peuvent coûter, établissement, la somme de+ 800, dont la rente, à 10) pitt, ISèra 2 404 DENAIN ANS ONE SCALE He ROIS L'entretien annuel s’élèvera à..... SP De te tan Me 20: L'usage et la détérioration des chariots, tonneaux et autres utensiles. 110 Main-d’œuvre pour l’addiion de l’eaa et la manipulation de la lizée dans les fosses; À de journée d'homme par jour........ 90 Pomper, et charrier sur les terres 1200 charges lizée en une année. 900 Total, des frs, 0 2 Dont il faut déduire, les frais que coûterait le transport et l’épar- pillement des mêmes excréments dans l’état concrêt...... 300 L'augmentation de frais occasionnée par la transformation des ex-| créments enlizée, et par leur emploi sous cette forme, s'élève à..+ Il est à présumer que ces 1200 charges lizée contiennent les sucs de 150 charges de 20 quintaux fumier et que, de cette quantité, deux uers se re- produiront, dans la saison de végétation, une fois de plus que s'ils eussent été employés, même très-judicieusement, dans l’état concrêt, cela ferait donc un gain de 100 charges de 20 quintaux fumier de très-bonne qualité, ou l’équi- valent de+ 900 seulement. Ainsi donc, quoique cette manière de tirer paru des excréments du bétail soit très-ingénieuse; quoiqu’elle puisse être d’une grande utilité dans la petite culture; quoique quelques contrées de la Suisse lui doivent, en grande partie leur aisance; il est, cependant, douteux que, dans beaucoup de grandes exploitations, ce genre d'économie fût réellement avantageux, si Ce n’est pour quelques cas particuliers, et surtout pour les com- mencements d’une entreprise agricole où, avec une extrême besoin d’engrais, on n'aurait aucun moyen de s’en procurer du dehors. $. 290. Les moyens par lesquels le cultivateur réalise Ta valeur de ses fourrages dans son exploitation sont: l’entretien du bétail de trait pour exécuter les travaux de cette exploitation; la mulüpliçation et l'éducation du bétail; Ventretien de 535 2 L A 4 0‘«, 4 vaches à lait; l’engraissement de bêtes à cornes; la multiplication et l’engrais- ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. sement des cochons; enfin la muluüplhication, l’entretien et l’engraissement des bêtes à laine; dans tous ces moyens de réalisation, la reproduction des en- grais, de laquelle nous venons de nous occuper, forme, au moins, le tiers de ce qu'on peut attendre des fourrages. Avant d'examiner ce qui se rapporte à chacune de ces branches de l’économie en particulier, je présenterai ici quelques considérations générales qui s’ÿ rap- portent. ÿ.. 201. Ilest sans doute quelques localités, quelques cas particuliers, où le culu- vateur trouve à louer des bêtes de trait, pour les besoins de son exploitation, à un prix modéré, si ce n’est inférieur à ce qu'il lui en coûterait pour exécuter -les mêmes travaux avec des bètes entretenues chez ui; mais ces cas sont rares, et il serait plus rare encore, que ces travaux pussént être exécutés, par ce moyen, toujours dans le temps plus opportun, et de la manière la plus con- venable. Le cultivateur doit donc, en général, se résoudre à entretenir les bêtes de trait dont son exploitation a habituellement l’emploi; mais sera-ce aux bêtes à cornes qu’il devra donner la préférence, ou sera-ce aux chevaux? J'ai déjà examiné cette question, ci-devant(. 32, je renverrai ce que j'ai encore à dire sur le même sujet au moment où je traiterai de chaque espèce de bétail en parüculier; ici je n’ajouterai qu’un petit nombre d'observations, qui se rap- portent à toutes les bêtes de-trait indistinctement. f. 292. La nourriture, c’est-à-dire son abondance, sa qualité et sa bonne distribu- tion, influent considérablement sur la vivacité et les forces de l'animal. L'eau que le bétail boit contribue aussi à sa maigreur ou à son embonpoint; en gé- néral Peau crue et froide ne lui convient pas, lorsqu'on n’en à pas d'autre à lui donner, il convient de la laissér pendant quelques temps au soleil ou dans létable afiu de réchauffer cette eau, et même d’y mélanger un peu de sel; il n’y a pas jusqu'aux chevaux qui n’en retirent de l’avantage, 6. 293. Nulle bête ne prospérera, si elle n’est soignée avec une extrême régularité, soit pour les heures des repas, soit pour la quantité de nourriture. Presque tous les valets, soit par paresse; soit par incapacité, donnent, aux bêtes, plus 336 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. de fourrage qu’elles n’en peuvent consommer à la fois; ces bêtes en choisissent d’abord les meilleures parties, le reste demeure au râtelier et y contracte un mauvais goût, une odeur nauséabonde, qui Ôôte, au bétail, son apéut, et finit par devoir être jetée dans la litière; ainsi le bétail dépérit au lieu de gagner de l’embonpoint et des forces. Il est d’une grande importance que les bêtes de toutes les espèces, ne recoivent, à la fois, que la quantité de nourriture qu’elles peuvent manger sans interruption; tout ce qui va au-delà nuit à l'animal et aux intérêts de l'exploitation; il ne faut pas hésiter de se défaire de tout valet qui ne veut pas concevoir celle règle et s’y soumeltre d’une manière absolue. f. 294. Les bêtes de trait de toutes les espèces peuvent fort bien supporter neuf heures d’un travail modéré, pendant 5 ou 6 jours de la semaine. Je dis modéré; car si l’on exige d’elles tout ce que, avec effort, elle peuvent exécuter, l’on consom- mera, en un jour, les forces de 3 ou 4. Il y a, sans doute, de Pavantage à ob- tenir,.des bêtes, tout ce qu’elles peuvent faire sans trop se fatiguer; mais tout ce qui va au-delà est si nuisible, qu’il vaut mieux rester un peu en deçà que de le dépasser. 6. 295. C'est une très-mauvaise méthode qne de conduire les bêtes de trait en les battant avec le fouet, ou en les piquant avec un éguillon; celui-ci n’atteignant qu’une bête à la fois, dérange, presque tonjours, l'harmonie de Pattélage; quant au fouet il ne doit être employé, sur l'animal même, que dans les occasions rares où l’on a besoin d’un effort instantané que la bête ne ferait point sans un mou- vement d'émotion subite; ainsi, par exemple, pour forcer l'animal, presque épuisé, à ne pas s'arrêter dans une ornière ou un enfoncement, où ses forces ne suffiraient pas pour vaincre la force d'inertie; hors de là, il ne doit être mis en œuvre que pour opérer un claquement qui rappelle les bêtes à l’acuvite, et surtout qui commande le moment du départ; qui donne ce signal d’action né- cessaire pour réunir, à un même instant, cet eflort des bêtes qui doit vaincre la résistance et la force d’inerue. Dans quelques contrées de la Suisse j'ai vu les charretiers siffler à leur bêtes au travail, des airs dont la mesure s'accordait avec leur mouvement; il sem- blait que ces bêtes en eussent quelque plaisir et qu’elles en cheminassent plus gaiment. Dans d’autres, au contraire, Îles jurements, le fouet et laigullon étaient employés, à l'envi, à tourmenter les bêtes de trait. Le cultivateur sensé ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 557 ne manquera pas de bannir cette dernière méthode; en cela, comme presque en toutes choses, son plus véritable intérêt se trouvera dans ce que prescrit l'humanité. f. 206. Ïl est des contrées qui abondent en pâturages, auxquels on ne peut don- ner d’autre destination, que de les consacrer à la nourriture de jeunes cheveaux ou bêtes à cornes; là on peut élever à meilleur marché, parce que de tels paturages doivent être à pas prix. Ce sont particulièrement les contréesma récageuses, où les bêtes à laine prendraient la cachexie aqueuse. Partout où l’on sera en con- currence avec des contrées de ce genre, l’on trouvera rarement du profit à élever des chevaux ou des bêtes à cornes pour les envoyer au marche; mais il peut en être tout autrement des bêtes qu’on élèverait pour son propre compte; le cultivateur peut trouver son avantage à se procurer chez lui, quoi- que à un plus haut prix, des bêtes d’une race particulièrement bonne et adaptée aux besoins de son exploitation. En traitant des bêtes à cornes et des chevaux séparément, j’examinerai ce que coûte leur éducation jusqu’à l’âge où ils peuvent donner leur rente; ici je me bornerai à quelques considérations générales qui se rapportent à la mulupli- cauon du bétail des diverses espèces. $. 297. Chez les bêtes aussi il est de la plus grande importance que l’animal, du: rant tout le cours de son développement, ne cesse pas d’avoir la quantité et la qualité de nourriture, nécessaires pour le maintenir dans son embonpoint; si une fois l’animal est appauvri, s’il commence à maigrir, ses organes perdeut leur vigueur et se rétrécissent; ce serait eu vain que, dans la suite, on Jui prodiguerait les aliments pour lui faire récupérer ce qu’il aurait perdu; un tel animal ne pour- rait plus atteindre le période de Ja taille des bêtes de sa race, ni toutes les forces dont ik était susceptible; il ne deviendrait plus qu’un animal médiocre dans son espèce. D'ailleurs le développement rapide des forces de l’animal tient, en grande parle, lieu de l’âge; ainsi un cheval abondamment nourri et parfaitement déve- loppé, a plus de forces et peut mieux résister au travail» à quatre ans, qu’un qu’il Va été mal, ne le pourrait à cinq. Une vache parfaitement nourrié serait plus en état de recevoir le taurean à un-an, qu’une appauvrie ne le serait à deux. Ainsi, l'intérêt du cultivateur le porte à la généroshé, et presque à la prodigalité en- vers ses jeunes bêtes, 45 558 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. f. 298. Beaucoup d'auteurs recommandent de ne mettre les bêtes de trait au travail que lorsqu'elles sont près d’avoir atteint le terme de leur développement, je crois cette méthode mauvaise; sans doute il faut bien se douner de garde d'employer, jusqu'à cette époqne, toutes les forces de l’animal; mais aussi faut-il éviter de donner aux bêtes l'habitude de la paresse; les forces s’acquièrent par lPexer- cice. Tout comme la gymnastique développe la vigneur et la souplesse du jeune habitant des‘villes; tout comme Île jeune paysan acquiert de la force dans le léger travail qu'on exige de lui, tandis que l’homme élevé dans l'inaction, perd ses facultés physiques paturelles: de même le jeune bétail augmente peu à peu sa vigneur, dans l'usage modéré qu'il en fait; tandis que celui qu'on laisse atteindre le période de sa croissance, sans exercer ses forces, est éprouvé par les moindres fatigues. Au reste, je ne saurais trop recommander de traiter les jeunes bêtes avec douceur; on obtient infiniment plus des animaux en Îles traitant avec bonté, qu’en les maltraitant; les coups, les menaces, leur rendent odieux et le travail er leurs conducteurs; les bêtes maltraitées dépérissent, au lieu de prospérer. Le bétail à cornes. $.: 299. C’est une erreur qu'attribuer la supériorité aux bêtes d'u ne structure particu- lièrement belle et d’une taille extrémément grande. Souvent comme bêtes de rente, elles produisent moins; les vaches les plus abondantes en lait que j'aie éues, n'étaient, en aucune manière, les plus belles de mes troupeaux; mais, au contraire, souvent les plus laides, les moins bien conformées. Les bœufs de la plus grande taille n’ont, souvent, pas une force proportionnée à leur volume; ils sont ordinairement mols et d’une démarche lente; ils mangent beau- conp, coûtent un gros capital, et exposent par-là à de grands risques. Outre cela, lés trés-grandes races ne réussissent que rarement dans les lieux où on les transplante; elles ne conservent les qualités qui les distinguaïent dans le lieu de leur origine, que dans ceux où elles obtiennent une nourriture au moins égale, si ce n’est supérieure à celle q . su CEUC RE que cette nourriture diminue d’abondance et de qualité, les forces de l'animal, son embonpoint, et le lait chezles vaches, vont en diminuant; souvent, alors, celte race distinguée par sa beauté, ne tarde pas à être inférieure à celle à welles avaient auparavant. Dès ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 339 laquelle on l’avait substituée. Si l’on eut consacré, à la race qu’on a-exclne, cette meilleure nourriture qu'il a fallu donner à la race nouvelle, pour lui conserver ses qualités, celle première race eut probablement augmenté de taille, de force et de lait; on en eut obtenu des avantages croissants; tandis que, avec celte nouvelle race, on perd sur le capital et sur la rente. +000: Je dois rappeler ici ce que j'ai dit plus baut sur la convenance de faire des expériences positives, soit avec le dynamomètre, pour découvrir qu’elle est la force relative des différentes races que l’on peut employer, soit avec une ro- maine, pour découvrir quelle est, tant la quantité de nourriture de chaque espèce que lindividu de chacune de ces races consomme en moyenne, que celle de lait que les vaches donnent, soit, enfin, au moyen d’un aréomttre, ou par des, épreuves directes sur la fabrication, pour découvrir la qualité plus ou moins buttireuse et casceuse de ce lait. C’est ainsi, seulement, que le cul- tivateur pourra être éclairé sur ses véritables intérêts dans le choix d’une race de bêtes à cornes; car ce culuvateur ferait une grande méprise, s’il supposait qu’une quantité donnée de fourrage lui procurera une quantité égale de travail, de chair, de lait, de fromage, de beurre, etc., à quelque race qu’appartien- nent les bêtes auxquelles il consacre ce fourrage. Je sais, au reste, que de telles expériences ne sont pas l’affaire de cultivateurs sans éducation; et qu’elles ne peuvent être faites que par des hommes éclairés, ca- pables d’un grande précision, et d'apprécier les diverses circonstances qui peu- vent altérer la vérité des résultats; mais aussi ces expériences méritent-elles, à tous égards, d'occuper des hommes de ce genre. Leur objet est d’une im- portance si grande, en économie politique, que les gouvernements devraient mettre beaucoup d'intérêt à les faire exécuter, et à éclairer par ce moyen, leurs ressortissants, sur cette essenticlle partie de leurs convenances écono- miques. Ce west pas tout, encore, il y a des différences si grandes d’individu à in dividu, parmi les bêtes d’une même race, que tout culüvaleur qui a en vue de retirer, par exemple, de sa vacherie, le plus grand produit qui soit possible, doit, au moins une fois par semaine, faire mesurer séparément et noter, le lait produit par chacune de ses vaches; afin de pouvoir juger de leur plus ou moins grande fécondité, et de connaître celles qu'il ne lui ne lui convient pas de conserver. Depuis long-temps j'ai fait observer cette précaution pour \ 340 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. mes propres bêtes, et je me suis convaincu, chaque jour d'avantage, de son utilité. L'on serait dans une grande erreur si, de ce qu'une vache donne beau- coup de lait bientôt après avoir mis bas son veau, l’on concluait, avec cer- titude qu’elle est très-féconde. Ce sont les vaches qui soutiennent leur produit, seulement, qui, à la fin de l’année, se trouvent avoir donne une rente suffisante. Il en est aussi qu donnent moins de lait, il est vrai, mais aussi un lait beau- coup plus buttireux et caséeux, et qui, ainsi, sous une chétive apparence doûnent, dans la fromagerie, des produits assez abondants. L'économe éclairé portera une grande attention à ces diverses circonstances, f. 3o1. Tout comme il est des hommes mols qui prennent l'habitude de l'inaction et d’une démarche lente, de même, on peut donner aux animaux l'habitude de la paresse et de la lenteur dans les mouvements, ou celle de l’acuvité, et de la promptitude dans la démarche; cela dépend essentiellement de la ma- nière en laquelle ils sont dressés dans leur jeunesse. Il est tel bœuf qui, toutes choses d’ailleurs égales, avance une moitié plus qu’un autre. Avec le premier, l'ouvrage coûtera un tiers moins qu'avec le second. Ceue seule circonstance peut, souvent, décider du bien-être du culuvateur; il doit donc y porter une grande attention, $. 3o2. IL convient de tirer le bétail de trait dont on a besoin, autant que possible, des lieux où les fourrages sont d’une qualité inférieure, où, malyré cela, les bêtes de rente donnent des produits satisfaisants, et où les animaux de trait sont tenus dans une activité soutenue. L’on peut, alors, compter que ce be- tail augmentera de produit, de forces et d’embompoint, par conséquent aussi de valeur, au lieu de diminuer, $. 303. Je ne me suis pas arrété aux qualités qui se rapportent à la chair et à la d’une grande importance; mais t en beurre, fromage et seret e de jouissance, elles graisse; ces qualités sont, sans aucun douie, celles qui se rapportent au travail et au produi dpivent aller avant tout; puisque, en une seule anne peuvent produire une différence plus grande que celle qu'il y a; à la fin de la vie de Papimal, sur les résultats de l’engraissement. ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. « Multiplication du bétail à cornes. f. 304. Pour le choix du taureau il faut, avant tout, déterminer si l'on veut se pro- curer une race avantageuse pour le trait, pour le lait ou pour l'engraissement. Pour le premier et le dernier, on choisira un taureau tel que Thaer le pro- pose à f. 1385, c'est-à-dire de formes accomplies, Pour le second, on s’at- tachera surtout à avoir des taureaux procréés par des vaches très-abondantes en lait; mais, à abondance égale, on choisira de préférence les veaux des vaches qui se rapprochent des formes que Thaer indique; de cette manière et avec des soins, on parviendra, peu à peu, à se former une race parfaite à tous égards. Je ne dois pas omettre, cependant, que, pour tout ce qui se rapporte à la faculié de prendre de la graisse, il faudrait faire des expériences nombreuses et très-difficiles, et qne le plus souvent, la disposition à s’engraisser facilement est en opposition directe avec celle de donner beaucoup de lait. Les aliments qui entrent dans le corps de l’animal se transforment en chair, en graisse, en lait et en excréments, si l’ün de ces moyens d’absorpüin, augmente en inten- sité, l’autre doit nécessairement en souffrir; c’est aiusi que les bêtes auxquelles on ne donne, en aliments, qu’à peine ce qui est nécessaire pour soutenir leur existence, rendent, proportionnément à cette petite quantité d'aliments, bien moins d’excréments, c’est-à-dire de fumier, et du fumier bien moins subs- tantiel, bien moins pourvu de sucs nutritifs pour les plantes, que les bêtes qui sont nourries avec moins de parcimonie. Chacun sait à quel degré de perfectionnement le fermier Bakewell, en An- gleterre, avait porté ses races de bêtes à cornes et à laine, et les énormes avantages qu'il en a retirés Au reste, il ne faudrait pas s'attendre à en obtenir de semblables ailleurs. Nulle part qu'en Angleterre, le succès n’obuent de tels encouragements; nulle part la fantaisie n’entraîne à ce point; et ne paie de si haut prix pour être satisfaite. $. 