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Antigone.
Je vois venir à nous une femme montée sur un coursier d'Etna; une toque Thes- salienne ombrage son front... que croire? Est-ce elle? n'est-ce pas elle? Mon esprit flotte dans l'incertitude?.... j'assurerais, mais non.... je ne sais que dire... Malheureuse!... ce ne peut être une autre... A mesure qu'elle approche, la joie brille dans ses yeux, elle me sourit... Ahl elle me dit assez que c'est Ismène que je vois.
Oedipe.
Ma fille, qu'avez-vous dit?
5 Antigone.
Que c'est votre fille, ma soeur Ismène que j'aperçois; le son de sa voix peut à présent vous le confirmer.
Ismene.
0 doux moment ouù je puis voir et entendre à la fois un père et une soeur chérie. Que de peines pour vous rencontrer, que de peines pour vous revoir.
Oeclipe. Est-ce toi, ma fille? Ismone. O mon poère, dans quel triste état je vous revois! Oedipe. 0 ma fillle! Ismène. Tendresse malheureuse! Oedipe. Ma fille, pourquoi te trouves-tu ici? Ismone. Ce n'est pas sans peine que j'y suis arrivée! Oedlipe. O ma fllle, embrasse-moi. Ismene. Je vous embrasse tous deux. Oedipe. Ta soeur et moi..... Ismone.
Nous sommes trois infortunés! 3*


