Étude sur le chant des Vépres. ( 3) Au milieu de toutes les incertitudes des différents auteurs, des variantes des différents diocèses, il y a deux règles fixes, desquelles il n'est point permis de s'écarter, ce sont le Cérémonial et l'accent. CEREMONIAL. Le cérémonial fait loi pour toute l'église. Extrait de la bulle de Clément VIII du 14 juillet 1600. Idcirco ceræmoniale episcoporum in universali Ecclesia perpetuo observandum esse præcipimus et mandamus; ac nullo tempore in toto vel in parte mutari, vel aliquid addi vel detrahi posse; ac quascunque personas, quæ sacerdotalia munera exercere debent, ad hujus ceremonialis formam et præscriptum teneri; neminemque ex iis quibus ea exercendi et faciendi munus impositum extitit, nisi formulis quæ hoc cæremoniali continentur servatis, satisfacere posse perpetuo statuimus et ordinamus. Non obstandibus præmissis ac constitutionibus et ordinationibus apostolicis, ac etiam provincialibus et synodalibus conciliis, editis generalibus vel specialibus, necnon quarumvis Ecclesiarum etiam juramento, confirmatione apostolica, vel quavis firmitate alia roboratis statutis et consuetudinibus, cæterisque contrariis quibuscunque. Il n'y a done pas à opter entre tel et tel usage, tel et tel goût, c'est le cérémonial qu'il faut suivre, sous peine de forfaire à son devoir. Or le cérémonial fixe trois choses qui touchent le chant des vêpreso le chant des oraisons; 20 le chant des versets; 30 l'accompagnement de l'orgue. - ORAISONS. Le cérémonial n'admet que deux modes pour les oraisons, et un troisième, par exception pour les défunts. 2. Sciendum est duos esse orationum tonos, alterum solemnem, alterum simplicem, seu alterum festivum, alterum ferialem; et tono quidem solemni utimur in festis duplicibus et semiduplicibus, in matutinis, missis et vesperis; altero simplici in ferialibus et festis simplicibus ac pro defunctis, et in aliis quæ occurrunt extra matutinum, missas et vesperas, etiamsi in diebus solemnibus recitentur, ut in cæteris horis canonicis, in benedictionibus candelarum, palmarum et similibus. Differentia autem inter solemnem et simplicem tonum est, quia solemnis duas tantum habet variationes et regularitér prima variatio fit per duas notas descendendo et redeundo ad eumdem tonum, videlicet 9 - fa mi re Spi- ri secunda variatio fit per unam notam descendendo, 9 puis la grande aux mots 9: 10fa mi La première variation doit être indiquée par deux points, la seconde par un point et une virgule. Deinceps uniformi tono, sine declinatione vocis completur. Dans la conclusion, Per Dominum nostr. on fait les denx mêmes inflexions, mais la petite d'abord, aux mots: S - fi- li- um tu- um. tus fa sanc ti De- us, per om- ni - 3Dans la conclusion: Qui vivis et regnas, on ne fait que cette dernière inflexion. Le reste s'achève sur la même note, 9:-2- a -- sæ- cu- la 1 sæ- cu Tonus simplex nullam habet variationem, sed cum eo utimur, uniformi tono et voce proferimus orationes a principio usque ad finem, et pari modo in earum conclusionibus. Cer. ibid, Done le mode simple n'admet aucune inflexion. lo- rum. Exception. Excipiuntur ab hac regula orationes et versiculi qui cantantur prodefunctis extra missas, et in vesperis et matutinis et aliis officiis, in quibus, in fine orationum et versiculorum deprimitur vox per ertiam a. fa ad re. Cer. ibid. VERSETS. Pour tons les offices des morts, la messe seule exceptée, l'oraison et la conclusion se terminent par la chute fa re. gipooppp fi- de- lium, conse- quantur. sæ- cu- lo- rum. Do- mi- num nostrum. Le cérémonial ne parle que des versets pour les défunts, dans le paragraphe ci- dessus relaté. En voici le modèle: . 9: Pa- ter noster. Et ne nos in- du- cas in ten- ta ti o nem. 9P a por- ta in- fe- ri. Do mi- nus vobis- cum. O. re- mus. - Mais voilà une exception, dit le cérémonial. Quelle est donc la règle? Osons soutenir, malgré tout usage contraire, que dans l'esprit du cérémonial, le verset est régi par l'oraison à laquelle il sert d'introduction et qu'il faut admettre trois modes pour le verset comme pour l'oraison, deux de règles et un d'exception, le mode avec neume, quand l'oraison est solennelle, le mode simple sur la mème note, quand l'oraison est simple, le mode avec la chute fa re, quand l'oraison se termine par cette chute. 