505. C’est une question très-intéressante pour chaque localité et je dirais presque, pour chaque exploitation particulière, que celle de savoir s'il convient d'élever les bêtes à cornes dont on a besoin, ou sil vaut mieux les acheter au mo- ment où elles sont en état de donner leur rente. Au taux où est le bétail dans Re Rue er» ce ir 542 ÉCONOMIE YA L'AGRICULTURE, la plus grande partie de l'Earope; lon pourrait, assez généralement, décider que ce dernier paru est préférable; cependant il est des circonstances paru- culitres qui changent les convenances, ou qui forcent à adopter un parti qui semble moins avantageux au premier abord. Je vais examiner celte question d’une manière aussi précise que je le pourrai, en donnant, ici, le compte des frais que coûte une bête adulte à celui qui Pa élevée. J'observe, à cet égard, qu’il est deux méthodes principales à suivre dans cette branche de l’économie, savoir de profiter, pour la nourriture des élèves, des fourrages et des pâturages de rebut, et, en général, d’user, en cela, de toute la parcimonie raisonnablement possible; ou de consacrer à ces élèves des aliments excellents et en abondance, de maniere à accélérer leur développement. Selon la première de ces méthodes, ce n’est guères qu’à trois ans, qu’une vache peut donner son premier veau, à moins de dégénérer beaucoup de la taille ordinaire de sa race; selon la seconde de ces méthodes, cette vache pourra donner son premier veau à 2 ans; quelquefois même à 21 mois, sans pour cela le céder en rien à la taille de sa mere. f: 506. Examinons ici chacune de ces méthodes séparément, en commencant par la première de celles dont nous venons de parler. Si nous prenons pour base de la nourriture des veaux, l’instruction que Thaer donne au$. 1594 de l’ouvrage précité(1), nous tronverons qu’un veau, lequel, à l’âge de quiuze jours, se vend+ 20, aura, si l’once du lait valais (1) Tableau de la nourriture que doivent recevoir les veaux pendant les premièrs 70 jours de leurs éxistence, selon Thaer. Jours Cha-| pr dès la que L nais- fois l'OL sance. ouces.| onces. 1 2 3/4 fois par jour, le lait tel qu'il ur fi faut avoir Le plus grand soin, si les veaux preuuent sort du pis de la mère.£ 20 Go|la diarrhée, d'y remédier tout de suite. Le meilleur moyen &|le matin, à midiet lesoir. 20 6o|que nv’ait indiqué mon expérience, consisle dans un extrait 5; é k:; 21 63|de Rhubarbe fait avec de la bonne eau-de-vie. Sur une once 6 x ÿ‘;. 22 G6|{de rhubarbe lon met hui onces d’eau-de-vie, et on laisse 3 À::+ x 2 ï 24 72 ce, mélange exposé, pendant 24 heures, à une chaleur à: z: È e 26 7è douce; durant cet intervalle de tems, on remue souveut ol.. 0;; À x 350 gola bouteille, après, qu’oi lon tire au clair, et l’on en 10!..° 5 à ï 34 102|donne au veau malade, deux fois par jour, une cuillère à ail.“.. ss; 3 38 114|soupe. Ordinairemenr le mal cesse, aussitôt que le veau 321+.. Ê k à 42 126|a pris quelques cuillerées de ce remède; si cela n’est pas, 23\.= À ë$: 46 138jon y ajoutera, par chaque cuillerée, einq goutes de tein- 34°..°°. 50 15o{ture d’opium. 1 faut, alors, être circonspect à ne pas don- 35..:: 5. É 52 156|uer trop de lait au veau, et mêmene lui en donner que A reporter]... 275 loys qu'il a repris Papéut. Fz ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 545 le tiers d’un centime de+, consommé du lait pour+ 4, 05, à quot ajoutant + o, 95 pour soins, nous aurons+ 5 de frais, qui réduisent la valeur du Veau sn nb a 0, 4 4«MN Le is+ 15 Daans les 28 premiers jours de son existénce, il consommera 3681 onces de lait, tel qu'il sort du pis de sa mère, ce qui fait la DO sn pa iris ee à ere: 12,2 Durant les 18 jours suivants.... 2853 onces de lait écréme à! de-centhiiteni sUOUSeRneQMERE ÉRIC SEEN f, 10 En 48 jours.......!,.,.+ 3000 onces! dé petit lait. 1, 20 Foin ou l’équiv. enracines, environ 150 livres....... 3, go mm “ Le veau coûtera, à l’âge de 70 jours, outre les soins et risques..+ 39,5 Dèés-lors jusqu’à la fin de la prennère aunée, le veau consom- mera, du cinquième au quart de ce qu'il faut pour nonrrir une vache adulte; c’est-à-dire, en moyenne Ib. 54 foin, ou l'équivalent au pâturage; pour 295 jours, cela ferait 16 quintaux Ib. 22, que nous ne porterons ici qu'à+ 2, 4o le quintal, parce que une grande Perte se COHOÏMME EN palnrage 4h,. 4.....+... 38, 95 La seconde année, le veau cousommera la moitié de la nourriture d’une vache, c’est-à-dire, en moyenne, Ib. 12 par jour, et, en tout,| 22 quoulaun, 10. Jo foin, Au MEMC Palg< 2e 1 ee w+.«2 002,42 A reporter..+ 162, 95 Suite du tableaw en note de la page précédente. Jours Cha- dès la que Par pais- fois,| jour, sauce. onces,| onces. Report. ele ee 1279 161Le matin à midi et le soir. 54 162 17|.. o. à à à 56 168 Rolle FOIS€ FA: 58| 174 19}...«..: 60 18: 204514.::: 62 186 DER; k: APRES 64 19? 22|..; 4,\ 64 192/et du petit lait, ou bien de feau dans lagnelle ou aura mélé des gateaux de colza ou de lin pilés, ou hien un peu de x arine. 23 à 28/de même. à À“- 64! 1152 DU 3681 29!Lait écréiné mais'sain,, 64 192|de même et, de plus, un tant soit peu de foin et de racince 30 à 3514. hâchées menu.{ 6 N 46 ro TOC D Ce. 64] 2152|de même, en augmertant peu à peu. € ea mais en diminuant peu i . en*; L; x À À ñ &7.à 52 mie Racines, Trèfle FE ge STE ni Re ee cu 2 mGE plu L pes zerne verds avec du it lai 2855 à Î petit lait. 95 à 70° de même mais jans petit lait ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. Report..+ 1892, 35 La troisième année, la consommation égalera les trois quarts de celle d'une vache admire am 77 D 155, 88 Sois“0-5 ans 48 Interét davantes€ DSues, 4o + 426, 23 Dont il y a à déduire. Le fumier produit par la nourriture, indépendamment de toute huère, 12 charges de 20 quint. ou 1000 kilog. à+ 8.....+ 96. Un veau... 111 Re Une vache coûtera donc, à trois ans, au moment de donner du hit, environ ee Rd due ed Un bœufau même âge coûtera davantage, et que ne serait-ce pas si, comme le conseillent des auteurs du nord de l'Allemagne, on voulait le garder jusqu’à l’âge de 7 ans, sans le mettre au trait? Ces+ 515, 25 sont, assurément, beaucoup, pour une vache, de la réussite de laquelle'on n’est pas entièrement assuré; cependant, dans le compte qu'on vient de lire, jai été extrêmement sévère; je n'aurais même pas de peine à démontrer que la plupart des vaches qu’on élève dans la plaine, reviennent effectivement à un prix plus élevé. 11 est rare qu’on ne puisse pas acheter de bonne vaches pour un prix inférieur à celui-là. On voudra, du reste, bien observer que je ne parle pas ici des montagnes et des localités, en général, où il y a des pâturages dont on ne peut, ou sait, tirer d'autre parti que pour la nourriture du jeune bétail à cornes. Pour celles-ci, s'il y en a, la nécessité a déjà décidé cette question, sans qu’on la discute. J'aurais dû, peut-être, en suivant Thaer, porter une partie de la nourriture en paille; mais je ne me fais aucune idée du profit qu'on peut retirer d’une telle économie, pour les jeunes bêtes; ou la paille contient en effet des sucs nutrilifs, et, dans ce cas-là, ces sucs doivent être appréciés praportionnément à ceux du foin, puisqu'il n’y a pas la moindre apparence que la paille con- tienne, en elle, rien de nuisible, qui atténue la qualité de ce qu’elle a en elle de substances nutriives; ou bien la paille est insipide et sans sues, et, alors, elle ne nourrit pas; dans ce cas la jeune bête ne peut que dépérir, au lieu de se développer. f. 3o7. Voyons maintenant ce que coûte une vache au même point, mais élevée LL “ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 545 pière des meilleures vacheries de Suisse, selon la secoude des méthodes dont j'ai parle, Au lieu de mesürer ainsi, au veau, la quantité de lait qu'on veut bien lui consacrer; on lui donne, pendant six semaines, à-peu-près tout le lait qu'il peut consommer sans excès. À un mois, on commence à lui donner un peu de recoupes de foin et des racines, ou, de préférence, du trèfle et de la lu- zerne verts, si l’on en a. A l’âge de 70 Jours, ce veau est, à-peu-près, le double plus grand que celui qui a été élevé selon la méthode dont jai parlé plus haut; mais il a, aussi, consommé à-peu-près le double, et coûte ainsi.......+ 65,6 Dès-lors, jusqu’à la fin de la premiere année, c’est-à-dire pen- dant 295 jours, il consomme, en moyenne, environ le tiers de ce qui est nécessaire à une bête adulte, c’est-à-dire Ib. 8 foin par jour, ou l'équivalent au pâturage; cela fait la quantité de 23 quin- di Que AE CPR AS" D, 66 Indépendamment de l'abondance du pâturage, l’on donne tou- jours quelque nourriture au râtelier, de manière à accélérer, au- tant que possible, la croissance de l'animal, qui, alors, est souvent développé au point de pouvoir, sans inconvénient, être conduit au laureau; au reste, les cultivateurs sages diffèrent, cependant, l’époque de l’accouplement de leurs génisses, jusqu'à l’âge de 15 mois, de manière qu’elles fassent le premier veau à Pâge de 2 ans, Durant la seconde année, la génisse consomme les deux tiers de ce qui serait nécessaire pour une bête adulte, c’est-à-dire en- viron Ib. 16 foin par jour; ce serait, pour l’année, 58 quintauz, AO RER AT 0 PA. IR DOM ORMMNAS Ga BIS 140, 16 Soins, intérêts d’avances, et risques, pendant 2 ans seulement, G2 Dont il y a à déduire: 8 charges de 20 quintaux fumier, produites indépendam- en Goulet+ 64. NC A A 15. Une telle vache ne coûte, au moment de donner du lait, que+ 245, 40 Cependant elle est et plus grande et plus abondante en lai qu a été nourrie avec parcimonie. On voit, par e celle qui -Jà, combien est mal calculée l’économie de ceux qui, pouvant 44 346 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. en user différemment, entretiennent leurs jeunes bêtes avec leurs plus mauvais fourrages. Si l’on veut se procurer des bêtes d’une grosseur extrême, on ne donne Île taureau à la genisse qu'après qu’elle a ses deux ans et demi révolus. La convenance, d'élever ou non du betail dépend, le plus souvent, des cir- constances de la localité; c'est l'affaire de chaque cultivateur, d'examiner soi- gneusement ces circonstances; les deux comptes que je viens de transcrire pourront contribuer à l’éclairer dans cet examen. Nourriture du Bélail à cornes, Nov: Distinguons ici la nourriture des bêtes qui donnent leur rente par le moyen de leur lait ou de leur engraissement, de celle des bêtes qui la donneut par leur travail, ou par l’accomplissement de leur taille. Ces premières ont besoin d’une nourriture substantielle et succulente; les secondes d’une saine et bonne, sans doute, mais moins riche; les bêtes adultes surtout, dans les moments où l’on n’en exige pas de travail, dans la saison où elles ne sont employées que peu. Thaer a dit, avec beaucoup de yérité, que, pour les bêtes de rente, le cul- tivateur ne retire de profit que de cette partie de la nourriture, que les bêtes consomment réellement, en sus de ce qui est nécessaire pour leur conserver la vie et le bien-être. C’est la plus mauvaise des économies, que celle qui consiste à entretenir beaucoup de bêtes avec parcimonie, Veut-on par-là se procurer des engrais? L'on en a moins, et ils sont de plus mauvaise qualité, Veut-on avoir du travail? il est beaucoup plus faible, il faut donc entretenir un plus grand nombre de bêtes et de conducteurs, outre qne le capital de ces bêtes dépérit. Veut-on du lat? on en a une quantité infini- ment moindre. Veut-on l'accroissement de jeunes bêtes? l’on n'obtient que des animaux rachitiques et nuisérables. La quantité de nourriture qui profite le plus à une bête quelconque, est celle qu’elle consomme, jusqu’au point où elle en laisserait momentanément quelque peu dans sa crèche ou son râtelier. Aussitôt que, dans son repas, une bête fait une pause, et que, cependant, le fourrage qui est devant elle est de bonne qualité, l’on peut, sans hésiter, lui enlever ce qu’elle n’a pas consommé; on lui avait donné au-delà de la ration convenable. Des expériences, faites dans l'été de ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 347 1816, ne n’ont laissé aucun doute à eet égard. Ce principe s'étend à la nour- riture de tous nos animaux domestiques, depuis le bœuf et le cheval jusqu’au poulet, 6. 509. Mais combien faut-il de fourrage pour nourrir, de cette manière, une bête à cornes? C’est ce que chaque cultivateur devrait apprendre à connaître par des expériences faites sur des individus de la race qu'il entretient, et avec ses propres fourrages, et ce n’est point une épreuve difficile à faire. Au reste, tous les gouvernemens qui cherchent à donner la meilleure direction à l’économie rurale de leur pays, devraient faire exécuter, là-dessus, des expériences qui éclai- rassent eux-mêmes et leurs ressortissants. Si, jusqu’à présent, ces gouvernemens ont cru devoir s'occuper de Pamélioration des races de bétail, comment ont-ils pu laisser au simple coup-d’œil, je dirais presque au caprice, le soin de dé- terminer les individus et les races qu'il était le plus avantageux de propager? I! est des bœufs de taille médiocre qui peuvent manger, en un jour, 60 Ib, foin sec, et d’autres de täille plus grande, plus forts, qui se contentent fort bien de 25 1b. Il y a, pour l'appétit et le besoin de manger, tout comme pour la force, des différences sensibles d’un individu à l'autre, dans la même race. Chez les vaches, la différence n’est pas moins sensible; 24 Ib. paraissent la quautité de foin qui suffit ordinairement à une bête de taille moyenne, et j'ai vu des tronpeaux dirigés sans économie, dans lesquels chaque bête consom- malt 58 lb. et plus, de foin, par jour. (518 Plus j'acquiers d'expérience, plus j'ai de moufs de me persuader que la meil- leure de toutes les nourritures d'été, tant pour les chevaux de charoïi et de charrue, que pour toutes les bêtes à cornes sans exception, c’est la luzerne ou le trèfle rouge donnés en verts; les vesces, les gesses, l’avoine et le milliet, également tous en vert. Le foin sec, quelque bon qu'il soit, hormis celui de quelques localités montueuses privilégiées(Le et lors même qu’on y associe un peu de grain, ne tient pas les bêtes de trait dans un état de bien être ne (1) Je dois répéter ici ce que j'ai dit plus haut, qu’un propriétaire de la Savoie très éclairé, 2,..... n es m'a assuré que, chez lui, les bœufs diminuaient de vigueur lorsque, de l'herbe des prairies na- turelles, ils passaient au èfle vert, Cest le seul exemple de ce genre que je connaisse. 548 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. aussi constant pendant la saison chaude, et quant anx vaches, il ne leur donne pas autant de lait; à la vérité il est probable que ce lait est alors plus substantiel. . Mais la luzerne et le trefle rouge ne sont pas les plus hatives des récoltes verles que nous puissions nous procurer, au premier printemps, Pour nourrir nos bêtes. Si nous semons, pour cela, du colza en automne, nous pouvons le faucher souvent un mois et plus, avaut les Iuzernes; après le colza, nous avonsles gesses et les vesces printanières, su seules ou mélingées avec du seigle, puis le trèfle incarnat; c’est seulement après celui-ci qu’on peut faucher la luzeine, et ensuite le ticile ronge. Quelquefois, entre les premières et secondes coupes de trèfle, il y a un espace de temps assez difficile pour nourrir le bétail au vert, si l’on n’a pas des luzernes semées en terrain très-profond, et qui, ainsiçne redontent pas la sécheresse. Le cultivateur peut saider, pour cette époque, de vesces et d'avoine semés au premier priutemps pour être fauchés verts, puis de mailliet, qui est égale- ment très-laiteux, mais particulièrement propre à donner du fourrage pour la fin de l’été et pour l'automne. L'on peut également nourrir les bêtes pendant une partie de Pété avec des feuilles d'arbres; les habitans du Bolonuis et de la Romagne, ne manquent pas d’effeuiller, pour cet usage, non-seulement les frênes, mais encore la to- talité des ormeaux qui soutiennent leurs vignes, et leur bétail de trait trouve, dans cette espèce de fourrage, une nourriture excellente. Ils font suceéder à la feuille d'ormeau, celle des vignes, puis le mare du raisin; ils se servent aussi de celui-ci pour commencer l’engraissement des bêtes qu’ils destinent à Ja bou- cherie. Quant à la feuille des arbres, je ne dois pas dissimuler, cependant, que ces arbres doivent nécessairement souffrir de cette économie; la durée de Jeur vie doit en être sensiblement raccourcie. L'on croit, en général, que c’est en hiver seulement, que les récoltes racines doivent être consommées; si l’on en a semé d’assez bonne heure pour en avoir déja à la fin d’Août, je ne concevrais pas pourquoi lon ne commencerait pas, alors, à en donner aux bêtes; il suffit de conserver une assez grande quan- tité de ces récoltes succulentes, pour pouvoir en donner au bétail jnsqu’à ce qu'il atteigne les fourrages verts da printemps, et ainsi le maintenir en force et en lait pendant toute l’année. Il est des racines, et c’est le cas tout au moins de la pomme de terre, qui sont plus nourrissantes en automne, qu'au prin- 1emps; enfin il est, souvent, plus facile de serrer une grande quantité de four- rages secs, que des récoltes raçines qui craignent, non-seulement lhumidité; mais encore la gelce. ne. 74 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 349 Du reste, il est tels berbages dont la pousse d'automne, coùûterait des frais excessifs à faner et récolter; pour ceux-là il faut bien la faire consommer en vert; sa conservation serait encore plus dificile que celle des racines. Quant aux racines, il ne convient point d'en faire la nourriture unique des bêtes auxquelles on les donne; j'estime que le bétail doit, avec elles, recevoir la moitié. de sa nourriture en foin sec ou, tout au moins, avoir à manger de la paille autant que cela lui convient, pour remplir son estomac. Ainsi, en supposant, comme nous le verrons bientôt, que Ib. 260 à 260 betteraves équi- valent à Ib. 100 foin, je pense qu’une vache qui consommerait 1b. 24 foin sec, devrait recevoir, par jour, pour sa nourriture, Ib. 31 betterave et Ib. 12 foin sec. Quant au foin sec sans mélange, il convient de réserver pour les vaches à lait, surtout pour les bêtes à Pengrais, et pour les bêtes de trait dans les temps de fatigue, celui qui provient de plantes légumineuses fances, telles que la luzerne et le trèfle ronge, le sainfoin ou esparcet fauché au commencement de la floraison, les vesces et les gesses, et celui de milliet, de même les di- verses recoupes taut de ces plantes que des prés naturels non acides. Avec cette nourriture, les bêtes se rhaintiendront toujours bien en chair, et assez abondantes en laits surtout leur lait sera d’un goût agréable, et buttireux. Le foin d’esparcet ou sainfoin fauché, soit à la fin de sa floraison, soit plus tard, doit être réservé aux bêtes de trait et surtont aux chevaux. Le foin des prairies arrosées avec des eaux grasses, rendrait les bêtes de trait lâches et molles, il courrait même le risque de les faire maigrir alors même qu’on lui associerait du grain; il convient donc de le donner ou aux vaches, ou aux bœufs tandis qu'ils sont en repos. Le foin des prairies élevées et sèches est excellent pour le bétail de toutes les espèces. Celui des prairies acides, ainsi que leurs recoupes, doit êtfe réservé pour les bœufs pendant la saison morte; si, du moins, ou ne cherche pas, alors, à leur faire prendre de la graisse. Les grains et les farines sont rarement à un prix assez bas, pour qu'il tourne à compte d’en donner au bétail de rente; d’ailleurs, ils contribuent plus à donner de la graisse à l'animal, qu’à angmenter le lait des vaches; mais, surtout, le lait qu'ils procurent nest pas de très-bonne qualité; il est plus caséeux que buttireux. Cepeudant, si l’on veut donner du grain aux bètes à lait, ce doit être en farine, et étendu dans l’eau, plutôt qu’entier et sec. Dans un temps de grands labeurs, où l’on w’aurait pas d'excellents fourrages Werts, ou des racines à donner au bétail, il pourra convenir de donner chaqne Jour, à ces bêtes, un peu de farine de grain, surtout d'avoine, afin de les me ee> rm ts nt— 556 ÉCONOMIE DE 1/AGRICULTURE. maintenir en vigueur et d'empêcher qu’elles ne dépérisseut. Hors delà et 4u moyen de la nourriture que j'ai prescrite plus haut, j'estime qu'il n’est nul- lement nécessaire de donner du grain aux bêtes de trait qui doivent travailler au pas, quelqu’occupées qu’elles soient. En Allemagne on donne beancoup d'avoine aux bêtes de trail; mais aussi beaucoup de paille, et, dans ce cas, l’un sert de complément à l’antre. Dans le même pays, on est si géuéralement d'accord sur la convenance de donner cette paille hachée, que je ne me permettra pas de l’élever en doute; cependant si, au battage, cette paille avait dejà été fortement brisée, ce qu’elle peut gagner en étant, hâchée n’équivaudrait, peut-être, pas à ce que ce hâche- ment coûterait, surtout, si l’on n'avait pas, pour l’exceuter, une machine très- économique. Je dois observer, au reste, que la pale qui n’a pas été brisée, au battage, doit être beaucoup plus substantielle, parce qu’elle a mieux con- servé ses parties intérieures, qui, sans Cela, s’en Vont en poussière; mais dans ce cas, le hâchement est incontestablement avantageux. Si, d’ailleurs, on veut que les bêtes mangent beaucoup de paille, ce hächement me'paraît n'être pas moins nécessaire;:] accélère la première mastication et conserve plus de temps et de forces à l'animal. pour la seconde et le ruminement. Quant aux grains, je n’ai connaissance d’aucune expérience précise qui déter- mine leur valeur relativement au foin pour la nutrition des animaux, Si nous pou- vious tirer une induction de la valeur que les pommes de terre ont relativement au foin et au froment, nous devrions croire que Ib. 100 foin équivaudraient à 1b. 88 froment à Ib. 109 avoine, proportion qui est en opposition formelle avec l’expérience, dans laquelle tout nous indique que, à poids égal, l’avoine même est réellement plus nourrissante que le foin d’au moins un quart ou un cinquième, SAN D Afa de rendre plus facile aux culuvateurs, la combinaison de leurs convenances et la distribuuon de leurs produits pour la nourriture du bétail, je vais indi- quer ici la proportion de valeur des diverses espèces de fourrage relativement au foin. 100 Ib. foin naturel ordinaire sont remplacées par go dit de luzerne go dit de trèfle go dit d’esparcet ou sainfoin fauché lorsque la fleur commence à sé- panouir et bien séche qo dit de vesces fauchées en fleur, ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, 100 Ib. foin de millier en fleur. 200 à 220 pommes de terre, 250 à 260 betteraves. 230 à 240 rutabagas, 266 carottes. 525 raves. 600 choux. 5oo fane de rutabagas. 600 fane de betteraves. J'ignore la valenr de la fane de carottes et de celle de pommes de terre; le bétail ne les mange qu’à défaut d'autre nourriture. La paille est fort pen nourrissante; le bétail à qui on la donne pour uni- que aliment, perd toujours de son embonpoint, alors même qu'il ne travaille en aucune manière(1); cependant il convient de la faire passer au râtelier, devant les bêtes, afin que celles-ci profitent de ses meiHeures parties, et du peu de grain qui peut y être resté au battage; elle est, surtout, propre à être as- Sociée, c’est à dire à servir de complément, aux aliments qui contiennent beau- coup de sucs sous un petit volume. 22. L’on a souvent demandé si, et à quel point, il était plus profitable de nourrie les bêtes avec le trèfle et la luzerne verts, qu'avec les mêmes fourrages réduits en foin sec. Il n’est pas douteux que, dans la dessiccation, ces plantes ne laissent évaporer une partie quelconque de leurs parties nutritives; mais, surtout, quel- ques soins qu’on se donne, on ne peut guère empêcher que, au fanage, une partie quelconque de leurs feuilles, c'est-à-dire de leurs parties les plus délicates et les plus succulentes, ne tombe en terre et ne soit à peu près perdue; tandis que lorsque la luzerne et le uèfle sont consommés verts, il ne se fait aucune perte de ce genre. Dans les expériences que j'ai fait faire, j'ai constamment trouvé, en effet, une épargne dans cette dernière manière de consommer. Outre cela, le fourrage vert procure plus de lait; à la vérité il est probable que, sous un (1) Cela paraît dû, d’un côté à ce que l'estomac des animaux ne peut pas contenir, à la fois, et digérer, toute la paille nécessaire pour la complète nutrition de ces animaux, c’est- à-dire le volume qui réunirait une quantité de sucs alimentaires assez grande pour que la nutrition fut complète; de l’autre à ce que ces sucs sont dispersés parmi un volume de substances impropres à la nutrition proprement dite, trop grand, pour que les organes de Fanimal puissent les ayteindre tous et se les approprier, 552 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. méme volume, le lsit ne contient pas, alors, une égale proportion de parties butureuses et caséeuses. fr 525: Quant au danger qui peut résulter, pour les bêtes ruminantes, de l'emploi du trèfle, de la luzerne et de quelques antres plantes en vert; par le gonfle- ment qni s'ensuit lorsqu'elles ont avalé, à la fois, une quantité excessive de ces fourrages tendres, et surtout mouillés, sans les mâcher suffisaniment; je crois rendre service anx cultüivateurs, en leur indiquant un remède que je n’ai jamais vu sans efficacité. Ce remède consiste à faire avaier, à la Lête gonflée, une cuil- lerée à bonche d’alkali volatil, mêlée dans une bouteille d’eau froide. Si le gonflement résiste, il faut récidiver la dose, mais avec une moindre quantité d’eau. Des applications de glace sur la pause de lanimal, contribuent aussi très efficacement à faire cesser le mal, en réduisant à l’état d’eau, la vapeur gazeuse qui produisait le gonflement. . 314. Je me suis expliqué ailleurs sur la méthode de nourrir le bétail an pâturage; dans grande sécheresse, il peut être très-convenable d’y avoir reconrs, surtout sur des terrains où la végétation s'est arrêtée avant que la pousse des des moments de herbages ait atteint une longneur suffisante ponr qu’elle valût la peine d’être fauchée, et recueillie avec le räteau. Cependant comme, en général, lorsque le bétail pâture, une grande partie de ses excréments se perd, ou tout au moins profite peu, ils ne sont pas nombreux les cas où il ne vaudrait pas mieux faire consommer, à létable, cette petite pousse d'herbe dont on veut épargner la récolte. Au reste, il ne s’agit point ici des terrains dont on ne peut pas tirer parti d’une autre manière, puisque, pour ceux-là, 1l n’y a pas de choix. Si la charge de 20 quintaux fumier, exempt de toute autre substance que les excréments d'animaux nourris à l'herbe verte, vaut+ 10, une bête qui consomme 125 lb. herbe, donnera, nourrie à Pétable, au moins pour+ 0,25 famier, par jour. Si cette bête est nourrie au pâturage, elle w’en donnera plus que pour+ 0, 125. Ainsi, pour qu'il y ait du profit à faire pâturer ce qui peut être fauché, il faut qu'il en coûte, pour faucher et tmansporter à l’étable 125 Ib. herbe, environ+ 0, 125 de plus que ce qu'eñt coûté le temps employé à la garde de l'animal sur le pâturage; et ce n’est pas tout enr. core, Car la bête qui pâture détruit plus, avec les pieds, que la valeur des ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 353 CUS- À, 0, brins d'herbes qui échapperaient au räteau dans l’opération de la récolte pour trausporter à l’étable. Dans ce calcul, j’omets les urines, parce que je suppose qu’elles profitent au pâturage. Au reste, je dois convenir que, surtout lorsque le pâturage est abondant, les vaches qui y sont nourries rendent, quelquefois, plus que celles qui sont tenues à l’étable. Le Bélail de trait. fx 25h06 Les bœufs augmentent ou diminuent de force selon qu’ils reçoivent une nourriture plus où moins bonne; pourvu, toutefois, que cette qualité de nourriture maille pas jusqu’à l'excès. Ainsi que je l'ai dit ci- devant, le genre d’aliment qui convient le mieux aux bêtes à cornes qu'on destine aux travaux de campagne est, en été, la luzerne, le trèfle, les vesces, lavoine et le millet, tous en en vert; puis les mêmes fourrages et le sainfoin secs avec des racines. Ce genre de nourriture est, non-seulement, le meilleur pour la santé de Panimal; mais encore le plus économique d’entre ceux qui doivent conserver, à cet animal, toutes ses forces. Au reste, dans les exploitations rurales, il y a une quantité plus ou moins grande de fourrages d’une qualité inférieure dort, cependant, on doit tirer part, et il n’y a guères de bêtes auxquelles on puisse les faire con- sommer avec moius d’inconvéniens, qu'aux bœufs de trait pendant la saison où 1ls n’ont pas d'occupation suivie; seulement, si ces fourrages sont d’une qualité très-médiocre, ils convient, tout-à-fait, de leur associer un peu de racines ou de grain, afin que l’animal ne perde pas de ses forces, et qu'il suffise de lui rendre sa nourriture primitive, pour le faire rentrer en activité avec toute la vigueur qu'il avait auparavant. Oa hiverne des bœufs( c’est-à-dire qu'on les e pendant l'hiver); au moyen d’une qu leur estomac, et d’une très-petite mpêche de mourir de faim antite de paille suffisante pour lester ration de foin ou de grain; mais le bœuf sort d’un tel régime, exténué et sans forces, de sorte qu'on a bientôt perdu, sur son trayail , au-delà de ce qu’on avait épargué sur sa nourriture, Gus: 516: Cependant on est effrayé lorsqu'on calcule ce que, d rurales où le sol est très-argileux et ne peut être labouré hi étre labouré pendant l'hiver ans des exploitations » Par conséquent, presque jamais 3© où l’on n’a pas à faire beaucoup de charrois, 45 :*e— ones ere EE” ne Lons-mu-réuteer ces en re 2 3554 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. durant cette saison, il en coûte pour entretenir un bœnf, dès l’époque de la cessation des labours d’antomne, jusqu’à celle des travaux de printemps, et, par conséquent, de combien de dépense il faut charger la période d’activité de cet animal; et cela est bies plus frappant, encore, lorsque, comme je Pai conseillé pour les terrains de ce genre, l'on prépare les terres, en automne, pour les semailles de printemps, de manière qu'on n'ait pas à ÿ rentrer, avec le bétail, jusqu’après Vaccomplissement des premières récoltes. Dans ce cas, la saison d'activité des bœufs ne s'étend guères que depuis la fin de juin, ? jusqu'au milieu on à la fin de novembre, c’est-à-dire à cinq mois, et chaque journée de travail eflecuf revient, alors, à un prix tout-à-fait excessif. 6°'"317. Je pense donc que le cultivateur qui opère sur de tels terrains, ne doit tenir des bœufs de labour et des chevaux de trait, que le nombre qu'il pent em- ployer pendant toute l'année, et que, pendant la période des grands labeurs, il doit s’aider du travail de ses vaches à lait, en les employant, de préférence, aux travaux Îles moins fatigants, et en distribuant le travail chaque vache ne soit pas occupée an-delà de manière que, autant que possible, c’est-à-dire le matin ou l'après-midi de quatre ou cinq heures par journée, seulement, afin que le lait ne diminue que peu. Si, dès leur jeunesse, on habitue les génisses à un travail modéré, adultes, elles ne sont guères plus éprouvées des travaux de charrue et de transport, qu’une paysanne élevée aux champs ne Pest de satisfaire aux travaux rustiques. Leurs forces augmentent par l'usage q v’elles en font 8 P 8e q; après avoir fait le veau, elles sont pourvu seulement qu’elles ne soient pas surchargces, et lorsque, employées à la charrue ou ailleurs, leur lait ne diminue que peu: J1 en est ont accompli leur développement dans une t elles souffrent beaucoup, quelque fois, elles dimi- tout autrement des vaches qui mollesse et une oisiveté absolues; le plus souven lorsqu'on veut les habituer au trait, de sorte que, n se trouve réduit à opter entre ne plus faire nuent de lait à tel point, qu’o oir une rente. L'on ne saurait, donc, usage de ces bêtes, ou renoncer à en av trop recommander à tous les cultivateurs qui élèvent des génisses, de les ha- bituer, peu-à-peu, au travail, en les attelant, surtout comme cela se pra- tique dans la Romagne, devant des bètes adultes déjà formées. Des vaches Î gne» ces, valent, pour le culuvateur, le action absolue. Je dis, le dou- ar le travail; mais parce ainsi accoutumées au trait et bien dress double de celles qui ont été élevées dans une in ble, non que je prétende que leur rente soir doublée p ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 555 © que lépargne qui résulte de leur emploi comme bête de trait, déduction faite de la diminution que cet emploi peut oecasionner à leur lan, cette épargne, cumulée pendant deux ou trois ans, paye au-delà de la différence de prix dont je viens de parler, et, outre cela, prévient une perte considé- rable sur l'emploi des bœufs qu’on ne pourrait pas occuper pendant toute Pannée. Je dois dire, au reste, que si le cultivateur tient toujours ses bœufs à une bonne nourriture, et sil ne les surcharge pas de travail, ces bœnfs seront, toujours, assez en chair pour que, en automne, après avoir fini ses labeurs, ce cultivateur puisse, ou les vendre à des engraisseurs à un prix qui ne lui donne pas trop de perte, ou en achever l’engraissement pour les vendre à la boucherie, La Laiterie et la Fromagerie. (:#910: Dans tous les lieux où l’on n'a pas la facilité de vendre le lait à un prix avantageux, en nature, c’est sans doute en le réduisant en fromage ou en beurre et fromage, ou enfin en beurre, fromage et serac ou seret, que l’on parvient à le réaliser de la manière la plus favorable. Mais aussi cette fabri- cation exige des soins, des détails, et une régularité, qui demandent une atten- on très-suivie de la part du directeur de l'exploitation; à moins qu'il n'ait, à la tête de cette partie de son économie, un homme de toute confiance. $. 