4 MODE SOLENNEL AVEC NEUME. 9- app 0- ra pro 9: OPPORSIppopesso0080 justum de- du- xit Dominus per vi- as rec- las a - Ce neume ne prépare- t- il pas aux inflexions de l'oraison solennelle? 9:-PMODE SIMPLE. no- bis, sanc ta De- i ge- ni- trix, Conforme au mode simple des oraisons et à la prière publique des fidèles, qui se fait et doit se faire sur la même note. MODE EXCEPTIONNEL POUR LES DÉFUNTS. a por ta - as. in- fe- ri. Même chute que dans l'oraison, chute plaintive, que le cérémonial consacre exclusivement aux défunts. 5 1 ACCOMPAGNEMENT DE L'ORGUE. In omnibus dominicis et festis decet in ecclesia organum et musicorum cantus adhiberi. Cer. lib. 1 cap. XXVIII. Suivent les exceptions. In vesperis solemnibus organum pulsari solet in fine cujuslibet psalmi et alternatim in versiculis hymni et cantici Magnificat ibid. etc. Il est à remarquer que dans ce chapitre le cérémonial use de termes moins impératifs que dans les autres; il semble laisser quelque latitude aux usages. Il paraît done, que l'orgue doit accompagner les vêpres, chaque jour de dimanche ou de fête, les 1, 2 et 4 dimanches de l'Avent, les 4, 2, 3, 5 et 6 du carême exceptés. Qu'on peut accompagner tous les versets, pour soutenir les voix, pourvu que l'orgue ne les couvre pas. Qu'il n'y a pas de défense absolue, d'alterner avec l'orgue, non seulement dans les hymnes et dans le Magnificat, mais encore dans les psaumes. Que seulement la première et la dernière strophe des hymnes, les versets où l'on s'agenouille et le Gloria Patri doivent toujours être chantés. Voir tout ce chapitre. ACCENT. On distingue trois sortes d'accents: l'Accent mélodique, l'Accent tonique, et l'Accent euphonique. - 6- 9: 0 Dans le chant la mélodie fait mieux ressortir certaines notes, c'est l'accent mélodique. Dans la prononciation on appuie davantage sur certaines syllabes, c'est l'accent tonique. Un troisième accent a été inventé pour concilier les deux autres, c'est l'accent euphonique. L'accent mélodique est essentiel au chant; une mélodie sans accent serait sans vie, ce ne serait plus une mélodie. L'accent tonique est essentiel à la prononciation, chaque langue a les siens. L'accent euphonique n'est qu'une licence. Exemples. Di- xit Do- mi- nus Do - mi - no SE me- o La note si porte l'accent mélodique. Les mots Dominus, Domino portent l'accent tonique sur la syllabe Do. Dans certains mots dactyliques suivis d'un monosyllabe, comme génui te, sátiat te, quelques auteurs déplacent l'accent et écrivent: genúi te, satíat te. L'accent que portent les syllabes nú, tí, est nommé euphonique. C'est une innovation. Doit- on sacrifier l'accent tonique à l'accent mélodique, ou l'accent mélodique à l'accent tonique, c'est la difficulté qui partage les auteurs. Ces deux accents sont également respectables; essayons de les concilier sans recourir à l'accent euphonique. C'est le but de notre travail. - - RÈGLES DE LA PSALMODIE. Première règle. Dans la psalmodie les syllabes sont longues, communes. Ex. Dans Dóminns Do est long, mi est bref, nus est commun. Deuxiême règle. La dernière syllabe d'un mot suivi d'un monosyllabe est toujours brève. Ainsi dans génui te, sátiat te, i et at deviennent brefs de communs qu'ils seraient sans le monosyllabe te qui les suit. Troisième règle. Les monosyllabes qui ont une forte expression sont longs, surtout ceux qui désignent la Divinité, les autres sont brefs ou communs. Dans: ad te de luce vigilo. ad est bref, te est long, de est bref ou commun. La syllabe qui suit le monosyllabe n'est pas sans influence sur sa durée. Tel monosyllabe sera bref devant un mot qui commence par une syllabe longue et long devant une syllabe brève ou commune. Ainsi dans: Vota mea Dómino reddam in conspéctu omnis populi ejus: in átriis etc. le premier in est plus fort que le second, parce que celui- ci est suivi d'une