3x9. Cette circonstance a donné lieu à faire, de l’économie des vaches à lait; Vobjet d’une industrie séparée. Dans plusieurs contrées, il est des propri- étaires de troupeaux qui, sans posséder de terrain, sans en tenir à ferme, s’en vont d’un lieu à l’autre, avec leur bétail, consommer des fourrages ache- tés au tas, à la mesure cubique, au poids, ou même, quelque foïs, par journée de nourriture d’une bête. Là, le cultivateur peut se livrer, tout enter, au soin de faire produire, sans s'occuper de celui découler les divers produits de la laiterie. Le propriétaire du troupeau de son côté, plus intéressé à la bonne direction de ses bêtes et à la bonne fabrication des produits, leur donne des soins qui assurent mieux la réussite; ainsi il peut payer les fourrages au prix qu’en relrerait le cultivateur s'il faisait fabriquer lui même, et, pourtant, obtenir encore des profits assez considérables, C’est-là une division d'industrie qui Pr di 2 PR A an 2 NAT NERO EEE LEE 356 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. est très-favorable à l'économie rurale; malheureusement elle n’est pas connue dans toutes les contrées; de sorte que le cultivateur ne peut pas se passer de connaissances an moins générales, sur la fabrication des produits du lait. Au reste, il serait également faisable, que le propriétaire d’un troupeau de vaches, vendit le lait que devraient produire ses bêtes, à nn entrepreneur de fromagerie, qui ne se mélerait du troupeau, que pour s'assurer qu'il ne recevrait pas une nourriture défavorable à la qualité du lait, et que le lait serait trait avec propreté. Alors même que le propriétaire céderait ce lait à uo prix qui assurerait des bénéfices réels à l’entrepreneur, il pourrait encore trouver beau- coup d'avantage dans un arrangement qui lui épargnerail une foule de soins, de détails et de casualités. ÿ.: 520: Chaque pays a ses usages particuliers pour les produits de la froma- gerie; je nai, en aucune manière, la prétention de donner, ici, une Ins- truction sur leur fabrication qui exigerait un volume et qui ne serait jamais que trés- insuffisante pour assurer le succès, ou, pis encore, qui ne ferait qu’entraîner les cultivateurs dans des essais coûteux, ruineux même, et retarder leur marche, au lieu de laccélérer. Je ne répéterai pas non plus ce que Thaer a fort bien dit sur la fabrica- tion des divers produits de ce genre; mais jobserverai qu'il est de Îa plus haute importance de se procurer un maître fromager qui entende parfaitement son métier, et, lorsqu'on a eu le bonheur d’en atteindre un pareil et fidèle, de ne s’en séparer que pour des motifs graves. Dans une grande laiterie, l'incapacité d’un maître fromager peut occasionner des pertes énormes, même indépendamment de toute mauvaise intention, Jai vu des cultivateurs payer, de 4 à 5ooo francs et plus, en une année, l'inexpérience de leur fromager; et il m'est arrivé, à moi-même, de devoir céder les Fromages faits chez moi durant une année entière, pour un prix inférieur, de- moitié au moins, à ce que j'en eusse obtenu s'ils eussent été bien fabri- qués, comme ils le furent ensuite; encore une parte en fut elle entière- ment perdue. Je dois observer que ce n’est pas dans les premiers moments, dans les pre- mières semaines qui suivent la fabrication du fromage, qu’on s'aperçoit, avec se réussite; c’est souvent au bout de wois, quatre et cinq mois seulement, qu’on peut juger du goût du fromage et dû succès dans sa fabrication. Ce n’est donc guères que l'expérience du certitude, de sa bonne ou de sa mauvai ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 357 passé qui peut donner de la sécurité sur cette fabrication. Cependant, il arrive quelque fois que, au bout de quinze jours, les fromages commencent à gon- fler; c’est alors un signe certain de non-réussite; il faut, sur-le-champ changer de méthode, et, mieux encore, se procurer un fromager plus habile, La fabricauon du Beurre est tout autrement facile; mais le cultivateur qui voudra le conserver pendant un peu de temps, devra avoir un soin particulier d'en exprimer tout le lait de beurre qui y était resté, et pour cela, de le paitrir dans deux eaux consécutives. CARE D À la suite de la fabrication du fromage, l’on peut encore tirer, du petit lait du Serac ou Seret, espèce de substance qui a de la ressemblance avec la partie caséeuse, qui, pourtant, est d’une nature différente, plus délicat et plus mai- gre, et veut être séparé du petit lait non-seulement par un acide différent, mais encore au moyen d’un beaucoup plus haut degré de chaleur. En Suisse, l’on fait un grand usage de ce produit; là, après l’avoir salé, on l’emploie à la nourri- ture des ouvriers de campagne. Frais, il paraît‘aussi sur la table des riches, et mélangé avec de la crême, il fait une véritable friandise. f;: 623: . Le Petit- lait résidu de cette fabrication, lequel, en Suisse, on nomme Cuite, peut encore donner du sucre de lait, on être emplové à la nourriture des cochons. Je reviendrai sur ce sujet à l’occasion de l’économie de cette espèce d'animaux. f. 253. Les dépenses de la fromagerie comprennent: 4 1.° Le loyer du laitier, dn laboratoire et du magasin à fromages. 2.° L'intérêt du capital des ustenciles et la valèur de leur dégradation. 3.” Le salaire du fromager; celui-ci, pourvu qu’on lui donne un aide, peut fabriquer jusqu’à Ib. 160 fromage par jour, en deux fois, faire Le beurre et soigner les fromages au magasin. Si l’on n’a du lai que pour fabriquer 1b. 20 fromage, cette fabrication emploiera également sa journée. L'on voit de quelle importance il est de réunir une grande quantité de lait dans une même fromagerie, _ RE Ze 6 JD ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 4.” Les caillettes nécessaires pour faire la présure; leur prix varie selon les lieux, 5.° Le sel pour saler les fromages et les serets. 6.° Le bois; cette dernière dépense est diminaée, de beaucoup, par une construction convenable du foyer. On ne peut pas murer complètement la chaudière comme pour les autres fabrications, parce qu’il faut pouvoir l retirer du feu à volonté; mais on peut la murer contre la moitié de sa circonférence, et prolonger les côtés du mur circulaire, de manière qu’ils retiennent la cha- leur, sans cependant empêcher la chaudière, laquelle est soutenue par uæ arc-boutant à pivot, de sortir de cette espèce d’ajustage selon la volonté du fromager. 7.° Les frais de vente. Dans les grandes fromageries, les marchands en gros vont, ordinairement sur place, acheter la totalité du fromage fabriqué durant une saison, at le propriétaire n’a, alors, plus d'autre soin à se donner que de le faire em- baller dans des tonneaux et charrier jusqu’au lieu convenu. Dans les fromageries du Milinais, on transporte, ordinairement, les fromages sans emballage, en revanche Ja fabrication de ceux-ci y absorbe une assez grande quantité 1.° de saffran que peudaut le caillement du lait, on mêle dans la chaudière pour donner, au fro- mage, la couleur et le goût qu’on préfère le plus généralement; 2.° d'huile, dont on oint les fromages, après qu'ils ont eu la quantité de sel nécessaire, afin de les garantir de Pattsinte des insectes, et, 3.° de couleur, dont on enduit ces fromages lorsqu'ils sont accomplis, afin de les préserver, d'autant mieux, de toute altération. D'ailleurs, les fromages maigres comme celui-là, diminuent consi- dérablement de poids avant d’être prêts à être consommés, tandis que les fromages faits avec du lait dont on n’a pas ôté la crême, ne diminuent guères au-delà de 5 ou 6 pour cent. Quant au beurre et au seret, il convient au propriétaire de la froma- gerie de vendre la partie dont il n’a pas lui-même l’emploi, à des spécula- teurs qui se chargent de lécouler en détail. S'il ne tronve pas à faire des marchés de ce genre, il faut alors qu'il se résolve d'envoyer ces denrées au marché le plus voisin. Quelque fois, il est réduit à saler son beurre, à le grettre dans des barrils et à l'envoyer au loin pour le réaliser. 6. 22h, La qualité du lait dépend si fort du genre de nourriture que recoivent Tes bêtes qui le produisent, que je ne pourrais rien dire ici de positif et de général, sur sa valeur pour la fabrication, C’est une opération essentielle pour le èul- = ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 550 tivateur, quoique difflcile et compliquée, que celle par laquelle il cherche à déterminer le prix auquel il réalise ses fourrages par le moyen de la vacherie et de la fromagerie; dans les calculs de ce genre faits à l'avance, il ne doit pas négliger de donner, aux accidens, la part qu'ils doivent avoir dans une mani- pulation de longue durée, ou Vinhabileté et la mauvaise foi peuvent lentraîner à des pertes de plus d’un genre. Voici le relevé de la quantité de lait que, en 1816, il a fallu, dans ma principale fromagerie, pour faire Ib. 1 tant beurre frais que fromage, celui-ci pesé deux jours après sa fabrication. 1816. Janvier Lait Ib. 11, 2 onces. La proportion du beurre au fromage varie beau : coup, selon la nature du fromage que l’on fabrique; Février. LOC RAR ER ÉTORS BEMPEE MP c’est a dire solon qu’on lève plus ou moins de crème Mars} oo D: M À 3 ? sur le lait adant de le réduire en fromage; mais elle Avril.* 1110 dépend aussi de la température. Lorsque celle-ci est Mu. O0 excessivement chaude, le plus souvent on est réduit à Jun; LP HE VU fabriquer le fromage avant d’avoir pu en lever la crême. :'es; î ieu, en laissa pose Juillet j MALE Ls Au ee HQE cela 1e lieu, en laissant reposer Août DE le petit lait dont on a tiré le fromage, pendant de Aoù; à SA ; Poe 8 à 12 heures, dans un lieu frais, on peut encore en Septemb. È 11, 6 tirer de la crême dont on fait un beurre qui n’est pas Octobre. nt de mauvaise qualité, quoi qu'il soit inférieur à celui Novemb.. 1240, 16 de crème fraiche, et en beaucoup moins grande pro- Décemb..:#16%9 Porto Lb. de 12 onces 133, 5; ainsi, en moyenne, Ib. 11#. A la fromagerie de Cartigny, canton de Genève, il a fallu seulement Ib, 10452, pour faire Ib. 1 tant beurre que fromage et 3665 de Ib, de seret. (:"520, Dans quelques parties de l'Italie et de la Suisse, la manipulation et la fabri- cation du lait, surtout de peuts propriétaires, a été fort simplifiée et rendue beaucoup plus économique, par un genre d'association tont à-fait ingéuieux. Les divers propriétanes d’un arrondissement réunissent leur lait dans une fromogerie commune, dirigée par un maitre fromager qui ait la confiance de tous les intéressés ou, du moins, du plus grand nombre. Hs Py envoient matin et soir, et le fromager fabrique ce lait réuni, le réduit en beurre, fiomage et seret, et soigne ces produits jusqu’à leur vente. Les frais quelconques sont prélevés sur le produit des ventes, ou bouifiés par les intéressés, dans la pro- “" N 560 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. portion de Ja quantité de lait qu'ils ont fournie, et par conséquent de leur part aux produits. L'expérience a démontré que, de cette manière, non- seulement il se fait une grande épargne de temps et de bois; mais que, de plus, on tire un beau- coup plus grand parti du lait, On trouve, dans cette association, les avanta- 5 ges de la fabrication en grand, le fromage qui en provient est de beaucoup 8 meilleure qualité que ces misérables petits fromages que les paysans font, dans leurs cuisines, sans connaître l’art du fromager. Une quantité de crème réunie permet de faire chaque jour le beurre, et celui-ci, toujours frais, est recher- ché pour la table des classes aisces; par conséquent, il se réalise à un plus haut prix. Outre cela, il s’introduit, entre les intéressés, une certaine émulatior pour envoyer à la fromagerie commune, la plus grande quanuté de lait qu'ils peuvent, et tel pauvre paysan qui n’eût tré presque aucun parti du peu de lait que li donvait sa vache unique, voisine de l’époque du part, se trouve, au bout de peu de temps, possesseur d’un beau fromage, suite du petit crédit que, chaque jour, lui a créé l’envoi du chetif produit de sa vache, à la masse commune. Engraissement du bélail à cornes. 6: 5827. Partont où l’économie des vaches à lait et de la fromagerie est établie d’une manière raisonnable, il est extrêmement rare qu’on puisse trouver de lPavantage à l’engraissement du bétail pour la boucherie. Dans les contrées où, durant l'hiver, on ne trouve pas à donner an bétail de trait un emploi utile, les cultivateurs sont tentés d’engraisser leurs bœufs à la fin de l’automne, afin de les vendre ensuite avec moins de désavantage; J'ai mot- même essayé, plus d’une fois, ce genre d'économie; mais 1] ne n’est jamais arrivé d’avoir, par ce moyen, réalisé mes fourrages d’une manière avantageuse. Les bêtes qui ont maigri au travail, en automne, ont beaucoup de peine à repren- dre de Penbonpoint; ainsi elles consomment une grande quantité de fourrage avaut de reprendre de la chair, et quel que soit le genre de nourriture qu'on leur donne, il n’ajoute pas en poids, à l’animal, une valeur égale à ce qu’on eût obtenu de cette nourriture en la vendant au prix courant, ni même en la faisant consommer par des vaches à lait soignées d’une manière judicieuse. Au reste, cela ne tient qu’à ce que la chair est à un prix bas, proportion nément aux produits de la Jaiterie, et à ce que les culuvateurs, en grand nombre, e& L4 J, qui entreprennent l’engraissement à nne même époque, se font concurrence l’un à l’autre. En Angleterre, dans la plupart des provinces, la chair se vend à un prix qui assure de l'avantage aux engraisseurs qui savent très-bien leur métier, et ., sr CROP. LA. lorsque nos cultivateurs seront éclairés sur-leurs véritables intérêts; il dev, nécessairement, s'établir une certaine balance entre ces deux manières de tirer paru des fourrages; alors, probablement, nous paierons la viande un peu plus chèrement, et nous aurons le lait et ses produits à meilleur marché. Û. 526: Le temps et la quantité d’alimens qu’il faut pour produire une certaine quan- té de chair, dépendent non-seulement de la nature de ces alimens; mais encore, et très-specialement, des propriétés de la race et de Pétat actuel des bêtes au moment où on les met à l’engrais; par état actuel, j'entends l’âge, et l'état de santé, de fatigue ou de maigreur. Quant à la maigreur elle- même; il faut Lien distinguer celle qui appartient à la race ou à l’ animal, de sa pro- pre nature, de celle qui serait 1 a suite de Ja fatigne où d’un travail excessif, et de celle qui ne proviendrait que d'une mauvaise nourriture. Ce dernier genre de Maigreur se répare p'omptement, il présage, au contraire, un engraissement rapide, il n’exige qu'une amélioration Progressive dans la qualité et la quan- üté de nourriture. Celui qui provient de fatignes excessives demande qu’on fasse précéder l'engraissement par une saignée légère, et je conseillerais anssi par quelques bains, lorsque le voisinage d’un Jac ou d’une rivière en dounerait la facilité; mais en aÿaul toujours soin de ne| le repas. Quant à Ja maiure difficile à vaincre, aisser prendre ce bain qu'avant ur qui lient au tempéramment de Panimal, elle est €t ne présage aux engraisseurs que des mécomptes; elle est un signe du peu de disposition des organes de cet animal > à s'approprier les sucs des alimens qui passent par ses intestins. 929. Quels que soient les animaux que l’on engraisse, il importe de disposer Ja nourriture qu’on leur consacre, de m anière à pouvoir aller toujours de mieux À mesure que les organes sont habitués à un geure de nourriture, il faut leur en donner sans cela, en mieux en quantité et en qualité. un qui les satisfasse davantage; on court le risque de voir disparaître P nue. Âu reste, il convient encore de sai est avancé, soit afin de prévenir fibres. Il ne faut de maladie, amélioration qu’on avait obte- guer l’animal lorsqne son engraissement les coups de sang, soit afin de distendre les pas Perdre de vue que la graisse excessive est une sorte d'état 46 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 362 Es| “TE RORELTe ST | Î À l }. 563 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. Déterminer, d’une manière générale, la quantité de nourriture que doit côn- sommer une bête à l’engrais, serait chose absolument impossible; e’est encore une dé ces parties de l’économie qui veulent être éprouvées dans chaque locahité, enr chaque race et presque sur chaque individu, au moyen d'expériences positives, dirigées avec beaucoup de jugement et avec des soins particuliers. Ce serait l'affaire des gouvernements de faire exécuter de telles expériences, sur les races usuelles de leur pays, parce qu’elles exigent des soins, un temps et uñe sur veillance, par conséqüent des frais, qu'on ne peut pas exiger de simples paru- culiers qui ne travaillent que pour eux-mêmes, $. 6530: L'on amaigrit des bêtes, même oïsives, en les nourrissant avec de la paille. Quelque fois, à l'aide d’un repos parfait, on maintient des bêtes en chair, avec du foin de médiocre qualité. Avec du foin de bonne qualité on commence lear engraissement. L’herbe verte purge, rafraichit, prépare et commence aussi l’engraissement. Les choux, le trèfle, la luzerne, les vesces en vert l'avancent rapi- dement; il en est de même dés racines jointes au foin, et du marc de raisin. Vien- nent ensuite les racines cuites et le grain égrugé ou, mieux encore, en farine, et toujours associés au foin, pour terminer l’engraissement. Le son n’a de valeur que pour le peu de farine qu'il content; lui-même est indigesuble. 6.331. L’engraissement au piturage exige des herbages très-abondants et, alors, les bêtes gâtent avec les pieds, presqu'autant qu’elles consomment, à moins qu’on ne les retienne au bord des herbages qu’on leur fait brouter, par le moyen de claies où de barrières, ou qu’on ne les attache à une corde liée à un pieu planté en terre. Mais cette dernière méthode même serait absolument vicieuse, non-seule- ment on perdrait beaucoup d’excellent fumier et lon nuirait aux herbages en les soumettant à la pression des pieds du bétail, mais encore on retarderait l’engrais- sement lui-même, en obligeant le bétail à se mouvoir pour atteindre sa nour- riture, Car il est démontré que l'absence de mouvement accélère considéra- blement l’engraissement. f:: 332 Au printemps, dans la période de repos qui suit les premières cultures, les bêtes .“*£« …£.? J nourries à la luzerne ou au trèfle verts, prennent facilement de la graisse; Cest à cette époque seulement que j'ai trouvé de l'avantage à faire engraisser. mes bœufs. + ÿ,); ë 863 ÉCONOMIE DE L AGRICULTURE. 908 Une bête de ce genre consommait, en un jour, environ la quantité de four- rage vert qui, convertie en foin, en eût donné Ib. 55 ou+ de quintal; si le foin valait+ 2,60, le quintal, cette quantité d’herbe verte pouvait faire la valeur de + o, 80, de sorte que l'entretien d’un bœuf coûtait, pendant un mois,+ 24 cbrcclesoins emurontvl.:! sh 2h: de, ue 11 dl Dont déduisant+ o, 55 par jour pour Ib. 70 fumier... 10, bo Ha dépense selevaits par mis, 4-....'."19,50 Au printemps, ou au commencement de l'été, il n’est pae difficile qu’un bœuf augmente, en valeur, de plus que cela en un mois. Muis la question prend une toute autre tournure, lorsque l’engraissement doit avoir heu, en automne, avec du foin sec, et surtout s’il doit se faire avec des grains. À cette époque, Vembonpoint arrive avec beaucoup plus de lenteur, la nourriture est plus chère, la concurrence pour la vente beaucoup plus grande, et, par conséquent, le prix de la graisse moins élevé. 6.989 D’après une expérience à laquelle j'ai donné des soins particuliers, je puis afirmer que, d’entre les racines que nous cultivons pour la nourriture du bétail, c’est la betterave qui contribue le plus à Pengraisser, lorsqu'on en donne aux bêtes une ration suffisante pour remplacer la moitié du fourrage sec que les bêtes consommeraient. Les rutabagas, les carottes, les pommes de terre, peuvent aussi servir au même but quoiqu’elles n'aient pas, à un degré oussi éminent, la faculié d’en- graisser. La pomme de terre en particulier gagne beaucoup à être donnée cuite, par ce moyen elle est, en partie, débarrassée de son eau de végétation, d’un suc àcre qui donne aux excrémens des bêtes qui les consomment une odeur très- féude, et souvent aux bètes elles-mêmes un léger relâchement. La carotte a plutôt le mérite de centribuer à la santé des animaux qui la consomment, que celur d'accélérer leur engraissement., On duit la donner de préférence aux che- vaux, pour lesquels elle peut fort bien remplacer lavoine. Je n’ai aucune expérience ni sur les raves, ni sur le panais, et ne puis rien dire de leurs qualités pour l’engraissemeut du bétail; les premières sout trop casuelles pour que leur culture puisse être recommandée; si ce n’est dans les contrées où 1l pleut très-souvent pendant Pété et Pautomue, 6. 334. Les gâteaux de colza, ou le résidu de la fabrication des huiles du LE "564 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. genre, seraient particulièrement propres à l’engraissement du bétail, sils ne communiquaient, à la chair, un goût plus ou moins désagréable, Éu200; Je mai pas essayé l'emploi da résidu de la fabrication, tant de la biére que de l'eau-de-vie et du sucre de betteraves; je n'ai donc rieu à ajouter à ce que Thaer nous dit à ce sujeL. $. 330. Je ne peux trop répéter que, pour les bêtes à cornes qui sont à l’engrais, il faut mettre beaucoup d'importance à ce que la nourriture soit donnée avec la plus extrême régularité et toujours en ration telle, que les bêtes en aient assez, mais rien que ce qu’elles peuvent cousommer sans interruption. Les “alimens qui s’éjourneñt dans le râtelier ou la crèche des animaux, tandis qu'ils reposent où ruminent, ne leur sont pas seulement inutiles, mais je dirai, mème nuisibles, parce qu'ils leur donnent du dégoût et dérangent leur appéut en con- tractant, dans ce séjour, un goût et une odeur nauséabonds. ee oa7. On récommande aussi de tenir les bêtes à l’engrais, dans un état de calme complet, éloignées du grand bruit et de tout ce qui pourrait leur donner de lPin- quiétude; par conséquent aussi de leur donner leurs repas avec la plus extrème régularité, et de ne les molesier en aucune manière; on veut même qu’on ne leur donne que peu de lumitre. Da reste, la propreté et une litière commode, sont très-essentielles pour compléter cet état de bien être qui accélére lengrais- sement, F0 Îls est des contrées où les’ bouchers forment, entreux, une sorte d’asso= ciation ou de confrairie, avec promesse de ne jamais se faire concurrence l’un à l’autre; dans de telles contrées, l’engraisseur est absolument à la merci de ces bonchers, ilne peut donc convenir d’y entreprendre l’engraissement du bétail, qu'avec une extrême circonspection; surtout sl s’agit de pousser l’en- graissement jusqu’à son dernier degré, parce que, à ce point, les bêtes ne sont plus d’un transport facile, et qu'il y a tout à perdre de devoir les entre- tenir au-delà du terme où elles ont atteint le période de l’embonpoint. J'ai, plus d’une fois, vu des cultivateurs réduits à devoir remettre au travail des bêtes qu'ils avaient tenues, pendant plusieurs mois, à l'eugrais, faute de ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 365 pouvoir les vendre convenablement; alors, nou-seulement, ils perdaient en entier les frais de l’engraissement, mais encore leurs bêtes étaient devennes paresseuses et délicates, de sorte qu’elles n’avaient même plus la valeur qu’elles eussent eue, si elles n’eussent pas été engraissées. Les Cochons. 6: 99g- Je ne répéterai pas ici ce que Thaer a fort bien développé dans ses principes raisopués d'Agriculture; je me bornerei à présenter, sur cette matière, quelques considérations economiques qui se rapportent aux usages des contrées que j'ai parcourues, Ordinairement le cultivateur croit devoir tenir des cochons pour leur faire consommer les résidus de sa cuisine et, très- souvent, ce qu'il doit ajouter à ceux-ci, lui coûte plus que ne peut valoir l'augmentation, en chair et graisse, des cochons qui l'ont consommé. Ce genre d'économie est tellement à la portée du pauvre, que, rarement le cultivateur d’un ordre plus relevé y trouve äu probt. D’ailleurs, l'engraissement qui a lieu dans les forêts, et celui qni s'opère sur les montagnes, daus les grandes vacheries, au moyen du pâturage et de la cuile résidu de la fabrication du serer, sont tellement peu coûteux, que le cul- üvaleur qui nourrit ses cochons dans des enclos, ne peut, que difficilement, en soutenir la concurrence, surlont à canse de la main-d'œuvre et des soins que ces bètes demandent. On cherche à augmenter, par ce moyen, les engrais; mais, si l'on donne, aux cochons, de la paille pour huère, il est rare que le fumier qui en résulte paie le prix de cette paille; les excrémens de ces ani- maux sont si peu solides, que Ja paille n’augmente que peu en volume, et me- diocrement en qualité: Cependant ces excrémens, lorsqu'on les recueille et emploie convenablement, quoique liquides, sout avantageux pour presque tous les produits de notre agriculture. 6.. Le prix des cochons varie infiniment: rarement peut-on prévoir celui auquel 2 on pourra les réaliser, et si je dois m'en rapporter à ma propre expérience, le succes de leur engraissement est plus cäsuel encore. Il y a donc assez à examiner et à refléchir, avant d'entreprendre ce genre d'économie, et tout au moins faut-il y disposer toutes choses, de mauière à 3, À Ï 1 assurer les succès, avec le moins de frais que cela est possible. 566 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. NME CT Ta nourriture et l’engraissement des cochons conviennent, surtout dans les exploitations sustiques qui possèdent de grandes étendues de bois de chênes ou de hêtres, dans lesquels, en automne, ces animaux trouvent une nourri- ture abondante et parfaitement adaptée à leurs organes, sans exiger aucun soin. Le cochon toujours à Pair libre et sain, ÿ est bien moins exposé à des maladies que dans ces fétides étables, dans cette fange, où de négligents cultivateurs les laissent croupir. La propagation et l’'engraissement des cochons pourra aussi avoir lieu, avec svantage pour le cultivateur, dans les exploitations rurales où l’on a une abon- dante quantité de petit lait, résidu de la fabrication du fromage, et où Pon culüive beaucoup de racines, pour nourrir les bêtes durant Pliver; cependant il importera d'y achever l’engraissement d’aussi bonne heure en hiver, que cela sera possible; parce que le genre de nourriture qu'on donne dans celte saison est toujours plus coûteux que celui d'été. Au reste, là même, l’économie des cochons pré- gentera rarement de grands bénéfices au cultivateur qui lui imputera toutes les dépenses qu’elle occasionne. Ce cuhivateur agira donc sagement en cédant, s'il en trouve l’occasion, le petit lait de sa ffomagerie, à quelque famille qui s’occupe particulièrement de ce genre d'industrie, en échange d’une quantité converiue de chair de porc gras, comme, par exemple, Ib. 1 pour Ib. 80 de cuite, c’est- à-dire de peut lait dont on a üré le seret. S'il w’a pas cette facilité, il doit, sans doute alors, se résoudre à tenir des cochons, et chercher les moyens de Îles nourrir le plus économiquement que cela est compatible avec le prompt engruis- sement de ces bêtes. f.": 948. Pendant toute la durée des labours, il sera très-utile de mettre les cochons au pâturage sur les terrains où la charrue a passé, non-seulerment ils y détrui- sent une quantité d'insectes et de racines de mauvaises herbes; mais, de plus, ils concourrent, essentiellement, à diviser et ameublir la terre, là, les excré= mens qu'ils déposent s’incorporent immédiatement avec le sol, sans être absor- bés par l'air eu les rayons du soleil. 6. 343. D'ailleurs, dans l’enclos, les cochons devront être nourris avec du trèfle, de la luzerne ou des vesces, verts et trés-tendres, donnés au râtelier, et avec du , L" 7e ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 567 petit lait ou de la cuite. En hiver, on substituera les racines au fourrage vert. Ce genre de nourriture suffira parfaitement jusqu’à ce que l’engraissement soit un peu avancé; alors il couvlendra d'ajouter, aux racines et au petit lait, une nourriture un peu plus substantielle, telle que des glands, de la faine, ou du grain broye ou moulu, surtout de la farine qui ait subi un commencement de fermenta- tion panaire, en donnant la préférence à celle d'orge, mais particulièrement à celle de maïs, de pois et de fèves. Celle d'avoine donne une très- bonne qualité à la chaic du porc. fs Il ne fant pas oublier que le cochon à l’engrais doit prendre le moins de mouvement que cela est possible, qu’ainsi il doit être tenu seul, dans une élable peu spaciense et peu éclairée, cependant propre; qu'il doit être nourri avec la plus extrême régularité; que sa nourriture loin de diminuer en bonté, doit, au contraire, être améliorée progressivement; qu'il doit en rece- voir toujours une ration suffisante pour satisfaire complètement son appétit, cependant pas assez pour qu'il fasse une interruption dans son repas; qu'ainsi il ne doit jamais rien rester dans son râtelier ni dans son auge, et qu'il faut avoir soin de nettoyer fréquemment celui-ci. Dans les dernières périodes de l’engraissement, il convient d'augmenter un peu la litière, parce qu’elle concourt à tenir l'animal dans le bien être; par conséquent à accélérer l’engraissement,. 6. 345. C’est, ordinairement, à l’âge de 2 ans et demi que le cochon peut avoir atteint le degré le plus profitable d’engraissement; si, à cette époque, il doure Ïb. 500 chair et graisse au prix de+ o, 50 la 1b., le cochon vaudrait alors+ 150, el ce prix donnerait, en moyenue,+ o, 164 pour chaque jour de nourri- ture dès la naissance de l'animal jusqu’à sa fin, en laissant les excrémens comme compensation de la litière et des soins. Ces 16 centimes; par jour, en moyenne, seraient assurément très-suBisants, si des accidens et des mala- dies ne venaient, fréquemment, surprendre le cochon au milieu de sa carrière; au resle, comme, probablement, ceux-ci sont dus, le plus souvent, à la mal- propreté et au défaut de soins, je pense qu’un cultivateur judicienx pourrait les prévenir dans le plus grand nombre de cas, et, de cette manière; faire de l’économie des cochons une industrie bien moius casuelle qu’elie ne Pa été jusqu'ici. ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 6,. 546, Je ne dois pas quitter ce sujet sans observer que Pétablissement et l’ehtre- seu des étables à porcs, surtout pour qu’elles remplissement réellement le but que lon se propose, est une chose assez coftense. Si c’est en pierre taillée, roche on grès qu'on construit ces élables, elles coûtent une somme cousidé- rable; si on les fait en bois, elles se dégradent rapidement. 6 S47 La mal-propreté, dans laquelle on laisse communément Jes cochons, a donné un préjngé contré la partie des occupations rustiques qui se rapporte plus par- ticulièérement à ces animaux, 1l en résulte qu'ils sont ordinairement abandonnés à ce qu'il y a de moindre dans le personnel de Pexploitation; il ne faut donc pas s'étonner si, rarement, cetie partie de l’économie rurale présente des succès. 6. 348. Je ne mc suis point arreté à ce quise rapporte à la muluüiplication des cochons, elle m’a paru demander tant de détails et de soins, qu'il conviendrait proba- blement de l’abandonner à de très-petits cuilivateurs chez lesquels elle absorbe ün.travail qui, sans cela, serait à-peu-près perdu; cependant lorsque, dans une exploitation rurale bien ordonnée, à Paide d’un choix judicieux de la race, Von est parvenu à tirer de l'avantage de l'économie des cochons, il pourra être très-convenable de ne pas abandonner, à d’autres, le soin du maintien de cette race, mais, au contraire, de se procurer, dans l'exploitation même, les jeunes cochons que lon veut entretenir et engraisser. Jai vu des truies faire, en une seule portée, jusqu’à 18 petits, et en élever, de leur lait, 16; comme elles font deux porées par année, on peut, en effet, en ürer une quantité de peuts qui paie très-bien leur entretien. Je ne conseille cependant pas aux cultivateurs de compter sur des bénéfices considérables dans ce genre d’économie, et surtout pas sur des portées telles que celle dont je viens de parler. Le cultivateur qui tuent des truies portières doit, non-seulement, avoir soin de leur faire donner une bonne nourriture, particulièrement au moment où clles doivent mettre bas et où elles alaitent leurs petits, mais encore de régler leur repas, ainsi que je l'ai dit plus haut, et de les faire tenir dans une graude propreté. Lorsque ces bêtes accouchent, il ne doit leur donner, pour liüère, que de la paille hachée, de peur que les petits cochons ne se glissent parmi Er x —û ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 369 la paille et n’y soient écrasés par la mêre; il doit, à mesure que ces cochons nais- sent, les faire enlever de devant la mère et les tenir séparés, dans un cuvier ou dans une caisse, jusqu’à ce que, la mère étant délivrée des maux du part, ils soient moins exposés à être blesses par elle. I fera donner, à celle-ci, aussitôt après l’accou- chement, un once et demie ou deux onces de manne, afin de la purger et de lui oter une disposition farouche qui fait que, assez souvent, elle tue, mange même, ses petits. Pendant les cinq premiers jours, il n’abandonnera point ces petits à la mère; au contraire, il les fera tenir séparés, quoique près d'elle, et les lui fera tetter à des heures réglées, sans les laisser perdre de vue, de peur d’accidens, Ces premiers momens passés, il laissera courrir la mère et les petits dans un grand enclos où ils trouvent à broutter de l’herbe, où autour des chemins, ou dans des champs. D'ailleurs, il pourvoira à ce que la mère recoive une nourriture excellente et propre à lui donner beaucoup de lait, Les Béles à laine. $. 549. Je me suis beaucoup occupé de celles d’Espagne, des Hérinos; comme beau- coup de gens, j'ai eu mon temps de prévention pour cette branché de l’écono- mie rurale, et, comme d’autres, jen ai aussi été dégoûteé. Cependant, revenu de ces extrêmes, je crois pouvoir, aujourd’hai, en parler avec une en- tière impartialité, Les bêtes à laine nous donnent de la laine, des agneaux, du fumier et de la chair. Dans plusieurs contrées on en tire aussi du lait. Comment» d’après cela, ne seraient-elles pas utiles, dans l’économie rurale, autant et plus que né puisse l'être tout autre bétail de rente qui ne travaille pas? Malheureusement la plupart des culüivatenrs qui, depuis une vingtaine d’an- nées, se sont livrés à l’économie des bêtes à laine; Pont fait avec l’espérance de profits qui ne pouvaient se soutenir pendant long-temps, et, trompés dans leur attente, ils ont pris, contre ces précieux animaux, un dégoût qui a entraîné, après lui, une parcimonie mal entendue dans leur emtrelien, et un défaut des soius nécessaires à leur réussite, $. 3550. aine ne donnent du profit qu'autant qu’elles sont bien entrete- c'est alors, seulement, qu’elles donneut une laine abondante, forte et 47 Les bêtes à 1 nues; 370 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE: élastique, et qu’elles ont cette abondance de lait, qui contribue si essen- tellement à la réussite des agneaux. C’est avec cet entretien, que les bêtes couservent cette belle apparence qui facilite leur vente, et, dans cet état, elles peuvent toujours être écouleées pour la boucherie. Malheureusement ces bêtes redontent, plus que d’autres, certains genres de pourriture; les berbes et les foins de marais, humidité froide, les eaux sta- goantes, leur donnent facilement la cachexie aqueuse ou d’autres maladies, et l'art vétérinaire laisse encore plus à désirer sur tout ce quise rapporte à la santé de ces bêtes, que sur ce qui se rapporte à tous les autres animaux de notre économie rustique, 6... SBL: Ce n'est pointici le cas de répéter une instruction pour les propriétaires de troupeaux, qu'ils trouvent dans plusieurs excellents ouvrages, ni de donner un traité sur les maladies du bétail; je dois me borner aux considérations Ccono- miques qui se rapportent aux bêtes à laine, et à chercher à préserver les culti- vateurs de mécomptes à cet égard. Un berger avec un aide peuvent, fort bien, soigner 300 bêtes à laine, bé- liers, brebis, antenois et agneaux; pourvu cependant que, dans la saison où ces premiers doivent être séparés des brebis, on les laisse seuls, duns un enclos solidement fermé. Ce berger et çet aide coûteront environ, et y compris quelques frais accessoires,+ goo. Cette somme répartie sur 500 bêtes, mettra, à la charge de chacune,+ 3 pour soins durant une auné6; mais si, au lieu de ce nombre de bêtes, on n’en a que le tiers, on n'aura, pour cela, que bien peu à épargner sur l'entretien de ces deux individus; leur temps, lorsque les bêtes vont au pâturage, p’est guère moins employé pour 100 bêtes que pour 500; chacune de ces bêtes coûtera, ainsi, au moins le double, si ce n’est le triple, en soins; alors plus d'espérance de pouvoir retirer des profits d’un tel troupeau; il est, au contraire, à craindre que son compte ne se solde en perte. + 3000, l'intérêt à 10 Je suppose qu’une bergerie pour 500 bètes coûte PP 1 5 P x frais qu’elle occa- pour 100 de cette somme, ajoutera+ 1, par chacune, au sionne. Si une brebis coûte+ 40, l'intérêt porté à 15 pour 100, en raison des risques de mortalité et de la dégradation du capital, chargera encore son compte de+ 6; toutes ces choses réunies font, sur chaque bête, une dé- Dense see Ed _ 5 mais d'entretien au foin sec, ou l'équivalent en racines, à 21b. foin par jour, feront 504 1b., à+ 23,6ole quintal..+++:+ 7, 90 A reporter««+: Ÿ 17 90 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, Report...+ 17, 90 A q.mois au paturage Az én sous. 4) 1 7.0.4 Be ie, 7, 38 Sa part de Pentretien du bélier: hr et pen sue sert o, bo Chaque brebis coûtera, en une année....,+ 25, 78 Et élle produira: DR ner Eden pas ie. Cine LR" ele Sesuos+.22/510 1 agneau, à+ 9, 68, en moyenne, pour les mâles et les fe- MÉCR A SeABe.© NÉ eee ie ns 9, 68 Purners fedependamment de la hiüére:*.. 4.4....,... 