syllabe longue. Quatrième règle. Dans les mots de deux syllabes la première syllabe est longue, la seconde commune. On prononce: Déus, méus, túo, túa. La dernière syllabe est même ordinairement considérée comme brève, surtout quand le mot suivant commence par une longue. Il en est ainsi de tous les polysyllabes. En gé néral la durée de la dernière syllabe des mots dépend de la syllabe qui suit et de celle qui précède. Cinquième règle. Dans les mots de plus de deux syllabes, la pénultièms ou, si celle- ci est brève, l'antépénultième porte l'accent, te les autres syllabes sont censées communes. Vidérunt, réspicit, spiritui. Sixième règle. Les notes de l'intonation, de la médiante et de la terminaison sont des notes plus ou moin accentuées ou sensibles, et ne comportent pas de syllables brèves. On ne chantera pas: 18 -8Glo Clo- ri- a Glo- ri 9 Jooks Pa- tri - a et besparel fili- o, mais: ri- a Pa- tri et Septième règle. Cependant les auteurs exceptent l'intonation des 2e, 5e et 8e tons, dont la seconde note se fait longue ou brève, selon le cas. Exemple. fi- li- o, etc. Pa- tri et fi- li- o. Glori- a Pa-tri, etc. C'est peut- être pour mettre l'intonation mieux en rapport avec la médiante qui n'a que deux notes. Haitième règle. Dans la médiation et la terminaison les auteurs permetment aussi de placer des syllabes brèves sous les notes descendantes. 9 - Exemple. et spi ri- tu- i sanc Neuvième règle. 4e ton on dit bien: Mais quand la médiation ou la terminaison commence par une note plus élévée que la dominante, on ne place jamais cette note sur une syllabe brève. On ne chante pas: to. Do- mi- no meo, mais: Do- mi- no me- o.. Dixiéme régle.. Dans le même cas, on n'emploie pas non plus la dernière syllabe d'un mot, parce qu'elle est considerée comme brève. La terminaison du quatrième ton fait exception à cette règle. On ne dit pas: se-- de stéri- lem in do- mo, mais stéri- lem in do- mo. Mais au a dex- tris me- is. CO PSA f 40 Onziême règle. Quand la médiante- se termine par- un monosyllabe ou un mot hébreu indéclinable on place ce monosyllabe ou la dernière syllabe du mot hébreu sous la note sensible. Exemple. in- du- tus est. 1 1 in- du- tus est. Si- on. Ces règles et ces principes sont tirés de différents auteurs, particulièrement de l'archéologie de l'abbé Godard, du traité de l'abbé Boissonnet et de la méthode de plainchant de Félix Clément: Ces auteurs paraissent avoir puisé aux sources les plus authentiques. Après avoir posé les règles essayons de résoudre les difficultés. INTONATION FESTIVALE DU 4er TON ET DU 6e. Elle se compose des notes fa sol la. On donne généralement une note, fa, à la première syllabe et deux, sol la, à la seconde. Quelquefois on met les trois notes sur la même syllabe. Quand la seconde syllabe est brève il est évident qu'on ne lui donnera pas deux notes, puisqu'on ne doit pas même la compter. Mais si elle est commune? Alors elle est la dernière syllabe du mot ou non, si elle est la dernière et que celle qui suit est longue, elle doit être brève, autant que possible, si elle n'est pas la dernière ou que celle qui suit est brève, rien n'empêche de la faire longue. Quand cette seconde syllabe est longue, point de difficulté. On ne chantera donc pas: Con- fi- té conMais on chantera: - fi 1 9 - 11- té- bor bor Di- xit Do Glo Jismone 100 Di- xi it Do- mi- nus. 1 mi- nus. ri- a. Cré 1 Be- a- di- di, ung tus vir. INTONATION DES 2, 5 ET 8 TONS. L'intonation de ces trois tons ne présente aucune difficulté, puisque la deuxième note peut être longue ou brève. MV 9: Di- xit Do- mi- nus. Cré- di- di. Be a- tus vir, INTONATION DU 3e TON. Elle a une note sur la première syllabe, sol, et deux sur a seconde, la ut. Nous prétendons qu'il faut chanter, comme au 1er ton: Di- xit Do- mi- nus. Con- fi- te- bor. Be- a- tus vir. INTONATION DU 4e TON. Elle a également une note, la, sur la première syllabe et deux, sol la, sur la seconde. Mêmes observations que sur ' intonation du jer ton. DO Di- xit Do T Be Do B mi- nus, Con- fi- te 12 INTONATION DU 7e TON. La première syllabe tient deux notes, ut si, et la seconde deux, ut re. N'est- il pas permis de séparer ces deux notes? Le vesperal le fait dans l'antienne Dixit Dominus; imitons le et écrivons: Do- mi- no Di xit Domi- nus, au lieu de: Di xi- it La mélodie n'y perd rien et l'accent tonique y gagne. Cependant dans les mots de trois syllabes, dont la seconde est brève, nous croyons qu'il faut chanter: a mi- nus di- di. Point de difficulté pour les mots dont la seconde syllabe est longue. - me- 0. cre bor. Be- a tus vir. Lau Premier ton. - tus vir. da 1 MEDIATIONS FESTIVALES. Les règles établies résolvent toutes les difficultés, il suffit de citer des exemples. te. Ex Si- on. Lo cu- tus sum. — Deuxième, cinquième et huitième tons. Do- mi- no me- 0. Do- mi- no me- 0. Ex Si- on. Lo-cu- tus sum. se- de Do- mi- no meo, ou: Do- mi- no 13 Quatrième ton. a Sixième ton. Do- mi- no me- 0. Septième ton et troisième. Domi- nus Do- mi- no me- 0. me-0. Do- mi- nns ex Si- on. Ou: ex Si- on. dex- tris me ex Si- on. TERMINAISONS FESTIVALES. Premier ton. ex ex Si- on. lo cu- tus sum. 7 Si- on. lo- cu- tus sum. is. in se- culum sæ cu- li DO se- de a dex- tris me- 10 9: f dex- tris se se seDeuxiême ton. Automats is Troisième ton. de 14- - de seQuatrième ton. 0- ri- ens me- is Cinquième ton. se- de de a dex- tris a Sixième ton. a dex de a dex- tris me- is. de seSeptième ton. dex- tris a Haitième ton. ex a al to. me me- is. dextris me tris meis. PA B is. 7 dex- tris me- is. 1 16. 45 Nous ne multiplions pas les exemples, l'édition des vêpres résoudra toutes les difficultés qui se presenteront encore. Ajoutons seulement quelques exemples pour les mots dactyliques suivis d'un monosyllabe. Nous n'admettons pas le déplacement de l'accent, nous ne chanterons pas: 2 lu ci- fe- rum ge- nu - luci- fe- rum ge Au deuxième ton nous dirons: On pourrait dire aussi sans déplacer l'accent: nu- i te, en abrégeant les deux syllabes nui, comme si ce n'était qu'une syllabe. i to mais: TOTA lu- ci- ferum genu- i te. lu ci-fe- rum ge- nu- i te. RYTHME DE LA PSALMODIE. La psalmodie a une marche assez régulière. Les notes sensibles ont généralement une durée double des autres. Les notes de l'intonation, de la médiante et de la terminaison étant la plupart sensibles, cela fait qu'elles ont une allure plus majestueuse et d'une lenteur double des notes du corps du verset placées sur la dominante. FO 1 9:-0-0-0 Di- xit Do minus Domi- no me- o, se- de a dextris me - Ce verset bien chanté aura la marche suivante: 9: Pétealeeeeepagdísa Di- xit Do minus Do- mino me- o, se- de a dex- tris me Di- xit Do 1 16- Exemples. mi- nus 9829 Le chantre bien exercé fera mieux encore; pour faire ressortir l'accent tonique, il abrégera insensiblement le son des syllabes non accentuées, à peu près de la manière suivante: se de a dex tris 1 Do- mi- no Bere|| me is. me- MULHOUSE, IMPRIMERIE DE J. P. RISLER. is. - 0, is. Sacrosanctæ et individuæ Trinitati, crucifixi Domini nostri Jesu Christi humanitati, beatissimæ et gloriosissimæ, semper que Virginis Mariæ fæcundæ integritati. DIE VESPER. Vom frühen Morgen bis zum späten Abend lässt unsre heilige Mutter, die Kirche, ihre Gebetsstunden, zur Heiligung der Menschen, dahin ziehen; aber die Hauptfeier aller Andacht ist der Vormittags- Gottesdienst, die heil. Messe, deren Beiwohnung jedem Gläubigen zur Pflicht gemacht wird. Um das Volk auch an den kanonischen Stunden Antheil nehmen zu lassen, hat die Kirche den Nachmittags- Gottesdienst, die Vesper( Abendgottesdienst, welcher in früheren Zeiten vor Sonnenuntergang gebetet wurde, an welchen sich sogleich die Complet schliesst), mit besonderer Feierlichkeit angeordnet; in welcher vorzüglich der herrliche Psalmengesang seine Anwendung findet. Die Psalmen, voll schwungvoller Begeisterung, hoher Poesie und unvergänglicher Schönheit, sind wohl das höchste im Gesange, was, nur unter Mitwirkung eines höheren Geistes, niedergeschrieben worden ist. Für alle Lagen des menschlichen Lebens findet man in ihnen, Erbauung, Belehrung und Beruhigung. Einige packen bei den Haaren und mit schlotternden