4 + 25, 78 Si la brebis a une très-bonne nourriture, la quantité de laine qu’elle pros duira pourra, pent-être, s'élever à 6 Ib., et si cette laine est extrêmement belle, elle pourra valoir un peu plus de+ 2, 20; alors le propriétaire du troupeau aura du bénéfice. Mais si, au lieu d’avoir des bêtes à laine fine et abondante, ce propriétaire tient une race commune; si au lieu de 5 1b. À laine, ses bêtes, mal nourries, »e lui en donnent plus que 4 ou B; si ses agneaux, ayant mal réussi, sont rachi- tiques et faibles; si, enfin, l’entretien de ses bergers ne peut être réparti que sur un petit nombre de bêtes, alors ce propriétaire n'aura plus que des pertes à attendre de son troupeau. Si maintenant nous en venons aux moutons de même race destinés à la bou- cherie, au prix d’achat d’un agneau châtré, au sevrage, que je suppose être anne à sddhieuifiiocna. nn. LL 11:16, 50 11 faudra ajouter pour loyer de bergerie, soins du berger pen- dont 27 Mois tetes el riISQMERL.. Bus le his ni 10, 5a La nourriture pendant 27 mois dès le sevrage......., 28 Chaque mouton coûtera à l’âge de 2 ans h..:.+ 45 Et il produira, dans cet espace de temps: Buahtomes, 15 1H Lau dE 22. AdQ. So. 8 D Rd nue dr ee 8 Sa cOpps pour Dibaneherie.. 4 4. Lite Lu. 15 + 53, 8 Ici le bénéfice est évidemment plus grand, et d’autant plus que les moutons ,- 4.. A,, n'ayant point à produire des agneaux, n’exisent nullement d’être séparés les uns des autres, et. qu’ainsi un seul berger pourrait en soïgner 300; d’ailleurs les risques sont à peu près nuls avec eux, parce que, si ces bêtes n’ont pas cessé 572 ÉCONOMIF DE L'AGRICULTURE. d’étre bien nourries, dès leur naissance, elles se maintiennent tonjours dans un embonpoint, qui en assure la vente à l’instant où elles présenteraient le moindre signe de maladie; outre cela le capital dont 1l faut prélever l'intérêt et les risques, est beaucoup moins considérable, Je ne ferai point le compte des béliers; je les envisage comme une charge des brebis, et comme tels j'en répartis, sur celles-ci, l’entretien et les frais en general, f.:, 353. D'après ce qu’on vient de voir, on jugera qu'il ne peut que rarement ou ja- mais convenir, sous des rapports économiques, de donuer du grain aux bêtes à laine; un bon pâturage suffit parfaitement à ces bêtes, et si elles doivent être uourries à l’étable, circonstance toujours désavantogeuse, en été du trèfle, de la luzerne, des vesces, du millet verts, les trois premiers pas trop tendres, et surtout pas mouillés, de peur de gonflement; en hiver les mêmes fourrages secs, pourvu qu'ils n'aient pas été fauchés trop durs ,’ou bien du foin naturel non acide, sont une nourriture convenable, Les racines, le gland etles marrons d'Inde, ang- mentent le lait et l’embonpoint de ces bêtes; pour les marons en particulier, je dois observer que, comme ils doivent être conçassés sous nne meule, ils coûtent, par cela même, des frais qui diminuent leur valeur apparente, La fouillée est une nourriture parfaitement saine pour les bêtes à laine; elle les nourrit, mais ne les engraisse pas. Je serais cependant disposé à croire que la feuille du frêne, cueillie dans sa vigueur, et un petit nombre d’autres, pour- raient produire cet effet, si l’on en donnait en quantité suffisante à ces bêtes. Pour les bêtes à laine nourries dans Pétable, comme pour toutes les autres bêtes, sans exception, qui ne travaillent pas, la quantité de nourriture la plus profi- table, est celle qu’elles peuvent consommer en 2 repas, un le matin et un le soir, sans s'arrêter et sans rien laisser ni à leur râtelier, ni dans leur crèche; bien entendu cependant que le fourrage soit sain et nullement rebutant. Toutes les fois que les bêtes cessent momentanément de manger, tandis qu’elles ont en- core de la nourriture devant elles, on leur en a donné une trop grande ration; il faut se hâter de l’enlever. Lorsqu'on a deux troupeaux, l’un de bêtes à l’engrais, l’autre de bêtes maigres, il pourrait, ce semble, convenir de faire passer, devant ces pre- mières, le fourrage qu’on destine aux secondes, afin qu’elles y choisissent les meilleurs brins; mais cette méthode est réellement vicieuse; elle apauvrit sans ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. wrilité les bêtes maigres, qui auraient, au contraire, besoin d'aliments succu- lents, et, dans le transport d’une bergerie à l’autre, on perdrait, toujours, une quantité plus ou moins grande des meilleures parties du fourrage. Il fant, sans doute, ne donner que de bons fourrages aux bêtes qui sont à l’engrais, mais il faut aussi qu’elles mangent en entier ce qu’on leur présente. On peut ensuite leur donner, séparément, cette portion d’aliments plus substantiels qu’on des- tine à accélérer ou à accomplir leur engraissement. Lorsqu'il s’agit moins de donner aux bêtes un embonpoint excessif, que de procurer, aux brebis qui allaitent, une grande quantité de lait, afin de favoriser le développement des agneaux, les rutabagas ou les betteraves sont, à ce qu’il m’a paru, le plus favo- rable des aliments qu’on puisse associer aux fourrages secs. , 025: La convenance de faire parquer les bêtes à laine, par un temps sec, n’est pes douteuse toutes les fois, 1.° Qu'on peut le faire sans courir le risque d’être volé. 2.° Que la saison est chaude ou que les bêtes portent assez de laine pour ne pas redonter la fraîcheur de la nuit. 3.° Que le troupeau est assez nombreux pour qu'il vaille la peine de se donner cet embarras. 4.° Que le sol est sain et pas humide. Au reste, l’enclos da parc doit être fait avec des cordes et non avec du bois; les claies sont trop épiouvées par l’action du soleil, de la pluie et des vents; elles sont coûteuses, et les béliers, sil y en a dans le troupeau, Îles brisent, ou, du moins, les endommagent fréquemment; outre cela elles de- mandent trop de temps pour la formation de l’enclos. 6. 354. La convenance de laver la laine sur le dos de l’animal, ou de tondre celui- ci avec sa laine en suint, dépend, en général, des circonstances commerciales de la localité; il n’est pas douteux que le lavage à dos ne soit plus défavorable qu’avantageux à la santé des bêtes; cependant un usage immémorial a démontré qu'il n’a pas, pour elles, des inconvénients redoutables. Il importe que les bêtes soient tondues par des gens qui en aient l'habitude; sans cela, ou l’on perd beaucoup de la longueur de la laine, ou les bêtes sont couvertes de petites plaies, faites par les forces ou ciseaux du tondeur maladroit; et souvent l’un et l’autre de ces inconvénients ont lieu. D'ailleurs, tel tondeur expédie 12 à 14 bêtes en un jour, tandis qu'un autre n’en tond pas la moitié, rer er ee ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. Les Chevaux. (+200.‘ Je n’ai à m'occuper ici que de ceux-là seulement, qui sont destinés au charroï et aux travaux de l’agriculture en général. Ces chevaux doivent être vigoureux, avoir le pas allongé et la démarche prompte; du reste, ils n'ont que faire de pouvoir soutenir loug-temps le trot et le galop. Leurs membres doivent être forts et musculeux, plutôt que dégagés et élégants, et tout en eux doit concourir au seul but auquel ils soient destinés, celui de mettre en mouvement de grands fardeaux ou de vaincre de grandes résistances, de la manière la moins coûteuse qui soit possible, et, par conséquent, avec autant de vitesse que cela peut avoir lieu d’une manière continue, c’est-à- dire au pas. Des animaux dont le besoin est aussi général, et qui doivent être aussi mulu- pliés, mériteraient, sans doute, une attention soutenue de la part des gouver- nemens, et, en effet, ceux-ci s'occupent, souvent d’une manière active, de leur reproduction et du perfectionnement de la race établie dans leur pays; mais considérant ces animaux plus sous le rapport du commerce que sous celui des vrais besoins de la contrée, ils ont, trop souveut, de la propension à favoriser des croisemens, qui, en enuoblissant cette race, la rendent moins propre aux tra- vaux de l’agriculture. Ainsi, il n’est, souvent, pas facile de se procurer des chevaux qui aient les qualités solides qu'on leur désire, et cependant il est des localités où les bœufs ont, décidément’, du désavantage sur les chevaux. Parmi les chevaux comme parmi les autres animaux, il est des races qui con- somment moins de nourriture que d’autres, sans, pour cela, leur céder en rien, ni en force, ni en activité, et cette différence existe, même d'individu à indi- vidu, dans une même race. On s’abuserait beaucoup si l’on imaginait que la force relative de l’animal soit toujours proportionnée à sa taille, à son volume û et à la quantité de nourriture que cet animal consomme. Cette force dépend beau- coup de la race à laquelle cet animal appartient, mais aussi de l'éducation qu'il a secue et du genre de nourriture qu’on lui a donné. Toutes ces circonstances pré- senteraient à l’observateur de la nature et à l’économe politique uve série de re- cherches intéressantes et utiles, dont la solution touche de si près à la prospérité de l’agriculture, qu’il est à peine convenable, qu’on soit encore à la désirer. 6. 356. Dans les lieux où l’on a des pâturages étendus et abondanté, et des enclos, dans ;?: 7 Dr Fee ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, 375 lesquels on pent laisser s’ébattre de jeunes poulains, sans s’assujetir à les garder, et pourtant sans conrrir le risque d’accidens, on pourra, sans trop de désavan- tage, se livrer à faire reproduire et à élever de jeuues chevaux. (557; Un poulain de trois ans coûtera un peu plus que ce que, à f. 506 et 507, j'ai dit qu’une vache adulte devait coûter. Si, dans le compte de l'entretien, nous n’a- vons pas à jmputer au poulain le lait de sa mère, duquel, d’ailleurs, on ne retirerait ancun parti, il faudrait, en revanche, mettre à sa charge le chômage de cette mère à l'époque de l’accouchement. Du reste, le léger travail qu'on peut atttendre du poulain, dès l’âge de deux ans à celui de trois, peut compenser les soins quil exige au-dela de ceux qu’on doit consacrer à une génisse, et les frais d'un léger ferrage. Voilà pour la vente; quant à l'usage, il me semble que le culüvateur doit wouver un avantage réel dans des chevaux dont il a Inimême choisi la race, qu'il a élevés, et qui, dès leur naissance, sont accontumés à sa localité, à ses fourrages, et aux manières de ses gens. 11 n’y.a point la même facilité à se pro curer de bons chevaux, qu'il y en a à rencontrer de bonnes vaches, et lusage qu’on tire de çes premiers est si important et si durable, qu'il vaut la peine de faire quelques sacrifices pour les obtenir tels qu’on peut les désirer. Au reste, ce n’est point à trois ans qu’un cheval est en état de prêter un service com- plet, ce n’est guères qu’à cinq ans révolus qw'on peut tirer parti de toute sa force; jusque Jà il sert, mais il a besoin de beaucoup de ménageinens; son tra- vail ne paie point en entier sa nourriture et les soins qu’il exige. Il n’est donc pas douteux que, lorsque le cultivateur des contrées soumises à une bonne économie rurale, trouve à se procurer, au- dehors, des chevaux qui aillent parfaitement à ses besoins et qui ne lui coûtent pas plus qu’on ne les à payés jusqu'ici, il ne lui convienpe de les acheter, plutôt que de se donner l’em- barras d’en élever. L'éducation des bestianx semble devoir être réservée aux contrées montuenses, à celles qui se. refusent à l’action de la charrue et qui ont beaucoup de terrains dont on ne peut ürer d’autre parti que de les laisser eu pâturages, 6. 558, Quant à la nourriture des chevaux de labours, une longne expérience m'a convaincu que le grain n’est nullement nécessaire à ces bêtes; le saiufoin, le tréfle, la luzerne, les vesces donnés en vert sout, pour eux, la meilleure nour- 376 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. riture d'été; lorsqu'ils en on en suffisance, ils n’ont que faire d’ancun antre aliment, en hiver les mêmes fourrages secs et, si l’on veut, des racines, surtout des carottes, leur suffisent parfaitement. Le foin naturel, à moins qu'il ne soit d’une qualité tout-à-fait extraordinaire, les soutient moins en force, il est plus essentiel d’y joindre des racines ou un peu de grain. Au reste, comme, en hiver, les chevaux sont ordinairement moins occupés, ils n’ont nul besoin de recevoir une nourriture trop substantielle; on peut, alors, fort bien leur faire manger de la paille, avec des racines ou du grain, avoine ou fèves. ‘ Lavoine n’est done nullement nécessaire à Pentreuien de nos chevaux rus- tiques, et cela n’est point, pour nous, d’une petite importance; car, ainsi que nous l'avons vu, celle espèce de céréales wa guères de place dans une agrieul- ture vraiment judicieuse. Un cheval de trait, de grandeur moyenne, mais taillé en force, mange, fort bien, uu tiers de quintal sainfoin, trèfle, luzerne ou fane de vesces, secs, par jour(j'en ai même vu qui consommaïent jusqu’à 42-ou 44]b.); si nous évaluons ce fourrage à+ 2, 6o et que nous comptons la nourriture d’hiver dès le novembre à 1 mai, cela fera, pour six mois, ainsi 183 jours, 61 quintaux fourrage see, ou l'équivalent d’une partie en racines.....+ 158, 60 182 jours nourriture d'été au vert,+ en sous....... 126, 88 Le cheval coûtera, de-plus, le ferrage.!:"ML Ur, 18 L'usage du harnais et la Jumière d’écurie.. 20 Les soins£ journée de charretier, chaque jour ou, pendant l’année, 38;, en omettant les jours de MIEL 0e US MN Ne tre 77 L'intérêt du capital+ 5oo, dégradations et FHques ,'à 26 pour%.'.-- Je"#0" 100 + Boo, 48 Dont il faut déduire pour 8 charges famier à+ 8. 64 ‘Ua cheval coûte donc, par année, non compris l’usage dés éflabtiots aléhénries y 1 0 lus de nt fon Genet SD. Ge Le cultivateur sera fort heureux s’il peut Pemployer, avec une utilité réelle, pendant 280 jours de l’année; je pense que 240 sont encore une moyenne assez forte; ainsi la journée d’un cheval, dans une exploitation très-bien réglée, doit coûter au moins+ 2. Dans toutes les entreprises rurales où le sol est irès-argileux, où l’on ne peut pas entrer sur les terres pendant une grande partie de l'hiver et où il n’y a pas beaucoup de charrois à exécuter dans celte saison, la journée d’un cheval reviendra effectivement à+ 5. ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. D'après le compte ci-dessus une journée d’attelage coûte:: 2 journées de chevaux ࣠2.+ 4. ou bien à+ 3,+ 6 3 journée de charretier à. 2. DOS 0 1, 5o + 65, bo+(79 00 T est si rare que des incidens défavorables ne fassent pas hausser ces prix, que je conseillerai aux cultivateurs qui trouveront à louer, toutes les fois qu'ils en.anront besoin, de bons et dociles auelages, pour ces prix, ou même pour quelque chose de plus, d’en profiter pour ne tenir que le nombre de chevaux de trait le plus indispensable. De cette manière, ils s’'épargneront une péni- ble tension d'esprit, pour inventer de l’occupation aux chevaux qu'ils regrette- raient de voir chômer dans les écuries. $.. 360: Le cheval est, de tous les animaux que nous employons, celui qui est doué de plus d'intelligence. Il est très-susceptible de s'attacher à ceux qui le soi- goent, mais surtout de les prendre en aversion; selon les procédés qu'ils ont eus envers li. Souvent on voit ces animaux maigrir| au lieu de prospérer, quoiqu'ils reçoivent une très-bonne nourriture, et l’on ne sait comment expliquer la cause d’une telle maigreur. Qu’on surveille, sans qu'il s’en doute, celui qui les soigne, l’on ne tardera pas à s’'apercevoir qu'il ne leur donne pas leurs repas à des heures réglées; ou qu'il les donne trop abondants, et qu’ainsi le fourrage demeure an râtelier et y contracte un mauvais goût; ouenfin, et le plus souvent, que ce charretier les maltraite sans raison. Alors il n’y a pas à hésiter, il faut se debarrasser d’un tel valet et le remplacer par un homme qui ait les qualités de sa profession. Celui-ci, souvent avec moins de dépense, tirera un beaucoup plus grand parti. des bêtes qui lui sont confiées; son dévancier, au contraire, eût fait que les appauvrir ou les rendre vicieuses et rétives. ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. | DA BE À U Ds la distribution, tant des frais d'amendement du sol sur les diverses récoltes dont se compose l’assolement auquel cel amen- demertt a été consacré; que des travaux extraordinaires que, profitant à ces diverses récolles, doivent également êlre réparkis entr’elles; | DrsTiné à faciliter, aux personnes qui sont chargées de la rédaction des | nr A, comptabilités rurales, la clôture des eomptes annuels de chaque récolte et le calcul de son produit net. Assolement quatriennal avec récolle racine. 1!| TNT F) è 4*(7 L | 1. ANNÉE. Pommes de terre, Carottes, Navelts; si la récolle n'en a pas été lout- à-fait insigoifante, ils doivent ètre chargés du cinquième de la valeur des engrais qui avaient été donnés au terrain, de sorte qu'on ne duit porter à charge de la récolte {ll suivante que les quatre cinquièmes de la valeur de ces engrais. |..:.. Si ce sont des Zetleraves, elles doivent être chargées du quart des engrais, et de la moitié, si le fumier a élé mis en lignes, sous celles des plantes, Si, de plus, le sol a reçu un labour très-profond, pour celle récolte sarclée, l’on | doit imputer aux récoltes qui la suivent, un liers des frais de ce labour, Qutre cela si, comme cela doit loujours avoir lieu, le sol a été parfaitement neltoyé dé magvaises herbes, on peut mettre à la charge des récoltes qui succèdent à celle-ci, un tiers des frais de sarclage, houage el nelloiement du terrain. Une moitié du fumier qui demeure en terre, à la suite de celle récolte, c'est-à- les pommes de terre, les carottes elles navets, des quatre cinquièmes du tout de, pour selon que cela est { pour les betteraves seulemeul des trois quarls ou de la moitié, £xpiiqué ci-dessus)} el un liers des frais de culture réservés plus haut, c'est- à- dire un neuvième de tons ces frais de culture, doivent être portés à charge dela pre- re récolte racine; de sorte qu’il ne reste plus à art des objets ci-dessus, que deux cinquièmes des betteraves 5 ou+), et deux neuvièmes mière récolte céréale qui suit la premiè imputer aux récoltes suivantes, pour leur p de la valeur totale des engrais(ou, si ce sont de celle des travaux extraordinaiies ci-dessus, Le Trèfle qui vient ensuile, se charge d’un autre neuvième des travaux exlraor- dinaires qui avaient eu lieu pour la récolte racine; lat de prospérité au moins égai à celui dans ie de la valeur de ces engrais; mais, comme il transmet Île sol, à la seconde récolte céréale, dans un é lequel il l'a reçu, il ne doit ètre chargé d’aucune part ÉCONOMIE DE L'AGRICU LTURE. il se décharge donc de ce qui lui avai ete transmis par la première Done céréale, sur la seconde, à laquelle il faut aussi imputer le dernier neuvième des frais e dinaires de culture. x aor- Cette proportion de répartilion est, peut-être, un peu moins exacte que celle qui a été pro- posée par Thaer aux$. 