Beinen und tiefer Reue d 1 II geht der Schuldbeladene wieder in sich. Andere jauchzen tausendstimmiges Lob, oder mässigen den Ton zu innigem Dank, oder sinken in tiefe, wehmuthsvolle Trauerklänge herab; und wieder einige erfreuen und beruhigen, mit süsser, anmuthsvoller und freundlicher Rede, das Herz. Vom König Daviddem Dichter und Anordner des Psalmengesangesbis auf diese Stunde haben die Völker die Psalmen gesungen. Unser Herr und Meister selbst sang mit seinen Aposteln diese nämlichen Psalmen. Als geheiligtes und unschätzbares Erbgut verwendet die Kirche die Psalmen bei allen feierlichen gottesdienstlichen Verrichtungen. So besteht auch der Haupttheil der Vesper aus Psalmengesang. Woher die Melodien zu diesen erhabenen Worten stammen, ist nicht mit Gewissheit auszumitteln. Manche vermuthen es klingen noch einige Töne aus der Harfe Davids herüber. Wir möchten es gerne glauben. Gewisser aber ist es, dass, Pabst Gregor der Grosseein zweiter David- den Psalmengesang angeordnet und mit feststehenden Melodien den sogenannten Kirchentönen, versehen hat. Ganz gewiss stammen diese Weisen aus dem grauen Alterthume; sie sind so schön und haben eine so passende, abgerundete Form, dass man nichts schöneres und feierlicheres hören kann, als so einen zweichörigen Psalmengesang. Die Vesper ist sehr sinnreich angeordnet. Die einzelnen Theile, als: Psalmgesänge, Gebete, Antiphonen, oder Zwischengesänge, Verse und Responsorien stehen in enger, geistiger Beziehung zu einander und das stäte Abwechseln dieser Theile belebt gar sehr die Andacht. Da die Anschauungsweise der Vesper wohl Manchem nicht ganz klar sein dürfte, so übergeben wir dem Publikum eine vollständige - - - - - III - Vesper, sammt Allem, was der Officiator, die Sänger und der Organist dabei zu verrichten haben und wollen sie Schritt für Schritt mit Bemerkungen im Geiste der Kirche begleiten. Während der Officiator sich zu seinem bestimmten Platz begiebt und das Pater noster( Cer. lib. 1 cap. 3) betet, leitet der Organist durch ein Vorspiel zur Intonation ein. Alsobald eröffnet der Officiator den Gottesdienst mit Anstimmung des: Deus in adjutorium..., ohne Orgelbegleitung und der Chor antwortet mit Orgelbegleitung in gleicher Tonhöhe: Domine... ( Man sehe beiliegende Vesper.) Nun lässt die Kirche fünf Psalmen nacheinander singen. Jeder Psalm wird durch eine, an Festtagen ganz gesungene, an gewöhnlichen Sonntagen und Halbfesten aber nur bis zu den zwei Strichen angestimmte, Antiphon Zwischengesang eingeleitet. Gewöhnlich wird die Antiphon nach dem Psalm( Cer. lib. 2 cap. 28) nicht mehr gesungen, sondern in der Stille gebetet, während der Organist in die Tonart der Antiphon des zweiten Psalmes übergeht u. s. w. - Die Psalmen sollen immer ganz, wo möglich, von zwei Chören abwechselnd, gesungen werden. Soll ein Vers ausgelassen und vom Orgelspiel ersetzt werden, so haben ihn die Geistlichen in der Stille zu beten. Die Psalmen werden sitzend, ist das Hochwürdigste ausgesetzt, stehend gesungen. Jeder Psalm wird mit der Verherrlichungsformel Gloria Patri...( Cer. lib. 2 cap. 4) beschlossen, welche feierlicher und langsamer gesungen werden kann und wobei der Officiator das Haupt entblösst und die Gläubigen sich zu neigen haben. ¡ V - Jede Antiphon hat ein Priester( Cer. lib. 2 cap. 3) allein anzustimmen bis zur langen Pause Doppelstrich||; dann fällt der ganze Chor gleichmässig ein und führt den Gesang bis zu Ende. Der erste Vers jedes Psalmes wird von 2 Vorsängern( Cer. lib. 2 cap. 3) feierlien, nach vorgeschriebener Melodie, intonirt und bis zur ersten Hälfte des Verses gesungen, dann stimmt der ganze Chor mit ein. Der zweite und die übrigen Verse fangen in der Dominante das ist im ersten Ton la- an. Am Sonntage, dem Tage des Herrn, und an höhern Festen, machen hierin die Lobgesänge: Magnificat, Benedictus Dominus Deus Israel u. s. w. eine Ausnahme; jeder Vers wird dann in feierlicher, ganzer Melodie gesungen. - Sind die fünf Psalmen gesungen, so erhebt sich der Officiator und singt das Capitulum. Der ganze Chor respondirt mit Orgelbegleitung: Deo Gratias. Unmittelbar folgt der Hymnus, welcher vom ganzen Chor gesungen wird. Den Vers singen zwei Assistenten( Cer. lib. 2 cap. 3) ohne Begleitung, der ganze Chor antwortet mit Begleitung. Nun folgt das Magnificat, welches feierlicher gesungen wird. Das Benedicamus Domino wird wieder von zwei Assistenten gesungen. Ueberhaupt werden alle Verse mit zwei Stimmen- ohne, die Responsorien aber vom ganzen Chor, mit Orgelbegleitung gesungen. Folgt das" idelium animæ und Pater noster, und die eigentliche Vesper endet.( Cer. lib. 2 cap. 3). Das folgende gehört zur Complet; das ist: zum Schluss der Gebetsstunden, von der, in den gewöhnlichen Pfarrkirchen, nur die betreffende marianische Antiphon gesungen wird, welcher der Officiator den Versickel Dominus det nobis suam pacem und der Chor das Responsorium et vitam æternam. Amen. vorgehen lässt. Der darauf folgende Vers wird von dem Officianten( Cer. lib. 2 cap. 3) gesungen. Nach der Oration beschliesst der Officiator den Gottesdienst mit dem Versickel: Divinum auxilium. Knieend wird gesungen das Alma Redemptoris, Ave Regina und das Salve Regina, wenn es an andern Festtagen als am Sonntag gesungen wird. Knieend die ersten Strophen von: Veni Creator, Ave Maris Stella. Die Strophen Tantum ergo, vom Hymnus Pange lingua. O Grux, ave, vom Hymnus Vexilla regis. Te ergo quce. sumus, vom Te Deum. In den Intonationen und Gesangsweisen sind wir dem Recitatorium Romanum gefolgt, welches J. Guidetti, päbstlicher Sänger, auf Befehl des Pabstes sammelte und 1589 in Rom herausgab. Die Melodien sind schön und athmen den wahren Geist des gregorianischen Gesanges in den Intonationen und dem Wortausdrucke. Es ist sehr zu wünschen, dass man sich an diese ächten Melodien halten und die vielen Varianten und Abweichungen, Zeugen eines schlechten Geschmackes, beseitigen möchte. Wie erhebend! die gleiche Weise, die der heilige Mund Gregor's und so vieler seiner edeln Nachfolger, angestimmt, wieder anstimmen zu können. Der Einheit der Lehre steht auch die Einheit des Gesanges wohl an. - Wir haben den Ton La, als mittlere, den meisten Stimmen zusagende Tonhöhe genommen. La als Dominant vom ersten VI Ton Re ist schon vom heiligen Bernard als allgemeiner Chorton genannt worden. Dies ist auch die Ursache warum man der Stimmgabel- eine spätere Erfindung- den Ton La gegeben hat. Der Officiator kann einen ihm zusagenden Ton nehmen welehen er will; Sänger und Organist aber, haben in gleicher Tonhöhe zu antworten. Im Choralgesange herrscht keine bestimmte Tonhöhe. Der verständige Leiter wird sehen, ob er mehr hohe, oder tiefe Stimmen in seinem Chore hat und darnach die richtige Tonhöhe wählen. Eine allen zusagende mittlere Tonhöhe ist der Würde des Choralgesanges am angemessensten. Alles hohe Schreien, tiefe Brummen, Eilen und Schleppen entehren die Würde des Choralgesanges und bleiben gänzlich ausgeschlossen. Zur Freude kann etwas höher, zur Trauer etwas tiefer angestimmt werden. Zur hohen eier wird langsamer und bei den gewöhnlichen Andachten etwas geschwinder gesungen. Jeder Sänger richte sich genau nach den Vor- und Mit- Sängern, damit der Melodienfluss nicht gestört und die Worte gleichmässig ausgesprochen und verstanden werden. Ein guter Gesangchor gleicht einem Strome, der da ruhig und majestätisch dahin fliesst und in welchem die einzelnen Gewässer nicht mehr bemerkbar sind. Zu einem guten Gesange wird auch eine gute Aussprache der Wörter erfordert: denn eine richtige und deutliche Aussprache macht auch den Gesangton schöner. Der Sprach- Ausdruck aber darf keineswegs mit der sogenannten Prosodie- Regel verwechselt werden, von welcher er oft ganz verchieden ist. Der Sprach- Ausdruck und nicht die VII Prosodie ist die Seele jeder Sprache. Der Ton- Accent der lateinischen Sprache erheischt dass z. B. die Endsylbe jedes Wortes kurz sei- dass dann in zweisylbigen Wörtern immer die erste Sylbe überrage. In mehrsylbigen Wörtern ist, in dieser Vesper, wie in guter Brevier- Ausgabe, die hervorzuhebende Sylbe mit dem Ton- Zeichen, bezeichnet. Der Ton- Accent im Psalmen- Gesang