258 ct suivants de ses principes raisonnés d’Acr iculinre, traduction française; mais elle me parait être celle qui, en moyenne, doit le moins entraîner dans des erreurs considérables, La poursuile d’une précision pl us rigoureusement exacte, supposerail une connaissance parfaile de toutes les circonstances qui peuvent influer sar les résultats, et la capacité nécessaire pour les apprécier à leur juste valeur; et réunit=on même toules ces facultés, on ne serait Pas loujours à l'abri de déviations desquelles ce formule préserve absolument. Afin de rendre cette distribution plus intelligible, j'en donnerai ici un exemple, Uu journal de terrain A a recu, pour une récolte de pommes de lerre, un armen- dement de 12 charges de 20 quintaux fumier, lesquelles, ÿ Compris les frais pour les transporter et épandre onticome. 4 M à je no 0. te où De plus un labour profond, qui a coûté nee Ce de à 10} 40 Et deux sarclages ou houages et un dernier nelloiement du sol, de IMÉLNE:,....., 1 Ë,‘ 4 29 Il sera donc débité de à + 14 e e e<.+ 155 A la fin de l’année, pour faire le compte du produit ne terrain où de. celte rceolte, on porlera à son crédit, t de ce et au débit de bilan de sortie( représentant ici le compte. du même te Paunce suivante, ou, si l’on veut; la récolte céréale B). 1.9 La valeur de 4 des+ 120 fumier rrain pour 4,‘.‘‘. 96 2° 3 des frais de labour profond, houages et nelloiement du sol, 5 — où De sorte que la récolte de pommes de terre À ne se trouvera eflec- tivement chargée, pour sa part de ces deux genres de dépense, que 1 ll de+ du fumier, into are euh. 24,0 j PER AC CAPE AO 10 0 0.‘ e«. 0 s + Q1 des frais de culture exlraordinaire, Bien entendu, outre les autres dépenses qui lui sont propres. La récolte céréaie B se lrouye done chargée, pour les frais ci-dessus, par bilan d’entrée de l’année qui suit celle de la récol de terre, de, te de pommes ...‘++ 301 autres qui lui sont propres, e)° e 0« 0 Gutre les frais de labours, semailles et et, ensuile, de ses frais de récolle, En automne, celle première récolle céréale sera crédilée, sa propre valeur qui lui succède, en sus de >€ par biiau de sortie, à charge de la récolte de trèfle 380 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 2 1.0 De la valeur des 2 qui-restent dans le sol, du fumier qui lui avait été consacré pour la récolte racine.:« s:;=: 5 48 2. Des 2 du tiers, c’est-à-dire de deux neuvièmes des frais de culture exlraerdinaire, À::.:;. 7:: SU5S 4 61, 49 De sorte que cette prémière récolte céréalé ne se trouve effectivement chargée, pour sa part de ces deux genres de dépense, que de- du fumier+ 48| 49, 67 Ldesf. de cul.exL. 1,67 La récolte de trèfle© on la troisième année, se trouve donc chargée, pour les frais ci-dessus, par bilan d’entrée de Pannée qui suit la première récolte céréale de>:::::: s; 1e 21200 Outre les frais de semailles du trèfle, et ensuite de plâtrement et de récolte, ou, autres qui peuvent avoir eu lieu pour celle espèce de produit. En antomne, celle récolle de trèfle sera créditée, non-seulement de la valeur des diverses coupes de fourrage, ou de la graine qu’elle aura donnée; mais encore, par bilan de sortie, à charge de la récolte céréale, C'est-à-dire de la dernière de l’assolement. 1: Du reste du fumier qui‘avait été mis en terre pour les pommes de terre..£: 5- z,:..«+ 48 2.2 Du dernier neuvième des frais extraordinaires de culture.;‘25067 De sorte que le trèfle ne se trouve effectivement chargé pour sa part des dépenses ci-dessus, que de.:. A‘»:.+ 1, 66 La seconde récolle céréale D supporte alors en entier le reste des frais d’amendement du sol et des frais extraordinaires de culture ci- dessus.: à-;:. à:>. NE ADS DT Outre tous les autres frais qui lui sont propres. Si, outre cela, on veut que chaque récolle soit chargée, dans une proportion équitable, de intérêt des avances qui lui ont été faites, chacune d’elles doit l'être de celui du montant de ce qui n’a pas€lé absorbé par les récoltes qui Pont précédé, car elle ne rend ce qu’on ea obtient en effet, qu’en raison de ce que le sol a, effectivement, en lui; les avantages qui lui ont élé transmis par les récoltes précédentes, c’est ainsi que, dans le cas ci-dessus, La première récolte, pommes de terre, supporterait l'intérêt des.+ 155 La seconde—— froment. 4::,: de 101 _: ca La troisième—— trèfle. Ë: è: 2 ide 508 La quatrième—#»= froment,.‘:°°. de 49, 67 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 381 Si Jon calcule cet intérêt à 12 pour cent comme nous AVONS dit, ci-devant Ç.11, que cela devait être, la première année devra être chargée de+ 16, 20, ouire les ,+ 34 pour engrais el cultures extraordinaires; la seconde de+ 12, 12, outre Les |+ 49, 67 pour engrais et cultures extraordinaires; la troisième de+ 6, 16, outre les+ 1, 66 pour cultures extraordinaires; ct la quatrième de+ 5, 96, outre les + 49, 67 pour engruis et cultures extraordinaires. ‘Assolement quatriennal, avec récolle de légumes sarclée, en place de jachère. m e FUMIER. Énrars de cult. A charge dela ré- ù:(re: Ave extraord Cest-à-dire que ehacune de ces récoltes, ayant ét colle de légumes re ET 2 chargée par celle qui Pa précédée de tout ce qui PAU Tire:> n'avait pas été consommé, supporte, elle-mème, la 1.7° récolle céreale.. 26 S part ci- contre des frais d'amendement et cultures >xbraordinaires, en se déchargeant du su lus sur ns L extraordina 5 ge: n free#5 0e te 9 celle qui la suit, comme nous Vavons vu dans 2. récolte céréale.. 2 À l’exemple qui précède, 20 D Ê PAS 1 4 Si, au lieu de trèfle, on sème, par-dessus la prémière cértale, de la luzerne où du sainfoiu, le montant de ce qui reste en engrais el frais de culture extraordinaires, s A,.,... x doit être réparU entre les années suivantes dans la proportuon ci-8 pres. Fumier++ de ce qui reste, sur l’année qu suit l’ensemencement de la luzerne, et des frais extraordinaires de cullure qui restent.+:: - sur la seconde année de jouissance de la luzeities+- a+...: + nn") diva vrais 3 sur la récolte céréale qui suile See Si, à la fin de la troisième année de l'existence de la luzernière,‘on consacre à oclle-ci de nouveaux engrais, on en portera à charge de l’armée qui suivra immédiatement, 4 +—— celle qui vient après. : HR 5—— celle qui suit. Fr—_— de la révolte céréale qui succède. Le tout indépendamment des frais ci-dessus. \ Assolement quatriennal, avec Chanvre en place de récolle jachère(1). Si l’on a semé quelque récolte verte pour l'enfouir comme engrais, Îles frais d’un tel amendement seront joints à la valeur du fumier proprement dit, et labours seront considérés comme les houages ct les frais de netloiement du sol dans les les demi ou deux-liers assolements qui préeèdent. (1) Cette formule servira aussi pour le cas où l’on aurait semé des betteraves en place de chauyre. Éd OS VIN sr prie = Er £;; J02 ECONOMIE DE L AGRICULTURE. 1. Année, chanvre le! dés fumiers et des récoltes vertes enterrés comme engrais,++‘+ et la 2 du labour profond et des frais de nettoiement du sol. 2e froment 2 desdits engrais 74 a me trèfle OS Le RS ERA re “4, froment à désdifs engraisst 60 514710 I 1 Si, au lieu du trèfle, l’on sème de rechef du chanvre après la première récolte céréale elque, pour cet eflet, on sème et enterre comme engrais une seconde récolte verte. La répartilion aura lieu comme suit, après la seconde année de l’assolement. Er Clanvre+ ou la! de ce qui reste dans le sol des engrais mis pour la 1." année, et+ des frais de culture extraordinai- res de la première année. et; des frais de la récolte verte enterrée des frais de culture extraordi- comme engrais, pour celte année. À naires, consacrés à celle récolte. 4° Froment ou le surplus des engrais dela pre- ou le reste des frais de culture mière année.+ primiifs, et: ou le reste de la dernière réeolte ou le reste des frais de culture verte enterrée. 3 extraurdinairesde la 3. année. Le sol demeure un peu amélioré de ce qu'il était avant Ja première année; mais pas assez pour qu'il vaille la peine de reverser une partie des frais d’amendement et de culture sur la rotation suivante. Luzernes semées sur terrain nu et sans mélange. Eugrais. Labour profond, nettoiement du sol, semailles el semence. nee ANNÉE 07. Ë... 5 2——+ 2 ce‘«-+ 3 e](| .—— y 6.. 0...#4 4e——= ë Ê Û:; 1 5 rer me) 25.....- 5 La céréalequisuit 1‘:$ k: 1 1 Si l’on a fumé par-dessus, à la fin de Ja 5.° année, l’on mettra les frais de cet dement à la charge de la amcrn- 4. Auuée pour 1! 5 e 1 D———:! 6.———_—= LE De la céréale qui suit 1 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 89 Le tout indépendamment des premiers frais indiqués ci-dessus. Si l'on romp la luzerne avant ce terme, la récolle céréale qui la suit doit être charge du surplus des engrais, à moins que ce surplus ne s'élève au- dessus de Ja valeur de 4 charges de 20 quintaux fumier par journal; dans ce dernier cas, tout ce qui dépassera celle valeur devra êlre imputé à la rotation qui suivra celle récolte céréale, ou à la première récolte de celte rolation seulement, si c’est une récolle céréale. J'espère que ce pelil nombre d'exemples donncra une idée assez claire de celte méthode, pour que les personnes qui tiennent une comptabilité agricole puissent en tirer les inductions nécessaires, dans tous les cas qui pourront se présenter, quoique différents de ceux que je viens d’énoncer:. Il ne faut pas perdre de vue que le cours d’un assolement doit payer, en entier, les engrais qui lui ont élé consacrés, hormis dans un petit nombre de cas on la rotation, en finissant, laisse le sol considérablement amélioré. Dans ces‘cas là, il n'est pas douteux que le sol qui a augmenté de fécondité ne doive demeurer chargé de la valeur des engrais qui lui ont été laissés, et alors, celte valeur doit être unie à celle du pre- mier amendement qu’on donne à ce terrain, atnendement qui doit êlre diminué en conséquence; car si l'on continuait à fumer, toujours de même, un sol qni sorlirait de l’assolement plus riche qu'il n'était en yÿ entrant, ce sol ne larderait pas à faire verser toutes les céréales qu’on lui confierait, et ainsi ses produits, an lieu d'augmenter, les céréales du moins, ne reudraient plus ce qu'on aurait droit d'en alteudre si l'on Araitait le terrain avec plus de mesure. Je ne me dissimule point que celte répartition de frais sur plusieurs années et plusieurs récolles, présente des difficultés, lesquelles paraîtront grandes à toutes les personnes qui ne se sont pas rendu la comptabilité très-familière; cependant elle me paraîl indis- peusable pour découvrir les avantages réels ou les inconvéniens qui résultent de Fun plutôt que de l’autre genre de cullure et de produits; il faut donc que le cultivateur qui a en vue les résultats les plus profilables, s’y soumelte malgré ces difliculiés. RL Re D D 384 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. T'usrzav de la quantilé de paille que donnent différentes es- pèces de céréales, calculée au poids. NB. Cette proportion est calculée sur des céréales qui ont atteint leur maturité d’un l q é d’une manière complèle, sans êlre atteintes par la rouille ni la carie, et qui, de plus, n'étaient pas infestées de mauvaises herbes: Froment pesant lb, 92:. Seigle pesant Ib. 86. Orge. pesant Ib. 68 GRAIN.| ParLLr. GRAIN. PAILLE. » Po Eb. Hectolitres. Kilogr. L 164| 1 de Kilogr. 84 1068 2 368 2 336 3 B52 5 Box: 4 796| 4 672 6 920 5 840 6 1104 6 1008 7 1260 7: 1176 8 1472 8; 1344 9 1656| 9 1512 10 iBdon Los 5. rsel 21680 1 215| 1 de Kilogr. 782| 196 2 450 Dr 392 3 645 3; 588 mn 860 4 7ô4 5 1075 5 980 6 1290| 6, 1176 7 1505 7 1572 8 1720 8 à 1 568 9 1955 9 1764 19 2150|10 ï 1060 3 108|'1 de Kilogr. 62 98 2 21 6 2 à 196 3 24 3 294 4 4352 4 592 5 54o 5 400 6 648 6 588 7 7b6 7 666 8 864|8 784 9 972 882 O 980 ‘ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. SuiTEe du Tableau de la quantité de paille. GRAIN.| PAILLE. GRAIN. PAILLE, Scheffel f dé ne ie Ds Lb. Hectolitres. Kilogr. Avoine pesant Ib, 52.. 1 854 1 de Kilogr. 47} 78 2 1702 pe 156 3 256 3 234 4 341+ 4 5 4262 a 6 512 6 J 5973|7 8 6822 8 9 768 9 10 8554|1o — mm-—— … Re EEE, 2, ne ne 0 en le 0 TABLE RAISONNÉE DES MATIÈRES. nee page I INTRODUCTION. Ce que l’auteur entend par Economie de l’agriculture, page 1 PRINCIPES FONDAMENTAUX. $. 1. Convenance de borner le nombre des produits qu’on cultive, 3 2. Recherche des produits les plus profitables, 4 3. Recherche des moyens de cultiver le plus économiquement qu'il est possible, ibid &. Importance d’une quantité suffisante d'engrais, 5 5.———— d'une bonne conservation des produits, ibid. 6.——— d'un écoulement avantageux, ibid. 7. Si le reproductenr ne doit pas jouir d’une liberté illimitée d’ex- porter ses produits, ibid, Le Chef ou Directeur de lexploitation. 8. Importance de la persévérance, ge——— de bien consulter les convenances et les circonstances, 7 Capitaux. 10. Capital du fond, 8 11. Celui du chepteil et de lexploitation doit produire une rente beaucoup plus forte, ibid, ibid. Quel est le capiial qu’exige l’exploitation d’une étendue de ter- rain donnée, 9 12.[Instruments et outils; convenance de se borner à cet égard, 10 Le Domaine. 13. La propriété est tout- à- fait indépendante de l'exercice de l’agriculture, 11 14. Considérations sur le choix d'une ferme, 12 15. Prix de ferme, ébid. 16. Bâtimens, 13 17. Chemins, ibid, ibid. 30. TABLE RAISONNÉE DES MATIÈRES. Les diverses manières d’exploiler un fonds. Le bail à ferme, Ses inconvénients, Moyens d'y remédier, Entrée dans le bail, Fixalion de la rente, Le Bail à Métairie. Ce que c’est, Conditions, Ce qu’on peut en attendre, produit pour Île propriétaire, _———————— pour le métayer, Le Bail à Métairie annuel et limité, Ce que c’est, Ses conditions, Son extension, Ses avantages, La Culture& économie ou par valets et journaliers. C’est celle de laquelle on peut retirer les plus grands avantages et conditions, Ses bénéfices, p. 14 abid, 15 16 37 18 ibid, 19 21 22 23 ibid, 24 ibid. 29° L'ÉCONOMIE PROPREMENT DITE, ou LA DISPOSITION DES DIVERSES 31e 32. Da 84. 35. 36. 37. ibid. 88. PARTIES DE L'EXPLOITATION. Ses difficultés, Travail des attelages. Considérations économiques sur le bétail de trait, Prodigalité et épargne dans l'emploi des bêtes de trait, Règle générale sur l’emploi de la force de trait, Emploi de jeunes bêtes et de bêtes de réforme, V'alets et Journaliers. Convenance d'employer des uns ou des autres, Combinaison de l’économie agricole avec le nombre de bras dont on dispose, Importance de chercher à exécuter les travaux avec le moins de bras, Peu de cultivateurs savent atteindre cette économie, ibid, ébid. TABLE RAISONNÉE DES MATIÈRES. Direction de l’èconomie rurale. 39. Importance d’intéresser le Directeur de Pexploitation à ses résultats, p. 32 ibid, De même——— les employés qui lui sont subordonnés, 33 ibid. Convenance de les appeler à délibération, zbid, | Comptabilité agricole. Lo. Nécessité d’une comptabilité détaillée et exacte, 34 Bi. Méthode de comptabilité établie dans les terres de l’auteur, 35 42. ŒExtraits de la comptabilité de lune d’entrelles, 37 ibid. Extrait du journal de bilan d'entrée, 38 43. Journaux des opéralions courantes, 41 ibid. Journaux hebdomadaires. Tableau hebdomadaire des ouvriers et # bestiaux, 42 D———— deleur emploi, 44 ibid.————— du devoir et de l'avoir de chaque compte pendant la semaine, 48 ibid. Répétition des mêmes choses pour les trois semaines suivanies, 4g à 73 ibid. Observations sur ces tableaux, 74 44. Journaux mensuels, 77 | ibid. Journal mensuel d’un mois, 78 ibid. Observations sur ce journal, 90 46. Le grand livre, g1 47. Plans relatifs à la comptabilité, 04 48. Effets de cette comptabilité, 96 49. Temps qu’elle absorbe, ibid, | pin..: | Proportions entre les engrais, le fourrage et le bétail. bo p. 98. | CAR.. ne CA 0 | 51. La quantité des produits est proportionnée à la quantité des engrais contenus dans le sol, 99 52. Démonstration de l’avantage réel que les engraïs procurent, pré- | senté en deux exemples comparatifs, 100 Culture de Jean, 103 Culture de Jacques, 105 53. Proportion d'engrais nécessaire par chaque journal et moyens de | la procurer, 107 54. Les prairies ne sont pas iudispensables à une économie ruralé vigoureuse, 108 55. Convenance de concentrer les engrais sur des espaces propor- lionnément petits, 108 56. Application du fumier sous les plantes même, ibid, 57. Méthode la plus propre à procurer beaucoup d'engrais, 110 $8. Elle fournit les moyens d'établir la proportion la plus favorable eatre le terrain et les engrais, 59. 60. 61, 62. 63. 64. ibid. 65. ibid. ibid. ibid. ibid. zb1d. ibid. ibid. 66. ibid. ibid. 195 TABLE RAISONNÉE DES MATIÈRRS. Modifications à cette méthode ponr les terrains dans lesquels elle n’est pas praticable, Quand on pourra se livrer à la culture des végétaux de commerce, La facilité d'acheter des engrais, dispense d'établir ces proportions, Importance de donner aux engrais toute l’activité possible pour les mulüplier, Des divers systèmes de culture. Assolement triennal avec jachère, Culture des grains. Ce qu’on entend par ce système de culture, Convenance de faire alterner les produits, Résultats de divers genres de culture, —— de l’assolement triennal pur, —— de l’assolement triennal avec emploi de la première jachère, —— de l’assolement triennal perfectionré, —— de l’assolement trienual perfectionné avec trèfle, —— de lassolement quinquennal, —— de l’assolement quatriennal, Récapitulation de ces divers assolements, Frais et produits de l’assolement triennal pur, Résultat en engrais, Modifications à l’assolement triennal, Le système de culture alterne. Assolements allernes avec pélurage, Leurs avantages et leurs défauts, Leurs variétés, Erreurs dans ce système d’assolemenñt, Frais et produits, De la succession des récoltes. Ce qui doit la déterminer, Convenance de l’assolement quatriennal, Le tréfle, Le chanvre, Trefle de 2 ans, Moyen de remplacer le trèfle, lorsque le sol en est rassasié, Préférence à donner aux récoltes vertes légumineuses, pour sépa- rer les récoltes céréales, Produits de commerce, Assolements alternes perfectionnés avec pâturage. 