wird nur in der Mediant und Final dem melodischen Gesetze das Vorrecht lassen. Man lese hierüber die Instituta Patrum de modo psallendi. Zu einem guten Gesange wird auch das richtige Athemholen erfordert. Durch den Athem, die Luftströmung, wird der Ton erzeugt und nur der hat diese Kunst in seiner Gewalt, dessen Gesang durch das Athemholen keine merkbare Unterbrechung erleidet. Nur im Allgemeinen können wir hier bemerken, dass durch das Athemholen nie der Stimmenfluss, die Gesangsphrase zerrissen, oder, durch unzeitiges Absetzen, der Sinn der Worte gestört werden darf. Man singe nicht: V. Deus, in adjutorium meum intende. R. Domine, ad adjuvandum-me festina. Sondern: V. Deus,- in adjutorium meum intende. R. Domine, ad adjuvandum me festina, u. S. W. Im 2ten, 4ten, 5ten und Sten Ton soll die Mediant bei einsylbigen und unabænderlichen Wörtern hinaufsteigen, z. B. in der Mitte des Verses die Wörter Sion, Israel, vos, est etc. Dem Organisten ist es heilige Pflicht, den Faden der Begeisterung beim Officiator und den Sängern nicht durch zu — - CFe VITI lange oder unkirchliche Vor- und Zwichenspiele zu zerreissen. Desshalb sind in vorliegender Vesper alle Verrichtungen, sogar die Stillgebete des Officiators, genau vorgeschrieben, damit der Organist das rechte Mass, zwischen zu langen und zu kurzen Vor- und Zwischenspielen, einhalten kann und der geistige Fortgang der heiligen Handlung nicht auf gehalten wird. Es wäre freilich besser, wenn keine Zwischen spiele nöthig und Alles gesungen würde. Das beste Zwischen spiel kann den ausgelassenen Vers nicht ersetzen; die meisten Zwischenspiele aber zerstören geradezu den Sinn der heiligen Worte. Tausend und tausend Vespern sind und werden gesungen ohne Beimischung eines Orgeltones: denn die eigentliche Kirchenmusik ist der Gesang, der das heilige Wort verklärt wieder giebt. Das Instrumentale hat die Kirche nur zugelassen, zur Erleichterung und Verschönerung des Gesanges und überhaupt zur Erhebung der gottesdienstlichen Feier; und hat sich vor Allem die Orgel als Kirchen- Instrument auserwählt. So unvollkommen die ersten Orgeln waren, so erkannte die Kirche doch gleich den wahren Werth dieses Instrumentes, führte sie in die Kirche ein, nahm sie unter ihren Schutz und bildete sie so vollkommen aus, dass wir heute dieses erhabene Instrument mit Aug und Ohr bewundern müssen. Die Erfindung der Orgel fällt nicht viel späteals die Entstehung des gregorianischen Gesanges. Ein gleicher Geist hat beide erschaffen und für die Kirche erschaffen: denn die Wesenheit ihrer Töne wiederstreben allem Weltlichen; darum hat die Kirche auch beide Arten als ihr Eigenthum erklärt und wacht mit treuer Sorgfalt über derca Reinbeit. - IX 1 Se wie man den gregorianischen Gesang verweltlichen, ihm fremdartige, seiner Natur widerstrebende Töne beimischen wollte, so hat man auch schon im vorigen Jahrhundert angefangen, der Orgel, durch allerlei mechanische Apparate, durch Anwachsen und Abnehmen des Tones u. s. w., einen weltlichen Beigeschmack beizubringen. Es hilft aber alles nichts; die Natur des Orgeltones widerstrebt diesem Ansinnen. Das An- und Abschwellen geschieht nicht geistig, sondern mechanisch und deutlich hört sich der starr und unbiegsame Orgelton auch im geschlossenen Raume heraus. Und gerade dadurch, dass die Orgel den weltlichen Leidenschaften widerstrebt, ist sie für würdig befunden worden, die heiligen Räume, da Gottes Majestät thront, mit Wohlklang zu füllen. Dagegen eignet sich der gleichmässig fortklingende Orgelton- ein Sinnbild des Dogmas höheren, gebundenen, zum mehrstimmigen Fingerspiel, wo jede Stimme mit gleicher Kraft hervortreten muss. zum - Hierin überragt sie alle übrigen Instrumente. Der höhere, der strenge Styl ist in der Orgel zu Hause. Und sogar dem Laien thut diese wahre, höhere Spielart wohl; sie stört seine Andacht nicht und er ahnt in diesen geheimnissvollen Verschlingungen der Stimmen ein höheres, dem heiligen Orte angemessenes Erklingen. Ein leichtfertiges unkirchliches Orgelspiel lässt die Gemeinde zu keiner frommen Sammlung kommen; die gemeinen, weltlichen und bekannten Themen erinnern stets nach Aussen an die Vergnügungsplätze. Man irrt gar sehr wenn man glaubt, das Volk höre diess gerne, oder, für das Volk sei Alles gut, es verstehe es ja nicht. Das Volk, wo es sich zu einem edlen Zweck ver -XIKKO sammelt, verdient die grösste Achtung; ihm muss das Höchste, das Wahrste und das Schönste geboten werden, besonders in der Kirche, wohin es mit frommen Gesinnungen kömmt, sich zu veredeln und im Geiste und in der Wahrheit anzubeten. Der Menge wohnt ein höherer Geist bei und wird von einem richtigen Gefühle geleitet, welches alles unschickliche und leichtsinnige Treiben strafend auf ihre Urheber zurückweist. « Volkesstimme ist Gottesstimme.>> Bemerkenswerth ist dass sich die trivialen Melodien auf der Orgel sehr schlecht ausnehmen; auf dem gemeinsten Instrumente klingt ein Tanz besser. Die Natur der Orgel vermag die pikanten Rhythmen und die scharfen Accente, welche die weltliche Musik so sehr liebt, nicht zu geben; sie widerstrebt allem Gemeinen und Leichtsinnigen nur dem Ernsten, Erhabenen, dem Ewigen sind ihre heiligen Töne geweiht. Der Organist, als Künstler, oder doch in musikalischer Beziehung über die Gemeinde stehend, hat die Pflicht den Kunstsinn der Gemeinde zu veredeln und ihn zu sich in eine höhere Sphäre zu ziehen. Es ist noch Niemanden eingefallen, die Zeitung, statt das Evangelium, von der Kanzel herab zu lesen; so sollte man meinen, könne es auch Niemanden einfallen, gemeine Tanzmelodien auf der Orgel, im Hause Gottes, hören zu lassen. Auch der Organist muss durch die Orgeltöne im Geiste und in der Wahrheit anbeten: darum sei sein Spiel geistig und wahr. Betrachten wir die Orgel in ihrer wahren Art, so beugen sich alle andere Instrumente vor ihrer Majestät, Kraft und XI Klangfülle. Nicht umsonst wird sie die Königin aller Instrumente genannt. Schon ihr schöner Anblick eine zweite Harfe David's- ihre imponirende Grösse und ihr wundervoller Bau erhebt und begeistert. Von der zarten, versöhnenden Flöte bis zur erschütternden, donnerähnlichen Posaune, wohnen in ihren tausend Stimmen die schönsten Klangfarben und auf dem Winke eines Mannes ertönen sie in einzelnen, so wie in tausenden von Stimmen; immer aber bleiben ihre Klänge ernst, ruhig und kirchlich. So selbständig die Orgel auftreten kann, so muss sie sich bei Begleitung des Gesanges stets nach der Zahl der Singstimmen richten, darf sich niemals herrschend, sondern nur dienend erweisen. Ein zu starkes Orgelspiel macht die Sänger schreien und verdunkelt den Gesang; bei einer zu schwachen Begleitung hingegen, sinken die Sänger. Das rechte Mass giebt hier die Erfahrung. Man sollte meinen, dies Alles sei nicht nöthig zu sagen; es liege ja in der Natur der Sache und sei somit selbstverständlich. Leider widerspricht diesem die praktische Ausführung an gar manchen Orten, und ein handwerkmässiges Treiben tritt nicht selten an die Stelle frommer Begeisterung, welche die Kirche doch unbedingt verlangt und die allein nur dem Gottesdienst den Adel kirchlicher Weihe geben kann. Dass der nachmittägige Gottesdienst, die Vesper, nicht mehr so zahlreich besucht wird wie in frühern Zeiten, wer hat dies zu verantworten?! « Wer also weiss Gutes zu thun, und es nicht thut, dem is'ts Sünde.» Jac. 4, 17. - FILLED Étude sur le chant des Vépres. Au milieu de toutes les incertitudes des différents auteurs, des variantes des différents diocèses, il y a deux règles fixes, desquelles il n'est point permis de s'écarter, ce sont le Cérémonial et l'accent. CEREMONIAL. Le cérémonial fait loi pour toute l'église. Extrait de la bulle de Clément VIII du 14 juillet 1600. Idcirco ceremoniale episcoporum in universali Ecclesia perpetuo observandum esse præcipimus et mandamus; ac nullo tempore in toto vel in parte mutari, vel aliquid addi vel detrahi posse; ac quascundine personas que sacerdotalia munera exercere debent Inches 2 3 Centimetres Blue ¹2 3 5 Cyan 14 ¹6 Farbkarte# 13 7 Green ( 3) 8 Yellow 9 10 Red 11 5 12 13 Magenta 14 ( O 6 15 White 16 17 7 3/ Color 18 19 B.I.G. Black 8