80. Intr' duction des récoltes sarclées dans çes assolements, p: 112 ibid, 113 ibid. 116 117 ibid. 118 ibid. 119 ibid. 120 121 ibid. 122 ibid. 123 124 125 ibid, 126 127 128 130 131 ibid. 132 133 ibid, ibid. ibid. 134 ibid, TABLE RAISONNÉE DES MATIÈRES. re du bétail à l’étable. Culture alterne perfectionnée avec nourrilu | 81. Ses avantages, p- 139 | 82. Frais, produits et résultats de cet assolement, 136 MR) Vs RS culture vigoureuse el bien dirigée, 138 | 83.————— avec une culture négligée el mal conduite, 141 84. Conséquences, 146 Rapports réciproques des divers genres de culture. 85. Les assolements les plus actifs sont les plus avantageux, 147 86. La jachère et le droit de parcours, ibid, 87. La convenance de semer deux récoltes céréales l’une après l’autre, ibid, 88. Quand on peut se livrer à la culture de végétaux de commerce, 148 Des moyens de remplacer les récoltes détruiles par des accidents de température. 89. Le vide que ces accidents peuvent occasionner, 148 go. Celui survenu aux produits destinés immédiatement à la nourri- ture de l’homme, 149 1. Celui survenu aux produits destinés à l'entretien du bétail ibid, { 9 F) | 7:.. 50 e ibid, Convenance d’avoir toujours quelque provision au-devant de soi, 151 Passage à un nouvel assolement. 92. Il suppose loujours une augmentation dans l'intensité de la culture,. 93. S'il convient de semer deux récolies céréales conséculives sur les herbages rompus, 152 94. Il ne convient pas de semer une récolle jachère sur les herbages rompus, j ibid. 95. Lorsqu'on veut augmenter la quantité d'engrais, 153. | 96. Quelques erreurs conire lesquelles on doit être en garde, 154, DES PARTIES DE L'ÉCONOMIE QUI SE RAPPORTENT À LA NATURE DU SOL. ( 97. Les terrains, qui pèchent par les extrêmes, 1552 98. Terrains argileux, ibid. ibid, gg. Terraius sablonneux, BONIFICATION DU SOL PAR LE MOYEN DES ENGRAIS. 100. Convenance de donner au sol tous les engrais que les récolles peuvent supporter, el moyens de se les procurer, 158 101, Engrais auimaux, ibid. | FO. 103. ibid. | 104. 105 106. 107. 108. 109. 210. AU | 112: 113. ll 114. +15, 116. x17. 118. 420. 321. 122. ‘FABLE RAISONNÉF DES MATIÈRES. Engrais liquides( voyez aussi à Ç. 28a, p. 350}), Fumier de volailles, Plumes et rognures de cuir et de cornes, Matières fécales, Composts, Terreau,: Engrais végétaux, Gâteaux de colza, et de graines à huile, Engrais nnnéraux; la chaux, La marne, Le plâtre, BONIFICATION MÉCANIQUÉ DU SOL. Ses imperfections habituelles, La Culture: On néglige souvent de donner des labours nécessaires. Les labours sont insuffisants pour détruire les mauvaises herbes, Les instruments de labour, Labours, avec les instrumens à main et avec la charrue, La Charrtre. Considérations économiques sur les labours faits avec la charrue, À Es; î De même————_ sur l'introduction de nouveaux ins- trnments, Les ones& cheval: Leur emplor., L Extirpateur.. Son emploi, Les Herses. Emploi de grands râteaux sur Îles semailles, en place de herse, Le ratissoir à avant-train. Son emploi, Les Rouleaux. Examen de ce qu'il en coûte pour ameublir le sol par leur moyen, Les Labours. Importance de la perfection du travail, P- 159 160 ibid, ibid. 161 162 ibid, 163. 2bid. 164 æbid, . 164, 165 166 ibid. >20 12/4. ibid, zbid. ibid, ébid. 2bid. 129% 126. 127. 127.2 128. 129. 130. | AOL 132. 133. | 194. 135. ibid, 136. 137. 138. 139. 140. 141, 142. 143. TABLE RAISONNÉE DES MATIÈRES. La plus ou moins grande profondeur du labour, Pour les plantes à racines pivotantes, Pour celles à racines qui pénètrent moins profondément en terre, Pour les récoltes de printemps, Les labours profonds rendent les arrosemens ou superflus ou moins uécessaires, Il ne convient pas de donner le défoncement pour une récolte céréale, Profondeur à donner aux labours dans le cours de l’assolement, S'il faut donner un labour profond pour les récoltes dérobées ou d’après moisson, ==———_ aux herbages qu’on rompt, Défoncement à la charrue, Royolement, Convenance de proportiouner la profondeur du défoncement à la nature de la couche inférieure du sol, Défoncement opéré en faisant passer deux charrues l’une après autre dans le même sillon, Il ne convient pas d’enterrer le fumier tres-profondément, Jachère complète et jachère d'été, Labours accéléralifs avec le ratissoir à ayant-lrain, Des défrichements, Diverses méthodes, Manière de procéder pour opérer un défrichement avec peu de moyens et beaucoup de succès, Ses résultats, Capital qu’elle exige, Association d’une telle entréprice à l’exploitation d’autres terrains, P- On n'obtient de tels résultats qu'au moyen d’une culture accomplie, Emploi de la chaux sur un défrichement, —— de lécobuage, Terrains accessoires, ]! 1 A Haies, Clôtures, Haies de Porte-chapeau, Mauière la plus convenable pour former des haies vives, Des moyens d’assainir et égoutter les terres. Dessèchements, Manière d’assainir et égontter les terres dans le Bolonais et la Romague, avec planche, Ses frais, Tranchées souterraines, 393 174 ibid. ibid ibid, 175 ibid, ibid, bi, 181 187 ibid, 191 ibid, 198 ibid, 194, ibid, ibid. 146. 147. 148. 149. 150. 161. TABLE RAISONNÉE DES MATIÈRES, Cullure des Prairies. Valeur d’opinion des prairies, Frais d’enherbement du sol pour former une prairie, Prairies arrosées avec des eaux chargées de sucs, Récolte des foins. Méthode la plus économique, Frais de cette récolte, À Les pélurages. Valeur de la nourriture au pâturage, Quand il convient de faire brouter, et quand de faucher, REPRODUCTION VEGETALE. Il importe que la plante trouve toujours, dans le sol, la quantité des sucs nécessaire, Répartition égale et mélange des sucs avec le sol, Application des engrais d’abord à des produits qui ne eraïgnent pas d’être en contact immédiat avec eux, Convenance de n’employer que les semences les plus accomplies, De même les plus exemptes de semences étrangères, Convenance d'employer ou non le semoir, Si lon doit semer de bonne heure ou tard, Importance de l'assainissement du sol, et de l’égouttement des terres pour les récoltes d’automne, Moyens de prévenir, en parlie, les mauvais effets de la sécheresse, Des diverses espèces de céréales. Les céréales ne sont nullement l’espèce de produit qui donne le plus de profit au cultivateur, Cullure des céréales. Préparation du sol, Ensemencement, Manière d’enfouir la semence, Rigoles et fossés d'écoulement, Il est difficile de s’assurer de très-belles récoltes de céréales, Moyen contre le versement, Moyen de fortifier des céréales trop faibles, Cas où il convient de réserver une partie des engrais pour Îles épaudre par-dessus les semailles, à la surface du sol, 200 202 203 204 205 2bid. 206. 207 208 209 210 211 ibid, 213 2b1, 214 .216 217 218 219 ibid: 220 22L ibid. 222 169- 170. 171. 172. 173. 174. 175. 176. 177. 178. 179. 180. 181 182. 183. 184. 185. 186. 187. 188. 189. 190. 191. 192. 193. 194. 195. 196; 197. 198. 199- 200. ibid. 201. 202. 209, Convenance de herser les céréales d'automne au printemps ou de passer le râteau par-dessus elles, La moisson. Si l’on doit faucher ou scier, Comment on doit séparer le grain de la paille, Comment——— de sa balle, Frais de la moisson, On peut conserver les céréales non batlues en meules, Le Froment, Le Froment de printemps, Le Seigle, L'Orge, 1} Avoine, Le Millet, La culture des céréales en lignes, Les Légumes. Diverses considérations sur Les récolies à syliques, Les Pois, Les Lentilles, Les Haricots, Les Fèves, Les V’esces, Le Blé noir, Culture des récoltes sarclées. Son importance, Culture avec des instruments mus par des bêtes, Nécessité d’une parfaite préparation du sol, Distribution du fumier sous les plantes, lorsqu'on n’a pas des engrais suffisance, Manière d’enfouir le fumier en lignes, avec planche, Mauière de semer, Frais, et convenance de ne rien négliger pour obtenir Le succès, Manière de planter, Plantation alignée dans tous les sens, Soins pendant la végétation, espacer, De——— houer, culuver, EE—_—— butter, buttage élevé, SEE ne—— buttage plat, Avantages du buttage plat, Indication du temps qu’absorbent ces diverses opérations, Végétaux de commerce, TABLE RAISONNÉE DES MATIÈRES. P: 222. 396 204. ibid. 205. 206. ibid. ibid. ibid. ibid. äbid, 207. ibid. 208. 209. 210. 211, 212. 213. 213.2 ibid. a214. ibid, 215. 216. ŒABLE RAISONNÉE DES MATIÈRES. Plantes huileuses. Le Colza et la Navette. Avantages, cullure, produits, Le colza peut être employé comme fourrage, Le Pavot. Culture et produits, Les plantes à filasse. Le lin, Le Chanvre. Sol et détail de sa culture, Récolte, Récolte de la graine, Travaux, dès la récolte, pour Îa préparation de la filasse, Diverses considérations sur la culture du chanvre, Frais et produits, Les plantes colorantes. La Garance» Sol, culture et récolte, Frais et produit, Le Pastel, la Gaude et le Carthame, Le Houblon. Le Tabac. La Chicorée. Récoltes racines. La Pomme de terre. Ses avantages, Culture’ Réduction de la pomme de terre en farine et en pain, Valeur de la pomme terre comme fourrage, et comme remplaçant les céréales, Ses propriétés pour la nourriture du bétail, Autres destinations auxquelles elle est propre; Instruments et procédés pour la réduction de la pomme de terre en farine, Faculté épuisante, P. 259 260 26: 262 263 265 1bid, ibid. 271 273 274% 277 278 ibid. 279 ibid. ibid. 280, 28L ibid. 282 ibid, 283. 285 217. 218. 219. 220. 221. 222. did, TABLE RAISONNÉE DES MATIÈRES. La Betterave. Propriétés et valeur, Culture et récolte, Manière de la conserver, Faculté épuisante, Betteraves cultivées pour en tirer du sucre, Manière de se procurer la graine, Frais et produits, La Rave et le Navet. Les espèces qui ne supportent pas la transplantation. Considérations particulières à leur sujet, Raves en seconde récolte, 397 p- 285 286 289 ibid. 290 ibid. 292 292 293 Les Choux raves, ou Navets qui peuvent être transplantés, Le Rutabaga. Propriétés distinctives, Particularités qui se rapportent à cette plante et à sa culture, Espacement, Produits et frais, Rutabaga cultivé pour en obtenir la graine, Le Chou-rave, Le Chou«à tête. Propriétés distinctives, Culture, Frais el produits, Les Carottes. Propriétés distinciives, préparation du sol, Ensemencement, Espacement, Cultures durant la végétation, Manière de les conserver, Qualités pour la nourriture du bétail, Avantages el inconvénients, Frais de culture, Maunière de se procurer leur graine; ëbide idib, 295 ibid, ibid. 296 ibid, 297 ibid. ib1. 298 ibid. ibid. 2989 ibid, 2bi®, 300 ibid. 398 TABLE RAISONNÉE DES MATIÈRES. Le Mais ou Blé de Turquie. 243. Considérations sur sa culture, p. 300 244. Ses propriélés comme récolte préparatoire aux céréales, 301 245.——— en général, 302 246. Semailles et culture, 303 247. Fleurs mâles et feuilles, ibid. 248. Semence, battage, conservation, 30% 249. Mais en vert pour fourrage, ibid. 250. Frais et produits, 305 ibid. Propriété plus ou moins épuisante, zbéd, Les plantes à fourrage. Le Tréfle rouge. 251. Ses avantages, 306 252. Sa place dans l’assolement et condition de sa réussite, ibid, 253. Semailles, ibid, ibid. La Cuscute est son plus grand ennemi; manière d’en débarasser le sol, 307 254. Plâtre sur le trèfle, 308 255. Emploi en vert et réduction en foin, ibid, 256. Produit, 30g 257. Parti à prendre lorsque le sol ne veut plus donner de belles récoltes de trèfle, 310 258. Gonflement des bêtes qui ont mangé du trèfle tendre et humide, ibid, Le Trèfle blanc rampant, 259. Propriétés et semailles, 311 Le Trèfle incarnat, 260. Propriétés, ibid. à 261. Semailles et récolte, 512 262, Ses avantages zbid, La Luzerne. 263. Son excellence, 313 ibid. Quels sont les conditions de la réussite de cette plante, ibid. 264. Epoque des semailles de luzerne, 315 265. Soins après l’ensemencement, ibid, 266. des semailles de luzerne, ibid. 267. Fraiset produits, 316 268. Semailles parmi des céréales, 317 — 289. 270. DIE 272: 279, 274. 279, 276. 277% 278. 279. 280. 281. 282. 283. 284. 285. 286. 287. 2bid. 288. 289. ibid. ibid. zbid. 1bid, 290, TARLE RAISONNÉE DES MATIÈRES. Arrachement des plantes de luzerne par la gelée, Pour les moyens de la nettoyer de cuscute voyez à. 253, L’Esparcet ou Sainfoin. Avantages, Préparation du sol, Semailles, Récolte de la graine, Ses effets sur le sol, Frais et produits, Sil convient de fumer sur les esparcetières, La Luxzerne de Suède et la Minette dorée, La Spergule. Ne paraît pas convenir à notre système d'économie rurale, Les Graminées élevées. Le Raïigrass ou Ivraie vivace, Propriétés, Semailles, Produits, L’ Avoine fromentale, Propriétés, frais et produits, Autres sraminées, Le Æiorin, LE BÉTAIT. C’est un mal nécessaire, Le bétail considéré comme moyen de se procurer des engrais, Proportion entre les engrais‘et les fourrages et Ja litière dont ils proviennent; valeur de la paille pour faire des engrais; Ea Laiche ou Bâche, Les feuilles d'arbres, Convenance de donner de la litière au bétail: Manipulation des fumiers, Engrais liquides, Zisiers, Lizée, Gülle, Engrais concrêts, Avantages de la ZLizée, Frais comparés aux avantages, Divers moyens de réaliser la valeur des fourrages, Zor 922, 2bid. ibid, 326 ibid, 329 2014. 2bidL, #00 TABLE RAISONNÉE DES MATIÈRES. 291. Bêtes de trait, p. 335 292. La nourriture influe sur leurs forces et leur activité, ibid. 203. Régularité et juste proportion dans la nourriture, zbid. 294. Mesure du travail qu’on peut exiger des bêtes, 336 295. Convenance de les conduire avec douceur, ibid. 296. Les lieux où il convient d'élever du bétail, 337 297: Importance de donner, à l’animal, toute la nourriture nécessaire à son plein développement, ibid. 298* Il convient d’accoutumer de bonne heure les bêtes au travail, 338 Le Bétail& cornes. 299. Convenances qui se rapportent à la taille et aux formes, ibid. 300. Epreuves pour déterminer quelles sont les faculiés et les propriétés de chaque race, 339 3o1. Activité, lenteur, 340 302. D'où il convient de tirer le bétail dont on a besoin, ibid, 303. Qualités qui se rapportent à la chair et à la graisse, ibid. Multiplication du bétail à cornes. 304. Choix de la race, 341 305. S'il convient d'élever ou pas; deux méthodes à suivre, zbid, 306. 1.° Méthode, en nourrissant les jeunes bêtes avec les fourrages de rebut et avec parcimonie, 342 307. 2° Méthode, en leur donnant une nourriture riche et abondante, 344 Nourriture du bétail à cornes. 308. Elle doit être dirigée d’après le but qu’on se propose, 346 309. La quantité de fourrage qu'il faut pour nourrir une bête, 347 310. Ordre et choix de la nourriture, ibid. 311. Valeur proportionnelle de diverses espèces de fourrage, 350 312. S'ilconvient de nourrir les bêtes avec des fourrages verts ou des secs, 351 313. JRemède contre le gonflement occasionné par les fourrages verts, 352 314. Sur la nourriture au pâturage, zbid, Le bétail de trait. 15. Influence de la nourriture sur la vigueur des animaux employés au trait, 353 316. Inconvénient de devoir tenir des bêtes de trait uniquement pen- dant la saison du chômage, ibid. 317. Convenance d'employer les vaches au trait, 354 TABLE RAISONNÉE DES MATIÈRES. 4oi. La Laittérie et la Fromagerie. 318. C’est le moyen le plus favorable de réaliser le lait qu’on ne peut pas le vendre en nature, 355 319. Entrepreneurs de laiteries et de fromageries, ibid. 320. Sur la fabrication des prodnits du lait en général, 356 ibid,———— du fromage en particulier, ëbid. 321———— du beurre,- 357 322.— 1—— du serac ou seret, ëbid, 323. Emploi du petit lait ou cuite à la nourriture de cochons, ibid, | 324.( Marqué par erreur 253}. Dépenses de Tru ne zbid, | 525. De la quantité de lait qu’il faut pour produire une quantité donnée | de beurre et de fromage, 358 326. Fromageries communes, 359 Engraissement du Béltail à cornes 327. Considérations économiques sur ce sujet, 360 328. Différents genres de maigreur, 361 329. Marche à suivre dans lengraissement, bird. 330. Gradation dans la nourriture,. 362 331. Engraissement aù pâturage, ibid, 332.——— au vert, dans l’étable, ibid, 333. Propriétés des diverses récoltes racines pour l'engraissement du bétail, à 363 334.—— du résidu de la fabrication des huiles: ibid, D ee ee Qu er bière, de l’eau-devie el du sucre, ibid 356. TImportance de la régularité et d’une juste proportion dans la nourriture d’éngraissement, ibid, 337.—— du calme et de la propreté, ibid, 2 5 38. Associations entre les bouchers; risques qu’elles font courrir aux engraisseurs, tbid, Les Cochons. 339. Considéralions économiques à leur sujet, 365 340. Suite, ibid.| 341. Quels sont les lieux où il peut convenir de se livrer à l’économie Ù des cochons, 366\ 342. Convenance de mettre les cochons au pôturage sur les labours, ibid. H 343, Nourrilure des cochons dans lenclos, ibid. 344, Cochons à l'engrais, comment ils doivent être tenus, 367 345. Frais et profits de l’engraissement, ibid. 2e ot En TABLE RAISONNÉE DES MATIÈRES. Etables à pores, les frais qu'elles occasionnent, Cause de la fréquente non réussite de l'économie des cochons, De la mulhiplication des cochons, Les Bétes à laine. Considérations économiques sur ce sujet, Importance d’une nourriture abondante et saine, Dépenses et profits, Des divers aliments qui sont propres aux bêtes à laine, Parcage des bêtes à laine, Lavage de la laine et tonte, Les Chevaux. Considérations économiques sur ce sujet, Quels sont les lieux où l’on peut se livrer à leur reproduction, Frais que coûte un cheval à l’âge de service, Nourriture des chevaux de labour, Ce que coûte une journée d’attelage, Convenance de ne Lenir que tout juste le nombre de bêtes dont on a besoiu, Importance de ne pas maltraiter les chevaux, Tableau de répartition des frais d’amendement et culture extraor- dinaire du sol sur les diverses récoltes auxquelles ces diverses. choses profitent, Tableau de la quantité de paille que donnent diverses espèces de céréales, FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES, 368 ibid, ibid, 369 ibid, 370 372 373 ibid 374 ibid 375 ibid. 377, tbid. ibid, 378 384 NN Lola lslsialalsi-slalals lle lprecet Cure? - SES ER ? y 2 lahshskslasles Lsbislalslelesls glalelslLs le ses || NX àS nr il LÉ a pt ? 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